Cancers de la peau en Normandie : "Il faut se protéger toute l'année" plaide un médecin caennais
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Défensif 5 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:09OuverteRéponse directe
Il faut protéger sa peau si on s'expose, y compris, et même surtout en Normandie, Jean-Baptiste Marie.
- 0:36OuverteRéponse directe
Et vous avez décidé de vous intéresser à la question des cancers de la peau, à travers un mois de prévention baptisé juin jaune, car la Normandie est particulièrement touchée.
- 0:46ComplaisanteRéponse directe
C'est ça le message à retenir ce matin, protégez-vous, y compris en Normandie.
- 1:00OuverteRéponse directe
C'est vrai que ça peut paraître surprenant si on s'intéresse à cette question au premier abord.
- 1:14OuverteRéponse directe
Et par rapport à la moyenne nationale, on se situe au-dessus ?
- 1:42OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'on peut faire de plus ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:36Invité politiqueFait
« On a plus de cancers cutanés qu'ailleurs en France, avec des explications assez étonnantes »
- 0:41Invité politiqueFait
« aujourd'hui il fait beau, mais finalement il fait beau tous les jours entre les averses dans notre région »
- 1:16Invité politiqueFait
« on est en termes d'ensoleillement, on a l'équivalent d'une ville comme Nice »
- 1:25Invité politiqueChiffre
« en termes d'incidence des cancers, on est au-delà de la moyenne nationale, à plus de 5% »
- 1:30Invité politiqueFait
« Des cancers qui se soignent ? »
- 1:56Invité politiqueFait
« tout ce qu'on sait aujourd'hui de la prévention dans les cancers liés au soleil, de la peau, vient de l'expérience australienne »
- 2:04Invité politiqueFait
« notamment entre 11h et 16h. Et déjà quand on fait ce genre de choses, on a déjà un risque plus faible de risque de cancer cutané »
- 2:51Invité politiqueFait
« Celui qui est vraiment mortel et dangereux, c'est le mélanome, le cancer le plus grave »
- 3:38Invité politiqueFait
« Effectivement, avec des indices qui sont très très différents, etc. »
- 4:33Invité politiqueFait
« il y a aussi des perturbateurs endocriniens qui peuvent agir aussi sur la santé, notamment des plus jeunes »
Temps de parole
- Invité politique53 %
- Présentateur40 %
- Présentateur 27 %
≈ 3,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Pour bien commencer la journée, ici matin, attention au rayon du soleil. Indice UV7 pour aujourd'hui, un indice fort. Il faut protéger sa peau si on s'expose, y compris, et même surtout en Normandie, Jean-Baptiste Marie. Nous sommes l'une des régions les plus touchées par les cancers cutanés. On en parle ce matin avec notre invité, le professeur Xavier Imbert, médecin généraliste à Caen. Bonjour docteur Imbert. Bonjour. Je précise que vous présidez le CPTS Cancouronne, qui est un réseau de professionnels de santé qui travaille de façon coordonnée.
Et vous avez décidé de vous intéresser à la question des cancers de la peau, à travers un mois de prévention baptisé juin jaune, car la Normandie est particulièrement touchée.
Tout à fait, effectivement. On a plus de cancers cutanés qu'ailleurs en France, avec des explications assez étonnantes, puisqu'aujourd'hui il fait beau, mais finalement il fait beau tous les jours entre les averses dans notre région. Et finalement c'est probablement la raison principale qui fait qu'on a plus de cancers, puisqu'on se protège assez peu vis-à-vis du soleil.
C'est ça le message à retenir ce matin, protégez-vous, y compris en Normandie. C'est vrai que ça peut paraître surprenant si on s'intéresse à cette question au premier abord.
Tout à fait, et c'est vrai toute l'année finalement, dès qu'il y a un peu de soleil, d'autant plus qu'on a tendance à vouloir sortir le midi quand il fait beau, etc. Et c'est probablement la période de la journée où il y a le plus d'ensoleillement et donc le plus de risques d'abîmer sa peau.
Et par rapport à la moyenne nationale, on se situe au-dessus ?
Tout à fait, on est en termes d'ensoleillement, on a l'équivalent d'une ville comme Nice, ce qui est assez surprenant, mais c'est la réalité aujourd'hui météorologique. Et puis par ailleurs, en termes d'incidence des cancers, on est au-delà de la moyenne nationale, à plus de 5%. Des cancers qui se soignent ? Alors oui, souvent c'est des cancers qui se soignent, mais malheureusement parfois c'est grave, voire gravissime, avec des décès, notamment chez des gens jeunes. Et c'est la raison pour laquelle on s'est engagé au sein de la CPTS qu'on couronne sur ce sujet.
Alors justement, on fait de la prévention, c'est ce qu'on fait aussi ce matin. Qu'est-ce qu'on peut faire de plus ?
Finalement, tout ce qu'on sait aujourd'hui de la prévention dans les cancers liés au soleil, de la peau, vient de l'expérience australienne, où finalement c'est se protéger en permanence avec le chapeau, la crème solaire, éviter de s'exposer dans les périodes les plus ensoleillées de la journée, notamment entre 11h et 16h. Et déjà quand on fait ce genre de choses, on a déjà un risque plus faible de risque de cancer cutané.
A fortiori, quand on va sur la plage, s'exposer, on n'aura pas de canicule visiblement en Normandie, mais il va quand même faire chaud, les nuages vont se dégager, on aura des bons moments de plage à passer, surtout sur la plage on se protège ?
C'est vrai sur la plage, mais je pourrais donner un autre exemple à Caen avec le château de Caen, où on voit beaucoup de monde s'exposer le midi, ce qui est très bien, par ailleurs c'est très agréable, mais voilà, attention dans ce contexte-là.
Alors on l'a dit, malheureusement, on emmeure presque systématiquement du cancer de la peau, cette prévention est très importante. En termes de cas, combien sont déclarés en Normandie ? Je ne sais pas si vous avez des chiffres ?
Je n'ai pas forcément de chiffres à vous donner ce matin, mais effectivement, il y a plusieurs cancers de la peau. Celui qui est vraiment mortel et dangereux, c'est le mélanome, le cancer le plus grave. Quand ils sont pris à temps, donc finalement, quand on voit une lésion qui apparaît, il faut réellement consulter sur ce sujet-là, de telle manière à ce qu'il soit pris à temps et puisse être enlevé à temps avant qu'il y ait des métastases, donc qu'on soit dans un cancer qui se généraliserait.
Le professeur Xavier Imbert, médecin généraliste à Caen, est l'invité d'ici Normandie. Vous l'avez dit, c'est important de se protéger avec de la crème solaire. Et ça, c'est une vraie question que tout le monde se pose. Quand on est en pharmacie, quand on est dans les rayons des grands magasins, quelle crème on choisit ? Comment on fait pour choisir une bonne crème ?
Oui, c'est un sujet compliqué. Tout le monde est un peu mal à l'aise, mais même les professionnels de santé là-dessus, c'est la raison pour laquelle on a fait un colloque la semaine dernière, totalement auprès des médecins généralistes, des pharmaciens, enfin des professionnels au sens large du terme, pour avoir une crème adaptée.
Parce que quand on va dans le rayon, il y en a 15 000, quoi.
Effectivement, avec des indices qui sont très très différents, etc. Ce n'est pas la même chose pour les enfants ou les adultes. Et il y a effectivement une forme d'ambiguïté. Mais au-delà de la crème solaire, les autres gestes de prévention, ne pas s'exposer de manière majeure sur les temps les plus ensoleillés, mettre le chapeau, j'insiste sur le chapeau, qui est sujet important. Ça, c'est vrai chez les enfants comme chez les personnes âgées. Mettre des t-shirts à manches longues chez les enfants, les t-shirts UV notamment, ce sont des points excessifs importants.
On le voit souvent sur la plage, pour protéger les plus jeunes. Ça, c'est utile ? Oui, tout à fait. Et sur l'indice, malgré toute la crème, il faut prendre l'indice le plus fort possible ? C'est ça, exactement. C'est quoi ? Sur l'indice 50. Il y a aussi des questions qui se posent, c'est dans l'air du temps aussi, quand on parle de pollution de l'eau. On sait qu'il y a des fabricants de crème qui font très attention. Ça aussi, on peut le regarder, ça n'empêche pas d'avoir une crème moins efficace, celle qui serait peut-être un peu meilleure pour l'environnement ?
Oui, il y a le meilleur pour l'environnement. Et puis, dans les crèmes solaires, il y a aussi des perturbateurs endocriniens qui peuvent agir aussi sur la santé, notamment des plus jeunes. Donc, c'est un point de vigilance qu'il faut avoir, effectivement. Par ailleurs, je sais que vous avez une chronique ce matin avec Yuka. Par exemple, c'est typiquement le genre d'outil qui peut vous permettre de faire un choix au-delà de l'indice UV.
Oui, l'appli Yuka qui vous permet d'évaluer pas mal de produits que vous achetez. Et puis, il y a aussi, j'allais dire, de la littérature, entre guillemets. On trouve sur Internet plusieurs enquêtes, nos UFC que choisir, par exemple, pour ne pas les citer, qui ont examiné, testé plusieurs crèmes sur leur efficacité. Merci beaucoup, Dr Xavier Imbert, d'avoir été un invité d'ici Normandie ce matin. Et on le rappelle, surtout en Normandie, on se protège contre les rayons du soleil. Bonne journée à vous. Merci beaucoup. Indice 50.