Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Interviewfranceinfo — L'invité éco (sur Site radio)· 23 avril 2021 7 minComplaisantFond programmatiqueEurope & internationalNumériqueÉconomie & entreprisesDéfense

Décollage de Thomas Pesquet vers l'ISS : derrière ces images il y a "des enjeux commerciaux majeurs", souligne le président du CNES

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:39OuverteRéponse directe

    Quelles sont les dernières nouvelles ?

  • 1:13OuverteRéponse directe

    Quelle est la dimension européenne de cette mission ?

  • 2:06OuverteRéponse directe

    Est-ce que ces missions habitées ont de l'avenir ?

  • 2:44FerméeRéponse directe

    Les États-Unis consacrent combien à l'aventure spatiale par rapport à l'Europe ?

  • 3:03FerméeRéponse directe

    Et l'Europe en face ?

  • 3:23OuverteRéponse directe

    Que sont ces constellations européennes face à celles qui se préparent ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:56Invité politiqueChiffre
    « je dirais entre 50 et 60 milliards de dollars annuels pour les États-Unis »
  • 3:03Invité politiqueChiffre
    « Et l'Europe un peu plus de 10 milliards d'euros »
  • 5:32Invité politiquePromesse
    « 2022 je pense que l'échéance sera tenue »
  • 5:06Invité politiqueChiffre
    « nos deux champions qui sont d'ailleurs deux champions français ils font 60% du marché international »

Temps de parole

  • Invité politique63 %
  • Présentateur37 %

5,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

France Info. Bonsoir à tous. L'astronaute français Thomas Pesquet est donc en route, on vient de l'entendre, pour la Station Spatiale Internationale. Le décollage ce matin de Cap Canaveral s'est déroulé comme prévu et l'équipage est attendu à l'ISS demain dans la matinée. Alors on a vu ces superbes images, mais des images qui cachent en fait une terrible bataille économique sur fond de maîtrise de l'espace européen et bien sûr mondial. Bonsoir Philippe Baptiste. Bonsoir. Merci d'être avec nous. Vous êtes le tout nouveau président du CNES, le Centre National d'Études Spatiales. Vous avez pris vos fonctions il y a une semaine à peine. Quelles sont les dernières nouvelles ?

Alors je ne vais pas vous demander si vous avez eu Thomas Pesquet au téléphone, évidemment, mais est-ce que vous avez de dernières nouvelles ? Ça se

0:45
Invité politique

passe bien actuellement ? Tout s'est bien passé jusqu'à maintenant. Pour l'instant, ils sont donc dans la capsule et avec ses trois camarades ils vont dîner dans pas longtemps, dormir et puis ils ont encore du travail parce qu'il y a encore au moins une journée presque pour atteindre la station. pour s'amarrer plusieurs bursts c'est-à-dire plusieurs petits réglages pour avancer progressivement vers la station

1:08
Présentateur

et s'y attacher. Et donc verdict demain matin sur France Info d'ailleurs on suivra ça évidemment en direct. Quelle est, Philippe Baptiste, la dimension européenne de cette mission qui va durer six mois ? Ah ben

1:19
Invité politique

l'ISS a une dimension qui est même plus qu'européenne, elle est vraiment internationale même si les Etats-Unis la financent assez largement mais elle a une dimension internationale et aujourd'hui Thomas Pesquet c'est un astronaute de l'ESA donc ça c'est de l'agence spatiale européenne et donc l'agence spatiale est vraiment au coeur de l'ensemble de ses programmes il va porter un certain nombre d'expériences qui sont des expériences qui pour beaucoup viennent du CNES

1:42
Présentateur

donc il y a de l'action et du matériel français

1:47
Invité politique

à bord de l'ISS. Bien sûr, bien sûr et donc avec des expériences extrêmement diverses certaines requérant du matériel d'autres moins on va étudier plein de choses le vieillissement du cerveau et puis c'est toujours un sujet clé qui est de comprendre en gros comment les astronautes vivent dans l'espace comment ils vieillissent et comment...

2:04
Présentateur

Alors justement, est-ce que ces missions habitées ont de l'avenir ? Est-ce que l'aventure spatiale aujourd'hui elle n'est pas sur les constellations de satellites pour les renseignements, les données météo etc.

2:14
Invité politique

C'est tout le charme de l'aventure spatiale c'est qu'elle est multiple et ça veut dire qu'évidemment vous avez des enjeux économiques qui sont absolument majeurs mais quand même, juste pour quitter Thomas Pesquet un instant c'est aussi la conquête spatiale c'est aussi on se transcende en fait l'homme va au-delà de ses propres limites et ça c'est quelque chose qui est toujours fascinant et donc derrière c'est évidemment c'est la Lune, c'est Mars, c'est la conquête scientifique mais en termes de... évidemment si on revient aux enjeux de business les enjeux de business sont absolument majeurs dans le monde du spatial

2:44
Présentateur

Les Etats-Unis consacrent combien à l'aventure spatiale par rapport à l'Europe ?

2:48
Invité politique

On peut considérer alors c'est compliqué de compter parce qu'il faut intégrer à la fois des dimensions militaires, etc privés, publics je dirais entre 50 et 60 milliards de dollars annuels Pour les Etats-Unis ? Pour les Etats-Unis, la Chine à peu près autant

3:02
Présentateur

Et l'Europe en face ?

3:03
Invité politique

Et l'Europe un peu plus de 10 milliards d'euros

3:05
Présentateur

On voit tout de suite les différences On va y revenir d'ailleurs sur cet aspect financier mais on parlait des constellations satellitaires alors il y a Galiléo évidemment pour concurrencer le GPS américain le système européen Galiléo est beaucoup plus précis que le GPS américain il y a Copernicus pour étudier le comportement de la Terre pour la météo, l'environnement mais que sont ces constellations européennes face à celles qui se préparent ? Il y a Jeff Bezos, le patron d'Amazon qui veut créer sa propre constellation il y a Elon Musk, Tesla qui a déjà envoyé 1300 satellites autour de la Terre il veut en envoyer 40 000

3:37
Invité politique

on est des nains à côté de ça Alors attention parce qu'en fait on touche à des aspects qui sont très différents si par exemple on prend l'exemple de Copernicus

3:44
Présentateur

Il y a la compétitivité quand même

3:46
Invité politique

Bien sûr, mais Musk aujourd'hui ce qu'il veut faire c'est des constellations qui vont permettre de mettre du très haut débit partout dans le monde de l'internet très haut débit et c'est probablement effectivement un enjeu clé et moi je crois profondément qu'à un moment ou un autre il faudra qu'on aille vers une constellation européenne et ça veut dire qu'il faut qu'on mobilise des acteurs publics et privés Copernicus c'est l'observation de la Terre et là l'observation de la Terre où l'Europe est très très bonne et très en avance L'observation de la Terre c'est fondamental Pourquoi ?

Parce que c'est ça qui nous permet de comprendre au gros la météo de demain mais aussi le climat et les évolutions du climat et ça on sait bien que c'est un enjeu majeur

4:21
Présentateur

Est-ce qu'on peut rivaliser réellement Philippe Baptiste avec les Américains, avec les Chinois Vous annonciez les chiffres tout à l'heure Les Américains sont financés l'aventure spatiale américaine est financée par le privé mais aussi par la défense, par la NASA En Europe on n'a pas le droit de faire ça On ne peut pas financer Ariane avec les budgets de la défense

4:41
Invité politique

L'industrie des Frances européennes évidemment fait des satellites et utilise aussi des lanceurs donc il y a aussi cette dynamique bien entendu en Europe et je crois qu'il ne faut pas du tout avoir un constat pessimiste Non mais on compare Bien sûr Mais à côté de ça l'Europe a toujours su aussi développer vraiment de l'excellence dans le monde du spatial Si vous prenez l'exemple aujourd'hui des télécoms nos deux champions qui sont d'ailleurs deux champions français ils font 60% du marché international enfin c'est quand même des succès qui sont absolument majeurs Où en est le programme Ariane 6

5:13
Présentateur

la petite soeur ou la grande soeur d'Ariane 5 un lanceur plus léger mais plus cher que les américains

5:19
Invité politique

2022 donc nous notre objectif numéro 1 et là dessus les industriels peuvent vraiment compter sur le CNES et sur l'ESA pour travailler main dans la main pour évidemment déjà faire voler Ariane 6 c'est ça notre premier rangement Donc 2022 l'échéance sera tenue 2022 je pense que l'échéance sera tenue La compétitivité d'Ariane 6 par rapport aux américains et aux chinois comment vous allez convaincre vos clients ?

Bien sûr je pense qu'on verra on verra très rapidement un certain nombre de contrats qui vont arriver et qui montreront en fait quelque part la compétitivité Vous savez cette histoire de compétitivité des lanceurs de nouveau je suis désolé c'est un monde complexe parce qu'on a à la fois évidemment un marché privé mais aussi on a un marché institutionnel avec des tarifs qui sont différents et donc il faut prendre tout ça avec beaucoup de prudence mais moi je crois qu'on est en Ariane 6

6:01
Présentateur

Il y a 4 ans Thomas Pesquet s'envolait pour l'ISS dans un Soyouz russe aujourd'hui c'est un module américain de SpaceX d'Elon Musk les Européens ont-ils abandonné l'idée d'envoyer des hommes dans l'espace ?

6:14
Invité politique

Non je pense qu'il y a des sujets où on est vraiment en compétition vous mentionniez tout à l'heure l'exemple des télécoms les constellations télécoms etc. bien sûr et puis il y a des enjeux dans le spatial et c'est ça qui est passionnant où on est dans la coopération et c'est aussi bien pour la science que pour l'exploration demain de la Lune ou de Mars moi je revendique une vraie part de naïveté qui est de dire si demain on va sur Mars est-ce qu'on va vraiment faire deux ou trois programmes distincts pour aller sur Mars ? C'est pas encore demain

6:41
Présentateur

on aura l'occasion de vous inviter pour en reparler Merci beaucoup Philippe Baptiste

6:44
Invité politique

président du CNES

6:45
Présentateur

le Centre National d'Études Spatiales invité de l'Éco sur France Info