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InterviewRMC (sur YouTube)· 29 avril 2025 9 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJusticeInstitutions & électionsSolidarités & famille

Discrimination: un "deux poids, deux mesures" au gouvernement?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Écoutez les accusations de maître Mourad Batiqu sur un "deux poids deux mesures" au gouvernement. Comment répondez-vous ?

  • 2:05RelanceRéponse directe

    Est-ce qu'il y a un doute sur la mobilisation de l'État dans la lutte contre toutes les formes de haine ?

  • 4:05OuverteRéponse directe

    Olivier Fort (PS) vous cible : "Aurore Berger n'a pas réagi à l'assassinat d'Abou Bakar". Réponse ?

  • 6:05OuverteRéponse directe

    Y a-t-il un climat d'islamophobie en France selon vous ?

  • 8:05OuverteRéponse directe

    Votre plan contre l'antisémitisme est-il déclinable à toutes les formes de racisme ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Aurore BergerFait
    « Non, évidemment que la République ne trie pas selon ses victimes parce que l'essence même de la fraternité, c'est d'avoir autant mal quand on a une personne qui est assassinée parce qu'elle est musulmane qu'une personne qui est assassinée parce qu'elle est juive. »
  • 2:30Aurore BergerFait
    « Et l'universalisme, c'est dans le même mouvement condamner toutes les formes de haine et combattre toutes les formes de haine avec la même intransigence. »
  • 6:30Aurore BergerFait
    « L'antisémitisme, c'est une forme particulière de racisme. C'est les plus ancienne d'ailleurs d'entre elles. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Bonjour Hurore Merg, merci d'être avec nous dans ce studio ce matin. Vous êtes la ministre de l'égalité entre les femmes et les hommes, mais vous êtes aussi la ministre chargée de la lutte contre les discriminations. Je voudrais que vous écoutiez les propos de maître Mourad Batiqu.

Mourad Batique, c'est l'avocat de la famille d'Abouakar qui a donc été tué alors qu'il priait dans une mosquée du gare. Maître Batique était à ce même micro hier matin. Écoutez ses accusations.

Je constate qu'on a un ministre de l'intérieur qui s'est rendu sur les lieux plus de 48 heures après la commission des faits, tout en maintenant ces meetings politiques à côté. Enfin bref, on a tout un tas euh d'événements et d'éléments très objectifs qui nous permet effectivement de constater que de plus en plus la République trie selon les victimes. La République trie selon ses victimes.

Non, évidemment que la République ne trie pas selon ses victimes parce que l'essence même de la fraternité, c'est d'avoir autant mal quand on a une personne qui est assassinée parce qu'elle est musulmane qu'une personne qui est assassinée parce qu'elle est juive. Et l'universalisme, c'est dans le même mouvement condamner toutes les formes de haine et combattre toutes les formes de haine avec la même intransigence. Et c'est ce qui est mis en place évidemment par l'État à la fois pour garantir que l'auteur des faits soit appréhendé, traduit en justice en France pour sécuriser les lieux de culte quels que soient les lieux de culte et pour garantir à chaque personne vivante en France, qu'il soit français ou non, d'y vivre en sécurité, qu'il soit qu'il pratique une religion ou qu'il n'en pratique aucune et quelle que soit sa religion évidemment.

à la question politique. Au fond, ce que dit maître BC, c'est que le ministre de l'intérieur d'habitude s'y pront à se rendre sur les lieux quand il y a un drame de ce type. D'ailleurs, un drame quel qu'il soit puisque 2 jours avant, il y avait ce drame dans le dans le lycée de Nant et qu'il a toutes affaires courantes lâchées pour se rendre sur les lieux alors qu'il a attendu 48 he avant de se rendre dans le gare.

Mais je crois que le sujet c'est pas la polémique sur euh est-ce qu'on y va dans les 24 heures ou dans les 48 he la question c'est est-ce qu'il y a un doute oui ou non sur la mobilisation et l'engagement du président de la République, l'engagement du gouvernement, l'engagement de l'État dans la lutte contre toutes les formes de haine ? Le risque aujourd'hui c'est quoi ? C'est le risque de cette espèce de tenaille identitaire qu'on est beaucoup à décrire depuis des années et à redouter depuis des années.

Et je ne veux pas que cet étau se resserre où il y aurait ceux qui considèrent qu'il y auraient les bonnes et les mauvaises victimes et puis ceux qui considèrent qu'on ne défendrait bien qu'une part de la communauté. C'est pas le cas. La France, elle ne reconnaît aucune communauté.

C'est la communauté nationale en un bloc. C'est ça l'universalisme. C'est un bloc qui garantit qu'on protège encore une fois tous nos citoyens et qu'on ne fasse pas le tri.

Présentement, il y a Olivier Fort, le patron du Parti socialiste qui vous cible nommément. Il dit Aurore Berger, ministre de la lutte contre les discriminations, n'a toujours pas réagi. Cétait hier à l'assassinat d'Abou Bakar.

On l'a connu plus réactive et pas toujours à boncient. Écoutez, il est dans une campagne interne et tant mieux pour lui. Mais bon, si le seul sujet maintenant, c'est de savoir encore une fois quel tweet on met ou on ne met pas, moi j'ai réagi par l'intermédiaire du ministre de l'intérieur, par l'intermédiaire du président de la République et du premier ministre.

Et après, j'avais de toute façon une un événement, une conférence de presse, vous voyez, hier matin, pour présenter le plan du gouvernement dans la lutte contre l'antisémitisme. Et parce que justement on ne trie pas ce plan sur la lutte contre l'antisémitisme, il est aussi un plan dans la lutte contre le racisme. Et c'est ça en fait qu'on fait quand on est au gouvernement, c'est que on euh travaille, on agit, on se mobilise et on garantit qu'encore une fois la protection de la République, elle est la même pour tous.

Si le seul étalon qui compte maintenant, c'est l'étalon sur euh combien de tweets on met pour garantir si on est un bon ministre ou un mauvais ministre. Alors, je suis désolé mais c'est pas comme ça que la vie politique devrait être animée. Le sujet, c'est d'être jugé encore une fois sur la capacité qu'on a à protéger les Français, à ne évidemment en aucun cas faire le tri et à éviter toute forme de récupération indigne indigne qui a comme seul objectif encore une fois de nous mettre dans cette tenaille identitaire.

Je parle de cette mobilisation, je parle du fait que Jérôme Gaz, quelle mobilisation ? La mobilisation euh contre contre contre ce qui est appelé islamophobie euh dimanche notamment à l'appel de la France insoumise notamment à l'appel de la France insoumise parce que encore une fois en fait quand on se mobilise, on se mobilise pour tout le monde. On ne trie pas justement dans les victimes.

Donc on est autant ému quand français sont assassinés par le terrorisme islamiste et par le Hamas en Israël. Autant ému quand malheureusement il y a une explosion et un risque de réenracinement de l'antisémitisme. Autant ému quand quelqu'un est assassiné parce qu'il est en train de prier dans une mosquée.

Autant ému quand on cible en fait euh des hommes et des femmes quels qu'ils soient, quelle que soit leur identité réelle ou supposée, quelle que soi leur religion, euh quel que soit leur particularité parce que c'est ça la France. Horberger, la France insoumise notamment euh s'étonne que euh d'autres partis n'aient pas été présents à cette manifestation. dimanche dans les rues de Paris.

À l'inverse, vous vous étonniez à l'époque euh que la France insoumise ne participe pas à la grande marche qui avait eu lieu euh contre l'antisémitisme, moment de l'explosion du nombre d'actes euh antisémites euh dans les rues dans les rues dans lequel, il y a une explosion d'actes antisémites dans notre pays manifeste 62 % des actes antir-eligieux en France sont concentrés sur moins de 1 % de la population française, c'est-à-dire les Français juifs. Donc il faut être lucide sur le moment qu'on vit qui est pas juste une explosion des actes antisémites qui a un risque de révassement profond de l'ant dans une mosquée. Il y a-t-il aujourd'hui un mais on va pas faire de concurrence on va pas faire de concurrence quand même entre l'explosion d'un côté des faits d'antisémitisme et la peur qui est vécue aujourd'hui par des Français juifs et de dans le même mouvement le fait qu'il y a un homme qui a été assassiné dans une mosquée.

Moi, je je hiérarchise pas entre les deux et heureusement. Ce serait grave de hiérarchiser en fait. Ce serait grave de dire qu'il y a des faits qui sont plus importants que d'autres.

Ça n'est pas le cas. Il y a des quantités de faits qui sont plus importants que d'autres. Mais ça n'empêche pas que dans le même mouvement, on combatte encore une fois toutes les formes de haine.

Quelles s'expri aujourd'hui Y a-t-il aujourd'hui Aurore Berger un climat comme le dit c'est l'expression de Jean-Luc Mélenchon, un climat d'islamophobie en France ? Déjà moi c'est pas un terme que que j'emploie. Je pense qu'il y a de la haine à l'encontre des Français qui sont musulmans et que c'est un problème et que ça se combat et que ça se combat fortement parce que quelle que soit la religion que l'on pratique, quelle que soit l'identité d'ailleurs réelle ou supposée et bien évidemment personne n'a à subir la haine, personne à subir l'invindicte, l'intimidation, la menace ou pire de risquer évidemment pour sa propre sécurité.

Mais moi, ce que je crains derrière l'emploi de ce terme, qui est un terme dont on sait qu'il a été documenté, vous cette volonté des frères musulmans notamment de l'imposer, c'est qu'on empêche tout débat et toute critique possible de la religion. et nous sommes dans un vous estimez qu'on doit pouvoir critiquer la religion mais en revanche ne pas critiquer ceux qui la pratiquent. On n jamais le droit d'attaquer un homme ou une femme en raison de la pratique de la religion, en raison de la croyance qui est la sienne.

Mais dans notre pays, on a tout droit de critiquer les religions, queles que soient les religions. On a tout droit de blasphémer ce d'autant plus dans un pays qui a connu des attentats où des hommes et des femmes ont été ciblés justement pour le droit à la caricature, pour le droit au blasphème. Et c'est là où il faut cesser tout de suite de tout mélanger, lutter contre toutes les formes de haine, quel qu'elle soit, qui que ce soit, qui soit visév, y compris quand c'est un homme qui est en train de prier dans une mosquée parce qu'on devrait tous s'émouvoir, on devrait tous s'indigner par rapport à ce fait qui est absolument tragique et dramatique.

Et l'État est mobilisé pour tout faire, pour comprendre ce qui s'est passé et empêcher que ça se reproduise. Et on ne devrait pas confondre ça avec la critique libre évidemment dans notre pays de toutes les religions davantage formé pour empêcher un réenracinement dans la société de l'antisémitisme. Voilà l'un des objectifs de votre plan.

Est-ce qu'il est déclinable à toutes les formes de racisme ? Évidemment. Évidemment.

L'antisémitisme, c'est une forme particulière de racisme. C'est les plus ancienne d'ailleurs d'entre elles. Et on voit aujourd'hui que ces formes, elles ont malheureusement évolué, muté et on voit bien la manière avec laquelle on a des des hommes, des femmes, parfois des enfants qui sont ciblés parce qu'ils sont juifs.

Quand on a une petite fille de 12 ans qui est violée à courbe voie, on la traite de salle sioniste. Donc on voit bien que malheureusement l'antisémitisme il a évolué, que ça nécessite qu'on s'adapte et à la nécessité de protéger tous nos concitoyens, notamment je pense à nos enseignants qui justement nous permettent de vivre libre dans notre pays et sont pris pour cible régulièrement. Merci Aurore Berger d'avoir répondu à mes questions.

Anouna candidat en 202 y croyez ou pas ? C'est à lui tire s'il est candidat ou pas et au français ensuite de juger. Je pense que tout ça est un peu rapide pour tous les candidats quel qu'ils soient et d'où qu'ils viennent.

Donc c'est pas le moment mais pas pas moins pour un que pour d'autres. Après, c'est les Français qui jugent comme pour n'importe quel candidat l'élection présidentielle et la capacité à faire campagne, à avancer un projet et des idées qui je l'espère vont rassembler plus que divisé. Aurore Berger, ministre de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations.

Merci à vous. Il est 7h52. [Musique]

Discrimination: un "deux poids, deux mesures" au gouvernement? — Aurore Bergé · Pourquijevote