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Discours / meetingÉlysée (sur YouTube)· 16 septembre 2022 22 minAutoproduitFond programmatiqueCulture, médias & sportEurope & internationalInstitutions & élections

Au théâtre de Guéret, le Président Emmanuel Macron revient sur les 5 ans du Loto du patrimoine

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Chapitres

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  • 7:00Emmanuel MacronChiffre
    « grâce à ça, nous avons mobilisé 200 millions d'euros, d'argent du loto direct et de celui qu'on a réussi à réunir et, depuis 2018, 745 sites en péril ont pu être sauvés, en Hexagone comme outre-mer. »
  • 8:00Emmanuel MacronChiffre
    « En 2022, l'investissement collectif par le ministère de la Culture pour le patrimoine n'a jamais été aussi important, dépassant les 355 millions d'euros. »
  • 9:00Emmanuel MacronPromesse
    « ça va durer au moins 5 ans. »
  • 11:00Emmanuel MacronFait
    « Qu'un architecte de Limoges ayant voyagé en Italie revienne ici à Guéret pour faire un théâtre à l'italienne en 1837, c'est le signal que le Grand Tour n'était pas simplement réservé à une aristocratie britannique. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

On y va, monsieur le président. Monsieur le président de la République, madame Macron, madame la ministre de la Culture, monsieur Stéphane Bern, mesdames et messieurs les élus, monsieur le Président de la Fondation du Patrimoine, madame la Présidente de la Française des Jeux, mesdames et messieurs. Au nom des élus et des citoyens de cette ville, permettez-moi de vous exprimer l'honneur et la joie qui sont les nôtres de vous accueillir ici au sein de ce petit théâtre au cœur de notre ville de Guéret, nous vous souhaitons très sincèrement la bienvenue.

La météo doit vous rappeler, monsieur le Président, une plage célèbre, j'ai vécu au Touquet et vous verrez plus loin que j'espère bien faire du cœur de ville de Guéret une réplique de la rue Saint-Jean. Nous n'avons pas la mer en Creuse, mais nous avons tant à offrir. Marcus Garvey disait qu'un peuple qui ne connaît pas son passé, ses origines et sa culture ressemble à un arbre sans racines.

Sur les berges de notre rivière Creuse, au pays des 1 000 sources, se sont élevés durement nos maçons creusois qui arrosaient de leur sueur les grands boulevards parisiens avant de revenir au pays pour y travailler leur terre, si humbles, si durs à l'ouvrage, mais si fiers, si accueillants pour l'étranger venu d'Italie qui cassait le granit à leurs côtés. Nos origines, c'est cette forêt ancestrale, ces étangs, ces tendres vallons, ces landes inviolées, ce respect de la nature qui est devenu notre étendard. Notre culture, on la lit dans les sculptures d'Anna Quinquaud, dans les écrits de Martin Nadaud, de Marcel Jouhandeau, dans les toiles de Fernand Maillaud et des peintres de Crozant, dans les tapisseries de Jean Lurçat.

On la devine en haut des murs de nos châteaux, au fronton de nos églises, au détour de nos musées, mais c'est aussi un département moderne où la création est libre, où l'expérimentation est facile, où le dynamisme se conjugue avec la fédération des énergies, où l'attractivité et la qualité de vie sont le fil conducteur de toutes les politiques publiques. Le plan particulier pour la Creuse en est une belle illustration, tout comme notre détermination à jouer les acteurs majeurs de la grande aventure olympique, la Creuse est labellisée Terres de jeux et Guéret, centre de préparation aux Jeux. À Guéret, nous sommes d'ores et déjà en capacité d'accueillir les sportifs de haut niveau de tous les pays, y compris pour les pratiques paralympiques.

Autre exemple : notre participation à la candidature de Clermont-Ferrand comme capitale européenne de la culture. On voit grand, on voit loin. Notre préfecture est au centre de la France, proche des grandes capitales régionales, entre littoral et montagne.

On y vit sereinement, sainement, simplement. Ici, monsieur le président, on a le temps de tout. Guéret signifie « terre labourée et non ensemencée ».

C'est, en effet, un dur labeur auquel nous nous sommes attelés : reconquête des quartiers du commerce et de l'habitat avec la politique de la ville et les actions en cœur de ville, éducation au sport pour les plus jeunes, végétalisation et piétonnisation des espaces urbains, un arbre offert à chaque bébé, souci de l'accueil, de la mixité et de l'intégration, nous avons, à Guéret, une des deux unités de Nouvelle-Aquitaine pour l'enseignement maternel et élémentaire pour enfants autistes. Restauration de notre patrimoine dont le Musée d'art et d'archéologie est le fleuron, et là, en plein réveil et pourtant presque oublié, notre petit théâtre. C'est un patrimoine unique que les guéretois ont accroché au cœur, dont le souvenir jalonne plusieurs générations, dont la vision provoque tendresse et fierté.

C'est un édifice intemporel, avec ses baignoires, son poulailler, ses chaises en bois, qui a résisté aux aléas du temps et des saisons. Une délicieuse petite bonbonnière dont les murs vibrent encore des chants, d'alexandrins, de notes de musique, de la voix de ce peuple dont il éclairait la vie rude et laborieuse, un trésor en cœur de ville. En 1837, le théâtre desservi par le boulevard de la Comédie a vu débuter l'actrice Rose Chéri.

Il devient ensuite un cinéma en 1932. Je me rappelle, à titre personnel, la projection de films comme l'Auvergnat et l'autocar avec Fernand Raynaud, le premier film que j'ai eu la permission d'aller voir sans mes parents. En fait, j'ai attendu la séance suivante pour aller voir Bruce Lee.

Le théâtre fermera ses portes en 1983 sur sa dernière séance. Ce petit théâtre, nous souhaitons le rajeunir à l'identique de ce qu'il a été, après l'avoir protégé par l'inscription aux Monuments historiques que j'ai obtenue en 2021. La culture traditionnelle et locale y côtoiera la création et l'apprentissage de l'art sous toutes ses formes.

Notre projet artistique fait de ce théâtre un lieu de diffusion, de création, de partage et de médiation, des résidences d'artistes seront proposées. L'ajout d'une Micro-Folie et le lien avec nos deux autres salles de spectacle qui espèrent obtenir le label « Scène d'intérêt national art et création » en feront un lieu patrimonial où le spectacle vivant continuera à se réinventer au bénéfice de tous les publics. La restauration et le projet artistique de ce théâtre ont été, dès le début, une priorité pour notre toute jeune équipe d'élus, mais rien ne s'accomplit seul et ce chantier a bénéficié de la collaboration étroite entre acteurs publics et privés.

Tout d'abord, des associations, Le Manteau d'Arlequin, puis aujourd'hui Mascarade, qui s'est constituée dans le seul but de sauver l'édifice, animée par la passion de sa présidente, madame Pateyron, des services de la préfecture qui ont toujours accompagné nos efforts, guidés, si je puis me le permettre, madame la Préfète, par votre conviction du bien-fondé de notre démarche, la DRAC qui a su nous faire bénéficier de sa grande expertise tant dans le domaine du patrimoine que dans celui de la programmation artistique. Notre ancien député, monsieur Moreau, qui nous a ouvert les portes du ministère de la Culture. L'action décisive d'un homme charmant et convaincu, monsieur Bern, œuvrant depuis des années pour attirer l'attention sur ce patrimoine avec l'appui de célébrités comme notre marraine, Anny Duperey, ou de Parisiens restés Creusois de cœur comme monsieur Mingasson, vice-président de l'Association des administrateurs de théâtres de France.

La Française des Jeux et la Fondation du patrimoine qui nous ont fait confiance et lancent véritablement notre opération de sauvetage. Je pense ici à madame Pallez, messieurs Chaullet, Poitrinal, Soularue. Et en ce jour, votre présence, monsieur le Président, madame Macron, madame la ministre de la Culture, monsieur Bern, cher Stéphane, quelle reconnaissance pour nous, pour notre petite ville, notre territoire, parfois moqué, car trop méconnu.

Votre soutien va nous donner un élan nouveau et provoquera sans doute la curiosité et l'appui d'autres acteurs du monde économique ou culturel. Le temps de la restauration sera long et semé d'embûches, mais nous savons ici, sur une terre de bâtisseurs, que la pierre se taille, se grave, se façonne avec patience et passion. Nous ne sommes tous que de passage, mais la journée d'aujourd'hui restera dans les mémoires comme celle d'une porte qui s'est enfin ouverte, d'une voix qui a enfin été entendue pour que l'histoire se perpétue, pour que le passé rencontre l'avenir pour plusieurs siècles encore.

Je n'irai pas plus loin, il n'y a pas de cadeau plus précieux que de voir un jour ses efforts récompensés et ce cadeau, aujourd'hui, vous l'offrez à toutes les chevilles ouvrières, de cette opération de sauvetage et je n'ai qu'un mot : merci ! Je sais les incertitudes qui assombrissent actuellement le quotidien et soufflent l'inquiétude sur nos vies, mais que cela ne nous interdise pas d'apprécier les parenthèses positives comme celle qui nous est offerte en ce jour si particulier. Plus grand est l'obstacle, plus grande est la joie de le surmonter affirmait Molière qui ajoutait : « les commencements ont des charmes inexprimables ».

Merci de votre patience. Merci beaucoup. Merci, Madame le Maire, pour ces mots et tout ce que vous venez de dire.

Madame la Ministre, Mesdames et Messieurs les Parlementaires, Parlementaires honoraires, Madame la Présidente, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les élus, Madame la Préfète, chers amis. Merci de ces mots. Vous avez réinscrit le moment que nous partageons aujourd'hui, et qui est pour moi aussi le bonheur de revenir en Creuse et d'être parmi vous, en quelque sorte dans la légende des siècles, celle qui a fait cette part de France la plus ancestrale et sa contribution à la vie de la nation ; celle aussi de ce petit théâtre qui nous réunit et qui, au début du XIXᵉ siècle, fut construit ici à l'italienne, devenant ensuite cinéma et fermé depuis 40 ans, mais celle aussi de tout ce qui est à écrire.

Puisque plusieurs éditeurs et écrivains de renom nous font l'honneur de partager ce moment avec les élus, les enfants qui étaient là avec nous et nos lycéens qui nous ont offert une scène de théâtre tout à l'heure de Macbeth, dans le petit théâtre à l'italienne, je voulais, dans ces moments un peu inquiets que vous avez évoqués à la fin de votre propos, réinscrire celui que nous vivons. On ne peut pas affronter les incertitudes du temps si nous ne savons pas d'où l'on vient et si nous ne poursuivons pas chacun de nos projets, lesquels sont tressés par des grandes histoires et ces légendes que j'évoquais. Les peuples vivants sans légendes sont condamnés à mourir de froid.

Ce n'est pas de moi, mais de La Tour du Pin. Nous n'avons pas envie de mourir de froid et nous voulons écrire ces légendes et continuer de les écrire. C'est ce que vous avez fait, collectivement, avec ce théâtre.

Vous l'avez dit, Madame le Maire. Vous avez simplement oublié une chose, c'est vous, et une personne et une volonté qui a contribué à convaincre. Mais je veux ici d'abord saluer la dynamique qu'il y a eu et l'aventure humaine extraordinaire, celle que vous avez portée avec vos équipes, celle des associations et l'association Mascarade, et Anny Duperey, qui en est la marraine, n'a pas pu être là aujourd'hui mais j'ai une pensée pour elle et les autres associations qui nous ont convaincus, vos élus qui vous ont accompagnés, les services de l'État et du ministère de la Culture, et Stéphane Bern que vous avez évoqué, qui nous permettent ici de nous retrouver.

Étant ici parmi vous, c'est aussi une manière de célébrer les 5 ans du loto du patrimoine. C'est, en effet, la cinquième saison qui nous permet d'avancer, là aussi, sur cette aventure un peu folle. Il se peut qu'elle ait été critiquée au départ, ça arrive, même aux meilleures aventures.

Quand les choses changent, ça ne fait pas toujours l'unanimité. Mais je veux ici remercier les 5 ans d'engagement sans faille de Stéphane Bern et de ses équipes, de la Française des Jeux et de sa présidente, de la Fondation du patrimoine et de son président, évidemment de nos préfectures, de nos DRAC et du ministère de la Culture, Madame la Ministre. Cinq années qui ont permis, d'ailleurs nous nous sommes un peu inspirés de nos voisins d'outre-Manche, il faut bien le dire, qui ont de telles formules, d'abord de réunir de l'argent pour sauver notre patrimoine qui était souvent délaissé et au total, grâce à ça, nous avons mobilisé 200 millions d'euros, d'argent du loto direct et de celui qu'on a réussi à réunir et, depuis 2018, 745 sites en péril ont pu être sauvés, en Hexagone comme outre-mer.

Donc c'est une mobilisation extraordinaire qui a été permise grâce à ce loto et qui vient en quelque sorte enrichir et donner une visibilité à des associations locales, à des initiatives d'élus, qui nous permet de sauver ces sites et qui permet aux Françaises et aux Français de contribuer et de se mobiliser pour sauver ce qui fait leur quotidien. Cela vient s'ajouter, je le redis ici parce que c'est important, à la mobilisation du ministère de la Culture, parce que ça ne s'est pas fait pour que le ministère se désengage, au contraire. En 2022, l'investissement collectif par le ministère de la Culture pour le patrimoine n'a jamais été aussi important, dépassant les 355 millions d'euros.

Dans le cadre de France Relance, nous avons aussi pu massivement investir dans le patrimoine, dans tous nos patrimoines, et en particulier nos églises et nos cathédrales. Donc il y a, dans cet engagement, une volonté profonde, qui continue un projet français depuis plus de deux siècles, celui de sauver le patrimoine, de rénover, réouvrir, sauver nos pierres et nos monuments, qu'il s'agisse du patrimoine culturel, industriel ou naturel ; qu'il s'agisse de nos fontaines de villages, qu'il s'agisse de grands sites qui étaient parfois délaissés quand les industries s'étaient fermées, qu'il s'agisse parfois de nos églises et de tant d'autres de ce qui fait la fierté de nos villes et nos villages. C'est une fierté parce que ça s'inscrit dans la politique culturelle qui est la nôtre, et il n'y a pas de littérature qui se tient sans paysage, sans cette légende des siècles qui se poursuit et sans ces monuments dont on réinvente ainsi les usages et dont on retrouve aussi la légitimité dans le temps.

Et il n'y a pas, en quelque sorte, de pratiques culturelles qui pourraient se séparer aussi de ces vieilles pierres. Quand j'entends parfois critiquer cette politique à l'égard du patrimoine comme étant une part de conservatisme que nous pourrions avoir, non. La culture est un tout, c'est un bloc.

Elle seule permet d'avancer et le théâtre pourra reprendre ses droits à quelques mètres de nous parce que nous aurons fait ce travail de réhabilitation, que des talents seront là pour y programmer des pièces, des créations et des concerts, et que des jeunes ici formés pourront s'y produire. C'est ce sur quoi je veux aussi insister ici, en vous disant la fierté qui est la mienne, d'avoir simplement permis que tout cela se déclenche. D'abord, nous allons continuer.

Je peux simplement garantir une chose, c'est que ça va durer au moins 5 ans. La suite, advienne que pourra. J'espère que cette décennie aura rendu la chose irréversible et que d'autres projets viendront ensuite.

Ensuite, je veux vous dire combien, à mes yeux, cette politique pour le patrimoine est importante parce qu'elle permet à nos villes et nos villages de renouer avec leur histoire, mais surtout avec leurs projets écrits au présent. Vous l'avez admirablement dit, Madame le Maire, mais ici, ce que nous allons faire au théâtre vient simplement reconnaître et accompagner le travail qui a été fait par votre association et quelques autres. Le projet Action cœur de ville, qui permet de réhabiliter la ville et ses commerces, va aussi permettre de faire travailler des jeunes, des industries, de l'artisanat et donc d'accompagner des projets.

Oui, la rénovation de notre patrimoine, cette politique pour réhabiliter nos bâtiments, ce que nous allons faire ici à Guéret, et ce que nous ferons ailleurs, c'est évidemment une politique qui permet de faire travailler des métiers d'art, des artisans, des architectes et des artistes et qui nous permet, sur l'ensemble des projets qui sont portés par le ministère, de faire travailler plusieurs dizaines de milliers d'artisans partout en France, ce qui permettra ici de donner des perspectives à des artisans en Creuse, mais aussi de toute la région. Il n'y a pas un projet que nous conduisons qui ne permette ainsi de féconder à la fois les projets locaux pour réaménager la ville ou le village, mais aussi faire travailler les artistes, les artisans, des métiers d'art, des métiers qui sont aussi extraordinairement fragiles car, derrière les pierres, il y a des savoir-faire, derrière les lieux il y a aussi des trésors cachés et des savoirs qui sont ainsi réveillés et auxquels nous redonnons des perspectives. Donc, pour tout cela, merci car c'est vous qui allez permettre de le faire, d'avancer et de continuer.

Ces 5 années du patrimoine viennent aussi à la veille d'un événement dont je voulais marquer l'importance, qui était évidemment nos Journées européennes du patrimoine et qui permettront, partout dans notre pays, d'ouvrir les lieux qui sont ordinairement fermés au public, mais qui permettent à nos compatriotes de se réapproprier notre histoire, cette histoire qui parfois est extraordinairement locale, mais toujours aussi profondément universelle et mondiale. Je parle sous le contrôle ici de quelques uns qui l'ont infiniment mieux écrit que moi. Mais il y a, dans cette capacité à rouvrir nos lieux, la possibilité de construire en quelque sorte cette carte du tendre de notre histoire et de retrouver des lieux fermés qui font notre quotidien, des lieux qui nous permettent de retrouver l'histoire de nos villes et de nos départements, mais qui permettent aussi de comprendre que notre pays a toujours été ancré dans une histoire de voyages, d'échanges et de rayonnement.

Qu'un architecte de Limoges ayant voyagé en Italie revienne ici à Guéret pour faire un théâtre à l'italienne en 1837, c'est le signal que le Grand Tour n'était pas simplement réservé à une aristocratie britannique, mais qu'il a permis de changer nos paysages et nos usages, d'y inventer des lieux et toujours des échanges. C'est ça, notre pays, et d'y voir nos enfants tout à l'heure chanter la Marseillaise devant nous et nous raconter leur projet de vie, c'est ça aussi ce que permettent nos Journées du patrimoine, d'ouvrir des lieux, de bâtir des rêves, mais de retrouver également ce qu'est le sens même, le fil de ce qu'est la France. Nous ne sommes pas, nous non plus, simplement des pierres qu'il faudrait rénover.

Nous sommes un grand récit qui vient de loin, qui est le fruit de monuments, de paysages, de littérature, de théâtre et de peinture. Ce grand récit, nous avons à continuer de l'écrire, mais on ne peut l'écrire que si nous nous replongeons de manière régulière dans cette légende des siècles, en la respectant et en la réinventant. C'est ça, le loto du patrimoine.

C'est ça, notre politique du patrimoine. C'est cela aussi que nos Journées du patrimoine permettent de reconvoquer pour tous nos compatriotes. Donc c'est avec beaucoup de bonheur et de fierté que je suis parmi vous aujourd'hui, à Guéret, pour permettre déjà de reconnaître le travail fait, l'engagement d'élus et d'associations, l'engagement de la mission menée par Stéphane Bern depuis 5 ans, de la fondation de la Française des Jeux, mais de ce qui est la force de notre nation.

Merci pour tout cela. Il n'y a que des projets qui manquent de lieux et que des lieux qui manquent parfois de projets. Quand on sait les retrouver, on invente simplement la dynamique, la force et l'avenir d'un pays.

C'est ce que nous faisons. Vive la République et vive la France !