La réaction de #NousToutes après les insultes de Brigitte Macron
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Quelle est votre réaction après la diffusion de cette vidéo de Brigitte Macron ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Pourquoi ces propos sont-ils si choquants selon vous ?
- 5:00RelanceRéponse directe
De quel droit Brigitte Macron a-t-elle tenu ces propos ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Ces propos remettent-ils en cause son engagement féministe ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Le RN soutient Brigitte Macron : comment l'analysez-vous ?
- 8:00RelanceRéponse directe
La justice a prononcé un non-lieu : comment réagissez-vous ?
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Une première dame ne devrait peut-être pas dire ça. Brigitte Macron dans les coulisses. Dimanche du spectacle d'Harry habitant au folie bergères à Paris qui insulte des féministes.
La veille des militantes du collectif Nous toutes cachées par des masques avaient interrompu son spectacle en hurlant habitant violeur. Pour rappel, il avait été accusé de viol fin 2021 par une jeune femme et qu'il fréquentait depuis quelques semaines. Il a bénéficié d'un nonlieu confirmé en appel en janvier après 3 ans d'enquête.
En tout cas, cette vidéo he publiée hier sur le site de l'hebdomadaire public où on voit cette première dame, la première dame, tenter de rassurer Harry habitant nerveux qui lui confie avoir peur d'une nouvelle interruption. Regardez ce qu'elle lui répond. Ça va ?
Tu es comment ? Harry Habitant ? J'ai peur.
Brigitte Macron peur de quoi ? Harry Habitan peur de tout. Brigitte Macron lui répond : "S'il y a des salones, on va les dehors.
Surtout des bandits masqués" a ajouté la première dame. On en parle avec nos invités. Bonjour à vous Elliot Maman, merci de nous avoir rejoint.
Vous êtes journaliste politique indépendant. Yel Gos, bonjour. Vous êtes notre éditoraliste politique sur France info et puis à distance avec nous Gwen et Claudia.
Vous êtes toutes les deux militantes au sein du collectif Nous. Évidemment, c'est vous qui avez été quelque part insulté he par la première dame, une première réaction peut-être à la vision de cette vidéo qui a été publiée hier. On a été profondément choqué par ces propos qui sont vraiment dérangents de la part de Brigitte Macron.
C'est une insulte envers les militantes féministes, mais c'est avant tout en fait une insulte envers toutes les victimes de violence sexiste, sexuelle et de genre. C'est un mépris affiché en fait envers les luttes féministes, là où en France il y a encore un viol et une tentative de viol toutes les 2 minutes 30. Vous restez avec nous bien évidemment.
Dans cette séquence, elle est devenue virale sur les réseaux sociaux dès hier soir, tant par la vulgarité des propos que par le fond. Le hashtag Salcon a aussitôt émergé sur les réseaux sociaux et notamment sur le compte he votre compte chez nous toutes repris par l'actrice Juditthreche qui est l'une des figures de prou he des violences sexistes et sexuelles de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Moi aussi je suis une sale conne a écrit l'actrice et je soutiens tous et toutes les autres cette sortie de route.
Elle est comment ? incontrôlé de la part de la première dame, elle est surtout complètement dérangeante. Euh pourquoi ?
Parce que euh si s'il faut sortir, dehors ces salones, je cite la première dame, de quel droit ? Quels sont ses pouvoirs de police ? Il y en a pas.
La première dame n'a pas de statut en France, je le rappelle, contrairement à la first lady aux États-Unis, rien n'est codifié ni dans la loi, ni dans la constitution. Euh il n'y a eu il n'y a qu'une charte euh qui a été dictée euh après l'élection d'Emmanuel Macron en 2017 qui définit quelles sont ses missions. Il y a pas de budget propre pour la première dame.
Donc ce titre-là n'existe pas mais elle est la femme du président. Donc elle dit euh on va les dehors. Donc de quel droit avec qui en s'appuyant sur en appelant ministre de l'intérieur Laurent Noun c'est une ancienne professeure de lettrre h et l'insulte.
Voilà donc c'est absolument contraire même à la son ancienne fonction de prof. Donc rien ne va dans cette histoire. Même si c'est une photo volée, elle est quand même une vidéo volée pardon, elle est quand même dans un un espace public et donc elle doit évidemment contrôler sa parole et on voit très bien qu'il y a un rétropédalage de son cabinet juste après pour dire c'est la méthode radicale qu'elle contestaou mais rien ne va.
On pourrait aller plus loin parce que elle mène des combats Brigitte Macron elle représente quelque chose à l'international quand elle accompagne le président dans ses déplacements. Donc évidemment là c'est un coup dur euh pour pour son image pour l'image aussi. de ce combat et ça rappelle des ambiguités plus anciennes Gérard Pardieu qui était plus ou moins soutenu en 2023 à Noël.
Rappelez-vous d'une interview en tout cas dont le président avait dit que c'était un grand acteur, c'est ce qu'il retenait alors qu'on était en pleine affaire de part Dieu. Il y a un petit malaise sur ces questions quand même féministes en France au-delà au-delà du procédé lors du spectacle. Oui, on va y revenir bien évidemment mais Maman, je voudrais vous entendre aussi.
C'est vrai qu'il y a pas de statut à la première dame. Y Go l'a rappelé. C'est c'est arrangeant finalement ce flou juridique pour pouvoir se permettre ce genre de de sortie dans l'espace public.
Bon, alors je ferai simplement une nuance par rapport à l'absence de statut de la première dame, c'est qu'il faut tout de même remarquer et reconnaître que même si le propos a été tenu dans un lieu public, elle ne l'a pas prononcé de manière volontaire dans un discours qui a été écrit, préparé dans une conférence de presse. Exactement. C'est c'est quand même quelque chose que l'on ne peut pas ignorer parce que dans l'intimité d'une conversation quand bien même cette conversation a luul en public, on ne s'exprime jamais de la même façon que lorsque l'on se sait absolument enregistrer.
Donc ça c'est tout de même simplement une petite nuance pour autant par rapport au malaise que go souligner à l'instant. On voit bien d'ailleurs que dans les réactions des soutiens politiques à Emmanuel Macron, parmi les membres euh du Renaissance, il y a en effet eu des réactions extrêmement gênées. On a vu par exemple hier soir Priscat Even dire "Oui, mais on peut comprendre que la méthode puisse être contestée sans pour autant trouver que les propos sont absolument géniaux." Amélie de Monchalin a eu une méthode encore plus évasive pour répondre à cette question interrogée ce matin chez une chaîne concurrente puisqu'elle a dit "Vous savez, il y a des sujet bien plus important, je suis en charge du budget à l'heure actuellement." Chacun est gêné aux entournures et moi j'ai remonté toutes les réactions.
Il y a que le RN qui arrive qui plus ou moins clément avec la première dame. On va y revenir mais je voulais vous faire entendre en tout cas la réaction de Marie Lisel Léon, la secrétaire générale de la CFDT qui était notre invité ce matin. Écoutez, ces mots dérangent pour une femme qui a des enfin qui a une certaine qui a un rôle vis-à-vis de de la nation et qui a je crois un an expliqué que son mari Emmanuel Macron euh devait être respecté.
Je trouve que c'est assez c'est grossier de sa part. Oui, grossier, vulgaire. C'est assez étonnant de la part de la première dame qui nous avait pas habitué à ça.
Un mot he peut-être là-dessus. Pourquo vous l'avez rappelé ? Elle était professeure de lettrre.
Au-delà de ça, pourquoi rien ne va ? Il y a eu la grande cause égalité homme-femme dans le quinquena d'Emmanuel Macron le premier. Elle était associée à ce projet-là.
Il y avait ça. Il y a il y a la lutte contre le harcèlement scolaire qui est son combat. elle s'est approprié ce combat notamment contre les gars femmes pour que dans les réseaux sur les réseaux sociaux il y ait une protection des enfants des adolescents et et évidemment que ce type de propos qui sont d'une violence extrême vis-à-vis du mouvement féministe, ça va à l'encontre aussi de ces progrès qu'elle-même essaient de porté sur la place publique.
Donc je vous dis c'est c'est un vrai souci de cohérence et d'image. dans un moment où elle-même est dans la tourmente et où elle est défendue. Et là, il faut le dire, il y en a ralbol des fake news et du complotisme sur la première dame qui ne serait pas une femme.
Vous avez vu qu'elle mène une plainte aux États-Unis avec Emmanuel Macron contre Candes Owens qui est une influenceuse trumpiste et qui est dans le complotisme total qui dit même qu'elle va maintenant être assassinée par le GIGN parce que elle dit que Brigitte Macron n'est pas n'est pas une femme mais un homme. C'est totalement absurde, c'est abjectre de ça. Et justement, ne prêt-on pas le flanc à des polémiques inutiles qui affaibliraient son image ?
Ça ça va être utilisé évidemment par tous ces réseaux absurdes qui qui essaie de de nuire à son image et de la démolir moralement. Et la polémique est déjà lancée dès hier soir. Marine Tondelier, l'écologiste a réagi sur BFM TV.
Écoutez, ces propos sont graves ici, mais moi je le dis, on ne peut pas dire des choses comme ça. D'autant plus quand on a une première dame, on peut pas expliquer que le problème ce sont les femmes qui dénoncent ce qu'on subit ou ce qu'on ce que disent avoir subi d'autres femmes. Ça n'est pas possible.
Et voilà, une première dame ne devrait pas dire ça. Je rappelle que monsieur Macron en 2017 avait en devenant président de la République dit que les violences faites aux femmes seraient la grande cause du quinquena. Et ben, j'ai envie de vous dire grande cause toujours.
Grande cause toujours. C'est aussi la réaction de l'insoumise Manon Aubri sur le réseau social X. Regardez ce qu'elle a tweeté.
On a commencé par les droits des femmes, grande cause du quinquena. Et bien, ça termine en les insultant. Il est temps que le couple Macron s'en aille.
C'est ce qu'elle a écrit. Manon Aubri la veille, le collectif Nous avait donc perturbé, on l'a compris, la représentation de l'humoriste avec cette justification qu'on va apercevoir sur le compte de nous toutes. On refuse la réintégration et le traitement médiatique qui assimile non lieux et et innocence.
Ceux qui séparent l'homme de l'artiste insultent les victimes. C'est ce que vous avez dit chez nous toutes pourrait justifier aussi qu'il a été perturbé, percuté à réhabitant pour vous. non lieu, ça veut pas dire qu'il est innocent et c'est aussi ça que vous remettez en cause.
Tout à fait. Enfin, c'est c'est pas pour nous en fait, c'est que vraiment un non lieu n'est pas un acquitement, n'est pas n'est pas une innocence, c'est juste la la fin des poursuites. On le sait très bien, en France, on a 86 % des plaintes pour violence sexuelle qui sont classées sans suite.
Ce chiffre monte à 94 % quand il s'agit de viol. On sait que la justice, elle est défaillante. On sait que la justice ne condamne pas les agresseurs ni les violeurs.
Euh donc euh on est en droit de rappeler qu'un non lieu n'est pas une innocence et de rappeler que la justice ne condamne pas les agresseurs. Ce soutien euh venant de la première dame, il vous a étonné quelque part ce soutien à Harry Habitan ? Bah comme on disait, on a été très extrêmement choqué hein, par les par les images et et aussi par l'attitude, hein, vraiment ces rire, cette complicité, cette complaisance.
Même en revanche, on peut pas dire qu'on a été surprise. Euh les les propos de de Brigitte Macron montrent à quel point sa vision sur enfin son traitement des violences et sa vision sur les mobilisations féministes, elle ne les partage pas. Euh on sait très bien euh la politique qui est menée aussi par son mari depuis la première son premier mandat.
Euh Emmanuel Macron euh malgré ses effets d'annonce hein de grandes cause du Congo du Quinquena n'a jamais mis en place des politiques publiques un budget euh pour répondre aux violences de genre en France. Alors que des associations sonnent l'alarme, alors que des associations ferment, elles voit leur budget, leur subvention baisser, Emmanuel Macron est totalement hermétique et ne répond absolument pas à ces besoinsl. On l'a dit, l'entourage de Brigitte Macron s'est défendu.
Il a plaidé le déplacement personnel. Elle était pas dans un cadre officiel. Elle était accompagnée de sa fille Antifè Oière.
Évidemment, c'est la première justification qui vient à l'esprit. Malgré tout, on vient de l'entendre dans la voix des militantes. Évidemment, ça remet une pièce dans la machine du bilan d'Emmanuel Macron assez faible en matière de lutte contre les violences sexistes et sexuel.
Oui, pour des raisons budgétaires et aussi parce que le le modèle espagnol lui n'a jamais été suivi. Euh le l'Espagne est érigé en modèle aujourd'hui en Europe sur le la capacité à lutter contre les violences spécises et sexuelles, à mener des procès euh rapidement et et donc ça ça demande évidemment des moyens financiers qui n'ont pas été mis sur la table et qu'ils seront encore moins avec le budget tel qu'il est arbitré en ce moment et tel qu'il est voté dans la douleur. Elliot Maman, c'est aussi ce qui euh ce qui ressort après cette séquence finalement, c'est que Brigitte Macron, on a on a l'impression, on peut avoir l'impression qu'elle prend pas l'ampleur de la de la crise, que sont ces violences sexistes et sexuelles qui touchent les femmes dans leur quotidien que finalement elle est pas en adéquation avec notre époque, avec ce qu'on sait en 2025 de ces violences quotidiennes.
Mais d'ailleurs, ça c'est tout de même un héritage intéressant du mouvement Mou euh c'est que parmi enfin dans les diverses enquêtes d'opinions qu'on a eu sur le sujet, on a découvert que un nombre important de Français ont découvert l'ampleur euh de la situation et en effet de l'emprise des euh violences sexistes et sexuelles notamment dans un certain nombre de lieux professionnels par l'entremise du mouvement mitous ce qui est de toute évidence un héritage absolument vertueux. Mais ça fait 10 ans maintenant. Oui.
Oui. Absolument. Mais ce qui est intéressant, c'est que il y avait un sondage CSL l'an dernier à la fin de l'année dernière qui montrait qu'il y avait tout de même entre il y avait 32 % de Français qui estiment que il y a eu des excès dans le mouvement Mou dont 30 % de femmes dont une part importante des personnes qui répondent qu'il y a eu des excès qui se disent eux-mêmes féministes.
Et donc ça c'est tout de même quelque chose que l'on ne peut pas totalement négliger. Peut-être que la première dame voulait aussi faire écho à ces questions-là parce que si on entend évidemment queun non lieu n'est absolument pas un acquitement et que ça n'a pas la même valeur d'abord d'un point de vue institutionnel et ensuite que d'un point de vue moral, on ne peut évidemment pas se reposer sur un non lieu de la même manière que l'on peut se reposer sur un acquitement. Pour autant, il n'a pas été condamné.
Oui. Et donc c'est quand même extrêmement compliqué à partir du moment où une instruction n'a pas pu réunir des preuves matérielles à l'encontre de quelqu'un. Comment se positionne-t-on dans ses apparitions dans l'espace public ?
Alors évidemment entre le soutenir, il y a tout un nuancier entre le soutien les propos de Brigit Macron sont plus tranciers. Évidemment, je ne les aurais jamais fait mien, ça on est entièrement d'accord. Pour autant je je trouve qu'il y a véritablement un débat extrêmement intéressant et qu'il faut réussir à avoir sans les contre le tribunal judiciaire contre le tribunal médiatique comme qu'on Exactement. de l'opinion publique, c'est-à-dire jusqu'où est-ce que parce que il y a presque deux formes de populisme si on veut être excessif entre des propos outranciers de la part de la première dame en l'occurrence et de l'autre la volonté de continuer à mettre une véritable pression sur quelqu'un contre qui on n pas véritablement réussi à obtenir des preuves matérielles d'un point de vue juridique.
Et je je pose la question de de la méthode et on va y revenir parce que c'est aussi ce qui est pointé du doigt par la première dame et son entourage mais elle a reçu un soutien finalement assez inattendu. Vous l'avez dit, c'est celui du Rassemblement national par la voix de Sébastien Chenu qui était sur notre antenne ce matin. Écoutez, Brigitte Macron a encore le droit d'avoir des propos privé et elle les a comme elle veut les avoir.
Et puis sur le fond, monsieur Habitan que je ne connais pas a eu un non lieu. Il n'est donc pas coupable de quoi que ce soit. Quant à Madame Macron, elle a pas de de parole officielle he il y a pas de statut de la première dame.
Donc ce sont des propos privés qu'on arrête cette chasse aux sorcières. Absolument ridicule. Chasse aux sorcières carrément.
Oui. Alors ça pose la question, c'est intéressant parce presque retourner parce que c'est un peu ce qu'a fait peut-être Emmanuel Macron par la c'est ce que pensent sans doute les militants de Je ne sais pas si le RN pas si le Ren est le meilleur porte-parole dans cette affaire vu que le RN veut déposer une loi pour rétablir les maisons closes et et la prostitution légalisée. Donc ça c'est un autre dossier qui nous intéressera sans doute sur le féminisme.
Mais de deux choses quand même juste pour pas être totalement dans un procès à charge contre la première dame, deux choses sur le bilan juste bilan récent d'Emmanuel Macron, la l'inscription du consentement dans la définition pénale du viol. Ça ça a été voté très très récemment. C'est considéré aussi comme un progrès qui peut aider les victimes.
Et deuxième chose, n'oublions pas non plus l'inscription de la protection de l'IVG, la constitutionnalisation de l'interruption volontaire de Grosses, du droit à l'avortement dans notre loi fondamentale. Ça c'était adopté l'an dernier effectivement et c'est bien de le rappeler. On va vous entendre Guan et Claudia militante de nous tout.
On entend Sébastien Chen Chenu parler de de chasse aux sorcières pour dépeindre et bien le fait de commenter cette attitude de Brigitte Macron. Est-ce que c'est pas ce que vous vous avez pensé quand vous avez entendu justement Brigitte Macron qualifier les militantes féministes que vous êtes de Salcon ? Bah euh je c'est c'est c'est assez intéressant de de voir à quel point des termes euh féministes qui appartiennent à l'histoire même du féministe sont réutilisés euh et instrumentalisés euh par euh par la politique.
Euh donc euh bon, on a aussi euh l'habitude hein de de ce genre de de propos. Moi, ce que ce que j'aimerais revenir euh sur ce que vous disiez euh c'est que euh on oublie aussi que dans l'histoire, il y a une personne qui est victime de violence. On oublie que euh c'est extrêmement difficile actuellement de en effet prouver euh euh des viols.
Euh les preuves matérielles sont très difficiles. Là, dans le cas d'Aréhabitant, on a quand même une personne qui a eu un stress post-traumatique qui a été reconnue par les justes d'instruction. On a eu aussi des preuves médicales et matérielles.
C'est pas toujours le cas de toutes les victimes. C'est d'ailleurs pour ça que euh les condamnations sont très compliqué à voir. Donc euh on on parle beaucoup pourquoi il y a eu un non lieu.
On sait pas si que si c'est que l'effet n'était pas assez caractérisé ou qu'il est innocent. Tout à fait. Et normalement, il y a une personne qui a témoigné, qui a eu le courage de témoigner.
Euh il y a une personne qui rapporte aussi son histoire, ses faits euh ses traumas et en fait euh à travers aussi cette personnelà, c'est aussi toutes les autres personnes de violence sex et sexuelles que nous on souhaite aussi bah défendre et porter la parole. Euh donc euh donc j'entends j'entends un peu tout tout ce qui a été dit mais j'ai l'impression qu'on s'éloigne aussi beaucoup de de de toutes ces victimes de violence qui se comptent par milliers actuellement en France. parlons même pas ce que critique Brigitte Macron en tout cas sa défense son entourage hier a évoqué je cite une critique de la méthode radicale employée par votre collectif du tout voilà de votre mode d'action qu'est-ce que qu'est-ce que vous lui répondez une méthode radical c'est un alors c'est un mode d'action qui est quand même pacifique hein c'est que c'est interrompre un spectacle avec des masques.
Nous ce qu'on note quand même c'est la violence qu'il a eu envers les militantes qui étaient dans la salle c'est qu'il y a quand même des coûts qui leur ont été portés au visage. Elles ont été très très fortement bousculé. Donc c'est aussi surtout les réponses sécuritaires qu'il y a en ce moment envers les militants et les militantes qui à notre sens à souligner plus que finalement nos modes d'action qui sont avant tout pour protester et revendiquer les droits de de personnes victimes et des minorités de genre.
Et est-ce que Harry Habitan pour vous peut quand même continuer à exercer son métier d'humoriste où il est condamné définitivement et pas par la justice mais par la morale ? Je sais pas. Bah ça c'est libre à chacune de voilà de se positionner dessus.
Nous ce qu'on ce qu'on dénonce c'est euh la réintégration médiatique et professionnelle en effet d'un homme qui va sur tous les plateaux télé et qui se dit innocent euh qui va jusqu'à déclarer qu'il pardonne la victime euh ce qui est profondément insidérant hein, faut faut quand même le rappeler euh et qui écrit un spectacle sur son histoire. Enfin, mettons-nous un petit peu à la place des victimes qui reçoivent aussi euh ces images, qui reçoivent ses informations. C'est c'est d'une violence inouie.
En l'occurrence, il a été donc on l'a dit, il a bénéficié d'un d'un lieu en appel encore en janvier dernier. Donc c'est vrai que ces ces questionsl elles se pose un peu pour pour tous les artistes, pour tous les athlètes, pour tous les hommes politiques qui ont pu être interpellés ou en tout cas soupçonnés de de violence sexiste et et sexuelle. Mais la première dame, c'est vrai que cette sortie-elà elle est malheureuse malgré tout parce que c'est pas son rôle, c'est pas ce qu'on attend d'elle.
Ben disons qu'elle est malheureuse en effet avant tout sur la forme parce que à la limite si notamment du fait de ses engagements autres que ce soit la lutte contre la désinformation dont elle est victime ou encore sa son engagement contre le harcèlement scolaire si elle avait pris une position qui est de dire bah écoutez à partir du moment où la justice met donc une position véritablement motivée avec des mots convenables du à partir du moment où la justice n'a pas estimé qu'il fallait véritablement condamner une personne on ne peut plus ensuite exercer une pression qui en effet touche directement à son outil de travail. Ça, je pense que c'est quelque chose que l'on aurait pu entendre. Ensuite, il y aurait eu des débats évidemment comment il les a à l'heure actuelle.
Pour autant, ce qui est vrai pour répondre directement à votre question, la question c'est celle de des termes qu'elle a employé. On peut remarquer tout de même que on est aussi dans un moment d'hypertrophie de l'intégralité des rhtoriques politiques. Aujourd'hui, ce qui est admissible dans l'espace public, ce qui est admis dans l'espace public, pardonnez-moi, n'était pas forcément ce qui correspond à la norme d'il y a une dizaine d'années.
Si on regarde par exemple l'expression et euh le niveau avec lequel peut parler en public le président américain qui est tout de même une espèce de référence morale dans un imaginaire démocratique et dans un espace public libre libre, on comprend aussi qu'il y a une détérioration des limites que l'on s'impose à cette églte par exemple. Bah là en même temps, c'est compliqué parce que le président américain c'est quelque chose de de de motivé, de volontaire par rapport au aux outrances qui peuvent être les siennes. Là une fois encore, je je deux points de blocage, c'est que d'abord on ne sait quand même on est quand même mal à l'aise par rapport à la décision de justice et que par ailleurs, il s'agissait quand même de propos privés tenus en public mais quand même ce qui n'était pas destiné à être diffusé.
Donc c'est pour ça que je je suis mais quand elle est dehors, quand elle est à l'extérieur, quand elle est dehors euh la première dame, elle est quand même la première dame, même si les Statistent pas. D'ailleurs, moi ce que je trouve assez cocasse ce matin, c'est François Holland qui a fait l'objet de ce fameux livre, un président ne devrait pas dire ça, qui dit euh s'agissant des femmes qui luttent contre les violences faites aux femmes, on ne prononce pas des mots de cette façonlà. Donc je trouve ça marrant avec deux quinquen, trois quinquen d'écart de de tenir ce ce langage là.
Voilà. Donc pour la première dame effectivement il y a à chaque fois qu'elle est fait une incursion dans le débat public, il y a souvent des elle sait. Souvenez-vous de l'uniforme à l'école, ça n'avait pas été compris non plus.
Elle avait pris position publiquement pour l'uniforme à l'école. Ça avait fait un énorme débat derrière et un malaise dans la majorité à l'époque. Juste rapidement Gwen ou Claudia l'une ou l'autre en tout cas, est-ce que ça fait ressortir finalement aussi ce qu'on entend parfois dans le débat public quand on parle de féminisme en tout cas des questions de genre en général parce que c'est même au-delà du féminisme qu'il y aurait des bonnes féministes et des moins bonnes féministes finalement qui sont un peu trop radicales ?
Bah c'est intéressant parce que ce qu'il faut rappeler c'est que sans les luttes féministes Brigitte Macron ne serait pas présidente actuellement. elle ne elle n'aurait même pas le droit de voter. Euh donc c'est c'est c'est toujours un petit peu la la l'éternelle question.
Elle est pas présidente. Oui, pardon, elle est première évidemment. Euh mais euh voilà, c'est un petit peu l'éternelle question de il y aurait des bonnes méthodes et des mauvaises méthodes.
Ce qui est intéressant, c'est queen fait, il y a jamais de bonnes méthodes. Ce qu'attend aussi finalement les puissants, le pouvoir, c'est pas forcément de la modération, c'est le silence en fait. Donc on nous encourage à parler, on nous encourage à prendre la parole et quand on le fait, on est trop radical, pas assez c, pas assez ça.
Et ça c'est l'histoire finalement que que l'on que l'on reproche aux militantes féministes depuis la nuit des temps. Merci beaucoup d'avoir été avec nous Gan et Claudia du du de l'association Nous tout et merci à vous Elliot Maman et Yel Gos pour l'analyse politique hein de cette séquence donc et de cette vidéo virale désormais sur les réseaux sociaux. Yeah.