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InterviewRMC (sur Podcast)· 25 août 2025 56 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

François Bayrou : vote de confiance le 8 septembre - 25/08

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:58OuverteRéponse directe

    Est-ce que pour vous, l'annonce qui vient d'être faite va secouer les marchés ?

  • 7:31OuverteRéponse directe

    François-Mickey-Marty, vous attendiez cette annonce ?

  • 9:42OuverteRéponse directe

    Guillaume Paul, pouvez-vous nous rappeler les grandes déclarations de François Béroux ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que la situation française est aussi grave que ce que dit le Premier ministre ?

  • 18:55OuverteRéponse directe

    Denis Ferrand, un point sur l'écart entre les 84% et 72% sur les dépenses publiques ?

  • 20:07OuverteRéponse directe

    Est-ce que la situation personnelle des Français se dégrade ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:33InvitéChiffre
    « Le Premier ministre est venu défendre sa feuille de route budgétaire avec 44 milliards d'euros d'économies à la clé. »
  • 1:42InvitéFait
    « François Bayrou sollicite un vote de confiance le 8 septembre sur la question de la maîtrise de nos finances. »
  • 1:51InvitéFait
    « Le RN, la France Insoumise et le Parti Communiste ont d'ores et déjà annoncé qu'ils ne la voteraient pas. »
  • 2:01InvitéChiffre
    « L'Inde pourrait commander de nombreux appareils supplémentaires jusqu'à 114 rafales de plus contre 62 aujourd'hui. »
  • 10:01InvitéFait
    « Il dit, à ce point, une urgence nationale à rééquilibrer nos comptes publics et échapper à ce qu'il appelle la malédiction du surendettement. »
  • 10:07InvitéChiffre
    « 3 300 milliards d'euros de dettes aujourd'hui en France, une charge de la dette qui va s'élever à 66 milliards cette année, qui peut aller jusqu'à 100 milliards, 107 milliards en 2029, dit que cite la Cour des comptes. »
  • 10:40InvitéChiffre
    « Les taux d'intérêt montrent depuis des semaines, on était à 3,48 sur le 10 ans français avant le discours du Premier ministre, on est à 3,49%. »
  • 13:13InvitéFait
    « Il a bien dit d'ailleurs, il a bien cité les chercheurs, enfin, c'est... »
  • 13:45InvitéChiffre
    « Or, on est aujourd'hui, je crois qu'on est à 3,49. »
  • 16:27InvitéChiffre
    « 84% des Français estiment qu'il y a trop de dépenses publiques. »
  • 17:22InvitéChiffre
    « 72% des gens disent « Ben non, ils demandent beaucoup trop d'efforts. » »
  • 18:14InvitéChiffre
    « 30% des Français ayant voté pour Emmanuel Macron ont une bonne image de François Bayrou, 30% seulement. »
  • 32:30InvitéChiffre
    « 44 milliards d'efforts »
  • 32:36PrésentateurChiffre
    « 1722 milliards dans ce projet Bayrou contre 1695 milliards en 2025 »
  • 33:55InvitéChiffre
    « 43,8 milliards d'économies »
  • 34:07InvitéFait
    « Le 49.1 c'est le vote de confiance »
  • 39:10InvitéFait
    « 50 jours pour le PLFSS et 70 jours pour le PLF »
  • 50:06InvitéChiffre
    « Plus de 200 milliards de transferts intercatégoriels »

Temps de parole

  • Présentateur31 %
  • Invité14 %
  • Invité 214 %
  • Invité 311 %
  • Invité 410 %
  • Invité 58 %
  • Invité 67 %
  • Invité 73 %

1,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

BFM Business présente le 18-19 d'Edwis Chevrillon. Bonsoir à tous, ravis de vous retrouver pour cette nouvelle saison, nouvelle émission. 18-19 avec deux grandes parties, la grande interview bien sûr, et ensuite le débat des experts. Mais aujourd'hui, il fallait un événement pour cette rentrée. C'est une émission spéciale évidemment autour de la conférence de presse que vient de terminer le Premier ministre. à François Béroud avec cette annonce quand même très forte d'un vote de confiance le 8 septembre. On va en parler avec de nombreux invités, des économistes, même si l'économie peut céder le pas à la politique.

On en parlera avec Denis Ferrand qui lui est économiste, qui est le directeur général de Rexécote, que vous connaissez bien. François-Miquet Marti, politologue, président des Temps Nouveaux. Michel Picon, le président de l'UDP sera avec nous. Ainsi que de l'autre côté l'échiquier, François Omryl, le président de la CFE-CGC. Et puis il y a mes confrères Guillaume Paul et Ludovic de Sauté de la Tribune qui seront avec nous, mais tout de suite, le journal avec Stéphanie Collot. Bonsoir Stéphanie. Bonsoir Edwige. Merci d'être avec nous. On vous retrouve tous les soirs à 18h et à 19h bien sûr avec un journal plus long.

Vous allez commencer peut-être par nous rappeler les grandes annonces faites par François Béroud, le Premier ministre, même si on n'a eu pas beaucoup de précision sur le budget.

1:29
Invité

Effectivement, le Premier ministre est venu défendre sa feuille de route budgétaire avec 44 milliards d'euros d'économies à la clé. Il exhorte à faire face au danger immédiat du sur-endettement sans retard d'aucune sorte. L'annonce principale, vous l'avez dit Edwige, François Bayrou sollicite un vote de confiance le 8 septembre sur la question de la maîtrise de nos finances. Le RN, la France Insoumise et le Parti Communiste ont d'ores et déjà annoncé qu'ils ne la voteraient pas. Une bonne nouvelle en vue pour le rafale, c'est une information de la tribune. L'Inde pourrait commander de nombreux appareils supplémentaires jusqu'à 114 rafales de plus contre 62 aujourd'hui.

Une commande massive qui pourrait faire l'objet d'une procédure accélérée.

2:12
Présentateur

Et j'en profite Stéphanie pour dire qu'Éric Trappier, justement, le patron d'Assaut, mais qui est aussi le président de lui-même, sera mon invité en direct de la REF. Ce sera mercredi.

2:23
Invité

En bref, la famille Pinault réfléchit à l'avenir de sa participation dans Puma selon Bloomberg. Elle possède un peu plus de 29% de la marque allemande. Des discussions seraient en cours. L'action a pris plus de 18% cet après-midi. Même si sur les 12 derniers mois, les titres Puma ont perdu 50% de leur valeur ramenant la valorisation boursière du groupe à 2,6 milliards d'euros. Dans le secteur bancaire, Unicredit se rapproche d'un rachat hostile de Commerzbank. La banque italienne porte à 26% sa participation directe dans sa rivale allemande qui renforce sa position de première actionnaire individuelle malgré l'opposition de l'Allemagne à un rachat complet.

Ça bouge aussi dans l'agroalimentaire. L'américain Keurig Docteur Pepper qui possède notamment les marques Canada Drive et Schweppes va racheter la maison mère des cafés Grand-Mère et Jacques Vabre montant de l'opération 15,7 milliards d'euros en cash. 18h02 sur BFM Business, on va faire un tour sur les marchés. Les marchés avec Antoine Larigauderie. Bonsoir Antoine. L'intervention de François Bayrou a pesé en fin de séance. Oui, très clairement le CAC 40 a glissé. Moins 1,6% en clôture. 7 843 points. Alors sur des volumes d'échanges qui n'étaient pas très importants à 2,5 milliards d'euros d'actions négociées. A noter que la tech s'en est mieux sorti.

A plus 0,02% pour l'Euronext Tech Leaders. Mais alors attention aux fortes tensions sur le bon à 10 ans français sur le marché obligataire. On a commencé la journée à 3,41% de rendement. On termine à 3,49%. Vraiment, on porte des 3,5%. Et on sent que c'est très clairement le risque politique. A nouveau, il y a un risque budgétaire conjugué qui pèse sur la dette française. A noter que ce sont les titres les plus réactifs justement à ces instabilités politiques qui ont signé les plus fortes baisses du CAC. 26, moins 5,8%. 121,50€. Bouygues, moins 4,5% à 36,97€. La plus forte hausselle est pour STMicroelectronics qui gagne 0,41% à 23,53€.

A noter ArcelorMittal qui s'en sort bien aussi à plus 0,24€. 29,23%. Plus forte baisse du SBF 120, c'est Valneva. Alors que son autorisation d'un vaccin contre le chikungunya a été abolie du côté des Etats-Unis. Le titre dégringole de 22% à 3,93€. Le CAC donc moins 1,597,843.

4:45
Présentateur

Merci beaucoup Antoine et Stéphanie. Bien sûr, on vous retrouve à 19h. Tout de suite, c'est le 18-19. Avec mes invités, on va revenir sur la conférence de presse de François Béroux. Le 18-19 d'Edwish Chevrillon sur BFM Business. On s'attendait à tout, sauf à ça, sauf à une annonce extrêmement politique. Donc avec ce vote de confiance le 8 septembre. Pas tellement de détails en l'occurrence sur le budget lui-même, sur les mesures. On s'attendait quand même à des précisions sur les jours fériés. Il n'en est rien. En revanche, il est revenu très largement, très fortement, François Béroux, sur la France qui court à l'accident, si on ne fait rien, sur son endettement.

On va en parler avec, ça y est, nous en rejoint, Denis Ferrand. Bonsoir Denis. Bonsoir. Merci d'être là, économiste, directeur général de RECECODE. À vos côtés, François Mickey Marti. Bonsoir François. Bonsoir. Merci d'être là, président du groupe Les Temps Nouveaux, politologue. Ça tombe bien, parce que j'ai envie de dire, ça doit être une émission au départ plutôt assez économique. On va peut-être faire quand même un peu de politique économique. Guillaume Paul qui nous a rejoint. Bonsoir Guillaume. Bonsoir Denis. Qu'on ne présente plus. Et puis Michel Picon sera avec nous tout à l'heure, le président de l'UDP. Alors on l'a vu tout de suite, il y a eu un impact sur les marchés.

Denis Ferrand, est-ce que pour vous, l'annonce qui vient d'être faite, avec quand même le glissement du CAC 40 qu'on a vu, le glissement sur les taux d'intérêt, mais dans l'autre sens, est-ce que pour vous, on va quand même, ça va secouer sur les marchés ?

6:15
Invité

Alors le glissement sur les taux d'intérêt, c'est celui qui est probablement le plus significatif sur l'annonce du jour. On était en relation avec un sujet qui était éminemment budgétaire. Donc c'est vraiment celui-ci qu'il faut regarder, le glissement sur les taux. Il est resté relativement mesuré au regard de l'ampleur, effectivement, de ce discours quand même très dramatisant qui a été tenu. C'est vraiment l'antienne qui est revenue en permanence avec cette situation. On n'a pas le choix, il faut faire des efforts extrêmement importants. Donnons-nous l'accord pour conduire ce mouvement. Donc oui, il y a déjà eu, de toute façon, des turbulences.

Il faut quand même se rappeler qu'au début de l'année, il y avait 50 points d'écart avec le taux italien. Le taux italien était 50 points de base supérieur à celui du taux français. Il y a maintenant grosso modo 10 points de base. Donc on voit bien qu'il y a un recelement... Et encore un petit peu moins ce soir. Et encore un petit peu moins ce soir, effectivement. On s'éloigne du Portugal et de l'Espagne, et pas dans le bon sens. Et en fait, ce que l'on voit d'une certaine manière, c'est que la France se trouve un peu seule dans la charrette un peu de ceux qui sont fragilisés du point de vue de leurs finances publiques. Ça avait été le cas des pays du sud de l'Europe dans les années 2010.

Maintenant, c'est la France qui est un petit peu plus en cette situation.

7:23
Présentateur

Un peu dans les retards d'inter, ceux qui sont réticents aux réformes. François-Mickey-Marty, et après Guillaume-Paul nous résumera l'intervention du Premier ministre. François-Mickey-Marty, politologue, donc vous, vous l'avez écouté, vous attendiez à ça ou pas ? Il y avait des petits indices, en fait, quand on refait l'histoire.

7:40
Invité

Oui, si on refait l'histoire, on peut en effet trouver des indices. Mais enfin, la déclaration et l'information de l'engagement de la responsabilité du gouvernement du Premier ministre le 8 septembre, avait quand même un choc très important, qui fait réfléchir. Parce qu'au fond, ça rappelle d'une certaine manière la décision du 9 juin du président de la République de dissoudre l'Assemblée nationale. Exactement. Et donc, on a le sentiment un peu étrange de voir se rejouer, sous des formes différentes, une tentative, qui est celle de mobiliser la raison. Le Premier ministre mobilise la raison.

Alors, d'une certaine manière, on ne peut que lui en rendre crédit, puisque depuis son livre « De la vérité en politique » qu'il a publié en 2013, il est un artisan et un partisan de la raison en politique, espérant convaincre les Français à force de graphiques, de chiffres, etc. Bon, pour l'instant, ça n'a pas fonctionné. Et sa popularité, le dernier sondage au DOXA pour BFM TV, est à 12%. Donc, solliciter la confiance des parlementaires dans ce contexte-là, c'est au moins un exercice à haut risque.

Et peut-être, ce qui est un peu terrible, et on ne pourrait pas en parler pendant des heures, mais je trouve qu'il y a quelque chose en sous-jacent qui est un peu terrible dans sa déclaration, qui est le sentiment d'une fracture ou d'un divorce entre une vision de la politique qu'on peut considérer comme très noble, et ce n'est pas le sujet, fondée sur la raison, et des passions collectives, aujourd'hui dans lequel est le pays, qui n'ont rien à voir avec la raison. Il y a quand même, aujourd'hui, on le voit tous les matins, et l'appel du 10 septembre en est une illustration, il y a une passion subversive.

Et donc, je pense malheureusement, après, c'est une interrogation, mais je pense malheureusement que les drapeaux de la raison ont beaucoup de mal à éteindre les passions subversives, surtout quand, au fond, ils ont pour seule vocation d'appeler à la raison.

9:27
Présentateur

Surtout quand on voit déjà les déclarations sur une seconde après de Mathilde Panot de LFI, et quand on voit les déclarations aussi de Bardella, et puis ensuite de Marine Le Pen, pour bien préciser, mettre les points sur les îles, ils ne voteront pas la confiance. Juste peut-être, Guillaume Paul, vous pouvez nous rappeler les grandes déclarations de François Béroux ?

9:47
Invité

Il y a François Béroux qui, en fait, engage la responsabilité de son gouvernement sur une question purement basique, c'est est-ce que c'est grave ? Il dit, à ce point, une urgence nationale à rééquilibrer nos comptes publics et échapper à ce qu'il appelle la malédiction du surendettement.

Il a passé une demi-heure, effectivement, comme le disait Denis, à faire de la paix d'aujourd'hui, à rappeler les chiffres qu'il avait déjà énumérés en juillet dernier, 3 300 milliards d'euros de dettes aujourd'hui en France, une charge de la dette qui va s'élever à 66 milliards cette année, qui peut aller jusqu'à 100 milliards, 107 milliards en 2029, dit que cite la Cour des comptes, et donc il le dit, s'il n'y a pas de réaction, on risque de connaître, effectivement, ce que disait aussi Denis, parce qu'on connaît les pays du Sud sous la tutelle du FMI, « ça peut se payer vite et très cher », dit François Birou, qui a pris l'exemple du traumatisme du moment Listros d'il y a 4 ans, effectivement, pour dire, vous voyez, aucune grande puissance, finalement, n'est à l'abri.

Il a mis en garde contre le changement d'état d'esprit de nos créanciers, c'est vrai, les taux d'intérêt montrent depuis des semaines, on était à 3,48 sur le 10 ans français avant le discours du Premier ministre, on est à 3,49%, la CAC 40 qui a perdu un petit peu de terrain, donc les marchés sont en train de se dire finalement que le premier crash test qu'on pouvait peut-être attendre pas avant le printemps, pas avant l'automne, moment du débat budgétaire, que ce premier crash test pourrait finalement intervenir dès le 8 septembre prochain, c'est-à-dire dans 15 jours, c'est-à-dire demain, finalement.

11:05
Présentateur

Alors, c'est vrai qu'il y a tout de suite intéressant de faire tout le calendrier, parce que le 26 août, là, il va devant la CFDT, on va le retrouver à l'université d'été du MEDEF, le 28, où je crois qu'on y sera tous, et puis ensuite, il y a le 1er septembre, les syndicats qui vont se prononcer pour savoir s'ils vont participer au mouvement du 10 septembre. Et donc, lui, il a inscrit à l'ordre du jour, si on peut dire à son ordre du jour, le 8 septembre. Donc, c'est intéressant.

Et puis après, il a dit, peut-être, si jamais ça passe, dans le bon sens pour lui, il y aura peut-être un vote de confiance, qui sera un 49-3, pardon, qui pourra être éventuellement déclenché à partir du 14 octobre, au moment de discussion. Alors, plusieurs choses à voir avec vous. On va peut-être commencer d'abord par Denis, Denis Ferrand. Est-ce que pour vous, la situation française, elle est aussi grave que ce que dit, il y a eu des mots très forts, François Bérot, la France court à l'accident, c'est une question de souveraineté. Il y a un moment, on peut tout risquer, la France est en train de tout risquer à cause de son endettement, etc., etc. Il a fait ça pendant une demi-heure.

Est-ce que c'est vrai, docteur ?

12:25
Invité

Ce qui est important aussi, c'est de regarder la manière dont se façonne la dette et la manière dont elle devient soutenable. En fait, ce sont les deux éléments sur lesquels il a insisté. Notamment sur l'idée que cette dette n'a pas pour contrepartie une formation d'actifs. Pourquoi a été formée cette dette ? Et il a énuméré d'ailleurs tous les ministères sociaux. Cette dette, elle a été façonnée pour faire face à des dépenses courantes d'une certaine manière. Et donc, on n'a pas constitué l'outil de production qui va créer les conditions de la croissance qui est le moyen de pouvoir rembourser durablement et sereinement cette dette. Ça, c'est, je pense, le premier élément.

13:01
Présentateur

Le deuxième élément... Très important aussi parce que ça débouche sur on n'y n'a pas assez, on n'investit pas assez dans l'innovation, on n'investit pas assez sur la productivité, etc.

13:13
Invité

Il a bien dit d'ailleurs, il a bien cité les chercheurs, enfin, c'est... Tout à fait. L'argent que l'on a consacré, qui a été, qui in fine se retrouve dans ces deux dettes, n'a pas été consacré à financer nos chercheurs et à leur permettre de trouver et de créer des conditions de croissance. Le deuxième élément qui est important, c'est sur la soutenabilité. Ce qui fait la soutenabilité de la dette, c'est le fait que vous avez, grosso modo, votre taux d'intérêt qui est inférieur ou égal à la croissance nominale. La croissance nominale, c'est donc la croissance du PIB majorée de l'inflation. Or, on est aujourd'hui, je crois qu'on est à 3,49. Aujourd'hui, voilà, 3,49.

C'est quand même 100 points de base de plus que la croissance nominale que l'on peut espérer sur l'ensemble de l'année 2025. Donc, on est passé dans le moment où le taux d'intérêt excédant le taux de croissance nominale, on est en train de perdre la soutenabilité qui serait la simple stabilité du ratio d'aide sur PIB. par le seul fait que vous payez plus de taux d'intérêt que vous ne générez de croissance nominale. Et donc, on se met dans une situation qui devient compliquée de ce point de vue et qui interroge le fait que la dette va croître désormais sous le seul effet de son poids.

14:22
Présentateur

Donc, il y a vraiment un enjeu extrêmement important, grave. On est à un moment grave pour la France.

14:30
Invité

On est dans un moment où, effectivement, on risque de perdre un pilotage. On va perdre du pilotage et on va perdre de la marge de manœuvre.

14:37
Présentateur

Guillaume-Paul, après François.

14:39
Invité

Le sentiment qu'en fait, François Béraud est parti en mode des minages anticipés pour essayer de faire sortir les partis d'opposition de leur bourre. On l'a bien vu, effectivement, vous le disiez.

14:48
Présentateur

Ça a duré 5 secondes.

14:49
Invité

Oui, immédiat du Rassemblement National, de LFI, du PSF et d'Europe Écologie Les Verts. On a l'impression qu'il est parti aussi en mode des minages anticipés auprès des marchés financiers parce que je vous rappelle qu'à partir de septembre, les agences de notation vont revenir sur le devant de la semaine.

15:03
Présentateur

Oui, les trois agences de notation.

15:04
Invité

Vous aurez Fitch qui va parler à la mi-septembre, Moody's qui va parler à la fin octobre et surtout Standard & Poor's qui va parler fin novembre. Et là, vous savez que le verdict de S&P est largement attendu. Rappelez-vous, c'était le 30 mai dernier. S&P avait fait savoir qu'elle ne dégradait pas la France mais qu'elle était toujours sous la note double à moins avec perspective négative. Une simple dégradation fait passer la France à un degré inférieur. Ses qualités moyennes supérieures, c'est simple à plus. Et vous savez qu'à ce niveau-là, là, il se passe véritablement quelque chose.

Beaucoup d'investisseurs, notamment beaucoup de fonds de pension, ont pour consigne de ne plus prêter au pays. D'un seul coup, vous pourriez voir véritablement les conditions de financement se durcir pour la France. Pour de simples règles prudentielles. Pour de simples règles prudentielles. Absolument,

15:45
Présentateur

mais c'est presque automatique. Oui, tout à fait. C'est ça qui est effectivement dangereux. François-Miquet-Marty, ce discours-là, ce que vient de dire, parce que nous, ici, à BFM Business, c'est vrai qu'on en parle souvent, de la notion de l'endettement, du coup, parce qu'il l'a raflé, comme vous le disiez, Guillaume, du coup, que ça va coûter 60 milliards, voire 100 milliards, donc, d'ici trois ans. Maintenant, est-ce que c'est quelque chose qui est audible pour les Français ? Parce que c'est tout cet exercice de pédagogie, même sur TikTok, qu'a essayé de faire le Premier ministre. Est-ce que vous avez l'impression que ça bouge ?

16:18
Invité

Ou pas ? Écoutez, ça a bougé sur le principe, mais en réalité, assez peu. Vous donnez quelques chiffres. Aujourd'hui, alors, on peut s'en réjouir, 84% des Français estiment qu'il y a trop de dépenses publiques. On se dit quand même, 84%, le chiffre est intéressant, il s'est passé quelque chose. Bon. La même question a été posée en 2021 pour le ministère de l'Économie, on était déjà à 84%. Bon. Ce sentiment-là qu'il y a trop de dépenses publiques, bizarrement, il est là depuis longtemps. Sauf que, il y a deux bémols majeurs. Le premier, il n'y a pas de données, à ma connaissance, il y a peut-être des données plus récentes, mais je ne l'ai pas trouvées depuis 2021.

En 2021, quand vous dites aux Français « Peut-on annuler la dette publique ? » Peut-on annuler ? 62% répond où ? Je m'en souviens, oui. Ipsos pour le ministère de l'Économie. 62%. Alors, on ne sait pas combien on est aujourd'hui. Mais enfin, même si on n'est plus qu'à 40%, ça fait quand même du monde. Et puis, bien entendu, alors ça, on est beaucoup plus récentes, quand on dit « Est-ce que, dans les propositions qu'a présenté le premier ministre le 15 juillet, est-ce qu'au fond, ça va dans le bon sens, les efforts, est-ce qu'ils sont bien dosés, etc. ou pas ? » 72% des gens disent « Ben non, ils demandent beaucoup trop d'efforts. » Donc, résultat des courses.

Pour résumer, vous avez 84% des gens qui disent « Ben oui, il faudrait réduire la dette publique. » Mais en même temps, une proportion importante estime que de toute façon, on pourrait l'effacer et puis faire des efforts. Vous pensez bien qu'on nous demande beaucoup trop d'efforts. Pourquoi fondamentalement, c'est un sujet qui m'est très cher, on a aujourd'hui 60% des Français qui estiment que leur situation personnelle se détériore, qui sont en déclassement ? Donc, quand vous dites « Ben, il va falloir faire des efforts en plus, vous plaisantez, moi ma situation est difficile et vous me demandez des efforts en plus.

» Je crois que tout ce qu'a essayé de faire le Premier ministre pendant cet été s'attend non pas à changer ces perceptions-là de manière majoritaire, on ne va pas avoir tous soudain une adhésion pour les efforts, mais à préserver la part de Français qui constitue son socle électoral traditionnel. Aujourd'hui, 30% des Français ayant voté pour Emmanuel Macron ont une bonne image de François Bayrou, 30% seulement. D'une certaine manière, il joue sa survie dans cette affaire. C'est-à-dire que si par la raison... Je pense qu'on peut le dire ce soir, on peut le dire, oui.

Vous parliez tout à l'heure de les efforts de pédagogie, de communication qui ont été menés pendant l'été, ça n'a pas vocation je pense à parler à tout le monde, ni à tous les sympathisants RN, ni à tous les sympathisants LFI. Mais enfin, si ça parvient à convaincre une partie des électeurs qui sont son noyau dur électoral, que finalement, tout ça, c'est bien nécessaire, ça peut aussi inciter une partie des parlementaires à se dire, finalement, il y a quand même quelque chose à faire. Quand vous n'avez plus que 12% de popularité, les parlementaires se disent attendez, il n'y a plus que 12% de popularité, on peut passer au prochain Premier ministre.

18:54
Présentateur

Oui. Denis,

18:55
Invité

un point sur cet écart entre le 84 et le 72 que vous avez donné, les 84% qui jugent qu'il y a trop de dépenses publiques et 72% qui n'ont pas envie ou estiment que ce n'est pas à eux de faire les efforts d'une certaine manière. En fait, il a très bien énuméré, je trouve, François Bayrou, le fait que la dépense publique, on est tous complices. C'est qu'en réalité, entreprises... Il a dit, c'est notre dette à tous. C'est notre dette à tous. C'est la dette de chacun d'entre nous. Et effectivement, il y a aussi cet effort de pédagogie de bien faire comprendre que la dépense publique, ce n'est pas quelque chose qui est désincarné.

Ce n'est pas seulement l'État qui se goberge avec des dépenses qui sont somptuaires. Non, c'est quelque chose qui bénéficie à tous. Et n'oublions pas qu'on est quand même aussi dans un poids électoral où il y a désormais plus de Français qui sont bénéficiaires nets de transferts de l'État qu'il y en a qui sont...

19:40
Présentateur

Justement, juste avant de passer la parole à Michel Picon qui est avec nous, le président de l'UDP. François-Miquet-Marty, il a dit, et c'est vrai, on en parle souvent sur ce plateau, les Français ont ce sentiment que leur situation personnelle se dégrade. Leur pouvoir d'achat est inférieur à ce qu'il était avant et surtout vis-à-vis de la génération d'au-dessus. Est-ce que c'est vrai, Denis ? Vous, l'économiste.

20:07
Invité

Alors, c'est toujours le gros problème entre le mesuré et le ressenti. Le mesuré dit que ce n'est pas vrai, le ressenti dit que c'est vrai. Donc, il faut chercher à réconcilier. Et en fait, quand vous regardez une statistique que je trouvais extrêmement parlante, vous prenez le revenu disponible par ménage. Quelle est l'entité économique fondamentale ? Ce n'est pas le nombre d'habitants, c'est avant tout le ménage. Je me conçois par rapport à ce qu'est mon environnement immédiat. Le revenu par ménage, il est au même niveau aujourd'hui qu'il ne l'était en 2010. Donc, en 15 ans, il n'y a pas eu de progression du revenu pour cette entité économique qu'est le ménage.

Oui, il y a une progression par habitant parce que le nombre de ménages progresse beaucoup plus vite que la population. Mais au final, l'entité économique de base ne voit pas de progression de son revenu.

20:52
Présentateur

Oui, mais du coup, il n'y a pas de dégradation non plus.

20:55
Invité

Il n'y a pas de progression. Il n'y a pas de dégradation.

20:57
Présentateur

Il n'y a pas de progression, je ne sais pas. Oui, oui. Non, mais parce que c'est important. On voit que c'est ce qui revient tout le temps.

21:04
Invité

Oui, c'est fondamental. Alors, d'abord, il y a quand même une partie des gens, si vous regardez l'évolution du PIB décliné par département voire en dessous, il y a quand même une partie de la France qui est en décroissance, voire en récession. Donc, il n'y a pas que de la littérature. Ensuite, on a vécu dans un imaginaire depuis la Révolution française qui est un imaginaire de progrès. Et ce progrès procédant du politique, la plupart des gens au 20ème siècle pensaient que le politique va nous aider à aller mieux demain. Aujourd'hui, compte tenu de la défiance accordée aux politiques, comment voulez-vous penser que demain ira mieux ?

Donc, la plupart des gens se disent au fond, s'il n'y a plus le politique qui me tire de l'or. Alors, on peut se reporter vers les entreprises en disant les entreprises vont nous aider à avoir du pouvoir d'achat, etc. Mais ce n'est pas la majorité des gens. Donc, il y a une inquiétude viscérale sur, au fond, les moteurs qui permettent de régénérer du progrès, du progrès pour soi, du progrès pour les autres. Et puis, troisième élément, on se compare avec le voisin. C'est du Tocqueville. On se dit, comment il va le voisin ? Vous regardez le voisin, on me dit, quand même, il va mieux que moi. Et puis moi, je vais beaucoup moins bien que lui.

Et là, je pense qu'il y a des faits sur les réseaux sociaux

22:02
Présentateur

qui sont énormes parce que quand on n'arrête pas de voir des magnifiques bagnoles, etc. Donc, on est tous en train de dire, regardez, ils ont beaucoup d'argent et puis moi, je suis incapable d'acheter une petite voiture même. Michel Picot, vous êtes avec nous, président de l'U2P. Et alors, on s'attendait quand même à avoir des précisions sur le budget 2026 de la part du Premier ministre. En fait, il n'a donné aucune précision. Il a dit que tout serait amendable, mesurable, etc. Comment est-ce que vous réagissez par rapport à ce qu'il y a dit François Béroud tout à l'heure et notamment sur ce vote de confiance le 8 septembre ?

22:35
Invité

Écoutez, moi, je pense que le 8 septembre, on se propose que le Premier ministre est une sorte de courage.

22:43
Présentateur

Oui, attention, on a un petit problème de son. On va peut-être vous rappeler. Continuez, continuez. Continuez, sinon on va vous rappeler. Allez-y. Donc, le Premier ministre est courageux.

22:56
Invité

Oui, il est courageux. À la fois, on prend des risques, dit-il. J'ai un écho.

23:02
Présentateur

Oui, mais on va vous rappeler, Michel Picot. On va vous rappeler parce que là, il y a un petit écho et donc c'est dommage. On ne capte pas bien ce que vous dites. Il est courageux, déjà. C'est intéressant de voir que les chefs d'entreprise se disent parce que l'UDP a été quand même un peu inquiète, un peu critique vis-à-vis du budget de 2026 en disant attendez, on demande un effort toujours un peu sur les mêmes. Donc, est-ce qu'effectivement, il a réussi peut-être à mettre dans sa poche les entreprises ? Je pense qu'il est trop tôt pour le dire, non ?

23:35
Invité

C'est peut-être un peu trop tôt, probablement. D'autant que là, il a réévoqué, par exemple, une sorte de deal sur les aides aux entreprises. Il lui a été posé une question sur le 211 milliard qui est sorti lors du rapport du Sénat où il a évoqué qu'on n'additionnait pas les choux et les sèches cheveux.

23:52
Présentateur

Oui, moi, je connaissais les souffleurs mais je ne connaissais pas les garanties des souffleurs.

23:56
Invité

Donc, voilà, c'est une variante moins intéressante. Mais surtout, en fait, il explique bien qu'en face de suppression d'aides, en tout cas de ce qui est présenté comme des aides aux entreprises, il mettrait de la simplification. Ce n'est quand même pas tout à fait la même chose de mettre de l'argent sonnant et trébuchant d'un côté et de l'assouplissement de conditions. Et ça, c'est quelque chose sur lequel les entreprises ont été quand même déjà beaucoup échaudées sur la simplification qui, en réalité, est un arrêt de la complexification beaucoup plus qu'une simplification.

24:23
Présentateur

Michel Picon, ça y est, je crois qu'on vous entend mieux. Donc, vous nous disiez, moi, je l'ai trouvé courageux, notre Premier ministre. Ça va lui faire du baume au cœur.

24:32
Invité

Absolument. Moi, je l'ai trouvé très courageux de prendre une initiative politique d'un vote de confiance le 8 septembre sur une proposition au fond de trajectoire. Est-ce que l'ensemble des parlementaires, puisque c'est les parlementaires qui sont concernés, considèrent que la trajectoire de réduire les dépenses publiques est une trajectoire partagée ?

25:01
Présentateur

Mais en même temps, pardon, Michel Picon, on va aller droit au but. Est-ce que vous n'êtes pas en train de vous dire, OK, il a dit des choses qu'ici, on partage, c'est sûr que la France a un niveau d'endettement trop important, mais en même temps, il nous met dans une crise politique sans précédent ?

25:15
Invité

Oui, en fait, il avance peut-être de 15 jours, trois semaines, ce qui évitera, de toute façon, il faut un moment ou un autre que le Parlement, soit par le vote d'un budget, avec des mesures qui peuvent être amendées, moi, c'est ce que je voudrais souligner, positif, dans ce qu'a proposé le Premier ministre, il nous a dit, je souhaite que l'on partage la trajectoire, et que les mesures que j'ai proposées, c'est-à-dire le projet de loi de finances, aussi bien le PLF que le PLFSS, peuvent être amendées.

Bon, à partir de là, chacun doit se promoncer sur la trajectoire et il n'a pas fermé la porte, notamment à une mesure qui nous pose un problème qui est celle des deux jours fériés, notamment sur la taxe qui est prévue pour ces deux jours fériés.

26:12
Présentateur

Oui, ça, vous êtes monté au créneau là-dessus, Michel Picon, là, pour le coup, François-Miquet-Marty, c'est 84% des Français qui sont opposés aux jours fériés. Pourquoi les jours fériés, d'abord, on peut se demander si ce n'était pas un leurre lancé par le Premier ministre, mais pourquoi les jours fériés, vous êtes focalisés là-dessus à l'UDP ? Donc, c'est tous les artisans.

26:33
Invité

On est focalisés parce que notre pays est un pays de service et que vous pouvez faire travailler deux jours de plus vos salariés si vous n'avez pas de clients, si votre carnet de commandes est vide, eh bien, vous ne trouvez pas la contrepartie qui, de manière factuelle, s'est imposée, c'est-à-dire les 0,60 de cotisation sur la masse salariale payée. Ce qui est certain, c'est que des entreprises devront payer 0,60 de leur masse salariale et qu'elles ne sont pas sûres de trouver la contrepartie dans la situation dans laquelle elles sont.

27:11
Présentateur

Est-ce que vous pensez que le 10 septembre, il y aura beaucoup d'adhérents à l'UDP qui participeront à ce mouvement Bloquons la France ? Oui ?

27:24
Invité

Non, je ne l'espère pas. Je pense qu'il y a un certain nombre de nos organisations professionnelles, je pense aux taxis, je pense aux pharmaciens, qui ont un certain nombre de difficultés dans le projet de loi de la France de l'Institut Sociale. Moi, j'appelle le gouvernement, mais le Premier ministre a ouvert la porte en tant que temps si nous sommes d'accord sur l'objectif de 44 milliards. Il y a les modalités pour arriver à cet objectif. Je suis ok pour qu'on en discute et qu'on les... D'accord. Les amendes et les...

27:58
Présentateur

Ok. Michel Picon, pour vous, vous dites en résumé parce que pour l'instant, on ne parle pas très bien ce qui va se passer, donc on ne sait pas si on parle dans le vide ou pas, mais en tous les cas dans ce budget, vous, vous êtes ok avec ce budget sur les 44 milliards à une condition, c'est qu'il supprime la mesure sur les deux jours fériés. C'est ça ? Grosso modo, la position de l'UDP.

28:16
Invité

Absolument, absolument. Je pense que la mesure sur les deux jours fériés est préjudiciable aux entreprises car elles n'auront pas la propriété attendue. Elles auront par contre des taxes à payer et bien évidemment, il faut faire des propositions pour trouver la contrepartie de ces 4 milliards que l'on n'aurait pas. Et là, vous savez, il y a beaucoup de choses à faire dans les dépenses de l'État, dans le millefeuille administratif, dans les collectivités territoriales et voilà, il ne faut pas mettre... Et puis très franchement, je pense que nos concitoyens, ils ont besoin de pouvoir d'achat. Ce pouvoir d'achat donnera de la consommation, donnera de la croissance.

28:50
Présentateur

Oui. Toute dernière question, Michel Piquemont, est-ce qu'il faut revenir sur les aides aux entreprises en assentiment ? C'est quelque chose qui va peut-être... Il y aura une discussion autour de ça dans le cadre de l'AREF, les universités d'été du MEDEF. Il y en a déjà certains qui disent d'accord, on supprime 30 milliards et puis de l'autre côté, on supprime par exemple les impôts de production, 30 milliards. Ça s'appelle des effacements parallèles. Vous êtes sur cette ligne aussi à l'UDP ?

29:18
Invité

Non, non, pas du tout. Je pense que là aussi, le Premier ministre a pris une position qui pour nous est très importante et qui est celle des allègements sociaux. On ne peut pas comptabiliser dans les aides aux entreprises les baisses de charges. S'il y a des baisses de charges, c'est parce que les charges sont trop élevées. Donc, il a soutenu ça. Quant aux impôts de production, les impôts du crédit recherche, je l'aime car ils sont beaucoup plus bénéficiaires de ces aides que ce sont les petites entreprises. Ils sont bien, par contre, payent, sont taxés et ne passent pas à se délocaler.

29:57
Présentateur

D'accord. Et puis, je pense qu'il faudra de l'innovation peut-être pour vous offrir une nouvelle ligne, Michel Picon, parce que... Ça, vous êtes partant pour les zones blanches et face à les zones blanches. Merci beaucoup d'avoir été avec nous, Michel Picon, le président de l'UDP. Puis, on va voir ce qu'il se passe. Vous reviendrez nous voir. Guillaume-Paul, un mot peut-être sur les entreprises qui... Ça va être intéressant de voir qu'est-ce qui va se passer mercredi et jeudi à l'AREF où nous serons à l'université d'été, de voir s'il y a effectivement un peu ce donnant-donnant parce qu'à chaque fois que vous parlez avec un homme politique de gauche, il vous met en avant. Oui. Voilà.

Mais à 200 milliards alors que ce n'est pas exact. On reviendra peut-être sur ce chiffrage avec vous, Denis Véron.

30:38
Invité

C'est discutable. Mais François Béraud d'ailleurs l'a évoqué, c'est mélangé. Alors, c'est des déchous et c'est des déchous. Effectivement, ce qui a émané de plusieurs sources qui vous disaient non, ce chiffrage n'est pas du tout crédible. Donc, il y aura certainement effectivement des propositions en ce sens du côté de l'AREF. Peut-être qu'on reprendra au bon ce qu'a dit François Béraud aujourd'hui qu'il avait déjà dit le 15 juillet.

C'est, bah oui, pourquoi pas, je retire certaines aides, je fais du ménage et en échange, j'adopte des mesures de simplification puisqu'il le dit en France, les normes, à proprement parler, ça coûte 4% du PIB, l'équivalent de 4% du PIB alors qu'on est entre 0,5 et 1% dans la moyenne des pays de la zone euro finalement. Donc, c'est peut-être de ce côté-là que le MEDEF pourrait grappiller quelque chose lors des prochains jours.

31:15
Présentateur

Si on essaye de voir un peu, si on essaye quand même de faire de la politique fiction ou de, je ne sais pas si c'est arrivé ou pas, si ce budget 2026, celle qui nous l'a présenté, est-ce que pour vous, ce budget, il était acceptable ou pas ? Sur le plan économique d'abord. Sur le plan politique, je vois déjà un peu la réponse de François-Mickey-Marty. Mais vous, Denis Ferrand, est-ce que c'était quelque chose, c'était un budget rationnel ?

31:41
Invité

En fait, nous avions sorti un papier quand le document, enfin quand il y avait eu les annonces par François Bayrou le 15 juillet, on avait sorti un papier en parlant d'un pas dans la bonne direction. Dans le sens où ce n'était pas un budget, enfin il faut faire l'effort budgétaire que l'on a sans arrêt repoussé devant nous comme Sisyphe, on a tout le temps repoussé ce rocher que l'on ne voulait absolument pas affronter. Et là, ce qui était très important, c'était l'association de il faut résoudre le problème de finances publiques et relancer la production. C'est vraiment l'association des deux termes qui est important.

Là, on se focalise principalement sur le budgétaire alors qu'en réalité, il faut bien regarder combien on veut relancer la production comme étant le levier qui va permettre de restaurer les conditions budgétaires parce qu'on va jouer sur le PIB et pas seulement sur la partie finances publiques. Bien entendu, le budget tel qu'il va se présenter, 44 milliards d'efforts, ce qui veut dire entre guillemets que la dépense publique va continuer de progresser. Attention !

32:36
Présentateur

1722 milliards dans ce projet Bayrou contre 1695 milliards en 2025.

32:43
Invité

Elle ne regrette pas, elle croit moins que ce qu'elle aurait cru spontanément si on respectait la tendance de ce qui fait la dépense. Donc, attention à ce que l'on dit, il faut être très précis, il y a toujours de la progression de la dépense publique moins que ce que l'on aurait attendu normalement.

32:57
Présentateur

On va revenir sur tout ça, on aura aussi avec nous François Omrile de la CFSGC qui nous dira un peu ce qu'il a pensé. On marque une pause, on se rejoint juste après. Vous êtes toujours dans ce 18-19 émission spéciale évidemment après l'intervention du Premier ministre qui a donc annoncé ce vote de confiance pour le 8 septembre. On va en parler avec nos habités Denis Ferrand est toujours avec nous, François-Miquemartou est toujours avec nous, Guillaume Paul est toujours avec nous et Ludovic de Soutet nous a rejoint, directeur délégué de la tribune et puis on aura avec nous François Omrile là aussi le président de la CFSGC pour voir ce qu'il en a pensé.

Tiens, une voix nouvelle, vous avez été surpris par cette annonce de François Véraud ?

33:49
Invité

Oui, on a été surpris, enfin on ne l'a pas vu arriver en tout cas, il y a quelque chose d'assez gonflé dans la démarche. Après, finalement on est un peu dans une formule de chiffre, c'est pour passer 43,8 milliards d'économies, on active le 49,1 donc c'est un peu

34:02
Présentateur

la formule. Expliquez le 49,1 en un mot.

34:06
Invité

Le 49,1 c'est le vote de confiance alors ce qui est intéressant au vote de confiance et juste pour poser un peu le mode d'emploi c'est surtout que par rapport à la motion de censure on va aller vers un type de vote qui est différent puisque c'est la majorité simple alors que la motion de censure passe par la majorité absolue et le fait qu'on soit en majorité simple ça ouvre le jeu parce qu'il suffit d'être dans une forme d'abstention pour que tout d'un coup le score ne soit plus le même pour que le gouvernement soit renversé ou pas. Donc suspense, 8 septembre dans 10 jours on vivra ensemble je pense.

34:40
Présentateur

Oui là tout à l'heure sur BFM TV je participais au débat il y avait Didier Mauss le constitutionnaliste on était dit de faire les calculs alors ils sont 193 de LFI mais après il y a des tas de députés on ne sait pas du tout on sait déjà ce qu'a fait LFI enfin que ce soit dédié LFI et ce que vont faire le Rassemblement National ils ne vont pas voter donc a priori il va tomber.

35:00
Invité

Oui mais dans une majorité simple en effet si on vote pas ça veut dire que la majorité va se réduire à X députés donc statistiquement ça veut dire qu'il y a plus de chances que le vote de confiance qui est appelé le 8 septembre passe qu'une motion de censure statistiquement.

35:14
Présentateur

Juste on va rester à l'instant sur ce scénario-là on reviendra sur le scénario des aides aux entreprises est-ce qu'il faut qu'elles disparaissent pour des raisons politiques cette fois-ci ? François-Mickey-Marty donc le 8 septembre il n'y a pas de vote de confiance donc vote de défiance ok ? 10 septembre il y a ce baroud je ne sais pas alors évidemment LFI va dire regardez on a réussi à obtenir la démission du gouvernement on va voir ce qui se passe mais après il y a quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?

Parce que vous avez lu Paris Match j'imagine tous autour de cette table dans laquelle le président de la République dit ça va la dissolution j'ai donnée donc je ne vais pas recommencer donc il se passe quoi politiquement ?

35:55
Invité

Je crois que c'est alors cette question si je peux me permettre est excellente je remercie c'est celle que l'on va entendre jusqu'au 8 septembre et qu'est-ce qui va se passer après ?

Et au fond on peut considérer que c'est tout le pari du premier ministre du président de la République que de se dire au fond après c'est une inconnue totale donc concrètement on peut imaginer que ma foi si on ne veut pas à nouveau dissoudre on va nommer un autre premier ministre pour faire probablement la même chose qui doit appartenir à l'arc majoritaire ou qui n'est pas majoritaire mais enfin à l'arc central ça ne se résoudra pas manifestement le problème on peut imaginer qu'une autre majorité soit constituée laquelle ?

36:30
Présentateur

Ah oui laquelle voilà Mais non mais comment ça peut se faire s'il n'y a pas de dissolution ? Ah ben si Comment on peut avoir une autre majorité ?

36:37
Invité

Dans le contexte actuel français sinon dire en Allemagne bien entendu ce serait très différent mais si on est dans le contexte français et à périmètre identique on ne voit pas très bien quelle est la solution donc en effet c'est pour ça que je pense que la question est excellente parce que justement elle n'appelle pas de réponse et donc n'appelant pas de réponse peut-être le pari moi je pensais naïvement en écoutant Prémisse que j'ai trouvé effectivement assez courageux que le Rassemblement National cherchant une posture de crédibilité pourrait au moins s'abstenir c'est ce qu'on a cru parce qu'on aurait pu croire ça peut-être va-t-il encore le faire on n'en sait rien mais enfin vu la tonalité donnée par Marine Le Pen et par Jordan Bardella on est plutôt

37:09
Présentateur

Oui parce que Jordan Bardella dans un premier temps il a dit on votera non à la confiance c'est ça mais bon il y avait un petit doute c'est ça et puis derrière il y a Marine Le Pen on va voter non point barre c'est ça

37:21
Invité

donc on a quand même et puis il y a l'inconnu du parti socialiste bien entendu c'est des parlementaires socialistes des députés socialistes qui ont joué un rôle principal au fond on peut se dire que c'est la même histoire que ce qu'on a vécu pour la dissolution et si on tire un peu les fils de ce que le président de la République peut avoir en tête c'est se dire face au chaos cet idéal d'un grand arc pouvant aller du parti socialiste à LR ça va enfin fonctionner de toute manière c'est ce que le président de la République a recherché lors de la dissolution c'est ce qu'on peut imaginer c'est ce qu'il dit en tous les cas

37:50
Présentateur

dans son interview

37:51
Invité

le premier ministre a dit en accord avec le président de la République bien entendu puisque pour déclencher l'article 491 il faut l'accord du président de la République au fond l'ambition le petit trou de souris c'est le même c'est se dire puisque le chaos s'amplifie faisons le pari que face à l'amplification du chaos et bien on va arriver enfin à notre arc allant du parti socialiste au LR le trou de souris est tout petit petit petit mais peut-être le premier ministre estimait-il qu'au fond de toute façon le jeu était déjà perdu d'avance d'ailleurs au fond la censure allait avoir lieu donc au fond autant tenter par le panache ce trou de souris sans parler de Guillaume Paul sans parler de majorité parce qu'on n'en est pas là effectivement il y a peut-être aussi un petit trou de souris pour ce qui concerne le passage en force du budget c'est le recours aux articles 47 de la constitution qui stipule qu'à partir d'un certain moment passer un certain seuil je crois que c'est 50 ou 70 jours pour le PLF et le PLFSS si l'assemblée ne s'est pas prononcée les dispositions du budget peuvent être mises en oeuvre par ordonnance c'est-à-dire que François Béraud aura fait passer son budget il peut être renversé dans la foulée par une motion de censure mais au moins il partira la tête haute en ayant l'assurance que le budget est passé ce qui serait peut-être à moindre mal lui aurait fait le job et les oppositions ne seraient pas forcément compromises dans cette histoire il faut me réexpliquer

39:01
Présentateur

c'est l'article 47

39:04
Invité

et 47.1 de la constitution qui stipule que passer un certain délai 50 jours pour le PLFSS et 70 jours pour le PLF si l'assemblée ne s'est pas prononcée les dispositions du budget sont adaptées entre en vigueur voilà avec le premier ministre même s'il est renversé après peut dire j'ai fait le job j'ai fait passer le budget tout simplement c'est peut-être le petit trou de souris qui permettrait à François Béraud s'il résiste évidemment au crash test du 8 septembre prochain

39:27
Présentateur

tout petit trou de souris de toute manière ce qu'on le voyait tout à l'heure avec Denis Ferrand le devic de sauter c'est que on va tout de suite la réaction sur les marchés donc pour la France il y a quand même un risque financier qui est en train de se préciser

39:43
Invité

oui il y a un risque qui était là

39:45
Présentateur

moi je fais attention aux mots parce qu'il ne faut pas non plus catastrophiser

39:49
Invité

qui pré-exister là ce qu'on est en train de vivre collectivement parce qu'on est dans cette journée qui est la vraie rentrée à la fois politique et économique ça c'est sûr c'est une vraie rentrée on a les doigts dans la prise il y a un peu d'accélérateur de temps François Bayrou a provoqué une accélération du temps c'est-à-dire que là on avait tous les prémices quand même pour se dire un scénario à la Barnier qui nous emmenait jusqu'en décembre c'est exactement ce qui s'est passé l'année dernière avec le résultat qu'on connaît alors oui il y a du panache je le reconnais maintenant on va avoir le résultat le 8 septembre face au vote soit c'est un accélérateur de rupture et là les choses vont se compliquer quand même très vite parce que ça veut dire que la pression est maximale je rappelle qu'en termes d'agence de notation la France va être scrutée oui oui c'est ce que dit

40:34
Présentateur

tout à l'heure Guillaume

40:34
Invité

on sait que la France est surnotée aujourd'hui très clairement après le deuxième mouvement c'est s'il arrive à passer par le fameux trou de souris dont vous parliez un instant quelles vont être les marges derrière et réellement les marges alors c'est un calcul politique il y a du panache ça lui permet de reprendre la main j'allais dire quand même que le calcul est intéressant parce qu'il renverse un petit peu la responsabilité c'est à dire que l'année dernière on avait quand même le sentiment que Barnier avait provoqué sa propre fin oui à la force de discuter sans fin avec le RN là il est en train de poser un peu le dossier de l'autre côté en disant s'il y a une fin c'est vous qui décidez c'est à dire que moi je vais rester constant par rapport à mes 43-8 par rapport aux éléments budgétaires présentés le 15 juillet et c'est vous qui allez prendre une responsabilité donc politiquement c'est assez astucieux et puis évidemment c'est à deux jours du 10 septembre oui

41:27
Présentateur

absolument c'est pour ça que certains disent en fait qu'il a soigné sa sortie c'est une manière voilà il sort avec panache un peu à la main des frances donc c'est ça tiens il est avec nous il est barbu de nouveau c'est la fin des vacances bonsoir François Bonsoir d'être avec nous président de la CFE CGC vous avez écouté François Béroux qu'est-ce que vous en retenez sachant que le premier vous n'entendez pas je crois ce que je dis on vous voit mais on va me donner vous voyez vous avez ça en direct voilà voilà c'est bon je vous entends maintenant vous m'entendez voilà je disais maintenant je vous entends vous êtes tout barbu ça va c'est le retour des vacances j'espère que vous avez pu écouter François Béroux quand même est-ce que vous parce que sachant que là vous avez une responsabilité importante les syndicats parce que le 1er septembre vous vous réunissez pour savoir si vous allez ou non participer à ce mouvement du 10 septembre bloquons tout vous l'avez trouvé comment François Béroux est-ce que vous attendiez à ça est-ce que vous saluez le panache comme on vient de le dire sur ce plateau ou vous dites il est irresponsable

42:36
Invité

je ne sais pas vous dire moi vous savez j'évite d'avoir des avis sur les personnalités politiques les décideurs les décideuses et les options qui prennent c'est le premier ministre donc moi je travaille avec lui c'est mon rôle c'est ma mission c'est mon mandat après je dois observer que le monde politique est un monde quand même qui a des clés des us des coutumes des codes qui ne sont pas tout à fait ceux du monde syndical eux-mêmes d'ailleurs pourraient dire la même chose et me le reprocher bon c'est comme ça c'est la vie on est tributaire nous du monde politique on est tributaire de la décision politique parce que dans l'espace national interprofessionnel et bien notre fonction est de travailler pour une grande partie avec le gouvernement et avec les décisions qu'il est amené à prendre donc là en l'occurrence ce qu'il a fait en prévenant en appelant à un vote de confiance c'est une initiative politique ça reste un objet politique comme il était au passage le conclave sur les retraites moi je ne m'en suis jamais caché dans les décisions que prennent les décideurs politiques ils créent des espaces dans lesquels nous l'organisation syndicale et bien on va essayer de s'engouffrer pour travailler pour avoir des revendications les faire prospérer et essayer d'avoir des résultats

43:55
Présentateur

est-ce que la décision qu'a prise le premier ministre là aujourd'hui est-ce que ça peut influer sur votre décision du 1er septembre pour participer ou pas à cette réunion qui est ce mouvement qui est certains parlent d'une grève générale d'autres qui disent voilà ça va être plus limité est-ce que ça va quand même un peu ça vous a impressionné

44:16
Invité

absolument pas moi je vais vous répondre sur le 10 septembre votre question elle est directe ma réponse va l'être tout autant en aucun cas la CFE-CGC ne participera en aucun cas la CFE-CGC n'appellera à participer au mouvement du 10 septembre pourquoi ?

parce que nous organisations syndicales on a coutume quand on appelle nos militants à se mobiliser à convoquer leur énergie leur disponibilité avec une revendication le problème qu'on a pour le 10 septembre c'est qu'il n'y a pas de revendication c'est un appel à bloquer le pays c'est pas trop le style CFE-CGC il n'y a pas d'objectif précis il n'y a pas de slogan précis et puis on ne sait pas trop qui est à l'origine de ça nous nous sommes une organisation libre et indépendante on a nos revendications on aime les défendre on aime les porter et on n'hésite pas à appeler nos militants à les suivre si on estime que c'est nécessaire et si on estime qu'il y a un espace pour avoir du résultat donc en aucun cas on appellera quiconque à suivre le mouvement du 10 septembre

45:20
Présentateur

ça c'est clair dernière question la même que celle que j'ai posée à Michel Picon de l'UDP c'est quand même un côté un peu irresponsable du Premier ministre parce qu'il nous précipite quand même dans une crise politique

45:31
Invité

oui mais j'ai un peu l'impression quand même que la crise politique elle est permanente depuis pas mal de temps alors nous on pense moi je pense qu'il y a une origine à tout ça c'est que les politiques qui sont suivies sont des politiques qui ne s'assument pas finalement elles sont faites je parle bien sûr des décideurs politiques de la sphère gouvernementale Emmanuel Macron est vraiment là-dedans depuis 10 ans qu'il exerce le pouvoir soit en tant que président de la République soit en tant que ministre soit en tant que secrétaire général adjoint des lycées il n'y a pas d'alternative en gros c'est la politique néolibérale c'est la seule et donc il faut la faire quoi qu'il arrive et jamais ne la remettre en question mais ça ça ne marche plus moi je crois qu'on est arrivé au bout de la piste il faut se poser les bonnes questions regarder pourquoi cette politique fortement dispendieuse ne produit pas l'efficacité économique et sociale attendue se poser les bonnes questions on en parle et ensemble en se respectant et bien on peut trouver des bonnes solutions l'échec de François Béroux il est là-dedans c'est qu'il n'y a pas d'acceptation à la remise en question des politiques qui sont suivies depuis plus de dix ans

46:36
Présentateur

et bien vous aurez la réponse de Denis Ferrand qui est avec nous que vous connaissez bien le patron de règles c'est comme plutôt plutôt libéral on va dire mais il faut d'abord qu'on marque une pub on se retrouve juste après BFM Business présente le 18-19 d'Edwis Chevrillon et vous êtes toujours avec nous François Omry le président de la CFSGC merci et autour de la table faut-il le rappeler mais je le rappelle quand même Denis Ferrand François Miquet-Marty Ludovic de Souté et Guillaume Paul il avait une question pour vous là notre économiste référent le patron de règles et codes Denis Ferrand posez la question à François Omry

47:16
Invité

la question c'est vraiment est-ce qu'on peut se satisfaire de cette situation de crise politique permanente que l'on a évoquée qui effectivement on peut la dater de la dissolution peut-être même un peu avant de cette élection qui s'est faite sans véritable campagne je parle de celle de 2022 mais à la fin quel impact est-ce que cela a sur l'économie on voit bien qu'on est en train de passer dans un moment qui est quand même extrêmement compliqué ça fait maintenant deux ans que l'investissement des entreprises recule on a désormais un recul de l'emploi modéré modéré mais les dernières indications sont quand même de plus en plus dégradées donc comment est-ce qu'on peut se satisfaire de cette situation où on reste dans une indécision politique extrêmement grave parce que ça a des effets délétères à la fin sur la capacité des entreprises à se projeter

47:58
Présentateur

une réponse vous avez une réponse même si vous ne voulez pas faire de la politique François Omryl

48:02
Invité

non mais moi je suis assez d'accord la crise politique ne sert personne sauf les intérêts de quelques personnes dans le monde politique mais moi je suis assez d'accord sur cette idée que l'instabilité politique n'est pas bonne pour le business je n'ignore pas que j'interviens sur une chaîne business et moi-même je suis un représentant de l'entreprise comme un autre et je sais que l'instabilité politique n'est pas une bonne chose pour les affaires économiques mais pareillement il me semble qu'une des urgences que l'on a à traiter c'est la question de la confiance c'est ça un peu le problème c'est que la confiance c'est quelque chose qui se gagne et qui s'installe dans la durée et pour pouvoir établir des relations des liens de confiance entre les différents partenaires qui sont des acteurs dans la décision publique dans notre démocratie sociale et politique et bien il faut avoir un petit peu de vision à moyen et à long terme le gros déficit de notre société c'est qu'elle n'a pas de vision non plus on a mis la tendance au pouvoir il n'y a plus de stratégie il n'y a plus de vision

49:00
Présentateur

non ça c'est clair juste un point très rapidement parce qu'après le temps passe vite sur la question des aides aux entreprises on a l'impression comme le disait François-Miquet-Marty c'est devenu c'est devenu un peu le cheval de bataille l'étendard qu'il faut il y a les riches et puis il y a les aides aux entreprises c'est un peu les deux totems qu'il faut abattre est-ce que vous vous seriez d'accord pour ce qu'on appelait l'effacement parallèle et simultané de baisse des impôts par exemple de production et puis de l'autre côté on supprime des aides des aides aux entreprises

49:33
Invité

c'est pour moi la question oui oui moi je vais vous répondre moi je suis président de la CFECGC c'est une organisation qui représente les techniciens les agents de maîtrise les CAV les agents de la fonction publique toujours les politiques ils en ont plein la bouche du système social français qui est généreux

49:52
Présentateur

des générations sociales

49:53
Invité

mais c'est quoi cette générosité finalement c'est la solidarité intercatégorielle il y a dans les différents dispositifs le chômage la maladie la retraite la famille il y a plus de 200 milliards de transferts intercatégoriels les systèmes n'existent aujourd'hui que parce que c'est l'encadrement qui les solvabilise à travers ces cotisations et bien moi je vais vous dire je représente des gens qui en ont ras le bol de solvabiliser le système social ils en sont fiers moi j'en suis fier au nom de mon organisation mais en permanence on nous tape sur la tête on en est de plus en plus exclus dans le projet Béroud il y avait un projet de plafonnement des allocations chômage vis-à-vis de ceux qui grâce à leur cotisation permettent de solvabiliser le système je vous donne que cet exemple là

50:41
Présentateur

oui mais attendez François Amrille la question puis après on va élargir le débat la question c'est de savoir si tout comme le dit les chefs d'entreprise tout doit reposer le financement de la protection sociale tout doit reposer sur les salariés la réponse est non

50:53
Invité

je suis entièrement d'accord mais ouvrons le débat moi je suis prêt à ouvrir le débat y compris sur les cotisations sur l'assiette des cotisations on a même des propositions sur le sujet

51:03
Présentateur

merci désolé François Amrille mais là je voudrais juste demander à chacun une conclusion Ludovic vous êtes d'accord que la question il faut trancher dans le vif sur la question

51:14
Invité

je rebondis sur ce qu'a été dit tout à l'heure parce que l'incertitude c'est le poison en économie on le sait et on est quand même passé la parenthèse des Jeux Olympiques l'année dernière ça va faire un an qu'on est en eu poison même le double poison puisqu'il y avait aussi les droits de douane qui a été aussi un grand sketch quand même en termes d'incertitude pour une partie des activités des entreprises là il y a une urgence à sortir de ce régime d'incertitude une urgence parce que l'investissement est en train de caler les signaux sur l'emploi quand même commencent à montrer qu'on risque de payer la facture on voit que c'est les ETI industriels commencent à être touchés une ETI industrielle ça ne se reconstruit pas en deux mois c'est des entreprises qui demandent du temps et puis il y a un autre paramètre et d'ailleurs François Bayrou l'a évoqué un peu avec des mots j'allais dire de professeurs en disant que le débat n'était pas à la hauteur cet été par rapport à ce qu'il avait posé le 15 juillet mais on voit que derrière il y a aussi le corporatisme qui est en train de se mettre en marche et qui a un gros point de blocage je vous rappelle il y a eu les taxis il y a eu les pharmaciens ça commence à grincer à l'hôtellerie c'est-à-dire qu'on voit qu'aussi le monde économique est en train de se mettre de travers gentiment et il faut qu'on sorte de ce piège parce que c'est là chaque semaine chaque mois qui passe commence à devenir un poison des entreprises ont besoin de se projeter de connaître les règles du jeu et d'y voir clair fiscalement qu'est-ce qui va arriver sur le crédit impôt recherche qu'est-ce qui va arriver sur le pacte du travail et ainsi de suite c'est autant de questions qui sont brûlantes

52:36
Présentateur

et là on n'a vraiment pas la réponse vous vous attendez tous à avoir la réponse c'est pour ça que vous êtes là mais en fait on n'a pas eu la réponse à personne un mot pour conclure Denis Ferrand inquiétude pas inquiétude

52:47
Invité

oui plutôt

52:48
Présentateur

plutôt effectivement

52:50
Invité

de l'inquiétude et effectivement ça a été bien dit aussi par François Ombril on voit que ça manque un peu de stratégie on sait on connait les mots qu'il y a dans ce pays notamment la surfiscalisation du travail qualifié qui a été évoqué cette indécision également parce qu'on ne s'est pas tranché vis-à-vis de la dépense pays parce qu'en gros tout le monde en croque et donc il y a cette grande difficulté de construire un consensus auprès de quelque chose qui nécessairement va faire mal à tout un chacun et donc ça c'est aussi cette responsabilité qui a été mise peut-être pas de manière suffisamment forte je trouve par François Bayrou c'est combien en fait c'est chacun est comptable chacun est responsable de ce qui se passe sur la dépense publique

53:26
Présentateur

François, Mickey Martier nous sommes le 25 août le 8 septembre il choisit mal ses dates quand même le 15 juillet puis le 25 août non mais enfin c'est pas des dates non ?

53:36
Invité

le 8 septembre est exactement dans deux semaines donc je crois qu'il y a deux semaines en réalité qui est de campagne de campagne pour les entreprises de campagne quasiment électorale de campagne pour faire comprendre que en effet l'économie est menacée que les finances publiques c'est pas de la plaisanterie et que pour reprendre votre bonne question Edwige et après qu'est-ce qui se passe si jamais la défiance est retenue donc je crois que les choses sont relativement malléables au sens où les parlementaires leur configuration n'est pas encore arrêtée les français leur décision n'est pas encore arrêtée donc il y a deux semaines lors desquelles les énergies appellent à être mobilisées à moi William Paul après Ludovic inquiet aussi parce qu'on a bien compris aujourd'hui en quelques minutes après ce discours que c'était avec les socialistes que ça allait se passer pour François Béroud et qu'on a bien compris qu'eux n'étaient pas prêts à se contenter de bout de chandelle ils ont déjà fait savoir qu'aujourd'hui si l'effort est évalué à 43,8 milliards par François Béroud eux vont demander un effort à 20 30 milliards tout au plus qui risque de décevoir les marchés et ne pas s'imaginer que c'est seulement en cédant sur les jours fériés qu'on va pouvoir les acheter ça a été difficile pour Michel Barnier qui a fait beaucoup de concessions l'an dernier il avait lâché sur les taxes d'électricité mais pas sur les médicaments

54:44
Présentateur

Ludovic ?

54:46
Invité

moi j'ai envie d'acheter les pop-corn très sincèrement vous savez il y a une fonction sur les plateformes quand on regarde les séries on peut accélérer moi j'ai le sentiment que François Bayrou il a déclenché ce bouton là pour regarder la série il y en a accéléré maintenant est-ce que c'est Happy End est-ce que c'est Cliffhanger est-ce que c'est une fin monstrueuse je ne sais pas mais au moins le calendrier va faire qu'on va avoir plus clair ce qui est déjà quelque chose assez rapidement

55:08
Présentateur

le premier mot du Premier ministre a été de dire on a besoin de clarification c'était peut-être pas cette clarification mais c'était plutôt sur la clarification économique et financière François Amrille voulait dire un mot inquiet ?

55:22
Invité

moi je pense qu'on enrichira pas la France en appauvrissant les français c'est pas compliqué le bonheur de tous c'est pas la somme des petits malheurs du chacun je pense que ce gun du gouverneur serait bien informé de comprendre ces préceptes qui de mon point de vue sont relativement simples

55:39
Présentateur

merci beaucoup merci François Amrille d'avoir été avec nous dans la CFE et CGC on se retrouvera la semaine prochaine évidemment merci messieurs d'avoir été avec nous avec ce coup de théâtre ce coup de poker que nous a offert tout à l'heure le Premier ministre reste maintenant effectivement à savoir un tout petit peu qu'est-ce qui va se passer dans les prochains jours voilà nous on se retrouve demain à 18h-19h la grande interview au débat des expertiens avec notamment deux personnalités un peu fortes on va voir ce que ça donne Jean-Marc Daniel et puis Edouard Tétrault et puis tout de suite vous allez retrouver Stéphanie Collot pour un long journal avec lequel elle va tout nous expliquer 19h-19h30 bonne soirée le 18-19h le 18-19h d'Edwish Chevrillon sur BFM Business