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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 28 mai 2026 7 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTransportsRetraitesEnvironnement & énergie

LAURE LAVALETTE : « Le prix de l'essence est structurel : il faut baisser les taxes ! » (France 2)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:14FerméeRéponse partielle

    Est-ce qu'au Rassemblement National, vous l'avez chiffré ce plan climatisation ?

  • 1:17RelanceÉludée

    Est-ce que c'est sérieux, quand on est candidat à la présidentielle, de lancer des plans sans vraiment les chiffrer ?

  • 1:38OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'on peut, comme ça, en dépit de la chaleur actuelle qui est réelle et de la souffrance, est-ce qu'on peut dire, allez, on va climatiser toutes les écoles, quel que soit le prix, pour finalement quelques jours par an ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Les Français trouvent le carburant trop cher, ce qui est tout à fait vrai, et bim, vous, vous proposez une baisse de la TVA.

  • 2:56RelanceRéponse directe

    Ma question, c'est est-ce qu'on peut tout promettre en même temps ?

  • 3:25OuverteRéponse partielle

    Est-ce que c'est vraiment le rôle d'un parti politique qui veut gouverner la France de proposer systématiquement aux Français ce qu'ils demandent ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:20Invité politiqueChiffre
    « Si, bien sûr que ça a été chiffré. Vous demanderez à Jean-Philippe Tanguy, c'est lui qui a exactement tous les chiffres, mais je vais vous dire, en hiver, vous vous chauffez. »
  • 2:27Invité politiqueChiffre
    « C'est 12 milliards d'euros, par exemple, de faire baisser la TVA. »
  • 2:32Invité politiquePromesse
    « C'est une mesure que nous portons depuis septembre 2021. »
  • 3:40Invité politiqueFait
    « Là, on est face à un problème qui est structurel. Le prix de l'essence, vous le connaissez, il y a le prix de l'essence, la TVA, l'assise, l'extricpe et la TVA sur cette assise. »
  • 3:56Invité politiqueFait
    « Vous avez raison, ça a un coût, mais baissons notre contribution à l'Union européenne. »
  • 3:59Invité politiqueChiffre
    « On est contributeurs nets de presque 10 milliards. »
  • 4:08Invité politiqueFait
    « Faisons baisser ce millefeuille administratif. Faisons des économies sur la fraude fiscale, sur la fraude sociale. »
  • 4:20Invité politiqueFait
    « Nous pensons qu'il y a déjà une personne sur deux qui arrive à l'âge de la retraite et qui ne travaille pas »
  • 4:51Invité politiqueFait
    « Si vous avez commencé à travailler entre 17 et 20 ans, vous partez avec 60 ans et 40 annuités, vous pouvez partir. »
  • 6:08Invité politiqueChiffre
    « Ils ont fait 1000 milliards de dettes en ces temps, c'est-à-dire autant de dettes qu'entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et les années 2000. »
  • 6:54Invité politiqueFait
    « Excusez-moi, mais quand M. Darmanin propose un moratoire sur trois ans... Mais je rigole. »

Temps de parole

  • Laure Lavalette70 %
  • Présentateur30 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:02
Présentateur

Bonjour Laure Lavalette. Alors Marine Le Pen a dû écouter Julia dire qu'il faisait chaud parce qu'elle a proposé un grand plan climatisation dans les bâtiments publics, les écoles, les hôpitaux, les maisons de retraite et les transports. Ça coûte 50 milliards d'euros, a dit Jean-François Copé. Est-ce qu'au Rassemblement National, vous l'avez chiffré ce plan ?

0:20
Laure Lavalette

Il en va surtout de la sécurité évidemment de nos aînés, de nos enfants, mais c'est très concret. La climatisation, ça sauve des vies. Donc est-ce que la sécurité a un prix ? M. Bornstein, nous, nous pensons au Rassemblement National qu'il faut tout mettre en œuvre pour que les Français soient le mieux possible. Vous n'avez pas chiffré ? Si, bien sûr que ça a été chiffré. Vous demanderez à Jean-Philippe Tanguy, c'est lui qui a exactement tous les chiffres, mais je vais vous dire, en hiver, vous vous chauffez. Et bien là, en été, il faut refroidir. Vous savez, à Toulon l'année dernière, au cas de Chemin des Routes, une école a été fermée, une deuxième école a été fermée.

Et à partir de 10h du matin, ils ont appelé des parents pour aller chercher des enfants qui faisaient des malaises. On est très en retard par rapport à tous les pays du monde. Il y a un espèce de dogmatisme, de sectarisme sur cette climatisation. Je pense qu'il ne faut pas avoir de pudeur de gazelle. Il faut climatiser le pays. Pensez à nos aînés en EHPAD. Quand vous voyez Bordeaux, 37 degrés, pas toujours, pas toujours. En tout cas, les écoles. Moi, dans mon programme municipal, je voulais absolument commencer par les écoles maternelles, puis primaires. La maire sortante qui a gagné m'a rayonné, mais je peux vous dire que son bureau est bien climatisé.

1:17
Présentateur

Est-ce que c'est sérieux, quand on est candidat à la présidentielle, de lancer des plans sans vraiment les chiffrer ? Oui, ils sont chiffrés. Non, non, mais je n'ai pas le chiffre. Sans vraiment les chiffrer, sans vraiment... Même sur le site du Rassemblement national, notre contre-budget est chiffré. En ce moment, dans les écoles, il fait très chaud. C'est insupportable, c'est sûr. C'est exceptionnel. Les écoles, il n'y a généralement pas cours en juillet et en août. Est-ce qu'on peut, comme ça, en dépit de la chaleur actuelle qui est réelle et de la souffrance, est-ce qu'on peut dire, allez, on va climatiser toutes les écoles, quel que soit le prix, pour finalement quelques jours par an ?

1:48
Laure Lavalette

Alors, peut-être qu'en Moselle, c'est moins pertinent que dans le Var ou à Bordeaux. Et je pense que les températures que nous vivons là, on va les vivre de plus en plus. Il y a cette urgence climatique qu'il faut évidemment regarder en face. Mais oui, il faut prendre des mesures pour protéger les Français.

2:00
Présentateur

Les Français trouvent le carburant trop cher, ce qui est tout à fait vrai, et bim, vous, vous proposez une baisse de la TVA. Il fait chaud, bim, vous proposez de tout climatiser. Les Français n'ont pas envie de travailler très longtemps et rebim, vous proposez la retraite à 62 ans. Est-ce que c'est vraiment le rôle d'un parti politique qui veut gouverner la France de proposer systématiquement aux Français ce qu'ils demandent ?

2:23
Laure Lavalette

Alors, on va en parler pendant assez longtemps, mais tout ça, pour le coup, c'est bien chiffré. C'est 12 milliards d'euros, par exemple, de faire baisser la TVA. C'est une mesure que nous portons depuis septembre 2021. Vous imaginez, au début de la campagne présidentielle dernière, parce qu'on considère que l'essence est un bien de première nécessité. Et il faut absolument qu'on arrive à faire baisser la TVA sur ce litre d'essence. Vous savez, quand les Gilets jaunes sont partis en croisade, j'allais dire, le litre était à 1,7.

2:49
Présentateur

Mais personne ne nie qu'il fait chaud. Personne ne nie que l'essence est chère pour les gens. Ma question, c'est est-ce qu'on peut tout promettre en même temps ? Mais ce qui se passe, M. Borstein, c'est que... Et là, vous promettez tout en même temps ?

3:02
Laure Lavalette

Non, mais on promet aussi beaucoup d'économies. Et si vous voulez, je vais vous les détailler. Mais il faut bien comprendre qu'une infirmière libérale qui ne peut plus mettre d'essence dans sa voiture, qui ne peut plus faire sa tournée... Non, mais ça a une incidence folle sur toute une chaîne. Donc on va avoir des gens moins bien soignés, elle va moins consommer, on va rentrer en récession. Ça pose des vraies questions.

3:19
Présentateur

Personne ne le dit. Ma question est, un homme d'État ou une femme d'État doit-il promettre aux Français ce qu'ils demandent ?

3:25
Laure Lavalette

M. Borstein, que fait l'État à l'heure actuelle sur cette crise de l'essence ? Il met en place des aides que nous ne trouvons pas à la hauteur, mais il dépense aussi beaucoup d'argent. Et beaucoup d'argent, j'allais dire un peu par les fenêtres, parce que leurs solutions ne sont pas structurelles. Là, on est face à un problème qui est structurel. Le prix de l'essence, vous le connaissez, il y a le prix de l'essence, la TVA, l'assise, l'extricpe et la TVA sur cette assise. Il faut absolument faire baisser ses taxes, mais ce dont on se rend compte, c'est que l'État finalement ne veut pas faire d'économie ailleurs pour pouvoir financer ça.

Vous avez raison, ça a un coût, mais baissons notre contribution à l'Union européenne. On est contributeurs nets de presque 10 milliards. Baissons nos aides sur l'immigration, réservons aux Français, aux foyers français, les aides de solidarité. Faisons baisser ce millefeuille administratif. Faisons des économies sur la fraude fiscale, sur la fraude sociale. Bouverner, c'est choisir. Nous n'avons pas les mêmes choix. Vous avez raison aussi sur la retraite. Nous pensons qu'il y a déjà une personne sur deux qui arrive à l'âge de la retraite et qui ne travaille pas, et que de prolonger cet âge à la retraite ne va pas faire rentrer de l'argent dans les caisses.

Par contre, on veut réindustrialiser le pays, avoir une politique familiale forte. Tout ça, ça va évidemment donner de l'air.

4:32
Présentateur

Vous avez parlé de retraite. Jordan Bardella aussi, on a parlé dans une interview dans un titre de la presse allemande. Il a semblé envisager de revenir sur la retraite à 62 ans. Est-ce que vous souhaitez que cette retraite à 62 ans reste dans le programme du Rassemblement national ?

4:47
Laure Lavalette

Écoutez, en tout cas, moi je suis porte-parole du Rassemblement national et notre ligne n'a pas changé. Si vous avez commencé à travailler entre 17 et 20 ans, vous partez avec 60 ans et 40 annuités, vous pouvez partir. Ça n'est qu'un âge légal. Vous pouvez continuer à travailler si vous en avez envie. Et après, progressivement, si vous êtes rentré sur le marché du travail après 20 ans, c'est 42 annuités et 62 ans. En fait, c'est une réforme qui est très juste, M. Borstein, parce qu'elle a un effet qui va être très salvateur de faire rentrer les jeunes sur le marché du travail beaucoup plus tôt. Le premier emploi pérenne, il est à 27 ans.

Ça pose une vraie question quand on regarde nos voisins, suisses, allemands, qui mettent à l'honneur l'apprentissage. Et du coup, avec des gens qui rentrent plus tôt sur le marché du travail, avec une productivité importante. Mais vous savez, il faut tout mettre en perspective. Nous sommes aussi pour la fin du collège unique. Parce qu'il faut que plus jeunes, relativement jeunes à l'école, ceux qui ne veulent pas faire de longues études, choisissent. Et du coup, rentrent aussi plus tôt sur le marché du travail, ce qui sera bénéfique, évidemment.

5:43
Présentateur

Les frappes américaines ont repris cette nuit avec des représailles iraniennes immédiates, dans le contexte international de guerre, qui vraisemblablement va durer. Est-ce que donner les clés du camion France à un tout jeune homme qui aura 31 ans, Jordan Bardella, qui n'a jamais travaillé, enfin qui n'a jamais fait autre chose que de la politique, et qui n'a aucune expérience de direction, est-ce que c'est bien sérieux ?

6:03
Laure Lavalette

Je n'ai pas souvenir qu'on se soit posé la même question quand Emmanuel Macron a été le chouchou des médias. Bon, on a vu ce que ça a donné M. Borstein. Ils ont fait 1000 milliards de dettes en ces temps, c'est-à-dire autant de dettes qu'entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et les années 2000. Donc je crois que nous n'avons aucune leçon de légitimité, aucune leçon de morale à avoir. Jordan Bardella est quelqu'un de brillant. Déjà, on va attendre le 7 juillet pour savoir si Marine Le Pen, si l'innocence de Marine Le Pen... Ça reste la candidate, Marine Le Pen. Bien sûr, bien sûr, mais ça reste la candidate des Français. On attend évidemment cette date-là.

Mais voilà, je pense qu'on ne peut pas recevoir de procès en intention comme ça. Ils ont ruiné la France. Ils ont mis la France à genoux. Rien ne fonctionne... Mais oui, mais il faut mettre en perspective. Voilà. Plus rien ne fonctionne. L'hôpital va mal, l'école va mal, les transports vont mal. Voilà. Il faut une alternance. On est arrivé à un moment... Voilà. Il faut reprendre la politique migratoire en main. Excusez-moi, mais quand M. Darmanin propose un moratoire sur trois ans... Mais je rigole. Est-ce qu'on parle du M. Darmanin qui a été déjà ministre de l'Intérieur pendant quatre ans ? On ne peut pas prendre les Français pour des imbéciles.

Il y a une alternance qui est demandée par les Français. Cette alternance, elle sera vraiment incarnée par Marine Le Pen et Jordan Bardella.