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Conférence de presseC à vous (sur YouTube)· 18 octobre 2024 13 minActualité / polémiqueEnvironnement & énergieSécurité

Intempéries : 2 300 interventions des secours - C à vous - 18/10/2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Qui étaient sur le point d'être emportées ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Ca a obligé à des évacuations d'urgence ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui s'est passé ? Il y a eu une sous-estimation ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    La modélisation se répercute-t-elle sur les moyens d'action ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    A.Pannier-Runacher menace de démissionner si elle n'obtient pas le budget ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    S'adapter au changement climatique est un combat perdu d'avance ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:10J.MarionChiffre
    « On parle de vies sauvées. 25 sauvetages par voie aérienne et 27 par voie terrestre. »
  • 5:20L.RomejkoChiffre
    « Il est tombé plus de 780 mm d'eau en 48 heures. C'est plus que ce qui tombe toute une année à Paris. »
  • 6:20L.RomejkoFait
    « On est tombés sur un phénomène tout à fait inédit par son intensité et son ampleur. »
  • 9:10A.Pannier-RunacherFait
    « Il faut un budget à la hauteur de la situation. Ce n'est pas le cas aujourd'hui. »
  • 9:30A.Pannier-RunacherFait
    « Je ne sais pas s'il faut encore attendre un drame pour comprendre que c'est une absolue nécessité d'investir dans l'adaptation au changement climatique. »
  • 10:20J.ViardChiffre
    « On a gagné la grande pandémie. Il n'y a eu que 30 millions de morts. On en a sauvé 350 millions. »
  • 11:20L.RomejkoFait
    « On va retrouver un régime océanique, automnal, beaucoup plus classique. Il n'y a pas de nouvel épisode cévenol en perspective. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

On manque d'éducateurs dans les quartiers. Il y a des islamistes. - A.-E.Lemoine: On passe au reste de l'actualité.

Le centre-ville de cette commune de 16 000 habitants a été submergé par les eaux. Une portion d'autoroute a été inondée. Des automobilistes ont été pris au piège.

Du jamais-vu de mémoire d'homme, selon A.Pannier-Runacher. Ce matin, les habitants étaient encore sous le choc. - La vague est arrivée d'un coup.

On a juste eu le temps de sortir. - Ca fait 20 ans que je suis à Annonay. Je n'avais jamais vu autant de pluie. - Mon employée a ouvert la porte et est partie en courant.

Il y a une force impressionnante. Ils étaient 4 à soulever les bacs pour les emmener à la poubelle. Tout était renversé. - A.-E.Lemoine: La ville d'Annonay, en Ardèche, touchée de plein fouet par cette épisode cévenol d'une ampleur inédite. - J'ai vu que l'eau montait.

Elle passait devant la fenêtre. J'avais 20 cm d'eau. La vague est arrivée très vite.

Ici, vous avez le bar. La cuisine est derrière. La pièce où on attend les gens.

L'eau est montée jusque-là. Je fais 1,80 m. C'est de la tristesse.

Ca fait 11 ans que je suis là. On n'a eu que de la joie et de la bonne humeur. On va être fermés pendant 4 ou 5 mois, voire plus.

Si on peut rouvrir... - A.-E.Lemoine: Bonsoir, L.Romejko.

Vous êtes journaliste et présentateur de "Météo à la carte". A vos côtés, J.Marion.

Merci à tous les deux de votre présence pour parler de cet épisode inédit, cette mobilisation inédite de la Sécurité civile. Cela a permis d'éviter le pire. 52 sauvetages par hélicoptère ou bateau ont été réalisés.

Quand on dit "sauvetages", on parle de Français en danger de mort? - J.Marion: On parle de vies sauvées. 25 sauvetages par voie aérienne et 27 par voie terrestre.

Ce sont autant de vies sauvées. Les hélicoptères ont fait un boulot extraordinaire. Un pilote a fait 16 treuillages d'affilée pour sauver 16 personnes. - A.-E.Lemoine: Qui étaient sur le point d'être emportées? - J.Marion: Qui étaient en grand danger sur le toit de leur maison ou coincées dans leur voiture.

Ces personnes ont été sauvées. La 1re chose à retenir de cet épisode absolument exceptionnel que l'on vient de vivre...

Je peux en parler au passé, parce que les précipitations sont terminées. On a un bilan humain très mesuré au regard du caractère exceptionnel de l'événement. Dans certains secteurs de l'Ariège, de l'Ardèche pardon, il est tombé plus de 780 mm d'eau en 48 heures.

C'est plus que ce qui tombe toute une année à Paris. C'est considérable. Il faut remonter à 1895 pour retrouver de tels chiffres.

La 1re urgence, c'est de sauver les gens. - A.-E.Lemoine: Et le réflexe, c'est de monter les étages.

Beaucoup l'ont fait. Après, ils sont restés bloqués chez eux. Ca a obligé à des évacuations d'urgence? - J.Marion: Absolument.

Cela explique le bilan humain mesuré. Il y a, dans la population, une plus grande maîtrise des comportements à adopter quand on est confronté à ce genre de phénomène. Ce sont les messages de prévention qu'on passe toute l'année et depuis longtemps.

Ils portent leurs fruits. Les gens ont le réflexe, quand ils sont confrontés à ça, de ne pas chercher à prendre la voiture, de monter en hauteur chez eux. - A.-E.Lemoine: Ca n'empêche pas la sidération.

Les témoins disaient...

Une femme a dû porter sa fille qui était sidérée, assise sur le canapé alors que l'eau montait dans l'appartement. Une cellule de soutien psychologique a été créée. On imagine que le choc a été violent et qu'il y aura des traces. - J.Marion: La sidération quand l'événement arrive...

C'est brutal. Le préavis est faible. Le temps de la désolation commence maintenant.

Les opérations ne sont pas finies. Les forces de la Sécurité civile sont mobilisées pour déblayer et évacuer. On est en train de pomper sur le tronçon d'autoroute qui a été bloqué.

C'est sur l'A47. Je pourrais multiplier les exemples. On va commencer une phase qui va être difficile.

Les sinistrés seront accompagnés, et c'est bien normal. - A.-E.Lemoine: Vous avez souligné l'ampleur du phénomène, sa brutalité et sa rapidité.

Météo-France prévoyait entre 200 et 300 mm d'eau au mètre carré. Plus du double s'est abattu. Qu'est-ce qui s'est passé?

Il y a eu une sous-estimation? - L.Romejko: Oui.

Elle a été rattrapée au fil des heures. Plus le phénomène s'approchait, plus ils obtenaient de données. Les quantités...

Le phénomène est historique. De telles quantités de pluie...

Ca fait bien longtemps, plus d'un siècle, que ce n'était pas tombé. 1950 l d'eau avaient été atteints en 1900 sur le massif des Cévennes. De telles quantités sont très rares.

C'est aussi les limites de la prévision et de la modélisation. On travaille avec des modèles informatiques pour estimer les quantités de pluie et les rafales de vent. Peut-être que certains paramètres nous ont échappé.

La mer est encore très chaude, la Méditerranée. C'est le principal carburant de ce type d'épisode cévenol. On est encore sur une bonne vingtaine de degrés sur les rivages de la Méditerranée.

C'est un carburant formidable. On est tombés sur un phénomène tout à fait inédit par son intensité et son ampleur. Jusque sur le Bassin parisien, on était en vigilance orange hier soir.

Une bonne partie de la moitié ouest, le Sud-Ouest...

C'est rare. C'est la particularité de ce phénomène: l'ampleur géographique. - P.Cohen: Et hyper localisé.

A quelques centaines de mètres d'Annonay, où il a eu 80 cm d'eau, il n'y a eu que quelques centimètres. - L.Romejko: Ce sont des orages qui se bloquent sur le relief des Cévennes.

Ils stagnent. Ils se sont retrouvés bloqués par l'air frais en altitude. C'est toujours très localisé.

D'où la difficulté de la prévision. L'orage puissant que vous voyez arriver, si vous estimez qu'il tombe sur une agglomération, des précautions sont prises. Parfois, ça peut tomber 5 km plus loin et on n'en entend pas parler. - A.-E.Lemoine: La modélisation, la précision dans les prévisions, ça se répercute directement sur les moyens d'action de la Sécurité civile? - J.Marion: Oui.

Je voudrais souligner que les modélisations de Météo-France font des progrès de manière continue. - A.-E.Lemoine: L'IA va encore changer la donne? - J.Marion: On gagne collectivement en capacités de prévision de ces phénomènes.

On ne sera jamais dans l'analyse à la centaine de mètres près. Ce qui est important, c'est la préparation. Il faut être capable de se préparer et de réagir quand ça arrive.

C'est ce que l'on fait toute l'année avec les campagnes de prévention que l'on mène. - L.Romejko: Ce qui est remarquable, c'est l'absence de victimes.

L'efficacité des systèmes de vigilance...

Après chaque catastrophe, chaque drame, on a tiré les leçons. Après Vaison-la-Romaine, en 1992, on a mis en place les vigilances. On peut reparler de Xynthia, où il y a eu la vigilance vagues-submersion qui a été mise en place.

C'est efficace. A Vaison-la-Romaine, il y avait eu 37 victimes. Les orages, en quantité de pluie, étaient moindres que l'épisode que l'on vient de vivre.

J'ai la faiblesse de penser que c'est efficace. - A.-E.Lemoine: Un mot avant de passer la parole à Mohamed? - J.Marion: Ce qui a très bien marché aussi, c'est l'alerte à la population.

Quand il y a un événement grave qui arrive, on a un outil qui permet d'envoyer des messages d'alerte sur votre téléphone. Votre téléphone se met à hurler, littéralement. Il diffuse un message de prévention.

Les départements concernés ont utilisé FR-Alert. Ca a sauvé des vies. - M.Bouhafsi: Des épisodes de plus en plus intenses et fréquents à cause du dérèglement climatique.

C'est ce que souligne ce matin A.Pannier-Runacher, qui a menacé de démissionner si elle n'obtenait pas le budget nécessaire pour faire face à la situation. - A.Pannier-Runacher: Il faut un budget à la hauteur de la situation.

Ce n'est pas le cas aujourd'hui. Je ne sais pas s'il faut encore attendre un drame pour comprendre que c'est une absolue nécessité d'investir dans l'adaptation au changement climatique. - Vous ne menacez pas de démissionner si vous n'auriez pas les moyens de votre action? - A.Pannier-Runacher: Je veux avoir les moyens de mon action.

Je vais me battre pour ça. Si je ne les ai pas, j'en tirerai les conclusions. - M.Bouhafsi: S'adapter au changement climatique est indispensable, mais ça a un coût.

C'est un combat perdu d'avance? - J.Viard: Pas du tout!

On va le gagner! On a gagné la grande pandémie. Il n'y a eu que 30 millions de morts.

On en a sauvé 350 millions. On sait gagner les combats planétaires. Ca s'était déjà produit en 1900.

Tout n'est pas lié à l'évolution du climat. Ce qui est lié, c'est la façon dont on utilise le sol. A Marseille, ils ont transformé les berges.

Le but, c'est que l'eau soit bue. Il y a une gestion de l'eau que l'on a perdue. Avant, on disait que c'était tous les 50 ans.

Tous les 50 ans, ce ne sont pas les mêmes acteurs. Quand vous regardez les villages de 1895, ils n'ont pas été inondés car ils étaient en hauteur. Ils sont descendus petit à petit.

Et on a donné des autorisations, des permis de construire dans des zones inondables. Qui est responsable? L'Etat?

Les maires? Les élus? C'est un vrai débat.

Ca s'accélère, ces processus. Hier, c'était phénoménal...

J'étais dans la zone. On avait l'impression que l'eau sortait de la mer. J'ai enlevé mes lunettes de soleil pour conduire.

Ca va arriver plus souvent. L'homme a méprisé la nature. L'homme paie.

La nature va faire notre histoire. Ca va se produire plus souvent. Il faut se préparer.

Chacun Dans son jardin, chaque école qui enlève le goudron, chaque ville qui plante des arbres...

Il y a un boulot de chaque individu, de la société. Ce n'est pas qu'une question d'argent. C'est aussi l'idée que la nature a pris la main.

L'homme doit la respecter. - A.-E.Lemoine: L.Romejko...

Est-ce que J.Viard va devoir enlever ou remettre ses lunettes de soleil dans les jours qui viennent? Il va y avoir une accalmie? - L.Romejko: On va retrouver un régime océanique, automnal, beaucoup plus classique.

Il n'y a pas de nouvel épisode cévenol en perspective. Retour au calme.