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Discours / meetingÉlysée (sur YouTube)· 30 octobre 2019 4 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéEnvironnement & énergieSolidarités & familleTravail & emploi

Échanges avec des Rouennaises et des Rouennais | Emmanuel Macron

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30E.MacronFait
    « Vous avez raison. »
  • 1:30E.MacronFait
    « Sur l'hébergement d'urgence ? »
  • 2:30E.MacronChiffre
    « Il y a eu des dizaines et des dizaines de millions, y compris dans les dernières années, de travaux pour améliorer. »
  • 3:00E.MacronFait
    « On a ces classements Seveso. »
  • 3:30E.MacronFait
    « Un ministre est venu signer pour les accords. »
  • 4:30E.MacronFait
    « Je respecte éminemment une décision qui est individuelle. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

-Moi, j'habite à Rouen, mais je suis enseignante à Petit-Quevilly, et clairement, je pense qu'à Petit-Quevilly, il n'y a pas eu suffisamment de suivi, mais tout comme avant. Je pense qu'il n'y a pas eu de suivi. Clairement, on a été abandonnés.

En tout cas, c'est ce qu'on ressent. Voilà, et c'est important de le dire. -E.Macron : Oui, mais vous avez raison. -Voilà. -E.Macron: Non, mais merci. -Il n'y a pas qu'eux qui se sont sentis abandonnés.

Moi, je suis dans le social. Pas de gymnase ouvert pour les SDF. Il y a beaucoup de retours en disant : "Nous, on est à la rue.

On sait pas ce qu'on a respiré." Enfin, du coup, pareil. On se sent totalement... -E.Macron : Sur l'hébergement d'urgence ? -Oui.

L'hébergement d'urgence, mais là, on parle de gymnase parce qu'ils sont tellement nombreux que du coup, ç'aurait été bien qu'un gymnase s'ouvre ne serait-ce que pour eux, qu'ils se sentent quand même en sécurité. -E.Macron : Là, vous avez eu des gens qui ont eu des... -Ben ils ont été malades aussi.

Ils ont eu des symptômes de toux. Il y en a un qui a craché du sang. Enfin, c'est quand même sérieux. -E.Macron : Bon ça aussi, on va... -Pas un gymnase ouvert, quoi.

Il faut aussi penser aux gens de la rue. Voilà. -E.Macron : Vous avez raison. -Et oui. -E.Macron : Non.

Vous avez raison. Mais moi aussi, c'est pour ça que je viens...

C'est pour capter ce qu'on doit mettre après dans un protocole. Parce que les choses vont très vite, les équipes gèrent l'urgence, mais au moment où les services ont eu à gérer, on ne savait pas s'il y avait...

Regardez. On a après appris qu'il y avait un 2e hangar qui avait brûlé. On comprend en même temps qu'on explique, si je puis dire.

C'est ça, la difficulté. Les gens sont concentrés dans l'action. C'est vrai que si tout n'est pas dans un protocole quasiment automatisable, ce n'est pas forcément fait.

Et donc c'est aussi pour ça qu'on veut tirer tous les enseignements de ce qu'il s'est passé pour ne pas que ça se reproduise. -Oui... -E.Macron : Mais moi, je comprends très bien et je vous remercie de me le dire avec beaucoup de calme...

Parce que votre colère et ce que vous avez ressenti, c'est important. -C'est important pour moi de le dire aussi. -E.Macron : Oui, oui.

Et je pense que vous le dites au nom de beaucoup d'autres. -Je pense que beaucoup de Rouennais sont en colère. Peu importe, finalement, la tendance politique. -E.Macron : Ce n'est pas du tout...

C'est la vie de la nation. C'est la vie de la cité. Ce n'est pas... -Ce qui serait vraiment bien pour l'avenir, c'est que ce genre de catastrophe qui nous est arrivée, qui est arrivée à nos enfants, et on ne sait pas, dans l'avenir, ce qui va se développer.

Est-ce qu'ils vont être malades ou pas ? Ca, il ne faut plus que ça arrive n'importe où en France, ce serait génial partout, mais en France plus particulièrement, puisque c'est là qu'on vit. Je pense qu'aujourd'hui, les usines mériteraient quand même un contrôle un peu plus approfondi. -E.Macron : Vous savez, elle est...

On pourrait en reparler, mais c'est une usine qui a donné lieu à des contrôles extrêmes, des investissements... -Mais là, depuis 1954... -E.Macron : Il y a eu des dizaines et des dizaines de millions, y compris dans les dernières années, de travaux pour améliorer.

Et c'est d'ailleurs pour ça qu'on a ces classements Seveso. S'il n'y avait pas eu ces contrôles et ces investissements, là, ça aurait été un drame. Et un drame d'un tout autre ordre. -Ca n'a pas été un drame car on avait nos pompiers, aussi. -E.Macron : Parce qu'il y a eu les pompiers et parce qu'il y a eu tout un protocole qui est fait avec les usines.

Et je le dis aussi parce qu'on en parlait avec M. le maire tout à l'heure et M. le préfet, c'est aussi une usine qui a elle-même investi dans la sécurité, conformément d'ailleurs à nos lois, et qui n'a pas mégotté sur les investissements.

Donc on n'est pas face à quelqu'un... -Espérons qu'il ne mégotte pas non plus sur les indemnisations. -E.Macron : Comme vous avez vu.

Un ministre est venu signer pour les accords. -Qu'est-ce qu'on fait pour les gens qui, comme moi, par exemple, ont déménagé et n'ont aucune aide de l'assurance, etc. ?

On est plusieurs. On n'a pas d'aide. -E.Macron : Mais faut peut-être aussi...

Je pense que l'accompagnement des citoyens est très important. Après, faut peut-être réinterroger votre choix de bouger. -Non.

Franchement, rester à Rouen, pour moi, aujourd'hui, ce n'est pas une solution, en tout cas pour mes enfants. Je préfère les éloigner un petit peu. Et je pense que peut-être que vous, en tant que parent, vous auriez fait la même chose.

On ne sait pas ce qui... -E.Macron : Peut-être.

De toute façon, je n'ai pas à juger. Je respecte éminemment une décision qui est individuelle. Mais voilà, on va continuer à accompagner, en tout cas. -Espérons-le. -E.Macron : Merci, madame. -Au revoir. -E.Macron : Bon courage à vous.