🔴 Audition d'Aurore Bergé par la délégation aux droits des femmes
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 62 %Attaque 16 %Défensif 22 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Quelle est votre position sur la modification de la définition pénale du viol ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Quelles mesures pour l'égalité professionnelle et économique des femmes ?
- 11:00OuverteRéponse directe
Quelles mesures pour les femmes en ruralité ?
- 14:00OuverteRéponse directe
Que faire contre l'excision en France ?
- 17:00RelanceRéponse directe
Quelles garanties pour le droit à l'IVG après sa constitutionnalisation ?
- 19:00OuverteRéponse directe
Comment lutter contre la prostitution des mineurs ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00Aurore BergéFait
« il s'agit donc à la fois de sécuriser ses acquis et de lutter contre toute forme de régression mais il s'agit aussi d'avoir un discours de conquête de conquête sociale vers de nouveaux droits »
- 7:00Aurore BergéChiffre
« l'objectif de garantir que 40 % des emplois ciblés dans la fonction publique soi pourvu par des femmes c'est la directive du 19 juillet 2023 »
- 12:00Aurore BergéChiffre
« le nombre de places d'hébergement pour les victimes a été doublé atteignant plus de 11000 places »
- 13:00Aurore BergéChiffre
« le nombre d'interventions des forces de l'ordre a triplé passant de 3634 en 2022 à près de 10500 interventions l'année dernière »
- 15:00Aurore BergéPromesse
« nous comptons aller plus loin pour mesurer les écarts à l'entrée dans la carrière professionnelle »
- 18:00Aurore BergéFait
« les femmes ont toujours parlé mais que la société peut-être ne les a pas suffisamment écouté mais les femmes ont toujours parlé elles ont toujours dit les violences ont-elles été l'objet »
- 21:00Aurore BergéChiffre
« les bracelets antiapprochement plus de 1000 aujourd'hui des téléphones graves danger plus de 5000 aujourd'hui »
- 23:00Aurore BergéChiffre
« seul un/3 des lycéens l'enseignement primaire et secondaire et supérieur seul 1/3 des lycéennes en terminal ont les maths pour spécialité »
- 24:00Aurore BergéChiffre
« seulement 24 % des ingénieurs sont des femmes »
- 2:30Aurore BergéFait
« le décrochage en mathématique des filles c'est pas les jeunes filles c'est les petites filles c'est entre le CP et le CE1 que le décrochage est le plus puissant »
- 8:00Aurore BergéChiffre
« on a 12228 femmes qui aujourd'hui ont bénéficié de l'aide universelle d'urgence ce qui veut dire malheureusement que ça fonctionne »
- 8:30Aurore BergéChiffre
« le montant moyen de l'aide qui a été croyez c'est 875 € »
- 18:00Aurore BergéChiffre
« 50 % des femmes qui sont victimes de violence habitent dans des territoires ruraux alors qu'il n'y a que 31 % de la population »
- 23:00Aurore BergéChiffre
« plus de 190 millions de femmes dans le monde et pas moins de 1,5 million de femmes en France qui sont atteintes d'endométriose »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
dans le travail transpartisan qui nous a amené à à à ce fait historique et la fierté de de notre pays de pouvoir constitutionnaliser ce droit à l'avortement donc ravie de vous retrouver dans dans dans cet élan et dans ces travaux qui nous ont amené à à cette réussite euh je voudrais sur des questions logistiques rappeler que pour célébrer cette événement l'ensemble des trois délégations aux droits des femmes du Sénat du C et nous-même nous nous retrouvons au Sénat à 19h30 donc l'ensemble des membres de notre DDF sont conviés est convié pardon et nous y retrouverons nos collègues avant de passer également à notre ordre du jour permettez-moi de vous rappeler notre notre événement que nous organisons à l'occasion de ce mois de mars nous le ferons le 19 mars prochain à 16h30 en salle Victor Hugo c'est un événement qui sera sur le thème que nous travaillons actuellement avec mon corapporteur Stéphane virry sur la question de la féminisation de la pratique du sport et nous ferons un événement sur le thème partager le terrain comment augmenter et diversifier la pratique sportive des filles à cette occasion nous diffuserons le documentaire de Nicola bar elle est ancienne internationale de foot intitulé donc le documentaire la conquête de l'espace suivra ensuite une séquence avec des jeunes les Olympiques de la mixité ce sera animé par des scolaires et puis ensuite une table ronde qui réunira donc Nicola Abar madame Nicola Abar pardon madame Marie Barsac elle est directrice exécutive de impact et héritage de Paris 2024 on aura Manon Lanza qui est sportive entrepreneur et créatrice de contenu sur les réseaux sociaux édite Marie Juel Juls pardon géographe elle est spécialiste du genre et Jérôme vandenabel il est directeur national de l'Union sportive et de l'enseignement du du premier degré euh la présidente de l'Assemblée ainsi que notre ministre Aurore berger nous feront l'honneur d'être à nos côtés et je les en remercie évidemment euh madame la ministre cher Aurore merci pour votre présence à cette audition à la suite de votre nomination aux fonctions de ministre chargé de l'égalité entre les femmes et les hommes il nous a paru essentiel que nous puissions vous recevoir pour échanger sur la feuille de route qui est la vôtre euh vous savez que notre délégation travaille en ce moment je viens de l'évoquer sur la question du sport nous nous sommes également lancé dans une réflexion sur l'opportunité ou non avec ma corrapporteur Marie-Charlotte Garin de modifier la définition pénale du viol pour mieux répondre aux évolutions et aux attentes de notre société pour ce crime qui est encore largement impuni ainsi je serais particulièrement intéressé d'entendre votre position sur ces deux question sans évidemment préjudice de l'ensemble des autres sujets que vous pourrez évoquer sur la santé des femmes la vie économique des femmes peut-être ou la lutte plus globale contre les violences euh j'aurais également une question de la part de notre collègue Sandrine Josso qui qui excuse son son absence donc je le prendrai je le ferai à sa place en temps voulu sans plus attendre madame la ministre je vous laisse la parole et puis nous entendrons ensuite chacun des orateurs de groupe je vous laisse la parole merci madame la Présidente et bonjour à toutes et à tous merci aussi d'avoir accèé que cette audition soit reportée vous savez voilà dans quelles circonstances elle avait été je vous remercie pour les gentim mots que vous avez eu à mon égard à ce moment-là je crois que nous avons en effet vécu un moment qui était extrêmement important hier il se trouve que voilà l'udition a été programmé aujourd'hui et je voulais une nouvelle fois remercier toutes celles et tous ceux qui l'ont rendu possible et évidemment beaucoup de membres de la délégation au droits des femmes tant d'ailleurs à l'Assemblée nationale qu'au Sénat au S vous l'avez dit et je crois que c'est une belle victoire aussi parce que justement elle est collective et c'est peut-être parfois la force de la vie politique d'arriver à recréer des des moments qui sont aussi des moments d'unité qui peut-être donne un peu confiance aussi dans la vie parlementaire dans la vie politique en général puisque tout cela est aussi partie d'un certain nombre d'initiatives parlementaires et je vois certains et certaines députés particulièrement impliqués dans dans cette salle la défense des droits des femmes et la promotion de l'égalité elle occupe évidemment une place centrale vous le savez dans l'engagement qui a été le mien et je crois que votre présence ici démontre que c'est un engagement que nous partageons nous savons aussi que cette longue marche vers l'égalité elle n'est évidemment pas terminée depuis 50 ans le ministère que j'ai l'honneur d'occuper a permis d'accompagner des avancées majeures dans les droits et pour l'égalité il s'agit donc à la fois de sécuriser ses acquis et de lutter contre toute forme de régression mais il s'agit aussi d'avoir un discours de conquête de conquête sociale vers de nouveaux droits notamment pour faire encore reculer ce qui fait mentir je crois notre promesse d'égalité la grande cause des deux quinquenas du président de la République vous le savez c'est la question justement de l'égalité entre les femmes et les hommes ce combat là encore il doit être collectif collectif avec les parlementaires de tous les groupes politiques qui souhaitent s'engager sincèrement sur ce sujet avec les collectivités locales avec aussi les associations avec lesquelles je travaille de la façon la plus régulière et la plus rapprochée qui puisse être mais je crois que nous devons aussi aller plus loin non pas juste nous parler entre nous parce que je pars du principe que nous sommes ici quand même convaincu de la nécessité d'avancer même si nous pouvons avoir parfois des des désaccords mais nous devons mobiliser surtout la société de la manière la plus large possible embarquer avec nous les entreprises les Français car ce combat il nous concerne évidemment tous l'égalité entre les femmes et les hommes est un combat que nous sommes déterminés à mener jusqu'au bout jusqu'à atteindre l'égalité réelle c'est par ces mots que la la première ministre ellisabeth borne avait marqué le 8 mars dernier et bien le plan interministériel qui court vous le savez de 2023 à 2027 ce plan il a quatre axes principaux d'abord lutter contre toutes les violences faites aux femmes ensuite promouvoir et donner aux femmes un accès à la santé j'imagine qu'on y reviendra assurer l'égalité professionnelle et économique et instaurer une véritable culture de l'égalité dans notre pays ces champs sont donc mes champs d'action prioritaires et c'est comme ça que j'ai essayer de découper euh mon propos liminire d'abord la question de l'égalité économique et professionnelle et euh un sujet connexe à celui-là qui est la question de la parentalité dans le monde professionnel nous le savons les inégalités elles persistent que soit dans le choix des carrières dans le choix des métiers avec des femmes qui continuent à faire face à des inégalités il est crucial d'améliorer les parcours professionnels des femmes pour leur permettre de mieux concilier vie personnelle et professionnelle tout en réduisant les écarts de rémunération j'aimerais qu'à l'échelle de nos générations le slogan un travail égal salaire égal devienne une réalité pour encourager une plus grande mixité dans les secteurs d'activités il est essentiel de fournir aux jeunes filles aux jeunes femmes des exemples et des mentors comme l'événement que vous organisez madame la Présidente notamment dans les filières où les femmes sont sous-reésentées filières techniques les filières scientifiques les filières numériques je pense notamment à l'intelligence artificielle l'objectif de garantir que 40 % des emplois ciblés dans la fonction publique soi pourvu par des femmes c'est la directive du 19 juillet 2023 l'introduction d'un congé de naissance que j'ai porté dès mon entré au gouvernement que le Président de la République a confirmé c'est un enjeu d'égalité entre les femmes et les hommes c'est aussi une chance pour nos enfants une chance pour tous les parents évidemment de pouvoir assumer pleinement leur rôle en leur laissant évidemment toute liberté d'avoir recours ou pas à ce congé et puis poursivre la réduction des inégalités d'accès à l'emploi en milieu urbain comme en zone rural doit être une priorité malgré la loi égalité économique qui était une initiative parlementaire qui a contribué à féminiser les conseil d'administration et de surveillance des entreprises françaises les femmes se retrouvent encore trop souvent dans des postes de second plan sans véritable pouvoir décisionnel nous avons été les premiers à mettre en place l'index pénico mais nous devons aller plus loin vous le savez j'ai l'occasion de le dire en réponse à une question tout à l'heure pour les entreprises qui ont un score inférieur à 75/ 100 elles n'auront plus accès au marché public je crois que c'est une décision forte de la même manière pour les entreprises qui refuseraient d'utiliser cet index ou de le publier si nous devons aller plus loin moi je n'y vois enfin je n'ai aucun tabou en la matière sur ce sujet si d'autres sanctions devaient à un moment pouvoir exister je l'ai aussi annoncé avec Sylvie rotaillot nous comptons aller plus loin pour mesurer les écarts à l'entrée dans la carrière professionnelle parce que il y a toujours ceux qui diront que l'index pénico a des défauts peut-être qu'il en a mais je crois qu'il est extrêmement pertinent puis ce qu' contesteront en disant au bout de 15 ans 20 ans 30 ans de carrière on compare des choses qui sont pas comparables et cetera à l'entrée de la carrière à l'entrée dans la vie professionnelle quand on sort de la même grande école de la même fac du même BTS du même CFA il y a aucune raison qu'on ait des écarts on a donc besoin évidemment de pouvoir le mesurer c'est ça que nous allons mettre en place il est également important de mieux prendre en compte les disparités de revenus au sein même des couples notamment en appliquant par défaut un taux individualisé pour le prévement à la source du revenu comme le prévoit vous le savez la loi de finance de 2024 enfin nous améliorons le cahier de charge du label Égalité Professionnelle pour mieux prendre en compte les violences faites aux femmes l'évolution des modes de travail et l'usage de l'intelligence artificielle mais ce n'est pas seulement une question de droit mais aussi un ensemble de représentation et c'est souvent ce qui est le plus difficile à changer des représentations culturelles sociales qu'il faut combattre question du sexisme le travail sur les stéréotypes l'éducation à la vie affective la question de la pornographie 90 % des contenus pour adultes aujourd'hui montrre des scènes réelle de violence physique de violence sexuelle de violence verbale d'humiliation systématique envers les femmes et une portion significative de la société ne voit pas ces contenus malheureusement comme étant des contenus problématiques soyons lucide en la matière nos enfants en moyenne à 10 ou 11 ans ont déjà vu un contenu pornographique cette tendance récente elle probage une culture évidemment du sexisme une culture extrêmement violente qui inclut même des scènes de torture et des scènes de barbarie qui sont donc access ble librement et facilement comme l'a mis en lumière le récent rapport du HCE et cela a une influence malheureuse et très marqué parmi les plus jeunes générations nous devons donc nous appuyer à la fois sur les recommandations du HCE sur les recommandations aussi du Sénat afin d'aborder cette question dès le plus jeune âge de manière à promouvoir une véritable culture de l'égalité dans le moindre geste du quotidien pour évidemment nos enfants lutter contre toutes les formes de violence donc pour contraindre aussi plus fermement l'industrie pornographique à la la suite des travaux donc qui ont été réalisés le projet de loi vous le savez bien visant à sécuriser réguler l'espace numérique parce que vous y avez largement œuvré inclus plusieurs dispositions relatives à ce sujet j'espère qu'en CMP ces dispositions pourront être maintenues parce que sont des dispositions protectrices évidemment pour les femmes comme vous je soutiens donc la mise en place de ces sanctions afin d'éliminer les contenus mettant en scène des violences physiques et sexuelles envers les femmes ainsi que des discours incitant à la haine la nité de ces sanctions contre les violences représenté dans l'industrie pornographique et la propagation de contenu nuisiblebl aux mineurs met en évidence notre devoir d'agir pour la santé publique et la protection des droits enfin je souhaite poursuivre le travail déjà engagé depuis 2017 et qui a entraîner je crois des avancées importantes sur la question des violences sexistes et sexuelles la mise en œuvre d'abord de mesures de prévention de lutte contre les violenceces conjugal et domestique illustré notamment cher Émilie chandlerur par le plan rougeevf que vous avez conduit avec avec Dominique Verrien a marqué je crois une étape décisive de notre combat et ce plan il est en cours de déploiement et je pense aussi à votre proposition de loi sur la question des ordonnances de protection le nombre de places d'hébergement pour les victimes a été doublé atteignant plus de 11000 places afin de fournir un refuge à celles qui en ont le plus besoin souvent d'ailleurs des femmes qui sont aussi des mères avec des enfants en bas-âge l'adoption les bracelets antiapprochement plus de 1000 aujourd'hui des téléphones graves danger plus de 5000 aujourd'hui approuvé son efficacité le nombre d'interventions des forces de l'ordre a triplé passant de 3634 en 2022 à près de 10500 interventions l'année dernière je crois démontrant justement l'importance de ces dispositifs je le rappelais tout à l'heure encore il y a quelques semaines en scène saint-is suite au déclenchement d'un téléphone grave danger un féminicide a sans doute été évité et un homme neutralisé les moyens alloués à la lutte contre ces violences ont augmenté de 13 millions de d'euros par rapport à 2023 permettant la mise en œuvre aussi et c'était une initiative parlementaire de l'aide universelle d'urgence pour les femmes victime de violence conjugale enfin pour toutes les victimes d'ailleurs le lancement du numéro d'assistance 3919 et du site arrêtons les violences offre aujourd'hui un accès permanent à des ressources essentielles ils sont maintenant près de 50 ETP permettant et bien de multiplier évidemment leur vigilance et leur action là aussi d'ailleurs d'initiative parlementaires ce budget a été renforcé grâce vaut l'instauration du versement automatique des pensions alimentaires là aussi a été un pas important vers l'autonomie financière des femmes dont on sait qu'elle est souvent celle qui privent les femmes qui sont en plus victimes de violence de leur capacité à pouvoir prendre leur destin en main et à pouvoir se libérer des violences dont ell souffrent ces mesures doivent donc être accompagnées aussi d'un effort continu pour mieux accueillir la parole des femmes j'ai toujours dit et je le répète ici je crois que les femmes ont toujours parlé mais que la société peut-être ne les a pas suffisamment écouté mais les femmes ont toujours parlé elles ont toujours dit les violences ont-elles été l'objet mais maintenant nous leur disons manière plus claire que non seulement nous les écoutons mais que surtout nous les croyons et que il faut autant que c'est possible pour elle évidemment les inviter et les inciter à pouvoir porter plainte et à s'engager dans une voix dont on sait qu'elle est extrêmement exigeante évidemment qui est la voix judiciaire devons assurer un soutien efficace dès le défaut de la plainte jusqu'à l'éloignement de l'agresseur rappelons que c'est d'abord cela qui doit pouvoir être mis en place cette approche elle est cruciale pour transformer notre société garantir la sécurité l'égalité évidemment pour toutes les femmes depuis 2017 la lutte contre les violences faites aux femmes qu'elle soit intrafamiliale ou qu'elle soit systémique dans notre société est donc évidemment une priorité absolue cette mobilisation elle a permis ou elle s'est accompagné de plus en plus de femmes qui ont réussi et on le voit encore très récemment à brisé une forme d'omerta et de silence qui a très longtemps prévalu dans des secteurs où la domination masculine et était ancré et donc où il était encore plus difficile évidemment de pouvoir s'exprimer et donc nous devons continuer à nous mobiliser sur ce sujet je pense notamment au témoignages plus récents d'artistes évidemment de sportives qui se sont multipliés mais ces récits ils mettent en lumière des situations de domination et des risques d'abus de pouvoir qui continuent à exister dans un certain nombre de secteurs que ce soit le secteur de la culture dans le secteur du sport dans le secteur de la santé de l'enseignement supérieur bref tous les secteurs où des dominations pendant très longtemps ont prévalu avec souvent un silence une forme de complicité de l'entourage ou une question aussi qui peut se poser de la responsabilité parentale ce titre donc nous lançons une mission interministérielle avec tous les ministres clés sur ce sujet de manière à avoir un état des lieux mais surtout au-delà deétat les lieux auà du recueil de témoignages qui sera possible dans le cadre de cette mission et bien je crois qu'il faut que nous puissions développer de manière systématique des contrepouvoirs des gardes-fous des régulations dans ces secteurs qui aujourd'hui aujourd'hui en sont malheureusement fort dépourvus nous voulons évidemment continuer à combattre les violences sexistes et sexuelles pour encourager cette prise de parole jusqu'à l'obtention de la justice pour veiller à la protection des victimes notamment en multipliant par de le nombre de maisons d'accueil de femmes sur le territoire c'est l'initiative aussi du pack nouveau départ destiné à couvrir les coûts immédiats en vue de l'établissement de solution à long terme donner la possibilité aux femmes victimes qui souhaitent partir de manière à avoir enfin une coordination effective et efficace de l'ensemble des services et enfin excusez-moi je suis un peu longue vous m'arrêtez sinon consolider l'aide aux victimes diffuser notre culture de l'égalité doit permettre d'étendre aussi notre action dans le domaine de la diplomatie féministe ça n'est pas un gadget et pour avoir été dans un Conseil européen informel avec l'ensemble des ministres en charge de l'égalité pour avoir rencontré notamment mon homologue polonaise à la veille de notre vote sur l'IVG ça a évidemment un effet d'entraînement ce qui est rassurant c'estd que la voix de la France elle est encore largement écoutée et est attendu notamment sur la question des droits humains et donc en particulier sur la question des droits des femmes et donc l'engagement de notre pays sur ces sujets est évidemment absolument déterminant et je crois qu'il doit évidemment pouvoir se poursuivre ce d'autant plus avec l'accueil donc quelques semaines quelques mois des Jeux olympiques et paralympiques je souhaite que ce soit aussi une occasion extrêmement importante tenvoyer un messag puissant au monde sur les enjeux d'égalité sur la culture de l'égalité mais aussi sur la lutte contre toutes les formes de mutilation faites aux femmes on sait aussi que en parallèle de ces grands événements la question de la traite humaine la question des mutilations peuvent voir le jour il faut que ces situations puissent être révélé il faut surtout que ces situations puissent être et bien judiciarisé de manière à conforter et à soutenir les femmes je serai enfin avec un certain nombre d'entre vous à New York à partir de dimanche prochain parce que nous avons un événement qui est important qui vous savez la Commission de la condition de la femme à New York qui se tient chaque année et je crois crois que le vote qui a été le nôtre et surtout les enjeux que nous souhaitons porter seront très importants j'ai souhaité que l'événement que parinene la France cette année puisque chaque pays décide un événement qu'il parrainene soit sur la question du viol comme arme de guerre comme arme terroriste notamment après ce qui s'est produit le 7 octobre dernier qui ne peut pas évidemment nous laisser sans voix alors que tant de femmes ont subi des violences sexuelles et des mutilations et je crois que là encore je l'espère la voix de la France sera écoutée sur ces gens je suis pas plus longue de manière à avoir le temps surtout de répondre à vos questions et je vous remercie madame la Présidente merci infiniment madame la ministre vous n'arrivez pas les mains vides donc merci déjà pour vos premières annonces euh on laisse donc la parole aux orateurs et oratrices de groupe en démarrant par le groupe Renaissance avec Émilie chandelur pour 2 minutes madame la ministre madame la Présidente mes chers collègues membres de la DDF s'il y a bien une chose sur laquelle nous sommes toutes et tous d'accord au sein de cette commission c'est qu'être une femme ne devrait et ne doit pas être un frein ce n'est pas une fatalité c'est une chance au sein de cette délégation nous en faisons notre combat quotidien l'égalité femm homme est un combat qui nous rassemble et cette nécessité d'égalité s'exprime dans l'ensemble des secteurs de notre société au quotidien malgré les progrès indiscutables réalisés par notre majorité depuis 2017 les Français sont confrontés à des frins qui creusent des inégalités que nous peinons à combler malgré des dispositifs pertinents déployés dans nos territoires la notion de territorialité est importante ce sont près de 11 millions de femmes qui vivent dans les territoires ruraux les inégalités existantes dans tous les types de territoires sont accentué en ruralité à cause de freins spécifiques car les femmes à la campagne sont confrontés à des difficultés supplémentaires alors que leur situation est souvent méconnue depuis le début de mon mandat je m'efforce de rencontrer de mettre en avant ces femmes qui s'engagent et portent le territoire du valdoise et celles-ci ont pu me témoigner des difficultés évidentes qu'elles rencontrent notamment dans l'accès à l'emploi en effet le risque d'être touché par le chômage et la précarité est plus important pour les femmes en ruralité dans les communes rurales 21 % des femmes salariées ont un contrat précaire contre 13 % dans les communes les plus urbaines ces données publié par le ministère de l'Égalité lui-même sont des témoignages frappants de cette réalité les obstacles à les obstacles à l'emploi persistent et se multiplient en ruralité les femmes ne doivent pas seulement briser le plafond de verre mais aussi parcourir des kilomètres pour l'atteindre avant d'en finir je voudrais rendre hommage à deux femmes remarquables de mon territoire madame touril et Madame Bertolino toutes deux chefs d'entreprise mais aussi engagé dans un réseau féminin réseau né d'un constat d'inégalité au niveau local qui souhaite promouvoir la solidarité et le partage d'expérience entre les membres pour sortir de l'isolement et isoler le réseau de la R et étouffer le réseau de la ruralité des initiatives telles que celles-ci où des femmes dynamiques se rassemblent pour combattre ensemble les inégalité de genre se multiplie sur le territoire oui en 2024 les femmes ont encore besoin de s'entraider et s'accompagner pour faire face aux inégalités qui perdure dans la société madame la ministre connaissant votre engagement sans faille sur ce sujet mais aussi votre connaissance des problématiques rurales ma question est donc la suivante quelles sont les prochaines mesures envisageables pour apporter des réponses à ces inégalité persistante qui handicape au quotidien les femmes dans l'accès à l'emploi en particularité en ruralité je vous remercie merci chers collègues pour le rassemblement national Julie lechanteux merci madame la présidente madame la ministre je vais m'adresser à vous au nom du groupe rassemblement national les droits des femmes sont menacés par la recrudesence d'actes barbares sur notre sol notamment avec l'excision cette pratique est de plus en plus répandue en France et les chiffres publiés le 6 février dernier date de la Journée internationale contre les mutilations génitales féminines font froid dans le dos elle concerne actuellement 200 millions de femmes dans le monde et plus de 125000 en France ajoutant que 13 % des femmes ayant accouché en 2018 à l'hôpital de Montreuil avaient subi une excision or il s'agit d'une pratique qui est clairement d'origine sub-saharienne sa présence en France n'y est donc nullement autochtone faisant de l'immigration la seule voie d'accès de l'importation des mutilations sexuelles féminines en France ces mutilations sont internationalement considéré comme une violation des droits des jeunes filles et des femmes elle constitue une forme extrême de discrimination à l'égard des femmes une violation des droits de l'enfant lorsque pratiqué sur des mineurs ces pratiques inhumaines et et dégradante viole également les droits à la santé à la sécurité et à l'intégrité physique le droit d'être à l'abri de la torture ainsi que le droit à la vie lorsqu'elles ont des conséquences mortelles en France l'excision est interdite néanmoins chaque année ce sont des milliers de jeunes filles de jeunes femmes qui se font exciser dans la clandestinité avec les conditions de santé que cela implique elles étaient 60000 au début des années 2000 125000 en 2010 et aujourd'hui au vu des témoignages concordants des chirurgiens et des gynécologues il ne fait aucun doute que la situation empire madame la ministre qu'allez-vous mettre en place pour assurer la sécurité des femmes et des fillettes dans notre pays la France où l'excision tout comme les autres mutilations sexuelles se pr se pratique pardon de manière exponentielle je vous remercie merci pour la France insoumise Sarah Legrin merci madame la Présidente madame la ministre merci pour pour votre présence à la veille du 8 mars et après ce moment historique que nous venons de de vivre et dont je crois on est un certain nombre ici à partager l'émotion je voulais vous profiter de votre présence pour vous poser vraiment des questions très précises d'abord sur les garanties du droit à l'IVG qui a été donc constitutionnalisé qu'est-ce que vous comptez mettre en œuvre pour garantir son effectivité quels engagements en terme de réouverture de cent IVG fermé toutes ces dernières années qu'est-ce que vous pensez de cette double clause de conscience des médecins est-ce qu'il ne faudrait pas finir par revenir vir dessus puisqu'il existe déjà une première clause de conscience ensuite du côté des 10 milliards de coupes budgétaires annoncé par décret dont 7 millions sont amputés au ministère de l'Égalité femm homm vous nous avez déjà affirmé que ce serait pas sur les violences sexist et sexuelles que ce serait pris mais donc on se demande un peu où ça sera pris et vous vous avez reçu ce matin un courrier d'alerte de la part du planning familial enfin c'est le premier ministre qui l'a reçu vous avez dû l'avoir du centre du centre de la Fédération des des centres de des droits des femmes de planning familial la fondation des femmes la fédération nationale solidarité femme qui explique qu'elles sont à bout de Souf qu'elles ont besoin de ces 2,6 milliards pour lutter contre violence sexiste et sexuelle donc qu'est-ce que vous leur répondez comment vous expliquez ce décalage entre une baisse de budget et des demandes budgétaires qui ne sont jamais comblé et dans ce cadre là aussi cette fameuse mission interministérielle sur les violences sexuelles dans la culture et dans le sport évidemment nul ne sera contre mais est-ce que vous craignez pas que vu que vous comme vous le dites les femmes parlent déjà et que il y a déjà beaucoup de demandes très fortes ne serait-ce que celle de des maîtres boutona qui est qui est qui est accusé de violence sexist et sexuelle enfin de violence sexuelle ou un certain nombre de demandes comme ça ou de ne pas tresser des lauriers à à deux par Dieu est-ce que vous pensez pas que ce sera vu comme une façon de faute de budget de retarder les choses et dernière question sur le congé de naissance on a vraiment besoin de précision euh parce que à cette heure il est difficile de savoir en quelle mesure ce sera pas un rabotage du congé parental et moi je voulais vous interroger sur une proposition de loi qu'on dépose eu cette semaine sur l'égalité entre le congé paternité et le congé maternité qui serait en fait un premier une première levée de de frein sur le fait que les les pères prennent ou non leur congé c'està-dire un congé égal et obligatoire un congé d'accueil de l'enfant qui puisse être pris par le père ou par le conjoint la conjointe et qui s'assurerait que la mère ne se retrouve pas au bout de 28 jours au mieux toute seule avec son enfant pour accueillir son enfant je crois que c'est décisif dans la lutte contre enfin pour le partage des tâches familiales et contre les discriminations y compris professionnelles donc j'aimerai votre avis sur le sujet je vous remercie merci la parole pour les républicains à Stéphane vir oui merci madame la présidente madame la ministre mes chers collègues merci en tout cas de nous faire part madame la ministre de votre feuille de route nous l'attendions et les associations les fondations celles et cell celles et ceux pardon qui sont sur le terrain au quotidien attendent effectivement de savoir quelle va être vos objectifs pendant les pendant les temps qui qui viennent moi je vous avez parlé de conquête forcément sur un terme comme ça nous nous y souscrivons mais je m'interroge de la capacité à atteindre des des objectifs partagés eu égard au programme 137 de notre loi de finances par rapport aux chapitres qui sont ouverts les aides universelles d'urgence pour les victimes de violence conjugale paraissent effectivement insuffisants sur les crédits dévolu à la lutte contre les violences et la prostitution je m'interroge et je voudrais en particulier vous interrogez madame la ministre sur la la prostitution des mineurs un véritable fléo qui se développe par partout euh de façon méthodique de façon ignoble quelle action votre ministère pourrait entreprendre en lien avec les parquets en lien avec les associations de terrain pour tarir cette ignominie de la prostitution des mineurs dans notre pays ma deuxième question portera sur les violences domestiques sur les violences conjugales vous avez effectivement rappelé des dispositions qui ont été prises souvent à l'unanimité des outils complémentaires il n'en demeure pas moins que les résultats ne sont pas là est-ce qu'il ne faudrait pas désormais sous l'égite de votre ministère qu'on procède à une évaluation de l'adéquation entre ce qu'on a pu voter ce qui a pu être décidé de de mettre comme moyen de protection et l'efficacité parce que il y a effectivement des annonces il y a effectivement des actes qui vont derrière mais il y a quasiment chaque jour des femmes qui perdent qui perdent la vie dans un contexte domestique donc là je pense que notre rôle c'est aussi d'évaluer des politiques publiques et je m'interroge sur l'opportunité d'engager une telle réflexion à bref délai et puis ma dernière question porte aura sur comment dirais-je sur les familles monoparentales ces mères isolées qui souvent sont exclus exclus de la société exclus en tout cas du marché de l'emploi il y a récemment la mise en œuvre de la réforme de France travail avec l'accompagnement rénové des bénéficiaires du RSA dont souvent ça peut-être des des mères isolées ou des familles monoparentales est-ce que vous avez suffisamment de connexion avec France travail pour qu'il y ait peut-être des dispositifs ou des fléchages adaptés pour permettre l'insertion professionnelle de ces femmes de ces femmes qui sont encore plus en difficulté qui néanmoins doivent retrouver leur place de la société par une activité professionnel merci chers collègues pour les démocrates Elvine lingman merci madame la présidente madame la ministre tout d'abord je vous remercie au nom du groupe démocrate de votre présence parmi nous aujourd'hui et de vos propos liminire engagé vous avez évoqué les femmes et les sciences à l'ône de la montée de l'intelligence artificielle et ce sera aussi le sujet de mon intervention alors en France aujourd'hui les formations techniques scientifiques numériquees quel que soit le niveau d'étude ont le taux de féminisation le plus faible de l'enseignement seul un/3 des lycéens l'enseignement primaire et secondaire et supérieur seul 1/3 des lycéennes en terminal ont les maths pour spécialité en France aujourd'hui seulement 24 % des ingénieurs sont des femmes alors cette non parité qui semble inélectable semble inélctable puisque cette proportion stagne depuis 10 ans euh comme je le constate au sein des promotions de l'école d'ingénieur où j'enseigne ce manque de représentation des femmes dans les domaines scientifiques à nombreuses origines euh nous n'allons pas revenir sur toutes mais au premier lieu desquelles il y a la culture populaire les interactions et les attentes sociales qui véhiculent autant de stéréotypes en effet quand une jeune femme exprime un intérêt pour les science elle est susceptible de ne pas recevoir le même soutien qu'un garçon de la part de sa famille de ses pères ou de ses enseignants entravant ainsi la confiance en elle sa confiance en elle et sa sa persévérance dans ces domaines alors des leviers sont disponibles des réponses peuvent être apportées aux interfaces de plusieurs ministères l'éducation nationale l'enseignement supérieur et la recherche l'industrie et le vôtre aussi pourriez-vous s'il vous plaît nous préciser pardon les mesures interministérielles que vous prévoyez de mettre en place pour encourager ces jeunes filles à poursuivre des études et des carrières dans les domain technique scientifique et numérique je vous remercie merci chers collègues pour les socialistes Marie Noël baptistel merci merci beaucoup madame la présidente madame la ministre merci de de votre venue au lendemain de ce jour historique où notre pays a envoyé un message fort à l'ensemble du monde en devenant le premier état constitutionnaliser la liberté de de l'IVG je crois que beaucoup d'émotions et de fierté nous envahissait toutes et tous hier pour ce moment qui est finalement la finalité d'un travail de nombreux parlementaires présents ici ou ou ou pas aujourd'hui mais de tout groupe politique et des nombreuses PPL qui avaient été déposé donc je crois qu'on peut collectivement en être très fier de ce travail transpartisan et collectif donc nous en revanche ce vote nous engage et nous avons aujourd'hui la responsabilité de garantir la praticabilité de l'accès à l'IVG en se donnant les moyens à la fois à la médecine d'une manière générale hein hôpital hôpitaux médecine de ville des airs médicaux et cetera et aux associations qui accompagnent ces femmes donc j'aurais une une question particulière madame la ministre puisque je vous ai transmis un un courrier qui avait été conseigné par 25 parlementaires il y a ben quelques temps déjà euh qui prévoit de sur sur pour la révision du du décret du 16 décembre 2023 qui prévoit de péréniser la possibilité pour les sages femmes de pratiquer les IVG instrumentales donc plusieurs critères dans le décret inquiète les professionnels de de santé de la femme et ne semblent pas justifié d'un point de vue de la sécurité sociale donc on peut considérer que ce décret s'inscrit donc à l'encontre de l'esprit par la porté par la loi en 2020 par notre collègue Albane Gaillot qui visait à étendre l'accès àivg dans le pays donc je pense que effectivement les demandes sont très fortes pour que vous puissiez revoir ce décret donc je voulais connaître votre avis et je ne doute pas de l'engagement et de la force que vous mettrez pour pouvoir euh rassurer ces ag-femmes et leur permettre de de pratiquer les IVG dont on a fort besoin d'ell dans un moment où les médecins sont de moins en moins nombreux àer pratiquer je rejoins également ma collègue qui est intervenue sur la question des 130 centre IVG qui ont été amenés à fermer leurs portes en 15 ans et vous demander quels sont les moyens que vous entendez mettre pour les garantir garantir leur réouverture ou en tout cas que ça permet d'accompagner les femmes je vous remercie merci chers collègues avant d'écouter notre oratrice de groupe pour le groupe horizon je voulais saluer la présence de agès firmain lebudre qui nous rejoint et qu'on accueil avec plaisir dans notre délégation au droits des femmes et on écoute donc pour le groupe horizon anne- Cécile violent chers collègues mais tout d'abord effectivement c'est un grand plaisir que que de vous accueillir merci Madame la Ministre surtout après cette journée historique pour lequ pour laquelle très clairement vous avez œuvré avec une telle conviction depuis si longtemps euh en fait je vais prolonger la question de notre collègue vir sur la question de la prostitution avec un focus peut-être un petit peu plus particulier puisque nous allons avoir bientôt les Jeux Olympiques et l'on sait que ce genre de manifestation peut malheureusement augmenter cette cette cette prostitution et notamment et notamment le proxinetisme en 2014 la coupe du monde de foot en au Brésil avait fait avait provoqué une augmentation de 30 % de la prostitution donc la question en fait c'est c'est comment on peut travailler cette question là spéci iiquement sur les Jeux Olympiques et puis je peux pas m'empêcher de faire un focus aussi avec cette réalité des jeunes filles dans les centres de d'aide sociale à l'enfance he pour lesquels qui sont devenus des véritables proies justement et pour les les réseaux de traite humaine et les proinette donc comment est-ce que on peut travailler ça j'imagine que vous travaillez avec votre collègue de l'Intérieur mais en tout cas c'est une vraie préoccupation et et je vous remercie aussi de vous être saisi ça de cela vous l'avez dit dans votre discours parce que c'est à image effectivement d'un pays comme nous l'avons montré hier qui prend soin de ces femmes et de ces jeunes femmes merci beaucoup merci pour les écologistes Marie Charlotte Garin merci madame la Présidente merci madame la ministre pour votre venue à chaque fois que vous avancerez et protégerez les droits des femmes et des minorités vous nous trouverez à vos côtés la journée historique d'hier où nous avons fait entrer le droit à l'IVG dans la Constitution en est la preuve et cette délégation vous le savez est aussi un espace précieux de travail transpartisan mais à chaque fois que vous les menacerez que vous inquièterez les associations féministes nous ne laisserons rien passer je ne peux pas laisser passer les propos que vous avez tenu envers les associations il y a quelques semaines parce qu'une ministre à l'égalité ne devrait pas dire ça une ministre à l'égalité ne charge pas ne menace pas n'intimide pas les associations qui agissent partout où l'État ne le peut pas et qui sont les piliers des avancées de nos droits que vous vous indigniez au nom des femmes victimes du terrorisme et des crimes de guerre partout dans le monde peut s'entendre et je le comprends mais il n'est pas acceptable qu'à l'heure où le bacelage contre les féministes dans notre société est si grand que vous pointiez du doigt et fragilisiez celle même sur qui nos droits reposent tout ça pour finalement ne rien trouver à la fin et moi j'ai envie de dire mais tout ça pour ça pour passer à un autre sujet plus récent d'actualité vous nous avez annoncé une mission sur les violences sexistes et sexuelles pour je cite comprendre les mécanismes à l'œuvre pour changer les règles dans tous les lieux où une domination hiérarchique s'exerce où une relation d'autorité existe alors je suis un peu surprise à plusieurs titres et j'espère que vous pourrez nous éclairer parce que il me semble que l'expertise du côté des associations elle est déjà là et que les causes des violences sexistes et sexuels sont connus et les mécanismes identifiés et qu'aujourd'hui au-delà des gardes fous c'est plutôt de l'égalité réelle vous l'aveiez dit hein c'était aussi les mots de la première ministre dont on a besoin et qu'on a effectivement besoin d'agir sur la prévention sur la formation et de donner des moyens aux acteurs qui en sont chargés et je vous interroge en faisant écho aux propos de certains de mes collègues sur la baisse des crédits notamment sur le programme 130 37 de quels moyens allez-vous donc disposer pour agir une fois cette mission réalisée notamment quand on sait qu'il y a 7 millions qui qui vont être retiré au programme 137 qui est dédié à l'égalité entre les femmes et les hommes et je parle pas des coupes he sur les services de santé et de justice qui on le sait en fait sont quand même des piliers pour la lutte contre les violences sexistes et sexuelles et pour la prise en charge des victimes par la suite et je terminerai mon propos madame la ministre sur ce que vous vous avez tenu dans l'hémicycle aujourd'hui vous nous avez dit aujourd'hui et j'ai trouvé ça particulièrement fort quand les femmes parlent il faut leur dire nous vous croyons et nous vous écoutons et je vous remercie pour ces mots très sincèrement mais je crois que les femmes qui ont été victimes notamment de violence par des hommes de votre famille politique elles auraient voulu entendre ses propos plusutôt et cellees-ci elles auraient pu vous dire jusqu'à aujourd'hui comme Jud dit godrch au monde du cinéma depuis quelques temps je parle je parle mais je ne vous entends pas et moi je suis heureuse qu'aujourd'hui vous les entendiez et je nous souhaite collectivement de nous mettre à agir et de nous tenir collectivement à leur côté je vous remercie merci chers collègues je propose que madame la ministre vous puissiez réagir à ses propos puis ensuite nous avons SEP personnes de d'inscrites pour des questions merci merci madame la Présidente merci mesames et Messieurs les Députés je vais répondre du coup d'abord aux dernières questions et puis ensuite je vais essayer de de regrouper les les différents sujet vous avez fini par les mots de de Judit Garche qui nous a interpellé lors de la cérémonie des Césars en disant je parle je parle mais je ne vous entends pas bien ce sont les mêmes mots que beaucoup de femmes israéliennes auraient pu dire après les massacres du 7 octobre en fait ce sont des mots qu'elles m'ont dit parce que j'ai reçu ces femmes j'ai reçu des femmes qui ont été témoins direct des mutilations des viols qui ont été de manière systématique perpétré à l'encontre des femmes le 7 octobre dernier en Israël j'ai même une femme israélienne qui était donc devant moi dans mon bureau et qui m'a dit mais je cite ses propos mit tout c'est donc pour tout le monde sauf pour les Juives je peux vous dire que quand vous ent entendez ce genre de propos ça vous saisit un peu et ça remet un petit peu lespendules à l'heure je l'espère à tout le monde alors je ne retire rien rien des déclarations que j'ai fait parce que ces femmes ces femmes ce qu'elles ont d'abord entendu c'est le silence c'est le silence et je ne crois pas que quiconque puisse être et demeurer silencieux par rapport à des violences systématiques qui ont été perpétrés ce sont des viols qui ont été perpétrés ce sont des viols postmortem qui ont été perpétrés ce sont des viols collectif qui ont été perpétrés ce sont désolé mais des armes qu'on a retrouvé inséré dans le vagin des femmes voilà concrètement ce que ces femmes ont subi et ces femmes elles ont interpellé le monde entier et elles ont eu l'impression que le monde entier n'avait rien d'autre à leur opposé que le silence et donc c'est ça que j'ai dit parce que je suis ministre en charge de l'égalité entre les femmes et les hommes et donc on ne choisit ni ses victimes ni ses bourreaux tout simplement et donc à partir du moment où il y a de l'argent public est engagé c'était légitime et nécessaire je crois que l'État français garantisse que pas 1 € d'argent public ne puisse aller à des association qui à l'image par exemple de ce que dit Judith Butler aujourd'hui aurait consacré le fait que le Hamas était un mouvement de résistance puisque c'est les mots qu'elle a tenu à nouveau aujourd'hui elle qui est souvent donné en référence sur les études de genre et sur le féminisme je crois que ça disqualifie une féministe que de pouvoir oser dire que face à des mutilations à des viols à des exactions qui ont été perpétrées et bien on considère que des femmes finalement sont moins VI victimes que d'autres parce qu'elles ne seraient pas soi-disant du bon côté c'est ça que j'ai dit et je le réaffirmerai à chaque fois que nécessaire ça n'a rien à voir avec le fait d'avoir des tions qui peuvent critiquer autant qu'elles le veulent le gouvernement qui peuvent me critiquer autant qu'elles le veulent ce n'est pas pour ça qu'ell subiraiit demain quelconque représaille au contraire je serai la garante de leur liberté évidente de ton et d'expression leur liberté démocratique mais oui je crois que nous devons être au côté de toutes les femmes F victime et qu'encore une fois on ne choisit pas et elles n'ont pas choisi d'être des victimes c'est ça que j'ai dit et je trouve plutôt rassurant une fois justement que cet examen a été réalisé par les services de mon ministère qu'aucune association financée par l'État n'est tenue de propos problématique voilà et je crois que c'est plutôt ça de de s'interroger sur sur ces questionsl sur les différentes questions qui ont été posé plusieurs ont été posés sur la question des mutilations sexuelles la question de formme de violence ce qu'on impose encore aux femmes sur l'excision la question des prostitutions sur la question notamment que vous avez posé madame lechanteux sur les les excisions qui pourraient encore exister vous avez donné le chiffre qui est vrai de 125000 ce sont 125000 femmes qui sont sont étrangères ou qui parce qu'elles vivent en France se retrouvent à être condamné à parfois revenir dans leur pays d'origine pour y subir des mutilations et des violences ce ne sont pas des violences et heureusement heureus ement qu'ell subissent sur notre sol j'ai réuni très récemment à la fois des gynécologues qui sont spécialistes de la réparation de ces femmes des associations qui s'engage énormément sur ces questionsl je pense aux orchidées rouges par exemple et que nous finançons et que nous soutenons puisque vous savez que nous prenons en charge financièrement dans notre pays la réparation des femmes qui ont subi ce type de mutilation et ce sont des mutilations sexuel évidemment gravissime nous faisons des campagnes massives aussi d'information à l' Gard des familles que nous souhaitons je souhaite avec la ministre de l'Éducation nationale que ça fasse partie intégrante programme de vie affective qui existe à l'école pour garantir que partout nos enfants parce que ce sont parfois de très jeunes enfants et bien entendent le respect de l'intégrité de leur corps le respect tout de leur droits tout simplement ce sont aussi des campagnes de formation que nous faisons avec l'OFI avec l'OFPRA pour garantir que systématiquement dès que des femmes et des hommes arrivent dans notre pays ils connaissent nos règles ils connaissent nos valeurs et qu'évidemment on leur appelle que sinon la loi et le droit s'opposera à eux et leur interdit évidemment d'infliger de quelconque mutilation à leurs enfants donc c'est ça que nous faisons de manière très déterminée et la France a toujours été à l'avant-garde de ce combat contre les mutilations qui sont infligées aux femmes sur la question de la prostitution j'ai annoncé en effet dans mon discours mais dès mon arrivée que j'allais évidemment reprendre ce sujet qui a été porté aussi par par par mes prédécesseurs avec une stratégie qu'on présentera au printemps et qui concernera non seulement les majeurs mais aussi les mineurs puisque c'est une des questions monsieur députés vir sur lesquels vous m'avez interrogé aujourd'hui dans ce qu'on appelle le système prostitutionnel 13 % des femmes sont des enfants sont des mineurs on a aujourd'hui des stratégies de sortie de la prostitution des parcours de sortie de la prostitution ce qui veut dire que dans chacun de nos départements et bien on a ces réunions qui existent de manière à garantir le parcours de sortie de ces femmes C c'est-à-dire la question du repérage évidemment l'accompagnement qui est un accompagnement aussi financier un accompagnement de reconversion qui doit pouvoir exister et prévaleur pour ces femmes Cécile violent a raison il y a le sujet très spécifique que l'on doit traiter des enfants qui sont les enfants protégés les enfants issus de les œufs qui sont souvent des proies pour des prédateurs et notamment sur la question du du système prostitutionnel sur la question de de l'accès aux soins et sur la question de la santé quel vous m'avez beaucoup interrogé d'autant plus au lendemain évidemment du du vote sur l'IVG je l'ai toujours dit la constitutionnalisation de de l'accès à l'IVG n'est pas pour solde de tout compte ça n'efface pas les difficultés qu'aujourd'hui encore en France des femmes rencontent pour pouvoir avorter parce que en fonction de leur département notamment sur les zones rural et bien on a des difficultés qui sont plus grandes parce qu'on a une démographie médicale compliquée parce qu'on manque de praticien ce qu'on a eu de cesse de faire depuis 2017 c'est de faire monter en compétence d'autres professions médicales vous le savez je pense notamment à la question des sages-femmes la capacité des sages-femmes à pratiquer les IVG médicamenteuses le fait qu'on a maintenu ce qui existé pendant le confinement le fait de pratiquer les IVG vous le savez médicamenteux jusqu'à cette semaine on a élargi cette possibilité là le fait que oui nous devons revoir le décret d'application qui est aujourd'hui bien trop restrictif et qui n'est pas conforme parce que je l'ai voté en tant que parlementaire à la volonté des parlementaires donc je suis moi-même très vigilante sur ce su et le ministre de la Santé Frédéric Valtou a d'ailleurs répondu à une question d'un de vos collègues tout à l'heure pour bien redire que c'était l'engagement du gouvernement que de revoir ce décret soit on fait des véritables délégations de tâche so on ne les fait pas soit on fait confiance on ne le fait pas les sages-femmes je crois méritent évidemment notre respect notre reconnaissance et c'est un enjeu là encore évidemment d'accès aux soins dans un parcours qui doit être un parcours de sécurité évidemment de de l'accès aux soins et en aucun cas au Rabet et ça n'est pas évidemment ce que font nos sages-femmes sur la question la double clause de de conscience c'est un débat qu'on a eu de manière régulière ici moi j'ai une conviction personnelle c'est que je pense que une seule clause suffit voilà euh parce que je persiste à penser que l'IVG que beaucoup caractérisent comme un acte qui serait un acte qui n'est pas ordinaire doit devenir un acte qui est un acte médical pleinement entièrement c'est ma conviction personnelle que je donne ici ce qui est certain c'est qu'il faut qu'une clause de conscience continue à prévaloir en aucun cas personne ne doit forcer le bras d' professionnel de santé qui ne souhaiteraiit pas pratiquer cet acte ce que je comprends évidemment et ce que je respecte infiniment par contre je le répète aussi ici professionnel de santé qui ne souhaite pas pratiquer un IVG doit immédiatement sans attendre réorienter la femme qui s'adresse à lui pour garantir qu'évidemment ell ne soit pas hors des délais d'accès à l'IVG malheureusement ces situations elles existent et c'est évidemment toutes les situations d'entrave que les femmes peuvent continuer à connaître notamment entrave en ligne raison pour laquelle je vais recevoir aussi les moteurs d'accès à internet particulier Google parce que on voit bien on a des enjeux majeurs de référencement qui doivent donner tout simplement accès à de l'information pas de la désinformation juste à de l'information au bénéfice des femmes qui souhaitent pouvoir exercer ce qui est maintenant une liberté fondamentale inscrite dans notre constitution sur la question de la nouvelle mission qu'on souhaite lancer l'idée n'est pas de ni de dire encore une fois on fait ça pour éviter de parler d'autres choses c'est absolument pas l'objet c'est queon voit bien qu' un certain un nombre d'alertes qui ont été posées par des femmes et aussi parfois par des hommes donc je veux saluer le courage parce qu'il lève un tabou peut-être supplémentaire dans Mitou garçon et vraiment je je salue le courage qui leur a fallu pour pour témoigner qui est qu'on voit bien que dans les lieux dans lesquels ces témoignages se sont exprimés on a des lieux de pouvoir on a des lieux où il y a une force hiérarchique très importante on a des lieux où s'exprime une forme de domination aussi parfois même de toute puissance un réalisateur sur un plateau un entraîneur sportif qui décide à un moment qui peut ou pas aller dans une compétition qui peut ou pas changer votre vie bref dans tous ces secteurs là on a besoin à mon avis d'avoir des contrepouvoirs qui existent d'avoir des régulations qui existent l'Assemblée nationale elle même s'est interrogé sur ces enjeux là le rapport entre un assistant parlementaire ou une assistante parlementaire et un parlementaire il n'est pas un rapport d'égalité pour des raisons évidentes et donc il peut y avoir aussi et malheureusement vraisemblablement nous l'avons connu à l'Assemblée comme au Sénat comme dans d'autres lieux de vie politique ces systèmeslà qui ont existé donc on a essayé de mettre en place des gardes-fous des contre-pouvoirs des cellules anti-harcèlement et cetera peut-être qu'elle mérite d'être renforcée mais ça veut dire que nous-même nous nous sommes interrogés sur la manière avec laquelle ces règles doivent pouvoir exister je crois que c'est ça évidemment que partout encore une fois où des systèmes hiérarchiques et des abus de pouvoir peuvent malheureusement exister et bien que nous puissions nous nous interroger sur sur ces questionsl sur euh la question des différents congés à la fois la question du congé de paternité la question du congé de naissance moi j'ai dès mon entrée au gouvernement milité pour qu'on réforme le congé parental déjà parce que ça n'est pas équitable aujourd'hui entre les femmes et les hommes vous avez 14 % des femmes qui ont recours vous avez moins de 1 % des hommes qui ont recours pourquoi parce que notamment vous avez un congé qui était très mal indemnisé 429 € au maximum par mois bah quand vous gagnez 2000 ou 3000 € que vous venez d'avoir un enfance qui en général coûte un peu d'argent bien vous ne pouvez pas vous arrêter sauf avoir très peu d'écart de revenus sauf avoir énormément d'épargne donc clairement il y avait énormément de catégories de Français qui auraient souhaité s'arrêter qui ne pouvait pas et inversement il faut aussi assumer lever ce tabou-là des femmes qui nous disaient moi j'aurais aimé m'arrêter mais sur une période plus courte j'ai continué à prendre le congé parce que j'avais pas de mode de garde suffisant donc ça veut dire qu'il faut faire les deux il faut à la fois renforcer les modes de garde pour qu'il a toujours la liberté de choix des parents et pour garantir qu'on puisse si on le souhaite s'arrêter ce qui est totalement respectable et qu'on puisse le faire dans de bonnes conditions y compris matérielles et financière d'où le congé de naissance de plusieurs mois qui va être indemnisé non plus à 429 € mais jusqu'à 1800 € c'est quand même un effort très conséquent qui pourra être pris par chacun des parents ou les deux parents qui pourraent être pris en même temps ou successivement donc les deux parents peuvent s'arrêter ensemble oou ils peuvent s'arrêter l'un après l'autre qui pourront prendre à temps plein ou qui pourront prendre à temps partiel en clair l'idée est de laisser la plus grande liberté possible pour que ça puisse fonctionner quand dans le passé certains ont essayé d'avoir une logique un peu coercitive du congé parental ça n'a pas fonctionné ça n'a pas fonctionné on a divisé par deux le volume de recours au congé parental donc les chiffres pour le coup sont éloquents ça n'a pas ça n'a pas permis une meilleure répartition des rôles meilleure répartition des tâches une meilleure égalité entre les femmes et les hommes ça malheure heureusement plutôt était l'inverse d'où la question que vous posez sur le congé paternité qui très honnêtement une question sur laquelle moi ma conviction n'est pas faite de savoir je très honnête savoir s'il faut ou pas le rendre obligatoire déjà on l'a élargi c'est une bonne chose il y a plusieurs jours aujourd'hui qui sont des jours obligatoire 7 jours je vois un avantage mais j vois aussi un inconvénient l'avantage c'est qu'aujourd'hui vous avez un taux de recours au congé paternité qui est très élevé qui est audessus de 70 % et qui continue à progresser mais vous avez des écarts très importants en clair schématise un peu mais plus vous êtes cadre plus vous avez recours au congé paternité parce que c'est bien valorisé socialement plus vous appartenez des catégories employés ouvriers moins vous y avez recours donc je vois plutôt un avantage dans ce cadre-là à se dire que ça pourrait avoir du sens de le rendre obligatoire mais je suis plutôt dans une philosophie où je pense que quand vous rendez obligatoire des choses quand vous vous imissz dans la vie des familles j'ai peur que parfois ça ait des effets qui soit un peu un peu inverse et c'est compliqué d'obliger celui qui ne veut pas s'arrêter de la même manière que pour les femmes je veux qu'on laisse le plus de liberté possible on a une petite anecdote quand il m'est arrivé d'avoir le bonheur d'être enceinte et d'être présidente de groupe j'ai entendu tout et son contraire je revenais trop vite ou je revenais trop tard preneaz jamais la bonne décision donc j'aime bien l'idée qu'on laisse quand même d'abord beaucoup de liberté aux parents pour faire leur choix que ce soit des mères ou que ce soit des pères qu'on les culpabilise pas à l'idée qu'il s'arrête qu'on les culpabilise pas à l'idée qu'il ne s'arrête pas donc c'est pour ça que je dis que je ne suis pas totalement définitive sur ce sujet-là mais si vous avez déposé projet de loi proposition loi pardon comme ça on aura l'occasion évidemment de pouvoir en en débattre sur la question de la mixité des métiers de la question de l'égalité professionnelle de la lutte contre tous les les stéréotypes de genre notre enjeu c'est évidemment de continuer à lutter à la racine et on le voit bien sur les représentations ça rejoint aussi question député lingeman sur les mathématiques l'étude très récente elle a démontré quoi que le décrochage en mathématique des filles c'est pas les jeunes filles c'est les petites filles c'est entre le CP et le CE1 que le décrochage est le plus puissant pourquoi bah ça veut dire qu'on a un sujet de formation de nos enseignant ça veut dire qu'on continue parfois avec des biais qu'on ignore soi-même en vérité qu'on continue à répéter parce que ce sont des représentations qui sont très ancrées et qui font et bien que ne vous vous adressez pas de la même manière à une petite fille ou un petit garçon que vous n'espérez pas la même chose en terme de comportement d'une petite fille et d'un petit garçon mais résultat on a quand même ce décrochage très significatif non pas au collège ou au lycée mais dès le CP CEA donc ça veut bien dire qu'il faut lutter dès la racine contre les stéréotypes ça veut dire aussi qu'il faut vouvrer pour plus de mixité moi je crois beaucoup à ça comment on arrive à construire des imaginaires pour nos enfants dans les deux sens pas juste dire à des petites filles vous pouvez devenir ingénieur dire aussi à des petits garçons que dans des métiers où les femmes sont surreprésenté par ce ne sont pas des métiers qui par principe doivent être des métiers féminins les métiers du lien les métiers du soin les métiers de l'accompagnement ne sont pas paressens des métiers féminins je crois pas qu'il y a des défauts ou des qualités intrinsèquement masculins ou féminin pareil pour les métiers c'est des représentations par contre qui sont évidemment très ancrées et c'est ça évidemment qui est toujours le plus difficile à à faire à faire bouger sur la question notamment des métiers scientifiques métiers du numérique les entreprises s'engage parce qu'elle voit bien que de toute façon c'est un vivier dont elles sont en train de se couper sinon on peut pas vouloir réindustrialiser la France on peut pas vouloir être tête de pont sur la cybersécurité sur l'intelligence artificielle si déjà on se coupe d'un vivier de 50 % de la popul donc c'est un enjeu stratégique pour nos propres entreprises c'est un enjeu évidemment d'égalité entre les femmes et les hommes et je veux dire parce que j'ai reçu une enquête je vous invite à regarder qui est une enquête qui est faite tous les ans par gender scan sur ces questions spécifiques euh et c'est là où on voit aussi que l'argument qui est un peu trop répété de l'autocensure a un peu bon dos je trouve c'est-à-dire que souvent on dit les femmes s'autocensur celles qui ne veulent pas aller dans ses carrières scientifiques techniques ou numériques en vérité c'est un peu plus complexe que ça 40 % des femmes dans cette étude genderscan qui disent s'être engagé dans des études scientifiques disent l'avoir fait contre la vie de leur propre famille ou parfois même de leurs enseignants donc ça veut dire qu'elles ont lutté non pas contre elle-même mais contre les représentations que la société se faisait des métiers dans lesquels elle pouvait ou pas s'insérer et je crois que là aussi on a intérêt à à bouger un peu les les représentations euh sur euh la question du budget je m'attendais évidemment à ce que cette question me soit posée et je vous remercie parce que les parlementaires peuvent aider est-ce que les choses changent euh vous le savez le décret il a concerné l'ensemble des des ministères ce qui est normal aussi dans une logique où notre pays ne peut pas à un moment euh faire en permanence exception sur un enjeu important qui est question des déficits qui est la question de la dette évidemment mais je l'ai dit et je le réaffirme ici parce que c'est la grande cause des deux quinquinat du président la République parce que quand vous mettez en place l'IDE d'universelle d'urgence mais s'il y a une femme qui se présente vous n'allez pas dire à la nouvelle femme qui se présente que les crédits ont été épuisés vous accueillez cette femme preuve en est on a 12228 femmes qui aujourd'hui ont bénéficié de l'aide universelle d'urgence ce qui veut dire malheureusement que ça fonctionne mais que ça veut dire qu'on avait aussi bien calibré collectivement les choses en moyenne l'aide est délivrée en un peu moins de 3 jours maximum en 5 jours et le montant moyen de l'aide qui a été croyez c'est 875 € ce qui est une aide assez assez significative donc évidemment quand vous avez ces dispositifs qui existent et bien vous ne pouvez pas limiter le nombre de personnes qui vont pouvoir en bénéficier de la même manière que j'ai dit et j'ai reçu les associations pour le leur dire que le 3919 que le planning familial que toutes les associations qui uvrent et qui lutent sur la question de l'accès aux soins sur la question de la lutte contre toutes les forme de violence en aucun cas ne verront leur budget être amputé donc on continue à travailler àœrer en interministériel pour pour que les choses avancent et en tout cas pour que les budgets qui sont absolument nécessaires continue à aller évidemment au bon endroit enfin sur les dernières questions qui ont été posées à la fois sur l'évaluation qui doit être faite des différents dispositifs sur la question des des violences notamment la question des violences intrafamilial j'ai évidemment aucune difficulté à ce qu'on fasse notre auto-évaluation même si ayant été Parlement je trouvver que c'était mieux que les députés euh et bien évaluent les dispositifs qui sont mis en place par l'État mais on peut nous-même nous évaluer ou on peut peut-être faire les deux voilà il y a un printemps de l'évaluation peut-être que ça peut être un des sujets qui peut être porté les semaines de contrôle mais évidemment si vous souhaitez des éléments de bilan de toute façon on est à la disposition du Parlement et donc on pourra évidemment les produire des dispositifs qui sont plus récents que d'autres il y a des dispositifs qui sont expérimentés comme celui qui avait porté Émilie Chandler sur le pack nouveau départ il est en cours de déploiement il est en train d'être expérimenté dans le valdoise il va être élargi à quatre nouveaux départements avant sa généralisation c'est aussi une nouvelle méthode qui doit permettre de mieux calibrer les dispositifs pour garantir ensuite leur efficacité sur la question plus spécifique des des familles monoparentales une mission va pouvoir être lancé par le gouvernement j'en avais parlé quand j'étais ministre des familles parce qu'on a des situations qui sont parfois très spécifiques avec un cumul de difficultés pour les familles monoparentales c'est la raison pour laquelle on a essayé aussi d'avoir une politique très volontariste à leur endroit j'ai parlé des pensions alimentaires on pourrait parler du complément mode de garde qui sera élargi jusqu'aux 12 ans de l'enfant pour les familles monoparentales j'entends votre point plus spécifique sur France travail mais le ministre travail de l'époque Olivier du sopt avait eu l'occasion de répondre dans le débat évidemment les situations elle s'évalue en fonction des publics qui sont accueillis il y a pas j'allis dire un principe homogène qui doit s'appliquer parce que il y a des situations qui à chaque fois évidment sont différentes et enfin sur la question des territoires ruraux c'est une attention très spécifique que je souhaite que l'on ait parce que c'est parfois plus difficile sur la question des violences euh 50 % des femmes qui sont victimes de violence habitent dans des territoires ruraux alors qu'il n'y a que 31 % de la population donc ça veut dire qu'il y a une surreprésentation euh des femmes victimes de violence dans ces territoires c'est pas dire qu'il faut stigmatiser ces territoire ça veut juste dire qu'il faut reconnaître que c'est plus difficile de dénoncer les violences dont vous faites l'objet si tout le monde se connaît euh s'il y a la peur du candiraton si là encore on n' pas forcément de référents à qui parler je veux saluer l'action des maires qui sont très mobilisés sur ce sujet là je pense à l'association des mères ruraux de France notamment on essaie de travailler ensemble pour garantir en lien avec la MRF et la MF que dans chacune de nos communes nous ayons des élus qui soient formés évidemment pour accueillir réceptionner cette parole et surtout pour garantir que nous ayons des référents dans chaque commune qui sont des référents de confiance vers lesquelles on peut se tourner les mares travaillent aussi ensemble parce que parfois c'est plus facile d'aller le dire non pas dans votre propre mairie mais dans la mairie voisine parce que vous avez aussi un peu peur de l' stigmatisation peur qu'on sache pourquoi vous êtes allé voir tel ou tel élu donc c'est aussi des choses très concrètes qu'on doit pouvoir évidemment mettre en place et puis vous avez relevé des freins qui sont des freins qui existent partout mais qui sont renforcés évidemment en ruralité la question des mobilités évidemment la question de l'accès aux soins la question aussi de métiers qui sont souvent très genrés dans un certain nombre de nos territoires et qui font qu'on a moins de levier d'émancipation aussi quand on est une femme quand on a une surreprésentation d'un certain nombre de métiers ce qui revient aussi à ce qu'on disait sur les enjeux de mixité de représentation d'imaginaire et de lutte contre toutes les formes de stéréotypes merci infiniment pour cet exercice précis et très agréable en tout cas dans la façon dont vous répondez à nos collègues euh enfin mes collègues euh pour le groupe Renaissance Céline calvz est-ce qu'on peut rester sur ce qu'on faisait au début c'est-à-dire une minute parce que si on veut terminer à 19h voilà je vous propose de tenter le 1 minute voilà merci madame la Présidente euh madame la ministre par l'adoption du projet de loi de finances 2024 nous avons fait un pas décisif dans la lignée de des grandes cause et de quinquenad président Macron avec la mise en place de la budgetisation intégrant légalité femme homme le premier soutien était Gabriel Atal nous nous réjouissons qu'il soit aujourd'hui Premier ministre et puis qu' puisse prolonger son engagement sur le sujet sujet que nous avons travaillé au sein de la délégation au droits des femmes avec ma collègue Sandrine joso qui a été adopté à l'unanimité par notre délégation alors ça se concrétise vraiment dès cette année avec un rapport annuel annexé au projet de loi de finance pour retracer l'ensemble des dépenses publiques considérées comme défavoraable à l'égalité entre les femmes et les hommes l'idée est fait que pour chaque euro dépensé ce soit 1 € pour l'égalit alors l'analyse de l'impact des politiques publiques sur les inégalités entre les femmes et les hommes démontre que ces politiques font souvent apparaître dans leur conception comme dans leur exécution des bi inconscients qui peuvent conduire à perpétuer voir aggraver des ces inégalités alors à l'heure où le gouvernement cherche à effectuer des économies c'est un outil cette budgétisation pour éclairer que ce soit le gouvernement ou le Parlement pour pouvoir prendre les bonnes décisions de savoir où faire ses économies à ce titre la mission relative à la budgétisation intégrant l'égalité lancée en décembre dernier euh pour par l'IGF l'IGAS et la sdfe charge de proposer une méthodologie elle doit rendre son rapport final ce mois-ci pourriez-vous nous informer sur l'état d'avancement de ces travaux et nous assurer que vous saurez par votre combativité joindre l'ensemble du gouvernement à respecter cet engagement sur la budgetisation intégrant l'égalité je vous remercie on n pas gagné les 2 minutes hein mais pour le rassemblement national Monsieur Emmanuel taché de la Pagerie s'il vous PLT madame la présidente madame la ministre mes chers collègues en introduction je souhaite la bienvenue dans notre délégation à à Madame la la ministre euh je dois avouer que nous avons l'avantage de souvent dépasser les clivages partisans et que nous avons le pour seul objectif d'être utile et de tenter de répondre avec les moyens du législateur au mot d'une société qui doit encore se donner les moyens d'avancer pour atteindre un objectif partagé celui de l'égalité complète sans distinction de sexe à titre personnel je me réjouis que le Parlement réuni en Congrès raisonnablement voté hier la modification de l'article 34 de la Constitution le pays de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyens a été dans le concert des nations au rendez-vous madame la ministre rapporteur de la proposition de loi visant à la création d'une ad universelle d'urgence pour les victimes de violence conjugale avec ma collègue Béatrice descan du groupe lot adopté l'unimité en 2023 rapporteur de la PPL visant à soutenir les femmes atteintes d'endométriose vous savez que sur l'essentiel nous pouvons travailler de façon transpartisane aussi j'aurais donc une une question sur le travail qui est actuellement mené par la présidente rioton et notre collègue Marie-Charlotte Garin euh concernant l'utilité euh que j'approuve de la redéfinition pénale du viol euh que nous étudions actuellement et je voulais euh saluer le travail et la qualité des aitions qui ont été menées par nos deux collègues auxquels j'ai pu assister j'attire aussi votre attention pardon sur une seconde question j'essaie de respecter le temps sur la garantie que le financement de l'aide universelle d'urgence vous avez parlé de 12228 femmes qui en bénéficient est bien figé dans un contexte de groupe de coupe budgétaire encore une fois je vous remercie pour votre écoute et à nouveau la bienvenue madame la ministre merci euh pour le groupe Renaissance grzi l melquor merci madame la présidente madame la ministre je vous remercie pour votre présence vos propos et la qualité de vos réponses ces dernières années ont été marquées par des prises de décisions fortes en matière d'égalité pourtant nous n'atteignons toujours pas une parité réelle notamment dans la vie politique malgré les lois qui l'impose car dans les fait seul 25 20 % des maires sont des femmes seul 20 % des départements sont présidés par des femmes seul 28 % des régions sont présidés par des femmes nous le savons la question de l'autocensure des femmes en politique est encore présente pour autant grâce à des exemples comme celui de la première ministre ellisabeth borne et la présidente de l'Assemblée nationale nous voyons que la situation évolue positivement toutefois les conditions matérielles constituent souvent des freins à l'engagement je pense au manque de disponibilité qui dépend parfois d'un partage des tâches domestiques non effectifs en outre l'exemple récent de la mère de Poitier dont les indemnités d'élus sont suspendu pendant son congé de mat maternité témoigne de l'inadaptation des conditions d'exercice d'un mandat pour une femme au fond c'est le sujet du statut de l'élu qui doit être pensé à l'ône de la féminisation de la vie politique aussi madame la ministre je souhaiterais savoir de quelle manière vous pensez que nous devrions avancer de concert pour favoriser l'engagement politique au féminin et la vie des élus es je vous remercie améliia lacrafi merci madame la présidente madame la ministre cher Aurore tout d'abord je veux comme mes col comme mes collègues pardon vous remercier chaleureusement de prendre le temps nécessaire pour nous écouter nous connaissons votre détermination et l'aboutissement historique que nous avons vécu hier en est d'ailleurs la preuve comme il est désormais de tradition à chaque nouvelle nomination ce portefeuille je veux ici porter à votre attention à la situation spécifique des victimes françaises de violence conjugale à l'étranger pour schématiser avant 2019 il n'y avait pour ainsi dire rien puisque le sujet n'était ni pris en compte ni même identifié ce n'est qu'en 2019 saisissant l'opportunité du Grenel des violences conjugales que j'ai entrepris un état des lieux avec ce constat les violences conjugal conjugales ne connaissent pas les frontières il y a bien aussi des victimes parmi nos 2 millions de Françaises qui vivent à l'étranger nombre d'entre elles sont ce qu'on appelle des conjoints suiveurs c'est-à-dire qu'elles suivent l'autre dans son projet d'expatriation avec d'importantes conséquences sur leur dépendance financière sociale et affective ce contexte est aggravant pour les victimes l'isolement et donc la détresse sont absolus depuis il y a une prise de conscience salutaire je note une véritable volonté d'agir de l'administration consulaire le secteur associatif s'est emparé du sujet avec notamment l'outil cvw porté par the Soro reti fondation qui propose écoute et orientation cela me semble être un bon relais parmi d'autres initiatives mais la plateforme risque de péricliter prochainement faute d'avoir trouvé des financements enfin et je tiens à la remercier la présidente de notre délégation a accepté d'engager une mission sur ces questions celle-ci devrait être programmée prochainement et j'ai bon espoir qu'elle relance la mobilisation de tous les acteurs nous avons par ailleurs une opportunité qui s'offre à nous au-delà de ce que je viens d'énumérer j'ai multiplié ces dernières semaines les rendez-vous avec des grands groupes privés qui envoient des salariés en expatriation pour eux la féminisation des agents en mobilité est un enjeu le bien-être des conjointes qui suivent également ces groupes sont prêts à s'engager sur une charte de bonnees pratique et pourquoi pas sur des moyens mis en commun pour accompagner ces femmes si vous décidiez madame la ministre de porter cette cause il y a là un alignement de bonne volonté et une vraie occasion d'adresser un message d'entraide à ses victimes et au-delà à toutes nos compatriotes à l'étranger qui se sentent souvent délaissés plus qu'une question c'est donc vous l'aurez comprise cè bien et je finis là un point de vigilance que je vous soumets et je ne doute pas que nous aurons l'occasion d'en parler plus directement merci beaucoup madame la ministre notre prochaine question est pour Virginie dub mer merci madame la Présidente merci madame la ministre pour votre présentation au lendemain d'un moment historique avec la constitutionnalisation de l'IVG et à quelques jours du 8 mars mon intervention porte sur les outils pour lutter contre les violences faites aux femmes et dans ce cadre on parle assez peu des St warares des logiciels de tract installés à l'issue des victimes ces logiciels espions permettent à certains hommes de suivre leurs femmes de lire leurs messages de les géolocaliser et il existe désormais des dispositifs capables de détecter dans les smartphones ou les outils infecté l'État ainsi développé verforne au sein du tribunal judiciaire de Paris c'est le cas aussi de Tiny check créé par Félix aimé et un outil expérimental d'ailleurs a été mis en place par la poste donc je souhaiterais savoir si vous aviez un état des lieux et comment faire en sorte de faire connaître davantage ces outils pour déceler ces logiciels malveillant j'avais une deuxième question sur les stèes vous en avez déjà parlé et notamment à l'heure du numérique vous savez que nous aurons dans les prochaines années des besoins très importants en terme de recrutement je pense en particulier à la cybersécurité ou dans la tech alors comment favoriser un petit peu plus les femmes qui ont des compétences et des talents évident qui aurait toute leur place dans ces domaines merci merci la parole est à Julie delpèche merci madame la présidente madame la ministre chers collègues merci de nous avoir présenté votre feuille de route claire et ambitieuse à l'occasion de la Semaine Européenne de prévention et d'information sur l'endométriose permettez-moi de vous parler des femmes qui chaque jour souffrent aujourd'hui ce sont plus de 190 millions de femmes dans le monde et pas moins de 1,5 million de femmes en France qui sont atteintes d'endométriose qui subissent des douleurs incapacitantes et qui est la première cause d'infertilité chez les femmes pourtant l'endométriose mais parfois près de 7 ans à être diagnostiqué prise en charge et reconnu ce délai beaucoup trop long impose aux patientes un parcours de soins difficile coûteux et peu adapté à leur situation madame la ministre je connais votre engagement sur ce sujet je salue ici la prise de conscience collective sous l'impulsion du Président de la République dès 2022 à travers notamment la stratégie nationale de lutte contre l'endométriose néanmoins trop nombreuses sont les femmes qui continuent à rencontrer des difficultés dans l'accès aux soins et à la reconnaissance au lendemain d'une journée historique où notre pays a envoyé un message fort aux femmes du monde entier nous devons poursuivre notre rôle de pionnier en nous mobilisant ensemble avec les associations et médecins impliqués sur ce sujet nous devons réfléchir à l'amélioration des dispositifs de prise en charge par des solutions adaptées devant s'accompagner d'un meilleur accompagnement des associations mobilisées sur sur le sujet notamment madame la ministre quelles sont les pistes du gouvernement pour approfondir cette stratégie nationale de lutte contre l'endométriose et améliorer la prise en charge adaptée des patientses je vous remercie chers collègues la parole est à graziel Melchor j'ai déjà posé ma question madame la Présidente très bien et bien merci c'est donc Jean Terlier pour le groupe de renaissance merci madame la Présidente madame la ministre mes remerciements aussi également pour la présentation de de de votre feuille de route qui est vous l'avez rappelé la la déclination du du plan interministériel vous avez présenté les les quatre champs d'action et ma question portera plus particulièrement sur le le champ d'action sur les pour lutter contre les violences sexuelles et et et sexistes notamment vous vous avez évoqué depuis 2017 depuis le le Grenelle des violences conjugales que nous avons mis en place de très nombreuses avancées ont été portées vous l'avez rappeler la mise en place des bracelets antiapprochement c'est 1000 la mise en place aussi également des des téléphones grave danger le le développement que nous avons fait avec notre collègue et notamment Émilie Chandler sur les ordonnances de de protection l'intervention la formation des des des forces de l'ordre sur sur ces sujets mais forceé de constater à l'instar de du constat que faisait notre collègue Stéphane viri que nous avons encore des progrès à faire euh que nous sommes toujours confrontés contre nous à ce fléo des violences des violences conjugales à de très nombreux fénimicides et c'est vrai que il nous faudra je le pense j'ai pas entendu la réponse que vous avez faite à notre collègue mais procéder à l'évaluation de ces nombreux dispositifs légaux et réglementaires que nous avons que nous avons mis en place je crois que les les différents acteurs ont pris connaissance sontap appropriés ces différents dispositifs mais ils sont je crois aujourd'hui encore malheureusement trop peu connus et je crois que à travers cette évaluation il nous faudra aussi également euh faire la promotion si je puis m'exprimer ainsi de ces différents dispositifs on l'a vu dans le casre du violence des Grenelles conjugales lorsqu'on mtait autour de la table les forces de l'ordre les procureurs les magistrats les avocats les association et bien on on constatait qu'il y avait à la suite de cela des synergies qui se créaient et pour permettre de mieux lutter localement contre ces violences ces violences conjugales et donc au-delà de de de la journée dédiée au aux violen aux violences conjugales du 25 novembre je crois qu'il faudrait peut-être sous l'gite des préfets mettre en place des dispositifs pour procéder à ces évaluations pour faire la promotion de tout ce qui existe en matière de de lutte contre les violences conjugales et j'aurais aimé avoir votre sentiment sur sur ce sujet merci merci la parole est à agès firman lobodo oui merci madame la présidente madame la ministre merci pour la présentation de de votre feuille de route j'ai deux questions en une minute l'une concernant les maisons des femmes et le développement des maisons des femmes qui font partie du plan annoncé le 8 mars dernier par la première ministre et notamment sur le modèle économique malheureusement on voit bien que chaque maison des femmes qui ouvre et tout de suite et je mets des guillemets quand je dis ça victime de son succès ça veut dire que elles ont un vrai intérêt pour prendre en charge le côté santé des femmes victimes de de violence sexuelle et sexiste et d'ailleurs elles sont aussi un endroit où les femmes peuvent déposer plainte grâce aux conventions qui sont signé ilyie schler le sait bien avec la justice et et l'intérieur donc comment assurer le modèle économique de ces dispositif nécessaire et puis on a parlé de la journée du 25 novembre on a parlé de la journée du 8 mars et il y a autre journée c'est le 25 janvier qui est la Journée de la lutte nationale contre le sexisme puisque le 6e rapport du Haut Conseil à l'égalité montre à quel point même si nous faisons beaucoup de choses et bien on a un peu l'impression que nous reculons nous reculons 9 femmes sur 10 se disent toujours victimes de violence enfin de de sexisme 75 % des femmes disent qu'en ligne elles ne sont pas traitées à égalité on l'avait évoqué tout à l'heure sur le sujet de l'accès au métiers scientifique ou technologique s'attaquer aux racines du sexisme c'est s'attaquer à la fois à la famille et donc à l'éducation qu'on donne et instinctivement on donne pas la même éducation à nos enfants aux garçons COFI donc il y a un sujet à l'école et aussi au numérique ce trptique il est important peut-être que le numérique est un volet sur lequel on a un moyen d'action le plus rapide pour enfin aller vers l'égalité hommes-femmes et de faire que cette journée du 25 janvier existe le moins longtemps possible euh merci chers collègues et je me fais l'écho donc de la question de candrine josau qui s'adresse à vous madame la ministre chers collègues aujourd'hui il me semblait important de parler de l'après des victimes qui ont subi des violences et agression sexuelles je voulais vous interroger sur la confrontation judiciaire un protocole qui peut s'avérer dur pour les victimes amener un état de choc ch profond et décupler le stress post-traumatique un moment de confrontation où la victime n'est pas accompagnée se retrouve face à ces traumas n'y aurait-il pas des mesures plus empathiques afin d'accompagner ses victimes dans une procédure qui amène à la réparation et non à l'augmentation du stress post-traumatique à savoir que ces symptômes sont trompeux acceptés aujourd'hui dans notre société que malheureusement les victimes sortent de cette épreuve encore plus démunis et isolés ne serait-ce pas le moment de réellement accompagner les victimes à sortir réparer de ces épreuves dévastatrices et de ne pas rajouter de la violence après ces violences euh madame la ministre je vous laisse dans un exercice de style si nous voulons finir à 19h d'une grande sy enfin d'une capacité synthétique importante à à nous faire valoir alors 9 questions 9 réponses en 9 minutes donc euh alors sur les les différentes questions qui m'ont été posées peut-être d'abord la la première sur la question de la budgetisation intégrant l'égalité qui est la question de C calvz qui est une question pour moi essentielle évidemment dans ce ministère déjà parce que ça permettrait d'objectiver concrètement ce qui est réalisé dans chacun des ministères que ce soit police que ce soit justice que ce soit l'enseignement supérieur l'éducation nationale la santé bref en vérité tous mes collègues ont y gagné à avoir des budgets qui intègrent la question de l'égalité pour justement mesurer les efforts qui ont été réalisés peut-être ce qui reste encore à réaliser vous l'avez dit vous-même il y a une mission IgA CGF qui est en cours parce que c'est pas si simple à mettre en en place et quoi les bons indicateurs qui soient justes et pertinents pour garantir qu'on mesure bien les bonnes choses tout simplement donc la mission elle va rendre ces indicateurs pour le printemps donc très vite et évidemment j'invite j'incite j'engage l'ensemble des membres du gouvernement à le faire certains sont déjà un peu en avance par exemp sur le logement les choses ont été assez mises enfin assez vite mise en place avec beaucoup de transparence sur la manière avec laquelle les hébergements d'urgence par exemple peuvent être déployé pour les femmes bref je crois que c'est ce sera un atout pour tout le monde de mieux savoir de mieux connaître et puis aussi ce que vous avez dit sur la question des marchés public la question des achats aussi de de l'État parce que c'est quand même je regardais le chiffre 41,7 milliards d'euros d'achat chacque année de la part des opérateurs de l'état de l'État donc évidemment l'État peut être à l'avant-garde aussi sur sur ces questions-là ça rejoin donc les questions budgétaires qui m'ont été posées notamment sur l'aide universel d'urgence monsieur le député j'ai l'occasion de le dire je le affir de manière très claire 12228 aidees universelle d'urgence qui ont été déployé pas 1 € ne manquera pour garantir que toutes les femmes toutes les femmes qui ont besoin de cette aide puissent y avoir recours il y avait sans doute un effet de rattrapage qui a été constaté au début c'estàdire des femmes qui avaient été victimes dans le passé qui du coup ont pu maintenant bénéficier de cette aide aujourd'hui on a un volume qui est à peu près constant on verra si ça continue à se mesurer dans les mois qui viennent en vérité j'aimerais comme vous qu'on ait moins de femmes qui en ait besoin mais si si ça permet surtout à des femmes enfin d'avoir immédiatement les garanties pour pouvoir partir et ne pas avoir la difficulté supplémentaire de manquer de moyens concrets pour pouvoir réaliser enfin ce départ qui est essentiel qui est vital pour elle évidemment nous allons poursuivre dans dans cette voie làà il y a beaucoup de questions extrêmement diverses peut-être en général sur la question des violences qui sont perpétré à l'encontre des femmes d'abord pour répondre à la question de Sandrine joso à quelle j'adresse toute mon amitié parce que je sais qu'hier elle a vécu malheureusement euh hier après-midi quelque chose d'un peu douloureux et j'imagine qu'elle le dira par elle-même mais j'adresse toute mon amitié tout mon tout mon soutien évidemment sur la question de la confrontation judiciaire on a besoin évidemment de continuer à avoir un principe du contradictoire qui peut et qui doit prévaloir dans notre droit qui est absolument déterminant mais on a un enjeu d'accompagnement du parcours des femmes dont on a parlé notamment avec le garde des saau comment garantir que face à ce qui peut toujours exister c'est-à-dire l'aléa de celui ou celle qui auditionne de la manière avec laquelle les choses s'organisent et bien on est un parcours qui soit sans doute encore mieux pris en charge accompagné évidemment pour les victimes qui ont eu le courage à un moment de témoigner de dire de porter plainte alors qu'elles savent évidemment que la question probatoire elle est toujours extrêmement délicate dans les les violences sexistes et sexuelles et donc je crois que évidemment il y a sans doute des manières pour sécuriser encore plus le parcours c'est la question aussi de l'évaluation ce que je disais notre collègue St vir ce que je vous dis euh monsieur le député Terlier évidemment on doit pouvoir évaluer tous les dispositifs qui ont été mis en place je crois à la vertu en effet de cette confrontation elle positive qui doit pouvoir exister entre les forces de l'ordre entre les procureurs entre l'ensemble des associations je crois aussi à la vertu des ritex c'est peut-être pas totalement notre culture mais je crois que c'est important quand un féminicide se produit on doit pouvoir organiser des ritex pour savoir est-ce que oui ou non est-ce que oui ou non il y a eu parfois des des manquements ou pas ou pas c'est pas une question d'inquisition c'est juste une question de comment on améliore les capacités et les les les renforcement de de l'accueil des femmes de la prise en charge de leur parole de l'accompagnement de la coordination entre les différents services les violences vous l'avez dit madame la députée Virgine du Muller elles sont multiples c'est pas que les coûts la violence c'est aussi l'humiliation c'est aussi inspecter un téléphone portable c'est regarder de manière insidieuse tous vos messages c'est contrôler en vérité votre vie vie malheureusement aujourd'hui ces logiciels de track existent mais on a l'inverse on a ce qui permet de le détecter pour garantir qu'évidemment et bien on ne soit pas fliqué qu'on ne soit pas contrôlé dans nos vies moi j'avais l'opportunité de le voir à la maison de protection des familles à bois d'Ary qui l'a déployé via des gendarmes en lien en effet avec la Poste j'espère que ça va pouvoir avoir beaucoup plus d'écho c'est-à-dire que dans toutes les maisons de protection des familles dans toutes nos gendarmeries dans tous nos commissariats que les femmes voient concrètement que ces dispositifs peuvent exister ce n'est pas forcément ce à quoi on pense immédiatement mais c'est encore une fois une forme de violence qui s'exerce d'emprise qui s'exerce à l'encontre évidemment des femmes et qu'on doit pouvoir lever sur la question de la santé qui m'a été posée notamment sur l'endométriose je crois que malheureusement sans doute si je faisais un sondage toutes les femmes dans cette salle ont entendu cette phrase qui est de dire c'est normal d'avoir mal euh non mais c'est vrai soyons lucide peut-être même l'avons-nous entendu dans nos propres familles parce que c'est une phrase qu'on a entendu des générations après générations ça n'est pas normal d'avoir mal et ça n'est pas normal d'avoir une errance en terme de diagnostic qui pouvait aller jusqu'à 7 ans les choses ont heureusement profondément évolué sur l'endométriose sur la détection sur le repérage sur le parcours sur l'accompagnement qui peut être apporté à ces femmes je crois que on aura l'occasion de se réexprimer sur ce sujet à la fin du mois puisquil y a une journée qui est dédiée de sensibilisation donc je pense que voilà d'autres annonces pourront être faites en interministérielle à ce moment-là donc permettez-moi de de réserver un peu C cette réponse à à ce moment là sur les trois dernières questions quatre dernières questionsespérant de pas oublier sur santé à la ministre Anas firm le baudau sur la question de la Maison des Femmes vous le savez bien il y a un enjeu je crois de coordination on a des départements nous en en avons aucune des départements nous en avons plusieurs donc ça pose une question au moment du pilotage l'organisation du maillage territorial est-ce qu'il faut qu'il y ait une collectivité territoriale qui soit un peu en pilotage je pense que ce ne serait pas totalement inutile qu' a une coordination ici préfet ARS département par exemple qui pourrait exister parce que il faut une approche globale évidemment pour les femmes à la fois en matière de santé et aussi sur la question des violences quand vous venez dans une maison des femmes sur un enjeu de santé on vous accompagne évidemment aussi sur la question des violences donc je crois qu'il y a un enjeu de coordination qui est important et oui le rapport du HC malheureusement n'était pas très réjouissant mais si ça pose une alerte qui de dire que pendant peut-être des années on s un peu reposé en se disant que tout ça était un fait générationnel et que une nouvelle génération allait permettre d'embrasser la question de l'égalité ça n'est pas fait de manière naturelle c'est un combat permanent évidemment la question de l'égalité et donc j'en viens pardon aux trois dernières questions sur les Françaises qui sont à l'étranger il faut pouvoir garantir que tous les dispositifs que nous mettons en place en hexagone en autreem soit accessible à toutes les femmes françaises et donc là-dessus oui oui on a encore du chemin à parcourir pour que ça puisse être le cas parce que c'est encore plus difficile sans doute quand on subit des violences et bien de pouvoir les détecter de pouvoir les reparer de pouvoir aussi quitter un conjoint violent quand parfois on a tout quitté aussi poursivre justement ce conjoint c'est aussi un gros engagement vous l'avez dit des entreprises sur la question de la mobilité professionnelle pour en avoir discuté avec elle aujourd'hui elles font elles essaye en tout cas de faire ce travail de repérage et de détection qu'elles ont fait notamment paradoxalement pendant la question du confinement parce que beaucoup de femm venent se confier à ce moment-là pas en disant directement je suis victime en expliquant qu' vous avvez très envie de revenir au sein de l'entreprise et de ne pas rester chez elle ce qui a posé des alertes et donc du coup elles doivent être prioritaire évidemment en matière de mobilité professionnelle c'est aussi un engagement évidemment que l'État doit prendre sur la question du statut de l'élu bon c'est une question très récurrente au-delà évidemment de la question des femmes je crois que ma première réunion politique à laquelle j'ai assisté c'était je suis pas très âgé il y a quand même quelques temps était sur la question du statut de l'élu donc évidemment on a encore un chemin à parcourir ce point de vue-là si je peux me permettre une conviction personnelle je ne crois pas que revenir sur le cumul des mandat aiderait les femmes je crois que ça pourrait avoir l'effet inverse mais ça n'est que ma conviction personnelle que je livre sur sur ce sujetl je crois par contre qu'on a beaucoup de frein à l'engagement qui mérite évidemment d'être levé engagement au sens large engagement associatif engagement syndical engagement politique évidemment sur la question des femmes encore une fois c'est pas de l'autocensure c'est aussi aussi qu'on a une société qui n'a pas forcément été organisée structurée pour accueillir l'engagement des femmes pour les accueillir dans des filières dans lesquelles elles n'était pas attendu et dans lesquelles elles ont pu être vu comme des intruses au départ bien aujourd'hui nous sommes là nous avons bien l'intention d'y rester et pour conclure avec cette phrase j'ai toujours beaucoup aimé de Roseline bachelow qui disait qu'un jour la parité protègerait les hommes peut-être qu'un jour nous y arriverons je vous remercie et bien ce fut un exercice précis merci infiniment pour vos réponses et puis ben je trouve ça plutôt assez engageant dans le travail que nous avons à faire collectivement et et qui correspond bien à l'état d'esprit de notre délégation pour conclure vous dire simplement que je n'ai pas la prochaine date de notre assemblée en DDF mais que nous avons convié donc le ministre Valtou et nous sommes sur le fait de de s'accorder sur la prochaine date je vous tiens évidemment informé le plus tôt par une convocation et je vous souhaite une bonne soirée merci à vous au revoir merci Madame le Ministre
Aurore Bergé