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InterviewLCI (sur YouTube)· 14 avril 2023 21 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesInstitutions & électionsSolidarités & familleJustice

Si les Sages ne censurent pas totalement, "cette réforme va empoisonner le quinquennat d'E. Macron"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Vous y croyez vraiment à une censure totale du texte ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    La décision de ce soir devra s'imposer à tous ou pas ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous inspire cette image du Conseil constitutionnel entouré de gendarmes ?

  • 6:00OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce que vous dites à vos militants pour éviter les violences ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Les syndicats doivent-ils se rendre à l'Élysée ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Comment expliquez-vous les désaccords au sein de la NUPES ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:00Mathilde PanotFait
    « Les Restos du Coeur disent que cet hiver la moitié des gens qu'ils ont accueilli avait moins de 30 ans. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

la journée va être chargée aujourd'hui un grand bonjour à Marie chanterey que je vois là-bas Marie bonjour votre invité aujourd'hui elle était dans les cortèges hier évidemment opposé depuis le début à cette réforme des retraites la présidente du groupe LFI à l'Assemblée et mon invité à tout de suite [Musique] bonjour mathildeau bonjour et merci d'avoir accepté merci à vous notre invitation ce matin je le disais vous êtes la présidente du groupe la France insoumise à l'Assemblée et députée également du Val-de-Marne alors soyons très précis h moins 9h30 avant la décision tant attendue du Conseil constitutionnel hier c'était la douzième journée de mobilisation vous étiez dans les cortèges je le rappelais du monde dans la rue des chiffres néanmoins en baisse hier dans le cortège vous le disiez le pays est dans une impasse et il y a matière à avoir une censure totale du texte vous y croyez vraiment au c'est de la méthode Coué alors non je crois que nous avons des très bons arguments pour demander une censure totale ça a été rappelé à l'instant mais il est possible le Conseil constitutionnel l'a déjà fait d'avoir une censure totale on notait le budget en 1979 mais en 2012 une loi avait été entièrement retoquée pour manquera et de clarté des débats parlementaires or ici ce sur quoi le conseil institutionnel doit statuer c'est une question de savoir si on crée des précédents qui sont à mon avis extrêmement dangereux il y a trois arguments qui sont très forts le premier c'est le véhicule législatif utilisé si le Conseil constitutionnel autorise les gouvernements futurs à utiliser des budgets rectificatifs qui normalement change à la marge un budget sur une année pour faire passer une réforme de fond c'est à mon avis très dangereux la deuxième chose c'est que on nous dit souvent le 49.3 c'est constitutionnel oui la première ministre l'a utilisé 11 fois mais est-ce constitutionnel d'utiliser le 49-3 le 47 ans qu'il était 44 3 bref d'utiliser l'ensemble des outils anti-démocratiques de la 5ème République et troisième chose sur la clarté la sincérité des débats on nous a menti sur le 1200 euros brut au départ tout le monde puis 1,8 millions puis à la fin seulement 10 à 20 000 personnes qui toucheront 6200 € brut de même que nous n'avons eu aucune réponse sur les carrières longues sur les femmes grandes perdantes donc je crois qu'il y a matière à censurer intégralement ce texte et dire que la Constitution a été détournée à des fins autoritaires pour passer en force une réforme dont personne ne veut s'offre au Conseil constitutionnel 9 sages plusieurs options cette censure totale en effet une censure partielle ou une valise à Sion totale de ce texte ma question est ce que la décision de ce soir devra s'imposer à tous ou pas ou est-ce que voilà vous vous choisirez finalement entre ce qui est décidé ce soir et vous décidez de dire qu'elle n'est pas légitime quelle sera votre position finale parce que ce que l'on détecte malgré tout on entend des constitutionnalistes des professionnels de la profession qui disent que on se dirige plus vers une censure partielle alors il y a plusieurs choses moi j'entends des constitutionnalistes aussi qui élèvent la voix pour dire que il y aurait matière à censure totale ce que nous avons nous disons moins nombreux plaider mais je vais vous dire ce n'est pas parce qu'une loi serait jugée constitutionnelle quel serait considérée juste par les Français et je crois que dans les Cort encore hier mais depuis pratiquement deux mois et demi les gens qui manifestent par millions toutes les semaines dans les rues ne le font pas parce que la loi il y a un constitutionnel ils le font parce que la loi est injuste et ce qui se joue dans cette histoire des retraites c'est quasiment un projet de société qui est en train de se jouer danser ne pas reconnaître la légitimité finalement du travail parlementaire également non non c'est pas cette question là parce que j'entends bien ce que ce qui est enfin ce que dit le gouvernement sur cette question là qui essaierait de faire croire que nous voulons remettre en cause les institutions je ne sais quoi oui nous ne sommes pas d'accord avec une cinquième république qui permet à un homme seul de décider tout seul contre tout un peuple et ce n'est pas un scoop que dire ça nous nous voulons une constituante et la Sixième République il y a ça mais il y a aussi cette petite musique on y reviendra un peu plus tard mais les îles sur la légitimité au fond aussi du Conseil constitutionnel de la remise en cause de sa composition des nominations des sages qui sont acceptables dans une démocratie de poser ces questions là c'est sain et regardez la situation dans lequel nous sommes vous avez des gens qui ont joué le jeu démocratique vous avez des puissants qui à chaque élection pleurent des choses de larmes sur la sur l'abstention que s'est-il passé les gens ont élu des représentants du peuple et qui voulait voter contre la réforme des retraites à l'Assemblée nationale la première ministre a dit le conte n'y était pas ils ont manifesté pacifiquement par millions chaque semaine ils ont fait des grèves ils ont indiqué dans vos sondages que vous faites régulièrement que il ne voulait pas de cette réforme des massivement opposée la question c'est quel recours démocratique reste-t-il dans une cinquième république qui donne autant de pouvoir à un seul homme et je vais vous dire si nous étions dans une sixième république avec notamment un des outils que nous demandons le référendum révocatoire qui permet de révoquer un élu jusqu'au président ou même le référendum d'initiative citoyenne peut demander les gilets jaunes qui permettent de proposer ou d'abroger une loi alors nous aurions des possibilités de sortie par le haut donc j'espère que le Conseil constitutionnel va censurer totalement ce texte parce que ça donnerait une voilà au pays une occasion historique de sortir par le haut de cette crise mais je vous le dis cette réforme des retraites si le Conseil constitutionnel ne censure pas totalement va empoisonner le quinquennat d'Emmanuel Macron empoisonné et est-ce que vous et on va y revenir aussi des risques de violence de dérapage le service des renseignements territoriaux a annoncé 130 mouvements je voulais vous montrer ce cliché qui finalement est symbolique aussi et qui a marqué les esprits hier de ce Conseil constitutionnel entouré de dizaines de gendarmes parce qu'il y a eu des tensions dans la journée qu'est-ce que d'abord vous inspire cette image je pense que c'est une image qui est très très forte je l'ai vu et comme beaucoup beaucoup de gens dans le pays elle m'a elle m'a marqué mais rendez-vous compte que à la fin des fins lorsque vous ne respectez aucun des processus démocratiques et notamment que vous passez en force par la brutalité 49-3 à l'Assemblée réquisition pour contre les grévistes alors que le tribunal de Ruan a dit la semaine dernière que les réquisitions étaient une atteinte droite grave au droit de grève et [Musique] [Musique] [Musique] la question je vais vous dire moi je je condamne toute attaque à l'intégrité physique des gens quels qu'ils soient mais je le dis si il y a quelqu'un qui est aujourd'hui responsable du chaos dans lequel nous sommes il s'appelle Emmanuel Macron et des par Monsieur Darmanin qui jouait un jeu extrêmement dangereux qui a été pointé par l'ONU le rapporteur spécial au Liberté qui a été pointé par le Conseil de l'Europe par Amnesty internationale par des magistrats par des avocats et j'en passe c'est très grave ce qui est en train de se passer dans le pays et je le dis à un moment la question c'est comment est-ce que nous allons sortir collectivement à un moment où le pays a besoin qu'on s'occupe d'autre chose moi quand j'entends que on est en train de mettre dans les supermarchés des antivols sur le poisson et sur la viande quand les Restos du Coeur disent que cet hiver la moitié des gens qu'ils ont accueilli avait moins de 30 ans quand j'entends que 40% des Français qui sont au SMIC ou moins que le SMIC se prive d'un repas par jour c'est de ça dont on devrait s'occuper parce qu'en effet ce qui revient régulièrement dans les cortèges c'est le passage de 60 44 ans mais en effet les préoccupations concernant les colères s'agrègent ça c'est un fait mais moi ce que j'aimerais savoir de vous ce matin c'est qu'est-ce que vous dites à vos militants à ceux qui descendent dans la rue c'est une espèce d'appel au calme de finalement respecter la décision qui sera rendue ce soir ou de dire bah il faut que ça continue à vous mobiliser n'essayez pas de tordre les mots sur des choses ce n'est pas dire que nous continuons enfin dans la démocratie même lorsque par exemple si un vote avait été fait à l'Assemblée nationale ce qui n'est pas le cas il aurait été perdu par la macronie vous l'avez bien compris mais imaginons le contraire imaginons que le vote aurait été gagné à l'Assemblée nationale en démocratie on a quand même le droit de continuer à défendre son point de vue donc moi ce que nous faisons avec le mouvement insoumis c'est de dire quel que soit la décision du Conseil constitutionnel nous continuerons à nous battre jusqu'aux retrait de ce texte contre la retraite à 64 parce que c'est une réforme qui touche les gens dans leur chair vous réclamez le retrait du texte à l'instar d'ailleurs de tous les syndicats tout à fait qui sont invités après cette décision après ce jour fatidique finalement à être reçu à l'Élysée le chef de l'État la redit encore dans un esprit de concorde est-ce que selon vous les syndicats doivent se rendre au palais présidentiel rencontrer le chef de l'État j'ai écouté Sophie Binet qui est Adil lol lorsqu'on lui a dit ça mais rendez-vous compte vous avez d'abord une intercendicale qui n'est pas reçu du tout puis lorsqu'elle est reçue c'est pour en quelque sorte tourner la page nous dire les retraites c'est terminé allons-y maintenant parlons d'autre chose mais on ne tournera pas la page le pays ne tournera pas la page sur cette question là parce que lorsqu'on parle de métiers pénible sur lequel parfois c'est une question de vie ou de mort de pouvoir partir à la retraite plutôt lorsqu'on parle des grands-parents qui gardent leurs petits-enfants et qui est une question en fait d'humanité de dignité tout un peuple qui est en train de se jouer lorsqu'on parle des 40% le président d'associations qui sont des retraités des 27% des bénévoles associatifs qui sont des retraités c'est c'est toute l'organisation de la société qui sont en train de détruire c'est toute la solidarité qui sont en train de détruire et je vais vous dire puisque les le peuple de France manifeste maintenant depuis des mois les gens comprennent de mieux en mieux la réforme ils comprennent de mieux en mieux ce que ça veut dire pour leur vie et ce qui entraîne dire le peuple de France aux puissants de ce pays c'est nous ne sommes pas condamnés à vivre toujours plus mal mais donc du coup est-ce que les syndicats doivent se rendre à l'Élysée est-ce que si c'est leur décision c'est leur c'est leur décision mais je dis juste ce qu'on exprimer l'intersyndical dans son entièreté lorsqu'ils sont sortis du rendez-vous la semaine dernière avec la première ministre en disant si vous ne retirez pas le texte on ne discute pas avec vous et bien je crois est toujours valable aujourd'hui parce que les syndicats continuent de dire que ils sont tous pour le retrait du texte et j'ai entendu là aussi la CGT dit hier devant le plus grand incinérateur d'Europe à Ivry-sur-Seine que Emmanuel Macron si le conseil pas le texte ne devait pas promulguer ce texte parce que sinon il serait empêché de gouverner ce pays ce qui ne semble pas du tout être pardonnez-moi l'expression dans les tuyaux on sent qu'il y a une volonté d'aller vite et on sent aussi ce que vous dites et ce que vous constatez une forme d'impasse et comment on sort de là ça paraît très compliqué à ce stade oui mais je vais vous dire peut-être que le Président de la République n'a pas envie de rester confiné parce que vous avez peut-être remarqué mais après avoir annulé Charles III après avoir annulé sa venue au stade après avoir annulé sa visite à Toulon pour parler du service national obligatoire sur lequel il a dû reculer à l'étranger il ira à Notre-Dame aujourd'hui au Pays-Bas j'ai admiré ce jeune homme qui chantait en hommage au combat du peuple de France en dénonçant l'autoritarisme et la brutalité de ce président ça veut dire que ce président ne peut plus se déplacer nulle part dans son pays sans être interpellé par des gens et ça continuera donc il faut maintenant revenir à la raison et ce projet de loi Mathilde panot sur la décision du Conseil constitutionnel sera aussi validée ou pas ce référendum d'initiative partagée que vous réclamez mais ce que l'on a appris hier c'est que les sages vont aussi se prononcer sur une deuxième demande de référendum que vous avez déposé hier on s'interroge sur ce deuxième ce deuxième référendum déposé c'était pour sécuriser les choses il y avait un problème de formulation soyons précis c'est le c'est le même RIP mais nous avons eu des alertes sur le fait que il faudrait peut-être être un peu plus précis sur la question des recettes donc en fait ce référendum d'initiative partagé c'est 185 parlementaires qui donnent lieu ensuite à 4,8 millions à peu près de signatures que nous devons récolter et les généralement de coutume que pendant ce temps là même si la loi est promulguée qu'elle ne soit pas appliquée c'est ce qui s'était passé sur les aéroports de Paris donc ça permettrait de donner du temps encore en mouvement nous gagnons sur le fait que cette réforme ne s'applique jamais dans les 4008 de signatures pour vous ça paraît complètement faisable j'ai vu les sondages qui sont parus qui disent que les trois quarts des Français voudraient voudraient sont d'accord pour signer ce référendum d'initiative partagée donc ça ça peut faire partie ce soir on n'est pas encore sur des on sait pas si c'est ce soir qui vont statuer dessus le Conseil constitutionnel pour le deuxième mais c'est un des sur les deux sur les deux mais c'est un des outils que nous avons à disposition en plus de continuer évidemment les mobilisations le soutien-grèves la France insoumise à récolter plus d'un million d'euros en soutien en grévise que nous distribuant aux caisses de grève et on continuera à être utile à ce mouvement et la nuit pèse dans son enterté a fait une promesse nous n'arrêterons pas avant que les 64 ans soient abandonnés sur la suite et cette journée cruciale la décision du Conseil constitutionnel sur cette réforme des retraites juste une question on a appris ce matin qu'une réunion qui était prévue cet après-midi à l'Elysée autour du chef de l'état de certains de ces ministres et des dirigeants de la majorité des aller à lundi est-ce que ça pour vous de votre point de vue à votre place ça veut dire quelque chose ou il ne faut pas en tirer d'enseignement particulier écoutez ça il faudrait être dans la tête d'Emmanuel Macron et ça j'ai beaucoup de mal à m'y projeter en fait en fait la question c'est jusqu'à où le président de la République va-t-il aller et on a déjà eu à deux semaines une tentative de nous dire que tout ça était derrière nous qu'on tournait la page en ce moment on est en train de discuter alors d'un texte à l'Assemblée nationale ça va vous faire sourire qui s'appelle bien vieillir au moment où le pays tout entier refuse une réforme des retraites qui va dire une retraite en mauvaise santé bien vieillir ça commence par pour nous la retraite à 60 ans ce que on leur rappelle donc je ne sais pas ce qu'il y a dans la tête d'Emmanuel Macron mais je veux vraiment je fais un appel solennel il ne peut pas rester dans une situation d'impasse telle que celle-ci qui bloque l'ensemble du pays Boris Vallot votre collègue socialiste l'utiliser le terme de forcené est-ce que c'est quelque chose que vous reprenez à votre compte oui oui mais oui mais rendez-vous compte on n'a jamais vu ça sur la suite doit-il changer de gouvernement doit-il changer de Première ministre François Ruffin disait hier ce n'est pas avec Elizabeth borne que se construit un débouché politique est-ce que la suite de ce qui va s'écrire dans les prochains jours prochaine semaine doit commencer par un changement d'équipements mental ou pour vous c'est finalement anecdotique et c'est pas tellement que c'est anecdotique le problème je crois des gens un peu partout dans leur majorité dans la majorité sociale du pays ce n'est pas le gouvernement le problème c'est la politique qui est menée et donc la question qui est posée c'est celle-ci est-ce que Emmanuel Macron va enfin juste respecter les voies normales de la démocratie respecter le fait qu'il est sain en démocratie qu'une opposition s'oppose et qu'il y ait des oppositions ou est-ce que il s'entête à continuer envers et contre tous et je le dis un homme seul ne peut pas avoir raison contre le peuple tout entier vous souhaitez une dissolution c'est dans regarder dans les dans les différentes voies de sortie le président peut ne pas promulguer en décidant que vu la situation du pays ce n'est pas sérieux il peut décider de retirer son texte là aussi en disant ce n'est pas sérieux il peut décider de retourner devant le peuple soit par référendum soit par dissolution effectivement qui permettrait de revenir et de là aussi de sortir par le haut de la situation revenir on peut même faire appel à la l'article 10 de la Constitution qui permet de revoter devant l'Assemblée nationale mais en tout cas il faut qu'il y ait une voix de sortie revenir devant les Français ça ne vous fait pas peur non ne pensez pas que vous perdez certains de vos élus dans tous les cas le peuple est toujours la solution et ça ne nous fait jamais peur de retourner devant les urnes et ça ferait du bien Emmanuel Macron de se rappeler que dans notre pays dans notre République et notre démocratie ce n'est pas le roi Macron qui est le souverain c'est le peuple et lui seul vous évoquiez évidemment ce climat social plus que tendu une réforme un texte qui laissera des traces qui en laisse déjà les états aussi dans votre famille politique qu'en est-il de la Nupe des désaccords sont apparus ces dernières semaines des propos du communiste Fabien Roussel qui est allé fort quel est votre état d'esprit sur le sujet est-ce que là aussi la nuque c'est aujourd'hui fracturé non et d'ailleurs ça fait depuis 10 mois que on nous explique que la nupaisse va s'effondrer semaine après semaine et je crois que ce que nous avons fait notamment je vais parler pour ma part à l'assemblée nationale en nous réunissant tous les mardis matin et en ayant pratiquement jamais rater une de ces réunions intergroupes justement consolide cette alliance que nous faisons et la construction programmatique que nous avons Fabien les petites phrases de Fabien Roussel ne sont pas du tout le reflet de ce que nous construisons au quotidien et qui je crois est une chose sur lequel la nuit passe a fait ensemble entre les différentes notions les différents textes propositions de loi que nous continuons et ceux qui plait pour un acte 2 de la Nupe ce qui plaît pour un élargissement notamment à pas forcément à de vos amis Bernard Cazeneuve qui va fort aussi ça vous dites quoi est-ce que nous la mettons nous tous on a aucun problème sur l'acte 2 après oui nous avons un désaccord avec Fabien Roussel sur le fait qu'il faille s'élargir à Monsieur Cazeneuve qui était le ministre de l'intérieur quand Rémi Fraisse est mort nous avons un désaccord avec Monsieur Fabien Roussel quand la semaine une semaine aussi cruciale que les retraites ils participent à un changement de discussion en parlant d'immigration bon on n'est pas d'accord là dessus mais ce que je veux dire c'est que là encore les propos de Fabien Roussel ne sont pas du tout le reflet de ce que nous construisons et qui se base sur je le rappelle quand même un programme de gouvernement qui est ce que nous avons en commun et ce autour de quoi nous travaillons depuis 9 mois et je crois que au contraire c'est des du travail en commun qui est fructueux et qui permet d'avancer et de continuer à renforcer la nups qui pourraient effectivement être appelée un acte 2 des désaccords sur parfois la ligne politique sur la stratégie mais aussi sur des faits très précis comme la réintégration d'Adrien au groupe parlementaire la France insoumise après quatre mois de suspension consécutives à sa condamnation à quatre mois avec sursis provient conjugale pourquoi avoir demandé au parlementaire de votre groupe de ne pas communiquer leur vote vous qui plaidez pour la plus grande transparence ce qui est une forme de mal à l'aise autour de cette affaire je fais de la dictature sur mes parlementaires c'est vous qui l'invites mais non non pas du tout vous savez c'est pour Adrien catenens nous avons essayé à la fois donc vous l'avez dit il a été exclu de notre groupe pendant 4 mois la réintégration de son groupe s'est fait à la condition d'un stage qui a été réalisée donc il répond aux conditions et donc lorsque vous devez prendre des décisions collectives comme celle-ci et bien c'est bien de les assumer collectivement c'est votre en même temps à vous vous direz c'est pas notre en même temps je pense que nous avons eu un processus de décision extrêmement démocratique en essayant de tenir quelque chose qui est exigeant qui est à la fois nos principes féministes et de lutte contre les violences sexistes et sexuelles et nos principes sur la vision humaniste que nous avons de la justice avec le droit pour chacun et chacune quel que soit ce qui s'est passé quel que soit les condamnations le droit à la réinsertion et c'est ce que nous avons essayé de tenir collectivement et moi je dois dire que je pense que chacun et chacune et je pense notamment au macroniste devrait avoir un peu d'humilité par rapport au processus que nous avons fait le droit à la réinsertion est la deuxième chance c'est à dire qu'il m'a écouté on peut toujours faire mieux mais nous nous avons pris des décisions collectives on les avons pris démocratiquement dans notre groupe et je crois que au moins nous nous assumons en face les questions qui nous sont posées et que nous essayons au mieux de continuer à porter ces questions et les principes qui nous tiennent 8h50 Mathilde Bado merci beaucoup en ce qui sur ces images du Conseil constitutionnel toujours entouré de quarts de CRS et de gendarmes en nombre qui donne un peu la tonalité de cette journée merci à vous

Si les Sages ne censurent pas totalement, "cette réforme va empoisonner le quinquennat d'E. Macron" — Mathilde Panot · Pourquijevote