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interviewLe Média (sur YouTube)· 10 novembre 2022 83 min

INFLATION, BAS SALAIRES : VERS UNE GRÈVE ILLIMITÉE ? / EDF : DANS LE SECRET DES TRACTATIONS

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] bonsoir à toutes et à tous et merci de regarder toujours debout l'émission quotidiennes du média en direct du lundi au jeudi à partir de 18h30 à partir toujours debout c'est le balayage de l'actualité au fil de l'eau mais ce sont aussi des focus sur des sujets particuliers les luttes sociales les enquêtes journalistiques les idées qui font bouger les lignes etc et aujourd'hui on va longuement revenir sur cette journée de grève et la manifestation c'était prévu depuis des semaines et on y est aujourd'hui c'est une nouvelle journée de grève interprofessionnelle lancé à l'appel de la CGT après les travailleurs des raffineries qui ont été à l'avant-garde il y a quelques semaines c'est au tour du secteur des transports d'être à la pointe du mouvement objectif obtenir des revalorisations salariales alors que l'inflation ne ralentit pas cette mobilisation interprofessionnelle s'étend à l'éducation nationale au secteur de la santé et la fonction publique pour en parler j'accueil en première partie d'émission mes collègues et camarades Justin la porte et Shay posée qui ont couvert la manifestation Yass prendra ensuite leur place pour parler plus en détail de la grève RATP qui a été particulièrement suivi aujourd'hui et qui a de grandes chances de se poursuivre dans la mesure où l'insar RATP n'exclut pas une grève illimitée la semaine prochaine en deuxième partie de soirée c'est ma collègue Lisa lap qui animera en plateau auquel sont conviés Philippe Brun député PS qui s'est illustré à l'Assemblée nationale en interpellant Gabriel Attal sur le démantèlement de DF et le journaliste investigation marque en devild bref on aura beaucoup de choses à se dire n'hésitez pas à liker cette vidéo à partager pour l'aider à surnager dans la mer immense des plateformes et des algorithmes alors bien sûr on compte également sur votre soutien nous devons lever 200.000 euros défiscalisables avant le 31 décembre et bien sûr aussi atteindre cet objectif de 12500 abonnés nous sommes le jeudi 10 novembre 2022 il est 18h45 et on met toujours debout [Musique] alors j'accueille mes concerts Justin la porte et Shay posée elles sont revenues de la manif pour nous raconter cette grande journée de mobilisation alors oui on était tout à l'heure [Musique] salut Justine salut shy coucou Nadia ça va pas trop fatigué c'était un peu intense mais ça va alors comment c'était cette manif il y a eu beaucoup de monde pas beaucoup de policiers au début et un petit peu à la fin par contre mais il y avait beaucoup de cortèges différents avec beaucoup de syndicats différents donc on a vu la CGT l'USA Sud solidaire et FO qui est évidemment présent avec leur gros ballon bien dissociable voilà donc il y avait 10 millions non pardon 10000 manifestants à Paris selon la CGT et un millier de manifestants à Lyon selon les forces de l'ordre qu'est-ce que tu as observé shy de ton côté l'ambiance beaucoup de d'enthousiasme d'optimisme beaucoup de beaucoup de monde enfin par rapport peut-être à la précédente manif où on était allé là c'était plus dense puis même il y avait toute une ambiance un peu comment dire festive beaucoup de chants qui étaient qui étaient repris qui étaient entonnées par beaucoup de monde au final il y avait toute cette ambiance puis surtout que tout au long du cancel on a pas mal d'ambiance différente entre tout ce qui est plus antifasciste au début puis ensuite bon on va plus vers la CGT et des syndicats étudiants derrière donc oui c'était une ambiance diverses mais mais quand même très agréable alors vous avez interviewé un beau coup de participants à ce cortège parisien et à chaque fois vous avez recueilli leur préoccupations et revendications dans une série de Magnéto et on commence avec le secrétaire général de la CGT RATP en général de la CGT RATP bus et pourquoi manifester contre les plans du gouvernement dans ce qui se passe au niveau de tout le pays pour une augmentation des salaires pour les conditions de travail puisque à la RATP proprement parler on a des conditions de travail extrêmement dégradées la volonté de privatiser l'entreprise et donc nous on défend le service public et pour qu'un service public qui fonctionne correctement pour satisfaire les besoins des usagers on a besoin d'augmenter les salaires et des gens qui sont formés et donc aujourd'hui c'est l'opposé de ce que fait la RATP donc c'est pour ça qu'on manifeste tout comme tous les travailleurs de France il y a un vrai problème de salaire dans le pays on s'en sort pas puisque la problématique elle est nationale il faut que les salaires soient augmentés et on revendique 300 euros net aujourd'hui en tout cas pour les agents de May RATP et l'embauche massif de conducteur d'agents statutaire de la RATP et l'arrêt de la privatisation de la RATP oui donc les ouvriers ont été reçus ce matin par la direction de la RATP et il se trouve que la grève est annoncée depuis bien longtemps en fait les négociations sont en cours depuis très longtemps et donc le secrétaire général qu'on a vu à l'instant jimmyl annonce un conflit beaucoup plus dur et dès le mois de décembre donc le blocage du réseau parisien en fait a été annoncé bien avant et il bloque en dernier recours parce que aucune de leur revendication n'a été entendu et évidemment une grève générale illimitée et bien sûr intersectionnelle a été souhaité alors je disais c'est une grève interprofessionnelle qui a été lancée à l'appel de la CGT mais initié par la RATP la mobilisation s'est étendue à au secteur de la santé à la fonction publique et notamment à l'éducation nationale et vous avez croisé d'ailleurs le chemin d'une enseignante on l'écoute pour réclamer une hausse des salaires pour pour réclamer aussi une meilleure réforme des retraites et je m'en soutien à la RATP contre la privatisation et plus généralement on a une grève bientôt donc je suis enseignante on a une grève bientôt sur la réforme des lycées pro je suis pas sûr qu'elle sera très suivie donc c'était aussi l'occasion de revendiquer on est pas assez payé et ça engendre une énorme prise de recrutement donc on est plus assez nombreux non plus on a un énorme manque de moyens pour pouvoir fonctionner correctement on a aussi un manque de formation cruelle qui nous permet pas de nous occuper correctement les enfants et on a une hiérarchie en fait qui permet pas un fonctionnement fluide enfin l'école elle peut pas remplir elle peut pas remplir son rôle dans les conditions actuelles dans laquelle on travaille donc il y a des élèves qu'on laisse de côté enfin le décrochage scolaire c'est aussi parce qu'on n'est pas capable d'assumer l'éducation de ces jeunes là toute la question de du handicap aussi on n'est pas capable d'accueillir correctement les élèves en situation de handicap dans les établissement ordinaire ni dans les établissements spécialisé d'ailleurs on n'est pas capable d'accompagner en fait tous les jeunes correctement donc forcément ils empathisent à la fois dans leur éducation mais aussi ensuite dans leur orientation professionnelle et dans leur vie de jeunes adultes par la suite donc du coup la personne qu'on vient d'interviewer elle a surtout parlé de la réforme des lycées professionnels qui allaient venir c'est aussi un cheval de bataille de l'enseignement national parce qu'il faut savoir que du coup il y aura une nouvelle grève là bientôt la semaine prochaine en fait le 17 du coup par rapport à cette réforme donc délaissés professionnels faut savoir que les heures de stage vont augmenter de 50% donc encore moins d'heures de cours et donc comme elle le disait en fait il y a pas assez de professeurs en fait pour accueillir tous ces élèves déjà de base dans l'enseignement enfin général on va dire et en plus du coup on néglige davantage tout ce qui est l'enseignement professionnel l'accueil des élèves en situation de handicap et en fait j'ai récupéré des chiffres tout à l'heure qui disait qu'en fait il y avait encore 4000 postes vacants là en août et du coup il y a énormément de classes qui se retrouvent sans professeur et ça c'est un vrai problème et c'est ce qui est dénoncé ce qui va encore être dénoncé la semaine prochaine oui le problème de démantèlement du service public un plus globalement la mobilisation interprofessionnelle d'aujourd'hui comment dire également touché l'hôpital public dont les personnels se plaignent de leur condition de travail dégradé donc les fermetures de lit se poursuivent et sont vraiment un signe inquiétant il y avait aussi des partis politiques et vous avez notamment croisé le porte-parole du Parti communiste des ouvriers de France Christian Pierrel je suis pour paroles du Parti communiste des ouvriers de France il y a des centaines de grève dans des boîtes moyennes petites qui sont pas forcément des grèves totales c'est peut-être quatre gars qui vont se mettre devant la boîte plante et le drapeau syndicat et dire parce qu'il y a les négociations salariales et dire bon nous on veut 400 euros et ce qui est très intéressant de voir c'est que quand il plante le drapeau devant la boîte y compris ceux qui à ce moment-là ne font pas grève ils sont d'accord avec et même il y a des cas où les non grévistes filent de l'argent keV de la caisse de la grève ça veut dire que c'est une revendication qui est en profondeur et cette revendication c'est pas seulement qu'on n'y arrive plus parce qu'on n'y arrive plus ni à se loger ni à bouffer ni à transporter mais il y a aussi le sentiment qu'on paye la crise alors que d'autres sont repassent gagne des milliards et nous on met aussi le doigt sur le fait que ça se passe au moment où il y a la guerre en Ukraine donc c'est quand même un climat où il faut avoir une vision à la fois sociale dans le sens voir le mouvement social mais surtout politique ce système il est au bout du rouleau donc on vient d'entendre le porte-parole du Parti communiste ouvrier de France est-ce qu'il y avait d'autres partis politiques présents dans ce cortège donc à part le NPA n'a pas croisé grand monde mais il y avait un cortège qui s'est spécialisé dans les travailleurs et travailleuses sans papiers précaires de tous les pays qui appelaient à leur régularisation pardon et du coup on est à la rencontre de l'un d'entre eux qui tenait donc la fameuse banderole où il demandait la régularisation des sans-papiers et c'est vrai qu'en fait c'est quand même une démarche qui est super compliquée et que en fait on se rend pas compte mais du coup il y a énormément de personnes plus de 400 000 sans papiers en France et il y en a quand même beaucoup d'entre eux qui travaillent et en fait malgré ça du coup il vu qu'ils ont pas ses papiers en fait ils peuvent travailler mais sans avoir de congés payés sans pouvoir avoir de congé maternité et puis oui non les droits à la santé ils peuvent pas ouvrir un compte en banque des droits à la retraite sont plus compliqués enfin bon bref il y a tout ça qui est beaucoup plus compliqué pour ces travailleurs sans papier et vu que la régularisation est beaucoup plus difficile voilà quoi du coup c'était un peu ça leur revendication de ce côté là alors question toujours un peu classique tu disais en début de d'entretien Justine il y avait pas trop de policiers au début parce que ça veut dire qu'il y en a eu beaucoup à la fin est-ce qu'il y a eu des violences policières à la fois qu'on est parti en tout cas il y a un petit comptage de tête qui se mettait un petit peu en noir on a vu quelques petits heures entre manifestants et policiers mais pas grand chose par contre les avenues étaient bloqués au niveau de l'Opéra beaucoup de camions de CRS qui étaient évidemment sur armée sur entraînée tout en noir qui était extrêmement effrayant mais sinon on n'a pas vu de pas de banque cassée pas de jet de pierre ni rien seulement des petits des petits coups de comment s'appelle déjà les pétards quoi vous avez senti les participants donc plutôt optimistes ce que tu disais au début Charlie tu avais senti ça et plutôt confiant est-ce qu'ils ont le sentiment que cette mobilisation peut faire plier le gouvernement enfin de mon point de vue moi j'ai pas trouvé que c'était une mobilisation de trop de c'est pas de la colère qui ressortait vraiment c'était oui surtout une mobilisation mais sans sans violence à proprement parler comme on a pu connaître auparavant et oui donc en effet la police était là sur armée surprise mais pas mais pas actif en tout cas la police ne fait pas les participants à revenir puisqu'il y a d'autres échéances c'est ça lesquels alors il y a une grève du coup pour les enseignants oui prochaine jeudi prochain jeudi prochain d'accord et sinon on attend du coup la grève illimitée de la RATP qui va peut-être arriver des décembre même dès demain je crois qu'il y avait un syndicat qui avait appelé une grève justement on va recevoir Yacine Giwa pour parler de la grève RATP merci beaucoup Justine et shy je vous laisse partir tranquillement et donc et bon repos parce que ça a été une journée assez intense c'est éprouvante c'est l'heure désormais d'accueillir Yassine Giwa pour parler la grève RATP qui pourrait possiblement devenir illimité illimité pardon la semaine prochaine c'est l'entretien d'actu [Musique] le mot d'ordre fort de la cgtfo une SAS solidaire et la base qui a été repris par l'ensemble des organisations syndicales c'est zéro métro et zéro RER c'est la RATP qui a été à la pointe de ce mouvement qui s'est étendu à de nombreux secteurs vous l'avez entendu les revendications seront globalement les mêmes hausses du SMIC du point d'indice de la fonction publique et l'indexation des salaires pour l'inflation autre gros point de tension pour la RATP l'ouverture à la concurrence des bus parisiens je vous propose d'écouter sur le sujet Clément bauwn ministre délégué chargé des transports faut pas confondre ouverture à la concurrence et libéralisation à ton crin et casse du service public ça je réfute complètement ce lien l'ouverture la concurrence ça se pratique dans un certain nombre de segments du temps des transports publics c'est vrai sur certaines lignes de train régionaux de TER qui sont en train de s'ouvrir aussi à la concurrence certaines lignes de TGV c'est très encadré il y a toujours une autorité publique qui décide du service qui décide de des lignes de bus par exemple ou des TER pour les régions qui c'est de la région où l'État qui décide ça n'est pas le marché qui décide du niveau de service public des transports ça c'est très important la seule chose qui change c'est que dans certains cas l'autorité publique la région ou l'État sont les cas peut décider d'attribuer une ligne de bus par exemple ou une ligne de TER à un autre opérateur qui en pratique d'ailleurs est souvent l'opérateur public c'est Keolis qui est appartient au groupe SNCF ou Transdev qui est aussi un opérateur du secteur public bon donc c'est pas la libéralisation et le marché après bonsoir Yacine Giwa est-ce que vous m'entendez oui je vous entends très bien et vous oui on vous remercie d'avoir accepté notre interview qui une fois n'est pas coutume et bien se déroule dans le taxi qui devait vous amener à notre studio alors la mobilisation ayant été largement suivie vous êtes coincé dans les bouchons alors on s'adapte à ces conditions un peu particulières quels sont vos impressions sur cette journée de mobilisation cette journée comme tout le monde a pu le voir elle était très très suivie particulièrement opéré avec des lignes de métro qui étaient fermées sauf que ceux qui ont un peu de mémoire penseront justement à la grande époque de la grève contre la réforme des retraites donc voilà on avait fait aussi au pas juste avant cette grève qui avait démarré le 5 décembre 2019 une journée d'avertissement le 13 septembre et je trouve qu'il y a pas mal de similitudes dans cette grève qui a eu aujourd'hui et quand on sait voilà que que il y a les attaques sur nos conditions de travail il y a le gouvernement qui parlait de revenir sur son projet de loi des retraites donc voilà bah il y a pas mal de similitudes et donc c'est plutôt encourageant de de voir que qu'il y a encore aujourd'hui ce rapport de force qui existe on voit que quand les travailleurs décident de se en grève ça se voit c'est c'est nous qui sommes les plus utiles en fait au fonctionnement de la société ce sont pas les les grands patrons c'est pas le gouvernement et on voit qu'on a un impact et voilà et bon c'est vrai que quand on a vu l'impact qu'avait les raffineurs on se dit moi personnellement j'ai un peu des regrets de voir qu'on n'est pas parti tous ensemble parce que c'est sûr que si il y en avait les raffineries et les transports au coude à coude on aurait pu vraiment obtenir de de bonnes choses parce que comme vous l'avez dit dans le sujet il y a beaucoup de revendications qui sont similaires l'inflation elle touche pas corps de métier uniquement elle touche tous les travailleurs de ce pays et voilà on voit que tout augmente sauf nos salaires j'ai j'ai rencontré beaucoup de gens à la manifeste station aujourd'hui des gens de divers secteurs de de Geodis voilà de une filiale de la SNCF des travailleurs également de du nettoyage arc-en-ciel qui nettoie donc un Tolbiac à l'université parisien qui sont en grève aussi par rapport à leurs conditions de travail et souvent voilà il y a cette revendication qui a été 10 dans les dans les micro-trottoirs qu'on a pu entendre de 300 400 euros parce que voilà les gens voient que que tout augmente les les NAO bah c'est un peu la supercherie quel que soit l'entreprise les NAO ne permettent pas d'obtenir des augmentations de salaire qu'il ne serait-ce que à l'inflation donc petit à petit on s'appauvrit on s'appauvrit et en fait à un moment il y a la boule d'eau qui fait déborder le vase et voilà les gens crient leur ras-le-bol sachant que voilà on le gouvernement avait annoncé la fin du bouclier tarifaire sur certaines choses comme pour l'énergie voilà et donc nous nous c'est quelque chose qui nous convient pas et que on a nécessité de de frapper durement sur un mouvement plus long comme l'a été dit on peut pas se satisfaire d'éternel avertissements de 24 heures et ce qui vous inquiète plus spécifique RATP c'est bien l'ouverture à la concurrence des bus parisiens on a commencé fort cette interview avec les propos du ministre qui a déclaré il ne faut pas confondre ouverture à la concurrence et libéralisation à tout craint et case du service public une réaction peut-être Yassine Giwa c'est complètement faux on voit les usagers le voit la situation dans les transports au-delà de cette journée et catastrophique c'est à dire donc moi je conduis les bûches je suis enroulement sur la ligne 388 les temps d'attente sont catastrophiques pourquoi ces temps d'attente sont catastrophiques parce que justement la direction de la RATP a modifié nos conditions de travail depuis le 1er août et donc voilà on parle d'une heure en plus par jour pas par an par mois pas par semaine une heure en plus par jour également des des primes qui ont été retirées la fin des barrières repas c'est-à-dire que aujourd'hui lundi je travaillais je commençais à 10h je finissais à 18h et j'avais pas de pause japonais mais ça ça vient comme ça du jour au lendemain depuis le 1er août et ben du coup il y a une vague de démission donc le gouvernement parle de problème de recrutement Jean Castex aussi qui sera le nouveau PDG de la RATP dit qu'il va s'atteler au problème de recrutement mais il y a aussi un problème de départ c'est à dire que les gens n'en peuvent plus ceux qui sont là veulent partir et pourquoi il y a eu cette case des conditions de travail la RATP la direction de la RATP l'argumente par rapport à l'ouverture à la concurrence elle le justifie par l'ouverture la Concorde un lien direct entre l'ouverture et la concurrence et la case de nos conditions de travail effectivement Catherine qui a quitté jeudi 29 le jeudi 29 septembre la direction de la RATP pour raison personnelle craignait effectivement les conséquences que vous rappelez ici de l'ouverture à la concurrence des bus parisiens elle a écrit d'ailleurs à Valérie Pécresse la présidente de la région d'Île-de-France et d'Île-de-France mobilité qui est l'autorité organisatrice des transports pour la prévenir des risques à venir avec la grande bascule dans la compétition à Paris je la cite je tiens à réitérer les alertes que nous portons depuis 2020 s'agissant de la transition qui va s'opérer dans le cas de l'ouverture à la concurrence du réseau bus le premier janvier 2025 et c'est ce qu'elle écrivait dans un courrier que nos confrères du monde a pu consulter donc en tout cas l'ancienne la direction en tout cas celle qui précède celle de Jean CATEX Castex alerté effectivement sur ces risques est-ce que la nouvelle direction par Jean Castex présage quelque chose de de quoi est-ce qu'il irait dans le sens de sa prédécesseur ou au contraire viendrait valider cautionner cette ouverture à la concurrence déjà même ça enfin il y a eu des vidéos qui ont été faites justement pour nous dire que l'ouverture à la concurrence était une opportunité pour nous que ça allait le pousser à nous dépasser enfin tout le discours des patrons donc en fait elle est voulue par le patron que ce soit Keolis Transdev RATP d'ailleurs cette ouverture à la concurrence il faut le rappeler ne touche pas que les travailleurs de de la RATP il y a eu des l'année dernière une grande grève dans la zone de Melun ou des centres bus à Vaux-le-Pénil à Vulaines dans le 77 était mobilisé suite à leur transfert aujourd'hui à sa clé également ou dans dans d'autres communes pas forcément en première couronne mais dans d'autres communes qui ne sont pas exploitées par la RATP se mobilise parce que il y a eu il y a quelques semaines une grève à Keolis bactéries ou sur sur les salaires donc c'est pas quelque chose qui touche uniquement la RATP et on se doute que Jean Castex qui est issu du gouvernement et le gouver ce même gouvernement qui parle de réforme des retraites ben c'est pas dans ça va pas aller dans le sens des agents RATP et donc des usagers il y a cette case du service public on voit qui est pas seulement dans les transports qui est dans la santé dans l'éducation et donc bah cette politique qu'a mené le gouvernement on se doute bien que Jean Castex il va pas promettre l'indexation des salaires sur l'inflation et bah pas promettre que on se cale sur les meilleures conditions de travail qu'on revienne sur les anciennes conditions de travail on se doute bien que ça va pas venir de sa propre initiative et que ce sera le rapport de force voilà j'ai écouté son allocution où il était interrogé bon il reprenait les mensonges de la direction sur des augmentations de salaire de 5%, ce qui est faux ils prennent des primes on a vu récemment pas mal d'articles qui ont été faits sur cette prime de la honte justement pour inciter le maximum d'agents à venir travailler ne pas faire grève etc c'est peut-être pris ou en fait c'était une prime de tout ou rien j'avais vendredi dernier j'étais en heure d'information syndicale il y avait un collègue qui me dit que voilà sa femme elle a un cancer il doit l'accompagner et utiliser ses journées proches aidants est-ce que ça avait un impact sur sa prime de présentéisme je lui dis OUI tu auras 0 € parce que tu as aidé ta femme qui a un cancer et donc on se doute que que c'est pas avec des un gouvernement qui voilà qui qui va matraquer des des gens qui qui se mobilisent voilà on a applaudi les personnes de la santé à 20h pendant le le confinement est-ce que pour autant il y a eu plus de moyens dans la santé ben non pas du tout et quand les personnes de la santé se sont mobilisées après le déconfinement ils ont été gazés matraqué donc on se doute que ceux qui sont assez lucides et mes collègues le sont se doutent que le message qui a envoyé avec l'annonce PDG du nouveau PDG et bah va pas aller dans l'autre sens et du coup bah qu'est-ce qu'on fait face à cela on va pas se tourner les pouces et on va essayer de se mobiliser de de construire le rapport de force le plus large possible d'ailleurs Clément beau un ministre délégué chargé des transports à un avis sur ce rapport de force sur cette journée de grève je vous propose de l'écouter moi je le reproche pas à la situation à la RATP on parlera peut-être de son président qui arrive jean-cester je la reproché non je regrette cette situation de grève moi j'ai jamais été dans un discours de stigmatisation sur les grèves il y a des préoccupations comme pour tous les salariés de France sur le pouvoir d'achat il y a un dialogue social aussi je le dis parce que j'ai connu les grèves dès que je suis arrivé au ministère des Transports au mois de juillet qui ont pu se résoudre par les dialogue social donc j'y crois mais il y a un dialogue social suffisant aujourd'hui oui je crois qu'il y a un dialogue suffisant dans ces entreprises on a vu que c'était parfois plus compliqué dans les entreprises comme Total à la SNCF à la RATP on sait faire du dialogue social alors votre Ministre de tutelle ne semble pas être très attentifs à vos revendications est-ce que vous pensez vraiment pouvoir faire reculer le gouvernement oui je pense c'est on a fait la démonstration aujourd'hui qu'on a un vrai rapport de force le que le gouvernement les n'est pas à l'aise sur cette question également la région avec Valérie Pécresse qui qui enchaîne les prises de parole parce que justement je pense qu'elle est sous pression qu'à un moment donné les gens le réclament des comptes quoi les gens veulent un bus veulent les transports de qualité et il voit que que ça n'arrive pas et et en plus de ça on leur parle d'une augmentation de du prix du Navigo de 75 euros 20 à 100 euros dans un contexte où la situation est catastrophique donc ça ça passe pas du tout exactement d'ailleurs nous avec la CGT RATP bus on a commencé depuis plusieurs mois un travail ou justement on va à la rencontre des usagers où on a fait des tracts justement pour expliquer pourquoi ils attendent aussi longtemps leur bus que cette situation nous convient pas et voilà au centre bus de Malakoff donc je suis on a fait une rencontre avec les usagers le 29 septembre pour nous c'est important d'expliquer aux gens la situation voilà c'est il y a eu plusieurs initiatives il y a au centre bus des Lilas aussi au mois d'octobre donc il était assez ignative qu'on va devoir multiplier parce que face à la propagande du gouvernement des patrons ben non on se doit d'être dialoguant avec les usagers c'est c'est super important et je pense que voilà il faut les prochaines mobilisations Yassine Giwa les prochaines dates les prochaines grandes prochains grand rassemblement ça va être discuter par les secrétaires des diverses syndicats représentatifs voilà la particularité à la RATP c'est qu'il y a plusieurs départements donc ça nécessite des discussions voilà j'ai j'ai vu que par exemple une ça parlait de partir sur un mouvement plus dur donc je pense c'est bien si vraiment toutes les organisations syndicales prennent conscience que contrairement ce qui a été dit le dialogue social à la RATP est très mauvais il est médiocre qu'on ne peut rien attendre de ce dialogue social et que il faut s'organiser et partir sur un mouvement dur quand est-ce je peux pas vous le dire là aujourd'hui mais ça serait très voilà c'est ce qui a été ce qui a été annoncé et donc voilà c'est très bien si moi je pense c'est ce qu'il faut s'il faut un mouvement dur reconductible voilà avec tout le tout les secteurs c'est-à-dire qu'on peut pas fonctionner par catégorie dans mon centre bus vous savez il y a des lignes de Paris il y a des lignes de banlieue que fait ma direction quand elle voit que le bus est mobilisé mais pas le métro et ben elle supprime les lignes de Paris parce qu'elle dit ça va il y a le métro pour renforcer les lignes de banlieue et ben demain s'il y a un mouvement uniquement au métro que va faire la direction de mon centre bus parce que ils s'organise histoire coordonne ils sont pas du tout secteurs entre des départements ils sont pas du tout catégoriel donc qu'est-ce qu'elle va faire elle va renforcer les lignes de Paris et donc c'est c'est on voit bien à travers cet exemple que on ne peut pas raisonner par catégorie il faut déjà avoir la même ligne c'est important et je pense qu'à travers les déclarations que j'ai pu lire de l'INSA je pense qu'une ligne commune est possible et une stratégie également commune et c'est ce qui va falloir que nous militants de terrain ont construise merci infiniment Yassine Giwa d'avoir accepté cette interviews dans des conditions encore une fois assez particulière je vous souhaite d'arriver à bon port quand même et on va suivre de tout ça on va suivre tout ça de très très bien évidemment alors c'est l'heure pour moi de laisser ma place à ma collègue Lisa Lab qui animera ce dernier plateau consacré au démantèlement d'EDF c'est le député Philippe Brun qui a sonné l'alerte et interpellé Gabriel Attal sur ce sujet alors il sera avec nous sur le plateau et à côté de lui le journaliste marque Under sera là pour discuter de tout ça également quant à moi je vous souhaite une excellente soirée et je vous laisse sur ce petit clip de campagne le 19 septembre dernier le média démarré son antenne 24 heures sur 24 7 jours sur 7 avec pour objectif de débarquer très rapidement sur les Box Internet et sur la TNT bref sur les télévisions de dizaines de millions de Français depuis un peu plus d'un mois nous prenons l'antenne 4 fois par jour c'est un véritable exploit pour notre petite équipe qui dispose de moyens extrêmement limités nous sommes donc très fiers de battre le pavé de l'information tous les jours en direct de 13h à 20h mais malheureusement cette montée en puissance est mise aujourd'hui en danger le contexte difficile nous rattrape comme il rattrape une grande majorité de Françaises et Français nous n'allons pas pouvoir continuer notre antenne 24 7 le mois prochain pour pouvoir supporter les énormes dépenses que celle-ci engendre nous avions besoin de réunir 12500 abonnés payants avant la fin octobre nous n'avons pas pour le moment atteint ce seuil malgré des retours enthousiastes malgré 800 000 abonnés sur notre chaîne YouTube malgré des audiences qui atteignent des records sur nos différents canaux nous n'avons plus les moyens de faire face la faute à cette situation économique qui nous oblige toutes et tous à faire des sacrifices et qui vous empêchent peut-être de vous engager sur le long terme en souscrivant un abonnement aux médias la solution la plus aisée serait sans doute de vendre notre âme et notre média quelques riches et va défiscales comme le font tantôt d'autres ça passe mal toujours mal pareil vous sortir le portefeuille vous préférons disparaître plutôt que de nous y résoudre notre liberté ne se négociera jamais sur un coin de chez vous alors nous demandons à celles et ceux qui le peuvent à celles et ceux qui en ont encore les moyens de donner pour que le média non seulement continue d'exister mais débarque à la télé sans jamais oublier d'où il vient est-ce qu'il est d'ici le 31 décembre il nous faut réunir 200 000 euros de dons qui peuvent être défiscalisés cela peut paraître énorme mais c'est juste le minimum pour pouvoir affronter les cellules et BFM ces chaînes sous perfusion constant des milliardaires imaginez un peu qu'on prenne un de la TNT comme is un drapeau en manif et qu'on raconte le monde à notre façon avec nos mots et nos combats à nous imaginez une chaîne de télé qui soit du côté des gens et non des Puissances de l'Argent une télé qui parle de la vraie vie plutôt que de chanter les louanges de la macronie qui lèvent le point plutôt que d'abattre la matraque imaginez une chaîne qui soit enfin du bon côté de la barricade qui ne puisse être achetés par personne si ce n'est par ses milliers de sociétaires des personnes comme vous comme moi et même comme lui donner aux médias aidez-nous à garder la tête haute et le micro levé bonjour tout le monde bienvenue dans cette deuxième partie de votre toujours debout prenez place canapé lit café on est toujours avec vous je vais vous faire cette petite citation pour introduire cette deuxième partie d'émission nationalisation piège à trois petits points la prise de contrôle total de l'électricien historique par l'État pourraient être le préalable à des restructurations voire à des ventes d'actifs au privé mettre la main sur un groupe pour mieux le céder cette introduction elle n'est pas signé de moi mais de Marc en Devel journaliste d'investigation qui a sorti une enquête sur ce projet secret de DF dans Marianne à ses côtés je reçois Philippe Brun député PS membres de la commission des finances de l'Assemblée qui a demandé des comptes à Bercy et a pris connaissance d'éléments qui se cache derrière cette nationalisation de EDF entre démantèlement filiales on va éclairer tout ça c'est l'entretien d'actu [Musique] bonjour Philippe Brun bonjour Marc en Develde donc je vous reçois comme je disais vous avez travaillé tous les deux en tant que journaliste d'investigation on peut le dire ou député membre de la commission des finances de l'Assemblée sur les dessous du projet de la nationalisation de DF cette nationalisation à 100% avait été annoncée par Elisabeth borne le 6 juillet dernier piqûre de rappel on regarde nous devons assurer notre souveraineté face aux conséquences de la guerre et au défi colossaux à venir nous devons prendre des décisions que sur ces bancs même d'autres ont pu prendre avant nous dans une période de l'histoire où le pays devait aussi gagner la bataille de l'énergie et de la production c'est pourquoi je vous confirme aujourd'hui l'intention de l'état de détenir 100% du capital d'EDF [Applaudissements] cette évolution permettra à EDF de renforcer sa capacité à mener dans les meilleurs délais des projets ambitieux et indispensables pour notre avenir énergétique donc cette nationalisation elle intervient 17 ans après l'ouverture du capital d'EDF et son entrée en Bourse fin 2005 mais EDF était resté largement public détenu par l'État après de 84% par les salariés qui ont possède 1% et par les actionnaires institutionnels et individuels pour les 15 % restants alors la nationalisation au premier abord ça pouvait être une bonne nouvelle pour ceux qui la réclamé non je peux peut-être me tourner oui effectivement les images j'ai regardé à mon banc parce que moi je sais où je suis dans l'hémicycle effectivement j'ai applaudi Isabelle borne j'étais surpris comme tout le monde de cette annonce j'ai applaudi mais je me suis tourné vers mon voisin et je me suis dit qu'est ce que ça cache et c'est finalement cette question qui m'a amené en tant que rapporteur spécial de la commission des finances a mené l'enquête que j'ai menée elle était déjà décritée parce que beaucoup se disaient bah de toute façon EDF c'était presque déjà public ou c'est pas une véritable nationalisation dans le sens du terme oui en fait c'est pas une nationalisation le terme est un propre dire le gouvernement ne l'utilise pas c'est une OPA c'est à dire que l'État monte au capital EDF une nationalisation cela correspond à des règles précises qui sont fixées par l'article 34 de la Constitution quand on fait une loi de nationalisation doit fixer tout un tas de conditions juridiques et aussi de propriété et financières de l'entreprise nationalisée on n'a pas le évidemment de loi là qui nous est proposée ce qui signifie donc au gouvernement une fois que l'opéra est terminé peut faire ce qu'il veut avec l'entreprise quand on fait une loi de nationalisation le corollaire c'est que quand on privatise on est aussi obligé de faire une loi et donc de repasser devant le Parlement là le gouvernement allait main libre et préfère ce qu'il veut au pire donc offre public d'achat pour ceux et celles qui ne le savent pas on va on va revenir sur cet aspect mais d'abord on va entrer dans l'enquête que vous avez écrite de marque dans Marianne je le rappelle vous nous avez parlé d'abord de Luc Raymond qui est le nouveau PDG de DF est-ce que vous pouvez un peu nous en dire plus sur lui parce qu'il a il est pas encore parlé c'est le souhait du président de la République parce qu'on est sous la 5e République donc et notamment sous Emmanuel Macron et donc l'importance du président et et là lucrémond effectivement c'est un ancien dirigeant de Schneider Electric mais il a surtout travaillé dans des cabinets ministériels quand il était plus jeune il a notamment travaillé pour Hervé Gamard et dont la femme était l'ex dirigeante de General Electric France ça tout le monde l'a un peu oublié et également il a travaillé avec Thierry Breton quand irait Breton était ministre de l'économie à Bercy sur la fusion GDF Suez donc en fait sur la privatisation de GDF donc c'est un peu un spécialiste des privatisations c'est un spécialiste aussi des démantèlements pourquoi parce que il a été également banquier d'affaires pendant 7 ans donc en fait America Meryl Lynch qui était le conseil de la société Alstom au moment où Alstom a vendu ses activités énergies adjénère l'électrique donc pour reprendre les expressions d'une syndicalise que j'avais interrogé pour l'article l'ukramont a un CV de boucher charcutier donc c'est un peu l'homme idoine pour potentiellement découper le groupe dans les prochains mois en sachant de choses c'est que le gouvernement d'une certaine manière l'exécutif fait le choix d'un profil financier et pas industriel alors qu'il ne cesse d'expliquer que aujourd'hui l'exécutif a un projet industriel pour l'énergie en général et pour EDF en particulier alors ils choisissent on va dire un CV totalement contraire à ça un pur financier et donc on voit bien que pour reprendre le ce que décrivait fibrin c'est en gros on parle le gouvernement en termes de communication on parle de nationalisation mais en fait qui fait tout le contraire c'est souvent le cas sous la macronie on dit une chose mais en fait on fait tout le contraire et moi je pense qu'on faisait plus parler d'étatisation que nationalisation et étatisation ça passe effectivement par la décision du gouvernement de racheter les parts des actionnaires minoritaires et en fait l'analyse qui est faite par une bonne partie des acteurs tant politique de position que des acteurs qui s'intéressent à l'énergie EDF c'est de dire si le gouvernement souhaite acheter les minoritaires c'est pour découper le groupe le plus facilement possible sans aucune pour avoir tout à fait en parlant de général électrique il y a quand même une info qu'on peut pas trop rater c'est que on se rappelle que EDF d'EDF qui a racheté à General Electric les fameuses turbines Arabel cette année les plus puissantes du monde gros point stratégique 8 ans après que Général Electric les avaient achetés à Alstom et où l'État avait perdu totalement la main sur ses actifs et où Macron n'était pas étranger à ce dossier et aujourd'hui il vendent ce projet de ce plan de relance est-ce que vous pouvez un peu nous rappeler cette affaire alors l'affaire Alstom ça on le connaît mais effectivement en 2014 Alstom vend ses activités énergies à General Electric le groupe américain dans ses activités d'énergie il y a les fameuses turbines qu'on a présenté comme les turbines Rabel mais il y a d'autres turbines qui équipent les îlots conventionnels et donc qui permet aux générateurs électriques des centrales nucléaires de fabriquer de l'électricité à partir de la chaleur produite par le réacteur nucléaire ça c'est la technique du centrale nucléaire et donc on perdait à cette occasion là on va dire il y avait un enjeu clairement de souveraineté par rapport à cette perte d'actifs transmise donc là pour le coup à des intérêts américains et Macron qui sait très bien que ça fait partie on va dire de son bilan son passifs en tant qu' ancien ministre économie de François Hollande et bien il tenait avant l'élection présidentielle absolument pour des une histoire d'image une communication il a d'ailleurs il en a joué au moment de l'élection ou quelques semaines avant parce qu'il s'est déplacé à Belfort pour expliquer ça y est on était dans le retour de la souveraineté donc l'État avait imposé à EDF le rachat des turbines arabels tout ça dans une dans des effets d'annonces liés à la construction de nouveaux réacteurs enfin c'est le choix de l'Élysée là il y a plusieurs il y a plusieurs éléments sur sur ce dossier là déjà c'est parce que eDF va dépenser beaucoup d'argent pour acheter turbine et encore une fois c'est perdre en perdant parce que c'est généralement électrique qui a pu récupérer ça à l'origine et maintenant on est obligé de débourser beaucoup beaucoup d'argent pour récupérer cette turbine par ailleurs EDF n'aura pas la comment dire l'utilisation de ces turbine sur l'ensemble du marché mondial par exemple toute la partie américaine reste à General Electric il faut savoir que ces turbines là les activités d'Alstom étaient profitables notamment en ce qui concerne la maintenance de ces turbines sur l'ensemble des centrales et là aussi c'est quelque chose que conserve en partie General Electric au départ et toujours aujourd'hui et donc on est vraiment dans de la stratégie d'image d'autant plus qu'il y a une autre difficulté c'est que la moitié du plan de charge de l'usine notamment de l'usine de Belfort qui produit les turbines arabels le principal client donc la moitié du plan de charge c'est le russe rosatum et donc là il y a des considérations en plus géopolitiques qui qui se rajoute à ce dossier industriel et dernier point c'est que le gouvernement a décidé que EDF sera le chef de industriel de la future filière du nucléaire or historiquement EDF n'est pas un industriel mais un exploitant et donc là il y a différentes décisions qui ont été prises ces dernières années notamment le rachat par EDF de l'entreprise Framatome Aix Areva et en fait ils veulent en faire un apparence ils veulent en faire un groupe intégré industriel dans le nucléaire mais sans parler de la question financière d'investissement et notamment d'investissement public et on en revient à la question pourquoi ils font pas de loi de nationalisation ils préfèrent dépenser 12 milliards pour acheter des actionnaires minoritaires plutôt que d'investir des milliards dans l'entreprise et ça c'est une vraie question et puis par ailleurs c'est parce que en réalité le vrai projet d'Emmanuel Macron et d'Alexis colère depuis qu'ils sont en fait à Bercy donc ça remonte c'est un projet qui est très ancien c'est bien le projet du démantèlement on a appelé ça au départ le projet Hercule maintenant on peut parler de projet carrément Hercule 2 et que dès le départ effectivement on est dans une pure logique néolibérale en privatisation des profits et on laisse les pertes au public voilà socialisation des pertes et donc c'est exactement ce qui est en train de se passer potentiellement la partie la plus profitable du groupe les renouvelables sera mis sur le marché en tout cas c'est ce que les acteurs du marché d'ailleurs de l'énergie attendent d'ailleurs les grands groupes de l'énergie Angie totale sont sur les reins en fait je pourrais parler de crétinsky aussi d'une certaine manière ils attendent à ce que ce gros plat soit des mots clés justement vous commencer à mes questions mais c'est très bien je voulais qu'on parle un petit peu ensemble du projet ou du plan Hercule qui fait partie de ce gros projet par rapport à la nationalisation ou en tout cas la main mise de l'Etat sur EDF est-ce que vous pouvez un peu nous décrire ce projet parce que c'est vrai que c'est des c'est des dossiers en fait qui peuvent paraître très complexes et c'est pour ça que c'est important pour nous aux médias de les rendre intelligible quoi est-ce que vous pouvez peut-être Philippe Brun nous parler de ce fameux projet Hercule qui a été annoncé comme abandonné mais on ne sait pas encore voilà donc Hercule c'est un projet qui est sorti il y a deux ou trois ans alors c'est d'abord sorti dans la presse puis le gouvernement dit mais non c'est pas vrai il y a pas d'Hercule ça n'existe pas donc on dit journaliste qui font leur travail comme Marc en Develde ont sorti l'information et puis progressivement le gouvernement a confirmé qu'effectivement il y avait un projet de découpage de DF d'un côté il y aurait le nucléaire qui serait 100% public l'hydroélectrique puisque le gouvernement souhaite conserver les concessions des barrages électriques et ça fait plus de 10 ans aujourd'hui que la Commission européenne réclame la privatisation de nos barrages et puis dans à côté de cela la privatisation du reste de l'entreprise donc la partie des réseaux enedis la distribution le commerce également et surtout la pépite c'est à dire les énergies renouvelables qui sont assez rentables en raison d'ailleurs des conditions de régulation et de prix qui sont garantis que c'était ça qui était qui était prévu à la base et puis le ministre Bruno Le Maire a dit que Hercule était abandonné puis il y a eu l'annonce de cette de cette OPA qui évidemment le V des espoirs et moi j'ai voté favorablement à l'enveloppe qui budgétaire que nous avons voté cet été en préjuda finance rectificative 12 milliards et normalement l'opéa devrait coûter 9,7 milliards à l'état c'est à dire plus que le budget de la justice donc c'est pour ça que je suis allé enquêter parce que nous estimons à la commission des finances que ce n'est pas une petite somme qui vend des budget de la justice et des prisons en France donc c'est immense qu'il fallait savoir à quoi cet argent peut-être utilisé et donc ce que j'ai remarqué sur place en consultant les documents j'ai demandé d'abord y a-t-il une note qui parle de l'abandon d'Hercule il n'y a aujourd'hui aucune note à Bercy aucune note parce qu'ils sont obligés de me les donner aucune note sur la préparation de l'annonce de l'abandon sur note de travail sur ce que pourrait être EDF après l'abandon du projet Hercule aucune note et à l'inverse toutes les notes que j'ai pu consulter parle toujours d'Hercule au passé toute en envisageant un démantèlement futur et la note préparatoire à ce démant à l'OPA donc la notre préparateur qui a été fait juste avant le discours de la première ministre dans cette note là il y a écrit donc c'est dans la question que j'ai posé mardi dans le rapport que qui va être publié il y a écrit que l'opération de sortie de cotes donc on parle d'une sortie de cotes on est là pour faire sortir EDF du cours de bourse pas de sortie got est un moyen finalement de permettre cette réorganisation plus facile que si on démarrait par la réorganisation qui mobiliserait les organisation syndicale on va regarder votre question au gouvernement c'est parti on va la regarder la parole est un monsieur Philippe Brun pour le groupe socialiste merci madame la Présidente ma question s'adresse madame la Première ministre madame la Première ministre votre projet d'OPA sur le groupe EDF ne laisse d'interroger pourquoi en effet dépenser plus de 9,7 milliards d'euros d'argent public pour prendre le capital d'une société qu'on contrôle déjà cette question n'a reçu aucune réponse en tant que rapporteur spécial de la commission des finances de l'Assemblée nationale je me suis rendu deux fois à Bercy deux fois à Bercy pour exercer mon pouvoir de contrôle sur pièce et sur place j'ai demandé des notes ou plan stratégiques actant l'abandon du sinistre projet Hercule de démantèlement d'EDF et bien figurez-vous mes chers collègues qu'aucune n'existe j'ai pu consulter des documents stratégiques confidentiels qui démontre une toute autre réalité dans une note du 27 juin 2022 que j'ai pu consulter la montée au capital d'EDF est présentée comme un moyen d'avoir les mains libres pour je cite engager une fidélisation de toutes ou partie des activités du groupe lié à la transition énergétique suivi le cas échéant de leur introduction en Bourse il est également écrit mes chers collègues débuter par un réorganisation du groupe enverrai un signal négatif aux organisations syndicales qui ne manqueraient pas de se mobiliser dans les documents nombreux que j'ai pu consulter j'ai pu constater l'invention claire du gouvernement de démanteler EDF une fois la nationalisation terminée alors madame la Première ministre ma question est simple lorsque le gouvernement par la voie du ministre de l'économie Bruno Le Maire le 22 juillet dernier à la tribune de cette assemblée a affirmé que le gouvernement garantirait l'unité d'EDF avez-vous menti alors représentation nationale je vous remercie la parole est à Monsieur Gabriel Attal ministre chargé du budget des comptes publics merci madame la Présidente Mesdames et Messieurs les Députés monsieur le député Philippe Brun je veux d'abord excuser l'absence de Bruno Le Maire qui est à Bruxelles pour une réunion de le regroupe l'objectif de la montée à 100% au capital de DF il est clair c'est renforcé la politique nucléaire de la France conformément au discours du président de la République à Belfort qui prévoit notamment la construction de si EPR 2 tout ça pour assurer notre souveraineté énergétique celle des Français et de notre pays ça n'aurait aucun sens de monter à 100% au capital d'une entreprise comme EDF pour la démanteler ou la vendre par appartement ça n'est absolument pas le sujet et Bruno Le Maire a déjà eu l'occasion de dire que le projet Hercule n'était plus à l'ordre du jour Monsieur le Député vous avez exercé conformément à vos prérogatives de rapporteur spécial votre pouvoir de contrôle plusieurs pièces vous êtes rendu à deux reprises à Bercy les portes vous ont été ouvertes tous les documents que vous avez demandé vous ont été communiqués je vous vois aussi la tête vous avez pu les vous avez pu les consulter en toute transparence que nous sommes très respectueux vous avez eu accès à de nombreux documents à des notes et les équipes de Bruno Le Maire Bruno Le Maire Bercy est à votre disposition pour vous répondre si vous avez des questions sur certains documents qui auraient été consultés moi je vous rappelle l'objectif qui est le nôtre c'est de conforter et de renforcer EDF qui en a bien besoin pour être capable d'assurer la souveraineté énergétique de notre pays et j'espère que vous nous suivrez dans cette voie quand les débats auront lieu au Parlement sur ce sujet j'ai l'impression qu'il répond pas trop sur le fond à votre question et à vos à vos documents et éléments trouvés en fait après il s'attendait pas forcément à ce que je cite les documents le contrôle que j'ai effectué à l'Agence des participations de l'État à Bercy a été assez tendu il y a eu de nombreuses pressions qui ont été faites à la fois sur moi sur les services de la Commission des finances de l'Assemblée nationale oui je les ai eu de presque de force c'est à dire que normalement j'ai un droit de communication c'est l'article 57 de la LOLF c'est la loi organique relative au loi de finances aucun document m'a été communiqué on m'a opposé le secret des affaires alors que c'est très affaires ne s'applique pas au parlementaire dans la LOLF il y a rien écrit sur le secret des affaires donc j'ai pu consulter sur place quand je suis arrivé sur place je me dis bah je vais pouvoir remporter avec moi les documents non donc je suis venu une deuxième fois avec l'administratrice de la commission aux des finances et avec des cahiers à spirales où j'ai noté recopié les documents et on a recopié des dizaines enfin une dizaine de documents en fait des dizaines de pages consciencieusement recopiez pas tout mon copier des chiffres des données qui nous permettaient justement de produire un rapport un rapport qui a vocation à éclairer mes collègues au moment du vote du budget sur le volet des participations de l'État savoir à quoi on va dépenser cet argent donc effectivement la situation était tendue et on s'attendait pas à ce que je cite les notes dans le rapport c'est la première fois d'ailleurs qu'un député site des notes dans un rapport parlementaire souvent ils s'en tient à des périphrase et pourquoi j'ai fait la citation parce que je voyais le coup venir on allait me dire mais il raconte n'importe quoi ce député il fait de la politique c'est un gauchiste etc donc je me suis dit voilà on va citerne alors aujourd'hui mon rapport d'ailleurs il n'est pas publié il y a des extraits qui tournent dans la presse parce que moi je me suis pas mis de l'envoyer non pas à la presse mais mes collègues députés donc le rapport tourne aujourd'hui et effectivement aujourd'hui n'est pas publié par la Commission des finances car le gouvernement fait pression pour que ce rapport ne sorte pas voilà donc moi je évidemment bon espoir qu'il sorte juridiquement je crois que il y a pas vraiment moyen de m'empêcher mais là au moment où on parle le texte est prêt le rapport a été remis et il n'est pas publié sur le site de l'Assemblée nationale et il y a un circuit aujourd'hui entre un rapporteur général du budget et le président de la commission des finances pour savoir quand est-ce qu'on va le publier donc on est sur une opération extrêmement aujourd'hui tendue sérieuse le gouvernement a peur que les révélations qui ont été faites et dans l'hémicycle et dans le rapport qui sortira je l'espère demain et bien que c'est révélations viennent perturber l'opéa ce qu'on constate pour l'instant c'est que ça perturbe rien c'est-à-dire que l'action a encore baissé donc mes révélations vont pas faire du mal aux finances publiques je crois que c'était important de le faire parce que c'est l'ablation ce qu'elle révèle surtout c'est finalement le mensonge du gouvernement c'est-à-dire que dans le même temps ou Bruno Le Maire nous disait je réserverai l'unité du groupe EDF dans les mêmes temps où Elisabeth borne parlait de nationalisation et bien dans le même temps les services eux préparent une opération de démantèlement et c'est cela que j'ai voulu révéler et c'est évidemment c'est la vérité qui dérange le gouvernement vous dites sur la note cons du groupe de travail de négociation avec la Commission européenne sur les prix des tarifs réguliers de l'électricité je cite dans cette note figure quatre scénarios pour l'avenir d'EDF dans ces quatre le démantèlement est envisagé donc c'est ça voilà c'est de toute façon même si le gouvernement avait la volonté de garder un grand EDF même si c'est un gouvernement voilà favorable à nationalisation il ne le pourrait que difficilement aujourd'hui compte tenu des règles européennes et c'est ce que ce rapport de groupe de travail que je cite exprime il y a quatre scénarios de négociation avec la commission sur les tarifs du nucléaire parce que là comme on investit dans le nucléaire il faut qu'on ait tarifs attractifs pour que ce nucléaire soit rentable et la tarification actuelle ne le permet pas et bien la contrepartie de ces tarifs c'est ce qu'ils appellent des remèdes concurrentiels donc que EDF se sépare d'un certain nombre d'activités pour rétablir la concurrence donc ce qui est en procès aujourd'hui ce n'est pas seulement ce gouvernement nous connaissons les limites dont nous connaissons l'appétence et l'influence des intérêts privés mais c'est aussi en procès tout un système qui est la dérégulation du marché de l'énergie la case du service public aujourd'hui par le droit européen il faut aujourd'hui remettre en cause et je crois que c'est le bon moment pour le faire car partout en Europe aujourd'hui on voit en Espagne au Portugal on commence entre guillemets à désobéir à faire des amendements à ce droit qui n'a jamais fonctionné et qui amène aujourd'hui les Français avoir de grandes difficultés à payer la facture électricité alors que le coût de production réelle de l'énergie en France évolué la question que j'ai envie de vous poser et je pense que beaucoup de gens se posent cette question ceux qui n'ont pas connaissance du dossier parce que c'est aussi que je le rappelle qui sont complexes pourquoi en fait pourquoi ce projet de démantèlement quels intérêts pour qui c'est une question que je pose à vous deux parce que vous travaillez tous les deux sur le sur le dossier des angles différents quel intérêts ont les acteurs de ce dossier à démanteler et privatiser toute une partie parce que c'est pas du tout avantageux pour l'État et si on est un membre on parle si on parle de manière très innocente si on est un membre de l'État on ne veut pas qu'un projet soit pas avantageux pour de l'État je sais pas si je me fais comprendre en fait c'est un projet de banquier d'affaires à l'origine il faut savoir que dès l'origine on revient aux années 2014-2015 c'est des notes de banque d'affaires d'ailleurs notamment Rothschild entre autres qui propose le mentalement du groupe EDF qui doit parler à Emmanuel Macron oui alors parfois par certains biais différents parce que il était quand même ministre économie mais en tout cas il y avait il y a c'est ça je la racontais je l'ai rapporté il y avait Rothschild qui allait dans le sens d'un aimantalement il y avait également un ancien PDG de DF qui est François Roussely ancien haut fonctionnaire François rosselies mais qui est devenu lui-même banquier d'affaires et qui poussait également un certain démantèlement il poussait notamment à l'étatisation de la filière nucléaire du parc existant et donc ça ça influencé Emmanuel Macron et Alex scolaire parce que je suis d'accord avec Philippe Brun il y a le cadre européen et les règles de la dérégulation d'énergie du cadre européen mais en réalité Hercule n'est pas le projet de Bruxelles Hercule et véritablement le projet insufflé par les banques d'affaires qui ont ambiancé Alexis colère qui était directeur de cabinet d'Emmanuel Macron et Emmanuel Macron ministre de l'Économie dès 2016 justement devant l'Assemblée nationale Emmanuel Macron évoque le scénario d’alimentellement en commission il le dit il dit d'ailleurs que ça pourrait provoquer d'ailleurs la résistance des salariés et des syndicats mais déjà il évoque le projet de démantèlement et donc dès le départ en fait il y a l'opacité dès le départ et l'opacité pas uniquement ces derniers jours mais dès le départ il y a l'opacité quand moi je révèle dans un de mes livres notamment grand manipulateur le projet de Hercule en 2019 en fait une semaine avant la sortie de mon livre il y a EDF qui communique auprès du Parisien le journal du Parisien pour expliquer que c'est en fait un projet de réorganisation interne en disant c'est un projet de management interne ça n'a rien à voir vis-à-vis de l'État ou vis-à-vis de Bruxelles alors qu'en réalité c'est l'état et Emmanuel Macron qui a demandé à l'époque à Jean-Bernard Lévy qui était d'ailleurs plutôt contre qui a demandé une réorganisation des actifs du groupe et un autre élément extrêmement important dont on parle pas encore dans le débat c'est que effectivement le renouvelable ça va profiter potentiellement un acheteur qui va pouvoir ensuite l'utiliser et notamment je pense je parlais de Total mais à des majors du pétrole ou des hydrocarbures qui ont aujourd'hui un intérêt et une volonté de d'investir dans le renouvelable pour faire du greenwashing et pour dire nos groupes qui produisent des hydrocarbures font aussi l'électricité verte mais de l'énergie verte mais derrière cette enjeu boursier et d'investissement des groupes privés d'énergie et notamment ceux dans le libre arbures il y a la question de comment on va financer la relance du nucléaire et là ce que j'ai découvert dans mes dernières enquêtes et notamment dans mon livre l'emprise c'est qu'en réalité dans les négociations qui a eu avec Bruxelles autour d'Hercule le gouvernement français en fait expliquait que le parc existant donc qui est vieillissant qui est aujourd'hui en maintenant ce qui est à moitié à l'arrêt ce par vieillissant allait être étatisé donc tous les coups d'ailleurs de ce qu'on appelle le grand carénage c'est-à-dire la transformation la modernisation de ces réacteurs là elle allait être supportée en fait par l'État et donc on les contribuable mais que le ce qu'on appelle le nouveau nucléaire ce que Emmanuel Macron a présenté comme les opère 2 les réacteurs 2 donc c'est pas encore aujourd'hui exactement ce que ça sera à part que ce sera des plus petits réacteurs que les EPERS qui ne fonctionnent que très très mal et bien ce nouveau nucléaire en fait dans les discussions moi j'ai eu accès à des documents montre que il souhaitait mettre en place une filiale ouvert à des investisseurs extérieurs voire même étrangers et ça c'est quelque chose que je regardais dans les vies à avouer à des représentants des actionnaires minoritaires et à peu près deux trois ans dans la volonté de l'État là on parle pas du tout de nationalisation y compris du nucléaire en fait le nouveau nucléaire c'est-à-dire les nouveaux réacteurs qui vont être construits potentiellement vont être construits dans le cadre d'une filiale qui sera ouverte à des investisseurs privés c'est ça le projet en réalité en finalité qui est sur on va dire la table du gouvernement c'est ce projet-là de on va financer le nouveau nucléaire par des capitaux privés et potentiellement des capitaux étrangers pourquoi étrangers parce qu'aujourd'hui dans l'industrie nucléaire mondiale civile et bien la France a perdu beaucoup de compétitivité industrielles sur le point de vue nucléaire a perdu beaucoup de compétences et donc en réalité les grands du nucléaire civil mondial en gros les Américains les Russes et les chinois sont les seuls plus leurs affidés donc la Corée du Sud et le Japon pour les Américains et bien ces grands pays du nucléaire civil pourrait être ceux qui pourront aider tant financièrement que techniquement la relance du nucléaire dans le pays donc ça pose également une question de souveraineté là de nouveau et là aussi c'est pareil les nucléocrates entre guillemets en tout cas les partisans du nucléaire vont dire c'est une question de souveraineté grâce au nucléaire on va pouvoir être souverain et plus autonome oui sauf qu'aujourd'hui la filière nucléaire française est dans un tel état de paupérisation de déclassement de de perte de compétences notamment parce que les ingénieurs historiques sont partis à la retraite et ils ont pas été renouvelés et bien la filière est dans un tel état que par exemple là sur la question du grand carénage on l'a vu les soudeurs qui travaillent sur les les parties comment dire corrodées des des tuyauteries corrodés dans le circuit primaire des réacteurs c'est des soudeurs américains en partie qui travaille actuellement ce qui montre encore une fois que derrière les grands discours là de souveraineté énergétique du gouvernement la stratégie est à courte vue et par ailleurs les les projets sont pas du tout dans une nationalisation en réalité c'est comment on va trouver l'argent et en fait on va trouver l'argent en se tournant aussi vers des acteurs privés vraisemblablement et quand vous demandez des comptes par exemple vous en tant que député quand vous demandez des comptes au gouvernement à Bercy ou vous en tant que journaliste d'investigation quand vous demandez le fameux le fameux exercice du contradictoire qu'on vous demandez des comptes gouvernement à la paix et j'en passe est-ce qu'on vous répond d'une part et d'autre part est-ce qu'on vous répond vraiment sur ces sujets là et est-ce qu'on vous présente une vision ou on vous dit non c'est faux ou alors oui c'est vrai mais est-ce qu'on vous avez des réponses de du entre guillemets du camp d'en face alors voilà député pas le même pouvoir d'investigation qu'un journaliste on a tout rapporteur de la commission des finances on a des pouvoirs étendus de consultation de quasiment tout donc c'est pouvoir fort mais c'est vrai que moi on m'a promené pourquoi je me suis rendu sur place parce que à longueur d'audition je demandais des documents et le commissaire participation de l'État Alexis genev Weber m'a dit je crois pas qu'on a de documents voilà je lui dis mais vous avez bien un plan stratégique une note d'analyse stratégique on peut bien booster il dit oh je suis pas certain qu'on en est et puis donc il m'a dit quand même on va regarder faites votre demande écrite je fais la demande écrite et puis le secrétaire général de l'Agence des participations de l'État appelle la commission des finances et il dit écoutez en fait on a on a rien voilà on a rien parce que EDF vous savez sans trouver ce qu'on connaît bien ça fait tellement longtemps qu'on actionneur d'EDF ces entreprises publiques donc on n'a pas besoin de notes ou voilà on a tout du coup le lendemain matin à 10 heures j'étais sur à Bercy et bizarrement j'ai vu les notes voilà elle se miraculeusement elles sont réapparues on voit bien on voit bien l'opacité qui est très forte pas citer à campevelle la rappeler qu'il y ait à la fois évidemment aux intentions cachées du gouvernement qui veut rester cachés le plus longtemps possible pour réussir son OPA et opacité qu'il y ait aussi je crois plus généralement à la méthode aujourd'hui de gouvernance économique du pays on voit bien que vous en république s'intéresse pas à tous les sujets mais il y a bien un sujet qui l'intéresse c'est le mécano industriel entre les entreprises effectivement c'est un ancien banquier d'affaires et puis ça intéresse de savoir telle entreprise on va faire si on va faire ça on va on va remodeler de cette façon ce qui est d'ailleurs est un sport national la France est un champion européen de la diffusion acquisition et les Français sont très forts justement pour découper des entreprises les fusionner les rapprocher et c'est un marché très lucratif parce que je vais vous prenez à votre pourcentage sur la réorganisation quand vous êtes manqué d'affaires vous avez intérêt à vendre le plus possible à vos clients c'est réorganisation pour justement faire vivre votre banque d'affaires qui sont n’importe pas de fond elle-même le ce monde de l'analyse et de la mise en relation pour permettre la faire donc on voit bien que le prénom République est intéressé à ce sujet on voit bien que le scatter général de l'Élysée qui est un ancien dirigeant de l'Agence des participations de l'État justement est intéressé à ces sujets et c'est quand même la preuve qui s'intéresse c'est que le l'actuel patron de l'APE du coup qui est le fond de le fond de l'investissement de la France en fait le patron est l'ancien conseiller économique d'Emmanuel Macron on voit bien comment ce système évolue aujourd'hui donc à une sensibilité très forte avec un pilotage direct depuis l'Élysée et vous marquez ce que vous arrivez à avoir une réponse de Bercy de la PE par rapport à toutes vos enquêtes je partage à peu près les mêmes analyses députés pas une anecdote ces derniers jours je par exemple j'ai eu des réponses enfin du cabinet d'Agnès panière une concernant la question de la maintenance des réacteurs nucléaires et la relance des réacteurs nucléaires pour l'hiver bon je leur ai parfois posé quelques questions précises notamment sur la réalité des corrosion sur les les réacteurs les plus récents ceux qui ont été construits dans les années 90 ce qu'on appelle notamment les paliers N4 en fait la centrale de Civaux et de chaud qui sont les plus puissantes dans le parc moi je mes informations montrent que on a plus de difficultés que prévu et que malgré les éléments de langage du gouvernement les choses se passent pas forcément très bien moi selon les informations que j'ai c'est que c'est plutôt la panique même du côté de DF donc d'un côté il y a beaucoup de communication tant du côté de d'EDF que du côté du gouvernement on essaye de rassurer pour l'instant il bénéficie du fait que les températures sont finalement encore assez douces même si là ça commence à devenir un petit peu plus et donc on va dire il a ils ont bénéficié des températures de ces derniers jours mais même sur un sujet extrêmement à court terme qui intéresse immédiatement tous les Français dans un contexte d'inflation en plus et bien même sur ces questions-là non on a droit de la communication à des éléments de langage à dès qu'on pose des questions plus techniques on a plus de réponse en fait mais aussi on a plus de réponse pas unique alors parce que on va dire dans la gouvernance économique il y a une opacité c'est très bien rappelé là sur l'Elysée sur en gros sur tous ces dossiers financiers industriels c'est quand même Emmanuel Macron et Alexis colère qui qui ont la haute main même plus que parfois même les propres ministres vous parliez de Bruno Le Maire par exemple en réalité Bruno Le Maire a souhaité que le crémonde devienne PDG d'EDF mais en réalité sur grand dessin d'EDF celui qui a vraiment la haute mince c'est le président de la République ils sont secrétaire général en fait depuis le début mais il y a double discours et parfois opacité il y a obstruction on va dire quand on demande des éléments mais il y a surtout un manque total de préparation également c'est à dire tant autant sur le plan financier ils sont très pressés de faire les choses autant d'un point de vue industriel c'est c'est la panique totale et surtout c'est l'incompétence c'est à dire que c'est ça le pire c'est que nos dirigeants quels qu'ils soient d'ailleurs c'est plus large les gens économique politique aujourd'hui en France par rapport aux enjeux industriels ne savent plus faire un ne savent plus faire et de toute façon les gens qu'on promet sont des gens qui ne savent pas faire l'ukramont ne sait pas faire c'est pas son CV à un moment donné le choix aurait pu être fait d'un industriel ça aurait d'ailleurs rassuré énormément d'acteurs par rapport à ce qui est présenté comme une nationalisation en réalité non c'est tout le contraire c'est toujours le financier qui prime sur les projets industriels donc on est dans le doublis discours il y a le président de la République qui fait des grands discours sur le retour d'industrie sur la réindustrialisation du pays sur un plan de réindustrialisation quelques mois avant la campagne présidentielle on parlait de France 2030 ou des choses comme ça et en réalité il y a aucune stratégie industrielle réelle et ça c'est un problème parce que c'est un problème qui va se poser y compris dans les prochaines semaines et les prochains mois et et on est face à des impensés qui se sont multipliées des des décisions à courte vue sur du fric facile on parlait des banquiers d'affaires de ces dernières années et ça on va le payer on va le voir de plus en plus rapidement et d'une manière de plus concrète voilà pour l'ensemble de la population malheureusement puis sur la stratégie industrielle il y a pas que EDF on aura l'occasion d'en reparler sur le média on pourrait faire une émission de 3h30 ce sera avec plaisir on va terminer par un dernier petit thème l'OPA ne se passe pas comme prévu pour l'instant parce que alors que l'Autorité des marchés financiers devaient se prononcer donc mardi sur l'OPA donc l'offre publique d'achat je le rappelle qui doit permettre à l'État de mettre après la main sur 100% du capital EDF des actionnaires ont assigné le groupe ce lundi devant le tribunal de commerce de Paris pour contester les conditions dans lesquelles le conseil d'administration avait été saisi notamment le temps qu'ils ont eu pour consulter les dossiers ils ont à peu près 12 heures je crois pour consulter les dossiers on vient de me dire que la justice à l'instant là a débuté la demande au tribunal de commerce de Paris donc et une autre donnée aussi donc toujours elle aurait été l'Autorité des marchés financiers qui examine donc toujours cette offre et en attendant la décision des actionnaires salariés du fournisseur d'électricité dénonce une situation de conflit d'intérêt potentiel du PDG actuel Jean-Bernard Lévy il lui reproche notamment d'occuper la fonction de censeur en fait au conseil d'administration de Société Générale je cite l'un des établissements présentateurs de l'offre désigné par l'État donc je viens de le dire donc c'est sur cet élément là que la justice vient de de dire que de ne pas donner raison donc c'est pas exactement ça dans les informations que j'ai parce que la procédure en cours c'est enfin qui était en cours c'est une auprès du tribunal de commerce c'était une procédure en référé qui est justement pas sur le fond du dossier donc concernant le conflit d'intérêt soulevé par les actionnaires minoritaires concernant la personne de Jean-Bernard Lévy ou la aussi une autre question qui est soulevée c'est-à-dire la convocation irrégulière du conseil d'administration dans dans ces jours-ci et ces derniers jours c'est des là pour l'instant la justice ne s'est pas prononcé sur le fond ils se sont prendre elle s'est prononcé sur la procédure en référé ils ont pour l'instant pas décidé de bloquer le processus au nom notamment du fait que les autres l'Autorité des marchés financiers la MF n'aurait enfin là à ma connaissance n'a toujours pas donné sa son goût pour la fameuse OPA donc voilà c'est important de faire plus triste du coup voilà où on en est dans cette dans cette OPA est-ce que ça va c'est on va dire ces demandes de ces actionnaires parce que ça va bloquer le projet qu'est-ce que vous en pensez justement sur ce conflit d'intérêt parce que enfin cette suspicion conflit d'intérêt d'intérêt ça interroge aussi forcément la population alors il y a ce sujet là effectivement on va voir ce que ça donne puis il y a aussi de manière générale l'Autorité des marchés financiers qui devait valider l'OPA le mardi 8 donc c'est qui aujourd'hui a retardé sa décision et là au-dessus vous parlez de conflit d'intérêt la personne qui a été nommée à la tête de l'autre côté des marchés financiers madame Marianne Barba Layani et l'ancienne secrétaire général de Bercy et quand je suis venu faire mon contrôle c'était elle qui était finalement en charge alors je n'ai pas rencontré à ce moment-là mais c'était elle qui allait se plaindre de mon contrôle à l'Assemblée à la commission des finances de l'Assemblée nationale et c'était elle qui l'a aujourd'hui va finalement présider l'autorité chargée de d'autoriser ou non cette OPA on voit bien le système dans lequel on est une sorte de mélange des genres permanents de capitalisme de connivence de connivence d'État qui finalement notre industrie mine notre service public de l'énergie et se voit directement sur les factures électricité des Français en tout cas merci beaucoup Philippe Brun et Marc en Develde d'être venu on va devoir conclure en tout cas si vous voulez en savoir plus évidemment il y a tous les travaux de marque en double que je vous invite à suivre évidemment les questions gouvernement et le travail de Philippe Brun si vous voulez continuer à suivre ce dossier puis évidemment nous aux médias on va continuer à suivre ce dossier voir où ça en est vous reviendrez donc avec plaisir si le dossier avance est dans quel direction merci à tous et tous de nous avoir suivis dans le chat avec vos commentaires évidemment et vos pouces essentiels pour propulser l'information différente libres et indépendants je le rappelle le média a absolument besoin de vous pour continuer à résister nous sommes en très grande difficulté et nous risquons de devoir interrompre assez programmes faute de moyens financiers nous sommes en pleine campagne de dons pour finir l'année à flot il nous faut 200000 euros avant le 31 décembre et vous savez quoi en quelques jours vous avez déjà donné plus de 15000 euros merci beaucoup parlez de nous autour de vous faites campagnes pour le média faites notre promotion votre promotion pour une information libre indépendante et citoyenne je l'ai déjà dit mais on le dit jamais assez aidez-nous à rester toujours debout retrouvez-nous dès lundi parce que on fait le férié dans les flashs et votre toujours habituel toujours debout habituel en direct et bien sûr on est toujours présent dans les multiples programmes sur notre site et sur notre chaîne YouTube merci encore à nos invités d'être venu merci annadia Shay et Justine d'avoir fait la première partie spectateur abonné donatrice et sociaux je vous dis à la semaine prochaine [Musique] [Musique]

INFLATION, BAS SALAIRES : VERS UNE GRÈVE ILLIMITÉE ? / EDF : DANS LE SECRET DES TRACTATIONS — Gabriel Attal · Pourquijevote