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interviewLe Média (sur YouTube)· 12 avril 2022 36 min

« CE QUE NOTRE CAMP DOIT À MÉLENCHON » - DANIÈLE OBONO (LFI)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonjour à toutes et à tous vous êtes bien en direct sur le média en ce mardi 12 avril 2022 vous êtes 710000 abonnés à la chaîne Youtube dont 6700 29 contributeurs et contributrices sur le média tv.fr/soutien merci énormément je rappelle que l'objectif pour la survie du média et l'atteindre très vite la barre des 10000 il est 7h45 un poil de retard excusez-nous et c'est l'heure de la contre matinale [Musique] comme comme chaque mardi depuis des mois c'est avec le même plaisir que je vous retrouve ici en direct ce matin mais au play mais au plaisir s'ajoute cette fois de la tristesse et de l'inquiétude qui depuis dimanche soir ont pris le pas sur la déception et la colère est en journaliste dans un média engagé à gauche pourtant une ligne éditoriale affichant les valeurs progressistes féministes et écologiste et antiraciste il serait malhonnête de vous cacher ce matin mon sentiment d'amertume de fait de faire comme si de rien n'était en Saint Jean de quelconque neutralité de confort puisqu'il n'en est rien le tableau est un peu plus noir encore depuis deux jours mais est-il complètement avec l'Union Populaire Jean-Luc Mélenchon a réalisé un très haut score 22% faisant mentir les sondages mais insuffisant pour battre les 23%, 1 de Marine Le Pen et faire face à Emmanuel Macron au second tour mais suffisamment pour donner le ton de ce que souhaite être la principale force de gauche dès demain c'est une question qu'on abordera dans la première partie avec mon premier à ma première invitée la députée Daniel au Bono en deuxième partie de la matinale mon collègue Camara Théophile koemmour recevra Olivier Berruyer fondateur du média et lucide notamment spécialisé dans l'exploitation des données chiffrées les deux parleront justement en détail des résultats du premier tour des élections présidentielles et d'un portrait d'une France fracturé qu'il dessine mais avant ça place à la traditionnelle revue des Unes de presse du jour la titrologie la présidentielle 2022 est à la une de tous nos quotidiens nationaux il nous parle naturellement du bilan du premier tour et des perspectives et combat en vue du second les trois francs c'est le grand titre du quotidien d'inspiration catholique La Croix au lendemain du premier tour constate la croix la France apparaît coupé en trois blocs majeurs incarnés par Emmanuel Macron Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon la croix y voit une intensification de la grande recomposition politique qui a commencé il y a 5 ans avec l'élection d'Emmanuel Macron les autres quotidiens décryptent et analysent cette entre-deux-tours qui s'annonce fort en péripéties Macron Le Pen un acte 2 plus incertain titre le monde il faut lire en vérité plus incertain qu'en 2017 pourquoi et bien parce que cette fois-ci l'extrême droite a une réserve de voie quant aux parties qui ont structuré la vie politique française depuis plus d'un siècle le PS est LR XMP il rumine leur terrible échec ce qui fait dire au monde que Macron Le Pen est un duo sur un champ de ruine Macron comment Macron est Le Pen veulent élargir leurs bases électorale titre en grande une Le Figaro les deux finalistes se disputent les bases populaires et essaient de séduire électorat de Jean-Luc Mélenchon au risque écrit Le Figaro de troublés leur soutien traditionnel on voit déjà que Macron se dit prêt à discuter sur le passage à 65 ans de l'âge de la retraite et se dit ouvert à un référendum mais ce qu'il dit et ce qu'il fait vous savez le quotidien de centre gauche libération mais lui le président sortant à la Une Macron au charbon titre Libé qui raconte comment en campagne dans le Nord Emmanuel Macron a entamé parfois lourdement sa conquête de l'électorat de gauche d'ailleurs c'est aussi hier dans le Nord ou une personne lui a demandé de s'expliquer sur l'épisode où il se disait vouloir emmerder les non vaccinés pour les citer réponse du président candidat c'était affectueux jurent-ils à peine à l'aise c'est bien connu quand on aime les gens on souhaite les emmerder qui ne s'étonnent donc pas c'est les électeurs du second tour soit lui prouver leur amour de son côté l'humanité titre sur la nécessité supposée du barrage républicain comment Le Pen veut nous berner écrit l'humanité le quotidien communiste utilise une expression pour décrire la stratégie supposée du RN l'imposture sociale ce qui est vrai il n'y a qu'à comparer les discours de la chef du parti avec les actes de ses élus ou ses propres votes à l'Assemblée le quotidien économique Les ecoute quant à lui le Pen l'alerte des partenaires sociaux en gros les organisations patronales mettent en garde contre le programme économique de Marine Le Pen et la CFDT appelle explicitement au vote Macron au second tour rien étonnant pour qui c'est observer la vie politique du pays du côté des indés il y a cet entretien sur StreetPress avec l'historien spécialiste de l'extrême droite Nicolas lebour le titre Le Pen propose un libéralisme etnisé aucunement un programme de gauche fin de citation le bourg des cryptes la stratégie de Le Pen qui selon lui mis sur l'entente entre France et riche et pauvre par l'exclusion des immigrés pauvres pour l'emporter au second tour un entretien passionnant à lire sur le site de StreetPress pour ne pas se lever sur les intentions de fond et la réalité de ce qu'est le RN voilà pour ce qui est de la titrologie du jour place maintenant à mon invité de ce matin Daniel obono député de Paris bonjour bonjour merci d'avoir accepté alors déjà pour commencer première question toute bête comment allez-vous ça va on descend un peu oui j'imagine alors comme beaucoup d'autres et puis vous aussi j'étais au Cirque d'Hiver dimanche soir ou les sports étaient grands pour la gauche et la déception qu'elle a suivi évidemment immense mais pourtant les premiers mots de Jean-Luc Mélenchon sont voulu combatifs sont voulu aussi porteur d'espoir pour la suite on regarde un extrait de son discours tenu quelques minutes après l'annonce et on revient ensemble tout de suite tant que la vie continue le combat continue et c'est moi de voir de vous dire comme étant plus ancien d'entre vous que la seule tâche qu'on a à se donner c'est celle qui accomplit le mythe de sisif la pierre retombbe en bas du ravin alors on la remonte vous n'êtes plus faible ni sans moyens vous êtes en état de mener cette bataille et la suivante et la suivante autant qu'il y en aura regardez-moi je n'ai jamais lâcher prise je n'ai jamais cédé je n'ai jamais baissé le regard et c'est de cette façon là que nous avons construit cette force alors maintenant c'est à vous de faire dans la bataille qui arrive nous avons constitué le pôle populaire parce qu'il était là toutes sortes du genre ont pu prendre appui dessus pour faire un vote et nous amener jusqu'à ce point alors bien sûr les plus jeunes vont me dire et bien on y a encore pas arrivé c'est pas loin faites mieux merci [Applaudissements] voilà c'était du coup dimanche soir au Cirque d'hiver alors donner le Bono votre sentiment à vous après avoir entendu ce discours et après avoir vécu ces deux derniers jours et après avoir entendu ce discours moi ce que je retiens c'est la fin c'est des pas loin et faire mieux voilà donc c'est ça qui reste à faire on va se reposer un petit peu quand même parce qu'on a été sur les routes de campagne pendant 17 mois c'était intense et c'est vrai que la déception est forte donc c'est mêlée à la fois de tristesse de beaucoup de frustration parce que franchement 400 000 voix et avec l'effort immense qui a été porté pendant pendant si longtemps et surtout moi ce qui m'a interpellé le jour de l'élection faisant les bureaux c'est de voir ses fils de gens qui sont sortis qui ont vraiment répondu à l'appel quoi en fait donc on se dit voilà tout ça cet espoir reporté et vraiment des milliers de gens quoi notamment dans les quartiers les plus populaires qui ont fortement voté pour jouer maintenant il y a des gens ils sont descendus ils ont ramenés tout le quartier pour voter donc tout ça ça apporte est-ce que leur déception est plus importante encore nous-mêmes il a fallu un petit moment pour pour décanter pour que ça pour que la poussière retombe et puis et puis voilà on va on prend contact progressivement il y a aussi les militants parce que les militants ont fait un travail extraordinaire le déploiement de de la campagne qu'on a vu et je pense que tout le monde a reconnu que c'était une campagne unique dans dans le moment personne n'a fait ce qu'on a pu faire et donc ça ça a été énormément porté par les militants et les militantes qui du coup il y avait aussi besoin de de beaucoup discuter hier expliquer notamment les plus [Musique] tout ça c'est aussi une victoire malgré tout malgré la défaite on a marqué des points et un point important je crois qu'on a reconstruit la gauche dans ce pays sur des fondements en plus un centre de gravité très à gauche qui est pas dans ce qu'on a pu connaître avant qui est une gauche radicale claire et donc c'est une responsabilité et pour ça mais en fait il faut il faut enraciner ce vote là qui est qui est arrivé des profondeurs du peuple de gauche et on va en discuter ensemble ce matin alors pour revenir sur ce discours positif entre guillemets même si effectivement les élans étaient là combatifs de Jean-Luc Mélenchon dimanche il venait quand même alors moi j'étais sur place je le rappelle en opposition un numéro ambiante évidemment de Lourdes déception j'ai vu beaucoup de larmes de visage émus dans la salle puis énormément après le discours de merci en tt scandé en direction de Jean-Luc vous détracteurs parleraient de gourou bien sûr de plus de personnalité etc mais qu'en est-il réellement du rôle particulier joué par Jean-Luc Mélenchon quand même dans cette histoire vous dites on a reconstruit la gauche ecoutez déjà enfin bon les détracteurs nous ont traités tous et toutes de tous les noms mais c'est vrai que cette insulte fait agent luxe c'est aussi une insulte faite aux militants et aux militantes que nous sommes souvent depuis des années engagées sur tout un ensemble de luttes quand on voit et tout le monde reconnaît le travail que nous avons fait à 17 à l'Assemblée nationale et puis voilà la dynamique qui s'est construite non en fait ça n'a jamais été le cas et ça n'était certainement pas ce soir mais c'est vrai que il l'a porté quand même fallait le faire et fallait le faire à la manière dont il l'a fait sans jamais flancher en se prenant pas mal dans dans la dans la tête et franchement on souffrait aussi pour lui parce que on ressentait aussi les insultes et on a maintenu le cap donc oui c'est de la reconnaissance par rapport à un dirigeant politique moi que je considère comme un dirigeant politique révolutionnaire à la hauteur de de des enjeux de la période et je crois que c'est un des seuls en fait à comprendre les enjeux vraiment toute cette période notamment sur la question du changement climatique à analyser et donc bien sûr que c'est que j'ai entendu parler aussi ce soir là de de paratonnerre il était là pour prendre les coups il était là pour pour être au fond nous on teste ce cette construction institutionnelle qui met le temps de temps de de responsabilité et de poids aussi du coup sur une personne etc mais s'il y avait bien une personne qui était en capacité de nous mener si loin c'est Jean-Luc Mélenchon oui parce que il a l'expérience aussi c'est pas non plus comme ça ça vient pas comme ça c'est la troisième campagne il l'a dit on l'a expliqué pendant la campagne il a le recul de l'âge aussi c'est ça a des avantages d'une longue expérience d'engagement politique militant voilà donc ça donne effectivement énormément de d'atouts et de savoir faire dans comment est-ce qu'on comment est-ce qu'on ou surtout on porte de ça et mais je pense que il y a le travail de la campagne mais je redis le travail qui s'est fait c'est 5 dernières années ce qu'on a construit avec le groupe à la à l'Assemblée nationale on faisait remarquer souvent en fait la plus dure des têtes dures c'était pas toujours Jean-Luc Mélenchon et faire exister un groupe à partir de 17 personnes qui a partagé un programme en commun bien sûr mais qui en fait n'avait jamais milité ensemble comme on a militait en tant que groupe parlementaire mais fallait une autorité légitime et aussi une sensibilité pour comprendre bah comprendre comment on fait vivre justement toutes ces individualités sans écraser personne et je crois que c'est ça aussi qui a fait la réussite de ce groupe là et donc c'est tout ce travail là alors qui remonte compris moi je je milite avec Jean-Luc Mélenchon depuis 10 ans d'autres depuis bien plus longtemps donc ça jamais été un homme seul ça jamais été un gros seins dirigeant politique et c'est cette construction là c'est c'est tout ça qu'on doit et donc tout ce travail de reconstruction le travail à l'Assemblée évidemment on voit la pluralité de vos profils et de vos combats il faut le dire on a réussi là aussi avec l'Union Populaire alors bien sûr c'est d'autres forces qui sont arrivées dans la bataille et c'est aussi le travail pendant la campagne de Manuel Bompard qui était un directeur de campagne excellent et de Aurélie Aurélie trouvet qui a voilà qui a su aussi tout de suite matché comme on dit mais donc c'est bien sûr que c'est mais voilà il faut il faut créer un cadre il faut créer un état d'esprit il faut et donc ce travail là Jean-Luc Mélenchon a été moteur là-dedans et a été un vrai dirigeant politique alors un mot sur les sondages aussi à chaque fois qu'on qu'on passe une élection on en parle alors il donnait votre candidat à 15% le le vendredi une semaine avant le premier tour culminant à 17,5 le vendredi dimanche soir c'est 22 % qu'il réalise réellement dans les urnes que s'est-il passé selon bah il s'est passé quelque chose quand même de particulier parce qu'à peu près tous les autres candidats et candidates ont eu le le score le vote plus ou moins mais franchement on est les seuls à avoir eu cet écart là et donc ça interroge nous on a on a cette positionnement très critique politiquement des médias de leur omniprésence et de la manière dont ils ont un rôle un peu performatif pour orienter et ils orientent alors on on a décidé de l'utiliser parce que c'est ça aussi qui a permis de donner de la crédibilité mais c'est vrai que oui et c'est vrai que si on avait été sondé à la au moins proche proche des 19 proche des vins et finalement on fait presque 22 oui peut-être que c'est le sursaut qui qui aurait permis donc on voit bien que je dis pas c'est ça qui se décide le vote mais c'est ça je pense que ça fait partie des éléments quand on sait je crois que c'est à peu près 30% des gens qui se qui se sont décidés dans les tous derniers toujours la perspective de battre le Pen elle est pas la même quand on est à 3-4 points ou quand on est à deux bien sûr donc ça a un effet c'est un effet sur la conscience après bien sûr les gens font un choix aussi libre que possible avec autant d'informations que que l'on peut mais justement la qualité des informations et le fait que c'est le seul candidat à avoir été testé encore avec cet écart là quoi donc on a toujours et on a fait ce travail là donc notamment manuel Bompard qui a suivi ça de près auprès de la Commission Nationale on pour un temps les biais les biais qui sous-estimaient à chaque fois le le vote populaire parce que les conditions aussi dans lesquelles sont produits les sondages aujourd'hui traduisent aussi en fait la volonté d'aller vite de faire les choses les plus simples et qui du coup privilégie certaines catégories donc on sait aussi les conditions matérielles qui amènent à cela mais c'est oui il y a un choix politique de légèrement surestimer Marine Le Pen il y a aussi ça et très largement nous sous-estimer et donc oui au passage peut-être aussi ne pas réussir à quantifier le fameux vote utile ou le vote vous disiez comment déjà le vote efficace est-ce que c'est pas ça aussi qui a joué quelque part faut voir de quoi le vote notre vote a été fait on commence à avoir des données donc c'est quand même un peu tôt mais de ce que moi je je j'ai perçu et est-ce qu'on commence à apercevoir c'est que il y a surtout le biais de sous-estimation du vote populaire il y a les conditions en fait le fait de de ne plus avoir les moyens de mener des vrais enquêtes avec en allant faire en allant avec les gens enfin à mon archer les gens est plutôt calé sur internet je crois que ça c'est un élément important après les motivations elles sont diverses je viens de voir aussi ce matin des éléments où on voit que nous sommes le vote pour Jean-Luc Mélenchon a sorti le plus de gens de l'abstention comparativement alors même si l'abstention est forte et je pense que ça nous a aussi ça a été un autre au détriment mais voilà on a on a on a fait ce travail là et donc c'était juste aussi d'avoir cette analyse là il y a cette proportion là qu'on regarde entre 2017 et 2022 et puis bon après voilà le je pense que le vote utile à jouer aussi pour beaucoup pour ces gens-là qu'on a sorti l'abstention parce que après quand on regarde il y a une partie certainement le NPA qui fait un score quand même très bas ils sont quand même autour de 1 2 ça peut être ça là ils sont évidemment mais bon j'aimerais quand même qu'on reconnaisse la qualité de notre campagne le fait que les gens ont été convaincus par ces idées là et je pense que le fait d'avoir commencé 16 mois en avance parce que justement on croyait et on croit à l'intelligence collective on croit que voilà quand on fait ce travail là de conviction ben en fait ça ça porte ses fruits ça et les positionnements très clair de Jean-Luc Mélenchon ont eu un écho donc voilà après on va on va on va démêler tout ça au fur et à mesure parce que justement la lutte de la lutte continue et donc il faut s'appuyer sur les points forts de ce qu'on a réussi pour réussir encore mieux la prochaine bien sûr alors je rappelle 22% pour jouer avec Mélenchon populaire 4,6 pour les Verts j'adore 2,4 pour le PCF 1,8 pour le Parti socialiste cette historique le nom de la gauche par le bas ça a fonctionné en tout cas là encore voilà une analyse qui s'est avérée plutôt juste de la part de Jean-Luc Mélenchon sur le fait que effectivement l'Union était impossible au sommet pour différentes raisons chacun assumera sa part de responsabilité dans la situation mais dans tous les cas effectivement oui l'Union à la base et ce que l'on porte sur le fait de dire on s'adresse au peuple on veut fédérer le peuple depuis très longtemps c'est un mot d'ordre qu'on a bah ça répond aussi à la période et au fait que oui les étiquettes ne sont pas du tout et même l'addition des étiquettes ne sont pas la garantie de crédibilité que l'on imagine surtout quand derrière les même s'il y a un bilan je pense notamment au bilan du Parti socialiste qui n'a jamais rompu en vérité avec l'air Hollande qui n'a jamais fait ce propre au bilan et voilà dont on a vu que la campagne manquait tout simplement de boussole de fond et de suffisamment de rupture claire avec la macronie qui est issue du Parti socialiste pour pour convaincre donc non voilà le le la soupe de label comme on l'a dit n'est pas le garant de l'union et puis c'est vrai que pendant des mois on a eu ce discours qui a qui a certainement aussi pesé dans dans le désarroi pour certains et le désintérêt et au final de dire bon bah je vais les laisser se débrouiller cette idée que si l'Union n'existait pas on avait perdu tout de suite etc mais ça se basait plus sur les fantasmes mais les stratégies des uns et des autres et des différents appareils que sur la réalité une analyse de enfin où est-ce qu'on en est aujourd'hui en 2022 de l'état de la lutte des classes de l'état des classes du peuple et les positionnements de des uns et des autres par rapport aux besoins fondamentaux et par rapport à cette réalité là et je pense que de ce point de vue là on a certainement eu l'analyse la plus juste en tout cas qui répondait à ce que ce dont on besoin les gens aujourd'hui et qu'est-ce qui qu'est-ce qui est moteur pour réengager dans l'acte politique qui est la bataille politique tout à l'heure que vous avez reconstruit la gauche alors le de mémoire le mot gauche n'a pas été prononcé une seule fois par malenchon tous son discours dimanche soir j'aurais manchon préfère parler d'un pôle populaire pouvez-vous m'expliquer nous expliquer ce que ça désigne de quoi c'est composé ce pôle populaire qu'est-ce que c'est et si le mot gauche n'a pas été prononcé selon vous pourquoi d'autres moments donc c'est pas c'est pas un fait justement on n'est pas dans un fétichisme disons que ma formule était un peu provocatrice dans le sens où effectivement ce qu'on voit émerger c'est une tripartition de l'espace l'espace politique est-ce que ça représente ça représente tout simplement ce qui reste je crois de cette histoire de la gauche là en tout cas de ceux qui sont revendiquent de cette histoire là pas simplement comme une identité esthétique mais comme un vrai contenu et ça c'est le programme dont voilà on a on redit et tout le monde a constaté la solidité le sérieux et puis surtout qui était un produit des luttes tout simplement voilà c'est on a été voir les associations on a travaillé pendant 5 ans avec de nombreuses d'entre elles et on a repris l'ensemble de ces revendications qu'on a mis en politique en fait on a traduit politiquement les les luttes dont on avait fait partie qu'on a participé aussi à construire donc c'est ça aussi la gauche c'est partir des revendications des revendications pour tes parents les mouvements les formes les plus organisées les plus avancées et ça ça va aussi bien des associations des grandes associations écologistes que des mouvements populaires comme les gilets jaunes et aussi le travail des syndicats donc c'est d'abord c'est ça la gauche c'est un contenu et c'est ce qu'on dit en fait depuis au moins on va dire 2017 quand on disait en fait on part du contenu on part pas de l'étiquette et qu'est-ce que ça veut dire de redonner du sens à cette idée de gauche avec beaucoup de guillemets qui a été tellement dévoyé dont le le mot est devenu toxique parce que elle a été aval ça ce genre de personne même à Emmanuel Macron qui s'est un temps pour s'habiller des des atouts d'un pseudo renouveau prétendu également de gauche jusque dans les mots d'une de ces ministres encore sous ce quinquennat donc repartir de ce qui fait voilà ce l'histoire de ce courant là de cette grande famille politique et qui est faite aujourd'hui de de d'insoumission de socialisme d'écologie de communisme aussi voilà et donc ce qu'on a ce qu'on a réussi et l'Union Populaire c'est aussi ça c'est à dire que c'était déjà un cadre bien plus large que la France insoumise de personnes qui avaient pas d'étiquette qui en avait d'autres que que celle de la France insoumise et qui sont venus sur la sur la base par ailleurs du programme et d'être d'accord avec ça et d'être prêt et de penser que en tout cas on n'était pas toutes les réponses et ils étaient peut-être pas d'accord avec tout mais que l'essentiel était là et donc voilà pour nous c'est l'essentiel de ce qu'on a apporté qui vient de la lutte et qu'on traduit politiquement et qu'on se donne les moyens avec une stratégie pour la mettre en oeuvre à partir là aussi du rapport de force et pour moi c'est voilà ça renvoie moi mon histoire aussi d'une analyse marxisme matérialiste du rapport de force donc voilà chacun peut se retrouver en fait dans cette dans cette dynamique et voilà ce qu'on peut dire enfin voilà ce peut exprimer l'expression que j'ai subi mais il y a aussi l'idée de de voilà de penser le rapport de force de classe à l'état de 2022 et on sait que ce n'est pas la classe on parle du peuple parce que il y a aussi ses dimensions là où il y a d'autres lignes de fractures et ce qui rassemble le plus voilà c'est les besoins et pas exactement la même manière mais on a toujours la conflictualité on a toujours du rapport de force et on a toujours des intérêts objectifs communs à la majorité quand même de la population et c'est toujours c'est ressort là en tout cas sur lesquels nous on veut appuyer pour populaire du coup exactement alors beaucoup de Primo votants vous l'avez vu tout à l'heure on choisit le bulletin et les filles pour ce premier tour beaucoup de jeunes et pour elle et eux il y a sans doute le montagne russe un petit peu une forte dynamique comme les épis de l'espoir et une fois déception jusque tard dans la nuit on a vu les deux heures du matin on attendait l'écart se resserrer c'est très très très fort à ces personnes là vous leur dites quoi ce matin c'est primo votant bah j'ai pas je sais pas si je trouverai de meilleurs mots que ceux de Jean-Luc Mélenchon qui était vraiment très très juste même si là aussi il faut certainement attendre un petit peu on n'a pas peut-être tout de suite la solution et que tout de suite ça va pas repartir tout de suite tout feu tout feu tout flamme mais déjà que c'était le bon choix et on l'a vu parce que non mais déjà se dire des fois je pense qu'il y en a peut-être certains j'espère en moins qui reconnaissent qui sont qui sont trompés sur les grandes largeurs mais ça on peut voilà c'était c'était c'était ce geste là ce bulletin qu'il fallait prendre et et c'était pas si loin que ça donc après ça représentés par vous parce que vous avez des profils quand même très différents dans vous leur dites quoi vraiment pour pour pas qu'il tombe dans la description en disant quoi voilà j'ai fait la manif on a on a fait campagne j'ai voté pas forcément pour votre utile parce que j'étais pas forcément d'accord avec tout voilà j'étais plus pour le NPA plus pour machin plus pour et puis quand même je suis là parce que par contre on a marqué des points que c'est une victoire à plusieurs niveaux d'avoir déjà fait exister cette force là qui qui tient la dragée haute à la macronie et qui aujourd'hui représente le seul véritable barrage contre l'extrême droite et je pense que voilà on est au coude à coudre alors on peut dire qu'on parle de loin mais étant donné qu'on s'est battu aussi contre vos vents et marais quoi faut pas sous-estimer se dire que au final on a ce résultat là voilà on l'a arraché avec les dents quoi donc c'était c'était là où il fallait c'était le bulletin qu'il fallait mettre et c'était la bataille qu'il fallait mener et et on en aura d'autres on va en avoir d'autres malheureusement justement parce qu'on n'y est pas arrivé et donc voilà soufflé soufflons un peu prenons le temps voilà de de se reposer un peu parce que vous dites effectivement là finalement le tableau n'est pas si noir ou alors pas totalement Mélenchon vous dites il dit que la lutte continue est-ce que c'est aussi votre constat pour finir votre mot d'ordre c'est aussi ça il y a quand même un truc faut quand même y aller on a toujours un monde à gagner on a toujours ses exigences là par rapport au millions de de ceux des nôtres qui ne survivront pas à 5 ans ou 5 ans qui viennent si rien de fondamental ne change et donc on a des leviers encore on a une élection législative et je pense qu'on a montré en tant que groupe parlementaire que à 17 on arrivait quand même à mettre des grains de sel dans dans leur machine qu'ils imaginaient bien où il est et la conjonction de cette présence parlementaire cette bataille primaire et des luttes on l'a vu au moment de la lutte contre la réforme des retraites les âmes il est en échec et donc oui il y a il y a des rendez-vous là dans les prochains mois notamment les législatives pour faire de nous la force d'opposition institutionnelle parlementaire et avoir les moyens de les mettre en échec donc nous n'avons pas réussi à ce coup-là il y a une chance il y a des possibilités si on nous donne la force si on garde la force qu'on a accumulé là qu'on a des cubes même si on sait que c'est difficile de passer la présidentielle la dynamique la présidentielle à celle des législatives mais voilà il y a d'autres il y a d'autres combats à mener il y a cette mobilisation sociale d'auto-organisation qui sera aussi essentielle d'abord pour céder oui parce que parce que d'abord pour faire face l'auto-organisation c'est celle voilà des salariés c'est des locataires c'est celle dans sur les dans tous les espaces de la société et ça voilà ça continue toujours parce que d'abord c'est une question souvent de survie et toutes les batailles qu'on qu'on [Musique] [Musique] je rappelle que vous êtes député de Paris et lui et les filles et d'ores déjà candidate à votre propre succession pour législative j'ai vu ça lorsque la liste c'est bien ça oui oui succession donc je sais pas mais en tout cas à rempiler et pour pour mener la bataille et j'espère et j'espère bien qu'on se rend encore plus nombreux parce que parce qu'on va avoir besoin de mon des besoins besoin de bagarrer dur on le comprend évidemment alors nous allons passer désormais à la deuxième partie de cette contre matinale avec Théophile qui s'entretiendra avec Olivier Berruyer fondateur du site d'information et lucide et bon et spécialiste des mathématiques financières mais pas que vous allez voir mais avant ça une petite pause autopromo car vous le savez le média est en voie d'extinction votre média est plus que jamais en danger nous rentrons en campagne avec un objectif clair simple devoir atteindre la barre des 10000 abonnés contributeurs sur le site du média pour qu'il puisse continuer à exister continuer vous proposer les programmes et les formats que vous aimez gratuitement à tous vous êtes 6729 abonnés contributeurs merci beaucoup j'en dis pas plus regardez ce petit clip pendant lequel je laisserai ma place ici sur son plateau à mon confrère à camarade Théophile koemo je vous remercie donc d'avoir suivi cette première partie de l'émission il vous donne rendez-vous très bientôt ici même bonne journée le média a disparaît vous le savez nous venons de clore une cagnotte destinée au pôle enquête cela ne suffira pas à assurer aux médias ça survie aux médias depuis sa naissance nous avons fait le choix de vous proposer une chaîne d'information une web télé indépendante libre et surtout en libre accès les médias ont déjà réélu Macron ils ont inventé le mandat de 10 ans Philippe David allait elle est finie cette campagne gratuitement nous vous avons proposé des talk shows politiques des interviews longs format où on peut s'exprimer militant associatif syndicaliste et intellectuel dans des conditions que l'on ne retrouve nulle part ailleurs on a le droit de dire stop de dire non dans la rue c'est un droit c'est légal et voici la réponse on est dans une situation assez dingue ou un gouvernement du goût vote une loi sur le cross secret des affaires pour arranger ses potes et après ce cache derrière cette loi au moment où ça peut être déterminant quand on contacte l'Élysée en disant il y a quelque chose de grave là de l'argent reste dans un trust on n'a pas le début d'une réponse et puis quand on réinsiste sur Mélina touché combien ma il n'y a plus aucune réponse donc s'ils sont de bonne foi pourquoi il parle pas ces gens-là vous vous avons proposé des reportages des enquêtes des chroniques nous avons couvert les luttes comme aucun média mainstream le fait Thomas selon toi Emmanuel Macron est-il un rempart comme il l'affirme contre l'extrême droite mais pas du tout politique qui l'a mené à favoriser l'extrême droite on a des gens qui sont des copains de longue date qui sont passés par les mêmes écoles et qui se retrouvent dans un conseil d'administration parce que ce gouvernement c'est pas autre chose à être responsable de rien devant personne et les citoyens n'ont jamais leurs mots à dire cette gratuité c'est un choix politique et idéologique assumé depuis toujours mais c'est aussi un pari risqué risqué parce que c'est vrai payé pour un média dans le contenu et gratuit ça ne va pas de soi mais c'est un pari que nous avons jugé nécessaire indispensable même d'ailleurs la preuve nos vidéos cumulent 8 millions de vues par mois preuve que vous souhaitez une autre information vous avez échoué finalement à mettre à l'ordre du jour cette question je je pense qu'il y a une responsabilité qui est quand même et avant tout celle des gens qui nous dirigent et notamment depuis cinq ans celle de Macron loin des médias sur concentrés ou seuls les libéraux et les fascistes ont le droit de s'exprimer dans de bonnes conditions malgré ça vous n'êtes que 6400 à nous soutenir par un abonnement et ce chiffre continue de baisser la conséquence c'est que nos finances vont mal très mal les abonnements rapportent à peu près 60 000 euros et on en dépense 100000 tous les mois ce qui nous fait un déficit de 40000 euros chaque mois le média c'est 30 travailleuses et travailleurs qui se dévouent pour vous offrir une autre hiérarchie de l'information et des contenus de la meilleure qualité possible c'est somme dont on parle elle servent à rémunérer ses travailleurs et à produire les émissions que vous aimez aujourd'hui l'enjeu plus que jamais faire vivre le média et il lui assurer sa pérennité nous avons besoin d'atteindre dix mille abonnés pour que le média continue d'exister continue de vous proposer ces formats et ses émissions gratuitement abonnez-vous sociaux de la coopérative le média plus que jamais le média a besoin de vous ce média il est à vous vous qui le financez l'indépendance éditoriale et l'information libre ont un prix comme nous avons fait le choix de la gratuité pour tous 100 milliardaires s'enrichissent mes scènes cette gratuité et cette liberté vous seul en aide les gars [Musique]