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Podcast / conversationEurope 1 (sur YouTube)· 31 décembre 2025 21 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

"Pour ses voeux, Macron va forcément sortir un lapin du chapeau pour exister en 2026" (E. Naulleau)

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Éric Nolo, très concrètement, on va commencer par ça d'ailleurs, que faut-il en attendre ?

  • 0:44OuverteRéponse directe

    Judith Vintraubin, qu'est-ce que vous en attendez, vous, concrètement ?

  • 5:48OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous attendez quelque chose, vous, personnellement ?

  • 11:26OuverteRéponse directe

    Eric Nolo, alors, qu'est-ce que vous avez pensé de cette séquence ?

  • 12:12OuverteÉludée

    Défendez un peu Emmanuel Macron, Judith.

  • 17:03OuverteRéponse directe

    Éric Nolo ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:29InvitéChiffre
    « il y a quand même eu un peu moins de 10 millions de personnes qui ont suivi ces voeux l'an dernier. »
  • 3:16InvitéPromesse
    « Il ne parlera pas de l'insécurité. »
  • 3:34InvitéFait
    « L'immigration, l'insécurité, ça ne l'intéresse pas. »
  • 13:35InvitéChiffre
    « Startup Nation qui a creusé le trou du déficit de 1 300 milliards. »
  • 15:23InvitéFait
    « Emmanuel Macron l'avoulait comme l'année du ressaisissement et de la stabilité. »
  • 16:02InvitéFait
    « le centriste décide alors de jouer son va-tout sur un vote de confiance après l'été qu'il n'obtient pas »
  • 16:40InvitéChiffre
    « Au total, 62 personnes ont reoccupé un poste ministériel en 2025 »

Temps de parole

  • Invité22 %
  • Invité 220 %
  • Invité 315 %
  • Présentateur15 %
  • Invité 49 %
  • Invité 58 %
  • Invité 67 %
  • Invité 75 %

1,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Éric Nolo, très concrètement, on va commencer par ça d'ailleurs, que faut-il en attendre ? Est-ce que vous en attendez quelque chose ? Mais quand je vous pose la question, mon cher Éric, je pense que j'ai plus ou moins la réponse.

0:10
Invité

Moi, non, paradoxalement, j'en attends quelque chose. Ah, vous voyez, vous me contredisez. Emmanuel Macron, comme ça va être très difficile pour lui d'exister en 2026, il va forcément tirer des lapins de son chapeau ce soir. Il faut qu'il annonce quelque chose, sinon il ne peut pas...

0:23
Présentateur

Non, il est passé déjà.

0:24
Invité

Oui, mais enfin, moi je veux voir les oreilles du lapin ce soir. Alors, forcément, il va annoncer quelque chose, parce que 2026, on pense déjà tous à 2027. Vous avez vu que quand même, ça se lâche dans son camp, où comme il n'y a plus rien à attendre, le respect qu'on lui doit, ou la reconnaissance qu'on lui doit ne sont plus de saison. Donc, paradoxalement, j'en attends quelque chose.

0:44
Présentateur

Judith Vintraubin, qu'est-ce que vous en attendez, vous, concrètement ?

0:47
Invité

Je suis moins optimiste. Je pense qu'il va céder à l'exercice obligé, qui consiste à dire que 2026 sera une année utile. Pourquoi utile ? Parce que, quoi qu'il arrive, en avril 2027, il devra rendre son tablier. C'est la fin de son mandat, un premier tour de l'élection présidentielle. Il n'a plus de majorité, donc plus de moyens d'agir, en tout cas par la loi. Toute l'année, ou à peu près, il nous a expliqué que les impasses, les revirements, les échecs, ne devaient pas lui être reprochés à lui que ce n'était pas de sa faute. Ce n'est pas de ma faute, ça aurait pu être son leitmotiv de l'année 2025. Alors, qu'est-ce qu'il va essayer de faire pour en profiter en 2026 ?

Parce qu'il se fait sans Parlement. On peut peut-être rêver qu'il tienne en face sa promesse de consulter les Français par référendum au pluriel. En mai, il a dit que je ferai plusieurs référendums. Mais attention, pas sur l'immigration, parce que ce n'est pas un sujet qui intéresse les Français comme chacun. Sur les rythmes scolaires, sur la fin de vie, le projet qu'on avait quitté à l'Assemblée qui revient au Sénat. Le truc qui passionne l'ensemble des Français. En bref, je n'attends rien.

2:15
Présentateur

Bon, merci de cette intervention. On s'est fait.

2:17
Invité

Ce qu'on peut dire quand même, c'est que je n'arrive pas à me réjouir, moi, que la parole du président de la République soit à ce point démonétisée. Parce que ce n'est pas un bon signe pour la vie politique française. Et force est de constater que c'est le cas. Alors, il y a quand même eu un peu moins de 10 millions de personnes qui ont suivi ces voeux l'an dernier. En regardant demain matin les audiences. En regardant demain matin ce qu'il en est. Moi, je pense qu'on sera encore en dessous. On verra. Mais ça dit quand même beaucoup de choses de la déconnexion, de la profonde déconnexion qu'il y a aujourd'hui entre le président de la République et l'ensemble des Français.

Le rejet aussi, parce qu'on n'est plus seulement dans la déconnexion, on est dans le rejet. Et ça, c'est rare. François Hollande, à la fin, n'imprimait plus beaucoup à la fin de son mandat. Mais il n'y avait pas un tel rejet de la part de l'opinion. Donc ça, pour moi, c'est assez inquiétant. Je ne sais pas comment on revient à une situation normale. On aura une élection présidentielle, certes, en 2027. Mais comment on revient à une situation normale où la parole du président de la République est écoutée, est entendue, est en adéquation aussi avec les attentes des Français. Parce que c'est ça le cœur du problème. Je ne sais pas ce qu'il dira ce soir. On a quelques idées.

Je ne sais pas ce qu'il ne dira pas. Il ne parlera pas, en effet, de l'immigration. Il ne parlera pas de l'insécurité. Il y a peu de chances qu'il s'attarde sur la question de l'antisémitisme, qui est pourtant cruciale dans notre pays. Et ça, je pense que ce sont des manques, des gros manques de la part du président de la République. J'espère être démenti ce soir. Peut-être qu'il nous écoute et peut-être qu'il est en train de corriger son discours. Mais on sait que c'est des sujets qui ne l'intéressent pas. L'immigration, l'insécurité, ça ne l'intéresse pas. C'est dommage parce qu'elle intéresse quasiment tout le monde en France, sauf lui.

3:38
Présentateur

Et vous ne mettez pas un petit ticket sur sa marotte, la labellisation de l'information ?

3:45
Invité

Oui, ce sont les informations de nos excellents confrères du GDD qui nous disent qu'il sera question de la labellisation. Parce que c'est la lubie du président de la République, la labellisation des médias qu'il faut écouter, qu'il ne faut pas écouter.

3:57
Présentateur

Et on sait, on a déjà la réponse dans sa tête.

4:01
Invité

C'est en tout cas ce que disait l'entourage d'Emmanuel Macron le week-end dernier quand on les interrogeait. Il nous parlait évidemment des sujets internationaux, de la guerre en Ukraine, où Emmanuel Macron, on voit bien que c'est la dernière chose finalement, où il peut essayer de faire changer les choses et il met toute son énergie là-dedans, quasiment 100% de son énergie. Et l'entourage d'Emmanuel Macron nous disait en effet qu'il allait parler non pas forcément de labellisation, eux ils disent régulation des médias, mais derrière régulation des médias, qu'il y a labellisation des médias, ça va être évidemment extrêmement suivi. Est-ce qu'ils vont décider de le biffer ou non du discours ?

Ce n'est pas impossible, mais en tout cas c'était la vérité du week-end dernier. Après je suis d'accord avec Thomas, il y a des sujets qui ne seront pas abordés. Il y a en effet l'insécurité, en effet l'immigration, et puis il y a l'identité. On a vécu quand même une année où on a vu que l'héritage chrétien de la France était attaqué, que tous nos symboles étaient attaqués, que ce soit les crèches, les statues, ça il n'en parlera pas.

Et surtout, là où je pense que ses voeux sont loin de tomber à pic, c'est qu'il va commenter et faire le bilan de sa plus mauvaise année de son double quinquennat, pour se projeter sur une année 2026 qui sera sans doute pire que l'année 2025, qui va s'ouvrir sur des sujets qui ne me paraissent pas majeurs, avec au Sénat le projet de loi sur la fin de vie, avec la moitié du mois de janvier le Mercosur où la France ne peut plus rien faire, même si Emmanuel Macron et Mme Genevard disent qu'ils peuvent tout changer. Donc ça va être extrêmement dur d'accrocher le téléspectateur et les Français sur la question de ces voeux-là. Donc je ne sais pas s'il fera plus ou moins de 10 millions.

Quoi qu'il arrive, on peut dire que ce sont les voeux les moins attendus depuis qu'Emmanuel Macron est au pouvoir. Plus de mauvaise année d'Emmanuel Macron, pour l'instant !

5:42
Présentateur

Pour l'instant ! Il y a encore une année ! Je ne vous ai pas donné la parole, mon cher Joachim Lofokimad. Est-ce que vous attendez quelque chose, vous, personnellement ? Je pense connaître votre réponse aussi.

5:52
Invité

Très honnêtement, je n'attends absolument rien de cette prise de parole en particulier. Je pense d'ailleurs que je la boycotterai.

5:58
Présentateur

Je vais apporter un peu d'optimisme.

5:59
Invité

Oui, merci. Je pense d'ailleurs que je la boycotterai, d'une part, parce que la parole d'Emmanuel Macron est en effet totalement démonétisée, qu'il a tenu tous les discours, qu'il a porté tous les masques, qu'il a tordu le bras de tous ceux qui ont bien voulu le lui tendre ces dernières années. Et d'autre part, parce que comme des millions de Français, j'ai le sentiment que la vie politique est devenue un spectacle totalement décalé, qui se joue devant un théâtre vide. Et comme eux, je n'ai plus rien à attendre de la communication, des tractations. J'attends juste les élections et advienne que pourra.

6:28
Présentateur

Alors, advienne que pourra. Et vous ne dites pas que c'est foutu encore, comme à notre avis Eric Nolo. Avec Lucas Buzuti, qui prépare cette émission à mes côtés, on vous a sorti une petite séquence. Je suis sûr qu'elle va vous faire réagir. Parce qu'on se pose souvent la question autour de ce plateau. Est-ce qu'Emmanuel Macron vit dans la réalité ? La réponse, à travers la petite séquence, démontre que peut-être, peut-être, il vit dans un monde virtuel. Vous allez voir la séquence. Il porte un masque d'une certaine marque très connue.

6:59
Invité

Française, on imagine française.

7:01
Présentateur

Et par française, voilà, vous marrachez le mot de la bouche. Et en plus, il parle à Brigitte, son épouse. Regardez, je dis pour les auditeurs d'Europe 1, écoutez cet échange. Et puis, c'est son monde à lui, son best-of de 2025. Le meilleur pour Emmanuel Macron avec ce masque.

7:28
Invité

Tu vois le film aussi, Brigitte, toi ? C'est exceptionnel.

8:24
Présentateur

Alors, réaction, Jules Torres. Il ne faut pas être épileptique. Non, en fait, il prépare le passage avec la musique derrière. Ce que je retiens, c'est la musique.

8:32
Invité

Mais surtout, toutes les images, j'en ai noté quelques-unes. Emmanuel Macron n'a eu aucune incidence cette année sur ces choses-là. Il vous montre l'élection du pape Léon XIV. Est-ce qu'Emmanuel Macron, il tire quelque chose de cette élection ? C'est un peu de mauvaise foi, on ne peut pas vraiment lui reprocher de ne pas jouer de rôle dans l'élection du pape. Ensuite, il n'a pas voté au conclave, c'est vrai. Ensuite, il y a la victoire du PSG. Il y a la victoire de Toulouse en Coupe des champions en rugby. Il y a la libération de Boilem sans salle qui n'a pas été obtenue par la France. Il y a la reconnaissance de la Palestine qui n'a objectivement rien changé à la situation à Gaza.

Il y a la panthéonisation de Robert Badinter qui est très bien, mais c'est du symbolique. Il y a le service national volontaire dont on peut suggérer ou supputer que ce sera un échec. Il met une image de Kevin Vauclin, le coureur cycliste. Bon, il a gagné. Ce n'est pas Emmanuel Macron qui a gagné ses victoires. Il y a la vente des rafales à l'Ukraine, les 100 rafales qui n'arriveront sans doute jamais. Ni les rafales, ni l'argent en France. Il y a évidemment M. Kessassi, dont les deux frères ont été tués à Marseille, qui est aussi le miroir de l'échec d'Emmanuel Macron sur la question du narcotrafic et l'échec du plan marseillais en grande Emmanuel Macron. Donc elle est absolument lunaire.

Quand on regarde toutes les images de cette vidéo, c'est soit du symbolique, soit l'échec d'Emmanuel Macron.

9:51
Présentateur

Et ces images, je précise pour les... Je ne parle même pas de la vache. Oui, je note... En deuxième position. Ces images sont bien des images qu'Emmanuel Macron visualise dans son masque. Ce n'est pas un montage de ces news, ce sont ces images et sa synthèse.

10:05
Invité

C'est quand même paradoxal de se réfugier à ce point dans le virtuel et parallèlement de donner une lutte contre l'addiction aux écrans. Je pense qu'il y a une légère contradiction. Et je conseillerais, comme beaucoup de Français, encore une fois, à Emmanuel Macron, de retirer son casque et de se reconnecter peut-être à l'état réel du pays tel qu'il lèguera après deux quinquennats et de se reconnecter à la vie des Français qui, je crois, ont gros sur le cœur pour beaucoup d'entre eux. On savait qu'il avait des œillères. On sait désormais aussi qu'il a un casque de réalité virtuelle. Oui. Mais c'est terrifiant parce que je trouve que l'image... L'arrêt sur image.

Vous voyez le président avec ce casque, en effet, d'une marque américaine. En fait, ça dit tout. C'est désastreux. Je ne comprends pas cette communication. Je ne sais pas qui le conseille en communication, mais là, c'est ça.

10:45
Présentateur

Ce que je ne comprends pas, c'est le... En plus, il s'adresse à son épouse, Brigitte Roget. Enfin, sincèrement, c'est quoi le sens du message ? C'est quoi le sens du message ?

10:54
Invité

Jules a raison de rappeler que la plupart des images qui nous sont proposées ne sont pas des réussites du président de la République. Mais à mon avis, ça préfigure de ce qu'on va avoir ce soir. C'est-à-dire qu'on va avoir un président de la République qui va avoir un optimisme forcené de nous dire, mais cette année a été formidable. Simplement, on n'est pas assez intelligent pour s'en être rendu compte. Regardez tout ce qu'on a fait. Vous allez voir, le sommet de l'IA, c'était vraiment le jour le plus important de 2025. Non, les Français, dans leur quotidien, ne vivent pas la même réalité que le président de la République. Là encore, c'est un problème.

C'est un problème, ce décalage entre la perception des Français et la perception à l'Élysée.

11:26
Présentateur

Eric Nolo, alors, qu'est-ce que vous avez pensé de cette séquence ?

11:29
Invité

Plutôt que la réalité virtuelle, il devrait essayer la réalité réelle. En regardant CNews, par exemple, on parle de la réalité. Après, ce qui est étonnant, c'est que je pense que n'importe quel gamin de 14 ans un peu dégourdi aurait fait mieux que ça.

11:41
Présentateur

Notamment la musique. Ça, c'est sympa pour ce service de communication.

11:44
Invité

Non, mais je n'en ai pas désagréable. La musique, c'est la chose la moins désagréable que je trouve.

11:48
Présentateur

J'ai commencé par dire ça, d'ailleurs. C'est peut-être une anticipation sur la nuit de la Saint-Sylvestre, vous savez, avec le DJ. Oui, mais c'est complètement mieux.

11:56
Invité

Avec les moyens qu'on a maintenant, n'importe quel amateur vous sort quelque chose de plus sophistiqué. Le montage des images, c'est quand même assez basique. Je ne sais pas combien sont payés ces gens pour faire ça, mais c'est aussi malaisant que quand ils s'étaient mis en scène avec l'intelligence artificielle il y a quelques mois.

12:11
Présentateur

C'est exactement ça. C'est le même registre. Bon, Judith. Merci, Judith. Défendez un peu Emmanuel Macron, Judith.

12:17
Invité

Non, mais je cherche, mais en plus, normalement, la communication s'est faite pour dire quelque chose. Excusez-moi cette banalité. Je ne comprends pas quel est le message. Tout est aplati. Tout est mis sur le même plan. Effectivement, Jules a raison. Il compile des épisodes dans lesquels il n'est pour rien, avec des choses tragiques. Mais tout est aplati, le tout sur cette musique guillorette ou pas guillorette.

12:43
Présentateur

C'est sûr qu'il n'y a pas de messages. Guillorette, je ne sais pas.

12:46
Invité

S'il y a un message, je ne l'ai pas compris. Moi, je l'ai trouvé, c'est « Je vous emmerde ». Ah, vous croyez ? Oui, je suis dans ma bulle. C'est pas « Je m'emmerde ». C'est pas « Je m'emmerde ». C'est pas « Je m'emmerde ». C'est pas « Je m'emmerde ». C'est pas « Je m'emmerde ». Attention aux gros mots, mon cher Éric Nolo. N'exagérons pas, n'exagérons pas. J'en connais d'autres, j'en connais d'autres. Le président lui-même a employé le terme. Oui, c'est vrai. Cessez d'emmerder les Français, Pompidou. C'est vrai, c'est vrai. Il a fait une anthologie de la poésie. Vous voyez que mes sources sont quand même… Je vais emmerder les non-vaccinés.

Je ne vous fais pas l'insulte, justement, de vous contredire là-dessus. Je vis dans ma réalité, vous, votre quotidien, c'est vraiment des gens un peu ignares, qui ne comprennent pas ma grandeur, etc. C'est ça le message, en fait. Je fais ce que je veux, j'ai un casque qu'on m'a offert. D'ailleurs, c'est un peu cohérent. Il lui voulait une Startup Nation et il finit avec un casque américain sur la tête. Moi, je trouve qu'il y a une grande boucle. La boucle est bouclée ? Pardon ? La boucle est bouclée. Je trouve, oui. Mais il y a une cohérence chez cet homme. Startup Nation qui a creusé le trou du déficit de 1 300 milliards.

On a connu mieux en termes de santé financière pour une Startup Nation. Mais ça pose aussi la question, cette vidéo, de la façon avec laquelle Emmanuel Macron est conseillé. Qui, aujourd'hui, gravite autour de lui ? Par exemple, dans le Parisien Souken, on lisait les propos de quelqu'un qui était présenté comme un soldat macroniste, un fidèle, un proche du président de la République, qui faisait une comparaison entre Emmanuel Macron et le loup de la pub intermarché, le loup mal aimé, en disant qu'Emmanuel Macron était comme le loup de la pub, que tout le monde le détestait, mais à la fin, on se rendra tous compte qu'en fait, il était très sympa.

Et bien, vous voyez, dans cette formule-là, je trouve qu'il y a beaucoup de choses. Déjà, la comparaison, pour moi, est inexacte. Le loup de la pub, pour être apprécié, il change. Mais c'est exactement ce que j'allais dire. Le loup de la pub prend en compte les remarques et change son comportement. Non, ça n'a jamais été le cas d'Emmanuel Macron, tout au contraire, il n'a jamais fait le moindre mea culpa. Mais le simple fait que quelqu'un puisse dire ça montre qu'autour de lui, il y a surtout aussi des courtisans qui ne font pas remonter au chef de l'État les réelles problématiques. Et quelle en est la raison, surtout ? C'est Emmanuel Macron qui parlait d'herbivores et de carnivores.

On est d'accord. Il est plutôt dans les herbivores si on entend son entourage. Moi, je pense, au contraire, qu'il n'écoute plus du tout son entourage. D'ailleurs, c'est ce qu'un certain nombre, qu'il soit encore en place ou qu'il soit parti, Emmanuel Macron n'en fait plus qu'à sa tête. Prenez par exemple la vidéo qui avait été diffusée, souvenez-vous, sur la labellisation des médias. Vidéo complètement affligeante émanant du compte de l'Élysée. Je ne suis pas sûr qu'il faille le mettre sur le compte plus de la communication de l'Élysée que sur le président lui-même.

15:10
Présentateur

Allez, on va faire le bilan puisque c'est l'heure des bilans. En ce 31, bilan politique, vous allez voir, il reflète un petit peu l'édito que j'ai pu évoquer au début de cette émission. Voyons le bilan avec Maxime Leguay.

15:23
Invité

Emmanuel Macron l'avoulait comme l'année du ressaisissement et de la stabilité. 2025 aura été celle du chaos politique et de toutes les incertitudes. Pour sortir de l'impasse, le président comptait pourtant sur un nouveau Premier ministre, François Bayrou, loué pour son art du compromis. Le Béarnais parvient d'abord à doter la France d'un budget après avoir monnayé sa non-censure avec le PS. Mais très vite, les critiques à son endroit se font légion.

Échec du conclave sur les retraites, procès en immobilisme et rejet quasi unanime du nouveau budget en préparation, le centriste décide alors de jouer son va-tout sur un vote de confiance après l'été qu'il n'obtient pas et entraîne mécaniquement la chute du gouvernement. C'est alors Sébastien Lecornu, fidèle parmi les fidèles du président, qui devient Premier ministre. Après un mois de consultation et de casting et un nouveau gouvernement à peine nommé, Sébastien Lecornu démissionne sur fond de désaccord avec Bruno Retailleau. Renommé quelques jours plus tard, il se maintient finalement à son poste, épargné par le PS.

Le prix à payer, suspendre la réforme des retraites et renoncer à l'usage du 49-3. Sébastien Lecornu, qui conclut cette année en poste à Matignon, épilogue d'une séquence politique plus instable que jamais. Au total, 62 personnes ont reoccupé un poste ministériel en 2025, une année qui se termine comme elle a commencé, sans budget de l'État.

16:51
Présentateur

Allez, challenge, juste avant la première pause dans cette heure des pros sur Europe 1 et CNews. Que retenez-vous ? Peut-être une idée ? Un fait ? Je retiens que le bilan est plutôt un dépôt de bilan.

17:03
Invité

Éric Nolo ? Merci. Dépôt de bilan, merci. C'est l'abandon du 49-3 et de la réforme des retraites. On retient des abandons, on ne retient pas des choses positives, on retient des choses négatives ou en creux.

17:15
Présentateur

C'est vrai que le bilan est guère positive, ça n'a échappé à personne et surtout pas aux auditeurs d'Europe 1 et aux téléspectateurs de CNews.

17:21
Invité

Jules Torres. Nous, avec Thomas, cette année, on s'est régalé parce qu'évidemment, les journalistes politiques, ils se nourrissent un petit peu des crises et de l'instabilité politique. Et c'est vrai qu'on n'a eu que ça. On a eu M. Bayrou qui est arrivé en disant que c'était le roi de la dette, qu'il y avait un Himalaya et qu'il allait sauver le pays. Bon, résultat, vote de confiance terminé. Ensuite, on a Sébastien Lecornu qui démissionne, puis dit que sa mission est terminée. Il revient. Ensuite, pas de budget. Est-ce qu'on a un budget, loi spéciale, 49-3, ordonnance ? On n'y comprenait même plus rien, nous. Je ne sais pas si c'est le cas de Thomas.

Mais même les journalistes politiques, à un moment donné, se disaient que ce n'est pas possible. On vit vraiment quelque chose d'irréel. Donc, c'est vrai que c'est une année, oui, en dents de scie, une année avec une majorité qui est toujours la même depuis 2024. Mais c'est déjà ce qu'on disait en 2024. C'est-à-dire qu'il y a une Assemblée nationale qui est ingouvernable et il ne peut rien émaner de bon de cette Assemblée, que ce soit un budget ou même une loi, une petite loi. On ne votera que des petites lois ou des lois qui ne servent à rien jusqu'à 2025, tant qu'il n'y aura pas de changement de cette Assemblée nationale. Thomas Bonnet, qu'est-ce que vous retenez ?

Comme Jules, c'est vrai qu'en tant que journaliste politique, c'était une année intéressante à suivre. Malgré tout, je ne peux pas m'empêcher d'être attristé par le fait que cette séquence politique, cette année politique, à mon avis, a participé à éloigner encore davantage les Français de la politique. Et ça, ça ne peut pas m'en réjouir. Et ça me pose vraiment...

18:40
Présentateur

Éloigner, voire écoer, je dirais.

18:42
Invité

Oui, rappelez-les-deux. Il y a un rejet. Il y a un rejet et on verra la campagne présidentielle qui permettra peut-être de redonner du souffle. Mais ça, c'est quelque chose dont je ne peux pas me réjouir. Et je souligne quand même que c'est dans cette période où le pouvoir politique n'a jamais paru aussi faible que certains, dont le président de la République en premier lieu, veulent désormais réguler la presse. Moi, ça me pose un gros sujet aussi. C'est-à-dire que quand vous êtes un pouvoir aussi faible et que vous vous dites qu'on va réguler les médias, là, je m'inquiète beaucoup. Julie Latrobe, vous ? Moi, ça ne m'a pas fait rire du tout.

J'ai vécu cette année comme une coalition des lâchetés. L'âcheté du président de la République qui refuse de prendre acte de la claque qui lui a été infligée après l'échec aux législatives, après la dissolution, qui reste impuissant à l'Elysée, mais qui reste, j'y suis, j'y reste. Ça, l'âcheté est première. L'âcheté des parlementaires, des députés plus précisément, qui en fait se sont entendus, grosso modo, pour ne pas se retrouver devant les électeurs, au prix de quoi ? Au prix d'augmentation de prélèvements sur les Français, sur les entreprises. En fait, il y a une majorité dans cette Assemblée. Il y a une majorité pour ne pas dissoudre et pour ne pas faire de référence structurelle.

Elle est là, la majorité.

20:00
Présentateur

Je terminez-vous, je...

20:01
Invité

Je retiens en quelques mots la perdition d'une classe dirigeante, la folie non pas d'hommes politiques, mais de politiciens qui sont prêts à tout pour ne pas revenir devant les Français. Au mépris de l'intérêt national et au mépris, d'ailleurs, de la logique de la Vème République, telle qu'elle avait été conçue par le général de Gaulle, qui postulait que lorsqu'il y avait un blocage, il fallait rendre la parole au peuple. Et je pense qu'Emmanuel Macron, comme le gouvernement, se serait honoré à prendre acte de ça et du fait qu'ils étaient devenus totalement minoritaires et en déconnexion par rapport au pays réel. au pays réel.