Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 21 mars 2023 21 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesInstitutions & électionsSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Face à Face : Olivier Marleix - 21/03

Au micro : Apolline de MalherbeSource d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:12OuverteRéponse directe

    Bonjour Olivier Marleix, vous êtes officiellement le président du groupe Les Républicains à l'Assemblée Nationale et député de l'heure.

  • 0:57RelanceRéponse partielle

    Mais vous avez presque, j'ai eu l'impression qu'à un moment vous alliez dire qui a radicalisé certains de nos députés ?

  • 1:19RelanceRéponse partielle

    Et vous, les Républicains, ils étaient bien préparés ? Vous avez été pris de court quand même ?

  • 1:39FerméeRéponse directe

    Le week-end de dernier, vous vous adressiez notamment au journal L'Express et vous évoquiez 6 à 7 de vos députés qui allaient voter la motion.

  • 3:15OuverteRéponse directe

    Elle est compliquée quand même votre position, Olivier Marleix. On va revenir concrètement aussi sur ce qui se passe dans le pays depuis plusieurs jours.

  • 3:47OuverteRéponse directe

    Elle est où la droite aujourd'hui ? Comment faire pour trouver votre place ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:31Invité politiqueFait
    « D'un groupe qui considérait majoritairement que cette réforme des retraites est nécessaire »
  • 1:53Invité politiqueFait
    « Les Républicains étaient favorables à l'allongement de la durée du temps de travail »
  • 2:01Invité politiqueChiffre
    « On est le 25e pays au monde aujourd'hui en termes de production de richesses par habitant »
  • 2:51Invité politiqueFait
    « Vous avez deux organisations syndicales très importantes qui ont signé, s'agissant de retraites complémentaires, un accord dans lequel ils retirent, si vous partez à l'âge légal, vous avez moins de 10% pendant deux ans »
  • 4:36Invité politiqueFait
    « Elle a fait croire, elle a fait deux élections présidentielles en nous expliquant aux Français que le bon âge de départ, c'était 60 ans »
  • 5:00Invité politiquePromesse
    « Je pense que personne ne reviendra dessus sauf peut-être M. Mélenchon »
  • 8:41Invité politiqueChiffre
    « Sur tout ce qu'on appelle les premiers prix, les produits de marque, où on parle de 20% d'augmentation »
  • 16:40Invité politiqueChiffre
    « Il y a quand même des gains un gain important qu'on a obtenu c'est la revalorisation pour 1,8 million de retraités aux retraites les plus modestes qui auront une revalorisation de 670 euros par an »
  • 16:51Invité politiqueChiffre
    « Ça représente une grosse cinquantaine d'euros par mois pour des gens qui ont 900 euros de retraite en moyenne »

Temps de parole

  • Invité politique68 %
  • Présentateur32 %

4,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC Face à Face Apolline de Malherbe Il est 8h33 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Olivier Marlex Vous êtes officiellement le président du groupe Les Républicains à l'Assemblée Nationale et député de l'heure Président du groupe Les Républicains, je vais savoir de quel groupe ? Celui des 61, celui des 40, celui des 19 qui ont voté la motion

0:31
Invité politique

D'un groupe qui considérait majoritairement que cette réforme des retraites est nécessaire Mais effectivement une réforme des retraites qui n'a pas convaincu la totalité de nos députés De même qu'elle a radicalisé beaucoup de gens dans le pays Et beaucoup d'autres parlementaires à l'Assemblée Nationale Donc on peut dire qu'elle n'a pas été très bien préparée Qu'elle n'est pas parue comme très cohérente aux yeux des Français Par rapport à ce que le président Macron lui-même en disait il y a 3 ans Donc tout ça crée beaucoup d'incompréhension

0:57
Présentateur

Mais vous avez presque, j'ai eu l'impression qu'à un moment vous alliez dire Qui a radicalisé certains de nos députés Est-ce que c'est ça qu'il faut entendre ?

1:04
Invité politique

Dans l'Assemblée Nationale, même dans la majorité La majorité ne faisait pas le plein Sinon il n'y aurait pas eu de difficultés pour son adoption Donc oui, cette réforme n'a pas été merveilleusement bien préparée On ne peut pas dire que le président de la République soit un champion du dialogue social

1:19
Présentateur

Et vous, les Républicains, ils étaient bien préparés ? Vous avez été pris de court quand même 19 de vos députés qui ont voté contre le gouvernement pour la motion de censure ?

1:29
Invité politique

Oui, c'est ceux qui étaient contre la réforme de retraite En réalité, ce n'est pas totalement une surprise Si j'en crois vos mots à vous

1:36
Présentateur

Le week-end de dernier, vous vous adressiez notamment au journal L'Express Et vous évoquiez 6 à 7 de vos députés qui allaient voter la motion Donc vous-même, vous avez été pris de court quand même

1:45
Invité politique

Oui, mais une fois encore, ce n'est pas non plus totalement une surprise Ceux qui étaient contre la réforme Vous savez, sur une réforme, il y a deux choses qui comptent Il y a le fond de la réforme Les Républicains étaient favorables à l'allongement de la durée du temps de travail Parce qu'il ne faut pas raconter d'histoire Le problème de ce pays, c'est son déclassement On est le 25e pays au monde aujourd'hui En termes de production de richesses par habitant C'est-à-dire, c'est un appauvrissement de la France et des Français Il ne faut pas raconter d'histoire aux Français comme le fait Mme Le Pen On ne redressera pas ce pays si on ne travaille pas tous un peu plus Ça, c'est le fond et c'est la conviction que nous avons exprimée majoritairement Enfin, on n'a pas pu voter Mais en tout cas, que les sénateurs ont exprimé Et puis après, il y a la méthode Et ça, la méthode, c'est totalement la responsabilité du gouvernement Effectivement, un président qui a lui-même critiqué cette idée du recul de l'âge il n'y a pas si longtemps Tout ça fait que c'est incompréhensible pour beaucoup de nos compatriotes Il y a eu une absence totale de dialogue social, de respect pour les partenaires sociaux Y compris des gens qui étaient plutôt un peu compréhensifs potentiellement Je vous rappelle que vous avez deux organisations syndicales très importantes Qui ont signé, s'agissant de retraites complémentaires, un accord Dans lequel ils retirent, si vous partez à l'âge légal, vous avez moins de 10% pendant deux ans Et en revanche, si vous attendez 64 ans, vous avez plus de 10% Cet accord, il signifie bien que pour ces organisations syndicales Le bon âge de départ, il est peut-être un peu plus loin que les 62 ans Bon, et bien le président a réussi à les radicaliser par ce manque de dialogue social Mais pas juste à la veille de cette réforme depuis 6 ans

3:18
Présentateur

Elle est compliquée quand même votre position, Olivier Marlex On va revenir concrètement aussi sur ce qui se passe dans le pays depuis plusieurs jours Et en particulier cette nuit, sur la question désormais de la suite de la mobilisation Sur la question aussi du sort des 19 députés, les républicains qui ont voté contre ce gouvernement Mais vous, votre position, on le sent, elle est compliquée Parce que cette réforme finalement, vous la souhaitiez Et en même temps, aujourd'hui, vous critiquez le gouvernement Vous critiquez le président Comment faire pour trouver votre place ? Elle est où la droite aujourd'hui ?

3:48
Invité politique

Écoutez, en tout cas, elle a affirmé des convictions Une fois encore, majoritairement On a été au rendez-vous de nos convictions C'est pas effectivement une solution, une situation, pardon Extrêmement confortable que de devoir Alors que vous êtes un groupe d'opposition Assumer une réforme qui n'est pas exactement la vôtre Qui n'a pas été négociée, préparée Comme vous l'auriez fait Mais il y a un moment, on doit prendre ses responsabilités On est au pied du mur quand on est député On doit prendre ses responsabilités Est-ce qu'on est contre ? Est-ce qu'on est prêt à mentir aux Français ?

Vous savez, je pense que Mme Le Pen a raté une immense occasion Elle est très heureuse, elle pavoise Elle se présente en grande opposante Mais je pense qu'elle a raté une grande occasion D'être au rendez-vous et d'être une femme d'État Elle a dit tout et son contraire sur le sujet de la réforme des retraites, Mme Le Pen Elle a fait croire, elle a fait deux élections présidentielles En nous expliquant aux Français Que le bon âge de départ, c'était 60 ans Puis maintenant, finalement, elle dit que non, 62 ans, c'est bien Et puis que si un jour elle est élue, elle reviendra dessus Mais personne ne peut la croire Personne ne peut la croire

4:49
Présentateur

Vous, vous ne pensez pas une seule seconde Qui que ce soit reviendra sur cette loi ?

4:52
Invité politique

Bien sûr

4:53
Présentateur

Ça y est, elle est adoptée

4:54
Invité politique

Je pense que personne ne reviendra dessus Sauf peut-être M. Mélenchon Mais autrement, je pense que personne de sérieux ne reviendra dessus

5:00
Présentateur

Olivier Marlex, je reviens quand même à ma question Vous dites, nous sommes en responsabilité Nous avons évidemment une position un peu inconfortable De devoir soutenir une loi qui n'est pas 100% la nôtre Mais je vous repose la question Il y en a quand même 19 de vos députés Qui ont voté la motion de censure Sont-ils encore ce matin Au moment où on se parle parmi vos troupes ? Est-ce que vous dirigez un groupe cohérent ? Est-ce que les 61 restent un groupe cohérent ? Ou est-ce que vous vous dites Ben non, il n'y en a plus de 42 Les 19 autres y sortent ?

5:27
Invité politique

Non, non, non, non Moi, je ne peux pas en vouloir Je respecte les convictions de chacun de mes collègues Je ne peux pas leur en vouloir Je comprends parfaitement Qu'il n'y a pas envie d'assumer une réforme Qui a été malgré tout portée par Emmanuel Macron Nous sommes des députés d'opposition Voilà, chacun exerce son mandat Il vote en responsabilité Je n'ai pas à leur jeter la pierre Ils ont donc encore toute leur place ? Pour moi, c'est des gens qui changent d'avis trop régulièrement Qui manqueraient un peu de loyauté au collectif Mais ce n'est pas le cas Je ne citerai pas de nom J'imagine qu'il n'y en a quoi Vous ne diriez pas cela ? Vous lancez un message, visiblement ?

Je pense que ce n'est pas le cas De la plupart des députés Qui votent en conviction

6:09
Présentateur

Vous pensez à Aurélien Pradié, quoi

6:10
Invité politique

Non, non, non, je ne dis pas de nom

6:12
Présentateur

61 reste donc Puisque les 19 ne seront pas exclus A aucun moment, vous ne les pointez du doigt

6:19
Invité politique

Non, une fois encore Vous respectez leur choix ? Je respecte leur choix Ils ont considéré que Comment dire ? Oui, que ça avait trop manqué Que la forme, elle comptait aussi Et que cette réforme, elle avait trop manqué De dialogue social, de respect de tout le monde Pour votre voter Je le comprends Je regrette effectivement Qu'on n'ait pas donné un visage uni Je comprends que ça puisse dérouter Nos électeurs Mais je respecte le choix

6:47
Présentateur

Vous avez hésité vous-même ?

6:49
Invité politique

Non, pas du tout Non, non Moi j'ai agi vraiment en conviction Je pense que Vous n'avez pas hésité une seule seconde Non, j'ai les mêmes pressions Dans ma circonscription De gens Mais d'ailleurs En fait, il y a deux types de gens Moi ce qui me frappe C'est que les gens qui sont Le plus proche de la retraite En réalité C'est eux qui vous en parlent Ceux qui disent Moi je vais devoir faire Six mois de plus Un an de plus Donc je ne suis pas très content

7:08
Présentateur

Ceux qui voyaient la ligne d'arrivée Et on leur dit qu'elle va être repoussée

7:11
Invité politique

Oui, en revanche Tous les gens qui ont 50 ans Ils savent que de toute façon Avec la réforme touraine Devront déjà aller jusqu'à 64 ans 65 ans Peut-être plus Et souvent plus d'ailleurs Donc en réalité C'est les gens qui étaient Les plus proches qui vous en parlent Qui vous en parlent souvent De manière beaucoup plus Beaucoup plus modérée Que ce qu'on voit Des manifestants Qui sont aujourd'hui Des casseurs Dans les rues de Paris

7:33
Présentateur

On va revenir sur les manifestants Mais je voudrais rester Sur la page politique Vous avez dit hier A la tribune de l'Assemblée nationale Soyons clairs Le problème n'est pas La réforme des retraites Mais le président de la République Il s'exprimera demain Emmanuel Macron Qu'est-ce que vous espérez Qu'est-ce que vous en attendez ?

7:50
Invité politique

Un peu de compréhension A l'égard de la vie des Français Le président de la République A une présidence Depuis je crois Que la réforme paye Une présidence éloignée Souvent perçue Comme arrogante Un président de la République Qui finalement Était totalement inexpérimenté Quand il a été élu Inexpérimenté Et un peu inentouré Et donc Un exercice totalement isolé Du pouvoir Et souvent arrogant Est-ce que ça peut changer ?

Je ne sais pas C'est à lui En tout cas Qu'appartient la réponse Pour moi Il ne peut pas faire Évidemment Comme si il ne se passait rien Il y a une crise dans le pays Qui est assez profonde Qui est à la fois Une crise de confiance Politique Une crise sociale Qui a des fondements Vraiment économiques L'inflation Qui aujourd'hui Touche un peu plus Évidemment Les gens qui ont Les revenus Les plus modestes Et que sur les produits alimentaires On a des hausses De l'ordre de 14% Qui est même plus importante Sur tout Ce qu'on appelle Les premiers prix Les produits de marque Où on parle De 20% D'augmentation

8:49
Présentateur

Vous regrettez le timing Vous regrettez que cette réforme Elle ait pris place maintenant Dans un moment Où les Français sont dépusés

8:55
Invité politique

Ça fait vraiment partie des choses Qu'on peut regretter Le président de la République A eu 6 ans Pour faire cette réforme Il attend un moment Qui est celui Où les Français sont frappés Par l'inflation Beaucoup d'entre eux Des fins de mois difficiles Pour mettre ça sur la table Ça ne me paraît pas très Le meilleur moment Est-ce qu'il y a une crise ?

Et puis Il doit aussi reprendre L'initiative Avec les partenaires sociaux Cette réforme des retraites Elle a montré Elle a mis le doigt Sur beaucoup de sujets Douloureux Dans la vie des gens Des sujets compliqués Mais les retraites Ça ne peut pas tout réparer Il y a beaucoup de choses Qui doivent s'anticiper Il y a la question Par exemple Dont on a à peine Eu le temps de parler A l'Assemblée nationale La question de comment Comment on conjugue mieux Pour les femmes Une vie de travail Et une vie de mère de famille Aujourd'hui On sait très bien Que c'est compliqué On sait que le gain A travailler Il n'est pas substantiel Par rapport à celui De renoncer à son travail A s'occuper de ses enfants Donc là On a un vrai sujet Il faut le régler Sur la question Du déroulement des carrières La question de la pénibilité Ce n'est que le résultat De cette situation Il y a des gens Qui font des métiers difficiles On n'attend pas Qu'ils soient à l'âge de la retraite Qu'ils soient cassés Pour trouver une évolution Vous espérez éventuellement

10:04
Présentateur

Qu'Emmanuel Macron Tienne compte de ça Qu'il renoue le dialogue Avec les partenaires sociaux Vous l'espérez ? Est-ce que vous y croyez ?

10:11
Invité politique

Je pense qu'avec les partenaires sociaux C'est faisable Oui il faut qu'il fasse

10:15
Présentateur

Et avec le pays ?

10:16
Invité politique

Il doit faire un monde honorable Écoutez c'est sa responsabilité

10:20
Présentateur

Et la vôtre c'est laquelle ? Il faut l'espérer Je me pose vraiment La question de votre rôle

10:23
Invité politique

Il faut l'espérer Parce que sinon C'est l'avertissement Que j'ai lancé hier Il n'ira pas au terme De son mandat Donc c'est aussi simple Que ça

10:30
Présentateur

Ça veut dire quoi Ne pas aller au terme De son mandat ? Qu'est-ce qui pourrait l'empêcher ?

10:32
Invité politique

C'est que la crise politique Effectivement est importante Elle est là Elle est latente Elle s'exprime Avec plus ou moins De virulence

10:40
Présentateur

Mais comment pourrait-il Être renversé ?

10:42
Invité politique

Après il peut y avoir Un enchaînement Il peut y avoir Un enchaînement De rendez-vous C'est-à-dire qu'aujourd'hui Il a des armes constitutionnelles Il peut faire un remaniement Il peut dissoudre Vous auriez souhaité

10:55
Présentateur

Qu'il le fasse ? C'est ce qu'avait fait Jacques Chirac en son temps ?

10:58
Invité politique

Moi je crois très sincèrement Qu'aujourd'hui Dans l'état de fracturation du pays L'Assemblée nationale Qui en ressortirait Serait pire Que celle d'aujourd'hui C'est-à-dire avec notamment Une chance Ça ne veut pas pire ? Pire Mais c'est-à-dire que Vous auriez encore plus D'extrême-gauche Et un peu plus D'extrême-droite Et donc au total Et un peu moins de valeur Vraisemblablement Je n'en sais rien

11:18
Présentateur

Dans toutes les prévisions

11:19
Invité politique

Non non Le sondage montre Qu'on restera à peu près Au même niveau Mais en tout cas Ce qui est sûr C'est que vous auriez Plus de députés RN Et plus de députés D'extrême-gauche Donc le pays

11:29
Présentateur

Serait encore plus Donc il ne faut pas dissoudre En tout cas pas dissoudre maintenant

11:32
Invité politique

Donc on est Il peut le faire Moi ça ne me dérange pas C'est à lui de prendre Ses responsabilités Mais en tout cas Il faut qu'il ait une réponse À la hauteur des attentes Et sur le remaniement Tout ça risque de devenir Très compliqué

11:43
Présentateur

Et sur le remaniement Est-ce que vous estimez Qu'à neuf voix près Elisabeth Borne Est toujours légitime ?

11:50
Invité politique

Encore C'est au président de la République Qui appartient à cette décision Dans l'Assemblée actuelle On sait qu'il n'y a pas de majorité Donc on sait effectivement Que les résultats Sont forcément serrés La République a été votée À une voix Ne l'oublions pas Donc voilà Que ce soit à neuf voix Ou à vingt voix Tout ça en réalité Ne change pas grand-chose

12:11
Présentateur

Mais Olivier Marlet Quel est votre rôle à vous Les Républicains ? Est-ce que vous allez être Complice ou opposition ? Est-ce qu'il faut Comme l'a suggéré Quelqu'un comme Rachida Dati Comme l'avait suggéré Nicolas Sarkozy en son temps Un véritable accord de gouvernement Dans ce cas-là J'imagine que les 19 Qui ont voté Contre le gouvernement actuel Ne vous suivraient pas Quelle va être votre position ? Qu'est-ce que vous allez faire ?

12:31
Invité politique

Notre position est la même Depuis le départ On n'a pas d'accord de gouvernement Avec le président de la République Vous l'avez dit Rachida Dati Parce qu'on ne veut rien avoir Bon je n'ai pas eu l'occasion Mais c'est la position Qu'a exprimée Le groupe des Très majoritairement Le groupe des députés Les Républicains Au premier jour De cette mandature Aujourd'hui On a une pièce politique Qui a été inventée Écrite par le président De la République Qui a consisté À fracturer le pays en trois Et à pousser Les électeurs de gauche Dans les bras De l'extrême gauche Je vais vous expliquer À pousser les électeurs de gauche Dans les bras De M.

Mélenchon Et de l'extrême gauche À pousser les électeurs de droite Dans les bras Du Rassemblement National Pour se poser lui En acteur central du jeu Pour moi Les trois Sont les trois acteurs De la même pièce Et jouent un jeu mortifère Pour le pays Je ne peux pas me résoudre À ce que demain L'alternative à M. Macron Ce soit M. Mélenchon Soit Mme Le Pen Donc les Républicains Doivent rester totalement Autonome Indépendant Sur leur conviction C'est ce que nous faisons On n'est pas spectateurs Au contraire Trois groupes Et vous qui regardez Cette pièce Qui est en train d'être jouée

13:36
Présentateur

Sous vos yeux

13:36
Invité politique

Non c'est exactement l'inverse Puisque c'est nous Qui permettons Que les textes Depuis le début de cette mandature Soient adoptés Ou ne le soient pas C'est la responsabilité Dans laquelle on a été placés Par les Français Dans cette Assemblée Nationale Et nous l'assumons parfaitement

13:49
Présentateur

Vous l'assumez Vous estimez donc Que la Première Ministre En tout cas pour l'instant Reste légitime Même si à terme Vous utilisez quand même Les mots de remaniement Ou de dissolution Pendant ce temps-là La rue La rue s'enflable Cette nuit Il y a eu encore 234 Interpellations Uniquement sur la ville de Paris Mais il y a eu Des échauffourées A peu près partout Dans les grandes villes De France Quelle suite a donné à cela Comment réussir à apaiser Est-ce que vous avez le sentiment Que la violence C'est une réponse directe Une forme de responsabilité aussi A ce qui s'est passé A l'Assemblée ?

14:20
Invité politique

Je pense que c'est Une autre illustration De ce qui se passe A l'Assemblée Nationale C'est-à-dire qu'on a aujourd'hui Une extrême gauche Qui est très forte dans le pays C'est une fois encore Un peu le produit De cette radicalisation Voulue par le Président de la République Je le dis très clairement Il a une responsabilité Dans cette radicalisation Du débat politique Dans notre pays A pousser les Français Dans les extrêmes Pour se poser En garant D'une espèce De protecteur D'un bloc central Ce jeu-là Il est détestable Mais aujourd'hui On a une radicalisation On a une extrême gauche Qui est de plus en plus violente De plus en plus radicale Elle l'est Dans un comportement Tout à fait scandaleux A l'Assemblée Nationale Quand elle empêche Le débat à l'Assemblée Nationale Et elle l'a Dans la rue C'est pour ça aussi Qu'il était hors de question A mes yeux De nous engager Sur une motion de censure Au-delà de La question des convictions Et là vous parlez

15:07
Présentateur

Quand vous dites nous On entend les 42 Pas les 19 C'est ça qui à chaque fois Je suis obligée de faire Une sorte de mécanique mentale Vous dites nous Mais je ne peux pas entendre Le groupe républicain Puisqu'il est pratiquement Un tiers, deux tiers

15:17
Invité politique

En tout cas Les deux tiers Qui n'ont pas voté La motion de censure Pour nous Il est hors de question De s'associer A cette extrême gauche Qui combat Qui a un vrai projet M. Mélenchon Assume M. Mélenchon Assume de vouloir mettre le chaos

15:33
Présentateur

Vous pointez du doigt La nupesse Mais enfin Cette motion de censure Hier elle était portée Par Charles de Courson Qui a longtemps été Plutôt un de vos alliés

15:40
Invité politique

M. De Courson Qui s'est prêté en alibi D'un mariage Contre nature Et de noces Un peu sordides Entre l'extrême gauche Et le rassemblement national Je ne suis pas sûr Que ce soit le rôle Le plus glorieux Qu'est joué M. De Courson Dans sa vie

15:55
Présentateur

Les militants Les grévistes Qui disent Ne pas vouloir du tout Calmer le jeu J'étais ce matin Sur RMC Avec l'un des responsables De la CGT Dans les bouches du Rhône Les raffineries Non seulement jusqu'à présent Avaient fermé les dépôts Mais désormais Et depuis cette nuit Certaines d'entre elles Ont carrément arrêté La production Ça veut dire Que ça monte Crescendo Et ils disent Qu'ils n'arrêteront Que si le texte Est retiré Deux questions Un Est-ce que vous vous dites Au fond Chirac l'avait fait C'est-à-dire une loi Qui avait été adoptée Mais pas promulguée Est-ce que c'est jouable Et deux Est-ce que vous êtes Plutôt pour les réquisitions

16:29
Invité politique

Évidemment Le président de la République Ne doit pas reculer Sur ce texte Cette réforme Qui une fois encore Est nécessaire Pour la consolidation De notre régime de retraite Je vous rappelle Qu'il y a quand même Des gains Un gain important Qu'on a obtenu C'est la revalorisation Pour 1,8 million De retraités Aux retraites Les plus modestes Qui auront Une revalorisation De 670 euros Par an Ça représente Une grosse cinquantaine D'euros par mois Pour des gens Qui ont 900 euros De retraite en moyenne Je pense que C'est quelque chose Qui est attendu Donc on ne peut pas Reculer Sur cette réforme C'est pour moi très clair Il doit reprendre Le dialogue social Avec les partenaires sociaux Qui sont capables De dialoguer Qui sont dans le champ Du dialogue social C'est une responsabilité Pour le président de la République Et en revanche Évidemment Il ne doit pas laisser bloquer Le pays Il y a des gens Qui travaillent Il y a des gens Qui ne peuvent pas se permettre De ne pas aller au travail Donc il faut réquisitionner

17:23
Présentateur

Ça a été le cas Dans une des raffineries De Normandie

17:26
Invité politique

Une autre des Bouches-du-Rhône Bien sûr Et ne pas laisser les français Être pris en otage Par les gens les plus radicaux

17:32
Présentateur

Olivier Marlex Dans votre groupe Certains Alors une députée notamment Aurait dit de manière anonyme A nos confrères du Parisien Qu'elle avait subi Des pressions Et même Une sorte de convoitise De la part de Bercy Qui aurait suggéré Qu'ils allaient rajouter Des budgets De projets Dans sa circonscription Alors depuis Elle a fait machine arrière Semble-t-il Mais enfin A l'époque Elle a laissé quasiment entendre Qu'il s'agissait de corruption Mot qu'a utilisé d'ailleurs Marine Le Pen Pour en parler Jean-Luc Mélenchon Lui dénonce Une pression sur les élus Il demande une commission d'enquête Qu'est-ce que vous pouvez nous dire De ça ? En vrai il s'est passé quoi ?

18:07
Invité politique

Non écoutez Je ne crois pas à un mot Je crois que Bruno Le Maire A démenti A démenti cette histoire Pour y évoquer ce qu'elle dit aussi Aurore Berger Qui me paraît totalement Extravagant Je pense qu'il faut que Aurore Berger S'explique Ou s'excuse S'explique Ou s'excuse Oui bien sûr

18:27
Présentateur

Parce qu'elle a laissé entendre

18:29
Invité politique

Qu'il y aurait une forme de Des choses tout à fait

18:31
Présentateur

De clientélisme Bien sûr

18:32
Invité politique

Des tentatives De marchandage De marchandage Qui me paraissent totalement Totalement invraisemblables Donc non Il ne s'est rien passé de la sorte Et c'est très Et c'est totalement irresponsable De la part de Madame Berger De laisser entendre Que ce genre de choses Pourraient exister D'ailleurs la preuve C'est que tout de suite Madame les compères Le Pen Mélenchon Se ruent là-dessus Et donc c'est tout à fait Il faut qu'elle s'explique Elle a jeté l'eau propre

18:59
Présentateur

Sur la probité De vos députés Aurore Berger

19:03
Invité politique

Oui C'est une fois encore Il faut qu'elle s'explique Qu'elle s'excuse

19:06
Présentateur

En tout cas vous nous le dites Ce matin Rien de cela ne s'est passé En tout cas vous n'en avez Jamais eu vent A aucun moment Les députés de votre groupe Ne sont venus vous voir En vous disant J'ai reçu un coup de fil De Bruno Le Maire Ou j'ai reçu un coup de fil De Bercy

19:18
Invité politique

Je crois encore moins Que certains Comme le raconte Madame Berger Se soient prités À des marchandages Tout ça me paraît Totalement extravagant

19:25
Présentateur

Elle a laissé entendre Je rappelle pour ceux Qui nous écoutent Et qui n'auraient pas Forcément eu l'information Aurore Berger Que certains de vos députés Auraient demandé Des compournements d'autoroutes C'est-à-dire vraiment Des marchandages De bout de portion d'autoroutes En échange Du fait de ne pas voter La motion de censure Autre question Sur l'avenir de votre parti Là pour le coup Et pas juste de votre groupe Est-ce que vous estimez Qu'un homme silencieux En retrait presque tapis Dans l'ombre Dans ce moment de crise majeure Peut vraiment prétendre Ensuite diriger le pays

19:53
Invité politique

Je vois pas du tout De qui vous parlez

19:55
Présentateur

Ah non pas du tout Mais alors vraiment Je vois vous Vous avez l'air Laurent Wauquiez bien sûr

19:59
Invité politique

Non mais je pense Que Laurent s'est exprimé Sur le sujet Je crois qu'il a Il a dit

20:05
Présentateur

Vraiment du bout d'élèves Au mois de janvier Sur un bout de table Enfin à aucun moment Il n'a accepté D'ailleurs je peux le redire ici Il est invité Quand il le souhaite Pour s'exprimer J'imagine que mes confrères Font d'eux-mêmes Il refuse systématiquement

20:18
Invité politique

Oui je crois que son choix C'est celui De ne pas avoir à commenter La vie politique au quotidienne Ce pays il aura besoin Au terme du quinquennat De monsieur Macron Il aura franchement besoin D'être vraiment reconstruit Je crois qu'il faudra Vraiment prendre de la distance Sur tout ce qui s'est fait Ces dernières années Il y a un pacte social Qui est en lambeau Enfin le pays est totalement fracturé C'est la stratégie D'Emmanuel Macron Et il faudra Il faudra reconstruire Avec Laurent Wauquiez Il peut Il faudra reconstruire Et il peut se taire d'ici là Ça vous paraît acceptable ? Il faut de recul Pour le faire C'est le chemin Que soit emprunté Laurent Wauquiez Je souhaite que ce soit le bon

20:57
Présentateur

Olivier Marlex Merci à vous D'être venu ce matin Toujours président Donc du groupe Les Républicains Qui porte toujours 61 députés Puisque vous l'avez dit Vous n'exclurez en rien Les 19 qui ont voté La motion de censure Merci à vous Il est 8 à 54

Face à Face : Olivier Marleix - 21/03 · Pourquijevote