Primaire de la gauche : mode d'emploi - avec Clémentine Autain
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 67 %Attaque 23 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:46OuverteRéponse directe
C'est quoi cette primaire ? Elle vient d'où ? Et c'est quoi votre espace politique ?
- 1:53RelanceRéponse partielle
Mais là, il n'y a pas tout le monde ?
- 2:31RelanceÉludée
On ne peut pas leur reprocher de ne pas avoir répondu à un truc auquel...
- 3:47ComplaisanteRéponse directe
Alors moi, je pense que c'est à moitié vrai...
- 4:35FerméeRéponse directe
Ils ont leur place ? Les socialistes dans cette primaire ?
- 5:36OuverteRéponse directe
Vous parlez des années Hollande... Qu'est-ce qui empêche votre primaire de refaire ce scénario ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:29IntervenantFait
« l'urgence à gauche, c'est d'être capable d'être unie et de se présenter aux Françaises et aux Français avec une proposition politique, comme on l'avait fait avec le NFP, où je rappelle qu'on a réussi, en quatre jours, à se mettre d'accord. »
- 1:48IntervenantChiffre
« on a permis de lever l'espoir avec 9 millions d'électeurs et d'électrices qui sont venus déjouant tous les pronostics. »
- 2:40IntervenantFait
« la situation politique d'aujourd'hui n'est pas celle de 2012, ni de 2017, ni même de 2022, et qu'on est en 2027 et que nous avons l'acquis de la NUPES, l'acquis du Nouveau Front Populaire et une responsabilité historique, absolument historique. »
- 6:20IntervenantChiffre
« Nous sommes la septième puissance économique mondiale. »
- 6:51IntervenantFait
« cette politique, c'est complètement dingue, de la part de ceux qui nous font des leçons sur la dette, la dette, la dette. »
- 6:56IntervenantFait
« eh bien moi je pense qu'on a des marges considérables et que nous pouvons au contraire nous projeter dans une société qui n'est pas faite que de régression et avec le sentiment que nos enfants vont vivre moins bien que nous. »
- 27:26IntervenantFait
« on n'a pas vu cette pauvreté d'aujourd'hui depuis 30 ans »
- 27:30IntervenantChiffre
« les plus grandes fortunes qui sont passées de 200 milliards d'euros de patrimoine à 1200 »
- 29:06IntervenantChiffre
« on a aujourd'hui un français sur six qui ne mange pas à sa faim »
- 29:09IntervenantChiffre
« on a un français sur deux qui n'est pas satisfait de ce qu'il mange »
- 43:58IntervenantChiffre
« il y avait 211 milliards d'euros qui étaient donnés sans contrepartie aux entreprises »
Temps de parole
- Intervenant74 %
- Intervenant 29 %
- Présentateur6 %
- Intervenant 36 %
- Intervenant 44 %
≈ 3,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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This episode is brought to you by FIFA World Cup, launch edition on Netflix. It's a fast, fluid game where your phone is the controller and your TV is the stadium. You just launch it on your TV, scan the QR code with your phone, and boom, you're shooting and passing in seconds. Plus, it's included in your Netflix membership with zero extra costs. Go to the games tab and play FIFA World Cup launch edition now, only on Netflix. Clémentine, tu as beaucoup de choses à nous dire. On va parler de ce que tu proposes en tant que candidate à l'élection présidentielle. Mais avant, tu as décidé de passer par la primaire du Front Populaire 2027.
Je voudrais que tu nous parles un petit peu de cette primaire. C'est quoi ? Cette primaire, elle vient d'où ? Et c'est quoi votre espace politique à vous, à toi et aux autres candidats de cette primaire ?
C'est une initiative qui a été prise par Lucie Casté, qui était cette personnalité qui a été choisie par le nouveau Front Populaire pour être notre première ministre. Emmanuel Macron en a décidé autrement.
Et elle a pris une initiative en juillet dernier de demander à toutes les organisations partie prenantes du nouveau Front Populaire de venir construire le projet, la candidature pour 2027, en partant du principe que, dans le paysage politique actuel, alors que nous avons une vague néo-fasciste qui souffle fort, un rassemblement national qui est aux portes du pouvoir, l'urgence à gauche, c'est d'être capable d'être unie et de se présenter aux Françaises et aux Français avec une proposition politique, comme on l'avait fait avec le NFP, où je rappelle qu'on a réussi, en quatre jours, à se mettre d'accord.
Et ensuite, alors que les Européennes, ça a été quand même son et lumière, tout le monde s'est insulté, on a réussi à se mettre d'accord et on a permis de lever l'espoir avec 9 millions d'électeurs et d'électrices qui sont venus déjouant tous les pronostics.
– Mais là, il n'y a pas tout le monde, là ?
– Lucie Casté, elle a invité tout le monde. Tout le monde n'a pas répondu présent.
– Voilà, c'est ça, le résultat final, c'est qu'il…
– Tout le monde a été invité, tout le monde n'a pas répondu présent. Donc ceux qui ont répondu présent sont les écologistes, Debout de François Ruffin, l'après le mouvement que je représente, le Parti Socialiste et ceux qui nous ont envoyé une lettre pour continuer à discuter, ce sont les communistes et ceux qui n'ont absolument pas répondu, ce sont les Insoumis qui ont visiblement leur candidature déjà prête, qui est Jean-Luc Mélenchon pour la quatrième fois et qui n'entendent pas se réinscrire dans une démarche unitaire, ce que personnellement, je regrette.
– Pour le coup, ils ont toujours refusé cette démarche unitaire pour une campagne présidentielle. On ne peut pas leur reprocher de ne pas avoir répondu à un truc auquel…
– Si, on peut leur reprocher parce qu'on peut penser que la situation politique d'aujourd'hui n'est pas celle de 2012, ni de 2017, ni même de 2022, et qu'on est en 2027 et que nous avons l'acquis de la NUPES, l'acquis du Nouveau Front Populaire et une responsabilité historique, absolument historique. Moi, je ne veux pas qu'on soit à la gauche Don't Look Up. Vous connaissez Don't Look Up ?
– Oui.
– Voilà, le film, les présidents, les grands chefs, tout ça, ils sont en train d'être dans leur guéguerre entre eux, ils se regardent, ils se bouffent le nez entre eux et ils ne voient pas qu'il y a un astéroïde qui est en train d'arriver et qui va se projeter et tout détruire. – On est en plein dedans. – Voilà, on est en plein dedans, donc j'aimerais qu'on sorte de là. – Mais justement, ce n'est pas la gauche de 2022 ni même de 2024 parce que là, effectivement, il y a eu un nouveau Front Populaire à l'Assemblée Nationale, mais en fait, on voit déjà que l'Union ne tient pas dans l'Assemblée.
Donc certes, il n'y a pas la majorité absolue, mais déjà, même sans la majorité absolue, donc moins de gens, normalement, on se dirait qu'on s'entend plus, déjà là, ils ne s'entendent pas. Donc pour moi, dans la configuration actuelle de l'Assemblée, je pense que c'est assez normal que la France insoumise ne veuille pas s'inscrire dans la primaire, en fait.
– Alors moi, je pense que c'est à moitié vrai, c'est-à-dire qu'il y a un sujet sur lequel on ne s'entend pas du tout et le désaccord est réel, c'est la stratégie par rapport au budget, puisque moi, je fais partie de celles et ceux qui ont voté la censure à chaque fois qu'elle a été proposée, qui ont pensé que le plus important, c'était de garder notre cohérence et de ne pas avaler un budget moyennant quelques petits goodies, petites mesurettes, mais qui, au final, masquent l'ensemble de l'épure du budget, qui est le même que l'année dernière. Donc moi, je ne suis pas d'accord avec cette stratégie.
Les socialistes pensent que c'était mieux d'aller négocier et discuter et, au final, n'ayant pas vraiment de solution alternative dans la situation en cas de dissolution, leur stratégie était d'aller chercher ce qu'on pouvait aller chercher. – Mais du coup, ils ont leur place ? – C'est un vrai désaccord sur ça.
– Ils ont leur place dans la primaire ? – Les socialistes, ils ont leur place dans cette primaire ?
– C'est un désaccord stratégique. Sur le reste de nos votes, avec les socialistes, il faut être honnête. Je veux dire, quand il y a la taxe du Kman, il la vote. Quand il y a la taxe sur les multinationales que j'ai proposées, il la vote. Ce que je veux dire, c'est que si on commence à regarder sur le fond aussi d'un certain nombre de votes, moi, j'ai le sentiment que, par rapport à d'autres périodes, nous sommes plus proches qu'à l'issue de l'ère Hollande, où là, effectivement, c'était absolument incompatible.
Et surtout, encore une fois, j'insiste, c'est-à-dire qu'on ne comprend pas cette démarche d'union si on ne voit pas la menace d'extrême droite et ce que serait la France si le Rassemblement national arrivait au pouvoir. Et moi, c'est ça qui me motive. C'est ça qui me fait dire qu'on ne peut pas rester dans les deux gauches irréconciliables. Les socialistes restent des socialistes. Les autres restent aussi, comme moi, tel que je suis et j'ai toujours été. Mais je pense que nous, à situation nouvelle, stratégie nouvelle. Justement, vous parlez du Parti socialiste et qu'il n'y a en gros pas de désaccord irréconciliable.
Il n'y a pas si longtemps, j'ai interviewé sur la chaîne Twitch de l'UMA, Olivier Faure, on lui demandait quelles sont les grandes mesures que porte le Parti socialiste, les grandes conquêtes sociales qu'il fallait utiliser pour arriver au pouvoir et convaincre les gens de voter pour vous. Et Olivier Faure, en substance, répond « Franchement, vous avez vu l'état de nos finances, ce n'est pas trop l'heure des conquêtes sociales. » Vous vous attaquez avec ça ? Non, d'ailleurs, je l'ai écrit dans mon manifeste qui paraît demain. Je pense exactement l'inverse ou dans l'interview que j'ai donnée aujourd'hui à Libération. Je pense exactement l'inverse.
C'est-à-dire que ma conviction, c'est que la gauche, elle doit être en conquête et arrêter d'intérioriser cette pensée dominante selon laquelle on n'aurait pas les moyens. Nous sommes la septième puissance économique mondiale. Nous avons des capacités humaines considérables considérables dans notre pays. Et si on sort de ce qu'on appelle la politique de l'offre, c'est-à-dire cette politique qui fait que, sans arrêt, on abaisse le prétendu coût du travail alors que le travail est une richesse, qu'on abaisse la dépense publique alors que c'est ce qui nous permet de faire vivre l'égalité, l'universalité et nos principes républicains, de nous faire avancer, de faire avancer le progrès humain.
Donc si on sort de ça, qui en plus nous met dans le rouge-juif budgétaire, cette politique, c'est complètement dingue, de la part de ceux qui nous font des leçons sur la dette, la dette, la dette, eh bien moi je pense qu'on a des marges considérables et que nous pouvons au contraire nous projeter dans une société qui n'est pas faite que de régression et avec le sentiment que nos enfants vont vivre moins bien que nous.
Et dans mon manifeste, j'en propose un certain nombre dont la Sécurité sociale de l'alimentation qui est par exemple une proposition qui nous projette pas simplement à vouloir conserver notre Sécurité sociale, nos conquêtes issues notamment du Conseil national de la résistance, mais de dire, bah tiens, pourquoi on ne créerait pas carrément une nouvelle branche de la Sécurité sociale ? Ou je propose aussi sur l'école de sortir un peu des logiques, on y viendra tout à l'heure.
On en reparlera de tes propositions,
là on parlait vraiment de la primaire. Oui, pardon, mais j'insiste, le programme du NFP déjà c'est trop pour les socialistes. Alors là, il faut dépenser, ils ne vont pas être d'accord. Eh bien, c'est l'objet de la discussion. On va en parler parce que j'ai une question après là-dessus, Émilie, d'abord.
Et puis par ailleurs, s'il y a une primaire, ça veut dire aussi que toutes celles et ceux qui sont là, qui nous regardent, les insoumis, les communistes, les socialistes qui ont rompu avec l'air Hollande, les écologistes, et puis surtout des syndicalistes, des activistes pour le climat, des antiracistes, des antifascistes, ça fait beaucoup de monde dans ce pays qui peut se dire, saisissons-nous de cette primaire et faisons en sorte que sorte victorieux ou victorieuse de cette primaire, une personnalité qui incarnera une gauche franche. C'est ce que je propose et c'est le sens de ma candidature. C'est quoi la place du programme dans cette primaire-là ?
Est-ce que vous êtes dans le manifeste et dans l'interview que vous avez sorti, vous sortirez. Vous évoquez des grands objectifs de réorientation des politiques publiques et vous évoquez que le programme viendra dans un second temps. Donc il y a votre programme et j'imagine qu'il y aura quand même quelque chose de vaguement commun à cette primaire du Front populaire qui, je suppose, n'est pas sans rien que le programme du NFP, mais ça viendra quand et ce qui s'imposera aux candidats-candidates et surtout quand, parce que finalement, on est quand même à 15 mois des présidentielles, une campagne, ça commence très tôt, et surtout si on met beaucoup de temps à choisir la personne.
Et donc, qu'est-ce qu'il en sera, en tout cas, de ce programme-là ? Alors, on a une date pour la primaire, c'est le 11 octobre et le travail est enclenché sur le programme, en tout cas la plateforme commune, ce qui n'empêchera pas chaque candidature de développer sa propre vision, ses propres propositions et il est bien évident qu'à la fin des fins, celui ou celle qui gagnera imprimera aussi la dynamique générale. Donc, on aurait dû, c'est mon avis, commencer d'abord par cette plateforme, la rendre publique et ensuite donner la date. Bon, ce n'est pas exactement ce qui s'est passé. On a commencé par la date, on a commencé par la procédure et on est en cours de travail sur le programme.
Mais si on voulait avoir plus de garanties, ceux qui sont par exemple inquiets des garanties programmatiques, je ne crois pas que c'est en se mettant en dehors que ça va nous aider. C'est en rentrant dans le processus. C'est ça qui va garantir qu'on aura la meilleure proposition politique et qu'on ne ressemblera pas dans les errements, encore une fois, de la période Hollande et je dirais même plus profondément de toute la social-démocratie en Europe des 40 dernières années.
C'est cet échec-là dont la gauche doit sortir pour se reprojeter à nouveau en dehors de ces politiques néolibérales, productivistes, pour avoir un autre imaginaire et d'autres propositions concrètes qui permettent d'améliorer le quotidien des Françaises et des Français. Moi, je pense que c'est possible.
Tu parles des années Hollande et c'est intéressant parce qu'il y a eu une primaire à gauche en 2017. Il y a eu une primaire qui a dû trancher la question de savoir qu'est-ce qu'on fait du quinquennat Hollande. Est-ce qu'on rompt avec ou est-ce qu'on continue avec ? Les électeurs, le peuple de gauche, en tout cas, ceux qui ont voté à cette primaire ont décidé qu'il fallait arrêter, qu'il fallait soutenir Benoît Hamon, un frondeur à l'époque. Et ça a provoqué le départ de François de Rugy et de Manuel Valls qui ne pouvaient pas raisonnablement soutenir Benoît Hamon.
Inversement, au demeurant, si François de Rugy ou Manuel Valls avaient gagné cette primaire, beaucoup de gens, y compris probablement Benoît Hamon, n'auraient pas soutenu sa candidature à l'élection présidentielle. Qu'est-ce qui empêche votre primaire aujourd'hui de ne pas refaire ce scénario ? Est-ce que tu penses vraiment que si François Ruffin ou toi vous remportez cette primaire, vous allez être soutenu par Jérôme Gage, Carole Dalga et les autres ? Et inversement, si quelqu'un du PS, plutôt de la droite du Parti Socialiste, gagne cette primaire, tu vas vraiment le soutenir ?
Tu vois, c'était aussi la question qui était posée pour la candidature de Zohra Mamdani à New York, puisqu'il y avait des candidats qui n'étaient vraiment pas sur la même ambiance de gauche. Il a gagné. Et d'ailleurs, il y a un des candidats qui n'était pas content. Alors, il s'est passé quoi ? Ils l'ont tout soutenu ? Non, il y en a un qui s'est présenté contre lui. Il a été ratatiné, pardon. Il a été ratatiné. Donc, en fait, la personnalité qui sort gagnant, ça lui donne de l'élan. Et Benoît Hamon, quand il a gagné, certes, ensuite, il s'est réinscrit dans l'histoire du Parti Socialiste et Jean-Luc Mélenchon, les courbes se sont inversées.
Je pense que sa victoire a en réalité aidé la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Ça a indiqué aussi un sens, cette rupture avec la Hollande. Ils ont préféré peut-être l'original. Qui était à ce moment-là la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Et on était tout près.
Ça a aussi facilité la fuite vers la République en marche.
Oui, mais on était tout près du bilan. On était dedans. On était dedans. Donc là, il faut se rendre compte qu'on n'est pas en 2017. On est en 2026 et bientôt 27. Donc, du chemin a été parcouru. Et précisément, toute une série de personnes qui continuent à penser qu'il faut une politique d'accommodement, qu'il faut ne pas déranger. C'est la moitié du Parti Socialiste aujourd'hui quand même. L'essentiel sont allés chez les macronistes. Et c'est pourquoi j'ai confiance dans le vote du Parti Socialiste qui probablement aura lieu en avril ou mai après les élections municipales et qui vont trancher cette question-là.
Et la question qui va être posée aux socialistes, c'est est-ce qu'ils se réanclent à gauche et donc ils font la primaire avec nous en prenant d'une certaine manière le risque pour eux de ne pas être la candidature ou est-ce qu'ils s'isolent au risque de rejouer le scénario d'Anne Hidalgo en faisant 1,67% à la présidentielle. C'est la question qui leur a posée. C'était déjà la question qui était posée lors du congrès qui a eu lieu au mois de juin et on est retombé sur un scénario à quasiment 50-50. Donc ça montre aussi que le Parti Socialiste... Moi je ne suis pas au Parti Socialiste et le Parti Socialiste a réglé ses problèmes. Est-ce qu'on est d'accord
que c'est un peu déterminant pour la suite de la primaire ?
Oui, mais je pense qu'une majorité c'est mon avis je pense qu'une majorité décidera de se réancrer à gauche. Que feront les autres ? Est-ce qu'ils ne seront pas contents qu'ils iront bouder qu'ils finiront par faire une candidature comme François Hollande ? Je doute que Raphaël Glucksmann soit candidat si le Parti Socialiste ne le soutient pas. C'est ma conviction. Je peux me tromper je la dis ici je pense qu'il n'ira pas. Est-ce que François Hollande du coup prendra le costume ? Peut-être, pourquoi pas. C'est l'heure. J'ai envie de dire ce n'est pas mon sujet majeur.
Mon sujet majeur c'est comment on fait pour avoir une gauche qui crée de la dynamique populaire qui se rassemble et qui peut accéder au second tour ce qu'on n'a pas réussi à faire les dernières fois. On n'a pas réussi même juste à accéder au second tour ce qui est quand même un préalable pour pouvoir empêcher l'extrême droite Tu parles de l'accession
au second tour je trouve ça intéressant. Aujourd'hui le mieux placé pour accéder au second tour c'est Jean-Luc Mélenchon. Pourquoi tu ne le soutiens pas ?
D'abord ça dépend des sondages pour accéder au second tour parfois aujourd'hui c'est Raphaël Bluxmann Deuxièmement je ne crois pas les sondages de l'instant T la politique c'est en dynamique donc si on avait regardé les sondages de un an avant les précédentes présidentielles Juppé aurait été Premier ministre aurait été Président de la République Bayrou aurait été Pour ce qui est de la gauche
Jean-Luc Mélenchon part aux alentours de 10-15 et monte petit à petit jusqu'à 20 on le sait c'est une dynamique c'est une machine de campagne la France Insoumise tu la connais de l'intérieur
je la connais de l'intérieur mais cette fois-ci est-ce que ça va fonctionner ?
Est-ce que d'autres éléments aussi puisque vous regardez les sondages il y a aussi d'autres éléments sur la structure du vote autour de Jean-Luc Mélenchon et de son image qui peuvent laisser penser que ça ne va pas fonctionner forcément de la même manière cette fois-là et puis ça dépend de ce qu'il y a à côté si effectivement aucune offre ne se dégage aucun rassemblement aucune dynamique effectivement il peut essayer cette fois-ci d'espérer aller au second tour mais s'il y va est-ce que vous pensez ici sérieusement que vu ce qu'une majorité de français pense de ce qu'est le profil actuel de Mélenchon et de la France Insoumise il a une chance de gagner face à l'extrême droite c'est quand même un vrai sujet
est-ce que vous pensez
que le fait d'avoir concentré beaucoup d'énergie sur des clivages et des clivages parfois où il s'est isolé de la gauche et même isolé des insoumis celles et ceux qui nous regardent peuvent être en sympathie avec le programme de la France Insoumise et penser qu'on a besoin dans le même temps de clarté sur la démocratie sur l'antisémitisme sur le régime chinois sur le régime de Maduro ça fait beaucoup de monde ça au sein des insoumis ou même ceux qui ne se sentent pas insoumis mais qui ont de la sympathie je ne suis pas persuadé parce que
la dynamique de vote utile reste quand même très puissante en faveur de Jean-Luc Mélenchon à gauche par traumatisme répété ils en ont marre de perdre les électeurs de gauche ils en ont marre de perdre et voilà Emilien ?
Laurel TV1
moi j'allais demander bon ok la politique c'est dynamique etc admettons on est à six mois de l'élection présidentielle il y a trois candidatures il y a Raphaël Guxman d'un côté Jean-Luc Mélenchon et le ou la candidate qui sortira de la primaire potentielle est-ce que vous vous retiriez pour éviter justement de diviser encore plus la gauche pour pouvoir et enfin et permettre à l'extrême droite de gagner en fait en réalité le processus de primaire il est précisément pour éviter qu'il y ait les deux gauches irréconciliables mais il y en a qui ne veulent pas y aller donc comment on fait d'accord donc il ne faut pas me dire à moi qu'est-ce que vous faites si vous n'arrivez pas à faire qu'on n'est pas ces deux gauches irréconciliables je suis contre donc la question il faut la poser à ceux qui veulent absolument faire revenir ces deux gauches irréconciliables c'est-à-dire la droite du parti socialiste et la Mélenchonie mais le reste ça fait beaucoup de monde une enquête d'opinion il y en a eu deux deux sondages qui ont été faits sur les électeurs du nouveau front populaire et les électrices du nouveau front populaire c'est 76% qui pensent qu'il faut une candidature unique des gauches et des écologistes donc je ne suis pas marginale ce que je suis en train de raconter c'est majoritaire dans le peuple de gauche ce n'est pas du tout marginal donc moi je me bats pour ça alors après si on échoue je pense qu'on aura un scénario de la défaite je ne veux pas de ce scénario de la défaite et je ne supporte je vais même dire autre chose je ne supporte plus cette espèce d'ambiance fataliste un peu de mélancolie de gauche de toute façon c'est comme ça on ne peut pas faire autrement etc mais purée il y a l'extrême droite en face il y a le clan Le Pen qui est là et nous on est à regarder nos divisions nos divergences à se dire que ce n'est pas possible quand je vois le bilan de Trump quand je regarde ce que fait Mélanie quand je vois ce qui se passe en Hongrie avec Orban et bien moi franchement je me dis qu'il y a un moment donné il faut se retrousser les manches et y aller et essayer de tout faire pour créer une dynamique populaire qui soit centrale qui porte le coeur de la gauche et qui permette de marginaliser les deux franges qui veulent absolument reconstituer deux gauches irréconciliables qui pour le coup créent un boulevard pour l'extrême droite justement sur cette émulsion populaire organisationnellement souvent les primaires c'est une affaire de parti même quand il y a des primaires qui s'y grèvent c'est la primaire de LR la primaire du PES la primaire des écolos donc vous il n'y a pas vraiment il y a des partis qui pourraient venir en entier dedans d'autres c'est plus compliqué organisationnellement qui vont être les forces vives pour créer de l'intérêt avoir ces deux millions de personnes que vous voudriez venir voter et qui après feront la campagne qui ce sera ce qui sera les militants des partis ce que vous voudriez recruter des citoyens motivés soit ils motivés et comment vous voulez faire en termes d'organisation non mais si c'est que les militants des partis honnêtement c'est déprimant d'abord parce que les partis politiques représentent malheureusement aujourd'hui très peu de monde je le regrette parce que je pense qu'on ne peut pas se satisfaire du fait que ce que j'appelle les médiations s'effrite et c'est vrai aussi pour les syndicats et je pense que ça n'est absolument pas une bonne chose mais ce qui est certain c'est que notre affaire ne peut fonctionner que si comme je le disais tout à l'heure des syndicalistes des activistes des féministes des militants LGBTQI enfin bon je ne vais pas faire toute la liste mais des citoyennes et des citoyens aussi qui sont épris de justice de démocratie des gens qui viennent en aide j'en ai vu plein des jeunes aux migrants à Dunkerque ou ailleurs bref je pense qu'il y a beaucoup de monde dans ce pays qui ne veut pas de la bascule dans le fascisme et qui espère que le camp de l'émancipation humaine va être capable de dessiner un projet et de rouvrir une espérance donc la primaire ce n'est pas qu'un vote c'est aussi du coup une organisation avec des militants exactement et moi j'appelle à ce que tout le monde s'en empare elle sera ce qu'on décide d'en faire elle peut être rabougrie terminée sur une candidature qui ne crée pas de la dynamique populaire comme elle peut faire exactement l'inverse
comme ça a été le cas pour Taubira mais Taubira
ça n'a rien à voir en fait parce qu'il n'y avait pas de candidat officiel donc c'est très difficile à comparer la seule chose que je me dis c'est voilà une campagne pour une primaire qui n'avait pas de candidat qui s'est faite au dernier moment qui n'avait aucun parti qui la soutenait et qui avait quand même 500 000 votants c'est fou 400 000 oui c'est énorme c'est complètement dingue donc on se dit qu'il y a quand même une appétence des citoyennes des citoyens du peuple de gauche pour être décidés aussi et après tout s'il y a ces deux gauches pourquoi on ne demande pas au peuple d'en décider moi j'ai confiance moi j'ai confiance parce que je suis convaincue que le coeur de la gauche il se situe du côté de ma proposition politique et pas dans un flanc soit sectaire d'un autre et outrancier soit et bon je ne refais pas la liste mais avec un certain nombre de choses qui moi me posent problème aujourd'hui dans la France insoumise et ni du côté d'une gauche molle à l'eau de rose qui nous ramènerait en arrière je n'y crois pas il se trouve Clémentine Autin que j'étais à Bagneux au moment où vous avez lancé ce processus début juillet de primaire et déjà tout le monde disait qu'il ne fallait pas une primaire rabougrie qu'il fallait que la société civile s'en empare vous en avez parlé la base militante qui doit s'emparer selon cette primaire mais il y a aussi une question de casting parmi les personnes qui sont candidats aujourd'hui on a l'impression qu'on se retrouve avec une galerie de chefs de partis vous l'êtes pour l'après François Ruffin l'est pour debout a priori Olivier Faure a très envie d'aller pour le parti socialiste Marine Tendelier pour les écolos donc en fait là pour l'instant on a l'impression que les potentiels électeurs de cette primaire n'auront le choix qu'entre des chefs de partis donc en fait qu'entre des partis et donc la ligne de certains partis comment ils font comment elles feraient parce qu'on va citer des femmes un peu des Sophie Binet des Cécile Duflo si jamais l'envie leur prenait de participer et pour pas que vous soyez tout le temps enfermés entre appareils moi je redoutais ça et je voulais surtout pas que ce soit les chefs de partis qui enfin que ce soit exactement ce que vous avez décrit c'est un guerre entre chefs de partis la première qui a décidé d'être la candidate de son parti c'est Marine Tendelier moi je suis pas désignée par l'après je n'ai pas voulu ça justement j'ai posé ma candidature après l'après dans ses instances décidera si le mouvement veut soutenir une candidature et si c'est moi mais je ne me suis c'est précisément pour cette raison aussi que je n'avais pas envie de faire dans ce sens là les socialistes ils n'ont pas du tout tranché encore de savoir s'il y aurait plusieurs candidats socialistes ou un seul candidat socialiste donc on n'en sait rien mais je suis vraiment pour qu'on essaie d'éviter la guerre entre soit le parti socialiste soit les écolos soit debout soit l'après mais qu'on essaie de chercher quelle est la personnalité qui peut quand même incarner le tout faire vivre ce pluralisme et correspondre encore une fois à ce qu'est le coeur de la gauche alors ça nous amène ce rapport scrutin majoritaire s'il y a une sorte de scrutin préférentiel ce sera quoi le mode de scrutin ?
oui c'est ça donc d'abord je viens en mode de scrutin mais il y a le casting parce qu'en fait là ça pose la question du ticket d'entrée pour pouvoir être candidat il n'est pas encore totalement 500 maires bouqués alors d'abord ce sont des élus qui peuvent signer pour le président ou la présidente de la république les candidats à la présidentielle officiellement c'est pas que les maires aussi des conseillers généraux des députés etc.
des parlementaires donc c'est un peu plus large c'est 500 mais tous et toutes pourront désigner 2 voire 3 et on est plutôt en ce moment sur 3 candidats donc ça ça quand même ça apaise un peu les choses du coup c'est moins la guérilla ça apaise un petit peu les choses et deuxième élément le mode de scrutin que moi j'appelle de mes voeux parce qu'il n'est pas encore complètement tranché c'est plutôt du côté du choix majoritaire au préférentiel ce qui s'est passé là encore une fois à New York et qui attise moins les grands clivages et qui oblige un peu tout le monde à aller chercher un profil de rassemblement de celles et ceux qui vont élire donc ça ça me paraît bien mais 500 c'est beaucoup même avec 3 possibilités c'est ce que dit Sandra Frosso par exemple je pense qu'elle pose une question qui est juste je le dis je pense qu'elle pose une question qui est juste est-ce qu'il faut ajouter un autre mode de désignation possible en disant c'est soit ça soit 100 000 par un H citoyen par exemple et bien moi je pense qu'il faut continuer à chercher pour à la fois que ce soit pas la foire c'est-à-dire qu'il n'y ait pas non plus 25 ou 50 candidats parce que ça serait quand même ça serait la confusion mais je pense que c'est bien si on peut avoir des profils qui ne sont pas que des chefs de parti en tout cas moi j'y suis favorable
venons-en à tes propositions à toi dans cette primaire dans cette candidature donc que tu portes candidature à l'élection présidentielle quand même c'est pas rien via une primaire certes tu publies demain ton manifeste qui est intitulé la vie meilleure c'est quoi ce manifeste c'est un programme c'est un projet explique-moi la différence entre les trois parce que c'est pas clair
alors un programme c'est très précis c'est-à-dire que ce sont des mesures qu'on va faire pendant un quinquennat sur lesquelles on s'engage des propositions concrètes et avec des priorités et un financement là et je pense que c'est important dans la période ce que j'ai voulu faire c'est de dire quel est mon horizon quelle est la société dans laquelle j'ai envie de vivre et ce vers quoi j'ai envie d'emmener de nous emmener d'emmener la France et comment je veux transformer le quotidien des françaises et des français et je pense que cette démarche est très importante au-delà de telle telle proposition alors à l'intérieur en réalité je crois qu'il y a quelque chose comme 70 propositions concrètes donc en fait il y en a plein mais je ne vise pas l'exhaustivité je vise plutôt l'exemple c'est-à-dire voilà je dis donc il y a trois choses dans mon texte dans mon manifeste dans ma vision il y a d'abord un objectif c'est-à-dire que je propose de changer les objectifs des politiques publiques aujourd'hui j'estime que ce que font les gouvernements c'est de satisfaire les besoins du capital de sa croate c'est-à-dire en fait de contribuer à la marchandisation de la société et ça ça ne permet pas de satisfaire les besoins authentiques que nous avons et donc moi je veux que les politiques publiques satisfassent les besoins authentiques parce que c'est ça qui nous permet d'être libres donc ça veut dire quoi ?
c'est une logique anticapitaliste oui oui démarchandiser c'est absolument anticapitaliste c'est clair mais on passe pas d'une société capitaliste à une société non capitaliste comme ça en claquant des doigts et c'est pourquoi je pense que la démarchandisation est un élément pour faire avancer pour combattre en fait les logiques de profit peut-être que nos viewers ils comprennent pas bien marchandisation concrètement ça implique quoi ?
plus de services publics plus de protection et de solidarité et de sécurisation de nos vies et aussi d'augmenter elle plaisantait tout à l'heure sur l'augmentation des salaires et du SMIC mais ça fait partie d'une meilleure répartition entre le capital et le travail donc ça c'est pour moi très important mais ça suffit pas parce que ce que je constate aujourd'hui c'est que tout dépend de nos vies sont marchandisées et le capitaliste qui nous avait promis la prospérité n'est pas capable de faire que des choses assez simples qui nous permettent d'être libres c'est-à-dire avoir un toit sur la tête pouvoir manger sainement avoir accès à l'éducation à la santé à la culture et bien tout ça est entravé par le marché qui en fait fait des systèmes à deux vitesses et creuse les inégalités on le voit avec des chiffres qui sont totalement éloquents quand on accompagne ces politiques ce que fait l'État aujourd'hui et bien ça conduit à une explosion de la pauvreté on n'a pas vu cette pauvreté d'aujourd'hui depuis 30 ans les plus grandes fortunes qui sont passées de 200 milliards d'euros de patrimoine à 1200 c'est considérable et donc si on veut contrarier ça il faut démarchandiser donc ça c'est c'est l'objectif
il y avait Benoît Hamon qui avait le revenu universel comme proposition choc phare qui a fait parler y compris sur les plateaux télé il a eu au moins ce mérite là dans cette campagne présidentielle c'est d'imposer cette idée toi c'est quoi ton idée phare dans cette primaire
alors
la démarchandisation c'est plus un concept
je termine
je termine juste
en deux phrases pour dire que l'objectif satisfaire les besoins authentiques de la population une méthode transformer l'état en profondeur pour que l'esprit public soit guide en fait le sommet de l'état alors qu'aujourd'hui on voit bien que il y a un broulage total entre le privé et le public et qu'ils ne servent plus l'intérêt commun ils se servent et troisième élément l'ambition de sécuriser nos vies et on pourra y revenir tout à l'heure mais c'est quelque chose de très important je trouve ça intéressant donc la proposition il y a plusieurs propositions qui je pense sont innovantes il y en a une qui intéresse particulièrement et que j'ai particulièrement développé l'année dernière quand j'ai fait une tournée en France et beaucoup de meetings j'ai beaucoup développé cette idée de sécurité sociale de l'alimentation parce que je trouve qu'elle raconte la société dans laquelle j'ai envie de vivre alors c'est quoi ?
parce que c'est pas si simple la sécurité sociale de l'alimentation comme ça moi je suis pour faire de l'alimentation une priorité nationale je pense que c'est vraiment un sujet énorme on a aujourd'hui un français sur six qui ne mange pas à sa faim on a un français sur deux qui n'est pas satisfait de ce qu'il mange de ce qu'on mange et on est face à une insécurité alimentaire cette semaine on dépose une proposition de loi cadmium sur le cadmium avec mon collègue Benoît Biteau qui est paysan parce que le cadmium c'est un métal lourd qu'il y a dans l'alimentation et qui génère des cancers etc donc il faut réglementer ça c'est sur la sécurité de l'alimentation donc il faut intervenir et comment on peut intervenir ça ressemblerait à quoi ?
massivement et bien on crée une nouvelle branche de la sécurité sociale et sur notre carte vitale sur la carte vitale on a de l'argent en fait dessus mettons une somme 150 euros qui vient de cotisations donc on peut discuter d'où viennent ces cotisations quelle est la part salariée quelle est la part employeur quelle est peut-être aussi la part qu'on peut prendre sur les revenus du capital et cette somme est mutualisée socialisée et on a des comités citoyens qui sont fléchés par bassins de territoire et qui disent que cet argent on peut le dépenser auprès de tels producteurs de tels commerces parce qu'ici on va trouver de la nourriture saine de qualité et de préférence aussi avec beaucoup de circuits courts donc c'est une manière de transformer en fait en profondeur notre système d'alimentation pas avec des chèques pour les pauvres mais avec quelque chose qui est universalisant mais qui serait plus facile à utiliser à priori quand on est dans un centre-ville où on a une possibilité d'accès à des produits qui peuvent être plutôt variés que lorsqu'on est isolé on n'a pas de mobilité alors ça c'est pas tout à fait juste parce que quand on est par exemple dans des territoires ruraux on a aussi plus facilement accès directement aux producteurs donc en fait ça marche pas tout à fait comme ça et puis en réalité faut-il encore que ce soit pas de l'agro de l'agro-industrie oui mais oui bien sûr bien sûr mais tout le monde en fait même quand on habite en ruralité on est tous reliés à la ville et souvent on fait nos courses à la ville donc et par ailleurs s'il y a ces cartes-là ça va permettre de développer aussi ces commerces qui vont pouvoir s'installer parce qu'elles auront un débouché avec cette carte avec cette somme donc je pense que c'est vraiment quelque chose qui peut transformer notre rapport à l'alimentation et faire vivre des agriculteurs qui sont les plus vertueux pour l'environnement mais pour notre santé aussi plus qualitatifs puisque cet argent cette masse considérable d'argent sera réinjectée directement au profit des paysans les plus vertueux donc ça va aider à la transformation de notre modèle agricole moi j'ai deux questions en une en fait quand bon j'avoue j'ai pas tout lu le manifeste mais de ce que j'ai compris enfin je trouve que ça ressemble beaucoup au programme du nouveau Front populaire qu'il y avait en 2024 je ne m'en cache pas donc déjà la première question c'est du coup c'est quoi la différence entre vos mesures et celles du NFP et la deuxième chose c'est que enfin je pense que j'ai l'impression qu'il y a une volonté de votre part de faire consensus donc sur des trucs comme la taxe Juxman la sécurité sociale de l'alimentation etc.
qui j'entends sont des bonnes propositions il n'y a pas de soucis mais de ce qu'on voit en tout cas dans les élections les gens et notamment le peuple de gauche ont envie pas d'un truc justement mou qui fait consensus mais sans enthousiasme mais ont plutôt envie comme ça s'est passé justement pour Zora Mandani d'un truc d'un programme et une candidature de rupture et en plus et du coup si justement il y a à mon sens en tout cas une primaire où on a plein de candidats etc.
on va globalement généralement ce qui ressort c'est quelqu'un qui fait plutôt consensus d'accord mais du coup qu'est-ce qu'on fait à ce moment-là du report de voix sur soit du coup au niveau pour la droite du PS donc du coup généralement plutôt macroniste et de l'autre côté plutôt mélanchoniste etc.
donc en fait pour moi à chaque fois on aura trois blocs en plus de celui de la droite et l'extrême droite qui fait que en fait numériquement il gagne donc voilà donc si je dois résumer ma question c'est quelle est la différence entre votre programme et celui du nouveau du nouveau front populaire et comment faire en fait finalement pour que ce soit une candidature enthousiasmante une candidature de rupture et pas un truc mou comme ce qu'on a connu alors il y a je vois une petite contradiction si vous me permettez dans vos questions parce que vous dites ah bah votre programme on dirait celui du nouveau front populaire mais en quoi votre programme est un programme de rupture donc moi je pense que d'abord la différence c'est que le NFP c'était un programme pas un projet comme je le propose c'est pas la même nature de texte et je ne me cache pas en effet de vouloir opérer un certain nombre de ruptures donc mon projet c'est clairement un changement en profondeur des politiques telles qu'elles sont conduites donc je vois pas très bien ce qu'il y a de mou je pense que c'est plutôt quelque chose de voilà c'est une gauche franche qui assume qu'il va falloir faire des changements qui sont des changements substantiels la taxe du Kman elle est consensuelle mais tant mieux moi je veux dire j'ai envie de gagner dans le pays c'est un minimum syndical c'est une clé d'entrée pour une grande réforme de la fiscalité parce que moi derrière la taxe du Kman j'ai pas que la taxe du Kman j'ai plein d'idées je pense même qu'il faut enfin poser la question de l'héritage dans notre pays il y a 9000 milliards d'euros qui vont être transmis des moumeurs à des retraités globalement donc il y a quelque chose qui ne tourne pas rond et que la question de l'héritage dans une France qui est en train de redevenir la France des héritiers il faut aussi les multinationales c'est pas très consensuel je la propose la taxe sur les multinationales elle peut rapporter 26 milliards d'euros mais il s'agit quand même d'imposer les multinationales donc quand même une confrontation importante avec j'ai envie de dire je sais pas comment on pourrait les appeler mais l'oligarchie tout simplement c'est très important quand je propose une loi anti-concentration dans les médias ça suppose aussi une très forte confrontation avec l'oligarchie donc je l'assume absolument mais j'assume à la fois de vouloir un changement en profondeur et de chercher des mesures qui peuvent être consensuelles dans le pays parce qu'il faut gagner et donc je vois pas de contradiction entre les deux et je pense même que ces propositions souvent d'ailleurs il y a une inadéquation entre l'offre politique et nos propositions quand on voit nos propositions toutes celles du NFP est-ce que vous êtes capable d'en citer une qui vous a branché enthousiasmée une seule mais sincèrement c'était compliqué attend mais c'est une vraie parce que vous dites c'est super le programme du NFP ça m'a fait rêver est-ce que vous avez une proposition qui vous a marquée les ultra riches ben d'accord bon la taxe du plein mais vous avez dit tout à l'heure ouais ça c'est consensuel est-ce que vous avez autre chose qui vous a marquée que vous avez retenue comme super proposition franchement non voilà et ben moi je vous dis ma sécurité sociale de l'alimentation vous allez vous en souvenir et je vais vous en donner une deuxième dont vous allez vous souvenir pour l'éducation je pense qu'il faut totalement changer le système de financement de notre de notre éducation nationale
il faut financer comment ?
il faut revoir il faut revoir le système et bien moi je veux le faire sur ce qu'on appelle l'IPS qui est l'indice de position sociale dans lequel vous mettez le privé dedans alors l'indice de position sociale c'est à dire de financer en fonction de la sociologie d'une certaine manière des parents des élèves donc des élèves et plus vous avez des catégories sociales en difficulté plus vous donnez de l'argent à l'établissement moins vous en avez
mais ça s'appelle les réseaux REP et REP plus
pas du tout les réseaux REP et REP plus c'est un système justement qui donne plus d'argent pour des zones géographiques en fonction d'un certain nombre de critères assez précis moi je pense qu'il faut le faire intégralement sur l'ensemble des établissements et intégrer le privé dedans et je vous assure que si vous mettez le privé avec les critères de l'indice de position sociale vous allez voir que ça va être vraiment autre chose et qu'on va arrêter de subventionner en fait des établissements qui sont privés et surtout dans lesquels vous avez essentiellement des élèves dont les parents ont beaucoup d'argent une position sociale et culturelle favorisée et qui n'ont pas besoin prioritairement de l'argent public donc je veux que l'argent public aide les établissements et les élèves qui en ont le plus besoin et je vous assure que cette mesure elle peut transformer considérablement l'éducation nationale bon elle n'est pas dans le nouveau dans le programme du nouveau Front Populaire mais c'est pas grave enfin je veux dire on peut être d'accord avec l'essentiel du programme du nouveau Front Populaire et trouver que cette idée que je propose sur l'éducation est une bonne idée ou que la sécurité sociale de l'alimentation qui n'est pas dans le programme du nouveau Front Populaire est aussi une idée qui peut voyez ce que je veux dire qui peut emmener et enthousiasmé
sur le travail tu dis que tu souhaites que le CDD ne soit plus la norme tu veux une généralisation du CDI tu veux moins de contrats courts tu veux moins d'auto-entrepreneurs
je veux qu'on arrête de casser le code du travail ça ok
mais du coup comment
ça suffit ah bah recréer des normes arrêter de faciliter toujours les ruptures de contrats encore le Medef qui propose le CPE et le Snapchat c'est la fenêtre pardon c'est la fenêtre d'Overton donc il en a encore ouverte une c'est pour ça tout à l'heure elle est ironisée aussi sur la gauche décomplexée mais c'est un peu ça aussi la gauche décomplexée c'est arrêter d'intérioriser vous voyez ce que je veux dire d'être tout le temps sur la défensive en fait c'est d'aller sur l'offensive donc oui je veux que le CDI redevienne la norme du contrat de travail et j'aimerais aussi qu'on parle de la structure de l'emploi aujourd'hui il y a beaucoup beaucoup d'auto-entrepreneurs c'était la promesse de Macron vous allez être plus libre vous allez être plus libre avec ce truc d'auto-entrepreneur je pense qu'on en est un peu revenu donc comment on arrive à articuler cette aspiration à sortir de la subordination à être plus autonome dans son travail sans se faire totalement avoir en termes de cotisation sociale en termes de revenus et ça c'est l'équation que la gauche à mon sens a à résoudre et si je peux me permettre de dire d'un mot quelque chose qui me tient à coeur justement sur la notion de liberté parce que vous aurez remarqué que l'extrême droite reprend ce mot de liberté tout le temps Javier Milley le président argentin tous ses fins de meeting il termine et il dit et vive la liberté bordel sauf que la liberté qu'il nous vende qu'il nous propose c'est la liberté des marchés financiers c'est la liberté de jouir pour les dominants c'est la liberté du pouvoir de l'oligarchie mais c'est certainement pas la liberté en vérité et je pense qu'il faut qu'on reprenne ce terme là ce flambeau de liberté et qu'on dénonce le détournement qui en est fait par l'extrême droite je pense que c'est quelque chose de très important c'est une aspiration je l'avais un peu abordé tout à l'heure mais du coup toutes ces propositions enfin voilà c'est des propositions de gauche je suis de gauche ça ne m'étonne pas mais du coup comment vous allez faire pour tenir en fait parce qu'en face il y a une oligarchie une concentration des médias etc et on a beau dire ce qu'on veut oui le ou la présidente de la république a énormément de pouvoir mais il y a le capitalisme en fait donc comment comment vous allez faire si jamais vous gagnez la primaire pour tenir en fait face à ça d'abord c'est pas moi je suis pour qu'on sorte de la monarchie présidentielle qu'on entre dans une nouvelle république et dans laquelle on donne du pouvoir on donne du pouvoir aux citoyens on donne du pouvoir aux salariés dans l'entreprise on transforme le rapport aux médias qui est quand même un vrai vrai problème moi je le dis souvent mais pour moi une des premières réformes d'une gauche au pouvoir ça doit être cette loi anti-concentration c'est un préalable absolu y compris pour qu'on se réapproprie les termes du débat et qu'on arrête de se voir déverser ce venin raciste cette vision ultra libérale des choses c'est insupportable en fait et donc le pluralisme dans l'ébénia est une clé aussi pour changer les conditions du débat public si vous donnez plus de pouvoir aux salariés dans les entreprises si la politique et le sommet de l'état n'est plus au service de cette oligarchie mais décide de se reprendre en main qu'on va réglementer qu'on va investir dans les services publics que la bifurcation écologiste on va s'en donner les moyens on va planifier on va s'organiser on peut reprendre du pouvoir sur nos vies et je crois sincèrement que c'est possible et c'est pas simplement le président ou la présidente de la république qui doit en décider c'est aussi la majorité que nous devons construire à l'assemblée nationale mais cette majorité pour donner du pouvoir aux citoyennes et aux citoyens en tout cas moi c'est ça que je veux faire parce que c'est que le nombre je veux dire pour être face à eux face à ce pouvoir de la finance notamment ce pouvoir des milliardaires ce pouvoir des multinationales la seule chose c'est le nombre c'est nous toutes et tous et c'est pourquoi je pense que commencer par se diviser entre nous n'est pas la meilleure méthode quand on voit l'ouragan le pouvoir face auquel nous devons nous voilà nous nous mettre en mouvement dans l'actualité on a une multiplication de scandales concernant l'enfance la plus grave si on peut dire étant celle qui concerne le périsculaire parisien on va pas sur la question dans les municipales mais même vous avez été adjointe à la jeunesse je crois de Bertrand à la petite enfance mais c'est différent mais en tout cas vous avez été dans la partie des municipalistes socialistes donc j'imagine que vous êtes un peu intéressé au moins à la question vous évoquez dans votre projet une loi 4 sur les violences et aux femmes c'est important est-ce qu'il y aura aussi quelque chose concernant la violence intrafémiliale envers les enfants je sais que c'est quelque chose qui vous intéresse aussi est-ce qu'il y a quelque chose de prévu là-dessus oui évidemment il faut agir je veux dire le me too des enfants c'est quelque chose qui me touche énormément et je pense qui nous touche toutes et tous et qui suppose d'agir on a plusieurs leviers pour agir le premier on n'a pas le droit de parler de Paris mais c'est clair que l'encadrement et la formation des personnes qui encadrent c'est fondamental donc plus vous précarisez les personnes qui encadrent la petite enfance plus en fait vous prenez des personnels qui ne sont pas formés et c'est ça voilà la société dans laquelle on est voilà la société dans laquelle on est qui ne protège pas donc quand je dis sécuriser nos vies évidemment que ça commence par l'enfance où c'est pas possible d'avoir du lait où on sait même pas quand on achète une bouteille si ça va pas nous contaminer ou quand on met nos enfants à la crèche ou dans le périscolaire de pas avoir la garantie qu'il n'y aura pas de violence sexuelle c'est pas possible donc il faut y mettre des moyens c'est indispensable et pour dégager ces moyens je propose une grande réforme de la fiscalité je propose que les aides aux grandes entreprises on l'a vu avec la fameuse commission au Sénat notamment présidée par mon collègue admirable Fabien Guay qu'il y avait 211 milliards d'euros qui étaient donnés sans contrepartie aux entreprises et notamment aux grandes pas que mais notamment aux grandes bon là aussi on a des marges de dégager des marges pour investir dans ce qui est fondamental à nos vies et là quand on parle de ça c'est fondamental à nos vies Emilio je change totalement de sujet quand on parle de présidence de la république c'est une grande part du job c'est aussi les relations internationales on voit qu'aujourd'hui avec l'arrivée le retour de Trump au pouvoir depuis un an un ressenti ressenti 8 et ce qui se passe de l'autre côté avec Poutine et compagnie c'est compliqué et je vous ai déjà entendu parler des relations internationales notamment sur ce qui se passe à gauche en gros si je caricature entre une europhilie un peu béate je pense plutôt socialiste ou luxman et de l'autre côté vous dénoncez le campisme c'est-à-dire de rester en défense d'un camp plutôt que de principe que vous imputez à la France insoumise entre les deux il y a un chemin et il est étroit c'est quoi pour vous ?
Je pense même que c'est le seul chemin possible aujourd'hui la gauche elle a été clivée pendant longtemps entre d'un côté les atlantistes comme Raphaël Glucksmann mais d'autres c'est-à-dire qui est parti socialiste qui au fond était très attaché à l'alliance avec les Etats-Unis et de l'autre côté une gauche très opposée la puissance américaine sur nos vies mais au nom de la dénonciation de l'impérialisme américain pouvait avoir tendance à être dans une forme de campisme c'est-à-dire de penser que les ennemis de mon ennemi américain sont mes amis donc ça donne quand Donald Trump capture Maduro on dénonce Donald Trump on a bien raison puisqu'il s'assoit sur le droit international et ce qu'il fait est juste édifiant et intolérable mais ça n'empêche pas normalement de dire qu'on n'est pas pour autant en soutien au régime de Maduro et c'est ça où je pense qu'il y a une nouvelle période parce que de la même manière que quand Poutine envahit l'Ukraine on ne peut pas avoir des pudeurs de gazelle au nom du fait que mais attention on est quand même opposé à l'impérialisme américain donc d'un seul coup si on se met à être contre Poutine c'est pas clair moi je propose c'est quoi le chemin ?
moi je pense qu'il faut sortir de ça on n'est plus dans ce monde là on est dans un monde où ce qu'il faut c'est être aligné sur les principes uniquement les principes les principes c'est quoi ? c'est le droit international c'est la souveraineté des peuples c'est la coopération c'est le partage des richesses et des ressources dans quel cadre de coopération ?
premier cadre de coopération l'échelle européenne qui pour moi n'est pas l'union européenne nécessairement je pense qu'en ce moment on a plus à voir avec les britanniques qu'avec la Hongrie de Orban ou l'Italie de Mélanie donc la France pourrait prendre une initiative pour chercher à avoir une nouvelle coalition fondée sur ces principes et après ou en même temps j'ai envie de dire même si le mot est totalement gavodé il faut aller chercher des pays du sud moi je reproche à la France de ne pas avoir fait comme d'ailleurs on fait très bien les chinois ou les russes de s'intéresser aux pays du sud et à voir comment on noue des liens de coopération pour faire face à Trump Poutine Netanyahou et j'en passe si vous croyez qu'on va se ressortir juste dans les frontières françaises à s'intéresser qu'à nos affaires françaises et ça ne va pas marcher donc il faut qu'on trouve des cadres qui dépassent la France même si je voudrais que la France déjà se fasse pas vassaliser et une parole forte et retrouve du rayonnement en tant que tel sur la scène internationale ce qui passe de mon point de vue par le fait que si on défend ce projet dont je parle ce partage des richesses des ressources la bifurcation écologiste indispensable etc il faut qu'on soit au moins capable nous de la mettre en oeuvre et pour l'instant c'est pas du tout le cas mais vous en voyez beaucoup des alliés potentiels à l'échelle européenne non non en dehors justement bah oui il peut y avoir des alliés à l'échelle européenne je pense à l'Afrique du Sud je pense au Brésil mais bon on va pas faire la liste et puis on n'est pas obligé d'avoir une coalition avec des pays du Sud il y a des moments sur certains combats on va être allié avec tel ou tel il faut refondre les institutions onusiennes je pense que tout le monde sera d'accord avec ça on a besoin d'une grande refonte et bien là je pense que les pays du Sud même ceux avec lesquels on a des désaccords très importants sur le plan politique peuvent être des aides pour sortir du droit de veto pour refonder le conseil de sécurité pour voir comment on se donne les moyens que le droit puisse être réellement appliqué que la cour pénale internationale puisse agir enfin vous voyez ce que je veux dire oui je crois que c'est possible et en tout cas c'est le seul chemin il n'y en a pas d'autre
Lorraine
il n'y a pas d'autre chemin alors moi ma question en fait c'est aussi pourquoi pourquoi annoncer enfin vous l'aviez déjà un petit peu annoncé mais pourquoi sortir ce manifeste maintenant en remettre une couche en fait sur la présidentielle alors qu'en fait on est à un mois et quelques des municipales on parle de démocratie justement tout à l'heure on parlait de petite enfance c'est une échéance qui est ultra importante et moi ce que je vois dans les médias c'est qu'on parle présidentielle parce que justement il y a des annonces de présidentielle à chaque fois donc en fait vraiment je me demande pourquoi maintenant est-ce que ça ne pouvait pas attendre un mois et quelques je vois là encore si je peux me permettre une petite contradiction c'est-à-dire que vous nous dites depuis tout à l'heure mais c'est très tard comment on va faire on est un an moi je ne trouve pas que ça soit tard personne n'a dit ça si c'était un peu il n'y a toujours pas de programme c'est tard on entend beaucoup ça quand même il n'y a que lui donc je pense la minorité du plateau d'accord alors peut-être que vous n'êtes pas d'accord entre vous c'est possible oui on a on a une spécificité qui est que les municipales ont lieu un an avant la présidentielle donc c'est vrai qu'on est sur des échéances qui sont très rapprochées et je pense que si on veut réussir la présidentielle il faut aussi s'en préoccuper à temps et je pense qu'il n'est pas trop tard surtout quand on est candidat comme moi candidate dans le cadre de la primaire qui arrive en octobre d'avancer aussi sur ça et je pense que ça peut aussi nourrir enfin je veux dire c'est pas contradictoire avec des initiatives enfin des campagnes municipales en tout cas c'est pas mon état d'esprit c'est que ce soit plutôt cumulatif et entraînant qu'en opposition après j'entends mais vous faites quand même partie d'un d'un parti politique même si vous prenez un peu vos distances moi j'arrive pas vraiment à comprendre la stratégie de l'après au niveau des municipales par exemple moi je suis à Bagnolet donc il y a Alexis Corbière qui a soutenu le PS mais dans d'autres villes enfin voilà en fait on n'arrive pas vraiment à comprendre c'est quoi votre stratégie pour les municipales parce que je répète c'est une événance importante alors moi je pense qu'on a une stratégie globalement sur l'ensemble du territoire assez cohérente on est dans des listes d'union à peu près partout d'union large mais là il n'y a pas il n'y a pas de droit en face en fait le cas de Bagnolet donc on compte les logos j'entends bien le cas de Bagnolet et le cas de Bagnolet moi je pourrais raconter aussi chez moi d'autres problèmes qu'on a donc après une stratégie elle a un axe global et elle ne peut pas s'apprécier uniquement sur une ville il faut regarder ce que fait l'après dans l'ensemble de la France c'est pour ça que je vous pose la question moi je nous trouve globalement cohérents alors après il peut y avoir telle ou telle ville soit où je n'ai pas d'avis parce que je n'ai pas le nez sur l'ensemble des municipales donc je ne me permettrai pas d'avoir donc j'ai confiance dans Alexis Corbière il a pris cette position et voilà et l'après donc ça c'est pour Bagnolet mais je veux qu'on regarde l'ensemble des villes de France et globalement moi je suis assez fière du mouvement auquel j'appartiens donc c'est l'union c'est-à-dire là où il y a
le plus de logos
non c'est pas une histoire de logos c'est pas une histoire de logos c'est aussi en cohérence avec ce qu'on fait nationalement dans Front Populaire 27 c'est cohérent avec la menace de l'extrême droite dans un certain nombre de villes et ce qu'on veut construire sur une année entre les municipales et tout de suite derrière les élections présidentielles et législatives qui viennent donc moi je nous trouve plutôt cohérent plutôt cohérent quand même cohérent
On arrive à la fin de cette interview quelles sont les prochaines étapes pour cette primaire populaire 2027 on attend la décision du parti socialiste d'y participer ou pas est-ce qu'on aura d'autres annonces qui vont être faites par l'organisation il y a quoi il y a un comité d'organisation
Alors on se voit toutes les semaines en réalité et ce depuis Bagneuse c'est-à-dire depuis juillet dernier donc on avance au fur et à mesure c'est évident que pour l'instant il peut y avoir de l'incertitude parce qu'il n'y a pas eu le vote des socialistes parce que le congrès du parti communiste n'a pas eu lieu et donc je dirais que la primaire n'est pas encore consolidée donc voilà moi je suis heureuse d'être là aussi pour essayer d'entraîner et on aura des étapes au fur et à mesure mais ça va aller assez vite parce que c'est quand même le 11 octobre la proposition de date de vote qui est arrêtée
Merci beaucoup Clémentine Autain Merci à vous sur le plateau de Backseat pour répondre à nos questions