Budget, loi spéciale, PIB...L'interview en intégralité de Jean-Philippe Tanguy, député RN
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Questions et réponses
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Bonjour Jean-Philippe Tanguy. Vous étiez dans la commission mixte paritaire qui a explosé en vol avec le budget.
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Cette loi spéciale va-t-elle coûter cher à la France ?
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Vous parlez de 19 milliards de hausses d'impôts dans le budget. Comment l'expliquez-vous ?
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Pourquoi supprimer MaPrimeRénov' ?
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Les agriculteurs bloquent les routes. Qui va payer à leur place ?
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L'Union européenne est-elle trop généreuse avec la Chine ?
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Il est 8h31 sur RMC et BFM TV. Bonjour Jean-Philippe Tanguy. Bonjour Madame de Valère.
Vous êtes député RN de la Somme, vous êtes membre de la commission des finances. Tiens, vous étiez même dans la commission mixte paritaire, la fameuse qui a exploser en vol et le budget avec. Mais tout de même, hier, un moment presque de grâce à l'Assemblée, un vote unanime, pour une fois.
Vote unanime de la loi spéciale à l'Assemblée nationale hier soir. Cette loi spéciale qui qui permet à la France de continuer à tourner au moins le temps d'attendre un budget. Marine Le Pen a décrété une sorte de trêve de Noël, elle l'a dit en s'adressant au Premier ministre.
Et Sébastien Lecornu lui a d'ailleurs répondu en souriant, en espérant, dit que cette trêve se poursuive jusqu'en janvier pour pouvoir adopter un budget. Chiche ? Écoutez, M.
Lecornu a fait un peu de politique sur la déclaration de Marine Le Pen qui était avant tout pour remercier tous les Françaises et toutes les Françaises qui travaillent aussi en ce jour de Noël, les soignants, nos policiers, nos gendarmes, tous ceux qui nous transportent pour aller vers nos familles. C'était un hommage aussi à cette France qui ne va pas profiter de sa famille, qui ne vont pas profiter de ses proches pour s'occuper de nous. Et c'est vrai que ça concerne un petit peu le monde politique qui, cette année, n'a pas donné une très belle image de nous-mêmes parce qu'on se rend bien compte que les promesses qui avaient été faites aux Françaises et aux Français aux dernières élections, à savoir ne donnez pas le pouvoir au Rassemblement National et puis on va s'arranger, on se rend bien compte que tout ce petit monde n'arrive pas à s'arranger.
Oui mais vous-même vous étiez dans la bataille politique. Absolument, parce qu'on porte des idées. Tout le monde était contre nous.
Il se trouve que, par acquis de conscience, j'ai regardé la soirée électorale des élections législatives de 2024. Ah vous avez re-regardé ? Vous faites ça de temps en temps, vous re-regardez les soirées Un peu de solitude, pour revoir si parfois je ne vis pas dans mon monde parallèle, parce que vous recevez beaucoup de femmes et d'hommes politiques.
Ils ont tendance à se reconstruire un monde parallèle. Donc je suis allé revoir ce qui s'était passé ce soir-là. Et puis ils étaient tous mains sur le cœur.
On a battu leur Rassemblement national, Jordan Bardella n'est pas Premier ministre, mais vous allez voir, on a entendu le message. On va se mettre d'accord, on va résoudre les problèmes. Écoutez, on est deux ans après et cet échec du budget, c'est l'échec du système.
Ce sont des gens, on l'a vu notamment au Sénat. Le Sénat n'a pas réussi à baisser les dépenses publiques. Le Sénat a encore aggravé le déficit public de 10 milliards d'euros, comme ils l'ont fait sur la sécurité sociale.
Et c'est facile d'endormir tout le monde avec de la dette. Vous savez, Madame de Malerme, ça fait 50 ans qu'ils font ça. La dette, ça ne se voit pas à court terme.
Voilà, ça passe. Les gens se disent parce qu'ils sont fatigués qu'ils ont autre chose à faire dans leur vie. Bon, c'est pas terrible, mais on va faire avec.
Et puis la dette, là, depuis trois trimestres, elle a augmenté de 180 milliards. Donc 180 milliards à 4 %, je vous laisse faire le calcul, ça fait 6 milliards, plus de 6 milliards d'intérêts. Et qui est-ce qui va payer les intérêts ?
Qui est-ce qui va payer la dette ? Eh bien c'est ceux qui travaillent, ce sont les retraités, c'est pas les hommes politiques. Donc en fait, ce système, si vous voulez, qui endort, voilà, qui fait le lait de redon.
Voilà, c'est le lait de redon avec la grosse dette bien dodue. Eh bien à la fin malheureusement, c'est les Français qui payent. Et je vois bien que la question de la dette et de l'endettement public, ils passent un peu au deuxième plan. – Vous pouvez quand même reconnaître au moins à François Bayrou d'avoir considérablement parlé de cette dette. – Exactement, c'était exactement ça Madame de Malarbe, c'est qu'alors qu'on a eu six mois quand même sur ce thème-là, finalement comment se finit la séquence politique sans M.
Bayrou certes on lui souhaite un bon rétablissement, il paraît qu'il a eu une grippe assez sévère, on lui souhaite un bon rétablissement avec ses proches. Ça se finit par plus de dettes, plus d'endettements. Et les Républicains de M .Rotaillot, vous avez quand même reçu beaucoup M .Rotaillot depuis deux ans, toujours ils vous expliquent qui va baisser la dépense publique, il a eu le pouvoir pendant deux semaines de baisser la dépense publique, il ne l'a pas fait, ce n'est pas une attaque du Rassemblement national, ce n'est pas une interprétation de ma part.
Il a eu le pouvoir un peu plus longtemps que deux semaines ? Non mais sur le budget, sur le Sénat, il aurait pu baisser la dépense publique, parce qu'on parle de quoi ? Alors attendez, attendez, parce que là vous avez dit plein de trucs, je sens que vous avez beaucoup de choses à dire, mais on va prendre les choses petit à petit.
D'abord sur la situation au moment où on se parle. Ce budget, il a donc été rejeté. Vous nous raconterez dans un instant d'ailleurs comment ça s'est passé derrière les portes de la commission mixte paritaire.
Mais il y a quand même cette loi spéciale. Certains disent, cette loi spéciale va nous coûter une fortune. D'autres disent au contraire, si ça ne dure pas longtemps, et c'était le cas de Philippe Juvin, il disait au fond, rapporteur du budget, ce n'est pas non plus une catastrophe pour le budget de la France si ça ne dure pas trop longtemps.
La question c'est, est-ce qu'il y aura un budget en janvier ? Est-ce que vous estimez, vous, qu'il faut un budget en janvier ? Qu'il faille un budget, oui, bien sûr qu'il faut un budget.
Si c'est le budget qu'on nous propose, c'est une catastrophe. Parce que concrètement, c'est quoi ? C'est 19 milliards de hausses d'abots.
Il y a eu beaucoup de fausses informations. Il y a eu beaucoup de fausses qui ont circulé. C'est vrai que les débats budgétaires, c'est compliqué à suivre parce qu'on est dans un petit monde politique très technique où on vit notre petite vie et il y a des choses qui sortent de l'extérieur.
On a l'impression qu'il y a plein d'impôts d'un coup qui sont votés alors que l'essentiel est théorique et très Donc à la fin, vous avez fait le calcul et vous considérez qu'il y a 19 milliards. Ce n'est pas mon calcul, c'est le texte qui est déposé par le gouvernement. Vous regardez le tableau de la hausse des impôts.
Il y a 19 milliards de hausses d'impôts qu'on appelle des recettes fiscales, et puis il y a 5 milliards encore en plus qu'on appelle des recettes non-fiscales. Donc c'est 24 milliards en plus. Ce qui est d'ailleurs exactement et c'est là où on voit que c'est Bercy qui contrôle tout la hausse d'impôts qu'on a eu en 2025.
Parce qu'au milieu du budget il y a eu ce qu'on appelle la loi de fin de gestion, encore un thème technique et ils ont voté quoi ? Ils ont acté qu'en 2025, l'ensemble de la baisse très limitée du déficit a été des hausses d'impôts. C'est ce que dit d'ailleurs...
Quel budget vous accepteriez-vous Quel budget vous accepteriez ? On accepterait une baisse de la fiscalité qui est gagée sur une baisse des dépenses. Ce n'est quand même pas compliqué, parce que vous savez, il y a 57 % de la richesse des Français qui est en dépense publique.
Donc on se rend compte, ça fait une masse de plus de 1500 milliards d'euros. Et là, ils n'arrivent pas à trouver 10 milliards d'euros. Écoutez, tout ça n'est pas sérieux.
On voit bien qu'en fait, c'est un système qui est prisonnier de lui-même, un peu mis en laisse, il faut bien le dire, par du clientélisme, par une forme de corruption passive. Vous parlez assez régulièrement sur vos antennes du prix des marchés publics, du fameux catalogue où on achète des biens très chers. Le catalogue des commandes publiques où effectivement on achète la moindre machine à café ou le moindre fauteuil de bureau, plus cher que si on l'achetait sur le marché.
À plus de 20%, oui, c'est quand même considérable. Bon, si votre chaîne était gérée comme ça ou votre famille, vous seriez sur la paille depuis longtemps. Donc tout ça n'est pas sérieux.
Oui, mais Mais ça, tous les individus le disent. C'est-à-dire, je vais vous prendre un exemple qui m'a frappé ces derniers jours. Ma prime rénov', puisqu'il n'y a pas de budget, l'agence qui s'occupe de gérer ma prime rénov' ne peut pas fonctionner tant qu'il n'y a pas de budget.
Donc, il n'y a pas de MaPrimeRénov' qui est à nouveau suspendue à partir du 1er janvier. Et vous avez tout le monde du bâtiment, les artisans, les patrons de ces entreprises qui crient au scandale, qui disent « c'est une catastrophe, on va s'écrouler Ça veut quand même dire que quand vous dites le système et le système, c'est y compris chaque individu, chaque travailleur, chaque ouvrier du bâtiment qui dit qu'il est désormais dépendant de cette dépense publique. Vous au pouvoir, vous diriez aux artisans, aux commerçants, bah écoutez, on arrête vos aides ?
On s'est engagé à arrêter ma prime Redoff. C'est fini, vous ne la remettriez pas ? On enlève ce machin très technocratique qui est un nid à fraude.
Tous les rapports de la Cour des Comptes là-dessus sont très clairs. C'est un nid à fraude qu'il Il ne fonctionne pas. En gros, quand vous mettez 2 euros d'aides publiques, il n'y a qu'un euro qui est vraiment utile pour la rénovation thermique et pour ces ouvriers du bâtiment.
Donc on a proposé avec Marine Le Pen et Jordan Bardella ce qu'on appelle 100 % RénoV. C 'est un taux à taux zéro, un prêt vert, beaucoup plus simple, sans bureaucratie. Oui c'est beaucoup plus simple mais ça veut dire que vous aussi vous leur dites pas débrouillez-vous tout seul.
Vous leur dites pas débrouillez-vous tout seul. Vous continuez à leur dire on va vous aider, on va vous accompagner, on va avoir une dépendance à la dette. Non mais il y a des mécanismes qui fonctionnent.
Or ce mécanisme, il peut rapporter de l'argent. Alors là on n'a pas le temps de l'expliquer mais c'est un système qui permet en fait de rapporter de l'argent. Tout système n'est pas voué à coûter de l'argent public mais au-delà de ça.
Pourquoi est-ce qu'on a donné, ce système aussi de MaPrimeRénov', c'est que l'État met tellement de normes, de bureaucratie, de contraintes, qu'ils sont toujours dans la compensation en fait de la bureaucratie par un petit billet, par un chèque. Regardez les agriculteurs, pourquoi ils n'en peuvent plus. C'est qu'on dit, on va arracher vos vignes, on vous fait un chèque.
On va tuer vos bêtes, on vous fait un chèque. On vous empêche de cultiver de la betterave ou des noisettes, on vous fait un chèque. Les Françaises et les Français, je crois, en tout cas la France du Travail, on ne peut plus de ce système.
On n'a pas déjà, moralement, c'est très condamnable. Et en plus, les gens ne travaillent pas pour avoir un chèque de l'État. Ils le paient d'une façon ou d'une autre par leurs impôts, de toute façon.
Et surtout, on n'a plus cet argent. Donc en fait, on est sur un système complètement dingue où on détruit de la richesse, on détruit de la richesse. Mais les agriculteurs, par et on compense la richesse par de la dette.
Ça ne fonctionne plus. Jean-Philippe Tanguy, les agriculteurs. Alors il y en a quelques-uns qui restent à nouveau, qui restent encore sur l'autoroute, notamment à 64.
Ils ont été reçus par Emmanuel Macron hier. La plupart, et notamment la Confédération paysanne, ne sont pas convaincus et appellent à maintenir les blocages. Vous, d'un côté, vous dites qu'on va réduire considérablement, voire supprimer, la contribution de la France au budget de l'Union européenne.
Mais dans ces cas-là, qui va payer les agriculteurs ? C'est simple, on peut le payer nous-mêmes puisqu'on va donner 30 cette année, ça augmente de 6 milliards et on reçoit entre 12 et 15. Donc il y a 15 milliards net.
Les agriculteurs, ils remercient la PAC ! Les agriculteurs, ils remercient la PAC ! Les agriculteurs, ils remercient la PAC !
Les agriculteurs, ils font avec le système qu'ils ont. Mais les agriculteurs savent très bien qu'on donne 2 euros à l'Europe, elle nous en rend un. Mais c'est mathématique !
Je vous donne ma montre, vous me donnez l'heure ! Voilà, c'est ça l'Union Européenne aujourd'hui. C'est complètement déconnant, ça ne fonctionne pas.
Et en plus pareil, on compense des contraintes. Parce que cette PAC, vous savez très bien que les agriculteurs le disent aussi, c'est plus ce que c'était. Avant, c'était une incitation à produire.
On incitait les agriculteurs à produire. On incitait les agriculteurs à en France, en Europe. Maintenant, dans la PAC, il y a plein de primes pour compenser ces politiques écologistes punitives, absurdes.
On les empêche de cultiver des terres, on les paye. On leur dit de réduire leurs cheptels, on les paye. C'est exactement la logique que je dénonçais tout à l Et c'est pour ça que l'Europe décroche C'est pas besoin de chercher des trucs très compliqués On est en décroissance C'est-à-dire que nous avons des politiques bureaucratiques Ou d'écologie punitive Qui incitent à produire moins par rapport aux autres Alors techniquement on n'est pas en décroissance Jean-Philippe Tanguy En termes économique, la France a encore enregistré une forme de croissance économique.
Mais ça c'est du pipou. Vous voyez bien que ce sont des chiffres qui cachent une autre réalité. En fait il faut prendre le PIB par habitants.
C'est la richesse qu'on crée par habitants, parce que naturellement, on a des immigrés qui arrivent, on fait encore des enfants, même si la crise de la natalité est là. Donc mécaniquement, le PIB il augmente un peu. Mais si vous prenez la richesse par habitant, on On est complètement dégringolés.
La France, en termes de PIB par habitant, je crois, est devenue la 26e puissance du monde alors qu'on était dans les 10 premiers il y a encore 20 ans. Donc pour vous, la France va mal ? Bien sûr qu'elle va mal.
Mais pourquoi on n'arrive pas à financer les systèmes de retraite, tous les systèmes sociaux, c'est qu'on ne produit plus par habitant assez de richesse pour suivre le coût de la hausse de la santé. Est-ce qu'il vaut mieux rester sur cette loi spéciale ou adopter un budget ? Il faut mieux rester sur cette loi spéciale si c'est pour avoir le budget qu'on nous propose.
Ça va Je préfère ça que ce qu'ils ont fait avec la sécurité sociale. Parce que concrètement, qu'est-ce qui s'est passé ? Ils se sont mis d'accord, c'est formidable.
Bah oui, le déficit de la sécurité sociale, il est passé de 16 à 24 milliards. Ils ont augmenté le déficit d'un coût de 50%. C'est facile de se mettre d'accord là-dessus, tout le monde peut se mettre d'accord en faisant payer les autres.
Alors quand vous preniez 16, c'est une question aussi de chiffres, quand vous preniez 16 et que là vous prenez 24, vous prenez les deux chiffres effectivement extrêmes. Dans le 24, vous rajoutez y compris la contribution de l l'État qui ne participe pas officiellement aux chiffres du déficit. Mais ça, c'est comptable, Madame de Malheur.
À la fin, c'est qui qui paye ? C'est les contribuables. Ça peut être l'État, la sécurité sociale.
C'est un jeu d'écriture. C'est bien 24 milliards d un payé. Voilà, c'est tout.
Et ça, il faut bien les compenser. Donc pour vous, s'il y a un 49-3, il y aura censure. S'il y a vote, vous voterez contre.
Quoi qu'il arrive, vous ne participerez pas à l'adoption du futur budget. Mais ils peuvent tout à fait faire des économies. Tout ça est encore possible des économies sur la submersion migratoire, sur le mille feuilles territoriales.
Pourquoi par exemple on n'arrive pas à faire des économies sur le mille feuilles territoriales ? Il faut quand même dire la vérité. Il y a des élections municipales qui arrivent et des élections sénatoriales.
La réalité vous me parlez de ce qu'il s'est passé en CMP, en CMP, en commission mixte paritaire où il y a les sénateurs, les députés et bien les sénateurs je vais vous dire étaient pires que les députés. Parfois il m'arrive d'avoir honte de l'Assemblée nationale alors le Sénat...
Alors attendez, là Jean-Philippe Tanguy vous êtes en train de raconter et il faut que tout le monde comprenne de quoi il s'agit. Ce moment qui effectivement a fini par faire exploser le budget, la commission mixte paritaire c'est ce moment où quelques députés, quelques sénateurs se mettent ensemble dans un huis clos en quelque sorte pour tenter de trouver un texte commun. Faute de quoi ?
Il n'y a pas de budget ou alors ça repart à l'Assemblée mais là nous n'avions pas le temps étant donné que le calendrier était trop restreint. Jean-Philippe Tanguy, il a suffi de quelques minutes. 20 minutes. 20 minutes.
Qu'est-ce qui s'est passé ? Ils ont acté qu'ils n'étaient pas d'accord parce que les socialistes voulaient plus d'impôts, les sénateurs voulaient baisser les dépenses mais on ne sait pas où et surtout les sénateurs voulaient préserver les crédits des collectivités territoriales et les élections sénatoriales c'est en septembre, ça a un mot, ça s'appelle de l'achat de voix. Pour vous les sénateurs ont acheté des voix ?
Ils sont en achat de voix ? Ils sont dans un clientélisme ? C'est quelques centaines voire quelques milliers d'électeurs par département les sénatoriales donc quand vous votez des milliards d'euros de subventions qui vont directement à des élus qui sont en cours de réélection en espérant que si vous aidez les élus municipaux des agglomérations à se faire réélire et bien après ils vont voter pour vous ?
Ça s'appelle comment ? Moi si vous voulez j'en ai aussi la commission mixte paritaire, ça se passe effectivement dans une forme de huis clos. Jean-Philippe Tanguy, Philippe Juvin ici même et Sébastien Lecornu à nouveau hier ont considéré que si ça avait échoué c'était simplement parce qu'il manquait du temps.
Mais ce que vous êtes en train de nous raconter là c'est que ce n'était pas une question de temps. – Si parce qu'ils auraient pu se mettre d'accord sur le déficit. – Ils auraient quand même fini par se mettre d'accord ? – Je pense que Philippe Juvin avait raison, d'ailleurs il avait aussi raison sur le coût de la loi spéciale.
Moi ça fait un an, y compris sur votre antenne, que je dis que le fait que la loi spéciale avait coûté 12 milliards d'euros c'était pas vrai, il il a avoué, il a reconnu que c'était faux. D'ailleurs, il n'avait jamais dit le nuit que ça avait coûté, ce n'est pas une question de reconnaître. Non, parce qu'il a accès à tous les documents budgétaires que moi j'ai passé.
Il estime effectivement, calcul à l'appui, que lorsque un certain nombre de ministres avaient dit que ça avait coûté 12 milliards, la loi spéciale, et qu'il fallait absolument un budget pour ne pas avoir à payer cet argent, Philippe Juvin dit non. En En réalité, il n'y a pas ce chiffre-là. Voilà, donc c'est quand même beaucoup de mensonges de la part du gouvernement.
Et là je pense effectivement qu'ils n'ont pas voulu avoir le temps pour continuer cette comédie. Parce que moi je pense depuis le début, qu'en fait M. Macron et M.
Lecornu font une comédie pour gagner du temps sur ce budget, pour épuiser les Françaises et les Français. D'ailleurs je suis obligé de reconnaître que ça marche un peu, c'est vrai que les gens en ont marre, ils disent écoutez nous on a nos problèmes, on a nos vies, on a nos familles, on a nos métiers, on n'en peut plus de ces histoires budgétaires, ça fait des mois et des mois, passant à autre chose. Donc en fait ils jouent, il faut bien le dire, sur l'épuisement et je pense que là, effectivement le fait qu'ils n'aient pas donné deux jours de plus à Philippe Juvin, rapporteur général du budget et au Sénat pour se mettre d'accord sur un chèque encore à faire, c'était pas compliqué, c'était volontaire.
Moi je pense qu'ils veulent toujours perdre du temps pour montrer que le Parlement n'est pas responsable, il n'y a que le gouvernement qui est capable de faire des choses. D'ailleurs on verra comment, est-ce que ce sera le retour du 49-3 ? Je ne sais pas.
Est-ce que ce sera les ordonnances ? Il n'y a pas eu de vote, donc il peut encore y avoir ces ordonnances, c'est-à-dire que le gouvernement applique le budget par ordonnance. Si on en croit Sébastien Lecornu hier, il a l'air de préférer évidemment que tout le monde se mette d'accord et que ce budget soit voté de manière j'allais dire normale, selon la procédure normale, qu'il n'y ait pas de 49 .3.
Vous Vous entendez quand même cette volonté au minimum ? On On verra, c 'est sûr, mais si ça se fait au détriment du déficit et de l'endettement une fois plus, non, on ne sera pas d'accord. Si il y a 49 .3, vous censurer ?
Ah bah oui, évidemment. on ne s'en sort pas pour censurer, c'est que la situation est catastrophique. Il y a vraiment un phénomène d'emballement de la dette.
Et comme il y a un phénomène d'emballement de la dette, il y a un phénomène d'emballement de les intérêts de la dette et c'est les Françaises et les Français équipés. On ne peut pas. C'est trop facile, vous savez.
C'est facile de venir ici, tirer au sémis d'accord et c'est les Français qui paieront dans 5, 10, 20 ans. Ce n'est pas possible de faire comme ça. Et puis de laisser passer quand même aussi des gros mensonges.
Quand on voit M. Pierre Lescure qui Le ministre de l'économie qui était à mon micro est pris en flagrant délit de mensonge sur la fameuse taxe des petits colis et qu'il se passe le phénomène que le Rassemblement National avait annoncé depuis le début, à savoir que cette taxe sera contournée par des moyens logistiques et qu'il y a un entrepôt en Pologne qui s'ouvre. Alors vous utilisez le mot mensonge, on va être très précis Jean-Philippe Tanguy puisque en l'occurrence c'est moi qui l'ai interrogé et qu'en effet je l'ai interrogé sur l'obsolescence déjà de cette taxe sur les petits colis puisque la taxe, alors il y a la taxe européenne qui elle devrait s'appliquer en revanche la taxe française à proprement parler ne s'appliquera pas et c'est ce que je lui faisais remarquer puisque Chine a déjà inauguré cette semaine un très vaste entrepôt à Varsovie dans lequel les colis feront escale et comme ils feront escale à cet endroit là ils ne viendront plus officiellement de Chine mais ils viendront de Pologne et donc il n'y aura pas de taxe et deuxième étage de la fusée on il est quand même possible également qu'il n'ait pas à payer la taxe européenne puisqu'ils vont semble-t-il les faire venir dans un conteneur au lieu de les faire venir un par un ça deviendra un grand colis officiellement et si ça devient un grand colis il n'y aura pas non plus la fameuse taxe des 3 euros européenne qui devrait s'appliquer au 1er juillet donc en effet c'est contourné ce n'est pas pour autant un mensonge mais c'est à dire que la taxe elle existe c'est juste qu'elle ne sera pas appliquée mais si madame de malheur parce qu'on a eu ces discussions au parlement au parlement il se passe des choses marine le pen et votre serviteur ont exactement dit cela aux ministres et on nous a répondu qu'on était des populistes qu'on comprenait rien qu'ils étaient évidemment supérieurement intelligents à nous alors que c'est une évidence c'était tellement facile à contourner cette taxe petit colis.
C'est exactement ce qu'on leur a dit. Mais du coup, c'est quoi face à Chine ? On met des vraies taxes douanières.
Regardez ce qui s'est passé là. On est des rétorsions sur le port, sur les produits laitiers de la Chine. Tout le monde sait que c'est bidon.
Et l'Union européenne n'est capable de se défendre qu'en 18 mois en suivant les règles de l'OMC. C'est fini tout ça ! Voilà, tout ce baratin qu'on a entendu...
Mais ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il faut supprimer les règles ? Les règles du jeu ?
Mais il faut prendre les règles telles qu'elles sont dans le monde réel. On voit bien qu'aujourd'hui, c'est, il faut le dire, des règles assez violentes, assez brutales, où des États-empires imposent leurs règles. Donc il faut que l'Union européenne arrête d'être le pigeon de tout ce petit monde et qu'on réponde la force par la force et qu'on mette des vraies bannières des quotas textiles et qu'on reprotège notre industrie que ce soit l'industrie lourde l'agriculture ou la petite industrie type textile on est en train d'être submergé par la chine qui a passé les mille milliards d'excédents je pense qu'on se rend compte la chine à mille milliards d'excédents commercial, en particulier sur notre dos et aussi on a eu les chiffres de la pollution.
Jamais la Chine n'a brûlé autant de charbon. C'est-à-dire que nous pendant qu'on est en train de se désarmer, d'affaiblir notre industrie, notre agriculture, d'être des pigeons, la Chine elle avance et elle défend ses intérêts mais à des niveaux stratosphériques. Jean-Philippe Tanguy, attaque de la Poste, revendiqué par un groupe de hackers qui seraient des hackers pro-russes, est-ce que c'est une forme de déclaration de guerre ?
Guerre non parce qu'il faut quand même faire attention aux mot, puisque la vraie guerre physique avec des centaines de morts. À une époque, on parlait d'une guerre froide sur une menace. Là, il y a des choses qui se passent.
Qu'est-ce qu'on fait ? Excusez-moi madame de Maler. Pendant la guerre froide, il y a des pays de l'Est, la Hongrie, qui ont connu des répressions extrêmement lourdes.
Les pays étaient occupés par les soviétiques, il y avait quand même des morts, il y avait de la répression, il y avait des gens qui souffraient sous la guerre frade et il y a eu plusieurs conflits armés. Là, il y a un conflit armé en Ukraine dont l'Ukraine est victime avec plusieurs centaines de morts innocents par jour. Donc la guerre, elle est là.
Par contre, est-ce qu'il y a des actions très hostiles, très offensives, agressives de la Russie sur les intérêts français, attaque de La Poste, attaque de banque, attaque d'hôpitaux, rançonnage, cyberrançonnage ? Oui, malheureusement, ça existe et on en est de plus en plus victime. Et la France se défend, il faut le dire, assez bien, vous voyez, je suis très critique sur beaucoup de choses du gouvernement, mais sur la riposte, entre guillemets, numérique, la cybersécurité, l'État français essaie quand même de se défendre et progresse sur ce sujet-là.
Est-ce que vous craignez, est-ce que vous craignez pour les élections municipales qu'il puisse y avoir une ingérence étrangère ? Non, car en fait on a un système démocratique qui se défend bien, le système médiatique français se défend, le système, les Français sont éduqués, c'est un un peuple éduqué, averti politique qui sait très bien faire la différence entre les fausses nouvelles, les arnaques et les vraies informations. Vous ne croyez pas du tout qu'il y ait une naïveté face à la... aux fake news ?
Non, non, on avait fait une commission d'enquête, donc j'étais président sur les ingérences étrangères, il y avait des vrais problèmes de rançonnage, de cyberrançonnage, d'attaque, ça c'était vrai. Par contre sur les informations, la démocratie française répond bien parce que notre peuple en fait est autonome, pas besoin d'un État nounou qui vienne lui dire ce qui est vrai, ce qui est faux, les françaises et les français avec les journalistes il faut le dire, font un travail d'information de défense de la démocratie qui fonctionne. Mais pourquoi toujours dire que tout fonctionne mal ?
Moi je crois que ça ça fonctionne bien et d'ailleurs c'est toujours assez grossier on voit des choses moi je suis victime de fake news, vous allez voir mes comptes des réseaux sociaux, il y a des fausses vidéos sur moi qui tournent, des insultes, je m'en fiche ça ne m'empêche pas de dormir. Mais bon on est tous victimes de ça, je vois bien que les gens sur le terrain dans ma circonscription et je les salue pour Noël, ils n'y croient pas. Les gens font bien la différence entre ce qu'est Pipo et ce qu'il n'est pas.
Donc il y a des choses qui fonctionnent, vous le dites, et c'est peut-être parce que c'est Noël, c'est peut-être finalement une façon pour vous de respecter cette fameuse trêve de Noël. Merci Jean-Philippe Tanguy. Merci à vous.
En fait d'avoir répondu à mes questions, député RN de la Somme. Joyeux Noël à vous et à tous ceux qui nous écoutent. Il est 8h53 sur RMC et BFM TV.
Jean-Philippe Tanguy