1788 : la France à l'aube de la révolution | INA Histoire
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« Toute l'alimentation de base des Français à cette époque-là est faite de pain par le pain qu'on achète maintenant du gros pain noir. »
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Ça va aussi bien que moi. À Versailles, tous les nobles ne s'occupent que de divertissement et de jeux. Et pendant ce temps-là, il il ruine les caisses du royaume que nous, le tiers État, nous remplissons.
Donc, nous voici à bord, nous voici par un nouveau vol. Nous allons en 178. Parz au décollage quand vous voulez.
Tenez-vous bien. [Musique] [Musique] [Musique] Nous y voici. 1788.
Toute l'alimentation de base des Français à cette époque-là est faite de pain par le pain qu'on achète maintenant du gros pain noir. Et pour les pauvres, on étale dessus un peu de fromage ou tout simplement de l'huile et quelques noix. Mais en cette année 1788 où nous voici donc la récolte a été désastreuse.
La pluie, la grêle, les inondations, le ciel a déversé sont l'eau de misère. Mais regardez ici, regardez, regardez. Vous voyez ces femmes ?
Elles glanent les quelques épis pour leur subsistence. Mon champ n'est corpo point champêtre fin de couper mais les gerbes sont point levées faut point si pressé de glaner sont les premiers l qu'on grain c'est manque de grain qui et moi je peux point lever mes gerbes avant que ces messieurs du château il pris leur compte allez on glane on glane et mine de mine on tire les pieds de la gerbe. Je dis point ça pour vous mais c'est quand même ça qui arrive.
Il y a qu'à suivre l'usage. Sans elle, tous les pauvres, beaucoup de ces paysans sont de de petits propriétaires qui travaillent en famille. D'autres louent leur terre au seigneur du lieu ou à des bourgeois riches de la ville.
Je vous le rappelle, depuis longtemps, les paysans sont presque les seuls à supporter l'essentiel des dépenses du royaume. Payer, toujours payés, encore payés. Ils sont cernés de toutes parts.
Toutes les classes de la société les volent. Regardez comment ça se passe. Oui, ils ont prévé leur dime.
Tout est bien coupé. Ma fois, il reste plus que la portion des veuves. C'est bon.
La 6e la 6e La 6e Centre d'exploration du temps. Oui, je vous reçois 5/ 5. Alors là, qui se sert d'abord ?
Bien, il y a l'église d'abord qui est passée. J'ai entendu parler du de la dîme qui a été prélevée et là, c'est l'intendigur. Qu'est-ce qui reste au paysan ?
Bien, je vous laisse deviner, pas grand-chose. Une fois qu'un fermier ou un métayer a payé la location de sa terre, ses impôts, il ne lui reste plus que 25 à 30 % du produit de sa récolte. Vraiment alors que surgiss un mauvais été comme en cette année 1788 et c'est la catastrophe, c'est la misère, c'est ce qui se passe cette année-là.
Cot. Oui, je vous reçois 5/ 5. Oui.
On se rend bien compte qu'une telle situation d'injustice devient de plus en plus insupportable à ces hommes. Mais comment réagissent-ils ? Ben, je vous laisse deviner qu'ils ne réagissent pas très bien.
Mais est-ce que vous connaissez Jacques la famille Cocar ? Ah non. Et bien, c'est une famille qui habite dans ce village.
Elle est assez représentatif des paysans de cette époque. Et peut-être que si vous ouvriez vos rétrocaméras, vous pourrez voir exactement comment ils réagissent à toutes ces injustices. Et maître Bourdier veut le saisir.
Bah, ça fait bientôt 3 ans que maî Bourdier lui a fait l'avance de 20000 livres pour qu'il achète la compagnie à son fils dans le régiment royal. Montre. Et puis a seulement pas encore remboursé la première somme et dès l'instant que maître Bourdier veut être payé, il a le recours de faire valoir ses droits à saisis sur l'hôtel du compte à Chinon.
C'est le contrat signé. Si le compte à beau le prendre de haut, faudra bien qu'il paye. Mon pauvre Guillaume, c'est cor sur nous que ça va retomber cette affaire. le compte avec une saisie, il n manquait plus que ça déjà qu'il est comme fou depuis quelques temps à nous ravir nos droits, à nous faire payer le tiers et le quart à être sur notre dos comme la misère sur le dos d'un mendiant.
Il n'a rien trouvé de mieux ce printemps que de nous fermer l'usage des bois où on avait coutume de mener nos bêtes. On peut même plus ramasser le bois mort. sans compter le bois de nos outils.
Et ça continue Guillaume on va gratter la terre à main nu avec nos ones. Si j'avais su que tu venais, je l'aurais fait de plus grâce avec du bouillon. Ça t'aurait moins changé mon Guillaume de ce que tu manges en ville.
Et encore nous autres, on a un peu de terre pour se défendre avec ça qu'on reste assez vaillant ma fois et point rebuté au travail. Avec tout ce qu'on récolte, tout ce qu'on engrange d'une saison à l'autre, on parvient juste à payer l'impôt. Notre seule récompense au travail avec le peu qui reste pour pas mendier notre pain.
On a payé la taille, c'est la capitation. Quand on a payé la capitation, on se trouve requis pour la corvée royale sur les grandes routes. Quand on rentre chez soi, nous faut loger gratis les gens de guerre de passage et sans ménagement pour nos provisions.
Quand ceux-là sont partis là, les gablous qui viennent tâter la soupe jusque dans notre assiette, jamais assez salé pour leur sale gueule. Quand tu as fini d'un côté, ça recommence de l'autre avec ceux du château et du diocèse à Guillaume à se demander pourquoi on persiste à prendre sa peine. Et qu'est-ce qu'on dit en ville ?
Partout que le monde se plain. La farine n'a jamais été aussi cher. On dit que le roi n'a plus de sous.
On dit aussi que ce messieurs de la noblesse vont revenir aux affaires pour contrôler les dépenses du roi. Tout le monde veut une constitution. Nous tous Guillaume, ce qu'on demande c'est un peu de soulagement et si ces messieurs de la noblesse y reviennent aux affaires, ce sera sûrement pas notre avantage.
Pour nous, ils y ont toujours été. Est-ce que vous imaginez la situation de ces paysans ? Oui, très grave.
Ils sont malheureux. C'est donc la misère totale en France. surtout en cet été 1788 où la récolte est très mauvaise, où il y a une crise financière épouvantable dans le royaume, crise économique aussi.
Et d'après ce que nous venons d'apprendre par le fils, ça ne va guère mieux en ville. Ça ne va guère mieux en ville et vous l'avez entendu aussi, ça ne va guère mieux chez la noblesse du village, la petite noblesse. On Est-ce que la petite bourgeoisie a conscience que ça ne peut plus durer la royauté ?
Elle en a parfaitement conscience. Elle a lu les philosophes, elle est acquise aux idées nouvelles et elle souhaite prendre une plus grande part dans dans la politique du royaume aussi. En somme, on peut dire pour nous résumer qu'en 178, tout est paré pour l'explosion, il ne manque que le détonateur.
Oui, les fils ce nous. On pourrait peut-être se rendre chez un bourgeois d'une petite ville. Bien, vous avez entendu parler de maître Bourdier ?
C'est le patron du fils de ce paysan Guillaume. Peut-être que lui pourrait nous renseigner. Il habite chinoison.
Bon, alors j'appuie sur déplacement latéral du 788 vertical de China. Surtout, maître Bourdier, ne soyez pas inquiets. Nous vous avons soustrait à votre époque.
Nous sommes cinq français de l'an 1982 et nous avons inventé une machine à remonter le temps qui nous permet de mieux connaître l'histoire de notre pays. 1788, une mauvaise année. Maître Bourdier, nous l'avons vu.
La misère des paysans est tragique. Mais vous-même, vous êtes notaire dans une petite ville à Chinon. Qu'en pensez-vous ?
Et bien mon dieu, mais la situation est mauvaise pour tout le monde car il ne faut pas croire que mes affaires soient aussi prospères que jadise. Tenez par exemple àchinon. Le prix du vin est tombé de moitié, le blé ne vaut plus rien.
En plus, vous venez de le dire, nous allons avoir une très mauvaise récolte. Bon, vous allez me dire cela va provoquer une flambée des prix, mais il n'y a rien à vendre. Et puis les impôts augmentent.
Alors les propriétaires en profitent pour augmenter le prix de leur terre. Les paysans ne payent plus le champard ou la dîme. Le champard, c'est encore un impôt.
C'est encore un impôt bien sûr. Veux considérer maître Bourdier qu'en cette année 1788 vos affaires ne vont pas très fort mais enfin vous n'êtes tout de même pas dans la misère. Non, ça Dieu m' garde.
Non, parce que n'est-ce pas, nous avons énormément travaillé dans ma famille. Mon grand-père mon grand-père n'était pas notaire. Non, mon grand-père était un artisan.
Il faut dire que les temps ont beaucoup favorisé l'exercice de son art. Ça n'est pas comme maintenant. Et un beau jour, il a eu envie de faire fortune.
Alors, il s'est lancé dans le commerce. Et si mon père n'avait pas été aussi habile, et bien, il n'aurait pas su faire. fructifier son héritage.
Et comme le saint Tom a bien voulu s'occuper de mon éducation, et bien il m'a acheté à Chinon une charge de notaire. Ce qu'il faut dire, c'est que notre fortune à nous autres, c'est par notre travail et par notre persévérance que nous l'avons gagné. Et je ne suis pas le seul, hein.
Non, non, croyez-moi. Sinon, il y a il y a beaucoup d'hommes d'affaires, de de petits artisans, de commerçants qui ne doivent le raison qu'à leur talent. C'est tout.
Maître Bourdier, il me semble éprouver une certaine aigreur dans vos propos. Écoutez, cher monsieur, mais vous semblez oublier les privilèges sont les privilèges des nobles, bien entendu. Écoutez, je vais vous donner un exemple.
Il y a 4 mois dans une abeille proche de Dijon de China, excusez-moi, dans une abeille proche de Chinon, et bien on a nommé un nouveau Channoine. Savez-vous quel est son âge ? 30 ans ? 35 ans ? 12 ans ? 12 ans ?
Je le sais bien. C'est moi, c'est moi qui rédigé les actes. Un prêtre de 12 ans, un chano déjà dit de 12 chanoise de 12 ans.
Et ce marmau, oui, grâce à cette charge, touche, tenez-vous bien, 50000 livres de rente. Bien sûr, bien sûr. Ce jeune homme a des quartiers de noblesse.
Et oui et mais c'est que pendant ce temps-là pour ne parler qu'un de m neveux un valeureux soldat et bien il languit depuis des lustres dans des emplois militaires subalternes. Et oui et oui parce que les titres d'officiers sont réservés à la noblesse et un simple bourdier ne pourra jamais devenir officier. En somme, si je vous ai bien compris, maître Bourdier, vous souhaitez prendre la place des nobles.
Non, non, non, ça pas du tout ça. Non, non, non, non. Ça n absolument pas cela.
Non, nous voulons bien une noblesse au-dessus de nous. Non, mais ce que nous voulons c'est une noblesse, une noblesse male, une noblesse intéressante qui est été acquise et qui se perpétue par les mérites. Ce que ce dont nous ne voulons plus, c'est c'est de cette noblesse ridicule qui ne doivent ses mérites que qu'à l'opulence et et qu'à l'argent que le roi lui donne.
C'est vrai, maître Bourdier, la société telle qu'elle est constituée en France en 1788 est injuste. Ben écoutez, les nobles ont tout, les autres n'ont rien. Bon, c'est vrai, c'est une situation dramatique, mais qu'envisagez-vous [Musique] pour la transformer ?
Avez-vous une idée ? Mais attention, c'est que les solutions existent. Vous pouvez parler franchement.
Monsieur Turg et monsieur, nous en proposé, on n a pas voulu. Monsieur Tur même été jeté hors de sa place de ministre. Non, écoutez, ce qu'il faut faire, ce qu'il faut faire, c'est c'est prévoir une meilleure répartition des impôts.
Il faut il faut diminuer les dépenses et augmenter les ressources de l'État. Et puis il faut surtout supprimer toutes ces charges inutiles, tous ces prébri à droite à gauche à des gens qui ne le méritent pas. Ça va aussi bien que moi.
À Versailles, tous les nobles ne s'occupent que de divertissement et de jeux. Et pendant ce temps-là, il il ruine les caisses du royaume que nous, le tiers État, nous remplissons. Non, il y a des des réformes très sérieuses qui s'imposent.
Un peu plus de justice, un peu plus d'égalité, un peu plus de fraternité et puis et puis n'oublions pas que quand même les richesses sont réparties entre trop peu de gens. Euh le tiers état le tiers état représente une très grande fraction de la population française alors que la noblesse et le clergier ne sont qu'une infime partie. En 178, il y a je crois 25 millions de français.
Il y a 2 C'est ce que c'est ce que j'ai entendu dire 25 milli près 25 millions de français. Alors que représente le tiers état, c'est-à-dire les petites professions, les commerçants, tout ce qui n'est pas la no et le clerger, c'est le tiers état. Combien reprend représentez-vous par rapport à ces 25 millions ?
Je pense écoutez oh on nous devons bien représenter au minimum les 2/ tiers ou les 4/5e à peu près. Beaucoup plus que cela. 98 % 98 % et bien vous êtes plus fort que moi.
Ça veut dire que je vis beaucoup entouré naturellement de de de membres du tiers état mais pas de petit, n'est-ce pas ? Je ma charge de notaire m'oblige quand même à voir des gens d'une certaine importance. Bien évidemment.
Et bien voilà la situation bien expliquée par quelqu'un qui représente une fraction du tiers état dans lequel il faut inclure, vous l'avez vu, les petits commerçants, les pays, les paysans, les pays propriétaires d'autres partits bourgeois, les petits propriétaires et ça représente 24 millions sur les 25 que compose la population française. Maître Bourdier, merci de vous être rendu à notre appel. Je pense, voyez-vous, que les choses ne peuvent plus durer.
Je ne sais pas quel est votre sentiment, mais à mon avis, la France va changer. Ça n'est plus vivable. Nous souhaitons un changement.
La question ne se pose pas. Nous avons entendu parler d'une possible réunion des États généraux. Ce serait pour nous un immense espoir.
Et bien, souhaitons-la. Merci maître Bourdier. Je vous rends à vos chères études ou plutôt à votre étude.
Merci maître. Voilà, la chose est claire hein, que ce soit les paysans, vous l'avez vu, les seigneurs, les bourgeois, presque tout le monde, tous les Français attendent une référence. Allô centre d'exploration du temps.
L'intransigence aristocratique affaiblit aussi la monarchie. Elle rend totalement impuissant un Louis X qui est déjà complètement débousselé. Ça ne peut plus durer.
C'est il faut que ça change. Il faut que ça change. Tiens, j'ai déjà entendu ça quelque part mais c'était plus récent.
Il y a les fermiers généraux, ceux qui collectent les impôts pour le roi, ceux qui sont chargés, vous le savez, de en somme dérober de ce que les gens gagnent un peu plus. Ils sont d'une intransigence et d'une cruauté épouvantable. Nous allons glisser nos rétrocaméras chez un de ces fermiers généraux et vous allez voir comment l'aristocratie s'accroche à ces privilèges.
Voyez plutôt, nous n'avons pas bonne réputation auprès du peuple qui nous accuse de gaspiller l'argent. Vous n'êtes pas sans savoir que notre charge de fermier générale nous coûte plus cher qu'elle ne nous rapporte. Je n'ai pas en jugé, monsieur.
Je suis là pour vous servir. Notre train de vie, nos établissements, nos responsabilités financières envers le royaume, nos pauvres, nos poètes. C'est un pléonasme, monsieur.
Qu'est-ce que c'est Jasmin ? C'est une lettre urgente et d'une importance considérable qui nous vient par courrier de la ferme de Grenoble. [Applaudissements] Ah, le receveur de Grenoble me demande ce qu'il doit faire à propos de je ne sais quelle révolte de paysan.
Le receveur de Grenoble n'est-il pas bien muni en soldat pour faire respecter la ferme ? Est-ce qu'il n'est pas suffisamment payé pour faire respecter nos ordres ? Nous avons un tribunal à Valence.
Les juges à notre dévotion. Que l'on juge, que l'on juge. Je ne veux pas, je leur répète être importuné par des vêtes.
Bonneville, vous êtes homme d'esprit. On me prête quelques mots. Et bien, vous allez gagner ma ferme du Dauphiné et commander que le tabac soit augmenté d'un sous à la livre et le sel de 10 sous au quintal.
Voilà ma réponse à l'insolence de ces villageois. Quant au bon ordre veiller à ce que tous les directeurs et autres sousfermiers le maintiennent sur tout le territoire de la ferme. Que l'on prépare une lettre à ma signature accordant les pleins pouvoirs à monsieur le chevalier et faisant état de mes volontés.
Il serait souhaitable que les sommes ainsi perçues fussent dans les quinze jours acheminé. vers nos caisses. Partez, c'est urgent.
Je n'en doute pas. Euh, monsieur, je passe devant l'hôtel de mademoiselle Deschamps. Dois-je lui annoncer la bonne nouvelle qu'elle aura rapidement sa petite maison de loupsenne ?
Soyez insolent, bonne ville. Je vous paye pour cela mais ne manquez pas de me bien servir. C'est bien fermier général, qu'est-ce que vous pensez de B ?
Ils sont ils pensent qu'à jouer à rapporter de l'argent par des impôts. Ils sont surtout indifférents, sans pitié, sans charité pour les autres. Oui, nous sommes mes chers enfants, en août 1788.
Rien ne va plus en France. Les paysans meurent de faim, la classe bourgeoise est révoltée, ça ne peut plus durer. Merci d'avoir fait ce voyage avec nous.
C'est une année intéressante. Je vais vous remettre à chacun un petit livre souvenir de nos voyages précédents à l'époque que nous naviguions au Moyen-Âge. Voilà, vous rentrez avec le TGV.
Ah ouais, oui, ça va vite hein. Ouais. Oui et bien nous avec l'ronef on va un milliard de fois plus vite.
Vous l'avez vu centre d'exploration du temps. Je vous reçois 5 sur 5. Je me dépêche parce qu'il me faut au moins 5 minutes pour quitter ma combinaison et revêtir mon smoking.
Je suis attendu à tes dansant. Et vous êtes légèrement en retard. Et oui, je m'en suis rendu compte mais vous savez c'est une année très importante. 1788 très important.
Bon mes enfants au revoir. Merci. Rendez-vous la semaine prochaine à 16h pour une nouvelle expédition.
Vite, nous retournons 1982 en voiture. [Musique]