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ChroniqueCNEWS (sur YouTube)· 12 mai 2026 4 minComplaisantActualité / polémiqueSantéInstitutions & élections

L'édito de Paul Sugy : «Hantavirus : Sébastien Lecornu au centre du jeu»

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Paul SugyFait
    « Est-ce que l'entirus va avoir les mêmes conséquences que le coronavirus il y a 6 ans ? »
  • 2:00Paul SugyFait
    « On a commencé par exemple en commentant ces vidéos de rapatriés qui retirent leur masque dans le bus. »
  • 4:00Paul SugyFait
    « Deux réunions par jour c'est un peu trop mais bon j'en aurais fait mon sentiment. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

La politique avec vous. Paul Suji, journaliste au Figaro. Bonjour Paul.

Bonjour Romain. Est-ce que l'entirus va avoir les mêmes conséquences que le coronavirus il y a 6 ans ? En tout cas, le sujet est déjà politique.

Le premier ministre Sébastien Lecornu tenait hier soir une réunion à Maton et il en avait tenu une dans l'après-midi. Oui. Alors, je laisse aux épidémiologistes bien sûr le soin de vous répondre sur la nature précise du virus.

Je crois qu'il ne s'en prive pas. Mais pour ce qui est de sa dimension politique, c'est une formidable nouvelle pour le premier ministre. au fond ce virus.

D'ailleurs, il paraît qu'il n'arrête pas d'en plaisanter dans les couloirs de Matin en s'imaginant déjà devoir reconfiner les Français. Alors, évidemment, c'est pas toujours le beau rôle pour les ministres en temps de pandémie. Il faut assumer des choses qui sont pas très agréables, annoncer des mesures pas toujours très marrantes et puis assumer parfois à mesure qu'on les découvre les impérits de l'État, on s'en souvient, manque de réserve stratégique, préparation défaillante et même déclaration idiote de porte-parole mal avisé.

Mais remarquez tout de même qu'Edouard Philippe et Jean Castex, chacun dans leur rôle, ne s'en sont pas trop mal sortis par le passé. le premier qui a récolte en tête des intentions de sondage aujourd'hui et le second on le supplie de toute part de quitter la SNCF pour revenir en politique. Après eux, François Berous, on est moins bien tiré par exemple.

Mais le malheur de François Berrous, c'est qu'il n'avait pas eu sa crise et pas n'importe quelle crise, une épidémie. Une épidémie, c'est-à-dire un sujet de France métropolitaine suffisamment technique pour que l'Élysée n'ait pas envie de se le coller aux doigts comme le sparadra du capitaine Adoc. Une guerre, on le sait, c'est un truc de président de la République.

Il faut parler à des chefs d'état. Il faut rendre compte aux français d'un air grave. philosopher un peu mais une épidémie sont des réunions d'experts, des coups de fil entre ministres et ministères, des points de situation, des décrètes dans tous les sens, bref, une épidémie, c'est c'est un truc de premier ministre et des choses de premier ministre.

Sébastien le cornu n'en avait pas tant que ça à se mettre sous la dent. D'ailleurs, vous avez vu, il ne boute pas son plaisir deux réunions par jour à Matignon pour les jours à venir. Il y a un réflexe Covid, on en a fait beaucoup tout de suite.

On en fait beaucoup tout de suite pour ne pas donner l'impression de réagir trop tard. C'est c'est normal quand on est politique bien sûr et le réflexe Covid non seulement bien sûr le gouvernement l'a aujourd'hui mais nous l'aurons tous dans quelques jours ou quelques semaines si les choses tournent mal et on verra avec effroid à quel point les usages sanitaires que nous pensions avoir tout bonnement oubliés reviendront avec un naturel désarmant. D'ailleurs, on y est déjà.

Regardez, on a commencé par exemple en commentant ces vidéos de rapatriés qui retirent leur masque dans le bus. On est déjà tous en train de les pointer du doigt parce qu'une épidémie, c'est d'abord la faute des autres et on commence très vite à se méfier de tout le monde. Il y a même un degré, je sais pas si vous avez vu, supplémentaire de suspicion qui a été franchi.

Avant on pointait les cas, maintenant sont les cas contact. Il y a même des des chaînes concurrentes qui ont quasiment une carte interactive en temps réel des villes de France avec des cas contact. Ah, on nous annonce un dans le Finistère, honte à tous les finistériens.

Bref, on a bien retrouvé ce mauvais côté du Covid où chacun se suspecte les uns les autres. Et en parlant des vieux réflexes, regardez aussi avec quelle rapidité le professeur Jean-François Delfressi a retrouvé le chemin des ministères. 6 ans plus tard, on aurait presque fini par l'oublier lui aussi.

Vous pensez qu'on a pas tiré les bonnes leçons du Covid ? Bah j'espère en partie que si. La suite va le dire, mais j'espère qu'en matière de sécurisation de nos chaînes d'approvisionnement, de réserve de matériel médical, on verra que la France est mieux préparée.

Mais l'autre leçon du Covid, c'était aussi une leçon d'humilité pour l'État. Plus celui-ci prétend iguer la crise à grand renfort de décisions administratives pointilleuses et intrusives et plus celui-ci avait dévoilé en réalité son impuissance. Alors faire plus et faire plus vite, c'est sûrement très bien.

Sébastien Lecnu sera sûrement bien inspiré en revanche de parler peut-être un peu moins, voir de s'agiter un peu moins. Mais après, c'est la nuance. S'agiter moins, ça n'est pas agir moins.

Merci beaucoup. C'est le dosage est compliqué hein le parce que quand on en fait quand on fait rien voilà quand on est à la télévision un 11 août en pleine canicule qu'on est ministre de la santé comme Jean-François Mathil en 2003 en en polo, on vous le c'est compliqué hein mais là moi je pense que deux réunions par jour c'est un peu trop mais bon j'en aurais fait mon sentiment mais en tout cas au moins le sentiment qu'il donne lui c'est qu'il est présent sur le