Face-à-Face : Aurore Bergé
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] il est 83 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV bonjour Aurore berger merci d'être venu dans ce studio répondre à mes questions vous êtes la présidente du groupe Renaissance le groupe macroniste à l'Assemblée nationale vous êtes également député des Yvelines et alors on a vu hier toute cette énergie toute cette énergie pour contrer la loi liotte mais vous avez peur de quoi alors on a peur de rien j'allais dire on a surtout pas peur de la démocratie du vote et c'est exactement ce qui s'est passé hier ce qui s'est passé c'est des scènes assez ahurissantes forme d'intimidation je parle même pas des hurlements des cris des tentatives d'obstruction qui était manifestes de la part de la France insoumise parce qu'en vérité quand la démocratie parle quand un vote a lieu mais qu'il ne leur convient pas alors il considère qu'il n'y a pas de démocratie c'est systématiquement ça avec les mélanges phonistes quand la démocratie parle mais ne va pas dans leur sens ça voudrait dire qu'il n'y a pas de démocratie nous il y a eu un vote et la seule chose qu'on voulait hier c'était pouvoir avoir un débat espérer avoir un jour peut-être un débat serein sur la question des retraites à l'Assemblée nationale on en a vie privée pendant des semaines vous l'avez vu vous l'avez commenté très largement au Sénat il y a eu un débat avec des points de vue qui étaient contraires mais il y a eu un débat à l'Assemblée on peut pas dire qu'il y a eu réellement un débat puisque du fait l'obstruction du fait de la manière avec laquelle il y a une tension permanente au sein de l'hémicycle on n'a pas réussi à avoir une qualité de débat qui à mon avis était importante pour les Français hier et hier on a eu malgré toi vous avez quand même dit cette phrase en berger à l'instant quand je dis vous avez peur de quoi vous m'avez dit certainement pas de la démocratie et du vote mais non encore heureux quand on est parlementaire qu'on n'ait pas peur ni du débat ni l'autre sur cette réforme des retraites ça vous paraît pas un problème déjà il faut si on veut refaire l'histoire on peut le refaire encore et encore et on peut dans ces cas là partir du point de départ qui est une obstruction parlementaire massive orchestrée organisée avec une intention qui a d'ailleurs été décritée revendiquée par Jean-Luc Mélenchon lui-même qui était de dire il ne faut surtout pas c'était le fameux article 7 c'est-à-dire il ne faut surtout pas voter le report de l'âge légal à la retraite nous nous avons dit quoi pendant ces semaines de débat pendant ces longues heures de débats systématiquement allons-y allons au vote sachant concrètement ce qui se passe à la soirée nationale mais c'est ce qu'on a fait hier non non non l'hémicycle mais moi je suis désolé vous pouvez pas me demander à moi qui suis député qui suit président du groupe renaissance de dire bah écoutez vous venez en commission des affaires sociales mais vous votez pas selon vos convictions moi j'ai voté nous avons voté selon nos convictions on a les quand même pas voter on allait quand même pas voter pour labrogation de la réforme donc évidemment vous dites la démocratie du vote et en même temps vous faites tout pour empêcher ce vote dans l'hémicycl la semaine prochaine moi ce que j'ai fait hier c'est d'être en commission des affaires sociales pendant encore une fois de longues heures malgré de l'obstruction manifeste parce qu'on a eu des dépôts de centaines voire plusieurs milliers de sous amendements pour faire quoi pour péché qu'on a un vote hier en commission des affaires sociales c'est ça qui a été organisé qui a été fomenté hier de manière très claire par la France insoumise et nous on a voté et on a voté en effet selon nos convictions vous pouvez quand même pas encore une fois me demander à moi de dire bah écoutez vous auriez dû venir vous auriez pas dû participer au vote pour attendre ce qui peut essentiellement pouvait se passer en non moi j'ai voté j'ai voté selon mes convictions j'ai voté pour protéger notre modèle social et donc j'ai voté contre évidemment l'abrogation de la réussite puisque vous dites que vous n'avez rien à craindre d'un vote ça veut dire qu'il y a le moins de pivée ne va pas censurer l'article 1 qui va revenir alors tout ça est très technique c'est compliqué mais en même temps c'est l'occasion aussi de se plonger dans notre Constitution et c'est assez passionnant de voir tous les outils que vous avez à votre portée vous en avez d'ailleurs trouvé certains dont on avait un petit peu oublié les uns comme les autres mais ce que l'on comprend c'est que cet article pour abroger pour revenir à une retraite à 64 ans qui a donc été supprimé en commission hier il peut revenir sous la forme d'un amendement rétabli le jour J c'est à dire la semaine prochaine souvent l'hémicycle mais encore faudrait-il qu'il y a le moins de Pivet ne le sont sur pas à nouveau dans les musiques si je vous comprends bien il y a le droit privé ne censurera pas cet article vocation à empêché ce vote la question elle ne se pose pas comme ça la présidente de l'Assemblée nationale elle est pas là pour garantir un vote ou pour empêcher un vote elle est là pour faire respecter des institutions et faire respecter la Constitution et c'est d'ailleurs ce que nous avons fait à toutes les étapes de la réforme des retraites et ça n'est pas moi qui le dit c'est le Conseil constitutionnel qui l'a dit il y a eu une procédure qui a été respectée il y a une constitution qui a été respectée donc la présidente de la soirée nationale elle a pas à se prononcer en disant je veux favoriser un vote ou je veux l'empêcher elle a juste à examiner les amendements qui seront déposés en disant est-ce qu'ils ont droit d'être examinés ou pas est-ce que juridiquement constitutionnellement moi présent de l'Assemblée nationale je peux autoriser des choses qui sont contraires à notre conscience vous l'article 1 c'est-à-dire le fait de repasser celles qui se prononcera le fait de repasser à la retraite à 64 ans serait anticonstitutionnelle les députés et c'est une règle dont on peut discuter d'ailleurs si on a demain une réforme constitutionnelle les députés normalement n'ont pas le droit d'avoir des propositions que ce soit une proposition loi que ce soit en amendement qui crée une charge supplémentaire pour l'État c'est à dire concrètement que ce soit des dizaines de milliers des centaines de milliers ou des milliards puisque là on parle évidemment en milliards qu'on parle de la réforme des retraits normalement nous n'avons pas cette prérogative c'est une prérogative du gouvernement alors et là c'est la différence entre les projets de loi et les propositions une proposition de la série loi qui vient du Parlement n'a pas le droit mais on peut contester ça on peut dire on souhaite une réforme conditionnelle et on considère qu'il faudrait abroger cela qu'il faudrait que les parlementaires aient encore plus de liberté et plus d'initiative parlementaire je peux avoir pour une raison pour non mais j'adore mais oui mais enfin moi je vous le dis mon point de vue il y a des gens qui sont très cohérents qui disent cette règle elle devrait plus exister il y a ceux qui sont aussi cohérents et qui disent pourquoi cette règle existe elle existe pour une raison simple c'est que vous pouvez pas m'interroger régulièrement sur la question des finances publiques sur la question de nos impôts sur la question de notre dette et dire ben écoutez c'est pas grave les députés peuvent déposer proposition loi après proposition de loi amendement après amendement qui coûteront à chaque fois des milliards et des milliards d'euros sans jamais dire cela comment ça pourrait être financer moi ce que je dis à cela ils appuient en l'occurrence leur proposition sur une augmentation de la taxe sur le tabac donc eux ils disent c'est la balance budgétaire est équilibrée vous connaissez quand même suffisamment bien ces sujets pour bien voir à quel point c'est un jeu de ces grotesque et c'est un jeu de dub vous le savez bien c'est à dire on est en train sérieusement de dire aux Français que pour financer le retour la retraite pour tous à 62 ans avec tous les éléments supplémentaires qu'on a ajouté dans la réforme notamment sur la retraite minimale sur les femmes sur les carrières on dit ce qu'on va financer ça sur le fait de fumer plus il propose aussi non conférence de finance une conférence financement mais du coup on dit pas comment finance donc on va arrêter les jeux de dupe à un moment il y a ceux qui sont pour la réforme des retraites j'en fais partie parce que je considère que c'était le seul levier qu'on avait pour protéger notre modèle social et nos retraites il y a ceux qui sont contre la réforme des retraites et au milieu il y a la Constitution il y a nos institutions il y a notre État de droit c'est ce qu'on a fait hier on a rien truqué on n'a pas manœuvré on a siéger à l'Assemblée nationale nous dans le calme et on a voté et ce vote hier en commission des affaires sociales a dit que dans cette commission qui représente tous les groupes politiques qui représentent toutes les sensibilités politiques à proportion de leur nombre à l'Assemblée nationale ne souhaitez pas abroger la réforme des retraites et je siègerai avec mon groupe le 8 juin prochain en hémicycle et s'il doit y avoir un vote et bien nous voterons s'il doit y avoir un vote vous voterez vous ne vous ne vous opposerez pas à la possibilité je n'ai pas déjà moi je n'ai pas les moyens d'empêcher quoi que ce soit j'ai par contre la responsabilité qui est la mienne qui est de dire la vérité et dire la vérité c'est que non on finance pas nos retraites on va juste fumer plus et que c'est comme ça qu'on paye 15 milliards d'euros supplémentaires parce que vous pouvez ou ne pouvait pas faire au fond de vous Aurore berger est-ce que vous vous dites pas quand même sur un sujet qui a tant divisé la France arriver au bout de cette procédure sans qu'il n'y ait eu le moindre vote c'est un problème un sujet qui a tant divisé la France et ceux qui surtout veulent continuer à ce que ça divise la France parce qu'ils y voit un intérêt politique mais à la fin qui gagne à la fin depuis ces longues semaines qui a gagné est-ce que l'Assemblée nationale y a gagné en termes d'image de manière évidente non l'image de l'Assemblée nationale a été dégradée par la manière avec laquelle les débats si je regarde les images d'hier qui sont effectivement des images où on peut les voir d'ailleurs sur sur BFM TV il y avait vraiment une certains ont dit qu'ils avaient failli en venir aux mains parmi les députés d'un côté comme de l'autre vous vous renvoyez quand même chacun la balle il y a pas d'un côté comme de l'autre ça n'est pas vrai ça n'est pas vrai parce que les députés de la majorité ne sont pas ceux qui ont votiférés qui ont hurlé qui ont intimidés qui ont insulté ça n'est pas vrai et ça vient systématiquement d'un seul groupe qui s'appelle la France insoumise et qui est un marche-pied extraordinaire pour l'extrême droite parce qu'à la fin de ce fameux combat sur la réforme des retraites qu'est-ce qui se passe la seule qui en sort renforcée gagnante elle s'appelle Marine Le Pen et elle s'appelle l'extrême droite française et ça c'est un problème pour nous c'est un problème collectif donc nous on tient sur le fait qu'on dit la vérité sur une réforme qui encore une fois demande des efforts aux Français qui n'étaient pas donc la plus facile à faire accepter et qui n'était pas la plus facile à faire promulguer pour le président de la République et à assumer pour notre majorité mais nous l'avons fait parce que combattre l'extrême droite c'est combattre lors pédagogie c'est combattre leur absence de proposition c'est combattre tout simplement le risque qu'il ferait prendre à notre pays s'il demain ils arrivaient au pouvoir ça n'est pas hurler vociférer et intimidé parce qu'à la fin je le comportement de l'extrême gauche favorise je le dis bien favorise la montée de l'extrême droite dans notre pays est-ce que le rassemblement national et l'héritier de Pétain il y a une donnée historique il y a une donnée historique sur ce qu'est l'extrême droite sur comment l'extrême droite française a été fondée dans notre pays et il y a la manière avec laquelle il faut la combattre aujourd'hui et les deux sont pas incompatibles rappelés historiquement ce qu'elle est et j'aimerais que ce seul argument suffisent la vérité c'est qu'aujourd'hui ce seul argument ne suffit pas à faire en sorte qu'il y ait encore une forme de cordon sanitaire comme ça pouvait exister pendant des années moi j'ai fondé mon engagement politique comme beaucoup de gens de ma génération sur le 21 avril 2002 21 avril 2002 c'est pour la première fois l'extrême droite qui est au second tour l'élection présidentielle c'est Jean-Marie Le Pen ça soulève le pays c'est 82% réalisent Jacques Chirac au second tour de la présidentielle vous voyez bien qu'aujourd'hui on en est plus l'erreur bergée donc il faut combattre l'extrême droite l'efficacité de notre politique ça fait partie quand même des arguments fallait-il recadrer sa première ministre en plein conseil des ministres et le faire savoir à toutes les rédactions de France parce qu'elle avait dit que le RN était l'héritier de Pétain moi j'ai pas à me prononcer et le président de la République il s'est exprimé hier le président de la République et que tous ceux qui nous écoutent sachent comment ça se passe moi j'y étais pas au Conseil des ministres et vous non plus donc pourquoi je le sais pourquoi je le sais parce que l'équipe du président de la République a appelé toutes les rédactions de France pour dire que le Président de la République avait recadré sèchement la première ministre donc oui ça se sait mais ça se sait parce qu'ils ont voulu que ça sèche moi vous me posez la question concrètement sur l'extrême droite moi je vous répond sur l'extrême droite non non moi je vous pose pas Elisabeth borne parce qu'elle avait dit que le RN était l'héritier de moi je n'ai pas à répondre à ce genre de sujet parce que j'ai pas répondu du Commentaire sur le commentaire ça lui dirait mais vous leur direz c'est pas le sujet c'est pas le sujet moi ce que je sais je pense vous avez plus de courroie de transmission avec l'Élysée que mais comment ce que je sais c'est que le Président de la République s'est exprimé hier dans une conférence de presse de manière donc publique et pas de manière quel feutrée en période il choisit ce qu'il dit quand il le dit et je crois qu'il est suffisamment libre de sa parole et qu'il est président de la République ce que je sais c'est le combat qu'on a amené face à l'extrême droite et on est souvent bien seul à mener ce combat face à l'extrême droite je vois peu de gens venir sur vos plateaux de télévision pour dénoncer ce qu'est l'extrême droite française je vois peu de gens dans l'hémicycle combattre l'extrême droite je vois peu de gens sur le terrain par nous combattre l'extrême droite française pour écouter vous ne pourrez pas stratégie mais du côté de les filles ils disent en tout cas eux être dans le combat contre il y a une partie de la droite également mais encore une fois je ne sais pas justement si ce combat est si important je suis surprise et vous semblez surprise aussi il faut être quand même honnête en tout cas ce que je vais mettre au minimum mal à l'aise par le fait que ça puisse se passer un billet le président de la République qui vous parait aussi président de la République et celui qui part deux fois à empêcher l'extrême droite d'arriver au pouvoir dans notre pays c'est celui qui part deux fois a été qualifié par les Français au second tour d'une présidentielle et qui a gagné l'élection présidentielle c'est celui qui a permis que l'extrême droite n'arrive pas au pouvoir dans notre pays notre responsabilité c'est de démontrer par la politique que nous menons que cette politique est plus efficace que l'extrême droite ne le sera jamais si elle devait arriver au pouvoir c'est ça qu'on doit faire c'est ça qu'on doit faire mais recadrer sa première ministre devant les ministres d'essayer de me faire dire quelque chose que je ne dirais pas vous pouvez me la reposer que vous ne vouliez pas vous exprimer là mais c'est pas mon rôle parce que c'est pas mon rôle de m'exprimer sur du commentaire je suis pas commentateur politique je suis député je suis président d'un groupe à l'Assemblée nationale moi je suis là pour expliquer politique ce qu'on fait à l'Assemblée nationale tu la politique je suis là pour expliquer pourquoi nous les votons et je suis là pour expliquer le combat que nous menons face à l'extrême politique que vous acceptez de commenter ou non c'est ma liberté aussi de répondre ou pas mais en tout cas on peut voir que c'est un sujet qui au minimum vous-même sinon vous réagiriez mais j'ai réagi sur ce qui me paraît très essentiel le combat qu'on a amené face à l'extrême en tout cas vous n'avez pas dit que le RN n'était pas l'héritier de Pétain ça je mets un fail il y a deux combats que vous avez décidé de mener avec le gouvernement l'un c'est contre la fraude sociale et l'autre c'est ce matin sur les places en crèche et la petite enfance et l'accompagnement des parents pour qu'ils puissent travailler sur la fraude sociale il y a des pistes qui ont été lancées mais pour l'instant assez peu de concrétisation sur cette histoire de carte vitale et de carte d'identité est-ce que vous en savez plus est-ce que vous de dire ce matin si ce qui a été annoncé comme l'une des solutions on va devenir une solution effectivement si les Français vont avoir cette carte Vitale carte d'identité dans la poche c'est l'un des leviers de lutte contre la fraude sociale la fraude sociale c'est environ 8 milliards d'euros donc c'est pas une paille pour le budget de l'État et frauder socialement ça veut dire des recettes en moins pour l'État et donc ça veut dire les engagements que l'État ne peut pas prendre sur des sujets importants que vous évoquez typiquement la question du nombre de places en crèche l'accompagnement des femmes donc c'est ça qu'on doit faire il y a beaucoup de sujets qui avaient été évoqué au cours de la carte Vitale on avait posé la question s'il faut une carte Vitale biométrique voit qu'en fait c'est extrêmement compliqué à mettre en oeuvre et que ça coûterait surtout beaucoup trop cher environ 250 millions d'euros par an donc on voit bien qu'il y a des solutions qui paraîtrait intéressantes mais qui en vérité ne sont pas faciles à mettre en oeuvre le rapproché avec la carte d'identité et je sais bien les délais sur le tension et carte d'identité et la nécessité surtout de raccourcir ses délais c'est faire en sorte qu'il n'y ait plus de fraude qu'on ne puisse pas prêter sa carte vitale à quelqu'un alors qu'en vérité ça n'est pas la même personne qui bénéficie de la carte Vitale une question encore sur l'efficacité les annonces qui vont être faites tout à l'heure probablement 200 000 places en crèches de plus d'ici 2030 200000 places en crèche de plus mais combien de postes en plus de façon c'est corréler vous savez très bien qu'en fonction du nombre de berceaux donc en fonction du nombre d'enfants que vous accueillez en crèche il y a un nombre de personnel en crèche qui évidemment requis il y a aussi l'idée de mieux accompagner les parents qui choisissent des modes de garde qui sont différents pas forcément en crèche mais des assistants maternelles parce que on est dans un pays où vous êtes extrêmement accompagné par rapport à vos modalités de garde d'enfant la CAF aide directement les crèches elles aident directement aussi les familles on a relevé cet été une proposition de mon groupe c'est mis en oeuvre le crédit d'impôt aussi pour la garde d'enfants c'est 2300 euros maximum par an maintenant c'est 3500 euros par an que les parents peuvent donc déduire de leurs impôts pour faire garder leurs enfants donc il y a l'accompagnement des parents et elle soutient aux professionnels de la petite enfance ils sont beaucoup attaqués en ce moment et à force d'attaquer les professionnels de un petit enfance de les montrer du doigt je crois qu'on crée aussi un climat qui est extrêmement négatif alors qu'ils sont des gens qui sont engagés qui sont courageux dans des métiers qui sont aussi difficiles et pénibles et qui méritent beaucoup de reconnaissance donc des places et du personnel qui va avec je voudrais vous interroger aussi Aurore berger sur la faire Mohamed Hawas c'est donc cette international de rugby qui a été condamné à un an de prison ferme aménageable aménageable ça veut dire qu'il n'est pas en prison au moment où on se parle pour avoir frappé sa femme Imad Haas le tort de sa victime d'après Mohamed ah ouais c'est son avocat ce serait d'avoir osé fumer une cigarette et d'avoir surtout voulu travailler et avoir une vie sociale la victime elle-même n'a pas osé porter plainte elle a dit avoir refusé de porter plainte à la même refusé d'être examinée par un médecin et alors que la le jugement est tombé et qu'elle a compris que son mari allait rentrer à la maison elle a été à la sortie de la prison et elle s'est dit soulagée de le voir rentrer à la maison comment vous réagissez une séparation des pouvoirs et la justice est indépendante le parquet est indépendant mais en tant que femme et en tant que citoyenne je ne peux pas ne pas être interpellé par la décision de justice qui a été prise il y a aucun doute sur le fait qu'il y a eu un fait de violence conjugale il y a aucun doute les images qu'il démontrent et il l'a même reconnu qu'il a tabassé sa femme qui l'a frappée et elle-même d'ailleurs ne nie pas qu'elle a été violente et à la fin cet homme qui a donc tabassé sa femme et remis en liberté et remis en liberté donc il rentre chez lui auprès de sa femme et auprès de ses enfants donc je considère que la justice ne protège pas cette femme qu'est-ce qui garantit que demain elle ne sera pas à nouveau victime de violences conjugales qu'est-ce qu'il garantit qu'un homme qui a déjà frappé n'avait pas déjà frappé par le passé ou ne refera pas demain et ce qui pourrait se passer pour elle donc la question c'est comment on fait pour mieux protéger les victimes même parfois malgré elle parce qu'elle ne souhaite pas porter plainte parce qu'elle ne souhaite pas être accompagnée parce qu'elles ont peut-être aussi peur qu'à la fin de toute façon il y a une forme de défaillance qui fera qu'elle ne procureur a dit cette femme dans son témoignage lorsqu'elle a fini par être retrouvé par la police elle avait donc été vu tabassée comme vous le dites traînez de force et enfermé dans la voiture de Mohamed Hawa s'il a fini par être arrêté quelques minutes plus tard et dans la déposition elle a même dit devant les policiers et je n'ai pas osé crier je me suis retenu de crier parce que j'avais peur qu'il tape plus fort et pourtant cette femme décide de ne pas porter plainte et dit qu'elle est soulagée de le voir rentrer à la maison qu'est-ce que ça dit ça aussi aujourd'hui dans notre monde du phénomène d'emprise ce qu'il ne faut pas c'est qu'à la fin ça se retourne contre elle la victime c'est elle c'est pas ses propos à elle qu'il faut mettre en accusation c'est pas le fait qu'elle n'est pas voulu porter plainte qu'il faut mettre en accusation c'est l'huile bourreau c'est elle la victime il faut replacer les choses au bon endroit et la question c'est comment la société comment l'État qui lui doit protection parce que nous savons qu'elle est victime et bien garantie qu'elle soit belle et bien protégée garantie aussi que ses enfants soient bel et bien protégés parce que quand vous tabassez votre femme on peut difficilement considérer que vous êtes un bon père de famille donc c'est tout ça qu'on doit mettre en place et ce qu'on souhaite mettre en place aussi auprès des tribunaux on a travaillé sur le sujet c'est midi chants de l'or dans notre groupe qui a travaillé sur le sujet pour faire en sorte que dans il y ait des pôles spécialisés sur lesquels mieux accompagner aussi justement celles et ceux qui doivent juger pour qu'il soit vous-même vous-même en berger vous vouliez aller plus loin sur les peines éligibilité notamment pour les élus condamnés pour violence conjugales c'était en mars dernier vous aviez pleuré dans l'hémicycle vous aviez dit je sais de quoi je parle est-ce que vous voulez nous en dire plus non j'ai pas en dire plus c'était une séance d'une violence inouïe que j'ai vécu ce jour-là et j'ai vécu ce que vivent trop souvent des femmes c'est à dire qu'à partir du moment où elle parle c'est elle qui sont mises en accusation c'est ça qui ne devrait plus se passer dans notre société on devrait pouvoir se dire qu'après tout ce qu'on a enfin révélé sur la question des violences familiales des violences conjugales des violences sexuelles ce ne sont pas les femmes qui doivent être mises en accusation ce sont les femmes qui doivent être écoutées qui doivent être respectées qui doivent être protégés et notre société qui doit être à la hauteur de la parole des femmes et là la société par cette décision de justice n'est pas à la hauteur de la protection qu'elle doit à cette femme Aurore berger président du groupe Renaissance le groupe macroniste à l'Assemblée merci d'avoir répondu à mes questions 8h54 sur un mcbfm
Aurore Bergé