Le Grand Jury de Marine Tondelier
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 42 %Défensif 18 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:28OuverteRéponse partielle
Pour 2027, la gauche aurait-elle les moyens de s'organiser ?
- 0:34RelanceÉludée
Vous défendez une primaire que seuls les petits candidats défendent. S'il n'y a pas de primaire, que ferez-vous ?
- 0:42FerméeÉludée
Serez-vous candidate à l'élection présidentielle ?
- 1:41OuverteRéponse directe
Marine Tondelier, quelle est votre réaction aux tirs au dîner des correspondants de la Maison Blanche ?
- 3:07OuverteRéponse directe
Est-ce que vous êtes inquiète sur la sécurité énergétique ?
- 4:07FerméeRéponse directe
Vous pensez qu'il y a un risque de pénurie pour les Français ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:47PrésentateurFait
« Moi, je ne défendrai jamais la violence en politique et je n'expliquerai jamais qu'elle est méritée. »
- 3:11PrésentateurFait
« Je suis inquiète sur la sécurité énergétique, comme beaucoup d'écolos depuis très longtemps. »
- 3:39PrésentateurFait
« Notre défaillance industrielle est arsenalisée, si ArcelorMittal ferme à Dunkerque, demain, nous dépendrons pour acheter de l'acier des États-Unis ou de la Chine. »
- 9:36PrésentateurFait
« Il est temps. »
- 10:35PrésentateurFait
« On se les est posées au tout début de la guerre en Ukraine. »
- 11:35PrésentateurFait
« Il y a 40 ans, jour pour jour, le réacteur numéro 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl explosait. »
- 12:04PrésentateurFait
« Regardez les reportages qui sortent sur Tchernobyl 40 ans après où le territoire est encore condamné. »
- 13:40PrésentateurFait
« On peut monter, on peut faire sortir de terre et faire tourner des éoliennes. Construire un nouvel EPR, on ne sait pas le faire en 5 ans, ni en 10, ni en 15. »
- 17:10PrésentateurChiffre
« 86% des électeurs de gauche et écologistes souhaitent une primaire. »
- 29:27PrésentateurFait
« Vous parlez de backlash pour l'écologie comme si c'était un backlash pour les écologistes mais si c'était un backlash pour les Français. »
- 29:32PrésentateurChiffre
« Il y a aujourd'hui 15 millions de Français qui vivent dans des passoires thermiques. »
- 30:22PrésentateurChiffre
« À l'époque, vous pouviez avoir jusqu'à 63 000 euros quand vous étiez un ménage modeste. Aujourd'hui, c'est 32 000 euros. »
- 30:37PrésentateurFait
« On se retrouve dans une situation où il y a 15% du parc locatif qui ne pourrait plus être loué dans les mois et les années qui viennent. »
- 35:57PrésentateurPromesse
« Moi je veux qu'on dise aux français combien ça fait de stades de foot qui disparaissent en équivalent de terres agricoles. »
- 37:04PrésentateurChiffre
« Rien qu'aujourd'hui, c'est entre 5 et 10 milliards d'euros par an de sinistre. »
- 39:00PrésentateurChiffre
« La facture des français d'eau a augmenté de 20% ces derniers temps. »
- 39:06PrésentateurChiffre
« 30% n'arrivaient pas à avoir une eau de qualité au robinet. »
- 48:57PrésentateurChiffre
« Plus 234% d'actes antisémites ces dernières années dans ce pays. »
Temps de parole
- Présentateur76 %
- Présentateur 216 %
- Invité4 %
- Invité 24 %
≈ 4,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Présenté par Olivier Bost. Bonjour et bienvenue à tous dans ce grand jury. Nous sommes en direct sur RTL et en direct également sur Public Sénat. Marine Tondelier, bonjour. Bonjour et bon dimanche à toutes celles et ceux qui nous écoutent ou qui nous regardent. Vous êtes secrétaire nationale des écologistes. Pour 2027, la gauche aurait les filles parviendra-t-elle à s'organiser ? Vous défendez une primaire que seuls les petits candidats, entre guillemets, défendent. Alors s'il n'y a pas de primaire, que ferez-vous ? Serez-vous candidate à l'élection présidentielle ? D'autant plus que l'écologie n'est plus dans l'air du temps.
Les passoires thermiques, le bétonnage, les voitures électriques, les reculs se multiplient. Mais pourquoi l'écologie est-elle rejetée quand elle devient concrète ? Bienvenue dans ce grand jury, Marine Tondelier. A mes côtés pour vous interroger ce dimanche, Claire Conruite du Fidiaro. Bonjour. Steve Jourdain de Public Sénat. Bonjour. Dans ce grand jury, Marine Tondelier, plusieurs séquences. Et vous répondrez notamment, comme tous les dimanches, à nos questions express. Le grand jury, l'actualité de la semaine. Mais tout d'abord, ces images, bien sûr, aux Etats-Unis. Des tirs au dîner des correspondants de la Maison Blanche. Cette nuit, il n'y a pas de victime.
Donald Trump a été évacué avant de donner une conférence de presse. L'homme surarmé qui a été arrêté et considéré comme un loup solitaire par les services américains. Marine Tondelier, quelle est votre réaction ? Dites-vous, qui attise la violence verbale récolte la violence ? Moi, je ne défendrai jamais la violence en politique et je n'expliquerai jamais qu'elle est méritée. Mais on voit, oui, qu'aux Etats-Unis, la violence politique est exacerbée. C'est le cas d'ailleurs de plus en plus en Europe et on doit y être extrêmement attentif. Ensuite, là, on avait affaire, comme le disent les services secrets, à un loup solitaire. C'est ça, les informations que l'on a pour l'instant.
Et on sait que dans ces cas-là, ils sont beaucoup plus difficiles à prévenir, à traquer, à arrêter parce qu'ils n'ont pas de réseau, ils n'ont pas de communication avec d'éventuels complices. Mais ça relance quand même pour moi, comme à chaque fois qu'il y a un drame pareil aux Etats-Unis, le débat sur la détention des armes à feu. On sait que c'est très permissif aux Etats-Unis et que c'est un vrai sujet de sécurité nationale chez eux. Débat qui n'est jamais rouvert aux Etats-Unis. Quand même, quand même, quand même. Emmanuel Macron ?
Pas dans la tête de Trump, je pense, mais chez beaucoup de gens qui sont inquiets pour leurs parents à l'école, qui sont inquiets pour la sécurité nationale, tout simplement. Emmanuel Macron dénonce une attaque inacceptable et apporte son soutien au président américain. Vous vous joignez à ce soutien ? Oui, c'est logique. On n'a pas à être menacé de mort ou menacé physiquement pour ses idées politiques, quand bien même je défends et je combats fermement celle de Donald Trump. Toujours dans l'actualité internationale, Marine Tondelier, la circulation est à l'arrêt, toujours dans le détroit d'Hormuz.
Le directeur de l'agence internationale de l'énergie parle de la plus grande menace de l'histoire pour notre sécurité énergétique. Est-ce que vous êtes inquiète ? Alors je suis inquiète sur la sécurité énergétique, comme beaucoup d'écolos depuis très longtemps. En réalité, on ne s'est pas réveillé avec le blocage du détroit d'Hormuz. On est dans un monde en guerre, il faut le dire. Et quand on parle de guerre en France, on a tendance à penser, et on a une armée puissante, que pour faire la guerre, il faut un arsenal, et que dans notre arsenal, nous avons des bombes et des munitions, et que du coup, ça ira.
La réalité, c'est qu'aujourd'hui, nos adversaires arsenalisent d'autres éléments de notre sécurité nationale. Notre défaillance industrielle est arsenalisée, si ArcelorMittal ferme à Dunkerque, demain, nous dépendrons pour acheter de l'acier des Etats-Unis ou de la Chine. Notre dépendance énergétique est arsenalisée également, et je pourrais vous citer plein d'exemples comme ça. Donc, en réalité, nous sommes faibles parce que nous sommes impréparés sur des sujets que les écologistes énoncent depuis longtemps.
Emmanuel Macron dit qu'il n'y a pas de risque de pénurie. Le patron de Total, Patrick Pouyanné, estimule que deux à trois mois...
On ne sait pas qu'Emmanuel Macron fasse le plan lui-même et le finance pour sa voiture. Et je ne pense pas qu'il travaille en zone rurale.
Je pense qu'il parlait pour les Français, effectivement. Vous pensez qu'il y a un risque de pénurie pour les Français ?
Il parle pour les Français, mais sa vie ne ressemble pas à la vie des Français. Moi, je peux vous dire que j'étais encore ce week-end avec des personnes qui ne savent pas comment faire le plan pour aller travailler, et qui réduisent leurs portions alimentaires pour le faire. La question, ce n'est pas la question du prix, c'est la question de la pénurie. Est-ce qu'il y a un risque ou pas de pénurie ? En fait, si vous avez de l'essence, mais que vous n'avez pas les moyens de l'acheter, vous êtes en pénurie, vous êtes en difficulté dans votre quotidien. C'est à ça que devrait s'intéresser le président de la France.
Vous dites aux Français qu'il y a un risque de pénurie, il faut s'y préparer.
Je dis qu'on sait depuis des décennies, le premier rapport sur le sujet, c'est le Club de Rome en 1972, que nous manquerons un jour de pétrole et que les politiques en place sont coupables de ne pas avoir anticipé cela. Les voitures électriques, ça existe. Il y avait un programme, le leasing social, qui permettait à des classes populaires et très populaires d'accéder à un véhicule électrique pour ne pas dépendre du prix à la pompe. Si on vous aide à avoir ce véhicule électrique en payant un peu chaque mois, à chaque plein ou à chaque charge, vous faites une économie phénoménale. Il existe ce leasing social. Ce dispositif de leasing, M.
Bolle, a été supprimé dans le projet de loi de finances en fin d'année dernière. Les écologistes ont dit que c'est complètement obsolète. C'est anachronique, ça n'a pas de sens. On l'a supprimé quand même pour finir quelques semaines après par se dire, oulala, Détroit-Dormuz, on est vulnérable, on le remet. Ça n'a pas de sens. Les politiques publiques doivent être prévisibles, doivent être pilotées, doivent être anticipées. Et là, franchement, sur le point de vue énergétique, on navigue à vue et donc on se rend vulnérable. C'est un problème social parce que quand ta maison n'est pas isolée ou quand tu ne peux pas faire ton plein d'essence, tu en es pas. Mais c'est aussi une dépendance.
Il y a des solutions très concrètes et immédiates. Et c'est compliqué géopolitiquement. Ça nous rend vulnérables.
Le gouvernement a prolongé et multiplié les aides ciblées pour lutter contre la hausse des prix du carburant. Est-ce que c'est suffisant ? Est-ce qu'il faut aller plus loin ? Qu'est-ce que vous en pensez ?
Alors nous, nous avions fait chez les écologistes un courrier le 11 mars à M. Lecornu. C'est le jour où il nous avait convoqués à Matignon pour avoir un briefing sur la situation internationale, la situation militaire d'Indo-Froi-Dormuz, mais aussi pour parler de ses conséquences sociales en France. Ce jour-là, nous lui avions adressé une lettre ouverte pour demander des aides directes et ciblées sur les ménages français. Ce n'est que ce week-end qu'on en entend parler. Il y a eu des petites annonces un peu entre-temps pour les professionnels. C'est trop peu et c'est trop tard.
Et on voit qu'on a affaire à des personnes qui ne sont pas concernées dans leur chair, dans leur vie quotidienne par cette dépendance-là. Et donc les politiques publiques sont très très éloignées des besoins des Français parce que les politiques qui nous gouvernent aujourd'hui
sont très éloignées du quotidien des Français. Est-ce que par exemple l'idée de taxer les profits ou super profits des raffineurs, ce qui a rapporté 69 millions d'euros en 2022, c'est une bonne solution ?
Eh bien, c'est l'un des gros problèmes du plan de M. Lecornu. C'est qu'à aucun moment, il ne parle des pétroliers. Et donc on a Total, par exemple, j'en cite un, il y en a plein d'autres, qui en mars fait un milliard d'euros, un milliard d'euros de profit en plus que d'habitude. C'est-à-dire qu'ils achètent l'essence à prix bas, juste avant le blocage du toit d'Ormuse, et le revendent à prix fort. Et qui paye l'addition, c'est nous. A priori, ce n'est pas illégal.
A priori, ce n'est pas illégal. C'est de la spéculation, mais ce n'est pas illégal. Vous voulez interdire ce genre d'opération ?
C'est bien le problème que ce ne soit pas illégal. C'est qu'en fait, tout le monde paye la facture quotidiennement en faisant le plan, et eux, ils s'en mettent plein les poches. Ce n'est pas juste. Et l'État, dans ces cas-là, doit être là pour intervenir, en disant, écoutez, il y a des profiteurs de guerre. C'est comme ça, ça a toujours existé. Comme il y avait des profiteurs de crise au moment du Covid, en fait, sur les surprofits du fait de la guerre, vous devez contribuer à payer la facture nationale à aider les Français. Et vous savez, M. Pouyanné, ici, on ne lui dit rien. On lui demande bien. La seule chose qu'on lui donne, c'est la Légion d'honneur dans ce pays.
Ceci explique sans doute cela. C'est un problème. Mais quand vous voyez que la surtaxe a rapporté 69 millions d'euros en 2022, c'est très, très peu. Parce qu'elle n'est pas au bon niveau. Qu'est-ce que voulez-vous que je vous dise ? C'est tout le problème, nous sommes d'accord.
Blocage des prix ? Vous êtes pour le blocage des prix ?
En fait, il y a plein de dispositifs qui sont possibles. Moi, ce que je dis, c'est que je priorise des dispositifs qui sont ciblés. Parce que vous voyez, aujourd'hui, il y a des personnes qui ont des SUV de 3 tonnes. Quand on a les moyens de s'acheter un SUV de 3 tonnes, peut-être qu'on a le moyen de payer la facture énergétique qui va avec. Il y a des personnes, comme moi, qui ont un véhicule, mais qui n'en dépendent pas forcément pour aller travailler. Ce n'est pas pareil que quand vous êtes aide-soignante, infirmière libérale. Donc ça, c'est un sujet. J'étais au marché des Limbeaumont vendredi matin.
Les gens qui font le marché, qui ont des véhicules utilitaires, ils disaient, moi, ce marché n'est pas rentable pour moi. Parce que le trajet que j'ai fait, le même que d'habitude, m'a coûté beaucoup plus cher. Mais aussi parce que, comme la facture énergétique de tout le monde paye sur nos porte-monnaies, il n'y avait plus personne sur le marché. Alors que c'était des vacances scolaires pour aller acheter un petit cadeau aux enfants, etc. Donc il disait, là, le monsieur avec qui je discutais, il me disait, moi, j'arrête. Maintenant, je vais faire des transports sanitaires. Je me transforme mon taxi.
Donc, être ciblé n'est pas blocage des prix général.
Je me dis que tout ça coûte cher. Et donc, sauf si on a un moyen pour les garantir et faire rentrer dans les finances publiques, en urgence, aide ciblée sur les ménages les plus précaires qui ont besoin de faire le plein pour aller travailler. Au moins ça. Et taxer des super profits parce que c'est eux, ça rentre dans leur caisse. Ils ont plein d'argent. C'est encore les actionnaires qui vont en bénéficier. Ils doivent contribuer à l'effort national. Marine Thaudelier, en réponse à la crise énergétique, Sébastien Lecornu, le Premier ministre, a mis en avant un plan d'électrification.
Le but, c'est d'inciter à modifier nos usages, que ce soit pour se déplacer ou se chauffer, c'est-à-dire passer des énergies carbonées à l'électricité. Qu'est-ce que vous pensez de ce plan ? Il est temps. J'ai envie de vous dire qu'encore une fois, ça fait des décennies qu'on en parle. Et moi, je ne suis pas là pour vous dire qu'on avait raison avant tout le monde, même si c'est vrai. Je suis là pour vous dire que maintenant, on y va. Et on y va, mais pas complètement. Dans ce plan, on ne parle pas du tout de sobriété. Donc encore une fois, si c'est pour dire aux gens passer à des véhicules électriques, mais achetez-vous des SUV de 3 tonnes, est-ce que c'est écologique ? Non.
Si c'est pour dire aux gens mettez une pompe à chaleur, mais on ne vous aidera pas à réhabiliter ou à rénover thermiquement votre logement, alors on va chauffer les oiseaux et on mettra les gens dans la précarité énergétique quand même. Donc vous voyez, c'est la difficulté de l'écologie. Je veux bien dire que ce n'est pas simple. C'est vrai. L'écologie est complexe. C'est comme ça. Il n'y a pas de solution simpliste dans le réel de l'écologie.
Mais si on veut vraiment qu'elle protège les Français, alors on ne peut pas être dans des mesures à chaque fois d'urgence qui en plus, comme beaucoup de plans d'action de ce gouvernement, sont posés là parce que c'est le moment où tous les journalistes leur demandent ce qu'on fait et puis dans trois semaines, ils seront ailleurs. Toutes ces questions, il faut quand même dire à celles et ceux qui nous écoutent ou qui nous regardent, on se les est posées au tout début de la guerre en Ukraine. Au tout début. Alors pendant trois semaines, peut-être quelques mois, on a dit qu'il ne faut plus dépendre du gaz, il faut relancer la transition énergétique, écologique, la sobriété, l'isolation.
Et puis tout le monde est passé à autre chose. Je me rappelle une campagne d'affichage des verts qui disait isoler nos maisons, isoler Poutine parce que Poutine en 2024 a eu plus d'argent direct de la France par nos dépendances aux engrais qu'on achète chez eux à l'uranium et au gaz qu'on a donné d'être direct à l'Ukraine. Et donc tout le monde a dit ça et puis on est passé à autre chose à part les écologistes. Et donc je regrette, on refait dans l'urgence quelque chose qu'on aurait dû faire depuis longtemps.
Donc quand Marine Tondelier, quand le gouvernement dit qu'il faut conditionner les aides, enfin veut conditionner même les aides à la rénovation, à l'abandon par exemple des chaudières à gaz, ça c'est une bonne idée. Expliquez-moi pourquoi il y a deux ou trois ans quand j'ai moi fait la réhabilitation thermique de mon logement. Procédure hyper compliquée, je souhaite à tout le monde que ce soit bientôt plus simple parce que franchement un enfer administratif et quand je suis allée à l'espace Info Énergie où on vous dit ce qu'il faut faire chez vous, on m'a dit de remettre une chaudière à gaz. Je ne comprends pas. Nous sommes le 26 avril 2026.
Il y a 40 ans, jour pour jour, le réacteur numéro 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl explosait. 40 ans après, le nucléaire ne semble plus faire peur. Ça dépend à qui. Je pense que surtout le nucléaire a perdu la bataille des prix, en réalité des coûts. On le voit bien en France, le programme que M. Macron voulait lancer avec plein de grands réacteurs, y compris la Cour des comptes qui n'est pas là pour être écologiste. Ça ne semble plus être un sujet sur le plan de la sécurité. Ce n'est pas vrai. Regardez les reportages qui sortent sur Tchernobyl 40 ans après où le territoire est encore condamné. Regardez les déchets en France dont on ne sait toujours pas vraiment quoi faire.
Regardez Flamanville qui est en maintenance pour plusieurs centaines de jours parce que ça ne fonctionne toujours pas. Et regardez ces nouveaux réacteurs qu'on n'arrive pas à conduire. Et encore une fois, moi j'ai mon avis écologiste sur la question. Vous ne ferez pas changer d'avis. En tant que candidate à la présidentielle, moi ce que je souhaite c'est un débat rationnel sur le sujet. Si pour une fois dans ce pays on pouvait débattre rationnellement d'énergie plutôt que par les tribunes de M. Rettagio qui dit... Ça veut dire quoi ? Un débat rationnel sur le nucléaire ?
Quand un ministre de l'Intérieur fait une tribune alors qu'on ne lui a rien demandé sur le sujet qu'il s'occupe plutôt de l'Intérieur pour dire on arrête, on fait un moratoire sur les énergies renouvelables, excusez-moi, ça n'a aucun sens. Et donc je trouve qu'on a du mal à avoir un débat éclairé sur le sujet. Donc nous, nous proposons si nous remportons la présidentielle avec la gauche et les écologistes une convention citoyenne sur l'énergie pour qu'on décide ensemble. car le choix du nucléaire n'a jamais été fait de manière démocratique et ça continue. C'est déjà un sujet à l'intérieur de la gauche.
Le parti socialiste, par exemple, dans son programme valide la construction de nouvelles centrales nucléaires. Mais c'est pour ça que je vous dis, moi si je suis candidate à la fin, je ne serai pas candidate que des écologistes. Je serai candidate de la gauche et des écologistes. Et donc ces décisions dans ces cas-là, ça sera quoi la position de la gauche ? Ces décisions, nous les prendrons ensemble. On se remettra à une convention citoyenne qui fera confiance à des gens tirés au sort formés par des scientifiques. Aujourd'hui l'opinion française est pro-nucléaire. Mais ce que je veux vous dire quand même, moi je pense que l'opinion française n'a pas vraiment d'avis.
Ça dépend comment on leur pose la question et franchement ce débat il est à la fois politique, technique mais il est aussi financier. Et je vous le dis, monsieur vous avez été obligé d'être d'accord avec moi, ce qu'on peut faire pendant un mandat politique présidentiel, c'est quoi ? On peut monter, on peut faire sortir de terre et faire tourner des éoliennes. Construire un nouvel EPR, on ne sait pas le faire en 5 ans, ni en 10, ni en 15. Et donc si on veut répondre à une crise énergétique, crise ça veut dire que c'est maintenant. Si on répond à une crise climatique, crise ça veut dire que c'est maintenant. Il faut agir maintenant. Il n'y a que le renouvelable qui sait le faire.
Par ailleurs, la Cour des comptes qui est loin d'être là pour être écologiste ou pas écologiste signale que économiquement, budgétairement, financièrement et même industriellement nous ne savons pas construire ces EPR. Donc moi je préfère, vous voyez on dit souvent un tien vaut mieux que deux toulouras. Je préfère qu'on sait faire maintenant. Et par ailleurs je précise avant qu'on raconte n'importe quoi sur ce que je viens de dire. Je n'ai jamais dit que si j'étais présidente de la République, je fermais tous les EPR tout de suite.
Vous ne fermez pas tous les EPR.
Ce n'est jamais ce qu'on a dit dans nos programmes présidentiels. On peut augmenter le nombre de renouvelables et au fur et à mesure qu'on a suffisamment de renouvelables pour alimenter ce pays avec des politiques de sobriété évidemment, on peut fermer les réacteurs dans l'ordre en partant par les plus dangereux. Et pourtant,
415 réacteurs atomiques produisent de l'électricité dans le monde aujourd'hui. 72 sont en construction. Vous dites que le nucléaire a perdu la bataille des primes. Peut-être que le nucléaire a gagné la bataille des idées aujourd'hui.
Mais ce n'est pas vrai. Ce que vous dites, le renouvelable se développe beaucoup plus vite. Regardez en Chine. En Chine, ils viennent sur une plaine près du Tibet de 610 km². Ils la recouvrent entièrement de panneaux solaires. Ils ne font pas ça par amour de Greta Thunberg ou de l'écologie. Ils font ça parce que ça les rendra compétitifs économiquement. Donc, il faut regarder autour de soi. L'Allemagne, ils seront à 80% de renouvelables. Alors, on va me dire oui, le charbon, mais le charbon baisse aussi. à faire tout ça. J'étais au Royaume-Uni la semaine dernière où ils se mettent aussi beaucoup au renouvelable. C'est pareil en Espagne. C'est pareil en Europe du Nord.
C'est pareil partout, sauf en France où on est des bonnets d'âmes sur le renouvelable. Et on peut penser ce qu'on veut du nucléaire. La seule énergie qu'on s'est déployée vite qui est parfaitement autonome, parfaitement autonome. On ne dépend de rien et surtout pas de l'uranium russe parce que Framatome et Rosatome pendant les soi-disant embargos sur la Russie font des accords dont on ne parle pas beaucoup. et l'uranium continue d'arriver au port de Dunkerque par bateau toutes les trois semaines. Votre objectif c'est 100% d'énergie renouvelable. C'est quoi vos solutions de stockage ?
Parce qu'il faut des solutions de stockage quand il y a l'énergie renouvelable puisqu'il n'y en a pas tout le temps. Et je remarque qu'on ne travaille pas beaucoup techniquement sur le sujet. Les sommes qui sont investies comme tout part dans le nucléaire. Regardez la région de Normandie. Vous parlez de recherche. Regardez en Normandie, regardez les budgets avec tout l'argent qui est mis pour investir dans Pain-Li, etc. Les investissements dans le renouvelable sont complètement asséchés. On le sait, l'argent est rare. Donc un euro que vous mettez là, vous ne le mettez pas là. Et ce sont des mauvaises décisions budgétaires.
Et donc nous, nous sommes en train de travailler sur notre plan de programmation énergétique sur le mandat. Il sera présenté dans les mois qui viennent. Nous travaillons aussi d'ici la fin du mois. Il sera sorti un plan sur la société après pétrole, la société post-pétrole que nous proposons. Tout ça est sérieux mais vous savez, RTE a déjà présenté des plans qui montrent que c'est possible de faire du 100% renouvelable. Les meilleurs experts de ce pays le disent. Ensuite, ce sont des choix politiques dont moi, je pense et je souhaite qu'ils soient démocratiques pour une fois. Et avec nous, ils le seront au moins. Le Grand Jury 2027, c'est demain.
Marine Tondelier, pourquoi se battre encore pour une primaire à gauche quand plus personne quasiment n'y croit ? Plus personne n'y croit ? Vous ne disiez pas les sondages. Je sais que normalement, je fais bien les sondages et les journalistes. Je vais vous en donner un. 86% des électeurs de gauche et écologistes souhaitent une primaire. Ce sondage-là, je le connais, mais... Parmi les compétiteurs. J'ai donné un sondage qui est dans mon sens, vous ne voulez pas que je le dis. Donc, je vais continuer. Parmi les compétiteurs potentiels. 87% des électeurs socialistes le souhaitent et 89% des électeurs écologistes le souhaitent.
Donc, après, vous avez dit dans votre introduction, je n'étais pas du tout d'accord, mais je ne voulais pas vous couper, qu'il n'y avait que les petits candidats qui étaient pour. Mais à gauche, aujourd'hui, et chez les écologistes, il n'y a que des petits candidats. Tant qu'il y aura autant de candidatures, nous serons tous des petits candidats. Aucun, aujourd'hui, n'est en capacité de se qualifier au deuxième tour. Et vous allez m'expliquer qu'il y a des grands candidats présidentiels et d'autres qui ne le sont pas. Ce n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai, mais il y en a qui pensent qu'ils peuvent l'être et qui, à ce titre-là, empêcheront tout le monde d'accéder au deuxième tour.
Et là, je ne parle pas pour ma paroisse à moi. Je parle pour les électeurs et les électrices que je suis censée défendre. Et à un moment, quand tous les gens qui votent pour vous, vous disent on veut cette primaire, faites comme vous voulez, mais travaillez ensemble. Parce que pour la troisième fois, nous ne serons pas au deuxième tour. Notre travail, c'est de les écouter. Et moi, je le dis, c'est la chronique d'une catastrophe annoncée, cette histoire de 2027. Je trouve qu'il n'y en a pas un pour rattraper l'autre. Beaucoup d'électeurs pensent ça. Je le partage. Je le partage. Je le partage. Je le partage. Je le partage. Je le partage.
Votre qui partent par là, d'autres qui partent par là, c'est n'importe quoi. Vous avez une phrase
assez imagée, sans doute juste, pour le dire. Vous dites que les gens qui organisent le bal des égaux irréconciliables commettent une erreur grave. Et un cadeau impardonnable fait à nos adversaires. Je le dis et je le répète. Cela révèle quelque chose d'autre. Peut-être c'est cette question. Pourquoi la gauche peine tant à bâtir une alternative à Jean-Luc Mélenchon ?
Demandez aux opposants d'Olivier Ford, dont j'ai compris que leur but dans la vie était de remplacer Jean-Luc Mélenchon et de construire une alternative, qui ont longtemps dit qu'on ne peut pas aller dans une primaire parce qu'il y a un risque que Jean-Luc Mélenchon y soit, alors que tout le monde savait très bien qu'il ne viendrait jamais, et qui aujourd'hui, où c'est vraiment officiel qu'il ne viendra pas, continuent à utiliser ce prétexte. Le reste de faire tout ça, s'il y a 15 candidatures à gauche, c'est que le roi du cimetière, ce sera Jean-Luc Mélenchon.
Et ceux que ça dérangera le plus, ce sont ceux qui ont fait de la anti-élève-fille ligne politique, tout en m'expliquant à moi qu'être anti-fasciste n'était pas une ligne politique. Le roi du cimetière, ça veut dire que tout le monde est mort à gauche, et qu'il y a un roi du cimetière qui ne sert à rien puisqu'on est tous morts, qui sera Jean-Luc Mélenchon. Et ceux que ça dérangera le plus, c'est ceux qui n'ont pas envie d'arriver là. Ça veut dire qu'il ne pourra jamais gagner à vos yeux, Jean-Luc Mélenchon ? C'est assez manifeste. C'est assez manifeste.
On voit bien au deuxième tour que c'est le candidat dans les sondages qui non seulement fait le plus mauvais score face à l'extrême droite, mais qui en plus n'arrivent même pas à capitaliser tout vote de gauche du premier tour. C'est-à-dire qu'il y a des gens de gauche qui au deuxième tour entre Le Pen et Mélenchon ne votent pas pour Jean-Luc Mélenchon. Ça doit interpeller. Après, je vais vous dire, moi je ne souhaite pas passer ma matinée à ne parler que de Jean-Luc Mélenchon et de la stratégie un peu à gauche.
Parce qu'à force de s'empêtrer et de se focaliser dans un débat stratégique, déjà c'est la gauche qui parle de la gauche et de la gauche toute la journée, et en plus on n'oublie de parler de ça parce que tout ça, à la fin, on le fait pour changer la vie des Français. Je trouve que c'est pareil à droite. En ce moment, on ne parle que de combine, d'accord, de commun, de stratégie. Non, mais puisqu'on parle d'idées, on va donc parler du fond. Quand vous dites quand même là où est parti LFI, on ne peut pas les suivre. Vous savez, parce qu'on parle de fond, vous revenez sur Jean-Luc Mélenchon. Non, non, non. Là où est parti LFI, on ne peut pas les suivre.
Il s'agit bien d'idées, de problèmes, d'idées. Pas que, de formes aussi. Et je pense que les gauches irréconciliables, ils sont deux à les construire. Mais où est parti LFI,
Madame Tondelier ? La question d'Olivier, c'est où est parti ? Moi, je veux dire où je suis moi,
si vous voulez bien, parce que vous savez, on dit, parfois, il y a du sexisme en politique. Je constate que je suis la seule femme candidate dans tout ça et que je dois passer mon temps à commenter les actions d'hommes. Je vais plutôt vous dire ce que moi, je propose. Dites-nous. J'ai sorti un manifeste qui s'appelle Ce que nous vous devons, qui est sur mon site en téléchargement libre et gratuit. Vous pouvez même en commander en papier sur marine-tondelier.fr et aller voir, parce que les écologistes s'engagent. Ils proposent une solution concrète pour qu'on soit ensemble, qu'on soit au deuxième tour et qu'on puisse gagner. Avec des propositions de fonds aussi de ce qu'on portera.
Donc, c'est ça qui importe.
Vous êtes anticapitaliste, vous êtes décroissante, qu'on sache où vous positionnez, justement.
Moi, je porte la prospérité écologiste. Tous les mots que vous venez de citer, vous pouvez ajouter post-croissance, décroissance, accroissance, frugalité, sobriété. Ces mots ne me dérangent pas à titre personnel. Mais je sais, et c'est logique qu'ils peuvent faire peur aux Français. Certains qui disent attendez, moi, la sobriété, je la vis déjà, je suis pauvre. Et donc, votre programme, c'est quoi ? C'est que je vais avoir encore moins. Nous, ce que l'on prône, c'est la prospérité écologiste et notre programme là-dessus, en fait, notre programme est déjà en ligne. C'est 500 propositions. Vous pouvez aller sur mon site aussi, marine-tondelier.fr, les consulter et contribuer.
Vous pouvez dire, j'aime, j'aime pas, commenter, amender, proposer d'autres choses
qui sont aussi... Donc, ça, c'est notre programme
et notre projet écologiste s'appelle la prospérité écologiste. On est en train d'y travailler. C'est notre doctrine économique. C'est aussi notre doctrine en termes de protection sociale avec une sécurité sociale de l'écologie que nous proposerons en plus pour protéger les nouveaux risques du XXIe siècle.
On a compris le mot prospérité mais qui se fait avec le capitalisme ou en dehors du capitalisme.
Enfin, excusez-moi, vous voyez bien les problèmes que pose le capitalisme aujourd'hui. Donc, vous lirez avec attention notre projet. On vous expliquera comment on fait. Mais vous savez, le sujet, c'est pas que de parler d'économie de protection sociale. Ce que nous ferons, mais c'est aussi de parler de comment elle est cette société dans laquelle on vit, de comment on l'apaise. Moi, je suis sidéré des fractures que l'on a aujourd'hui dans cette société. Jamais autant fracturer. Ma première campagne que j'ai suivie, j'avais 10 ans, c'était la campagne de Jacques Chirac qui parlait de la fracture sociale.
Mais aujourd'hui, la fracture, elle est environnementale, elle est territoriale, elle est numérique, elle est sociétale. On a besoin d'apaiser, de poser les gens ensemble et certains partis politiques font l'inverse. Justement, qu'est-ce que vous pensez du concept de la France insoumise, de la nouvelle France ? Vous n'avez me posé que des questions sur Jean-Luc Mélenchon. Non, après, j'arrête. J'aimerais bien que vous posiez des questions à lui sur moi de temps en temps pour voir ce que ça donne. Non, mais vous pensez quoi de la nouvelle France ? Parce que pour le coup, c'est un concept.
Je n'ai pas bien compris ce qu'il entendait par nouvelle France parce que moi, cette France-là, c'est celle dans laquelle j'ai grandi, dans le bassin minier du Pays de Calais et les vagues d'immigration n'ont pas commencé en 2026. Donc peut-être que ce qu'il entend par nouvelle France c'est dire que maintenant cette France prend les rênes, arrive au pouvoir. Tant mieux, mais là j'étais, c'était l'Assemblée Générale de mon groupe local ce week-end, j'étais avec Jamel Oufkir qui est élu à Salomine depuis 2014, petit-fils de mineurs marocains avec Brahim Kouzan qui est président du CCS à Avion, petit-fils de mineurs marocains aussi, Samir Al-Abawi qui est élu à Le Forêt. Ça existe déjà.
Donc pour vous, ça ne veut rien dire. Très bien. Ce qui s'est passé quand même avec M. Bakayoko, M. Diwara, M. Bassi Konate, ce qui est quand même terrible, c'est qu'on a eu une poignée de maires noires, ce qui est logique, ce qui est normal dans ce pays, eh bien ça a suscité des vagues de racisme hallucinantes alors qu'on parle en plus de personnes, le racisme n'est valable pour personne, mais on parle de personnes qui ont été élues démocratiquement et qui sont une poignée. Et donc les racis, je suis désolée, vous allez devoir vous habituer parce que ça va continuer et c'est logique et je trouve abject que l'on s'en prenne à des élus pour leurs origines.
Ce n'est pas ça ma République et surtout pas quand ils ont été élus au scrutin de l'Union. Deux listes à deux tours, c'est les électeurs qui ont choisi. Marine Tondelier, je reviens à la primaire que vous défendez. Vous aviez jusque-là le patron du Parti Socialiste pour soutenir cette primaire, Olivier Faure. Aujourd'hui, c'est beaucoup moins clair, notamment à cause de ses oppositions internes. Est-ce que vous demandez à Olivier Faure de prendre position, de faire voter ses militants par exemple rapidement ? Écoutez, Olivier Faure, je l'ai quasiment tous les jours au téléphone et je peux vous dire qu'il ne flanche sur rien du tout.
Nous faisons d'ailleurs le 5 mai prochain un grand meeting pour promouvoir la primaire et il sera présent. Donc je ne sais pas ce que vous demandez de plus. Ensuite, je pense que je pense de la guérilla interne que lui mènent certains. Je vais vous dire, en politique, on a le droit d'avoir des avis différents. Mais là, c'est quand même du sabotage. C'est-à-dire qu'on est dans une séquence de décomposition politique. Les gens ont le droit d'avoir des désaccords, d'être un peu perdus. Ils ont le droit d'être perdus, mais ils n'ont pas le droit de nous faire perdre.
Et moi, je n'accepte pas qu'un outil qui est sur la table, qui est plébiscité par entre 85 et 90% de nos électeurs, on le casse sans ne proposer rien d'autre à la place. Je trouve que c'est du sabotage. Sauf que l'idée dans votre primaire va de François Ruffin à Raphaël Glucksmann ou même intègre aussi LFI. Là, vous avez compris que Jean-Luc Mélenchon, dont vous laissez la tête devant moi, vraiment, c'est une obsession chez vous. Vous avez compris qu'il n'allait pas venir. Donc aujourd'hui, c'est une primaire qui commence à François Ruffin et qui peut-être ira jusqu'à Raphaël Glucksmann.
Est-ce que vous pensez que sur le plan idéologique, on peut aller de François Ruffin à Raphaël Glucksmann et être d'accord ? Je vais vous dire un truc que normalement, vous pouvez comprendre. C'est qu'on a l'extrême droite qui menace d'arriver au pouvoir en 2027. Et donc moi, je ne suis pas là à trier les lentilles parce que je ne sais pas ce que toutes ces personnes, dont vous, qui trouvez à tout prix des problèmes tout le temps, feront quand l'extrême droite sera au pouvoir. Vous direz ? Attendez. Oui, j'ai des différences avec tous les gens que vous avez cités. J'ai des différences avec François Ruffin.
Je ne suis pas pour la démondialisation ou pour être chacun recroquevillé derrière ses frontières. Il y a plein de sujets, y compris l'environnement, sur lequel je ne suis pas d'accord avec lui. J'ai des différences avec Olivier Faure aussi, même s'il est plus proche de moi. J'ai des différences avec Raphaël Glucksmann, avec plein de gens. Lesquelles avec Raphaël Glucksmann parce que vous avez détaillé pour François Ruffin ? Quand on dit que l'antifascisme n'est pas une ligne.
Moi, je pense que l'antifascisme est une ligne et que c'est une ligne existentielle et que dire que l'antifascisme n'est pas une ligne mais faire de sa propre ligne une ligne anti-léfi, ça me paraît un peu saugrenu, par exemple. Mais j'ai d'autres différences aussi. Donc, le sujet, c'est que si on est là juste à faire le jeu de cette différence toute la journée, on regardera passivement la droite ou l'extrême droite arriver au pouvoir. Et moi, je ne sais pas regarder dans les yeux nos électeurs et celles et ceux qui ne votent pas pour nous, qui ne votent pas du tout mais qui dépendent de nous en leur disant nous, on a abdiqué. On va compter les points. Une question très simple.
On va faire la courte de petits chevaux. On va tous rester coincés en bout de l'escargot. C'est trop grave. S'il n'y a pas de primaire, vous êtes candidat à l'élection présidentielle ? Mais écoutez, vous faites de la politique fiche. C'est quoi la date limite pour une primaire ? S'il n'y a plus de primaire, c'est le mois d'octobre ? En fait, vous savez où j'habite. Ça pourrait ne pas arriver. Vous savez où j'habite. J'habite à Élan-Beaumont dont je suis partie ce matin à 8h20 et où je serai de retour tout à l'heure à 15h30.
Et quand je vais mettre le pied à Élan-Beaumont tout à l'heure en descendant du train, je vais avoir la même réflexion qu'à chaque fois dans ma tête en me disant que tout ça est indécent. Je trouve que le débat politique et le débat politico-médiatique n'est absolument pas à la hauteur de ce qui se passe. Vous, ce que vous voulez savoir, c'est déjà savoir qui sera sur la ligne d'arrivée, dans quel ordre. Je note que vous ne répondez pas. Ce n'est pas ça la politique. On ne parle plus des idées.
Mais vous ne répondez pas si ce que vous voulez, c'est qu'à la présidentielle, on ne parle pas des programmes, on ne parle pas des incarnations au sens de qu'est-ce qu'on veut faire de la France, qu'on ne parle pas des projets. Moi, j'ai fait 21 propositions.
On parle de fond, Olivier vous pose la question sur effectivement les différences idéologiques à gauche. Vous dites, il faut battre l'extrême droite quoi qu'il arrive à tout prix. Mais bien sûr. C'est ce que vous dites. Bien sûr, mais moi, ma question, c'est qu'est-ce que... Quand on parle sur le fond, vous détournez un petit peu nos questions.
C'est, les électeurs, ils ne sont pas dans la gauche irréconciliable. Il y en a beaucoup qui ont voté pour Yannick Jadot en 2019, puis pour Jean-Luc Mélenchon en 2022 et pour Raphaël Glucksmann en 2024 et qui attendent de savoir pour qu'ils pourront bien voter en 2027. C'est ça la réalité. Il y a, parmi les électeurs de gauche et écologistes, une convergence des buts. Ils veulent des services publics, de l'environnement, de la santé, de l'éducation, de la sécurité. C'est assez simple en fait. On va faire une pause. Je voudrais juste une réponse très simple. Je ne vous répondrai pas aux questions.
Vous voudriez que là, je me saborbe sur le plateau en disant non plus je suis enceinte donc je suis fatiguée donc j'allais me reposer puis je vais laisser tous ces hommes s'entretuer. Et d'ailleurs, une fois que j'aurai dit que s'il n'y a pas de primaire, je ne suis pas candidat, ce sera beaucoup plus simple pour eux. Je ne le ferai pas, monsieur. Et je ne le ferai pas de la campagne. Voilà. Bon, on va faire une pause. Vous voyez, j'ai la réponse avant votre question parce que je commence à avoir l'habitude. On continuera de parler politique après avec Marine Tondelier, notre invitée ce dimanche. A tout de suite pour la suite du Grand Jury. Suite du Grand Jury présentée par Olivier Bost.
secrétaire national des écologistes et notre invitée, Claire Conruyt pour Le Figaro et Steve Jourdin pour Public Sénat sont à mes côtés pour vous interroger. Le Grand Jury, tout est politique. Alors, le retour de bâton pour l'écologie, backlash en bon français, se poursuit. Dernière annonce du gouvernement, c'était cette semaine, la fin prochaine de l'interdiction des locations des passoires thermiques, des logements pas isolés. Ça concerne 600 000 logements. Marine Tondelier avec la crise du logement, il n'y avait pas le choix. Vous parlez de backlash pour l'écologie comme si c'était un backlash pour les écologistes mais si c'était un backlash pour les Français.
Il y a aujourd'hui 15 millions de Français qui vivent dans des passoires thermiques, c'est-à-dire dont les enfants n'arrivent pas à faire les devoirs parce qu'il fait trop froid, qui ont des problèmes de santé physiques et psychiques et qui n'arrivent pas à payer leur facture d'électricité. Et donc, ça fait des années, je pense que la première fois que ça a été écrit dans un texte de loi, c'était en 2015 dans la loi royale sur la transition et la croissance verte, je ne l'aurais pas appelé comme ça mais bon, et on prévenait qu'à un moment, ces logements qui sont classés F ou G dans le diagnostic de performance énergétique, on ne pourrait plus les louer.
Ce ne serait pas possible parce que ça mettait les gens en précarité. Qu'est-ce qu'on a fait depuis 2015 ? C'est-à-dire que l'État, il fait ça, il balance des mesures et il n'y a pas d'accompagnement des mesures. Il n'y a rien de pire que l'écologie quand elle n'est pas faite par des écologistes parce que nous, nous n'aurions absolument pas fait comme ça. Et donc, l'État prend cette mesure et de l'autre côté, décourage les gens de faire la rénovation thermique. Moi, je vous dis, je l'ai fait, je ne sais même pas comment je suis arrivé au bout, j'allais craquer. Il y a sur les sommes qui sont données, à l'époque, vous pouviez avoir jusqu'à 63 000 euros quand vous étiez un ménage modeste.
Aujourd'hui, c'est 32 000 euros. Donc, ça rend la procédure quasiment impossible financièrement. Et donc, on se retrouve dans une situation où il y a 15% du parc locatif qui ne pourrait plus être loué dans les mois et les années qui viennent parce que ça ne respecte pas les critères et que les propriétaires n'ont pas fait les travaux. Donc, il n'y avait pas le choix, alors ? La vie n'est pas simpliste. Donc, premièrement, on ne peut pas dire dans quelques années, tous ces gens ont votre droit à la rue parce que peut-être qu'ils se sont mis dans un logement mal chauffé que dans la rue, certes. Mais est-ce qu'on peut s'en contenter ?
Est-ce qu'on peut se dire que l'État a bien fait de ne rien faire pendant 10 ans pour à la fin allumer cette mesure ? Non. Donc, je pense qu'il y a deux choses très importantes. C'est que les personnes à qui on va dire finalement, vous aurez le droit d'être dans ce logement F ou G mais vous allez vraiment galérer, vous allez être dans la précarité énergétique.
Je souhaite que les loyers soient très encadrés et y compris dans les zones où les loyers sont déjà encadrés qu'ils soient 30% moins chers pour compenser le désagrément d'être exposé à des très fortes chaleurs l'été et au froid l'hiver, à l'humidité mais aussi parce que les gens vont devoir payer des factures parce que l'État n'a pas fait son travail et je souhaite aussi que ce soit conditionné au fait que les propriétaires fassent les travaux. Les multipropriétaires ont les moyens de le faire et les propriétaires qui n'en ont pas les moyens et bien il faut les accompagner y compris quand c'est des grandes copros où on sait que certaines sont en difficulté.
Donc et en attendant moins 30% sur les loyers on vous a entendu. Je vous parlais de backlash écolo parce que cette levée d'interdiction des locations s'ajoute à la suppression des ZFE, les zones à faible émission dans les grandes villes. Je rajoute l'objectif zéro artificialisation nette c'est-à-dire la limitation du bétonnage des champs agricoles réduit par le Parlement. Est-ce que l'écologie ça commence à bien faire comme disait Nicolas Sarkozy ? Le gouvernement commence à bien faire et a mal fait l'écologie.
Je vous le dis il n'y a rien de pire que de l'écologie qui n'est pas faite par des écologistes parce que sous la pression de ce corps écologiste en 2019 aux européennes et en 2020 dans les villes le gouvernement s'est dit les écologistes ont gouverné avec le PS et ont pris des décisions ont été également à l'époque rejetées par exemple. Les trois mesures dont vous parlez sont des mesures là des macronistes des gouvernements bornes en l'occurrence qui se dit il y a des augmentations de scores écolo il faut réagir. Vous ne les avez pas dénoncées à l'époque mais...
Alors sur les ZFE il se trouve que c'était mon métier à l'époque je travaillais dans la qualité de l'air et que j'ai toujours dit que oui c'était des mesures qui étaient bonnes et efficaces dans les capitales du monde entier dans les capitales développées du monde entier mais que ça devait s'accompagner. Vous avez un gouvernement qui a pendant des décennies dit aux gens d'acheter du diesel les gens s'ils ont du diesel en France c'est pas parce qu'ils par amour du diesel c'est parce que l'état leur envoyait un signal pris fort en disant c'est du diesel qu'il faut acheter c'est ça la France.
Les gens achetaient du diesel c'était moins cher et tout d'un coup nous on disait depuis des décennies que c'était pas une bonne idée tout d'un coup l'état se rend compte qu'il a fait n'importe quoi et qu'en termes sanitaires c'est un fiasco c'est dangereux ça fait des morts prématurées chaque année et donc il dit alors maintenant le diesel c'est criminel débrouillez-vous ah bon bah comment on fait vous nous avez piégé on peut pas mettre les gens dans une impasse et quand je pense qu'avant même juste avant l'entrée en vigueur des ZFE ils ont supprimé la prime à la conversion ils ont supprimé la surprimée ZFE c'est-à-dire la prime que vous aviez pour changer de voiture quand vous habitez dans les zones ZFE c'est complètement incompréhensible c'est pas juste c'est anormal et c'est juste ça rend impossible la mesure et donc ils ont fait n'importe quoi ils ont laissé les villes se débrouiller alors que les villes avaient des idées très concrètes elles discutent avec les gens de comment faire mieux ils n'écoutent personne et à la fin ils se plantent et ce que je ne veux pas c'est qu'on nous dise que c'est une erreur des écologistes parce que nous jamais on n'aurait fait comme ça en tout cas c'était une idée écolo à la base mais vous auriez pu faire comme la France insoumise je vous dis que la manière dont ça a été mis en place n'a rien à voir avec l'écologie la transition elle n'est acceptable que si elle est juste il n'y aura pas de justice environnementale sans justice sociale point on l'a toujours dit vous auriez pu finalement voter la suppression des ZFE comme l'a fait la France insoumise on a proposé de multiples mesures pour qu'elle soit juste vous avez lancé cette semaine un conseil scientifique pour bâtir votre projet 2027 il est présidé par le mathématicien et ancien macroniste Cédric Villani il en est vite revenu on le remercie pourquoi ce conseil c'est pour éviter de tomber parfois dans une forme d'ésotérisme écolo ah non nous n'avons jamais été dans les autorismes je vous remercie de votre préjugé je trouve je vous l'ai dit tout à l'heure que jamais le savoir n'a été aussi éloigné du pouvoir j'entends des ministres raconter n'importe quoi sur les rapports du GIEC et j'en ai marre donc nous montons ce conseil scientifique c'est pour vous et nous sommes à ma connaissance la seule campagne en avoir un qui va éclairer notre projet avec qui on le travaille depuis longtemps en réalité mais surtout qui va aller expertiser le programme des autres candidats et surtout ce conseil scientifique dit par exemple 100% d'énergie renouvelable c'est pas forcément réaliste nous nous faisons confiance à la science et nous construisons des programmes avec la science ce que va faire ce conseil scientifique aussi c'est d'opérer un observatoire des reculs écologistes parce que
vous avez besoin d'observatoire la liste est longue parce que là vous venez de parler effectivement des reculs de gouvernement en matière écologiste vous avez besoin d'un conseil scientifique
alors mon idée c'est pas d'avoir juste la liste ça nous l'avons et elle est très longue mon sujet c'est de montrer que quand l'écologie recule c'est pas les écologistes qui reculent c'est les français c'est eux qui prennent à la fin exemple quand on retire un milliard de ma prime rénov' comme ça a été fait plusieurs fois donc du dispositif pour isoler son logement et bien à chaque fois c'est 100 à 150 000 logements qui sont rénovés en moins par an soit l'équivalent de toute la ville de Lille ou de toute la ville de Rennes et donc c'est des gens qui vivent dans la précarité dont les enfants ne peuvent pas faire les devoirs qui sont malades etc et pour chaque recul environnemental moi je veux qu'on dise aux français combien ça fait de stades de foot qui disparaissent en équivalent de terres agricoles ou de nature combien ça fait sur la facture quand on supprime le leasing social ou la prime à la conversion combien ça fait pour la santé quand on fait reculer l'agriculture biologique et donc qu'on empêche les français tout ça c'est le conseil scientifique qui nous le dira comment ?
tout ça c'est le conseil scientifique qui nous le dira
ce sera expertisé avec des gens qui travaillent sur le climat sur la biodiversité sur la santé publique des économistes aussi pour chiffrer en termes social comment se caractérisent ces reculs sur à la fin le compte en manque des français on va rendre très concrets ces reculs qu'on aborde en plus il y en a eu tellement mais ça fait partie de la stratégie vous savez les chercheurs ils s'appellent flou de zone inonder la zone il y a tellement de reculs que vous passez de l'un à l'autre comme on fait aujourd'hui on est obligé il y en a tellement on est encerclé et donc les gens n'ont plus trop le temps de se rendre compte nous on veut que chacun se rende bien compte et que les responsabilités soient prises par celles et ceux qui ont pris ces mesures que chacun sache ce qu'ils ont fait à votre porte-monnaie Marine Tordelier vous allez voir on va continuer de parler d'idées avec une autre idée que vous avez lancée cette semaine une sécurité sociale écologique vous voulez assurer finalement les conséquences du dérèglement climatique rien qu'aujourd'hui c'est entre 5 et 10 milliards d'euros par an de sinistre alors qu'est-ce que vous voulez faire vous voulez socialiser ce risque-là c'est-à-dire que tout le monde je reprends l'idée de la sécurité sociale c'est-à-dire qu'en 1945 Ambras Croisa et d'autres au conseil national de la résistance ont eu cette idée brillante de dire la phrase est forte de la naissance à la mort on veut garantir une dignité aux français et donc ils assurent à l'époque vous savez la retraite la maladie les accidents professionnels on arrive on arrive déjà à financer on arrive déjà à financer une nouvelle branche pour la sécurité sociale vous voulez en inventer encore une autre nous sommes au 21ème siècle il y a de nouveaux risques il y a 30% des français qui en 2024 ont bu une eau qui ne respectaient pas les normes sanitaires et qui en sont malades il y a une explosion des maladies environnementales il y a la moitié des logements français qui sont concernés par les retraits gonflements argile et qui peuvent se fissurer il y a des gens qui ont des difficultés à s'alimenter en quantité mais aussi en qualité et donc ça ce sont des risques qui sont là et en fait on les paye déjà vous savez dans plein de zones de France on paye sa taxe dans l'idée de la sécurité sociale ça veut dire que c'est le travail qui va payer et financer ce risque là on doit imaginer ces dispositifs et en tout cas c'est pas possible dans le milieu assurantiel qu'on privatise les gains quand il y a des gains et qu'on socialise les risques et les pertes quand il y en a et donc ce que je vous dis vous parlez par exemple les dépenses d'assurance maladie dues aux pesticides au canium nos enfants français sont 5 fois plus imprégnés du canium qui est très très dangereux on le sait que les enfants américains des fois on dit on est en France c'est bon non 5 fois plus les enfants américains 6 fois plus que les allemands 10 fois plus que les danois ça va se chiffrer très très lourdement pour les dépenses de la sécurité sociale après on dit l'assurance maladie est en difficulté et bah oui parce que ce qui pollue ne paye pas parce qu'aujourd'hui ces risques là ces externalités ne sont pas prises en compte par le modèle économique et donc par exemple la facture des français d'eau a augmenté de 20% ces derniers temps pour sa dépollution qui en plus est imparfaite puisque je vous ai dit 30% n'arrivaient pas à avoir une eau de qualité au robinet moi j'habitais en territoire où quand vous êtes enceinte vous n'avez pas le droit de boire l'eau du robinet bon bah je la paye quand même et en plus je dois m'acheter des bouteilles d'eau il y a 30% des français qui n'ont pas une eau potable finalement c'est ce que vous êtes en train de dire en 2024 30% des français ont été exposés à une eau qui ne respectait pas les normes sanitaires qui étaient au-delà des seuils tolérés normalement donc c'est un vrai sujet et tant qu'on ne le prend pas en compte au plus haut de l'état et tant qu'on ne le chiffre pas qu'on ne l'objective pas
alors on ne le résoudra pas Marine Tondelier pendant que vous lancez votre conseil scientifique le Rassemblement National lui multiplie et assume les rencontres avec les patrons et les milieux qui assument la rencontre avec le Rassemblement National les deux sont visibles tout le monde assume tout dans cette société c'est magnifique qu'est-ce que vous en pensez est-ce que ça est-ce que ça ne veut pas dire au fond que le parti le péniste est plus proche du pouvoir que le vôtre
alors moi j'ai été reçu par le MEDEF cette semaine jeudi puisqu'ils ont invité tous les partis politiques et c'est ça le sujet ils ont invité tous les partis politiques alors ils disent bah non c'est normal c'est la première fois que le bureau exécutif du MEDEF dans sa liste d'invitations inclut le Rassemblement National ça ne veut pas rien dire moi je sais que je suis arrivée ils n'étaient pas très contents mais bon vous me connaissez je suis cash évidemment je ne fais pas la politique de la recherche vide je vais leur dire ce que je pense peuvent être des points de convergence et ce sur quoi on n'est pas d'accord et j'explique pourquoi mais j'y vais et je leur remets le livre Les Irresponsables de Johan Chapouto qui est ce livre qui explique comment l'Allemagne a basculé dans l'analysme avec un grand soutien des équilites économiques qui à un moment se disait bon bah l'extrême droite peut-être que ça nous ira Et alors l'accueil et leur réaction ?
Alors j'en avais acheté neuf je suis quand même très généreuse puisqu'ils étaient neufs ils ont dit bah quand même c'est un peu insultant le titre je leur ai dit non mais moi je ne vous dis pas vous êtes irresponsable de l'inscrire je vous dis lise-le vous me direz ce que vous en avez pensé parce que j'avais déjà parlé de Johan Chapouto quand j'étais allée au MEDEF vous savez à Roland-Garros leurs universités de rentrée où j'avais fait un débat et vous lirez les articles il se trouve que j'avais été sifflée dans ce débat pour dire un truc simple pour dire que les aides aux entreprises elles étaient mal réparties que les plus gros avaient énormément d'aides et que les plus petites entreprises françaises devaient être plus aidées comme c'est le cas des agriculteurs enfin ce pays n'est pas juste ils avaient sifflé j'avais dit vous pouvez sifflé si vous voulez je vais vous le dire quand même et puis j'avais été applaudie sur d'autres choses mais à la fin les gens avaient retenu les sifflés ils avaient aussi retenu que Jordan Bardella avait été très applaudi donc je leur avais dit ce qui est en train de se passer je le vois c'est documenté les historiens le savent vous n'êtes pas content c'est pareil
ça veut dire que c'est le RN qui a changé ou c'est le patronat qui est en train de changer
ça veut dire que le patronat en faisant ça en les invitant leur remet un brevet de respectabilité finalement en leur disant qu'ils sont des interlocuteurs comme les autres et ça alors ils ont beau s'en défendre en privé en se disant mais pas du tout on a été durs dans les champs c'est le fait même qu'il soit reçu envoie ce message là la preuve vous n'arrêtez pas d'en parler depuis parce qu'il y a eu cette réception au MEDEF et le dîner quelques jours avant avec Marine Le Pen et des grands patrons donc moi je le dis aux grands patrons je suis disponible pour vous rencontrer pour en parler pour aller voir dans vos structures comment on peut améliorer les choses on a plein de propositions à vous faire mais je ne suis pas dupe de ce qui se passe je suis encore une fois élue d'un territoire qui est géré par Rassemblement National depuis 12 ans je sais comment ils arrivent au pouvoir je sais comment ils y restent et je vois ce qui se passe donc que ce soit les gens à gauche à bord de la primaire et le patronat qui invite le Rassemblement National moi je vois ce qui se passe je n'oublierai pas et ces vidéos vous pouvez les ressortir après 2027 parce que je dirai justement parce que vous en parlez Marine Tondelier à propos des Nimbomont le maire a été réélu dès le premier tour avec quasiment 80% des voix 77 vous ne faites pas leur score qu'il n'en a pas besoin j'ai dit presque 80% ça reste exact est-ce que ça ne vous interroge pas sur votre opposition ?
alors moi je passe mon temps à l'expliquer à beaucoup de militants les scores du Rassemblement National dans telle ou telle ville ne sont pas directement indexés sur la vigueur des militants de gauche c'est pas vrai il se trouve que moi je suis dans une ville où le maire de gauche qui n'était pas écologiste a été mis en prison avec 18 chefs d'inculpation ça ça joue l'éloignement des services publics ça joue la colère sociale et la sensation que votre voix ne compte pas parce que vous n'habitez pas à Paris ça compte vous avez un RN qui progresse et vous vous êtes la première reposante au maire excusez-moi la ville a basculé à un moment où la gauche était au pouvoir il y avait tous les pouvoirs la ville l'agglo le département tout le département la région le Sénat qui était à gauche trois ans c'était pendant ce temps-là l'Assemblée nationale même les députés européens tout était de gauche tout était socialiste et vous faisiez du porte-à-porte on vous expliquait que le maire était en prison pour des juges d'inculpation et que les veuves de mineurs parce que c'est le bassin minier du Pas-de-Calais allaient payer des impôts sur le revenu pour la première fois de leur vie suite à une réforme de Marisol Touraine alors vous pouvez expliquer que c'est les militants locaux qui étaient nuls moi je sais ce que j'ai vécu et vous savez je vous dis une autre chose parce que j'ai eu beaucoup de commentaires sur comment mener l'opposition ou pas et Lambeaumont moi j'ai fait 12 ans de mandat d'opposition tous les jours le conseil municipal les insultes sur internet les insultes dans le journal municipal qui vous avez raison sont performatives j'ai vécu tout ça à Liévin ville socialiste depuis 1912 qui vient de basculer il y a eu 28 démissions sur la liste socialiste au lendemain de l'élection je remercie les verts et les communistes qui ont tenu là-dedans parce que j'étais avec eux ce week-end ils vont faire un travail formidable et difficile je suis bien placée pour le savoir mais vous savez la différence c'est que nous on a tenu cette opposition elle est encore là elle s'organise est-ce que c'est facile ?
non est-ce que c'est de leur faute personnellement ? je ne pense pas non plus je leur souhaite bon courage comme à toutes celles et ceux qui combattent l'URN partout en France avec des réponses par oui ou par non pour ou contre ah bah obligé et c'est pas forcément très compliqué pour ou contre le début des cours à 9h c'est une idée reprise par le ministre de l'éducation Edouard Geffray aucune idée j'ai pas entendu parler de cette histoire je pense qu'il faut que l'éducation nationale arrête de sortir une nouvelle idée par semaine on ne comprend plus rien ça change tout le temps vous avez trois enfants ils passent pas le même bac chacun c'est clair qu'on vit
Marine Tournier vous avez annoncé récemment être enceinte ça c'est vrai c'est vrai je crois que les gens le constatent là physiquement c'est comme ça félicitations d'abord et la question contrairement à l'aile la plus radicale des écolos notamment militants ça veut donc dire que vous avez suffisamment d'espoir en l'avenir pour mettre au monde un enfant
je rentrerai pas dans ces débats chacun fait comme il veut et surtout comme il peut et je respecte tous les choix moi je veux que les gens soient libres c'était ma liberté et celles et ceux qui veulent pas d'enfants c'est leur liberté aussi qu'on leur lâche la grave
Marine Tournier est-ce que vous comprenez les raisons qui poussent Boilem Sansal à envisager de quitter la France il dit ne pas avoir reçu assez de soutien et avoir été blessé par les critiques
j'ai entendu les critiques à son sujet j'ai aussi entendu beaucoup d'unanimité autour de la volonté de le faire libérer ce qui était normal et j'adresse aussi une grosse pensée à Christophe Glez qui est encore prisonnier en Algérie mais voilà ce pays il est devenu dur en fait il y a une forme d'incommunicabilité qui s'est installée et qu'on parle de racisme d'antisémitisme de divergence d'opinion on doit être capable d'exprimer les opinions dans ce pays beaucoup plus sereinement qu'on le fait aujourd'hui voilà même quand je ne suis pas d'accord avec les personnes en question Le Grand Jury ça se passe au Parlement Alors au Parlement les députés doivent voter demain en faveur ou non de la publication du rapport à l'oncle sur l'audiovisuel public que doivent-ils faire voter contre le rapport ou ne pas s'y opposer pour ne pas permettre à son rapporteur de crier à la censure ?
Alors moi j'ai travaillé pendant des années au Sénat et à l'Assemblée nationale sur les questions de santé environnementale à l'époque et je sais qu'un rapport de l'Assemblée nationale ou du Sénat c'est important ça fait foi c'est un truc concret, officiel c'est vraiment une forme d'officialité et ce rapport excusez-moi c'est un torchon c'est-à-dire qu'il y a des choses dedans qui sont fausses
Vous l'avez lu ?
Je discute avec les gens qui sont dans cette commission figurez-vous j'y ai certains amis j'ai aussi suivi les auditions ou même les autres membres de la commission étaient choqués par le ton qu'ils employaient il n'était pas en mission d'information ou en recherche de vérité il était en croisade donc il faut tout jeter à la poubelle parce qu'on rappelle le principe si il y a un vote contre toutes les auditions disparaissent et le rapport est jeté à la poubelle j'ai compris que beaucoup de gens se posaient des questions c'est une question pas simple mais moi je le dis si ce rapport est rejeté il pourra crier au scandale s'il veut je suis sûre qu'il le fera et qu'il trouvera beaucoup d'écho pour cela mais je sais aussi qu'il l'aura pour le coup profondément mérité parce qu'il a instrumentalisé ce rapport et que c'est pas bien et je le dis aussi on a une grave crise démocratique dans ce pays qui va de l'ingérence à transgère sur les réseaux sociaux y compris avec des conséquences électorales qui va à une concentration des médias contre laquelle je me battrai je veux qu'on ait une loi contre la concentration des médias et des milieux de l'édition puisqu'on voit que maintenant tout ça est lié et si on explique
donc on vote contre la publication de ce rapport mais peut-être les préconisations
si on décide que tous les mots du monde c'est le service public audiovisuel je trouve ça un peu simple
mais vous êtes quand même pour qu'on publie par exemple les préconisations juste les préconisations il y en a 80 est-ce que c'est intéressant de les mettre dans le débat public ?
je leur fais confiance pour prendre la bonne décision mais je pense vraiment qu'y compris dans les préconisations il y a des provocations et que c'est pas bien de faire croire que tous les membres de cette commission seraient d'accord avec ces préconisations s'ils ne le sont pas c'est un vote c'est la démocratie ils ont le droit de le dire et quand on voit comment s'est comporté monsieur à l'oncle franchement il ne mérite pas qu'on lui offre un nouveau round d'officialité autour de son rapport de croisade
contre le service public de l'audiovisuel Marie-Anne Tonélie Aurore Berger la ministre en charge de l'égalité femmes-hommes et de la lutte contre les discriminations prépare une nouvelle loi contre l'antisémitisme ça vient après l'abandon de la loi Yadant elle va recueillir les idées des forces politiques la semaine prochaine est-ce que d'abord vous avez des idées pour lutter contre l'antisémitisme est-ce que vous allez la rencontrer peut-être Aurore Berger pour les lui suggérer ?
Alors elle a invité les parlementaires et oui les écologistes iront à ce rendez-vous c'est bien normal mais vous savez c'est un sujet qui est beaucoup revenu dans cette interview le gouvernement enchaîne les plans les décisions les annonces le sujet c'est que c'est pas celui des faits l'antisémitisme c'est un sujet crucial plus 234% d'actes antisémites ces dernières années dans ce pays donc oui il faut agir les lois elles existent le problème c'est que les gens portent pas forcément plainte que c'est très difficile en fait à mettre en place et que c'est insuffisamment mis en oeuvre il y a eu un plan contre l'antisémitisme un plan de 2023-2026 là normalement on est au moment où on en tire un peu les conclusions regarde ce qui s'est passé et bien la commission consultative des droits de l'homme a mené ce travail de dire on va évaluer ce plan qui a existé qui a été mis en oeuvre qu'est-ce qui s'est passé ils disent que le bilan est très décevant ils disent qu'il y a eu des défaillances concrètes dans sa mise en place qu'il y a eu pas assez de moyens mais qu'il y a eu aussi un problème de pilotage c'est à dire que une fois que le plan était annoncé tout le monde se dit bah pensée magique ça va être mis en oeuvre bah non ça marche pas comme ça
l'idée de cette loi Yadant c'est de dire que voilà
là vous parlez de la loi Yadant qui est autre chose moi je vous parle de la demande de l'or berger parce que les formations des enseignants n'ont pas eu lieu ce qui va avoir lieu pour le sport pour les médias pour le numérique ça n'a pas été mis en place avant d'inventer de nouveaux plans mettons en place
sur la loi Yadant qui va revenir
sur la loi Yadant qui est autre chose
qui va revenir sur la table du gouvernement dans quelques semaines l'idée c'est de dire l'antisionisme aujourd'hui est aussi une part d'antisémitisme
c'est une question différente mais je vais vous répondre la loi Yadant elle crée beaucoup de confusion d'ailleurs elle ne s'attaque pas à ce que je viens de vous dire elle ne s'attaque pas aux actes antisémites aux 234% d'augmentation à comment on aide les gens à porter plainte à comment on fait les formations des enseignants la loi Yadant c'est en gros un amalgame entre l'antisionisme et l'antisémitisme et moi je suis désolé l'antisionisme n'est pas par principe un antisémitisme on a le droit de critiquer politiquement l'état d'Israël sans que pour autant soit de l'antisémitisme est-ce que certains utilisent l'antisionisme à des fins antisémites oui Dieu donnait à l'instaurale depuis le début des années 2000 quand ils disent les sionistes ils sous-entendent qu'ils sont omniprésents qu'ils sont partout qu'ils ont tous les pouvoirs et ils véhiculent les pires clichés anti-sémitiques vous dites on peut
critiquer l'état d'Israël vous ne dites pas on peut critiquer le gouvernement d'Israël c'est deux choses un peu différentes
le gouvernement d'Israël mais surtout on ne peut pas essentialiser les juifs en leur demandant en permanence parce qu'ils sont juifs de se justifier sur la politique d'Israël c'est ça qui se passe aujourd'hui parce que vous êtes juif vous seriez garant de toute la politique de Benjamin Netanyahou dont vous n'êtes absolument pas responsable et j'étais à Londres la semaine dernière et j'ai rencontré une étudiante du King's College qui est de confession juive et qui me disait je suis un an à Londres en fait ça me fait du bien parce que moi je pense qu'il y a un génocide à Gaza et je le combats et je suis de confession juive et en France c'est inaudible elle a dit moi j'ai arrêté de militer je n'en pouvais plus et à Londres je trouve dans un autre pays cette liberté de revendiquer ma religion de revendiquer qui je suis
vous dites que d'une certaine manière Marie-Thonoli l'antisionisme peut être justifié
je dis que c'est pas par principe de l'antisémitisme est-ce que c'est utilisé par certains des femmes antisémites en véhiculant les pires clichés oui mais si on commence à dire que par principe l'antisionisme est un antisémitisme alors on crée une grande confusion et je le dis depuis le début on a un problème là-dessus en France moi au tout début du conflit israélo-palestinien quand j'ai vu plein de manifestations des centaines de milliers de personnes à New York à Amsterdam à Londres et qu'en France les manifestations étaient interdites et qu'on était incapables de rassembler plus de quelques milliers de personnes on voit qu'il y a un sujet et cette étudiante à Londres elle me le confirme elle me dit moi depuis que je suis à Londres ça va durer un an mais ça me fait du bien parce qu'il n'y a pas cette crispation comme ça c'est un sujet dont on n'arrive plus à débattre sereinement non plus donc on combat l'antisémitisme en combattant l'antisémitisme pas en créant beaucoup de confusion autour ni en véhiculant les pires clichés antisémites évidemment ce que trop de politiques ont fait merci beaucoup Marine Tondelier je rappelle que vous êtes secrétaire générale des écologistes merci pour ce grand jury je vous souhaite un bon dimanche une bonne semaine à tous prochain grand jury la semaine prochaine à midi dimanche ciao