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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 7 juillet 2025 24 minContradictoireFond programmatiqueÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieInstitutions & électionsSécurité

Othman Nasrou : « Le nucléaire doit rester la priorité de notre politique énergétique »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Pourquoi le parti LR demande l'arrêt du financement public de l'éolien et du solaire ?

  • 0:45RelanceRéponse partielle

    Les LR suivent-ils le RN sur l'écologie en critiquant les énergies renouvelables ?

  • 2:15OuverteRéponse directe

    Face à l'urgence climatique, le nucléaire est-il la bonne réponse à court terme ?

  • 3:30OuverteRéponse directe

    Pourquoi les LR sont-ils au gouvernement malgré des désaccords avec Renaissance sur l'écologie ?

  • 5:30OuverteRéponse directe

    L'année blanche budgétaire est-elle une bonne idée selon les LR ?

  • 7:30FerméeRéponse directe

    Les LR sont-ils favorables à une hausse des impôts pour réduire le déficit ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 12:00Othman NasrouFait
    « « nous sommes le seul pays au monde à considérer que chaque problème peut être réglé par une nouvelle taxe » »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Notre invité politique aujourd'hui, c'est Hotman Nasrou. Bonjour. Bonjour.

Vous êtes secrétaire général du parti les Républicains, vice-président du conseil régional d'Île-de-Fance. On est ensemble pendant une vingtaine de minutes d'ancien interview avec beaucoup de sujets à évoquer et notamment l'écologie qui est en ce moment un petit sujet division au sein du socle commun. Alors demain, le Sénat va examiner la proposition de loi de Daniel Grémillet sur notre avenir énergétique.

Et dans ce contexte et bien Bruno Rotaillot, le ministre de l'intérieur, président du parti Républicain, a publié la semaine dernière une tribune pour demander l'arrêt du financement public de l'éolien et du solaire estimant, je cite que c'était une énergie intermittente et trop coûteuse. Pourquoi ce coup de boutoir DLR contre les éoliennes ? D'abord, vous oubliez que dans cette tribune, il y a surtout euh la demande, l'engagement, le rappel que le nucléaire doit rester et bien euh la priorité de notre politique énergétique.

Et ça mérite d'être rappelé puisque je vois qu'aujourd'hui ce point ne fait pas débat, n'est pas relevé, mais pendant des années, nous étions bien seuls à chez les républicains à droite à défendre les à défendre l'énergie nucléaire au moment où elle a été mise à mal, au moment où d'autres ont considéré qu'il fallait lui tourner le dos et ça nous a coûté extrêmement cher. et mêmes aujourd'hui qui nous font ce procès en matière climatique sont ceux qui ont saordé la filière nucléaire et qui ont du coup contribué à amoindrir notre capacité à décarboner notre économie et donc je veux lire d'abord donc là vous parlez de vos alliés macronistes quand vous dites les mêmes pas seulement mais oui bien sûr la programmation plusannuelle de l'énergie de l'énergie qui avait été votée sous le premier quinquena du président de la République prévoyait la fermeture en plus de Fenheim de 12 réacteurs nucléaires supplémentaires et ce sont eux qui viennent nous dire aujourd'hui qu'il et bien tenir compte du changement climatique tenir compte du changement climatique décarboner notre économie c'est d'abord le nucléaire et c'est ce que dit Bruno Rota et donc effectivement les financements publics doivent surtout avant tout aller au nucléaire sur lequel nous avons malheureusement comme je l'ai dit régressé ces dernières années et donc ça c'est un premier point sur le second nous avons le droit d'avoir un débat sur les différentes solutions qui s'ouvrent à nous les éoliennes, le les le photovoltaïque l'hydroélectricité qui elle ne fait pas des bas c'est une partie importante de notre mix énergétique de manière pragmatique, sans tabou, sansathème. Je suis très surpris effectivement de la tournure et des propos extrêmement outranciés d'un certain nombre y compris de ministres qui tout simplement ne veulent pas avoir un débat chiffre à l'appui sur quelle est la bonne politique énergétique pour la compétitivité du pays, pour le pouvoir d'achat des Français et pour décarboner notre économie pour la transition énergétique.

Effectivement, c'est un débat assez tendu au gouvernement. La mise de la transition écologique estime qu'avec ce type de proposition, Bruno Rotaillot fait du populisme. On rappelle que le Rassemblement national aussi défend cet arrêt du développement de l'éolien.

En fait, vous êtes en train de suivre le RN sur ce thème de l'écologie. D'abord, je veux vous le redire. Nous n'avons ne sommes pas prononcés pour l'arrêt du développement des éoliens mais pour l'arrêt du financement public parce qu'aujourd'hui beaucoup de projets ont été lancés, beaucoup de projets ont été financés avec de l'argent public qui sont arrivés à maturité et on peut se demander si effectivement maintenant que la rentabilité est là, il faut continuer à mettre de l'argent public ou s'il ne vaut pas mieux réserver les investissements publics à l'énergie nucléaire.

Comme je le disais tout à l'heure, c'est un débat tout à fait normal. Il n'y a rien de populiste à regarder où l'argent public est le mieux employé. Quel est le bon mix énergétique ?

Et je veux le rappeler, ce sont des énergies intermittentes. Donc tous ceux qui vous expliquent qu'on va régler comme madame Panier Runaché qu'on va régler la question écologique avec des énergies intermittentes et donc qui nécessite qu'on ait à côté une centrale à charbon euh pour prendre le relais si jamais ça s'arrête. C'est ce qui a été fait hein quand on a fermé euh Fenheim avec Saintavold.

Et donc euh ce sont eux qui en réalité sont dans une forme euh de de duplicité sur la question environnementale. Oui, mais face à l'urgence climatique, on doit baisser nos émission de gaz à effet de serre dans la décennie qui vient. Or, pour construire euh des centrales nucléaires, et bien on le voit, ça met du temps, ça peut mettre 15 ans.

Donc est-ce que c'est vraiment la la bonne réponse face à cette urgence ? Merci de confirmer d'abord qu'il ne fallait pas toucher à l'énergie nucléaire, il ne fallait pas sacrifier la filière, ce qui nous a fait prendre un certain retard d'une part. D'autre part, les projets d'énergie renouvelable et les projets d'éoliennes ne se font pas non plus du jour au lendemain.

Non, mais c'est plus rapide que le nucléaire. C'est plus rapide mais encore une fois, il faut regarder les choses dans leur ensemble. Et simplement, moi ce que je vous dis, les projets déjà lancés, les contrats déjà signés doivent bien sûr être honorés.

Il y en a donc c'était pas le débat. La question c'est pour l'avenir. Bruno Retaillot dans cette tribune, il trace une vision pour donner au pays un vrai cap politique.

Et le cap politique sur ce sujet-là, c'est de donner la priorité au nucléaire. Ce n'était pas une tribune pour trancher simplement ce que doit faire le gouvernement cette année. Il ne s'exprime d'ailleurs pas en tant que ministre de l'intérieur mais en tant que président de parti.

Il contribue ainsi au débat public d'une manière très claire et je laisse encore une fois les anathèmes à ceux qui aujourd'hui n'uront malheureusement visiblement rien d'autre à proposer que ces caricatures là. Donc alors si je résume hein, contrairement à leurs alliés macronises, les républicains sont contre le financement public de l'éolien, contre les feu, les zones à faible émission qui interdisent la circulation des voitures polluantes en métropole. Également contre l'objectif Zan, zéro artificialisation des sols.

Un objectif qui prévoit de diminuer l'artificialisation des sols. Finalement, vu vos désaccords avec les Macronistes sur l'écologie, qu'est-ce que vous faites encore au gouvernement, vous les républicains ? Oh, mais on a des désaccords sur bien d'autres sujets au-delà de l'écologie.

Mais justement, mais bien sûr, mais je mais vous me posez une question très simple. Qu'est-ce que nous faisons au gouvernement ? Nous sommes au gouvernement pas parce que nous sommes d'accord sur tous les sujets, loin de là.

Nous sommes au gouvernement parce que si nous ne l'avons si nous n'y avions pas été, et bien nous aurions eu la gauche et l'extrême gauche au gouvernement. C'était l'arithmétique de l'Assemblée nationale à l'issue de la dissolution de de l'année dernière. Et donc nous ne voulions pas que notre pays subisse des difficultés supplémentaires.

Le chaos budgétaire d'une part, il faut un budget à SPI, nous en reparlons, mais il fallait évidemment qu'il y ait une une au moins une majorité de non censur, d'où la construction de ce socle commun et puis il fallait éviter d'avoir des ministres insoumis au gouvernement. C'est uniquement pour cela. Mais reconnaissez que là en ce moment, c'est très compliqué tous ces désaccords sur l'environnement au sein du gouvernement.

Moi je ne trouve pas ça compliqué. Je trouve que euh ça montre simplement que nous ne sommes pas de la même famille politique. C'était connu.

Il y a bien des sujets sur lesquels nous ne sommes pas d'accord. Il y a des sujets d'ailleurs sur lesquels il y a des changements de pied. Moi, j'entends aujourd'hui Gabriel Atal parler des sujets de sécurité et dire des choses qu'il nous contestait il y a encore de ou 3 ans.

Et donc, vous voyez que les lignes évoluent, chacun défend sa position et nous nous défendons en tout cas nos convictions. Alors, on va parler du budget 2026 qui se prépare et le Gérard Archer, le président du Sénat qui fait ses propositions aujourd'hui à François Baot pour retrouver ces fameux 40 milliards d'euros d'économie, en tout cas d'efforts financiers pour l'an prochain. au gouvernement qui n'écarte pas pour l'instant l'idée d'une année blanche budgétaire, c'est-à-dire d'un gel des dépenses, des prestations sociales, peut-être même d'une hausse de l'impôt sur le revenu.

Est-ce que cette année blanche c'est une bonne idée pour les républicains ? Est-ce que vous êtes favorable ? Mais le problème de cette année blanche, de cette idée d'année blanche, c'est qu'elle en réalité elle ne règle rien.

Le pays a besoin de réformes structurelles. Il a besoin d'économie qui ne soit pas simplement des cooups de rabau, mais qui soient des réformes en profondeur sur d'abord le périmètre de l'État. Quelles sont les missions essentielles que l'État doit assurer ? qu'aujourd'hui il a sur mal et quelles sont celles sur lesquelles il doit lâcher prise au profit des collectivités, au profit du secteur privé, au profit de la société civile.

Et ça c'est un vrai débat et quand on veut faire une année blanche et bien on s'interdit en réalité de traiter ces sujets-là, les doublons, les vraies économies, vous en parliez tout à l'heure avec Christine Lavarde qui connaît extrêmement bien ce sujet et qui d'ailleurs contribue à la réalisation du projet pour notre partie. Et sur tous ces sujets-là, il faut identifier les vraies économies structurelles, celles qui permettent de dégager des marges de manœuvre sans faire simplement des coups de drabot. Donc des vraies économies structurelles, ça veut dire qu'il faut revenir à la vieille méthode de la suppression de poste de fonctionnaires dans certains ministères.

En tout cas, le non renouvellement des départs à la retraite. Mais là aussi, c'est un moyen pour une fin. Oui, il y a probablement des secteurs dans lesquels il faut réduire la masse salariale de l'État et c'est pas d'ailleurs supprimer des fonctionnaires comme je l'entends souvent que de de ne pas de recruter moins pour remplacer moins dans certains secteurs.

Mais je ne parle pas des agents de première ligne. Je ne parle pas évidemment des policiers, des gendarmes, des infirmiers, des médecins à l'hôpital. On parle bien sûr là de la bureaucratie, des certain nombre d'emplois de bureaux aussi.

Si on simplifie les procédures, on aura moins besoin de gens pour contrôler ces procédures. Cette ce 1000 feuilles administratif, cette suradministration qui coûte plusieurs points de PIB à notre pays et trois points d'après un certain nombre d'études et qui viennent vraiment mettre des boules au pied à tous ceux qui créent de la richesse, aux producteurs, aux entreprises, aux agriculteurs et qui minent le pouvoir d'achat des Français. C'est là la vraie source d'économie, c'est lutter contre cette bureaucratie.

Est-ce que pour retrouver un consensus politique, parce que ce sera ça aussi l'enjeu, il n'y a pas de majorité pour le gouvernement à l'Assemblée nationale avec des oppositions très tendu sur cette question du pouvoir d'achat, que ça soit à gauche au ou au Rassemblement national. Est-ce que ce sera acceptable certaines hausses d'impôts pour certaines catégories de personnes du point de vue des Républicains ? Mais je vous réponds très clairement parce que toute autre réponse ne serait pas comprise mais la réponse est non.

Quand on a le record des prélèvements obligatoires, on va pas m'expliquer que la solution est une hausse d'impôts. Nous sommes le seul pays au monde à considérer que chaque problème peut être réglé par une nouvelle taxe ou un nouvel impôt. C'est c'est invraisemblable.

Nous avons le record quasiment au monde des prélèvements obligatoires et donc il y a pas de solution dans laquelle qui passe aujourd'hui par une hausse d'impôts pour régler ces problèmes de déficit. On a un déficit structurel déséquilibré profondément qui s'est aggravé ces dernières années. Nous devons faire des économies. la dépense publique et là aussi est un record mondial, nous devons baisser cette dépense publique.

Donc même une prolongation de la contribution exceptionnelle des grandes fortunes et des grandes entreprises du budget précédent dans le budget prochain, ce ne serait pas acceptable selon vous. Oui, déjà quand on commence par une contribution exceptionnelle et qu'on veut la prolonger, c'est qu'elle n'est pas si exceptionnelle que cela. Et vous voyez que toutes les efforts exceptionnels qu'on demande finissent par devenir des efforts pérennes.

Et d'ailleurs, à chaque fois qu'on dit qu'on va s'attaquer uniquement euh toucher uniquement les plus aisés, ça finit toujours sur les classes moyennes de la même manière parce que l'assiette n'est pas assez large. Donc on sait comment ces débats euh démarrent, on sait comment ils finissent et c'est pour ça que je vous le dis très clairement, il n'y a pas de solution au déséquilibre aujourd'hui budgétaire du pays qui passe par la hausse de la fiscalité. Si jamais François Baïrou choisissait cette solution des hausses d'impôts, est-ce que ça pourrait être un motif de départ du gouvernement de la part des LR ?

Moi, je ne fais pas de chantage. Le but n'est pas de menacer de quoi que ce soit. Je vous dis notre position.

Bien sûr qu'il y a un moment où si nos convictions ne sont pas du tout respectées, si ce qu'on pense être l'intérêt de la nation n'est pas respecté, nous nous poserons des questions. Je vous expliquer pourquoi nous sommes au gouvernement. Aujourd'hui, nous n'en sommes pas là.

Nous essayons d'être utiles. Nos ministres sont utiles aujourd'hui au pays. Ils font en sorte que des décisions les moins pires possibles dans ce contexte sans majorité soient prises.

Et donc je vous le dis, nous sommes aujourd'hui un rempart pour nous assurer qu'effectivement dans ce débat budgétaire, les bonnes décisions soient prises encore une fois malgré un contexte extrêmement difficile et nous voulons être du côté de la solution et pas du problème. Est-ce qu'il y a un accord possible entre le bloc central, les LR et le RN sur ce budget ? Est-ce que vous voyez des perspectives de de consensus ?

Je ne le sais pas parce que je ne comprends pas. Je ne connais pas la position du Rassemblement national qui un jour dit une chose, le lendemain fait autre chose. Le gouvernement Michel Barnier auquel j'appartenais a été censuré sans d'ailleurs qu'on comprenne très bien pourquoi puisque à mon jour cit sur le déremboursement des médicaments.

Le lendemain c'était sur les pensions de retraite et en réalité c'était pour des raisons purement politiciennes. Et aujourd'hui donc moi je suis bien incapable de vous dire ce que souhaite réellement le Rassemblant national. Je crois qu'il n'a pas de projet en réalité à proposer au pays.

Une question sur l'écrivain Boem Sansal Hutman de Nastro. Bolem Sansal condamné en Algérie à 5 ans de prison ferme. Alors, il n'a pas été gracié par le président algérien à l'occasion de la fête de l'indépendance algérienne du 5 juillet.

C'est c'était pourtant ce qu'attendait l'exécutif français et il y avait d'ailleurs un silence de la diplomatie française pour obtenir cette grâce du 5 juillet. Est-ce que vous diriez qu'Emmanuel Macron et François Bairrou ont été assez ferme avec l'Algérie pour obtenir cette libération de Boem sans salle ? Le choix qui a été fait n'a pas été un choix de fermeté et que nous nous défendons, nous pensons avec pour une Rota avec notre famille politique que il faut de la fermeté.

Et nous avons nous l'avons dit et demandé et mis en œuvre dans la mesure de ce que pouvait faire le ministre de l'intérieur. Le choix qui a été fait ça était la solution diplomatique. Aujourd'hui cette solution diplomatique pour l'instant ne semble pas porter ses fruits.

J'espère qu'elle va aboutir. Moi, j'espère. Je ne souhaite rien d'autre que la libération de Boem Sans sal dont aujourd'hui la détention est un scandale absolu.

Un scandale absolu, c'est une détention arbitraire sans réel motif. Euh et donc je n'aurais pas de mot assez fort évidemment pour demander sa libération. J'espère que cette voix qui a été retenue qui était celle de la diplomatie discrète euh bienveillante, j'ai envie de dire aboutisse.

Pour l'instant, ce n'est pas le cas. Et je je et si ce n'est pas le cas et ça n'en prend pas le chemin, et bien effectivement cela voudra dire que nous n'avons pas été assez ferme et il va falloir à un moment ou un autre que la France accepte l'idée finalement assez simple comme tous les pays du monde et bien de défendre ses intérêts, de défendre ses ressortissants, de défendre aussi des principes fondamentaux du droit international, des accords aussi qui exigent une forme de réciprocité y compris en tapant sérieusement du point sur la table par tous les leviers dont elle dispose. Nous n'en sommes pas là aujourd'hui et nous verrons ça cela en temps utile.

Parce qu'on se souvient de Bruno Rota qui avait promis une riposte graduée à l'Algérie si ce pays ne respecte pas ses engagements et ne libère pas Boem Sansal également. Pour l'instant cette riposte graduée enfin on en voit pas du tout le la couleur. Et bien il y avait un certain nombre de mesures qui avaient été commencé à être mise en œuvre.

Il avait d'ailleurs obtenu du premier ministre l'accord pour que cette triposte graduée soit soit mise en œuvre. Je pense à des mesures de rétorsion sur les diplomates algériens. Je pense à certain nombre de dignitaire, aux facilités de visa, des choses de cet ordre qui avait commencé à être mises en œuvre.

Et puis effectivement, il y a eu la volonté de choisir l'option diplomatique et donc cette option diplomatique pour l'instant ne semble pas porter ses fruits. Encore une fois, je souhaite qu'elle porte ses fruits et que Boem sans sal soit libéré. Si ce n'est toujours pas le cas dans les prochains jours, les prochaines semaines, il faudra bien en retirer les conséquences.

Et si ce n'est pas le cas, justement dans les prochaines semaines, quelle devrait être la réponse de la France ? La fin des accords de 68 qui facilit les visas pour les ressortissants algériens. Évidemment qu'il faut l'envisager.

Les choses sont très simples. Vous avez des accords, je pense d'abord à l'accord de 94 qui prévoit que l'Algérie reprenne ses ressortissant naturellement quand ils n'ont rien à faire sur le territoire national. Cet accord n'est pas respecté.

Pourquoi voulez-vous que la France respecte ses obligations quand le pays tiers qui signe l'accord ne respecte pas les siennes ? Donc c'est d'abord l'accord de 94 et bien sûr il y a aussi l'accord de 68 qui est dérogatoire en matière migratoire au bénéfice de de l'Algérie. Et encore une fois le but n'est pas de mettre en cause le peuple algérien.

Moi, je veux le dire très clairement pas de difficulté avec le peuple algérien. Bruno Retaille l'a souvent dit. Nous avons aujourd'hui une difficulté avec le gouvernement algérien avec lequel il y a visiblement pas de volonté de sa part et bien de respecter ses obligations vis-à-vis aussi de la France et donc il ça ne peut pas être la géométrie variable.

Il faudra bien si les choses n'avancent pas qu'on aille rive à envisager ces solutions-là. On va parler de sécurité au Mad Nasrou notamment au niveau municipal puisque le ministre auprès du ministre de l'intérieur François Noël Buffet a présenté dans les colonnes du Parisien hier son plan pour réformer la police municipale. Alors c'est un sujet sur lequel vous avez travaillé quand vous êtes passé au ministère de l'intérieur à l'automne dernier.

Avec cette réforme et bien les policiers municipaux pourront fouiller des véhicules, saisir des couteaux par exemple, mettre des mettre des amendes au consommateur de drogue. En somme, on a l'impression que la police municipale est en train d'avoir les mêmes missions en train de remplacer la police nationale. Non, je ne crois pas.

Je pense que les missions vont rester assez distinctes et que nous avons évidemment besoin des deux et que tous ceux qui vous expliquent aujourd'hui, comme je l'ai entendu hier dans la bouche de madame Panot que il faut désarmer les polices municipales et détruire des caméras de vidéosurveillance qui ont été installées sont des complices de l'insécurité et sont en réalité des alliés de la délinquence. Et euh c'est aujourd'hui le positionnement politique de la France insoumise. Je pense qu'on a besoin d'un continuum de sécurité.

La police nationale par exemple et bien garde des prérogatives qui lui sont propres. les policiers municipaux dans ce qui est prévu aujourd'hui par Bruno Retaillot, par François Noël Buffet, c'est euh bien sûr qu'il n'y ait pas de de de de tout ce qui relève de l'investigation ne rentre pas dans le champ des polices municipales. Tout ce qui relève de l'enquête, ce n'est pas le rôle des polices municipales.

Par contre, sur le terrain, là où elles jouent ce rôle de proximité, là où elles assurent la tranquillité publique, là où elles sont en première ligne, il faut qu'elles aient ces polices municipales là tous les moyens de remplir leur mission. C'est incompréhensible pour nos concitoyens que la policie municipale ne puisse pas contrôler le coffre d'une voiture. À quoi ça sert à ce moment-là de déployer sur le sur le terrain ?

Ce n'est pas normal que euh il ne puisse pas se défendre quand il est mis en cause. Et nous avons déployé déjà les caméras piéton pour les policiers municipaux. Mais je vous rappelle qu'il fut un temps où on ne voulait même pas les armer.

Beaucoup disaient qu'il ne fallait pas les armer. Aujourd'hui, la plupart des policiers municipaux sont armés et heureusement parce qu'ils sont une cible aussi parce qu'ils portent un uniforme. Et donc oui, on a besoin de ces moyens-là sur les contrôles d'identité, sur l'accès à un certain nombre de fichiers, sur l'utilisation des drones dans des circonstances particulières tout simplement pour leur donner les meilleurs moyens de compléter le travail de la police nationale.

Mais est-ce que le rôle de la police municipale ce n'est pas de créer ce lien de proximité avec l'habitant plutôt que d'avoir des missions de plus en plus répressives ? Moi, je n'oppose pas les deux et je sais que dans notre pays, parfois la répression, la sanction euh sont des tabous. Moi, je considère que nous avons besoin aujourd'hui de remettre de l'ordre et euh le travail est colossal.

Bruno Rotaillot a déjà engagé beaucoup de choses et commence à obtenir des résultats extrêmement encourageants, y compris sans majorité à l'Assemblée nationale. Je ne vois pas pourquoi un policier municipal n'aurait pas la capacité d'aller plus loin dans le contrôle d'identité, de vérifier que l'individu qu'il est en face de lui n'est pas un individu dangereux. Ça c'est incompréhensible.

Et donc ça n'enlève rien à la mission aussi de proximité euh du lien avec les habitants et qui ont d'ailleurs qui sont en demande. Moi je peux vous dire euh dans un certain nombre de quartiers populaires notamment que les habitants veulent de la sécurité, veulent des policiers municipaux nombreux et qu'ils ont qui ont la capacité de compléter la police nationale qui ne peut pas tout faire. Ce sujet de la sécurité, ce sera certainement un enjeu des prochaines élections municipales qui ont lieu en mars 2026.

Quelle va être la stratégie politique des républicains ? D'essayer de faire des alliances avec le bloc central, avec les macronistes pour reconquérir des villes parce que je rappelle que les républicains ont quand même perdu certaines grandes villes. Il n'y a d'abord pas que les grandes villes.

Je sais que tout le monde regarde les grandes villes dans des élections municipales, mais il y a tout ce tissu de de petites villes, de villes moyennes dans lesquelles nous sommes en réalité extrêmement forts. Nous avons beaucoup d'élus locaux, beaucoup de maires sortants qui font un travail remarquable, qui sont appréciés de leurs administrés et nous voulons d'abord les conforter. Et puis bien sûr que comme toute famille politique, nous voulons progresser, nous voulons avoir plus d'élus, plus de villes et donc partout où nous le pourrons, nous avons vocation à être candidat sur nos propres couleurs.

Et moi je vous le dis, je je pense qu'il faut qu'il y ait de la clarté dans le débat politique. Nous avons des divergences profondes, on en a parlé tout à l'heure par exemple avec Renaissance. Donc il n'y a pas il n'y aura pas d'alliance globale, nationale d'appareil avec quelque partie que ce soit.

Ce sont des élections. C'est compliqué. Vous êtes allié au gouvernement mais au municipal vous partez pas ensemble.

Nous sommes allés au gouvernement pour faire barrage à la gauche et donc partout où il y aura un risque de gauche, peut-être que là nous envisagerons au cas par cas et bien des rassemblements plus larges. Mais autrement, nous ne sommes pas dans la même famille politique. Pourquoi voulez-vous qu'on concour systématiquement sous les mêmes couleurs ?

Nous avons des divergences, nous sommes au gouvernement pour faire barrage et pour éviter au pays des difficultés supplémentaires. N'avons pas aujourd'hui d'ailleurs de projet de société en commun. C'est Gabriel Atal lui-même qui le dit.

Et donc nous avons vocation à concourir sous nos propres couleurs de manière pragmatique au cas par cas. Mais bien sûr qu'il y a des situations qui se regardent dans lesquelles nous devrons prendre nos responsabilité là aussi pour éviter par exemple que des mairies basculent dans leur de la France insoumise. Ça ce serait inacceptable et ce serait impardonnable.

Et donc mais sous cette réserve-là nous avons vocation évidemment à courir concourir en toute indépendance et nous sommes aujourd'hui le premier parti au nombre d'adhérents et au nombre d'élus locaux et nous avons l'intention et bien de conforter cette position là. Et selon vous, quelles grandes villes sont accessibles pour les républicains dans cettequête ? Quelles sont les cibles visées ?

Je ne vais pas faire de cas par cas. Notre commission nationale d'investiture qui est présidée par Annie Jeunev commencer à se réunir là mercredi et donc toutes ces situations vont être évolué évalué au cas par cas. On va voir aussi avec nos élus dans ces villesl ce qu'il souhaitent qu' souhaitent être candidats et nous apprécierons les forces en présence avant de prendre une décision cas par cas mais encore une fois dans l'objectif que je vous ai indiqué.

Un mot sur la bataille de Paris. Est-ce qu'à priori Rachid Adati et naturellement la candidate des Républicains ? Non, il n'y a pas de candidat naturel.

Euh ça s'apprécie là aussi en fonction des circonstances de l'espèce. Et aujourd'hui à Paris, nous attendons d'abord de connaître le mode de scrutin. C'est pas tout à fait la même chose parce que scrutin qu'aujourd'hui qui est en vigueur euh qui est par arrondissement en réalité fait qu'il n'y a pas une élection mais 17 élections différentes à Paris.

Et je vous rappelle que nous avons des mers d'arrondissement sortant qui n'ont pas démérité. et qu'il faut naturellement conforter. Et donc là, nous avons aussi vocation à désigner des têtes de liste par arrondissement.

S'il y a un scrutin qui une seconde urne qui est ajouté pour le Conseil de Paris, c'est tout à fait différent euh du fait de savoir si c'est un fléchage et donc nous verrons les choses en l'état. Il n'y a rien d'automatique, il n'y a rien de naturel. Nous regarderons ce que nous pouvons faire.

Oui, il y a la volonté de faire basculer Paris. Oui, Paris doit échapper à cette gauche absolument rétrograde qui a tant abîmé à la capitale sur la propreté, sur la sécurité, sur la dette. Il y a tellement à faire, tellement à redresser mais la candidature de Rachi n'est pas automatique.

Mais aucune candidature n'est automatique. Nous allons Mais on aurait pu se dire c'était votre candidate sur les deux dernières municipales, elle est ministre, elle a quand même une expérience, une popularité mais visiblement Non mais nous allons nous allons regarder et encore une fois il n'y a rien n'est automatique, tout s'apprécie au cas par cas et avec aussi nos élus qui sont les mieux placés. Aujourd'hui, Agnès Sverren, la présidente de la Fédération de Paris, sénatrice et bien a commencé à organiser ce travail pour regarder quelle est la meilleure solution.

Une dernière question Nasrou puisque le président de la République faisait en tout cas était présent à un meeting des jeunes de son parti ce weekend, il a laissé entendre qu'il n'arrêterait pas la politique. Il a dit "J'ai besoin de vous pendant 5 ans, 10 ans." Est-ce qu'une candidature d'Emmanuel Macron en 2032 lorsqu'il pourra se représenter, ce serait souhaitable ?

Écoutez, on ne sait déjà pas ce qui va se passer en 2027. Je me garderaiis bien de faire des commentaires sur 2032 et si je vous répondez, vous me parlerez de 2037. La réalité, c'est qu'aujourd'hui nous avons déjà 18 mois pour éviter à notre pays que les choses ne s'aggrav.

C'est déjà très compliqué. Et ensuite nous à droite en tout cas, il faut qu'en 2027, on puisse proposer au pays une offre politique claire. Nous avons aujourd'hui une incarnation, un chef, un parti uni et surtout de de quoi donner une majorité politique stable et courageuse pour redresser le pays.

Mais est-ce que est-ce que la Macronie a encore un avenir ? Moi, je ne crois pas au en même temps. Je crois que le en même temps n'a plus d'avenir.

Je crois que en même temps nous a conduit une forme d'impasse politique et que euh l'alternance démocratique suppose des choix clairs. Et les choix clairs que nous aurons à faire sur beaucoup de sujets sont des choix qui nécessiteront beaucoup de courage. D'ailleurs, concernant les ambitions présidentielles pour 2027, Emmanuel Macron demande à ses ministres et notamment à Bruno Rota et bien de se concentrer sur leur mission, de ne pas trop penser à 2027.

Finalement, est-ce que cette présidentielle qui est visée par Bruno Rota ça ne perturbe pas l'unité du gouvernement ? Alors, je je le sentiment que beaucoup pensent à cette présidentielle. Je pense que Bruno Rotario est en réalité un de ceux qui pense le moins parce qu'il est à sa tâche et qui aujourd'hui il a tellement à faire au ministère de l'intérieur.

Mais ne pas penser aujourd'hui à aux conditions qui Fran Demain sortent de cet impasse, ce serait totalement irresponsable. Nous avons nous à droite une responsabilité aujourd'hui et nous allons faire le maximum pour sortir le pays de ces difficultés. Donc il faut quand même penser un petit peu à 2027 même quand on est ministre.

Oui, mais il ne faut pas faire que ça et surtout il ne faut pas faire de la politique politicienne au moment où le pays est au fond du gouffre et c'est en tout cas pas ce que nous faisons à droite. Merci beaucoup Otman Nasrou d'avoir été notre invité politique. C [Musique]