Des défaillances de sécurité pointées du doigt après le cambriolage au Louvre
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 6:01OuverteRéponse directe
Pourquoi leurs alertes n'ont pas été entendues par la ministre ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Est-ce que la sécurité de notre patrimoine n'est pas au rendez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10expert non identifiéFait
« il y a comme un espèce de centre de commandement dans le musée du Louvre où il y a toutes les vidéos surveillants »
- 2:30expert non identifiéChiffre
« en l'espace de 15 ans, il y a 200 salariés en moins au sein du musée »
- 5:00Yann BrossatFait
« on parle du musée du Louvre et en l'occurrence tout ça n'est pas un coup de tonnerre dans un ciel serein »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bien sûr ça m'interpelle puisque encore une fois un mont de charge positionné à cet endroit précis pour accéder en extérieur en journée on est en pleine journée on est à 9h30 du matin des malfaiteurs s'introduisent dans cette salle oui effectivement c'est complètement hallucinant d'un point de vue sécurité pourquoi parce que à partir du moment où ce mont de charge est positionné sur cette façade du bâtiment du Louvre il doit y avoir une réaction de sécurité immédiate parce qu'il y a comme comment dire pour expliquer à tout le monde il y a comme un espèce de centre de commandement dans le musée du Louvre où il y a toutes les vidéos surveillants c'est quelqu'un qui est en charge de donner l'alerte on a même deux centres de contrôle on a le centre de contrôle à l'intérieur du Louvre avec les images de vidéosurveillance de l'intégralité du musée que ce soit l'extérieur ou l'intérieur mais on a aussi les images de vidéo protection de la DOPC de la direction de l'ordre public et la circulation à Paris sur lesquelles on capte les façades du bâtiment donc il y a deux possibilités, on a deux types d'images qu'il va falloir que les enquêteurs vont devoir exploiter mais s'agissant du musée du Louvre en propre effectivement à partir du moment où il y a cette cette nacelle qui est positionnée des malfaiteurs qui montent, la réaction elle doit être immédiate en fait c'est une alerte massive qui doit être là et donc la réaction sécuritaire doit également être adaptée en général ce qu'on fait c'est qu'on confine les salles, on évacue une partie du public pour vérifier...
Donc là, ils montent en acelle, il ne se passe rien. Ils utilisent une tronçonneuse ou une scie ou quelque chose pour ouvrir la porte-fenêtre. Il n'y a pas d'alarme, il ne se passe rien Mais normalement, à partir du moment où ils arrivent, techniquement, toutes les fenêtres, en tout cas toute la façade extérieure doit être protégée par un système de sécurité électronique, donc par des alarmes.
Et notamment ce qu'on appelle des contacteurs de porte. Ce qui fait qu'à partir du moment où il y a le moindre choc, il y a une Une alerte qui est déclenchée immédiatement. Après, il faudra se poser la question de savoir de quand date ce système de sécurité électronique ?
Est-ce qu'il n'est pas vieux ? Normalement, il y a un protocole qui doit être mis en place. Il y a une alarme, il y a un protocole.
Évidemment, en toute logique, il y a plein de protocoles pour répondre notamment à ces situations. Protocole numéro 1, c'est de détecter, de donner l'alerte et donc de protéger immédiatement les emprises à l'intérieur du musée. Alors là, ils arrivent à rentrer, il ne s'est toujours rien passé, il est 9h30, normalement, il y a quelqu'un dans cette normalement il ya obligatoirement dans ce genre de salle du personnel de surveillance soit du personnel de surveillance du musée du louvre donc ce qu'on appelle les agents d'accueil et de surveillance qui n'ont pas de formation de sécurité privée d'ailleurs ce serait intéressant de poser la question de savoir s'ils ont criblé c'est à dire si on regarde leurs antécédents judiciaires avant parce qu'un agent de sécurité privée ce qu'il faut savoir c'est que lui il a une carte professionnelle pour travailler sa carte professionnelle, elle lui est délivrée après une formation obligatoire mais surtout après un criblage assez extensif qui est fait par les services de l'état pour s'assurer qu'il ne présente pas de danger pour l'exercice de son métier ou effectivement des agents de sécurité privée présents dans la salle.
Ça malheureusement on n'a pas l'information à l'heure où on parle, moi j'opterais plutôt pour la première les agents de surveillance de la ville du busier du busier. Donc mettons qu'il y ait quelqu'un dans la salle ou personne, ils prennent le temps de briser deux vitrines, elles ne sont pas blindées ? Elles devraient être blindées, techniquement elles devraient être blindées ou alors ça se brise pas comme ça parce qu'on rappelle la durée du cambriolage c'est sept minutes, on n'a pas donc le temps de s'acharner.
Ça veut dire que assez vite les vitrines ont été brisées, qu'on a pu prendre le butin, repartir dans la nacelle et prendre la fuite. Vous avez en plus mécaniquement ces malfaiteurs ils ont répété, ils ont préparé un coup comme celui-ci. Ce n'est pas un coup anodin qu'on fait comme d'aller chez un particulier le cambrioler, même si la durée du cambriolage moyen c'est 7 minutes pour tout.
Effectivement, ils étaient préparés. Normalement, ces vitrilles sont blindées. Est-ce qu Est-ce qu'elles ont été au préalable ?
Est-ce que leur sécurité a été altérée ? De quelle façon ? Tout ça, c'est ce que le travail d'enquête va devoir mettre en lumière.
Vincent Rantiguem, tout cela s'est fait sans que l'alerte ait été déclenché, ils ont eu le temps de prendre la fuite en 7 minutes. C'est ce que dit le ministre de l'Intérieur ? Oui, en 7 minutes.
Alors on ignore effectivement si les alarmes se sont déclenchées sur notre antenne tout à l'heure. On avait un spécialiste qui connaît bien le Louvre et qui faisait état de problèmes de sécurité à l'intérieur du musée et notamment de cette galerie d'Apollouan avec des problèmes sur la porte-fenêtre qui a justement été visée. Est-ce qu'il y a eu un souci au niveau de l'alarme ?
On l'ignore, on sait qu'il y a une alarme qui s'est déclenchée mais à 9h37 soit à la fin du Le 16 juin dernier, le personnel du musée du Louvre s'était mis en grève pour dénoncer les conditions de travail et les conditions de sécurité, alors qu'il y a un grand plan de rénovation qui doit être mis en place par l C'est ce que rappelait le sénateur de Paris, Yann Brossat, porte-parole du Parti communiste, qui devrait être en direct avec nous dans quelques minutes. Il rappelait que le personnel du Louvre s'était mobilisé pour un manque de sécurité. Interrogé sur la question de la sécurité dans les musées.
Voici ce qu'a dit le ministre de l'Intérieur. La sécurité, c'est la responsabilité de chaque établissement. Vous vous en doutez bien.
On sait très bien qu'il y a une grande vulnérabilité dans les musées français. D'ailleurs, il y a un plan de sécurité qui a été lancé par la ministre de la Culture qui n'est pas Il ne faut pas non plus laisser toujours à penser que les risques zéros n'existent pas sur ce type d'action. C'est une volonté très forte évidemment de l'ensemble des membres du gouvernement, la ministre de la Culture et du Président de la République qu'on retrouve très vite.
Ces biens qui ont une valeur inestimable je je le redis inestimable quand vous entendez le ministre de l'intérieur clairement il ya un problème de sécurité dans les musées bah en tout cas il y a un problème il ya toujours un problème de budget vous voulez réaffirmer bien sûr il ya bien sûr qu'il ya un problème de sécurité dans les musées qui est lié à un problématique de budget encore une fois c'est établissements n'ont pas les moyens de mettre les moyens sur la table pour pouvoir mettre en place des agents de sécurité, de mieux les former, d'éduquer leur personnel et de former leur personnel sur les problématiques de sécurité. On ne s'en sortira pas et c'est pour ça que notre pays a un problème de culture de sécurité. Ça, c'est factuel, c'est la réalité.
Encore une fois, toutes les problématiques qu'on voit en matière de sécurité, notamment sur les marchés publics, sont liées à des problématiques financières. Donc effectivement, on est dans une situation budgétaire catastrophique aujourd'hui. Forcément, on a des problèmes de sécurité qui jaillissent.
Après, on a eu tout le débat sur finalement ces gangs de malfaiteurs s'en prennent-ils plus facilement au musée qu'aux bijouteries ? Les bijouteries sont-elles mieux protégées aujourd'hui que les musées ? C'est vrai qu'on a eu beaucoup de faits divers ces dernières semaines.
On a beaucoup parlé du muséum d'histoire naturelle, où a eu lieu un cambriolage il y a un mois, où de l'or a été volé, de l'or pur, natif comme on appelle. Il y a eu les cambriolages au musée Chirac en Corrèze, mais il n'empêche qu'il y a aussi eu des cambriolages dans des bijouteries autour de la place Vendôme ces derniers mois. Et nous sommes justement en direct avec Yann Brossat, bonjour sénateur de Paris Port-Parteaule du Parti communiste, merci d'être là.
Vous avez Et redit votre alerte, l'alerte du 16 juin pour dénoncer. Les salariés du Louvre s'étaient mobilisés pour dénoncer le manque de personnel pour assurer la sécurité du prestigieux musée. Vous posez la question dans votre tweet.
Pourquoi leurs alertes n'ont pas été entendus par la ministre ? Aujourd'hui, quand vous entendez ce qui a été volé au musée du Louvre et les failles de sécurité qui semblent très vite apparaître, quelle est votre réaction ? D'abord une réaction de tristesse.
C'est quand même une forme d'humiliation pour notre pays. On ne parle pas de n'importe quel musée, on parle du musée du Louvre et en l'occurrence tout ça n'est pas un coup de tonnerre dans un ciel serein puisqu'il y avait déjà eu des alertes effectivement le 16 juin dernier les personnels du louvre s'étaient mis en grève pour attirer l'attention de la ministre madame dati sur le manque de sécurité sur le manque de personnel et par ailleurs les chiffres sont extrêmement éclairants puisqu'en l'espace de 15 ans, il y a 200 salariés en moins au sein du musée. Et on ne peut pas supprimer du personnel à tir larigot sans que ça finisse par avoir des conséquences, y compris sur le terrain de la sécurité.
Aujourd'hui, quand on vous raconte le scénario de ce qui s'est passé au musée du Louvre, un monde charge, des disqueuses pour ouvrir une porte-fenêtre, des fenêtres, des vitrines qui sont brisées et qui visiblement n'étaient pas blindées. Est-ce que vous ne trouvez pas que finalement la sécurité de notre patrimoine n'est pas au rendez-vous ? – Si, bien sûr, on a deux sujets.
On a un sujet de personnel et on a un sujet d'investissement pour des équipements de sécurité qui soient au niveau. Mais bien évidemment, on ne peut pas considérer qu'il y aurait là une espèce de fatalité qu'on a en face de nous, des gens qui sont de plus en plus experts et de plus en plus dangereux et avoir des pouvoirs publics qui se contentent de constater le mal qui est fait. Et donc oui, en l'occurrence, on aurait besoin d'une prise de conscience de la ministre de la Culture.
Mais enfin, j'ai quand même le sentiment que Mme Dati est plus occupée à faire la campagne des élections municipale à paris qu'à gérer les affaires de son ministère et donc en l'occurrence si elle pouvait se pencher sur ce sujet à la fois pour que nos musées soient très en termes de sécurité qu'on ait plus de personnel qu'on arrête de supprimer massivement du personnel dans nos établissements culturels prêt à l'évidence rendre service à la nation. Liane Brossat, la ministre de la Culture, dit avoir alerté à ce sujet tout comme le président de la République il y a deux ans pour autant il ne s'est rien passé. On On n'attend pas d'un ministre qui l'alerte.
On n'attend pas d'un président de la République qui l'alerte. Ça, c'est le rôle des syndicats, des salariés. Le rôle d'une ministre, c'est de gérer son ministère et d'apporter des solutions à des problèmes qu'elle constate.
Sinon, je ne comprends pas bien quel est son rôle. Et en l'occurrence, le moins qu'on puisse dire, c'est que les résultats n'ont pas été au rendez-vous. Sinon, une catastrophe pareille ne serait pas survenue.
Merci beaucoup, Yann Brossat, d'être intervenu en direct sur BFM TV.
Laurent Nuñez