L'affaire Brigitte Macron qui parle mal - Le billet de Daniel Morin
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Daniel Morin, on vous écoute. Enfin une affaire comme je les aime. Mais de quelle affaire parle-je ? L'affaire Brigitte Macron qui parle mal ! Oui, la première dame était en coulisse ce week-end avec un réhabitant. Elle revenait sur l'interruption du spectacle par quatre femmes qui traitaient l'artiste de violeur. Et là, Brigitte Macron a parlé de sale conne. Ah non, c'est pas chic. Non, c'est pas chic. Mais bon, je crois que c'est l'époque qui veut ça. On n'a plus beaucoup de filtres. Première dame ou pas. Ah, il y a quelques siècles. Ha ha, c'est été différent. Que dites-vous ? Les femmes ont perturbé votre performance.
Oui, majesté, quatre femmes sans retenue sont venues proférer des colibers à mon endroit alors que j'étais en plein récit. D'où Jésus, la chose est vilaine. Mais que diable a dû piquer ses bougresses. Je ne saurais le dire, mais ce fut pour le moins déplaisant. A la vérité, je suis encore meurtri. Mais quelle horreur ! Dieu m'est témoin, je condamne avec véhémence et force orage l'attitude de ses souillons. Ah, c'est autre chose. C'est autre chose. Alors maintenant, il ne faut pas que ça devienne contagieux et que tout le monde s'y mette. Il ne faudrait surtout pas que Brigitte Macron ait lancé une mode. Je détesterais qu'Éric Ciotti se laisse aller.
Eh bien, il faut faire voir avec son temps. Moi, en 2025, je ne dis plus à perlipopette ou ni que douille. Non, je balance. Si je me regarde de travers, je vais franco. Je dis, oh, tu sais, les yeux, fils de pute, ou je les crève. Voilà, le message, il est clair. La semaine dernière, il y a un député insoumis qui m'a bousculé à la buvette. Eh bien, je n'y ai pas dit, monsieur, votre comportement grossier ne sera pas sans conséquence. Non, je lui dis, oh, regarde où tu marches, papa merde. La prochaine fois, je t'éclate à la race. Eh bien, vous savez quoi, il a compris le coco. Non, la grossièreté abaisse toujours le niveau. Même chez ceux qu'on a peine à comprendre, comme Jean Lassalle.
Connard. Tête de fion. Nique ta mère. Socialiste. Culé.
Ce serait dommage. Ce serait dommage. Passons à présent, si vous le voulez bien, à un dossier cultureau-social avec ce préavis de grève au Louvre à partir de dimanche prochain. Alors, je pense que ce serait bien que ce ne soit pas le personnel qui se met en grève, mais les oeuvres. Ça, ça, ce serait novateur. Bonjour, Mona Lisa, alors le 15 décembre, 15 septembre, pardon, 15 décembre, je reviens, vous serez en grève. Ça se traduit comment, la joconde en grève ? Je vais faire la gueule, je serai rédigmatique, hop, il ne sera plus là. Ah, malin. Même question pour vous, Vénus de Milo. Moi, je me laisse pousser les bras, je fais un bras d'honneur au système. Pas mal.
Dernier témoin, le gladiateur Borghese, la tueur marbre d'un guerrier nu au combat. Que ferez-vous pour protester à partir du 15 décembre ? Je me tracelipe. Ce serait une première, mais ça ferait le tour du monde. Ce serait génial. Ah, les oeuvres d'art en interaction avec le combat social, ça, ce serait hyper malin. Ah, ben tiens, c'est fou, ça. Je parle combat social, oeuvres d'art. Et quoi que v'là ? La grande matinale, alias le radeau de la méduse de la culture. Oh, 4 heures d'une beauté inégalée, avec en tête de gondole, Frida Kahlo Paracuelos, la journaliste Mono Sourcil, et le tourmenté Van Gogh du Hamel, qui, si on ne répond pas à ces questions, menace de se couper l'oreille.
Ah oui, attention les amis. Du grand art, les amis, du très grand art. Attention, les portes sont ouvertes, il est 7h. Merci.
Merci. Merci. Merci. Merci.