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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 24 juin 2025 24 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsEurope & international

Patrick Kanner : « Le patronat a fait capoter les négociations »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 65 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Qui est responsable de l'échec des négociations sur les retraites selon vous ?

  • 1:00RelanceRéponse directe

    Les syndicats ont-ils été responsables ou le patronat ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Le Premier ministre a évoqué un grain de sable dans les négociations. Qui l'a mis selon vous ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    La réforme des retraites de 2023 est-elle injuste selon vous ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Quels étaient les sujets portés par la CFDT et les syndicats pour améliorer la réforme ?

  • 8:00RelanceRéponse directe

    Le patronat a-t-il bloqué les négociations par intérêt financier ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Patrick Caner. Bonjour. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation.

Vous êtes sénateur du Nord, président du groupe socialiste ici au Sénat. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Fabrice Vesseredon du groupe HBRA les journaux régionaux de l'est de la France. Bonjour Oriane, bonjour Patrick Caner.

Bonjour. On va revenir sur l'information de ces dernières heures. C'est donc l'échec du conclave sur les retraites.

Partenaires sociaux non les partenaires sociaux n'ont pas réussi à se mettre d'accord. Syndicat patronat. Qui est responsable de l'échec selon vous ?

Écoutez moi les échos que j'avais eu y compris pendant ce weekend auprès des plusieurs autorités, je rentre pas dans le détail, permettez-moi de garder un peu cette cette discrétion, laisser entendre que on était prêt à aboutir. D'ailleurs, c'est ce qu' a dit ce matin le premier ministre qui donc a eu un grain de sable à un moment donné ou un caillou. Je sais pas qui a mis le grain de sable, qui a mis le cailloux, mais moi je considère que les trois organisations syndicales présentes, la CFDT, la CFTC et la CGC avait était très responsable.

Vous savez que deux autres syndicats et non des moins CGT et FAU avait refusé de rentrer dans la dans le débat dans la discussion. Ce qui était responsable pour vous. Alors pour moi c'est le patronat.

Je le dis très très concrètement responsable, je dire pour ne pas dire irresponsable d'avoir fait capoter cette négociation. Beaucoup d'efforts av été engagés par les syndicats de salariés pour aboutir finalement à de la justice. Cette réforme est injuste.

La réforme borde du 2023 est injuste, inutile, contestée par les Français. 85 % les Français n'en veulent pas. Euh et on est sur des enjeux budgétaires qui ne sont pas négligeables, 12 13 milliards d'euros d'ici 2030 de déficit à trouver.

Mais si je les ramène au 666 milliards d'euros de la sécurité sociale, on est non pas sur un trait de plume, mais on est quand même sur quelque chose d'absorbable politiquement et financièrement pour un pays comme la France qui a malheureusement 3300 milliards de dettes déjà aujourd'hui constaté. Donc mais quel quel a été le caillou ? Ça été quoi le grand sable ?

Écoutez euh moi je sais que notamment la CFDT avec ses partenaires avait porté plusieurs grands sujets. Une réforme de la réforme sur le droit des femmes salariées pour permettre de reconnaître que les carrières hachées devaient être compensées d'une manière je dirais efficace pour permettre de partir en retrait dans de bonnes conditions. Deuxièmement, la pénibilité.

Je vous rappelle que en 2017 les ordonnances dites pénéico avaient supprimé des critères de pénibilité. Là, ils étaient remis en selle pour permettre selon les chiffres à 4 ou 5 millions de français exposé aux vibrations, exposé aux postures pénibles, exposé aux charges lourdes de pouvoir partir plutôt que les 64 ans en fonction bien sûr de de leur trimestre cumulé. C'était aussi la décote.

La décote. Aujourd'hui, vous pouvez partir, quel que soit votre nombre de trimestres, sans décotes à 67 ans. Là, il y avait une négociation pour amener à 66 et demi voire 66 ans.

Donc le caillou, c'est pas les syndicats, c'est ce que vous nous dites. Ah, moi je le dis clairement. Je pense que les syndicats ont été jusqu'au bout de ce qu'ils pouvaient euh obtenir.

Et donc, manifestement le MEDF, est-ce que d'autres interventions sont arrivées peu plus haut ? Je n'en sais rien mais j'ai senti chez monsieur Berou une grande déception, une grande colère parce que ce une intervention une intervention à 7h du matin du premier ministre pas quand même fréquent quelque chose de la gravité de la situation politique ou pas ? sûr et et monsieur Berou en tant premier ministre qui avait initié ce conclave, je vous rappelle que c'est lui qui en réunissant les partis politiques et les présents de groupe en décembre dernier avait dit "Mais moi je fais confiance au dialogue social", ce qui était une avancée déjà en tant que telle puisque je vous rappelle que la réforme ban a été imposée au parlement 493.

Ça été un élément de brutalisation de la vie politique comme jamais on en a eu depuis de nombreuses années. Et donc monsieur Berou euh comme démocrate chrétien centriste a dit "Mais voilà, je je fais confiance aux partenaires sociaux pour euh retrouver une voix du dialogue et surtout une voix de justice sociale." Donc là, il fait bien de continuer les discussions avec les partenaires sociaux.

Pour vous, c'est la bonne méthode. C'est fait c'est la dernière chance. Je ne sais pas s'il va aboutir parce que j'ai senti en écoutant Marie Lise Léon sur une autre chaîne il y a quelques minutes, j'ai senti voilà une forme de colère et à juste titre.

Marie Léon et dit on va acter le désaccord. Alors si on acte le désaccord évidemment ce sera un échec pour tout le monde mais aussi pour le patronat parce que qu'est-ce que cherche le patronat qui a obtenu beaucoup depuis 2017 sous l'autorité de monsieur Macron ? Le CICE a été transformé en exonération de charge permanente.

Il y a eu d'autres mesures fiscales en direction du monde de des entrepreneurs d'ont. Et là, ce qu'on demandait, c'est de corriger à minimaforme, très injuste, la réforme borde de 2023. Et bien le patronat dit niet, il dit non non moi c'est d'abord my money back mon argent qui doit être prise en considération c'est irresponsable parce que ça signifie que et bien les Français qui sont les plus exposés notamment en terme de pénibilité diront mais finalement ça ne sert à rien tout ça et il y a plus que la colère dans la rue qui pourrait régler le problème.

Est-ce que c'est ça qu'on veut ? Est-ce qu'on a besoin aujourd'hui d'un nouveau mouvement des gilets jaunes ? Est-ce qu'on a besoin aujourd'hui d'une économie à l'arrêt, d'une économie qui serait fragilisé par des mouvements sociaux ?

Enfin, on a vu ce que ça avait donné les mouvements sociaux pendant la réforme. Donc est-ce que c'est ça qu'on veut ? Moi, je suis vraiment je suis atterré de la position du MDEF en particulier mais de tous ceux qui l'entourent. et Patrick Martin que je pensais capable de voilà le patron du Médev que je pensais capable de comprendre l'intérêt du pays aujourd'hui résume l'intérêt du pays à l'intérêt des patrons.

Ce n'est pas comme ça que je conçois la République sociale. Que vous voulez monsieur Berérou ? Sincèrement, je crois il faut pas enf je suis dans l'opposition chacun le sait bien monsieur Berou mais il a cru sincèrement à ce que le dialogue social puisse aboutir à une solution raisonnable sachant que la solution sur la mesure d'âge définitive relevé d'une autre période.

L'autre période c'est bien sûr le débat présidentiel en 2027. Ça on va dire. Est-ce que vous pointez la responsabilité du patronat ?

Est-ce que selon vous Emmanuel Macron voulait que ce conclave réussisse ? J'ai jamais prononcé réellement le conclave c'est vraiment une affaire personnelle de monsieur Beou et nous dans la négociation que nous envoyé à monsieur Beou pour ne pas le censurer lors de la déclaration de politique générale ou ne pas le censurer sur le vote du budget quand je dis nous les socialistes nous avions mis en exergue la question de la réforme de la réforme non pas l'abrogation la réforme de la réforme comme une clé de voûte pour ne pas censurer est-ce que ce matin vous avez le sentiment de vous être fait flouer par François Bayerou non non non savez c'est plus compliqué que Je je Est-ce que monsieur Berou nous aurait je dirais euh trompé volontairement ? Je ne le crois pas.

Je quand quand je l'ai vu à la télévision ce matin, j'ai j'ai senti un homme blessé mais il est premier ministre et donc il prend maintenant le dossier en main. Alors qu'il avait laissé la négociation fonctionner pendant 4 mois. Nous on avait demandé à ce que la négociation soit la plus courte possible.

Elle devait se terminer fin mai, elle se termine mi-juin et elle se termine de manière négative. Donc c'est la dernière chance. Est-ce qu'il peut aboutir ?

Je le souhaite non pas pour lui, non pas pour sa stabilité politique, je le souhaite pour le pays parce que ce qui a été demandé par les syndicats était juste. Quand quand vous dites c'est la dernière chance, ça veut dire que si la réunion avec François Baou n'aboutit pas à un accord, il n'y aura pas de débat au Parlement. Vous ne demanderez pas un débat au Parlement.

Mais écoutez, nous nous demanderons toujours 50-1 avec un vote éventuellement tout est possible. Mais vous dites pas ce que les partenaires sociaux n'ont pas réussi à faire, il faut le voir au parlement. Le Parlement a été floué historiquement dans la réforme borne puisqu'il n'a pas pu aller jusqu'au bout.

Ça a été voté au Sénat dans les conditions épique mais qui a eu un 493 donc une brutalisation de la vie politique et parlementaire à l'Assemblée nationale. Donc les les parlementaires députés n'ont pas pu travailler sur la réforme borne. À partir de là, il serait pas anormal que le parlement se ressississe.

C'est ce que nous avions demandé aussi. Mais sur quoi ? La question c'est elle sera tranchée peut-être aujourd'hui.

Peut-être que le statut co sera la conclusion de monsieur Beou en disant bah écoutez il y a pas d'accord même moi je n'y suis pas parvenu et donc on applique la réforme bande. C'est ce qu'il avait dit. Le statut d'accord.

Qu'est-ce que vous ferez dans ce casl ? Mais le statu co c'est la censure. Ah ben si la statu co devient la conclusion de cet échec, c'està-dire que c'est la réforme borne toute la réforme borne, rien que la réforme borne.

Nous nous avons toujours dit que dans ces cas-là, nous prendrions nos responsabilités. Donc mais ce sera un débat qui aura lieu au sein du Parti socialiste entre les deux groupes avec l'autorité aussi du Parti socialiste et de son premier secrétaire Olivier Fort. Donc euh voilà nous avons est-ce que vous vous êtes vous pouvez pas censurer mais est-ce que vous vous êtes favorable à ce que les députés socialistes censurent François ?

Écoutez, si si l'accord négociait en janvier avec des victoires que nous avons obtenu pour que le le budget soit moins sévère qu'il n'était prévu initialement, mais nous avons toujours dit encore une fois que l'élément essentiel c'était la remise en question de la réforme de madame Borne de 2023 sur les retraites. Si rien ne bouge là-dessus, c'est que globalement et bien la voûte s'écroule et dans ces cas-là et bien c'est sûr que la censure reste une hypothèse de plus en plus. C'est dire que vous voterez l'ensure de la France insoumise parce que la France insoumise a dit qu'il déposerait une motion de Écoutez la la question c'est le droit de tirage.

Vous savez qu'il y a un problème aussi constitutionnel. Le droit de tirage s'arrête au 30 juin mais il y a une session extraordinaire. Ce qui veut dire qu'il reste encore 11 jours euh pour que et bien il y ait une censure qui soit qui soit déposée.

Très honnêtement euh est-ce que ce pays dans le contexte international qui est le nôtre euh a besoin d'une nouvelle crise sociale, a besoin d'une nouvelle crise institutionnelle, nouveau skiff politique ? Je je comprends pas moi vraiment. Je je suis je vous dis je j'ai eu utilisé un mot un peu fort mais je suis atterré par un si petit sens des responsabilité des négociateurs que sont aujourd'hui.

Mais alors du coup est-ce que c'est à François Baou payer et est-ce que c'est est-ce que la censure est forcément la bonne monsieur Berou est celui qui a encore une fois initié cette démarche. Si la démarche échoue, il faut que chacun prenne sa responsabilité. Vous savez ce matin, j'entendais même des commentateurs dire "Mais est-ce que monsieurou ne m'a pas démissionné au regard de cela ?

Je je vous le souhaitez. Je ne moi je ne souhaite cet adopte sa responsabilité. Deuxièmement, ce que je veux pour mon pays, c'est de la stabilité politique, c'est de la stabilité sociale, de la stabilité économique pour que nous puissions avancer et avancer pour ceux qui en ont le plus besoin, c'est-à-dire ces salariés qui sont aujourd'és.

Est-ce que votre réflexion intègre le risque d'une nouvelle dissolution puisque nous sommes rentrés dans nous rentrons dans un nouveau calendrier qui rend possible ? Oui, la dissolution est possible à compter du 8 juillet. Alors là, ce serait le feu d'artifice quoi, une nouvelle dissolution.

Mais le président de la République a montré en juin dernier, le soir de l'élection européenne qu'il a perdu, qu'il était capable de tout. Je dis souvent la Macronie, on la reconnaît parce qu'elle est capable de tout. Euh écoutez, je je ne suis pas dans la tête du président de la République.

Vous le redoutez ou pas ? On a redouté cette Ah mais vous savez un président de la République qui le lendemain de sa décision dit dans une manifestation officielle à Oradour surglan, même s'il a contesté ses mots que bah il a il a balancé une grenade dans les jambes des partis politiques et maintenant ils vont voir ce que ce qu'ils vont voir et je suis capable d'entendre tout et d'attendre tout de la part du président de la République. C'est c'est dramatique.

On ne joue pas avec les institutions. On ne joue pas avec les grands équilibres sociaux et politiques de notre pays. Autre sujet qui risque de tendre les relations entre les parlementaires et le gouvernement, c'est le budget.

Amélie de Monchalin va recevoir les parlementaires. Elle a annoncer dimanche avant le 11 juillet pour bâtir un compromis sur le budget. Est-ce que ce compromis vous paraît possible ?

Je ne sais pas quelle est la maquette budgétaire. Ce que je sais, c'est que on recherche 40 milliards euh d'économie. Nous nous disons très clairement et nous l'avons écrit avec les deux autres groupes de gauche du Sénat, les verts et le et les communistes, nous avons écrit que les 40 milliards pouvaient être un objectif mais que ça devait être un solde.

Il est hors de question pour nous que ce soit 40 milliards consacrés à des moindre dépenses consacré à finalement à fragiliser notre modèle social, notre pacte républicain. Euh le service public peut pas être la variable d'ajustement de l'incurie budgétaire euh des gouvernements successives depuis euh 2017. Je vous rappelle quand même que en 2017, monsieur Macron devient président de la République avec un pays qui a atteint quasiment les fameux 3 % de déficit.

Aujourd'hui, on est à 6 % et et tout n'est pas explicable par la crise du Covid. À partir de de là, nous considérons que il faut des ressources nouvelles. Euh là aussi, c'est des choix qui veut dire des impôts nouveaux.

Ça veut dire euh que ceux qui ont le plus bénéficié des largesses fiscales euh depuis 2017 contribuent à l'effort de solidarité. Il n'y aura pas de nation française sans justice fiscale. Nous disons justice fiscale, justice fiscale et nous le dirons jusqu'au bout.

Ça veut dire que si on demande des efforts à tous les Français, y compris par des réductions de dépenses publiques, parce que c'est ça, réduire des dépenses publiques, ça signifie des efforts demandés à toutes et à tous. Et bien, il faut que dans ces toutes et tous, ceux qui sont aujourd'hui les plus favorisés, qui ont le plus bénéficié, qui ont doublé parfois leur richesse en quelques années, et bien soit d'abord les premiers contributeurs. Ce n'est pas du symbolique.

Et moi, j'entends bien madame de Monchalin qui dit "Mais je suis en train de travailler sur une taxe qui permettent de mettre en contribution. Est-ce que c'est une taxe sur le patrimoine ? Est-ce que c'est une taxe sur le revenu ?" On n pas encore les les éléments en la matière.

Mais si c'est pour amener un ou 2 milliards d'euros sur les 40 milliards d'euros, la réponse sera non. Ce sera non. Et donc là aussi, nous prendrons nos responsabilités.

Il faut que tout le monde fasse des efforts, mais il faut que ce soit d'abord les plus aisés qui en fassent le plus. On va parler puisque vous parlez des groupes de gauche, de ce qui se passe à gauche hier. Raphaël Gluxman a présenté sa vision pour la France.

Est-ce que c'est une vision que vous partagez ? Oh ben vous savez, j'ai soutenu euh Raphael Luxman aux européennes et je retrouve dans son programme pour la France des éléments qu'il a défendu parce que la campagne européenne était aussi une campagne à vision nationale. Donc euh le la défense de l'Europe et de l'importance de l'Europe, euh je dirais la vision sociale démocrate même si on peut mettre beaucoup de sens derrière ces ces deux mots et surtout la place de la social démocratie démocratie.

Il dit qu'il faut que la gauche social-démocrate arrête de se faire marcher dessus sous-entendu par la France insoumise. C'est vous auriez pu il est il est dans dans cette dans ce rapport de force permanent avec la France insoumise. Il a raison de dire que la France insoumise, et je l'ai toujours dit compris de nombreuses façons de plateau, la France insoumise ne pourra jamais ramener la gauche au pouvoir par ses extrêmes, par la brutalisation là aussi du débat public, les excès de langage, les excès de toutes sortes y compris sur le plan idéologique.

Donc à partir de là, Raphaël Gluxman porte une réponse. J'ai toujours pensé que Raphaël Luxman serait dans la solution du retour de la gauche au pouvoir et il a montré avec ses presque 14 % européennes qu'il était compris par une grande partie de des Français et notamment de de la jeunesse française. Est-ce qu'il est la solution ?

Peut-être lui le pense-t-il. Moi je n'en sais rien à ce stade. Vous savez il peut incarner est-ce qu'il peut incarner la gauche ?

Est-ce qu'il peut incarner la gauche ? l'a incarné aux européennes avec un soutien à la présidentielle avec un soutien effectif des socialistes. Euh il a Est-ce qu'il faut reproduire le même schéma à la présidentielle ou est-ce que vous dites faut que ce soit un candidat du PS qui incarne moi je suis socialiste.

Je considère que le PS doit avoir son candidat étiqueté PS étiqueté PSTA un des des éléments du débat de notre Olivier for le mieux placé euh je ne sais pas quelle sera je dirais la procédure de désignation. Nous avons nous avons toujours dit euh qu'il fallait euh un candidat représentant notre famille politique. Euh monsieur Gluxman ajoute le titre peut dire "Mais c'est quand on est dans sa position mais moi je suis capable de représenter aussi les socialistes, je l'ai fait aux européennes." Ce n'est pas tout à fait le même débat.

Ce n'est pas tout à fait le même enjeu démocratique et politique que représente une élection présidentielle. Donc euh d'abord, vous savez, moi je suis ben un homme pragmatique. Euh d'abord il y a une échéance qu'il ne faut pas oublier, c'est l'échéance des élections municipales.

Préparons-nous déjà fortement pour les échipes. Euh gardons les villes aux socialistes, prenons des villes. Il y a des risques parce qu'il va y avoir des divisions à gauche.

Il y a des risques que le PS perde des villes. Ah mais il y a une élection, il y a toujours des risques qu'on perde hein. Et aussi des risques que que l'on gagne.

Et ça vous inquiète ? Bien sûr que ça m'inquiète. Bien sûr que ça m'inquiète parce que et nous l'avons dit au congrès, vous savez que je suis dans dans la dans la minorité aujourd'hui du parti.

Est-ce qu'à Paris, à Lille, dans votre ville, le PS pourrait perdre. Mais il y a il y a des éléments de fragilité que nous connaissons et qui peuvent aboutir à de mauvais résultats. Donc comme nous savons poser le diagnostic, il faut trouver la bonne ordonnance qui fasse que ces villes restent à gauche.

Et moi, je prendrai toute ma part, là où je suis ou ailleurs pour porter le message qui fait que les socialistes gardent. C'est quoi la bonne ordonnance ? Est-ce que vous pouvez garder ces villes sans la France insoumise ?

Oui, bien sûr. Mais c'est quoi aujourd'hui la France insoumise en terme d'élus locaux ? Dire, on l'a bien vu en 2023 élection sénatoriale, aucun sénateur et les filles.

Ils avaient présenté des sénateurs, des candidats pardon au sénatorial dans tous les départements renoublables. Le résultat c'est zéro. Donc oui, il n'y a pas d'implantation et je sais d'ailleurs que pour Mais il y a des implantations dans certaines villes, notamment à Paris, notamment à Lille, ils peuvent pas vous faire perdre.

Minoritaire Ah mais la force de nuisance d'un parti politique pour faire perdre des socialistes dans un espoir de tapisser de bombe euh le paysage politique au profit de monsieur Menchon 2027, je crois que c'est clair. Lfil a dit le redit à Montpellier ou dans d'autres villes à Lille, vous l'avez évoqué. Donc je pense que faire tomber des villes de gauche y compris à droite pour les fill constituer non pas une stratégie mais une tactique électorale pour l'échéance suivante.

Et bien dans ces cas-là il faut créer le rapport de force qui signifie que moi je ne suis pas favorable à un accord avec les filles. Et d'ailleurs au congrès du PS il y a quelques jours à Nancy, nous avions parce que quand je dis nous les amis de Nicolas Mailler Rossignol, d'éjourfroid au tu brin, nous avions demandé à ce que noir sur blanc soit écrit le fait que il n'y aura plus d'accord notamment pour les législatives avec les filles. Ça nous a été refusé malheureusement.

Est-ce que ce courant-là restera uni à Olivier Fort ou est-ce qu'il faut s'attendre à une session du PS à la rentrée ? Notam. Ah mais moi je je il est hors de question que que je quitte ma famille politique.

J'y suis depuis 50 ans. 50 ans exactement en 2025. Je ne vais pas quitter la vieille maison.

La vieille maison Nicolas ma signoline Jofroid ne prépare pas une cition selon. Non non non. La vieille maison la vieille maison c'est rabouri il faut le dire.

Les fondations sont un peu fragilisées mais il est hors de question que nous quittions euh et d'ailleurs personne ne nous le demande et heureusement. Donc euh voilà, c'est une un parti politique qui est pour moi en tout cas aujourd'hui affaibli, mais euh nous resterons là parce que nous sommes la famille socialiste qui a qui est pour moi la seule capable de pouvoir amener la gauche au pouvoir euh dans euh 2 ans aujourd'hui. Quelques mots du reste de l'actualité.

Toujours le conflit entre Iran et Israël. Donald Trump annonce cette nuit un cessé le feu qui n'est pas confirmé par les deux parties. Il y aura un débat demain soir à l'Assemblée nationale.

Il aura lieu quand au Sénat débat mercredi prochain. C'est a il y aura une semaine de décalage. Ce qui signifie que dans cette semaine, il y a beaucoup de choses qui peuvent évoluer.

Voilà, c'est un débat sans vote ce qu'on appelle un 50-1 dans la constitution. un débat sans vote. C'est bien que nous l'avons demandé d'ailleurs à l'Assemblée nationale, c'est bien que la représentation nationale à l'Assemblée et au Sénat soit consultée, informé.

Seul problème, c'est que l'information est extrêmement mouvante. Chacun l'a bien compris. Vu de votre fenêtre, les États-Unis et Trump en particulier ont eu raison d'intervenir en Iran ou pas ?

Aujourd'hui, l'Iran, en tout cas les gardiens de la révolution et euh celui qui vous parle avec tous les autres présidents de groupe euh on avait signé une résolution pour classer les gardiens de la révolution iranienne comme un groupe terroriste et je ne regrette pas d'avoir signé cette proposition de résolution ici au Sénat. C'est un régime totalitaire, un régime dangereux pour la région, un régime dangereux pour euh pour le monde. Et moi, j'espère qu'un jour euh le peuple iranien euh trouvera les voies et moyens pour euh retrouver sa liberté parce que c'est bien une question de liberté.

Donc la réponse est plutôt oui. Alors, attendez, je je on est en dehors de du droit international. Enfin, je veux dire, le droit international a été a explosé son jeu de mot raccourci en la matière depuis le début de de ce conflit entre Israël et l'Iran avec l'intervention des Américains.

Euh mais la cause principale, ça a été la volonté clairement affichée du régime iranien de d'acquérir la bombe atomique. Il y a des naïfs qui disent "Mais non, il n'aurait jamais eu la bombe atomique." Écoutez euh pour du nucléaire civil, il faut enrichir l'uranium à 3 ou 4 %.

Pour du nucléaire militaire, il faut enrichir l'uranium à 90 %. H je suis pas un spécialiste. 400 kg d'après les spécialistes étaient déjà enrichis à 60 % par des milliers et des milliers de centrifugeuse sur le plan technique.

Donc l'Iran oui était au bord alors est-ce que c'est 10 jours, 15 jours, 2 mois, je n'en sais rien, mais était au bord d'acquérir la bombe nucléaire et avec un objectif potentiel de détruire l'état d'Israël. Euh un un dernier mot Patrick Aner sur un vote un vote juste qu' aura lieu aujourd'hui à l'Assemblée nationale sur la loi euh Grémillet la loi sur le futur énergétique de la France Grémet du nom de ce sénateur LR moratoire sur l'éolien réouverture de Fessenheim comment vous qualifiez le texte tel qu'il est aujourd'hui à l'Assemblée et Eren ont porté cet amendement ce moratoire visant à décaler dans le temps les énergies renouvelables. ir responsable vraiment après d'autres textes.

Je veux dire, on a aujourd'hui une droite et une extrême droite qui mettent à tous les engagements de la France en matière de développement durable. Donc c'est inacceptable. C'est inacceptable et nous combattrons ces idées rétrogrades, je dirais même réactionnair par rapport au mixte énergétique qui est nécessaire.

Nous, nous socialistes, nous disons qu'il faut de l'énergie nucléaire. On ne peut pas se permettre de partir à la décarbonation sans énergie nucléaire mais pas dans les conditions qui sont évoquées par la droite. Vraiment là, je je trouve qu'on est dans la surenchère et nous combattons cette surenchère.

Merci Beautou, merci Patrick Caner, merci d'avoir été notre invité. Merci Fabrice, à la semaine prochaine. Club de territoire. [Musique]