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InterviewC à vous (sur YouTube)· 15 mars 2023 52 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesEurope & internationalDéfenseInstitutions & élections

Fabien Roussel et Michel Goya - C à vous - 15/03/2023

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:27OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est la manif de la dernière chance aujourd'hui ?

  • 3:51ComplaisanteRéponse partielle

    Regardez avec nous, parce que ceux qui ont derrière qui vont arriver, si on a des gilets jaunes d'eux qui arrivent, ils risquent d'être violents.

  • 4:41OuverteÉludée

    Que dit ce texte ?

  • 6:41OuverteRéponse directe

    Ce que l'on sait, c'est que, d'abord, avant tout, ce texte officialise l'âge légal, le recul de l'âge légal de départ à la retraite, progressivement reculé de 62 à 64 ans.

  • 8:56OuverteRéponse directe

    C'est évidemment ce que vous préconisez Fabien Roussel, que le gouvernement prenne son risque et laisse l'Assemblée se prononcer sur ce texte.

  • 10:43RelanceÉludée

    Mais si le Parlement vote le texte, il faudra en prendre acte. C'est ce que dit Laurent Berger, le leader de la CFDT. Vous êtes d'accord ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:51Invité politiqueFait
    « C'est un peu la manif de la dernière chance pour le gouvernement. »
  • 4:13Invité politiqueFait
    « la loi reste mauvaise. »
  • 4:24Invité politiquePromesse
    « Nous, on cherche des sorties par l'eau, que ce soit par un refus par les députés de cette loi ou que ce soit par une consultation citoyenne. »
  • 4:30Invité politiqueFait
    « Les députés ne se sont pas exprimés sur cette loi. »
  • 4:39Invité politiqueFait
    « ce n'est pas possible de passer par le 49-3. »
  • 6:55PrésentateurChiffre
    « Ce que l'on sait, c'est que, d'abord, avant tout, ce texte officialise l'âge légal, le recul de l'âge légal de départ à la retraite, progressivement reculé de 62 à 64 ans. »
  • 7:07PrésentateurChiffre
    « D'après ce qu'on sait, une borne d'âge a bien été introduite jusqu'à 21 ans pour bénéficier du dispositif, avec 5 trimestres validés avant cet âge et 43 annuités en tout. »
  • 7:46PrésentateurFait
    « Le texte prévoit aussi la création d'un CDI senior, ce que demandait la droite sénatoriale, un CDI exonéré de cotisations familiales. »
  • 7:57PrésentateurFait
    « Figure aussi dans le texte définitif la surcôte de pension pour les mères de famille partant à l'âge légal de la retraite. »
  • 9:21Invité politiqueFait
    « Comme ce texte d'ailleurs, qui est d'une violence inouïe. »
  • 9:31Invité politiqueFait
    « Il est illégitime par tous les artifices de la Constitution qui ont pu être utilisés par le gouvernement pour aller vite, pour contraindre les débats, etc. »
  • 11:05Invité politiqueChiffre
    « 9 salariés sur 10 ne veulent pas de cette réforme. »
  • 12:45Invité politiquePromesse
    « Nous nous battrons pour obtenir un référendum parce que c'est la seule issue possible et démocratique pour apaiser le climat, rendre le pouvoir au peuple, faire en sorte que les Français s'expriment sur, êtes-vous pour ou contre, le recul de l'âge de départ en retraite. »
  • 13:31Invité politiquePromesse
    « Nous mettrons en place la retraite à 60 ans, l'horizon de la retraite à 60 ans. »
  • 26:43Invité politiqueFait
    « En plus de half an hour, deux russien jets ont fait un total de 19 passes sur le unarmé de drone, en plus de l'armée de front pour blaster avec leur jet exhaust et essayer de drencher avec l'eau. »
  • 35:29Invité politiqueFait
    « Il n'y aura pas d'issue militaire à ce conflit. »
  • 36:45Invité politiqueFait
    « Il y a un agresseur, Poutine, et un pays agressé. Et tout doit être fait pour rendre son intégrité territoriale à l'Ukraine. »
  • 36:42Invité politiqueFait
    « Il y a un agresseur, Poutine, et un pays agressé. »
  • 36:49Invité politiqueFait
    « Tout doit être fait pour rendre son intégrité territoriale à l'Ukraine. »
  • 42:41Invité politiqueFait
    « Il faut protéger les femmes contre les violences sexuelles, sexistes, cyberharcèlement. »
  • 42:59Invité politiqueFait
    « Airbnb, c'est vraiment une plateforme qu'il faut contrôler, encadrer. »
  • 48:33Invité politiqueChiffre
    « Ils partent à eux, c'est 62 ans, contre 57 pour les agents de la ville de Paris. »
  • 48:49Invité politiqueFait
    « Ce que ce gouvernement propose, c'est d'aligner par le haut. »
  • 48:59Invité politiqueChiffre
    « Partiront à 59. Et ceux qui travaillent dans le milieu passeront de 69 à 64. »

Temps de parole

  • Présentateur89 %
  • Locuteur 63 %
  • Locuteur 72 %

2,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonsoir, ravie de vous retrouver, c'est à vous en direct jusqu'à 20h55 pour toute l'actualité de ce mercredi 15 mars avec Émilie, Pierre, Patrick, Mohamed et Mathieu. Salut à tous les cinq. Bonsoir, Mohamed. Émilie, votre choix à l'actu ce soir ? Les Etats-Unis accusent la Russie d'avoir provoqué la chute d'un de leurs drones qui survolait l'Ukraine. La Russie démence, qui ne réchauffe pas, enfin est loin de réchauffer les relations entre les deux pays. On en parle avec Michel Koya, ancien colonel des troupes de marine et historien militaire. Il sera dans un instant sur notre plateau. Mohamed, votre story ?

Je vous parle ce soir d'un nouveau fléau, des milliers de femmes filmées à l'heure insu dans des appartements Airbnb. Patrick, dans votre édito. Pour la réforme des retraites, une fumée blanche à l'Assemblée. Un accord vient d'être conclu, trouvé entre députés et sénateurs pour un texte définitif qui devrait être soumis au vote demain. Et dans la rue, une mobilisation en baisse. Vote final ou fatal ? On en parle avec Fabien Roussel, le secrétaire national du Parti communiste français. Bonsoir. Bonsoir. Merci d'avoir accepté notre invitation. On parle également de votre ouvrage « Apparaître demain » au Cherche-Midi. Les jours heureux sont devant nous.

Vous y racontez les coulisses de cette élection présidentielle qui n'a pas été qu'une succession de jours heureux. Mathieu, dans le 5 sur 5. Les jours se suivent et se ressemblent avec juste un peu plus de poubelles chaque jour. Sauf que le débat n'est plus celui des éboueurs, mais finalement du bras de fer entre le gouvernement et Annie Delgrove.

1:23
Locuteur 6

On en parle dans le 5 sur 5, mais tout de suite, priorité au direct.

1:27
Présentateur

Oui, bonsoir Babette, bonsoir à tous. Je suis en direct du dehors à l'occasion de la venue exceptionnelle dans quelques minutes sur le plateau. C'est à vous de deux stars américaines en la personne de Jennifer Aniston et Adam Sandler à l'occasion de la sortie du film Murder Mystery 2. Il y aura également Anne-Marie Clomprey de France Inter et il y a déjà beaucoup de monde devant le studio. Je suis avec le fan club de Patrick Cohen. Vous êtes à la façon de rencontrer Patrick Cohen en vrai ?

2:02
Locuteur 2

Bien sûr !

2:03
Présentateur

Elle t'a ramené des fleurs Patrick. Ah, ce n'est pas pour Patrick, c'est pour qui ?

2:07
Locuteur 6

Jennifer Aniston.

2:08
Présentateur

Eh bien, je me fais le messager et je lui porte les fleurs. Ils arrivent dans quelques minutes. Bonne émission, a good show Babette, comme on dit aux Amériques.

2:16
Locuteur 7

Merci beaucoup Bertrand, n'hésitez pas à intervenir si toutefois l'actualité l'exigerait.

2:24
Présentateur

Je casse l'antenne dès que ça bouge, dès qu'ils arrivent, je casse l'antenne. Priorité au direct, Pierre, on n'est pas peu fiers de recevoir au direct. C'est un duo unique, on a vécu les 30 dernières années dans nos canapés ou au cinéma. On a grandi, on a mûri pour moi avec Jennifer Aniston, elle fait partie de la vie de millions de femmes et d'hommes à travers le monde. Puis Adam Sandler, lui aussi, il y a 30 ans, c'était un humoriste qui défrayait la chronique, d'abord dans le stand-up, mais aussi au Saturday Night Live. Puis ensuite, c'était un producteur parmi les plus prolifiques et un grand acteur.

Parce que non seulement il y a le film dont on va parler ce soir, mais vous avez un truc comme Uncut James, que vous pouvez encore voir sur Netflix. C'est un très grand acteur. Voilà, ce sont deux grands acteurs qu'on a le plaisir de recevoir en direct à partir de 20h sur le plateau de C'est à vous pour le lancement mondial de Murder Mystery 2. C'est la suite de Murder Mystery. Et c'est toujours sur Netflix, ce sera disponible à partir du 31 mars. Retour à l'actualité française. Cette huitième journée de mobilisation nationale contre la réforme des retraites.

Aujourd'hui dans toute la France, 200 manifestations, dont un cortège parisien au départ des Avalides, suivi par Louis-Amarie, Annalise Recouli pour C'est à vous.

3:35
Locuteur 8

Est-ce que c'est la manif de la dernière chance aujourd'hui ?

3:42
Présentateur

Non, ce n'est pas la manif de la dernière chance, c'est la manif de la victoire. Peut-être qu'on peut imaginer que les bouchons d'oreilles vont sauter. En tout cas, on est content d'être là et de se battre jusqu'au bout.

3:51
Fabien Roussel

C'est un peu la manif de la dernière chance pour le gouvernement.

3:53
Présentateur

Regardez avec nous, parce que ceux qui ont derrière qui vont arriver, si on a des gilets jaunes d'eux qui arrivent, ils risquent d'être violents. Je pense que c'est la grève l'outil des travailleurs. C'est-à-dire que quand on arrête de travailler, l'économie arrête de fonctionner. Quand l'économie arrête de fonctionner, ça fait peur aux gens qui en ont besoin. Quoi qu'il se passe aujourd'hui et demain, quand un projet de loi est mauvais, la loi reste mauvaise. Donc pour la CGT, il n'y a aucune raison de baisser la garde. Ce n'est pas la manif de la dernière chance, mais c'est la dernière manifestation d'ampleur avant le vote au Parlement. Donc c'est un appel aux parlementaires.

Nous, on cherche des sorties par l'eau, que ce soit par un refus par les députés de cette loi ou que ce soit par une consultation citoyenne. Les députés ne se sont pas exprimés sur cette loi. Ce n'est pas possible. Avec autant de contestations, un mouvement aussi fort, quand même une situation démocratique assez tendue, ce n'est pas possible de passer par le 49-3.

4:41
Locuteur 6

Patrick, dans les rues, la mobilisation contre la réforme marque le pas.

4:44
Présentateur

Oui, les manifestations ont encore été nombreuses et fournies, mais rien à voir avec les records de mardi dernier, 7 mars. Ainsi à Marseille, 7000 manifestants d'après la préfecture, contre 30 000 il y a 8 jours. À Nantes, 13 000 contre 30 000. À Rennes, 7 500 contre 19 000. À Grenoble, 7 500 aussi contre 20 000. Et moins de 5 000 manifestants à Perpignan, Strasbourg, Saint-Etienne, Tarbes, des villes qui avaient plutôt fait le plein ces dernières semaines. Ce ne sont que quelques exemples. Mais dans la plupart des villes, la mobilisation a été divisée par deux ou par trois par rapport à la semaine dernière. À Paris, la préfecture annonce 37 000 personnes, 450 000 selon la CGT.

Davantage que samedi, mais nettement moins que les 80 000 de la journée du 7 mars. C'était 700 000 d'après la CGT.

5:27
Locuteur 6

Il y a aussi moins de salariés en grève.

5:29
Présentateur

Oui, moins de 3% de grévistes dans la fonction publique d'État. C'était 25% il y a 8 jours, 22% à EDF, 15% à la SNCF, avec un trafic qui s'améliore encore demain, 2 TGV sur 3. Et un trafic normal dans le métro parisien, où le mot d'ordre de grève reconductible n'est plus du tout suivi. Les contrôleurs aériens, en revanche, sont toujours mobilisés. 20% des vols annulés demain à Orly. Moins de grèves, mais davantage de blocages avec des routiers en travers de l'autoroute A26, près de Calais aujourd'hui. Des barrages aux portes de deux centrales nucléaires, au Blayet et à Saint-Laurent-des-Eaux, aux portes des usines d'incinération des déchets parisiens, on va en reparler.

Et puis les coupures sauvages, 43 000 foyers sans courant dans le Var, dans le secteur du fort de Brégançon, la résidence de vacances du président de la République, qui n'est pourtant ni en vacances ni à Brégançon. Et dans le même temps, sur le plan politique, épilogue du débat parlementaire, un accord vient donc d'être trouvé entre députés et sénateurs en commission mixte paritaire. Voilà, c'est le texte définitif qui sera soumis demain matin au Sénat, et sans doute demain après-midi à l'Assemblée nationale, au vote des députés, sauf s'il y a 49.3, j'y reviendrai.

Accord approuvé, sans surprise, par 10 députés, 5 de la majorité présidentielle et 5 de la droite LR, contre 4 de gauche et du RED.

6:41
Locuteur 7

Que dit ce texte ?

6:42
Présentateur

Alors, malheureusement, je ne l'ai pas. Voilà, je ne l'ai pas. Je l'ai cherché jusqu'à la minute avant d'arriver en plateau, mais il n'est pas en ligne. Ce que l'on sait, c'est que, d'abord, avant tout, ce texte officialise l'âge légal, le recul de l'âge légal de départ à la retraite, progressivement reculé de 62 à 64 ans. L'enjeu aujourd'hui dans ces ultimes discussions, c'était les carrières longues. D'après ce qu'on sait, une borne d'âge a bien été introduite jusqu'à 21 ans pour bénéficier du dispositif, avec 5 trimestres validés avant cet âge et 43 annuités en tout. Je cite le député modem, Philippe Vigier, qui s'est exprimé dans le courant de la journée.

Tous ceux qui ont démarré avant 21 ans feront 43 annuités et pas une année de plus et donc pourront partir à 58, 60 ou 62 ans selon leur âge de commencement. Sur le papier, c'est ce que demandaient le LR Aurélien Pradié et quelques autres LR rétifs, mais cela reste à vérifier. Ce n'est pas tout à fait l'amendement, Pradié disent des députés de la majorité. Le texte prévoit aussi la création d'un CDI senior, ce que demandait la droite sénatoriale, un CDI exonéré de cotisations familiales. Il sera en expérimentation jusqu'en 2026. Figure aussi dans le texte définitif la surcôte de pension pour les mères de famille partant à l'âge légal de la retraite. Et maintenant ?

Alors et maintenant, décision au sommet de l'État pour savoir si on laisse le Parlement voter, si je puis dire, en toute liberté, si ce texte définitif est soumis demain à 16h aux députés ou s'il y a engagement de responsabilité du gouvernement. Vous le savez, c'est l'article 49 alinéa 3 de la Constitution. Emmanuel Macron a fait savoir qu'il réunissait ce soir à l'Élysée la première ministre Elisabeth Borne et les principaux ministres concernés par la réforme à la veille de cette journée cruciale et sans aucun doute pour décider l'engagement de responsabilité ou non du gouvernement.

La balance très clairement dans les déclarations de ces derniers jours et encore de ce matin, c'était pas de 49 froids, c'était on laisse le vote aller au bout et surtout on laisse l'Assemblée voter pour la première fois, ce qu'elle n'a pas fait sur ce texte important pour le quinquennat Macron. C'est évidemment ce que vous préconisez Fabien Roussel, que le gouvernement prenne son risque et laisse l'Assemblée se prononcer sur ce texte. Le 49 3, ce serait le risque d'une colère beaucoup plus forte ? Bien sûr, ça fait plus de deux mois qu'on se mobilise. Ça fait plus de deux mois que des salariés posent des jours de grève, perdre 80, 100 euros, 110 euros par journée de grève.

C'est dur, c'est extrêmement dur. Comme ce texte d'ailleurs, qui est d'une violence inouïe. Mais plus ça va, plus ce texte devient illégitime. Il est illégitime par tous les artifices de la Constitution qui ont pu être utilisés par le gouvernement pour aller vite, pour contraindre les débats, etc. Mais s'il est voté demain, il sera illégitime ou pas ? Aujourd'hui et demain, nous sommes dans les 24 heures où tout va se jouer.

Les députés LR, centristes, Modem, UDI, qui hésitent, qui doutent, parce qu'ils savent que dans leur circonscription industrielle, difficile, les gens sont majoritairement contre, y compris leurs électeurs, à eux, ont entre leurs mains la possibilité de ne pas voter ce texte. Et donc demain, demain, il pourrait y avoir à deux, trois députés près, ce texte rejeté. C'est vraiment eux que j'interpelle ce soir. Parce que nous pouvons... C'est parlementaire là. Oui, c'est parlementaire là. Et vous appelez les Français à se manifester à leurs électeurs. La gauche, les écologistes, chez nous, c'est clair. Il ne manquera pas une voix. Mais il y a beaucoup de doutes.

Chez quelques députés macronistes, chez des députés des Républicains, chez les centristes, c'est fort. Mais parce qu'ils sont interpellés chez eux. Et donc, je pense à eux, je leur demande de tenir compte de ça. Et ce serait vraiment le respect du monde du travail, le respect de tous ceux qui manifestent, que de ne pas voter ce texte et faire vivre la démocratie.

10:43
Locuteur 6

Mais si le Parlement vote le texte, il faudra en prendre acte. C'est ce que dit Laurent Berger, le leader de la CFDT. Vous êtes d'accord ?

10:50
Présentateur

Si ce gouvernement, si les députés, si une majorité vote ce texte, le combat continue. Dans la rue. La lutte continue. Mais comme pour le... Donc vous n'en prendrez pas acte ? Vous appellerez à d'autres manifestations ? Nous allons continuer. Parce que 9 Français, 9 salariés sur 10, ne veulent pas de cette réforme. 9 salariés sur 10... Sur 10, 9, 8,5, 8... Non, c'est 70... Non, 70% des Français. Je vous parle des salariés. Les salariés 75. Les salariés sont aujourd'hui très ultra majoritaires. On peut chipoter, Pinaillet. Ultra majoritaires. Je chipote pas, mais ce chiffre-là n'est pas vrai. Contre cette réforme des retraites.

Vous savez, tout le monde dit on vit plus longtemps, on peut travailler plus longtemps. Mais il faut aller les rencontrer, comme je l'ai fait. Les salariés qui travaillent durent dans des métiers pénibles. Les femmes, souvent, qui vont être impactées. Les corps, les êtres humains, ne sont pas des machines qui doivent être utilisées jusqu'à ce qu'elles ne fonctionnent plus. Donc on vit plus longtemps, mais pas les corps. Mais Fabien Roussel, continuer comment et avec qui ? Quand on voit que le cœur n'y est plus ou il y est moins, la mobilisation est en berne et les Français sont résignés à 78%, ils pensent que cette loi sera votée et appliquée.

Eh bien, nous allons continuer et nous y travaillons. Et vous le saurez dans les jours qui viennent, les heures qui viennent en fonction de ce qui se passera demain. D'abord, nous travaillons vraiment en étroite collaboration avec l'intersyndicale, chacun dans son rôle. Les syndicats, les forces politiques, ils décideront ou pas de poursuivre les mobilisations. Selon leur choix et leurs décisions, nous les respecterons. Nous, forces politiques, nous continuerons à nous battre aussi. S'il y a des manifs, des mobilisations, on sera avec eux. Nous nous battrons. Nous nous battrons pour obtenir un référendum.

Nous nous battrons pour obtenir un référendum parce que c'est la seule issue possible et démocratique pour apaiser le climat, rendre le pouvoir au peuple, faire en sorte que les Français s'expriment sur, êtes-vous pour ou contre, le recul de l'âge de départ en retraite. Les Français auront à s'exprimer avec certitude, peut-être qu'ils l'auront l'occasion avant, mais ils auront à s'exprimer avec certitude en 2027. C'est la fin du mandat du président de la République. À ce moment-là, l'âge légal, si la réforme est votée, ça sera quelques mois de plus. Ce sera 63 ans et un trimestre à peu près.

Ce que la prochaine majorité ou ce que le prochain président de la République pourra faire, c'est d'abord, éventuellement, si vous faites campagne en ce sens, c'est défaire ce qui est fait par cet actuel Parlement-là. Mais d'abord, je vous confirme que la gauche au pouvoir, je ferai tout pour que la gauche gagne en 2027 ou avant, mais nous ferons tout et nous reviendrons sur cette réforme. Nous mettrons en place la retraite à 60 ans, l'horizon de la retraite à 60 ans. Mais ça ne peut pas attendre 2027. Ce sera un thème de campagne. Mais, M.

Cohen, dès le mois de septembre, il y a des salariés que je connais dans la métallurgie que j'ai rencontrés qui avaient prévu de partir en retraite là, en fin d'année, au dernier trimestre 2023 et dont l'âge de départ va reculer de plusieurs mois. Vous pensez à eux ? Vous pensez qu'ils sont contents, qu'ils sont satisfaits de devoir attendre 2027 pour pouvoir partir en retraite ? Les pots de départ vont être annulés ? Enfin, les corps cassés. Vous en avez vu des gens qui ont du mal à se pencher tellement ils ont le dos en ruine, les épaules abîmées ? Enfin, mais... Pardon, invalidité ou inaptitude, ça ne change pas. Vous savez qu'on maintient le départ. Non, ça ne change pas.

D'ailleurs, je vais vous donner... Non, là, je ne change pas. Les critères de pénibilité sont réduits à deux. Et d'ailleurs, au Sénat, je vais vous en annoncer une avec cette CMP. Au Sénat, il y a eu un amendement qui avait été introduit pour pouvoir tenir compte des critères liés au risque chimique, d'être en présence de risque chimique. En CMP, ils l'ont fait sauter. Ils l'ont fait sauter. Là, en commission mixte paritaire, ils l'ont fait sauter. Enfin, ce texte, il a été durci. Il a été durci par les députés macronistes de droite qui se sont retrouvés à huis clos pour décider des amendements qu'ils allaient retenir.

S'il y a 43 annuités pour tout le monde, ça n'est pas à vos yeux une avancée ? Non, parce que ça aussi, si vous voulez, je vous envoie le texte. Je vous envoie... Vous l'avez ? Vous l'avez, le texte de la CMP ? Mais je l'ai, je peux vous envoyer la photo que nous avons reçue. Je n'ai pas eu le temps. Mes collègues qui étaient en CMP ont fait les photos de ce qu'ils ont décidé. Ce n'est pas 43 annuités pour tout ? Un tiers des salariés en carrière longue, un tiers des salariés en carrière longue cotiseront plus de 43 ans et certains iront jusqu'à 44 ans et trois trimestres de cotisation. En vertu de quel dispositif ?

Parce qu'en fonction de cette mesure d'âge qui fait que tous les Français, tous les salariés, devront travailler plus longtemps pour financer les mesures d'économie qu'ils veulent mettre en œuvre. De toute façon, ils demandent à tous les Français de travailler plus longtemps. Plus longtemps, pardon, c'est la gauche qui l'a fait passer, c'est l'amendement Touraine. C'est les 43 annuités. Vous ne m'accusez pas, on était contre. Non, je dis la gauche, la gauche du gouvernement, celle qui était... Vous les inviterez, quand vous verrez François Hollande ou Marisol Touraine, vous leur parlerez, mais pas nous.

En tout cas, tout le monde, ils demandent à tout le monde de devoir travailler plus longtemps. Alors, pas deux ans de plus, il y a la majorité qui travailleront deux ans de plus, mais les femmes qui ont des carrières achées travailleront plus longtemps. Ceux qui ont commencé tôt travailleront plus longtemps. Un an, un an et trois mois. Il y a 67 ans et ça ne bouge pas. Ah ben, bonjour. Ça ne bouge pas. Ah ben, oui, d'accord. Et même la Première Ministre en est félicité. Vous vous rendez compte, on ne touche pas à l'âge pivot de 67 ans. Vous continuerez à trimer jusqu'à 67 balais. Quel désastre.

La réforme des retraites, vous l'évoquez dans votre livre Les Jours Heureux sont devant nous en racontant qu'entre les deux tours de l'élection présidentielle, vous avez eu un échange téléphonique avec Emmanuel Macron sur ce thème. Vous lui demandez alors d'abandonner cette réforme des retraites ou au moins d'organiser un référentum. C'était déjà un dialogue de sourds. Ce livre, d'ailleurs, je n'ai pas fait exprès, c'est comme si je l'avais bouclé il y a 15 jours, mais je l'ai bouclé au mois de novembre. Mais déjà, dans ce livre, j'annonce ce qui se passe aujourd'hui, la dureté du président de la République, le fait qu'il n'entend rien de ce qui se passe dans un pays.

Et je raconte les échanges que j'ai eus avec lui dans l'entre-deux-tours, après, et le fait que je lui explique que ça ne passera pas. Et je constate qu'il a utilisé plusieurs fois le 49-3, son gouvernement, et qu'il a décidé d'être d'une violence rare sous la Vème République. Enfin, avec un Parlement qui est humilié, qui est bafoué. C'est vraiment une atteinte grave à notre démocratie, à notre système démocratique. Quelles vont être les conséquences derrière ? On va en débattre, moi je ne sais pas. Mais il y aura des conséquences sur la vie démocratique dans notre pays, sur la crédibilité du politique, sur le rôle des députés.

Enfin, si demain, il y a un taux d'abstention, plus, plus, aux prochaines élections, on va dire quoi ? On va tous pleurer. Mais moi, je vais parler de ce qui vient de se passer. C'est terrible. Je parle beaucoup de ça dans mon livre. L'abstention, rejet de la politique, ce que j'ai vécu aux présidentielles, ce que j'ai vécu aux élections législatives. C'est ça qui m'alerte, qui fait mon combat et je trace des pistes de réflexion, des réponses pour sortir de là.

Avant de vous déclarer candidat, en tout cas, vous avez rencontré Marie-Georges Buffet, qui avait été candidate pour le parti à la présidentielle, qui vous prévient que vous risquez de vous y abîmer et que vous n'en sortirez pas indemne. Est-ce que cela vous a fait douter, ébranler ? Oui. Oui, je me souviendrai toujours de cet échange. Je le raconte dans l'avant-propos. Je l'ai dit à Marie-Georges que j'ai vu, là, il y a quelques jours. Mais j'ai voulu raconter pour être totalement transparent. Mais aujourd'hui, je peux dire que si la discussion que j'ai eue avec elle m'a fait peur, m'a fait douter pour ma personne, parce qu'elle m'a dit « Tu vas souffrir ».

Aujourd'hui, je peux dire que si ça a été dur, ça a été parfois enthousiasmant, passionnant, avec des moments d'émotions intenses et heureuses, il y a des moments qui ont été durs. Mais aujourd'hui, je sors, je me sens plus fort. Je me sens plus fort. Je me sens encore plus convaincu de ce que nous pouvons faire. Et qu'il est urgent de gagner. Et je veux tout faire pour que la gauche l'emporte. Et je veux me battre pour la France, pour mon pays et tout faire pour que ça change pour ces Français dont je parle dans ce livre.

Si ça a été difficile, notamment, c'est que le 20 février 2022, un article de Mediapart vous accuse d'avoir bénéficié d'un emploi fictif quand vous étiez assistant du député Candelier.

19:15
Locuteur 6

En pleine campagne électorale, Fabien Roussel sous le feu des soupçons. Le candidat du Parti communiste a-t-il réellement rempli ses fonctions d'attaché parlementaire entre 2009 et 2014 ? Selon une enquête de Mediapart, c'est pour la Fédération communiste du Nord qu'il travaillait et non pour le député Jean-Jacques Candelier qui le rémunérait 2400 euros par mois sur des fonds de l'Assemblée nationale. Mais Fabien Roussel n'a pas transmis de preuves matérielles de ses fonctions d'attaché parlementaire. Sur le site internet du député en février 2010, Fabien Roussel ne figure pas parmi l'équipe des assistants. Mais le député l'affirme

19:53
Présentateur

Il était un collaborateur précieux et efficace sur le terrain. Fabien Roussel m'a permis d'alimenter et d'enrichir mon travail pendant 5 ans. Vous avez toujours nié ces accusations. Le but, c'était de faire dérailler votre campagne. Vous parlez même des initiateurs de cette campagne sans en dire plus. Savez-vous qui ils sont aujourd'hui ? Oui, parce qu'il y en a un qui est cité dans l'article de ce journal qui est mon ancien collègue auprès de Jean-Jacques Candelier communiste à l'époque qui s'est réclamé ensuite d'être LFI, soutien de Mélenchon, qui a changé ensuite, qui n'est pas très stable. Voilà.

Mais ce qu'il a dit à la presse qui est un torrent d'injures à mon encontre a été fait pour me déstabiliser à deux mois du premier tour de l'élection présidentielle, c'est violent. C'est extrêmement violent. Parce que, bon, moi, j'attaque cette présidentielle, je ne suis pas connu, je n'ai pas de notoriété, c'est dur, et ça commence à frémir. On sent que ce que je porte, ça marche, et puis là, paf, on nous casse les pattes et c'est violent. Jusqu'à... Jusqu'à perquisition. Le 6 décembre dernier 2022, des policiers débarquent chez vous à l'Aube pour une perquisition que vous avez décidé de raconter. Vous parlez de violence psychologique, de l'impact sur votre vie privée, sur votre famille.

Cette perquisition, elle démarre alors que vous n'êtes pas présent à votre domicile. Elle va durer 14 heures, Fabien Oussol. Oui, c'est pour ça que c'est violent. Parce qu'en fait, je ne suis pas là, je suis en déplacement à Morlaix, j'ai fait un meeting avant à Morlaix, et le temps que ma femme me prévienne à 8 heures du matin que je rentre de Bretagne, j'arrive, c'est l'après-midi, et donc c'est violent parce que c'est ma compagne, Dorothée, mes enfants, mes deux enfants qui sont là et qui accueillent les policiers et qui débarquent à 6 heures du matin, vous imaginez, et ça c'est violent.

D'ailleurs, quand je dis ça, je pense à ceux qui de la même manière se font arrêter, qu'ils soient syndicalistes, je pense à ceux d'EDF qui ont été arrêtés ces dernières semaines parce qu'ils avaient placé des familles en heure creuse et qu'ils se sont retrouvés menottés, arrêtés à 6 heures du matin devant leur famille. Quand on se bat, quand on a un engagement politique, syndical, et que ça touche notre famille, c'est vrai. Maintenant, je sais qu'il y a plus grave. Moi, je raconte tout dans le livre parce que je veux être transparent. Je veux vraiment tout dire.

Les policiers sont venus chez moi, ils ont pris ce qu'ils avaient à prendre, ils ont tous les éléments de mon travail effectif auprès de Jean-Jacques Candelier et de tout ce que j'ai pu faire à cette époque-là. La justice fera son boulot, mais encore une fois, il n'y a plus grave que ça dans le pays et je souhaite maintenant que la justice dise et puis qu'on passe à autre chose.

22:40
Locuteur 7

Vous revenez aussi dans votre livre sur les résultats de la présidentielle sur le premier tour. Jean-Luc Mélenchon qui arrive à cette troisième place

22:46
Présentateur

avec 21,95% des voix. Vous, vous avez obtenu 2,28%. Une immense déception, c'est ce que vous écrivez, un mode de scrutin injuste, mais c'est un score qui vous sera reproché par les sympathisants de la France insoumise qui pensent que sans votre candidature, Jean-Luc Mélenchon aurait pu accéder au deuxième tour. Vous, vous dites que vous n'éprouvez aucun sentiment de culpabilité ?

Ah non, pas du tout parce que d'abord, je raconte aussi dans ce livre, il faut le lire parce que je raconte avec détail, ceux que j'ai rencontrés et qui me disaient « Ah Fabien, on adore ta campagne, ton programme, on est d'accord avec toi, les cheminots » qui me disent « Nos trains, mais désolé Fabien, on va voter Mélenchon parce qu'on veut qu'il soit au second tour. » Et donc, beaucoup de mes électeurs ont voté pour lui au final. Donc, je n'ai pas empêché et ceux qui voulaient le faire l'ont fait. Par contre, aujourd'hui, je pourrais dire pourquoi Jean-Luc Mélenchon a donné son parrainage à Philippe Poutou qui a failli ne pas être candidat.

Mélenchon a donné son parrainage à Philippe Poutou. Philippe Poutou a été candidat, il a fait 400 000 voix. C'est les 400 000 voix qu'il a manqué aussi à Jean-Luc Mélenchon. Oui, il est responsable de son propre échec. C'est ce que vous êtes en train de dire. Non, il n'est pas responsable de son propre échec. Mais ce que je veux dire, c'est que si, entre nous, on se dit c'est ta faute, c'est ma faute, on ne va pas s'en sortir. Aujourd'hui, la gauche, quand on s'additionne, elle plafonne à 30%. Si on veut gagner ensemble, mais on doit aller à 50%. Et donc, il faut aller convaincre. Et c'est mon combat. C'est ce que je raconte dans ce livre. Moi, je veux aller convaincre les abstentionnistes.

Je veux aller convaincre avec ceux qui n'ont pas voté à l'élection présidentielle ni aux élections législatives quand nous étions unis. 25 millions d'abstentionnistes aux législatives. Vous vous rendez compte d'un électeur sur deux ? Et nous, on va se chicarrer et chicorer entre nous ? C'est nul. Moi, quand je vois votre photo, je me dis que si on arrive à faire déplacer la virgule à 22,8, puis que Mélenchon il reste à 21,95, alors on a gagné. On est barons. C'est juste une virgule. Moi, j'arrive à faire ça. Et hop là ! Un coup de photoshop,

24:48
Locuteur 7

ça passe.

24:49
Présentateur

Vous cherchez à être transparent, effectivement, mais même transparent sur l'avenir puisque vous envisagez le cas où vous ne seriez pas réélu député et dans ce cas-là, vous dites que votre reconversion privilégiée, ce serait de devenir instituteur. Vous y pensez sérieusement ? Mais parce que j'en rencontre beaucoup des professeurs des écoles. J'adore les enfants. J'adore les enfants. Tout simplement. Et donc, je me dis que je n'ai jamais considéré la politique comme un métier. Jamais. Je dénonce ça, d'ailleurs. Ce n'est pas un métier. On ne fait pas carrière en politique. C'est un engagement. On le fait avec conviction, avec cœur, avec passion.

Et quand on sent qu'on n'a plus le feu, quand les électeurs nous disent « Fini ! » il faut accepter, je ne me battrai jamais pour ça. Il y en a trop qui le font. Il y en a même qui changent de veste, qui la retournent pour pouvoir rester élu. Ça me dégoûte. C'est ça qui tue la politique. Moi, je préfère être sincère. Et si je sens que ça ne passe plus parce que les électeurs me le disent ou parce que moi, je n'ai plus le feu, j'arrête. Et je ferai professeur des écoles parce que c'est un des plus beaux métiers. Plutôt que de redevenir journaliste. Ça a été au début de votre... Oui, mais vous connaissez. On ne peut plus de revenir journaliste quand on a fait ce que j'ai fait.

Mais les jours heureux sont devant nous. De la présidentielle à la reconstruction de la gauche, c'est signé Fabien Roussel et c'est disponible à partir de demain aux éditions du Cherche-Midi. Vous restez avec nous ? 14,90 euros. Ah oui, pardon. 14,90 euros. Et on ne bouge pas la virgule. Et on ne bouge pas la virgule.

26:13
Locuteur 6

Qui se reversait au Parti communiste français ?

26:15
Présentateur

Oui, en tout cas, je ne touche à rien. D'accord. Je ne touche à rien. Ok. Ce n'est pas fait pour. Les relations entre la Russie et les États-Unis et Milie sont dans un état déplorable. C'est ce qu'affirme le Kremlin après que l'armée américaine a accusé la Russie d'avoir percuté l'un de leurs drones. Oui, pour les États-Unis, il n'y a pas de doute. Un avion de chasse russe a intercepté et touché un drone américain Reaper hier. Ils ont même fait une reconstitution de l'incident pour expliquer la manœuvre russe.

26:41
Fabien Roussel

En plus de half an hour, deux russien jets ont fait un total de 19 passes sur le unarmé de drone, en plus de l'armée de front pour blaster avec leur jet exhaust et essayer de drencher avec l'eau. On le final pass, le russien Alors, si la Russie

27:14
Présentateur

reconnaît que deux de ses chasseurs ont intercepté un drone américain au-dessus de la mer Noire, elle dément formellement l'avoir heurté et provoqué sa chute, démenti totalement réfuté par Washington qui dit « Je pense que tout le monde depuis un an devrait prendre les déclarations russes

27:28
Locuteur 7

sur ce qu'il faut en Ukraine et autour de l'Ukraine avec des pincettes. » Ça, c'est le porte-parole du Conseil de sécurité national de la Maison-Blanche. C'est ce qui est confirmé également par le porte-parole du Pentagone.

27:38
Fabien Roussel

« Je pense que le point ici est que même que les interceptes en et de themselves ne sont pas si incommones, le fait que ce type de comportement de ces pilotes russiens est incommon, incroyable et incroyable. »

27:51
Présentateur

Il faut dire que cet incident a eu lieu dans le ciel de la mer Noire au large d'Odessa, théâtre de très régulières interactions entre des drones des pays de l'OTAN et les forces armées russes en particulier depuis le début de la guerre en Ukraine, ce qui peut, selon une source anonyme dans le journal Le Monde, avoir tendance à énerver les Russes. D'ailleurs, ça s'est vu alors qu'il était convoqué par le département d'État américain. L'ambassadeur russe à Washington, Anatoly Antonov, n'a en effet pas pu cacher son agacement.

28:16
Locuteur 8

« Ce drone peut porter 1,700 kilos d'explosives. Ce drone peut porter quelques bombes. Vous voyez, quelle réaction des États-Unis si vous voyez un drone très près, par exemple, à San Francisco ou à New York ? Quelle réaction des États-Unis ? Pour moi, c'est clair. Pour vous aussi.

28:44
Présentateur

Bonsoir Michel Goya,

28:46
Locuteur 6

ancien colonel de les troupes de marine, historien militaire, merci de votre présence

28:49
Présentateur

ce soir pour parler de cet incident sérieux, le premier incident direct entre la Russie et les États-Unis depuis le début du conflit en Ukraine. Mais pour l'instant, on temporise à Washington comme à Moscou ? Oui, on voit bien qu'il y a malgré tout un incident grave. Sérieux, oui ? Oui, c'est sérieux.

29:07
Locuteur 6

C'est quoi ? C'est une semi-agression ? C'est une presque-attaque ? Comment on peut le qualifier ?

29:11
Présentateur

Oui, c'est un peu ça. C'est une intimidation en tout cas. Il n'y avait pas volonté forcément de détruire ce drone. Sinon, les avions auraient tiré dessus directement. C'était assez simple. Mais en tout cas, de le gêner, de le perturber et ça a probablement provoqué un accident. C'est un drone, on le voit, ce n'est pas un quadcopter, c'est quelque chose qui est aussi grand qu'un avion rafale qui coûte au moins 15 millions d'euros. Donc, c'est quelque chose d'assez important. Effectivement, c'est un incident grave. Mais on voit bien qu'il y a malgré tout des deux côtés et une volonté de ne pas en rajouter et de ne pas provoquer une escalade.

Au passage, vous l'avez remarqué, c'est le premier vrai incident qu'il y a depuis un an. Ce qui, en réalité, est relativement peu, relativement faible. on se surveille tout le long de la frontière des pays d'Europe de l'Est dans les eaux internationales. Il y a des avions partout, il y a des avions radars. Et en réalité, il y a peu, il y a eu jusqu'à présent peu de cas, il y a des interceptions, mais il y a eu peu d'incidents. Voilà, on va le dire comme ça. Mais c'est un avertissement adressé aux Etats-Unis pour leur dire arrêter de nous espionner dans cette zone qu'ils considèrent les Russes comme la leur ? Oui, probablement.

Alors, il faut le rappeler, on était dans des eaux internationales. Tout le monde avait le droit de voler dans cette zone. Il est certain que les Russes se sont très énervés par le fait que les Américains fournissent énormément de renseignements aux Ukrainiens. Ça, c'est un avantage considérable qu'ils offrent aux Ukrainiens. Et très certainement, il s'agissait un peu d'une intimidation en disant, voilà, évitez de vous approcher, en tout cas, c'était près de la Crimée. Évitez de vous approcher de la Crimée. Ça peut vraiment freiner les Américains dans leurs opérations de renseignement ? Non, pas vraiment.

Et puis, ils ont déclaré que de toute façon, ça ne changeait rien à leur politique et à leur méthode. Il y aura à nouveau des drones, des avions de surveillance dans la zone. Qui a le plus à perdre de cet incident ? C'est peut-être les Russes. C'est-à-dire qu'il faut bien comprendre qu'un des centres de gravité quand même de cette guerre, c'est l'opinion publique américaine et les politiques américaines. C'est la politique américaine vis-à-vis de l'Ukraine, vis-à-vis de la Russie qui va déterminer certainement l'avenir de cette guerre. Or, tout ce qui peut fâcher, on va le dire comme ça, l'opinion américaine, comme des attaques, comme des agressions directes sur des Américains.

Alors, ce n'était pas un avion piloté. Si ça avait été un avion, s'il y avait eu des morts, ça aurait été évidemment beaucoup plus grave. Ça aurait affecté beaucoup plus l'opinion. Mais ça joue. Ça joue. C'est-à-dire que simplement, il y a des Américains qui ne sont pas forcément très contents de voir leurs appareils attaqués par des Russes. Ce que vous appelez des dégâts réputationnels. Émilie ? Depuis plus de six mois maintenant, la ville de Barmout est le théâtre de violents combats. C'est la bataille la plus longue et la plus sanglante de cette guerre. C'est devenu une ville symbole. Elle risque de tomber aux mains des Russes. L'Ukraine, elle, ne veut absolument pas céder.

Ils disent que c'est une clé pour la stabilité du front de garder Barmout. Vous comprenez l'Ukraine ? Alors, il y a deux logiques. D'un point de vue de logique militaire, moi je regarde ça, je regarde la carte et je dis, voilà, monsieur le président, là on est en train de se faire encercler dans Barmout, il faut se replier. Ou alors, il faut contre-attaquer. Mais il faut dégager cette zone parce que là, ça sent le piège. Bon, ça c'est un peu la logique militaire. La logique politique qui est de, finalement, de ne rien céder, de ne pas céder de ville, de s'accrocher, mettre par mettre, partout en réalité.

Ce qui, d'une certaine façon, fait un peu le jeu des Russes parce que ça leur permet d'utiliser leur artillerie, tous leurs moyens avec le maximum de puissance. Mais, voilà, toujours est-il... C'est ce que dit, vous l'avez donné Mersinensk, si on cède cette ville, il y en aura d'autres. Oui, mais on avait exactement le même débat au mois de mai-juin, lorsque les villes de Sévérodonetsk et de Lysitschansk également étaient menacées. C'était exactement la même chose. Et donc, là, les Ukrainiens ont décidé de se battre, de tenir, et finalement, ils ont subi beaucoup de pertes. Et la ville, Sévérodonetsk et Lysitschansk, ils ont été obligés de les abandonner quand même.

Et, accessoirement, ça n'a pas changé le cours de la guerre. On a dans ces combats, et ceux qu'évoquait Émilie, on a souvent souligné ces derniers temps la bataille héroïque des Ukrainiens, mais des vidéos de soldats russes, anonymes, en disent long sur ce qu'ils endurent eux-mêmes en première ligne. Regardez celle-ci, un groupe de soldats russes mobilisés, pas des soldats de métier, interpellent Vladimir Poutine et disent leur impréparation et le sort qu'ils se savent réserver.

33:52
Locuteur 9

...

34:21
Présentateur

C'est des vidéos qui peuvent faire mal à l'image de l'armée russe et des conscrits, si je veux dire. Oui, tout à fait, sachant que ce n'est pas un cas isolé. Il y a plusieurs autres cas qu'on a signalés. Il y a aussi des communications téléphoniques qu'on a interceptées. Il y a tout un ensemble d'informations qui viennent comme ça, de la part des soldats russes. Ce qui est assez étonnant, c'est un militaire, je vois ça, c'est assez extraordinaire.

Mais en même temps, c'est un mélange d'une certaine tradition russe de se plaindre au tsar directement, considérer que le chef, le tsar, le petit père des peuples n'est pas au courant des problèmes qu'il y a à la base, que c'est la faute des boyards, des administrateurs qui sont entre les deux. Et on s'adresse directement à lui pour se plaindre. On notera qu'aucun de ses messages ne met en cause la guerre, par exemple. Mais à chaque fois, on est mal nourri, on est mal équipé, etc. Ce qui est vrai, au passage, très certainement. Mais il y a cette idée que Vladimir Poutine ne le sait pas. Et qu'on va lui dire, comme ça, les problèmes seront réglés.

Fabien Roussel, vous avez interpellé le gouvernement cet après-midi sur les risques d'embrasement en Ukraine. Oui, parce que je siège à la commission défense. Et le président de la commission a organisé un débat avec le ministre Lecornu sur le rôle de la France dans la guerre qui se joue là-bas en Ukraine. Et nous sommes extrêmement inquiets avec mon groupe. inquiets parce que tout le monde dit, y compris les militaires, qu'il n'y aura pas d'issue militaire à ce conflit. Il n'y aura pas d'issue militaire. Il n'y aura pas de vainqueur militaire. Il y aura une issue diplomatique, politique.

Mais entre la Russie, qui est une puissance militaire mondiale, et l'Ukraine, qui est armée et soutenue par l'OTAN, les États-Unis, et qui résiste, résiste, résiste, ça peut durer longtemps. Cette guerre peut durer longtemps. Jusqu'à ce qu'il y ait des négociations et un cessez-le-feu. Nous demandons, nous demandons, à ce qu'on ne s'inscrive pas dans un temps long. Le risque d'un embrasement du conflit, tant que la guerre dure, le risque d'un embrasement du conflit, existe. Et justement... L'Ukraine ne veut pas envahir la Russie. Ah mais ça, ça ne risque pas. Oui, mais c'est pour ça que votre raisonnement, il ne va pas.

Vous renvoyez dos à dos deux adversaires et vous dites qu'il n'y aura pas d'issue militaire. Si la Russie se retire du territoire ukrainien, ça s'arrête. Non, non. D'ailleurs, j'ai commencé mon intervention cet après-midi comme ça. Je ne renvoie pas dos à dos. Il y a un agresseur, Poutine, et un pays agressé. Et tout doit être fait pour rendre son intégrité territoriale à l'Ukraine. Tout doit être fait, y compris soutenir militairement l'Ukraine pour empêcher que des bombes russes viennent tomber sur les maternités.

En revanche, je dis que tant que le conflit, tant que la guerre dure, le risque, justement, de confrontation comme nous avons vécu ici, peut arriver, y compris avec des armes françaises. Y compris avec des armes françaises. J'ai posé la question au ministre. La France est-elle prête à entrer en guerre contre la Russie ? Est-ce qu'il y a un risque qu'un pays de l'OTAN rentre en guerre contre la Russie ? Ou les États-Unis ? Prenons-nous ce risque ? Allons-nous prendre ce risque ? Je ne le souhaite pas, évidemment. Et donc, que faisons-nous pour mettre fin à cette guerre et aboutir à des négociations le plus rapidement possible ? Et il y a des pays qui sont prêts à s'organiser.

Le président mexicain, le président brésilien, les pays d'Afrique demandent à ce qu'on se mette autour d'une table et qu'on pèse, et qu'on pèse sur Poutine. Merci beaucoup, Fabien Roussel. Michel Goya, deux ouvrages à signaler. Le temps des guépards, la guerre mondiale de la France de 1961 à nos jours, qui est désormais disponible en poche. Et puis, s'adapter pour vaincre comment les armées évoluent, qui vient de ressortir aux éditions Tantus. Merci beaucoup d'être venu ce soir sur le plateau de Cétabou. C'est l'heure de la story de Mohamed Bouhabsy. Des locataires traumatisés après avoir été filmés à leur insu dans leur logement Airbnb.

Elles sont sans doute plusieurs milliers de femmes à avoir été épiées, filmées à leur insu par des propriétaires d'appartements Airbnb. C'est ce que révèle aujourd'hui une enquête de libération des femmes, comme Larissa, qui le 10 décembre 2022 a loué un appartement à Rouen avec son compagnon et deux amis. Elle y a découvert des caméras espionnes.

38:30
Locuteur 7

Alors là, les gars, c'est chaud. J'ai envoyé ça, enfin, j'ai ramené ça à mon baron.

38:35
Présentateur

Il a fouillé, fouillé comme il pouvait. Il a crevé des preuves. Genre, ça a filmé dans la salle de bain et dans la chambre. Donc là, je me dirige à la police. Des caméras orientées pour filmer les douches et les toilettes. Extrêmement choquées, Larissa va quitter dans la foulée l'appartement pour entrer chez elle, à Dieppe. En embarquant, l'une des caméras et la carte SD pour porter plainte.

38:58
Locuteur 5

On a eu le temps de passer une bonne petite soirée. J'ai eu le temps de me laver. Et de là, je suis partie aux toilettes. Et je regardais un peu, enfin, j'avais rien dans la tête. Et j'ai fixé la fameuse horloge numérique.

39:10
Locuteur 7

Et j'ai vu qu'elle était, qu'avait le fil, le chargeur. J'ai trouvé ça un petit peu bizarre.

39:14
Locuteur 6

Et en regardant de plus près, je me suis rendu compte qu'il y avait une sorte d'objectif. J'en ai parlé à mes amis. On m'a dit, non, t'es parano, c'est pas possible et tout. J'ai insisté et mon copain, il a ouvert l'arrière.

39:26
Présentateur

Et on a découvert une pile, une entrée USB et une carte mémoire. On a vu des clichés de moi sous la douche, toute nue, enfin, en train de me laver.

39:36
Locuteur 5

Et de mes autres amis en allant aux toilettes. Je peux rien faire, c'est ça le truc. Je suis juste là, j'attends. Je peux juste m'imaginer ce qui s'est passé ou ce qu'il aurait pu faire avec mes images.

39:47
Présentateur

Ce phénomène est originaire d'Amérique du Nord. Au Canada, un cas de voyeurisme virtuel est rapporté tous les deux jours. C'est trois fois plus qu'en 2010. La Cour du Québec qualifie cette dérive de fléau social. Mais c'est aux États-Unis que les cas explosent littéralement depuis 2017.

40:11
Locuteur 5

Un des moyens les plus simples pour se protéger et de débrancher le wifi.

40:41
Présentateur

auxquels sont connectées les caméras. Mais il existe également des applications assez faciles d'utilisation. Thing Network, par exemple, pour vérifier si une caméra est présente dans un Airbnb, une application qui est disponible en France. Les loueurs-voyeurs visent, comme vous l'imaginez, plus particulièrement les femmes. Rachel Flore Pardo est avocate en droit pénal et cofondatrice de Stop Ficha, une association de lutte contre le cybersexisme. Elle nous explique ce qu'est le sexisme 2.0. Il y a des nouvelles formes de violences, parfois de genre, qui vont avoir lieu sur Internet. Et en fait, les cyberviolences sexistes et sexuelles sont des manifestations du cybersexisme.

On a vu un certain nombre de victimes qui témoignent, font référence à des caméras cachées dans la salle de bain, qui les filmaient sous la douche. Ce qu'il faut savoir, c'est qu'à chaque fois qu'il y a un caractère sexuel dans les images qui seront filmées, c'est-à-dire par exemple si le corps de la personne est nue ou si ce qui est filmé revient à filmer un acte sexuel, les peines incourues sont de 2 ans d'emprisonnement et 60 000 euros d'amende. Nous avons contacté la plateforme Airbnb.

Ils nous ont expliqué que le site prenait des mesures fermes en supprimant le compte de toute personne qui enfreindrait leur politique ou utiliserait des caméras et qu'une plateforme a été créée pour les victimes. Ils précisent par ailleurs que le compte de l'hôte de Larissa a été suspendu et que son voyage a été entièrement remboursé. Depuis plusieurs mois en France, les plaintes se multiplient. La plus grande crainte des victimes tombait sur ces vidéos d'elles sur des sites pornographiques. La première chose que me demandent les personnes qui viennent me demander de l'aide, c'est comment on fait pour supprimer ces images.

Et bien la vérité, c'est que c'est aujourd'hui encore très compliqué de les supprimer. Maintenant, il arrive qu'on y arrive, donc il ne faut pas perdre espoir. C'est pour ça que j'encourage ces personnes à évidemment saisir la justice puisque plus la justice sera saisie de ces faits, plus elle prendra conscience de l'ampleur de ce phénomène et plus elle mettra en place les moyens nécessaires pour les enrayer. On parle de plus de 1000 enquêtes en France, il faut le préciser. Fabien Roussel, qu'est-ce que cela vous inspire ? D'abord, voilà pourquoi il faut protéger les femmes contre les violences sexuelles, sexistes, cyberharcèlement.

Parce qu'il y a des hommes, pas tous les hommes, il y a des hommes qui ont vraiment un sexe à la place du cerveau et sont dangereux. Et donc il faut protéger les femmes et condamner durement. La deuxième chose, c'est que Airbnb, c'est vraiment une plateforme qu'il faut contrôler, encadrer. Vous savez que Yann Brossat qui lutte contre Airbnb à Paris, quand il leur écrit...

43:05
Locuteur 7

L'adjoint à Anne Hidalgo.

43:07
Présentateur

L'adjoint à Anne Hidalgo au logement. Quand il écrit à Airbnb, il leur écrit en Irlande. C'est une plateforme américaine qui a son siège en Irlande. Il ne paye même pas d'impôts. Il paye moins d'impôts qu'un 3 étoiles à Saint-Amand-les-Eaux. Et donc, ça va, ce système-là, il est pourri et il faut protéger les femmes contre les vicieux qui existent encore dans notre pays.

43:27
Locuteur 6

D'autres sujets à vous soumettre dans le 5 sur 5 de Mathieu Béliard.

43:36
Présentateur

Mathieu, les déchets continuent de s'amonceler dans les rues de la capitale. On s'éloigne du débat sur la réforme des retraites, sur les conditions de travail des éboueurs désormais. C'est réduit à un bras de fer entre le gouvernement et la mairie de Paris. La responsabilité politique, elle incombe à la maire de Paris. Je vous rappelle qu'en plus de ce mouvement de grève, elle a expliqué qu'elle soutenait le mouvement et qu'elle était totalement du côté de cela. Donc, ça veut dire qu'elle l'assume au nom de la commune de Paris et donc, elle impose finalement aux Parisiennes et aux Parisiens les conséquences de cela. On parle de plus de 7 000 tonnes de déchets.

On continue de constater des quartiers de la capitale et d'autres métropoles, d'ailleurs, en se levlis sous les poubelles. Des agents de propreté du Var ont même été appelés en renfort par les sociétés privées qui ramassent à Paris. Et le maire du 15e arrondissement de la capitale dénonce même des sabotages. La société privée qui collecte dans le 15e a fait un référé administratif pour demander l'évacuation par les forces de l'ordre des militants politiques qui bloquent le dépôt de vitry alors que les ouvriers ne font pas grave. C'est une entrave à la liberté du travail. Sans compter qu'il y a, parmi un certain nombre de ces personnes, du sabotage.

Des bennes ont vu leurs pneus être crevés, des freins sabotés, ce qui a failli entraîner un accident très grave, d'ailleurs, d'un conducteur qui a pris une benne et qui a dévalé une pente. Et des pièces de moteur qui sont enlevées aussi des bennes. Alors cet après-midi, la société de Richebourg, société privée de ramassage de déchets de Richebourg, a annoncé arrêter les collectes dans des lieux où la mairie envoyait ses agents privés de Richebourg qui explique cet arrêt par les menaces de blocage des entrées et sorties de leur site de stockage.

Hier soir, Gérald Darmanin a annoncé avoir donné instruction au préfet de police de Paris de demander à la mairie de réquisitionner des moyens pour ramasser les déchets. Cet après-midi, le préfet de police de Paris, Laurent Nunez, a sommé la maire de Paris d'agir. Il se dit prêt à réquisitionner lui-même. Du côté d'Anne Hidalgo, on répondait hier d'abord que la maire n'a pas ce pouvoir, qu'on souhaite, je cite, privilégier le dialogue au passage en force, avant d'ajouter ce soir qu'Anne Hidalgo ne donne pas suite, ce sont les mots utilisés, à la demande du préfet de police.

En attendant, les poubelles avaient été ramassées sur le parcours de la manifestation aujourd'hui, ce qui se comprend particulièrement quand on voit les scènes qui ont eu lieu devant le siège du parti présidentiel hier. En attendant, la situation reste bloquée avec un mouvement reconduit jusqu'à lundi. Et Louis Amard, Annelies Recouli, qui suivait les manifestations d'aujourd'hui, ont aussi posé la question aux leaders syndicaux. Que répondent-ils à la menace de réquisition ? Les ministres de l'Intérieur devraient réfléchir à respecter le droit de grève. On ne réquisitionne pas n'importe comment et pour n'importe quoi. On nous parle de réquisition ? Ok, faites de la politique.

La politique, c'est de passer des paroles aux actes. Comment vous faites ? 3 000 personnes qu'il faut aller chercher, les mêmes qu'on a célébrées pendant le Covid parce qu'ils ramassaient nos poubelles. Là, il y a 6 000 tonnes, 7 000 tonnes de déchets qui ne sont pas ramassées parce qu'ils sont simplement en grève. Mais ces 6 ou 7 000 tonnes, ils vont les porter sur leur dos. Elle est utile, cette grève des éboueurs ? Il faut la poursuivre, voir la durcir si nécessaire. Elle est aussi utile que toutes les autres que je ne peux pas vous citer, mais que vous connaissez. Les cheminots, les raffineurs, les dockers.

Ce qui se passe aujourd'hui dans le débat politique sur les éboueurs, ça pue, excusez-moi, ça pue beaucoup plus que les ordures qui sont sur le trottoir de Paris. Les éboueurs qui refusent de reprendre le travail, les dépôts bloqués, Fabien Roussel, contre la réforme des retraites, est-ce que vous appelez à ce que les métropoles, parce qu'il n'y a pas que Paris, à ce que ces métropoles soient ensevelies sous les poubelles ? Celui qui bloque la situation aujourd'hui, c'est le président de la République, c'est lui qui a le pouvoir d'apaiser la situation.

Et les salariés, qu'ils soient éboueurs, qu'ils soient conducteurs de trains, qu'ils soient instituteurs, paysans, j'étais à Versailles avec les paysans aujourd'hui, ils se défendent, ils se défendent avec les outils qu'ils ont. Qu'est-ce qu'ils ont comme outils pour se défendre aujourd'hui contre cette réforme des retraites qu'ils ne veulent pas ? Ils ne veulent pas travailler deux ans de plus, les éboueurs. Le métier, il est dur, ils ne veulent pas travailler deux ans de plus. Eh bien, ils n'ont pas d'autre moyen de se défendre que de faire ça. D'ailleurs, demain, je vais aller les soutenir, je serai à Ivry pour aller sur un piquet de grève, les soutenir.

Les éboueurs, on en a besoin, c'est un métier essentiel. Pendant la Covid, pendant la pandémie, ils ont été là, alors que tout le monde était cloîtré chez soi pour se protéger. Eux, ils ont bossé, ils ont été devant. On les a dit, c'est des héros, il faut leur mettre des médailles. Et aujourd'hui, on leur met deux ans de plus. C'est comme ça qu'ils sont récompensés. Oui, et les saboteurs dont parlait Philippe Bougeon, le maire du 15e, qui crèvent des pneus, qui empêchent ceux qui veulent de travailler entravent à la liberté de travailler ? Je ne suis pas au courant. Il n'y a pas de grévistes dans les entreprises privées.

Ils font le même métier, ils partent à eux, c'est 62 ans, contre 57 pour les agents de la ville de Paris. Il n'y a pas de grévistes. Et en plus, on va vous l'expliquer. Et en plus, ce n'est pas normal. Ce n'est pas normal. Et si on doit aligner les régimes, c'est aligner vers ceux qui peuvent partir plus tôt et pas aligner par le haut. Ce que ce gouvernement propose, c'est d'aligner par le haut. Et donc, de faire en sorte que ceux qui partent à 57, 58 aujourd'hui, partent demain. Partiront à 59. Et ceux qui travaillent dans le milieu passeront de 69 à 64. J'invite les députés et les sénateurs qui veulent voter cette réforme à faire un stage 6 mois et aller les ramasser les poubelles.

Et ils verront dans quel état seront leurs corps au bout de 6 mois déjà. Et de les respecter un petit peu plus. On a quelques minutes encore pour souhaiter un anniversaire. Les 90 ans d'RTL, c'est aujourd'hui. Oui, en grande pompe, ils l'ont fêté aujourd'hui, si vous avez écouté leur antenne, 90 ans, c'est la date anniversaire de la radio privée. Radio Luxembourg, lancée le 15 mars 1933. Radio Luxembourg qui deviendra RTL en 1966. C'est surtout l'occasion de se replonger dans des archives. Quelques moments qui ont marqué l'histoire de cette radio, il a fallu choisir.

Tiens, 1966, le 14 août, David Hallyday naît à Boulogne-Biancourt, le fils de deux icônes, Yéyé, Sylvie Vartan et Johnny, bien sûr. Écoutez la première réaction de Johnny, c'était à la radio.

49:51
Locuteur 7

On m'a téléphoné de Paris.

49:52
Présentateur

Qu'est-ce qu'on vous a dit au téléphone ?

49:53
Locuteur 7

On m'a dit, félicitations,

49:55
Présentateur

t'es papa d'un petit garçon. Alors j'ai... Évidemment, je m'y attendais depuis neuf mois,

50:01
Locuteur 7

mais enfin, quand on vous le dit comme ça, au téléphone, alors qu'elle l'a eu pendant que j'étais sur scène, ça fait une drôle d'impression. Il paraît qu'il me ressemble, moi je sais pas, c'est marrant. Vous l'avez appelé David.

50:11
Locuteur 8

Ce prénom, qui l'a choisi ? C'est Sylvie ou... Tous les deux. Il n'y a pas eu de dispute ? Non, absolument pas. On a été d'accord tout de suite.

50:18
Locuteur 7

C'est une sensation bizarre et en même temps formidable.

50:21
Présentateur

Un autre souvenir plus léger, et là c'est culte dans l'histoire de la radio française en général. Combien d'argent y a-t-il dans la valise ? Le début de la valise RTL, c'était en 1974. Vous êtes donc la grand-mère de Philippe ?

50:34
Locuteur 7

Je suis la grand-mère de Philippe, oui.

50:36
Présentateur

Oui, c'est Michel Drucker, madame, qui vous appelle en direct sur RTL. Je supporte Maillot en compagnie de votre petit-fils, Philippe. Je l'ai arrêté dans la rue pour essayer de lui faire gagner la fameuse valise RTL.

50:46
Locuteur 5

Vous vous partagerez...

50:49
Locuteur 8

Comment ça, il ne faut pas lui crier comme ça, madame ?

50:51
Locuteur 2

Mais où est-tu, où est-tu, toi ? Ah non, écoutez, n'abusez pas de cet enfant, parce que...

50:57
Locuteur 7

Ne quittez pas, madame.

50:59
Locuteur 6

Allô ? Oui, qu'est-ce qui se passe ? Il n'y a rien, rien. J'étais accrochée dans la rue, là.

51:06
Présentateur

On ne parle pas à n'importe qui, Michel Drucker et cette dame qui le grondait en direct. Les voix du direct. Merci beaucoup, Mathieu. Merci, Fabien Roussel. Les choses heureuses sont devant nous. De la présidentielle à la reconstruction de la gauche, c'est votre ouvrage. Merci beaucoup, Michel Goyard, d'avoir accepté notre invitation. Dans un instant, Jennifer Aniston, Adam Sandler sont nos invités, ainsi qu'Emeric Lombray de France Inter. Priorité au direct,

51:28
Locuteur 7

Bertrand Chamoran.

51:31
Présentateur

Oui, Babette, ça y est, Adam Sandler et Jennifer Aniston viennent d'arriver dans les studios. Je suis en mesure de vous révéler le plateau sur lequel ils vont répondre à mes questions. Et voici la personne qui leur posera ses questions. Bonne émission, Babette.

51:44
Locuteur 7

Merci beaucoup à cette information exclusive. Dans un instant, Jennifer Aniston, Adam Sandler et Emeric Lombray de France Inter.