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interviewyoutube.com 11 min

Jérôme Guedj est l'invité politique de la matinale Franceinfo

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Jérôme Gede. Vous êtes candidat à la présidentielle depuis maintenant 6 jours dans un paysage totalement embouteillé à gauche. Est-ce que vous n'avez pas ajouté de la confusion là où il y en a déjà beaucoup ?

Non, moi j'ai essayé de porter le combat des idées. C'est celui qui m'anime depuis des années. La présidentielle c'est dans 1 an et je pense que l'année 2026 doit être utile pour répondre aux attentes de nos concitoyens.

Moi, j'essaie d'incarner avec beaucoup d'autres ce que j'appelle la gauche républicaine, la gauche universaliste laïque, c'est-à-dire celle qui pensent qu'on peut être intransigent sur les questions républicaines, sur les questions de laïcité, sur les questions régaliennes, la sécurité, la défense, mais qu'on peut aussi être radicalement de gauche parce qu'il y a des aspirations très fortes dans le pays sur les questions de logement, d'accès aux soins, de pouvoir d'achat. Est-ce que c'est ça fait une confusion ? Pour l'instant, on n pas de ligne politique qui est tranchée à gauche.

Vous dites quand même vous dites quand même vouloir ne pas vouloir justement ajouter un nom à la liste, faire la course des petits chevaux, mais comment convaincre que ce n'est pas qu'une aventure personnelle ? Parce que elle porte ses combats collectifs et j'invite l'ensemble de cette gauche républicaine à se pencher sur ces questions et à construire le projet que nous proposons à nos concitoyens. Une année, c'est pas du tout de faire.

Or aujourd'hui, plutôt que de parler de tuyoterie, de savoir comment on va désigner le candidat, euh quel va être le périmètre des alliances, parton des attentes de nos concitoyens, il s'en fiche de savoir d'une certaine manière, il y a une aspiration, il y a une aspiration unitaire, je la comprends parfaitement et je la revendique moi aussi, mais l'Union ne fait la force que si elle est sur une proposition qui est cohérente. Si on juste impose des propositions antagonistes, ça ne marche pas. Pourquoi ne pas ben faire part de votre discours en participant à la primaire de la gauche ?

C'est je rappelle que cette primaire, elle est souhaitée par le patron, votre patron, le patron des socialistes Olivier Fort. Vous venez quand même de lui tirer une petite balle dans le pied cette primaire. Non mais d'abord c'est la position personnelle d'Olivier Fort.

Les socialistes dans leur ensemble ne se sont pas prononcés. Mon président de groupe Boris Valot lui-même a indiqué dans la suite de ce que j'avais indiqué moi-même dit que il ne croyait pas trop à une à une primaire en tous les cas à celle qui a été envisagée aujourd'hui. C'est elle dans laquelle et c'est parfaitement légitime Marine Tondelier François Ruffin Clémentine Autin Lucy Casté ont dit "Nous nous souhaitons une primaire de cette nature" et Olivier Fort a dit "Bah écoutez pourquoi pas je ferai éventuellement valider par les militants socialistes." Donc vous dites que vous une autre primaire avec un ça serait pas le bon périmètre.

Pour moi le périmètre c'est le périmètre des idées. C'est des gens qui sont d'accord sur les questions de défense parce que le président de la République il est responsable dans un monde chaotique inquiétant avec Donald Trump et Vladimir Poutine où il faut affirmer une défense européenne. Est-ce que il y a une position convergente sur le rôle de l'OTAN sur l'autonomie stratégique de la défense ?

Est-ce que nous sommes capables d'avoir des positions convergentes ? Je le souhaite, j'en suis convaincu. Sur le besoin de protection de nos concitoyens.

Voilà les questions de protection sociale évidemment de financement de notre modèle social mais aussi. Donc vous voulez une primaire avec des gens qui pensent exactement la même chose. Donc vous dites Marine Tondelier, non François RF moi je demande juste à vérifier et pas à mettre la poussière sous le tapis.

Vous savez dans le passé c'est des accords électoraux de cette nature ont été fait un peu le dos au mur et ils volent en éclat quand il se confrontent au réel. La quand disait le réel c'est quand on se cogne. Bien, il y a un réel à gauche, c'est qu'on peut pas avoir des positions antagonistes et notamment sur un sujet qui moi me tient à cœur qui est qu'en politique, on commence toujours par les valeurs, par des principes.

L'universalisme républicain, le refus de la brutalisation du débat politique, la lutte contre le racisme, contre l'antisémitisme, le refus de l'assignation identitaire. Aujourd'hui, il faut sortir des ambiguïés qui peuvent parfois exister à gauche et qui se qui se cristallisent notamment dans le rapport, moi j'assume cette position très clair, dans le rapport avec la France insoumise ou en tous les cas avec la direction de la France insoumise. J'ai évidemment pas de difficulté avec les électeurs, je m'adresse à tous les électeurs du pays pour répondre à leurs préoccupations mais pas rentrer dans des jeux d'appareil stériles.

Vous dites de vouloir incarner donc une gauche républicaine universaliste, sociale et écologiste. C'est le créneau de Raphael Guxman. Et pourquoi ne pas vous ranger derrière lui afin de créer une dynamique ?

Il est à ce stade le mieux placé dans les sondages. Mais il vous a pas échappé que Raphaël Buchman n'est pas candidat à l'élection présidentielle pour l'instant. Enfin, il m'a pas échappé qu'il le sera sans doute peut-être bientôt un jour.

Écoutez, vous savez c'est le contraire d'une aventure individuelle la présidentielle. Moi, je pense qu'il faut en effet une convergence de gens qui posent des propositions sur la table. La présidentielle, c'est un projet, moi c'est ça qui m'intéresse, c'est comment on protège nos concitoyens sur les questions de pouvoir d'achat, sur les questions de santé, d'hôpital, de logement.

Moi, je n'entends que ça dans mes rencontres avec les Français, dans ma permanence à Massi et puis c'est aussi une incarnation, l'élection présidentielle et vous parlez de Raphaël Gluxman avec qui je parle régulièrement. Écoutez, on n pas le même style, on n pas le même tempérament, on n pas le même parcours. Ça n'interdit pas d'avoir des convergences, mais je pense que la qualité du débat politique, c'est dans la préparation de la présidentielle d'offrir le choix à nos concitoyens.

Euh en multipliant, vous parliez de Jean-Luc Mélenchon, multipliant justement les candidatures dans votre camp, est-ce que vous laissez pas le champ libre à Jean-Luc Mélenchon qui reste seul dans le sien et donc d'une certaine manière vous lui facilitez la tâche pour se qualifier pour le second ? Écoutez, euh chacun voit midi à sa porte. La logique que je mets sur la table comme d'autres d'ailleurs, c'est précisément la clarté d'une offre alternative parce que tout le monde a intégré le regretter mais que tout ça ne mène nulle part.

Que les sondages de 2è tour indiquent que si d'aventure Jean-Luc Mélenchon se hissait au 2e tour, il serait assuré d'être balayé par le candidat du Rassemblement national. Et moi, c'est le scénario que je veux absolument éviter. C'est la raison pour laquelle il faut que cette gauche soit capable d'avoir des positions nettes et claires au premier tour.

Mais je l'assume là aussi, de ne pas s'aliéner le soutien de des électeurs qui ne sont pas de gauche pour le deuxème tour. Moi, j'assume que j'assume que la présidentielle se prépare dès le premier tour par un projet qui est celui de ce que j'appelle le courage de la nuance, la capacité de construire des compromis, d'avoir des positions fermes, mais de parler à l'ensemble des Français parce que la politique c'est la dispute apaisée. C'est pas avoir raison tout seul.

Dans ce cas de figure, Mélenchon versus Bardella ou Le Pen, au second tour, vous votez pour qui ? Mais on m'a déjà posé la question, c'est une voilà, moi évidemment que je ferai tout pour empêcher la victoire du Rassemblement national, mais si on se retrouve dans cette situation, alors cette victoire, elle serait déjà quasiment acquise. Et donc c'est pour ça que c'est en amont de ce premier tour qu'il faut s'organiser, se structurer avec une offre politique qui part des besoins de nos concitoyens.

Vous voyez notre interview, elle est peut-être passionnante, mais on parle tambouille, on parle primaire. Parlons des sujets qui préoccupent nos fonds citoyens. Je sais mais moi je parle des vulnérabilités que nos concitoyens au devant.

L'accompagnement du grand âge, des personnes en situation de handicap, la protection de l'enfance, ceux qui sont touchés par la maladie au long cours et qui se disent la sécurité sociale est-ce qu'elle accompagne ses besoins ? Comment on finance notre protection sociale ? Parlons de ces sujetsl en quoi l'intelligence artificielle va tout bousculer trois questions juste sur les alliances.

Vous dites jamais d'alliance, pas d'alliance avec la France insoumise. Ça veut dire qu'à Paris, si par exemple Sopia Chikiroule insoumise et qualifiée pour le second tour décide de maintenir, ça peut faire perdre éventuellement le socialiste Emmanuel Grégoire. Vous dites quoi ?

Vous dites bah tant pis. Je dis que c'est dans la clarté des positions que on peut élargir les soutiens qui sont demandés auprès de nos concitoyens et il peut pas entretenir des ambiguïés. Et quand on est dans des situations face à l'extrême droite, ben il y a un principe qui est celui du désistement républicain, c'est-à-dire pour empêcher la victoire de l'extrême droite.

Si on n'est pas d'accord entre force de gauche, et bien le mieux c'est que celle qui est la moins bien placée se retire. Un mot également sur Emmanuel Macon qui doit confirmer ce matin en conseil des ministres la nomination d'Almie Montchalin à la la Cour des comptes à la tête de la Cour des comptes. Il y a de nombreuses voix qui s'élèvent en ce moment pour critiquer ce choix.

Est-ce que pour vous c'est un scandale ? Je comprends que des voix s'élèvent. Améline Monchalin a assurément les compétences techniques.

J'ai négocié avec elle puisque nous avons assumé de permettre à ce que le la France a un budget. J'ai passé des heures et des heures des nuits à discuter avec Amélie de Monchalin que je connais bien parce qu'elle avait été mon adversaire aux élections législatives en 2022 et que je l'avais battu à ce moment-là. Donc, j'ai du respect pour la personne.

Mais moi ce qui m'intéresse, c'est l'institution de la Cour des comptes et le fait inédit qui a interpellé qui est qu'une ministre en exercice bascule immédiatement dans la présidence de la Cour des comptes, une ministre des comptes publics et que donc dans quelques semaines ou quelques mois, elle va être amenée à présider une institution qui va juger et évaluer les budgets qu'elle a élaboré et les politiques publiques qu'elle a conduite. Je suis dit je suis pas convaincu parce qu'elle a le CV les compétences les nominations de proches on a déjà vu ça. Mitterin avait nommé Jox Chirac Séin.

Oui mais vous voyez Philippe Séin est nommé à la cour des comptes plusieurs années après avoir exercé des responsabilités gouvernementales. Jox il est nommé mais il est auparavant ministre de la défense. Il est pas directement ministre des comptes publics. vrai aussi de Pierre Moscovici ou d'ierigo pour avoir les profils de personnes politiques dans la période où nos institutions vont être mises à rue d'épreuve parce que partout dans le monde l'état de droit est questionné par les forces réactionnaires et libérales.

Il faut préserver et sanctuariser ces institutions qui ne doivent jamais être remises en question par un discours un peu complotiste ou un peu stigmatisant à l'endroit de l'état de droit. Un tout dernier mot sur l'affaire qui prend une ampleur planétaire. Un diplomate français Fabrice Sédents apparaît lui aussi dans ce dossier-là.

Jean-Noël Barreau vient de une enquête administrative, une procédure disciplinaire. La justice est saisie. Qu'est-ce que ça vous inspire de l'effroid ? parce que derrière le caractère gigantesque de cette affaire, il y a un entretoit complaisant avec les puissants, l'argent, l'exploitation sexuelle de personnes fragiles.

Que donc moi face à des abus de cette attenure où il a des choses qui sont dégoûtantes, je n'ai pas d'autres termes, la justice doit passer et aussi un certain comportement moral pour tous ceux qui ont fricoté avec ces arcades. Jack Lan qui a entretenu des liens financiers. Ça vous a étonné, ça vous a choqué, ça vous a surpris ?

En tous les cas, il a pris la décision qui s'imposait pour préserver une institution qui est importante, une institution culturelle et diplomatique et l'institut du monde arabe quand on est au malheureusement au cœur du réacteur, on se questionne de comment on a fait pour y arriver mais si on est attaché à l'institution qu'on représente, alors on doit la préserver et il a bien fait de démissionner. Merci beaucoup Jérôme Gch, bonne journée à vous. Merci Jér.