Expulsion de fonctionnaires français: Jean-Noël Barrot réagit à la décision de l'Algérie
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
resserrer les liens avec les élus locaux et les collectivités territoriales qui sont le partenaire numéro 1 du ministère des affaires étrangères au travers de la coopération décentralisée, des accords de jumelage ou plus généralement de l'aide publique au développement que les collectivités déploient partout dans le monde et qui contribuent à resserrer les liens entre la France et ses partenaires. les liens entre la diplomatie et la jeunesse et je serai tout à l'heure au lycée Charles de Gaulle pour un échange avec des lycéens et des élèves de classe préparatoire et puis resserrer les liens avec la société civile et tout à l'heure à Hérouville, nous aurons un grand débat sur les questions internationales, sur l'impact de tous les bouleversements que nous constatons aujourd'hui et sur la manière dont nous devons nous y préparer pour défendre les intérêts de la France et des Français. Quelle est votre réaction à l'expulsion de fonctionnaire français du territoire algérien ?
C'est une décision qui est incompréhensible et qui est brutale. Le départ de d'agent en mission temporaire est injustifié et injustifiable et comme je l'ai fait le mois dernier, nous y répondrons de manière immédiate, de manière ferme et de manière proportionnée à l'atteinte qui est portée à nos intérêts. Et je le précise, c'est une décision que je déplore parce qu'elle n'est ni dans l'intérêt de l'Algérie ni dans l'intérêt de la France.
Vous savez combien de fonctionnaires ont été expulsés et quand seront-ils expulsés ? Je vous l'ai dit, nous répondrons de manière immédiate, de manière ferme et de manière proportionné à l'atteinte portée à nos intérêts. Je reviens sur votre échange.
Quelles ont été les principales préoccupations des producteurs auquels vous venez d'échanger ? Et bien, nous avons une filière qui est en développement et que nous voulons encourager avec un certain nombre de programmes, les programmes européens et notamment l'un d'entre eux qui a contribué au développement de la filière vers les États-Unis, ce que nous voulons continuer à encourager. Et je relève notamment deux éléments sur lesquels il nous faut il nous faut nous pencher.
D'abord, c'est la question de la simplification qui est aujourd'hui entre les mains du Parlement qui doit apporter des réponses à toutes les entreprises en général, mais les entreprises patrimoniales comme celle-ci et comme celle de la filière en particulier. Et puis ensuite la question de l'approfondissement du marché unique européen parce qu'on a ici des exemples de producteurs français qui vendent leur production dans d'autres pays européens mais qui pour des raisons justement de bureaucratie se voi imposer l'équivalent de droits de douan et dans un moment où surviennent les guerres commerciales, il faut justement que nous allions jusqu'au bout de l'intégration du marché unique pour faire en sorte que il y a la première voie de diversification de nos et d'export de nos entreprises euh comme celle de comme celle dans laquelle nous trouvons aujourd'hui bien ce soit les pays européens. Pour ça, il faut lever les barrières.
Donc en résumé, la simplification au niveau national pour toutes les entreprises mais en particulier celle-ci et puis le l'intégration du marché unique pour ouvrir des débouchés à nos entreprises françaises et notamment les entreprises des filières d'exception du vin et des spirituel. Petite question sur la perne Ukraine, les combats ont redoublé d'intensité. Comment aborder les négociations pour le 15 mai ?
Bien, vous savez, on a assisté ce weekend à Kief à une démonstration de force et d'unité européenne avec l'appel unanime cesser le feu de 30 jours sans condition avec le soutien des États-Unis. Vladimir Poutine a a tergiversé en en proposant une rencontre ce jeudi à Istanbul. Volodimir Zelenski, le président ukrainien, a saisi la balon et il proposé de se rendre lui-même à Istanbul.
C'est désormais ce à quoi nous appelons Volodimir Vladimir Poutine à consentir également. Mais évidemment, il n'y aura de négociation sur une paix juste et durable que avec un cesser le feu parce qu'on ne peut pas négocier sereinement sous les bombes et sous les attaques de droit. Les producteurs que vous avez rencontrés ont-ils aimé des craintes particulières par rapport aux annonces de sur les Bien sûr, il y a une inquiétude non seulement parce que bah ça peut renchérir le prix des produits mais plus généralement du fait de l'impact que ces guerres commerciales pourraient avoir sur la croissance économique mondiale et donc sur la propension sur la capacité des consommateurs à acheter ces produits, que ce soit le Calvados ou d'autres spiritueux français.
Euh d'ailleurs, mais ils ont aussi insisté sur le fait que il y a pour le Calvados et pour les productions du Calvados des marges de développement considérables aux États-Unis. Il faut euh continuer à promouvoir en même temps que nous négocions pied à pied euh les intérêts des producteurs français. Et au-delà de ces négociations, de quelle manière l'État peut nous aider ?
Bien sûr, il y a les programmes d'accompagnement, les les fonds européens. Il faut néanmoins veiller à ce que ces fonds européens ne viennent pas simplement permettre au producteurs d'absorber le surcoup provoqué par les normes. Euh, il y a l'accompagnement des collectivités et aussi je crois que la région Normandie soutient très activement ces ses producteurs, mais c'est le cas aussi du de l'échelon départemental et d'échelon communal, sans oublier les parlementaires qui sont toujours là en soutien de la filière.
Et puis je le disais, je crois que pour une entreprise d'exception comme celle-ci, mais comme pour toutes les entreprises de France, la question de la simplification des normes est une question centrale à laquelle il faut que nous puissions apporter des réponses radicales. Est-ce qu'on va peut-être plus se concentrer sur plutôt commercer quand tu as commercé en Europe plutôt que d'essayer de continuer à négocier avec les États-Unis ? Je crois que nous personne n'a intérêt aux guerres commerciales.
Euh nous avons euh intérêt à pouvoir commercer avec les États-Unis comme avec d'autres. Mais nous avons autour de nous, proche de nous des pays européens qui constituent des débouchés très intéressants pour les entreprises françaises. Aujourd'hui, il existe encore des entraves à la circulation des biens, à la circulation des services au sein même de l'Union européenne alors même que nous avons un marché unique.
Il faut lever ces entraves, il faut unifier le marché européen pour pouvoir donner les pleines opportunités à toutes les entreprises françaises.
Jean-noël Barrot