Damien Michallet : un nouveau sénateur pour l'Isère
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« je suis un fils, un petit-fils de paysans »
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« Avoir été pendant 22 ans élu local, c'est un atout absolument non négligeable. »
- 5:18Locuteur 1Chiffre
« deux sujets sur trois évoqués au Sénat est une problématique de collectivité locale »
- 6:12Locuteur 1Fait
« j'ai déjà posé une première question d'actualité au gouvernement »
- 3:32Locuteur 1Chiffre
« de 40% au sénatorial »
- 0:56Locuteur 1Fait
« Et du coup, ça a créé une dynamique réellement nouvelle, en tout cas à mon niveau »
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L'ISER se pave d'un nouveau sénateur. En obtenant 40% des suffrages aux dernières élections sénatoriales organisées le 24 septembre, la droite a remporté trois sièges, soit un de plus qu'en 2017, permettant à son troisième de liste, Damien Michalet, d'accompagner les quatre sénateurs sortant au palais du Luxembourg.
La séquence n'est pas linéaire. D'abord, il y a le Covid. Le Covid, quand on est élu local, quand on est maire, quelle que soit la taille de la commune, pendant deux mois, le Covid, c'était un peu disruptif. Dans notre appréhension de la gestion communale, dans l'appréhension aux gens, dans comment les aider, on voyait qu'on devait les aider différemment. Et donc, ça a bousculé ma vie d'élu local et probablement mon comportement d'élu local, où on a créé des proximités nouvelles, des attentions nouvelles. Et du coup, ça a créé une dynamique réellement nouvelle, en tout cas à mon niveau. Mais je suis sûr que c'est le cas pour plein d'élus locaux. Et du coup, on avait besoin d'aide aussi.
Et moi, l'aide est venue des sénateurs, réellement, dans leur attention, dans leur écoute, dans leur conseil. J'avais déjà vu les sénateurs lors du premier mandat d'Emmanuel Macron, qui était plutôt un mandat anti-collectivité locale. Et là où les sénateurs ont pris des positions qui ont pour moi été des marqueurs politiques importants, et au-delà même des marqueurs politiques, élément déclencheur de à quoi sert le scénario. J'ai véritablement vu qu'un sénateur avait un rôle hyper important. Un jour, et ce jour ne viendra peut-être jamais, je vous demanderai de faire quelque chose pour moi.
J'ai cette particularité d'être un fils de la Terre, un enfant de la Terre, fils et petit-fils de paysans. Et du coup, j'ai une vraie reconnaissance du ventre. C'est-à-dire que ceux qui m'aident, je m'en souviens tout le temps. Et je suis hyper fidèle à cela. Et lorsque Michel Savin et Frédéric Puissat ont décidé de repartir au sénatorial, je leur ai proposé d'être un militant. Au Sénat, ce n'est pas le militant politicien, c'est vraiment plus un support, un aide-de-camp. Je leur ai proposé ça, et c'est comme ça que je me suis retrouvé troisième de liste. Mais la démarche initialement était surtout de dire merci, et parce qu'il m'avait aidé, de les aider à mon tour.
Donc on a construit cette campagne de cette façon, et on a construit cette liste de cette façon. Donc vous voyez, l'arrivée au Sénat, c'est une composition de plein de choses, et en 1993, je ne m'imaginais pas sénateur un jour, c'est certain.
Selon ce dernier, c'est grâce à une campagne focalisée sur le terrain que la liste de la droite et du centre, menée par Michel Savin, a pu réaliser cet exploit. L'éducation, c'est notre avenir. Ce sont les agriculteurs qui font tenir ce pays debout.
Les banquiers, les femmes, les soldats, les opérateurs. Bien embrassés. Ça a fait sourire beaucoup de monde lorsque je le dis, mais on a joué la deuxième place pour Frédéric Puissa. C'était impensable que Fred ne soit pas sénatrice avec Michel. Donc on a vraiment travaillé dans cet esprit, toute la liste, on a travaillé dans cet esprit. Après, on a d'abord profité du bilan de Michel et Frédéric, qui est un bilan fantastique. Ils ont fait un job reconnu à droite comme à gauche, et du coup, ils ont mobilisé beaucoup de monde.
Puis ils ont fait une campagne, une campagne très terrain, une campagne, comme j'allais me le dire, à l'ancienne, où on est candidat, donc on va rendre des comptes à ceux qui vont voter, et on va essayer de les convaincre de voter pour nous. Nous avons fait une campagne importante, et qui nous a amenés à faire ce score, de 40% au sénatorial, qui est un score auquel on ne rêvait pas. Donc c'était évidemment une surprise, mais une demi-surprise quand même.
Une demi-surprise, le troisième de liste est une vraie surprise, mais le résultat est une demi-surprise, parce que les élus locaux, là aussi, ont la reconnaissance du travail fait, et dans leur vote, ont montré que le travail qui avait été fait a été reconnu.
En raison de la règle du non-cumul des mandats, Damien Michalet a dû quitter ses fonctions de maire de Sato-la-Sébonce, qu'il détenait depuis 2014, pour celles de sénateurs qui, comme un député, votent la loi et contrôlent le gouvernement, mais qui a la particularité de représenter les collectivités territoriales. Un nouveau rôle exigeant qu'il endosse avec humilité, tout en sachant que son expérience d'élu local est un atout non négligeable.
Le Sénat a une image nouvelle, où je le vois sur les Isérois que je rencontre, qui me félicite, et peut-être là où, il y a quelques années, on ne félicitait pas comme cela un sénateur. On voit que la collectivité, l'institution, la Chambre haute, a donné des gages de sérieux quant à son travail, d'abord, parce que c'est là qu'on travaille énormément, quant aux projets qui sont portés, mais aussi quant à la stabilité de notre démocratie par la Chambre haute. On le voit aujourd'hui, l'équilibre en France, l'équilibre politique, l'équilibre de nos institutions passe par le Sénat.
Et c'est une responsabilité différente, mais quand même pesante, quant à ces six années qui s'avancent et qui arrivent devant moi. Je plains ceux qui sont au Sénat, qui n'ont pas été élus locaux, parce qu'en fait, deux sujets sur trois évoqués au Sénat est une problématique de collectivité locale. Donc, moi, tout me parle. Avoir été pendant 22 ans élu local, c'est un atout absolument non négligeable. Quand on arrive au Sénat, ça amène à beaucoup d'humilité, parce que vous avez en face de vous énormément d'experts. Quand je parle d'experts, je parle des élus qui sont en place. Au Sénat, en fait, on a une responsabilité sur un sujet, même si, évidemment, on adresse tous les sujets législatifs.
Donc, ça amène à beaucoup d'humilité, parce qu'on croit savoir des choses, mais on m'a appris, mon éducation m'a appris, écoutons les autres et on va en savoir beaucoup plus. Donc, aujourd'hui, je suis dans une posture, encore une fois, pleine d'humilité. Je regarde, j'écoute, et pour autant, j'agis, puisque j'ai déjà posé une première question d'actualité au gouvernement, une question orale au gouvernement. On a la chance d'avoir Bruno Retailleau et Gérard Larcher, qui sont très ouverts à la jeunesse, et quand je dis à la jeunesse, je pense à moi, j'ai encore un peu le droit de le dire, et du coup, qui vous demandent « Quelles sont tes problématiques ?
» Et du coup, j'ai amené mes problématiques qu'on a rencontrées pendant la campagne, mais aussi les problématiques terrain, les problématiques de Bourg-en-Jalue, les problématiques de la Capi. Cette équipe vous donne la possibilité d'agir, mais c'est surtout que quand vous êtes dans la majorité, vous pouvez agir avec une vraie chance de résultat.
En effet, le nouveau sénateur du groupe Les Républicains n'oublie pas d'où il vient et compte bien faire résonner, aux côtés de Michel Savin et Frédéric Puissat, les préoccupations des Isérois dans la Chambre haute.
Le Sénat, c'est finalement la résultante de l'action. Et l'action, elle est portée par mes échanges avec le maire de Bourg-en-Jalue, avec Vincent Chlecky, avec qui on a déjà pu échanger sur deux, trois sujets. Vous imaginez bien que, pas le soir de mon élection, mais le lendemain, lorsqu'il me félicitait, il me disait déjà qu'il avait des sujets à adresser. Donc, mon rôle de sénateur, c'est celui-là. C'est être à Paris pour débattre et légiférer, et c'est être en Isère, à Bourg-en-Jalue, dans le Nord-Isère, pour être en proximité des élus, pour remonter, pour comprendre, et surtout, et surtout, et surtout, ne jamais être détaché du territoire.
Nous sommes des élus du territoire, et ce territoire, on lui doit tout, et donc on doit constamment en être à l'écoute. Oui, on est législateur, oui, on est sénateur, mais je viens de ça, te la sébonce, je suis un fils, un petit-fils de paysans, ça, c'est mon ADN, ce sont mes racines, et ça, ça ne changera pas. Et je serai toujours de cette la sébonce, et j'habiterai toujours de cette la sébonce, et j'aurai toujours fait mon lycée à Bourg-en-Jalue. Et ça, c'est ma vie, et ce n'est pas mon œuvre, mais c'est ma vie, et c'est mon ADN, et c'est sincèrement mon marqueur. Donc, quoi que je fasse, mon histoire sera toujours un pilier de mon action.
Ce n'est pas trois sénateurs, c'est une équipe de trois sénateurs. C'est-à-dire qu'on bosse ensemble, on adresse ensemble les problématiques, on définit ensemble nos interrogations au gouvernement, nos propositions d'amendements. Ce n'est pas un qui fait de son côté, on bosse bien vraiment ensemble. Donc ça, c'est clé, parce que du coup, ça donne une dynamique incroyable, et une capacité à faire qui est multipliée par trois, voire plus qu'on est en train d'organiser les choses par domaine de compétences. parce que, plutôt qu'être tous généralistes, on se dit qu'on sera généralistes sur certains points, mais on va essayer d'adresser chacun ces différents domaines.
Donc Fred avec les affaires sociales, Michel avec le sport et la notoriété parisienne qu'il a, qui est juste incroyable, et moi plutôt sur les sujets d'aménagement du territoire et développement durable, évidemment en pilier le numérique, qui est ma compétence d'élu depuis pas mal d'années. Pourquoi un Congo ? Je pensais que les élus locaux auraient peut-être d'autres sujets sur lesquels des focus seraient faits, mais non en fait. On retrouve la sécurité, la santé et l'éducation. Sécurité, sécurité des élus dans leur mandat, sécurité des personnes, sécurité des biens, la possibilité de n'importe qui de se promener dans n'importe quelle rue à n'importe quelle heure sans être en appréhension.
La santé, qui est un vrai sujet, et ça l'est à Bourgogne-Jalieu avec l'hôpital et avec le projet de loi finance de la sécurité sociale qu'on est en train de débattre. On avait Frédéric Puissat qui était en audition de la directrice de l'hôpital de Bourgogne-Jalieu, justement pour reporter, bien comprendre en fait toutes les problématiques et pour pouvoir les remonter et essayer d'adresser aussi ces sujets. Et donc le dernier, l'éducation, qui est un pan très technique finalement, où les réponses ne sont pas si simples, mais où par contre il y a une mobilisation des élus, mais aussi de tout corps enseignant pour faire grandir nos écoles.
C'est assez incroyable comme ces thèmes reviennent très régulièrement.
Cet épisode est désormais terminé. Vous pouvez retrouver notre émission Le Micro Local sur toutes les plateformes d'écoute et toujours sur notre chaîne YouTube Ville de Bourgogne-Jalieu.
Damien Michallet