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InterviewLe Figaro (sur YouTube)· 19 juin 2015 11 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileEurope & internationalInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

David Lisnard : «La politique socialiste, c'est du clientélisme»

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 72 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteÉludée

    La métaphore de Sarkozy sur les migrants vous a-t-elle perturbé ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que la France doit accueillir officiellement des migrants ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Êtes-vous confronté à ce problème à Cannes ?

  • 6:00RelanceRéponse partielle

    Faut-il ériger un mur entre la France et l'Italie ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Les mesures économiques de Hollande sont-elles des cadeaux ?

  • 10:00OuverteÉludée

    Êtes-vous candidat à la primaire LR ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 16:00David LisnardFait
    « On peut pas créer des apatrides. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

L'Europe et ses membres et bien cherchent des solutions pour venir à bout de ce problème des migrants. Un problème majeur. Il y en a certains qui veulent ériger des murs comme en Hongrie.

C'est de cela qu'on va parler principalement et puis de la vie de ce nouveau parti que sont les républicains avec David Lissard, le maire de Cann. [Musique] David Lisnard, bonjour. Vous avez entendu Nicolas Sarkozy hier soir qui faisait de la plomberie.

Il était il y avait une fuite d'eau et puis il en mettait un peu pour résorber la fuite dans la chambre des enfants dans le salon. Il parlait évidemment des migrants. J'ai j'ai lu j'ai lu la métaphore de Nicolas Sarkozi et j'ai entendu surtout ce matin le cœur des des vierg farouchés he qui voilà et et cette métaphore vous a perturbé vous ?

Mais non, parce que ce qui ce qui me perturbe, c'est de voir que sur un un sujet sensible, hein, que l'on ne soit pas capable aujourd'hui de travailler sereinement et puis de voir ce matin des ministres qui se jettent là-dessus pour créer la polémique, pour faire un leur, pour faire oublier leur propre manquement sur l'immigration. Donc, vous auriez fait la même chose, vous auriez fait la même métaphore, la question ne se pose pas comme ça. Voilà, elle se pose pas en terme de fuite d'eau.

Est-ce que vous la trouvez de mauvais goût la métaphore ? Voilà, c'est une question. C'est que à un moment donné le le débat politique est pas aussi par de l'expression, il passe par de l'expression et il passe sur un vrai problème qui est un problème humain, qui est un problème économique, qui un problème extrêmement sérieux.

Est-ce que la France doit accueillir officiellement, puisque c'est de ça dont il s'agit, des migrants ? Mais la la France, elle a une vocation d'accueil de réfugiés politiques. La question qui se pose, c'est quelle est la nature du migrant ?

Qu'est-ce que l'on met derrière ce mot de de migrant ? Alors, il faut toujours être extrêmement prudent dans les mots puisqu'il y a une réalité humaine douloureuse. Et la France dans son histoire, elle s'enorgueilli.

Un Romain Gary était un migrant à une époque et et et moi je je m'en orgueille. Oui, il est arrivé, il a vécu dans une cave avec sa mère et cetera. Donc en revanche, la difficulté c'est qu'il faut une vision européenne puisqu'il y a des règles européennes qui s'imposent à Alors, vous êtes en première ligne puisque vous êtes maire de Cann, une ville de la côte méditerranéenne.

Est-ce que vous à Cann vous êtes confronté, vous êtes en but à ce problème ? On est confronté de façon moins aigue que que Menton, hein, qui est directement contre la frontière. Mais il y a eu effectivement l'arrivée de de clandestin, de personnes enégalité, on en a eu qui ont été euh une soixantaine qui ont été ramené à la frontière et puis chaque jour, il y a encore quelques qui peuvent arriver.

Est-ce créer un dispositif municipal pour faire de la veille pour voir ce qui se passe ? Il y a toujours une veille pour savoir ce qui se passe. Il y a un dispositif municipal permanent.

Mais en l'occurrence l'accueil dans une ville serait une une grave erreur parce que vous savez que il y a des migrants qui vont être envoyés à la rentrée là dans certaines villes comme Loudin par exemple. Oui, tout à fait. Mais je crois que ce qui n'est pas normal c'est qu'il n'y ait pas un dispositif clair et lisible européen et français.

Alors est-ce qu'il faut ériger un mur entre la France et l'Italie par exemple ? Mais là aussi la question de se pasnez-moi euh c'est c'est une mauvaise c'est une mauvaise c'est une mauvaise métaphore. L'Italie est face à un problème, on ne peut pas laisser seule, mais elle est aussi face à des responsabilités qui sont contenues dans les accords de Dublin et dans les traité de Schengen.

Donc aujourd'hui, quelle politique proposons-nous pour que stabiliser la région les régions d'immigration ? Tout part de la stabilisation des régions d'immigration bien évidment, faut augmenter l'aide au développement. C'est pas augmenter le développement, c'est avoir un vrai projet de développement qui est absolument inexistant.

Et j'aimerais que que la France porte ce projet, porte cette ambition pour les régions que comme la gauche ne l'a jamais fait. Mais je suis d'accord pour dire qu'aujourd'hui il y a une situation à laquelle le gouvernement ne répond pas. Donc je veux bien qu'on s'autoflagèle en permanence mais la droite n'est pas au pouvoir aujourd'hui.

Donc contrôler, essayer d'avoir une véritable ambition sur les pays de départ et puis euh bien sûr ensuite faire le distingo entre ce qui relève véritablement de l'asile politique et nous devons accueillir des réfugiés politiques et ce qui relève de l'immigration d'opportunités en sachant qu'à chaque fois il y a des réalités humaines très douloureuses. Alors Manuel Manuel Vals vous écoute peut-être il va peut-être vous téléphoner après. surprises pas monsieur Lis monsieur le maire est-ce que vous êtes d'accord pour à la rentrée de septembre accueillir allez on va dire une centaine de réfugiés 10 politiques à Cann je dirais monsieur le premier ministre enfin vous ne prenez quand même pas pour un débutant c'est quel est le projet quelle est l'ambition de la France et de l'Europe pour traiter le problème des de ces immigrés politiques qui doivent être traités avec dignité mais je répète vous dites on doit en accueillir est-ce que vous vous êtes mais mais c'est ça se trait traite pas avec des contingents par ville.

C'est qu'à un moment donné il faut Quel est aujourd'hui les les immigrés que l'on veut accueillir ? Quel est l'effort européen ? Quel est le taux d'effectivité de renvoi sur le pays ?

Vous êtes contre les quotas vous européens ? Mais là aussi on enferme les problèmes dans des mots. D'accord.

Et et il y a un problème quantitatif et qualitatif. Alors on va changer de sujet. Vous avez vu le président de la République et bien il parle d'augmenter les salaires des fonctionnaires, de créer une complémentaire pour les retraités, euh généralisation du tiers payant, euh impôt à la source, il en est plus que j'avais question.

Vous appelez ça des cadeaux vous ? Ouais. Déjà, je je constate que tout ira mieux après 2017 parce que beaucoup de ces mesures qui sont annoncées devraient devenir effectives après 2017.

Ouais, c'estutit faux. République, ça ira certainement mieux 2017. En revanche, non, ce qui ce qui est absolument pour moi insupportable, c'est l'archaïsme de ce type de proposition.

C'est de considérer la France non pas comme un peuple mais comme une succession de population. On segmente et puis avec cynisme, on fait des promesses prélectorales. C'est ce qui c'est du clientélisme, c'est ce qui tue la politique, c'est ce qui tue la crédibilité de la parole politique.

Aujourd'hui, on a besoin de cohérence, on a besoin de vision, on a besoin de de concret de fiabilité. Il n'y aura pas de confiance sans fiabilité. C'est assez triste de voir cela.

Donc quand on il dit "On a fait des efforts pendant 3 ans, maintenant c'est l'heure de la redistribution." C'est un non sens pour vous. Mais dans un pays euh où la dette publique représente 57 % du PIB, où les prélèvements obligatoires sont à 47 %, on a une soviétisation de la société avec la loi repsamen où on va nous créer des des délégués régionaux pour pour les commerçants en cas de litige prudomal.

Je je pense très sincèrement que c'est même indigne. La France, elle est à la croisée des chemins. Son PIB est passé derrière l'Angleterre.

On doit porter et les républicains doivent porter une alternative prioritaire sur un projet économique et social. Pour vous, c'est clair. L'ord il est candidat, il est en campagne, ça y est, pour 2017.

J'ai j'ai toujours du mal à commenter le le voilà. Oui, je pense qu'il est en campagne. Voilà.

Alors, à droite, c'est qui le meilleur pour euh s'opposer à lui ? Mais il y a un truc que j'ai appris dans ma dans ma modeste vie politique, c'est de ne jamais me laisser imposer le calendrier. Jamais, y compris par des compris par des très bonnes calendriers.

Quel est l'homme ou la femme qui doit à votre avis enfin qui que vous allez soutenir vous pour la primaire par exemple ou la femme qui portera qui sera le meilleur candidat c'est celle ou celui qui sortira de la primaire Nicolas Sarkozy nous nous l' bien sûr que ça peut-être Nicolas Sarkozi évidemment ça peut-être Nicolas SarkoZi je serais content à partir du moment où un leader incarnera un projet vous engager vous allez dire pour qui vous allez bien sûr moi je je m'engage dans la vie publique c'est moment jamais ce que je sais c'est que aujourd'hui mais non c'est pas le moment bien sûr Ce n'est pas le moment, c'est pas le moment où jamais. L'élection présidentielle est en 2017. Aujourd'hui, un parti politique n'a pas vocation à être simplement une sorte de avec des écuries et puis on va élever des champions.

Quo on est là pour apporter un projet d'alternance. Il faut du contenu. Il faut s'adresser au français avec du contenu, avec des valeurs, avec des avec un projet qui va se structurer, avec un récit, avec pas encore là ce projet.

Il faut le faire. Est-ce que euh qu'est-ce que vous pensez de Bruno Lemer qui fait la une de pas mal de magazines ? Il est bourré de talent.

Ouais, vraiment c'est quelqu'un de qualité. Il est venu à Cann. François Fillon est venu à Cann.

Nicolas Sarkozi. C'est le renouvellement pour vous. Il incarne le renouvellement.

Il il s'inscrit dans dans ce renouvellement générationnel. Alors je suis pas je crois pas forcément d'ailleurs aux effets de génération. Je crois que renouvellement doit faire surtout dans la méthode aujourd'hui ce qui paraît archaïque c'est toujours ces recherch de buz de communication que rencontre trop souvent en politique par du président il fait beaucoup de buz maisolas Sarkozi c'est une c'est c'est quelqu'un qui qui structure la vie politique en France depuis quelques années donc chacune de ces prises de position souvent déformé d'ailleurs je vous sens très près de de soutenir Bruno le maire non mais c'est c'est étrange de vouloir vous sentir non moi je me sens non vous faites une erreur je me sens motivé par la rédaction d'un projet à laquelle Je participe parce que Nicolas Sarkozy l'a demandé auprès d'Éric Vert.

Ce que vous faites auprès d'Éric Verk. Absolument. Euh pour les républicains.

Donc vous travaillez à ce socle commun que Nicolas Sarkozy veut voir émerger d'ici à la primaire. Euh l'inscription à l'état civil des enfants nés à l'étranger de GPA, qu'est-ce que ça vous inspire ? Est-ce qu'il faut régular enfin pas régulariser mais faire en sorte que ces enfants aient effectivement un état civil ?

On attend une décision de la Cour de cassation. Madame Tobira a dit ce matin qu' j'ai vu que la garde des saut j'aurais pu d'abord je pense que la garde des saut aurait pu s'abstenir de de commenter avant la décision de la cour de cassation les instances européennes semblent mettre la pression sur sur la France c'est c'est un c'est comme les migrants sont des dossiers extrêmement délicats et et difficilou votre réponse à vous moi je je je suis pas un adepte de la GPA c'est je crois que que il y en a peu pardonnez-moi mais j'entend qu'est-ce qu' font des enfants qui sont nés de la GP On peut pas créer des apatrides. D'accord.

Donc vous êtes pour l'inscription à l'état civil. On peut pas créer des apatrides. Voilà, c'est tout ce que là.

C'était le talk le Figaro de David Disnard, le maire de Cann qui nous a dit que et bien pour les migrants la solution c'était de revoir l'aide et de la créer cette aide d'ailleurs au développement dans les pays d'origine d'où partent les migrants. Deuxièmement et bien François Hollande il fait il pratique une une politique clientéliste et par ailleurs et bien le renouvellement David Lissard il est pour le renouvellement il est pas tant dans l'âge des candidats que dans la façon de faire de la politique et d'arrêter de faire la politique de la petite phrase pour avoir du fond et le fond il s'en occupe avec Éric Vert au sein des républicains. Merci David.

Merci à vous. [Musique]