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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 6 juin 2016 65 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsTravail & emploiÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Mélenchon veut le pouvoir #cdansl'air 06-06-2016

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 28 %Attaque 52 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:15OuverteRéponse directe

    Quel espace politique occupe Jean-Luc Mélenchon ? Est-ce un candidat d'extrême gauche au sens traditionnel ?

  • 2:16OuverteRéponse directe

    La percée initiale de Mélenchon dans les sondages est-elle réussie ?

  • 3:01RelanceRéponse partielle

    Est-il vrai qu'il soit passé devant le président Hollande dans les enquêtes d'opinion ?

  • 3:43OuverteRéponse directe

    Quel espace occupe-t-il vraiment ? Une sympathie pour le personnage ou pour ses propositions ?

  • 12:59OuverteRéponse directe

    Mélenchon est-il le plus grand démagogue sur l'échiquier politique français ?

  • 21:54OuverteRéponse directe

    Comment pensez-vous son personnage construit depuis 2005-2006 ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:59PrésentateurChiffre
    « Il réalise en moyenne 12% des intentions de vote, ce qui est beaucoup. »
  • 2:05PrésentateurChiffre
    « Il avait fait uniquement 11,1% à la dernière élection présidentielle. »
  • 2:50PrésentateurChiffre
    « Il était de loin la personnalité politique la plus appréciée à gauche, avec 49% des sympathisants de gauche. »
  • 10:32PrésentateurChiffre
    « Il a passé la barre des 10% qu'à la fin du mois de janvier 2012. »
  • 23:18PrésentateurPromesse
    « Il faut viser les 8 millions de voix. »
  • 32:13PrésentateurFait
    « Ils nous font un Martinez parce que c'est lui qui est le plus combattif en ce moment. »
  • 45:45InvitéFait
    « Il faudra restaurer l'autorité de l'État. »
  • 46:42InvitéFait
    « Le principe d'humanité doit gouverner tous les autres principes. »

Temps de parole

  • Présentateur87 %
  • Jean-Luc Mélenchon3 %
  • Locuteur non identifié3 %
  • Invité2 %
  • Invité 22 %

0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:11
Présentateur

Bonsoir à toutes et à tous. Nous consacrerons la dernière partie de cette émission à vos questions SMS, Internet et réseaux sociaux. Avant l'été et dans un pays fatigué par les grèves et les inondations, certains prennent donc date et même se lancent définitivement. C'est le cas de Jean-Luc Mélenchon qui affirme vouloir tout simplement gagner cette présidentielle 2017. 22 candidats sont d'ores et déjà déclarés et une quarantaine sont attendus pour les primaires. Nous avons donc intitulé cette émission Mélenchon veut le pouvoir et voici les invités qui ont accepté de participer à ce C dans l'air en direct. Christophe Barbier est directeur de la rédaction de L'Express.

Sur votre site l'express.fr, 2017, Mélenchon veut une campagne de conquête du pouvoir. Bruno Jeudy est lui rédacteur en chef du service politique de Paris Match. Dans votre prochain numéro, la stratégie de Jean-Luc Mélenchon et les confidences de François Fillon. Jean Garrigue est lui historien, président du comité d'histoire parlementaire et politique. Vous enseignez à l'université d'Orléans et à Sciences Po. Et je rappelle votre livre, Les hommes providentiels, paru au seuil. Enfin, Jérôme Sainte-Marie est politologue. Vous présidez l'institut de sondage Pauling Vox. Votre livre sur le nouvel ordre démocratique est lui édité aux éditions du moment.

Quel espace politique occupe au moment où nous parlons, Jérôme Sainte-Marie, Jean-Luc Mélenchon ? Est-ce que c'est un candidat d'extrême gauche au sens traditionnel du terme ? C'est quelqu'un déjà, on en parlera, mais dans son discours n'est plus du tout en réalité un discours d'extrême gauche. Et par ailleurs, sa position, pour l'instant, telle qu'elle est mesurée dans les sondages, il faut voir qu'on n'a pas eu tellement de mesures électorales du Front de Gauche au cours des dernières années, puisque les élections intermédiaires, généralement, le Front de Gauche était divisé entre ceux qui étaient du côté des socialistes et ceux qui étaient dans des listes autonomes.

Donc la seule mesure que l'on a, c'est assez rare, là, c'est vraiment uniquement les sondages. Et ces sondages sont excellents à ce stade pour Jean-Luc Mélenchon. Il réalise en moyenne 12% des intentions de vote, ce qui est beaucoup. Il faut savoir qu'il avait fait uniquement 11,1% à la dernière élection présidentielle. Et quand on le mesurait presque un an avant, eh bien il était uniquement à 3%. Donc là, si vous voulez, il commence son aventure un peu au-dessus du niveau qu'il avait atteint lors du premier tour. Donc au minimum, la percée initiale, au moment où nous parlons dans les enquêtes d'opinion, elle est réussie ? Tout à fait.

Alors quand on regarde, pour parler un peu de sa place politique, pour répondre à votre question, Oui, c'était ma question. On s'aperçoit effectivement que l'essentiel de ces 12%, ce sont d'anciens électeurs de 2012. C'est-à-dire, c'est des gens qui sont encore, si vous voulez, pour l'instant, c'est encore la gauche. C'est encore des électeurs de gauche, dont certains étaient des électeurs communistes, mais pas tous. Et il est encore dans cet espace-là. Il espère, visiblement, s'en affranchir, mais pour l'instant, il est là. Dernière chose, il n'y a pas que les intentions de vote, il y a aussi la popularité.

Le dernier baromètre, TNS Saufres, pour le figure en magazine, montrait qu'il était de loin la personnalité politique la plus appréciée à gauche, avec 49% des sympathisants de gauche qui souhaitaient qu'il ait un rôle plus important à l'avenir. Est-il vrai qu'il soit passé d'ores et déjà, une ou deux fois, devant le président Hollande, dans les enquêtes possibles, indiquant quel est le meilleur candidat pour la gauche à l'élection présidentielle ? Est-ce que c'est compliqué ? Je n'arrive pas à tirer ça au clair, moi, pour tout le dire. Alors, oui. Il est déjà passé devant François Hollande, dans certaines mesures d'intention de vote, mais dans des hypothèses un petit peu baroques.

Par exemple, des hypothèses, qui ne sont pas les plus probables pour l'instant, c'était Bruno Le Maire qui était le candidat choisi par les Républicains. Donc, en fait, en général, il y a un ou deux points, plutôt, d'écart encore pour l'instant, entre François Hollande, qui est autour de 14, et lui autour de 12. Dernière chose, puisque, évidemment, on va reprendre tous les points au cours de cette émission, quel espace occupe-t-il vraiment ?

Alors, est-ce qu'il n'y a pas une sympathie, on va dire, fondamentale ou une curiosité, quand il n'énerve pas, ce qui est encore autre chose, mais pour Jean-Luc Mélenchon, c'est-à-dire une curiosité pour le personnage, pour sa personnalité, pour le bonhomme, qui n'est pas toujours suivi, je dirais, d'un enthousiasme pour ce que serait vraiment le contenu de ses propositions politiques pour le pays. Je ne sais pas si je me fais comprendre. Oui, très certainement. On voit bien que c'est quelqu'un qui joue quand même toujours à la politique un peu à l'ancienne. C'est quand même un tribun, on l'a vu encore hier. Il aime parsemer ses discours de citations. Il cite facilement Victor Hugo.

Hier, je crois que c'était Pablo Neruda. Et donc, il flatte, en quelque sorte, une certaine conscience française, un certain amour des humanités. Ce qui fait d'ailleurs qu'il fait d'assez bon score, par exemple, chez les enseignants. Et par certains côtés, il a un électorat qui ressemble aussi, je parlais des communistes tout à l'heure, mais qui ressemble aussi à l'électorat qu'avait Jean-Pierre Chevènement en 2002. Alors, vous qui êtes un passionné de théâtre, j'avais envie de vous dire, à défaut d'être toujours écouté, même s'il est apprécié, parfois il s'écoute beaucoup. Oui, c'est un tribun. De ce côté-là, il a repris la fonction tribunicienne du Parti communiste.

C'est un homme de théâtre. Il faut écouter Jean-Luc Mélenchon raconter ses meetings. Il explique comment il prend physiquement possession de la salle. Il se campe sur ses deux pieds. Il met un doigt dans la ceinture du pantalon pour que la voix porte. Et il y va. Une fois, dans un meeting dans le sud-ouest, lors d'élections européennes, les mauvais camarades, je crois, de la CGT ou d'une partie de la CGT, parce qu'il y a des rivalités entre communistes et mélenchonistes, avaient coupé l'électricité.

5:10
Jean-Luc Mélenchon

Il a continué à la voix, a cappella, comme ça. Et c'était pour lui un défi physique.

5:14
Présentateur

C'est quelqu'un qui vit dans sa chair, la politique en général, et son engagement en particulier. Ça lui fait parfois perdre un peu la raison, dans les invectives, dans la manière de vouer aux gémonies une bonne partie des médias, une bonne partie de la classe politique. Donc là, il est dans l'excès. Je pense qu'il se trompe. Ça le fait tomber du côté d'un certain populisme. Et ça fait recette. Parce qu'il profite en ce moment de trois phénomènes. La colère sociale, qui s'exprime à travers les grèves, les casseurs, les manifs, et les sondages de Jean-Luc Mélenchon.

Le désarroi d'une gauche de la gauche, qui sait qu'elle ne veut plus de Hollande, mais qui ne sait pas à quel sein se vouer, qui regrette que Martine Aubry ne sorte pas de l'île, qui a des doutes sur Mélenchon, qui ne veut pas suivre Ramon, et qui trouve en Mélenchon une forme d'exutoire. Oh, il n'est plus socialiste, mais il l'était encore il n'y a pas si longtemps. Il était proche de Mitterrand. Il a cette authenticité-là. Puis le troisième mouvement, c'est quand même le rejet de Hollande. C'est qu'il y a des gens qui sont prêts à dire tout sauf Hollande pour représenter la gauche. Et un peu comme Jacques Duclos était passé devant le candidat du PS en 1969, il peut réaliser cet exploit.

Si on doit le qualifier au moment où nous parlons, en dehors du fait que la percée est réussie et que ça marche dans les sondages, vous me diriez que c'est d'abord le candidat anti-Hollande du moment. Je dis bien du moment.

6:20
Jean-Luc Mélenchon

Oui, c'est le candidat anti-Hollande du moment, et c'est l'altère de la gauche. C'est-à-dire une gauche qui a perdu ses illusions avec le quinquennat Hollande,

6:27
Présentateur

et qui se dit fichu pour fichu, pourquoi ne pas avoir un candidat authentique, et qui pourrait être Jean-Luc Mélenchon. Alors évidemment, ça ne mord pas complètement sur l'électorat PS. Ceux-là n'iront jamais jusqu'à Mélenchon. Mais il a étendu son territoire à tous ceux que les frondeurs ont fait sortir du bois sans leur offrir une solution de vote. Jean Garry.

Oui, sur le marché de l'anti-Hollandisme, il y a quand même pléthore, c'est le trop-plein, comme aurait dit le général de Gaulle, où il me semble-t-il que potentiellement, il y a quand même d'autres candidats qui peuvent apparaître, que ce soit Cécile Duflo pour les écologistes, ou un représentant des frondeurs qui pourrait être Arnaud Montebourg, par exemple. Mais pour l'instant, il est le seul. En revanche, il y a en France un espace protestataire, sous la Ve République, autour de 25%, c'est quand même un espace important, qui a été occupé à l'époque, jusqu'aux années 70-80, par le Parti communiste. Puis, à partir des années 70, un petit peu aussi par l'extrême-gauche.

Et ça, on a vu cet espace-là se renouveler en permanence. À un moment donné, quelqu'un comme Olivier Besancenot a accru la part de l'extrême-gauche dans cet espace protestataire. Le problème aujourd'hui qui se pose, au-delà de cette multiplication des candidats dans cet espace protestataire, c'est qu'une grande partie de la protestation, aujourd'hui, elle est captée de l'autre côté. Elle est captée par le Front National, par Marine Le Pen. Et cet espace protestataire à qui il répondait, traditionnellement, il répondait beaucoup au monde ouvrier. Je vous fais remarquer, vous avez entendu ce que vous venez de nous dire. 25 à l'extrême-droite, 25 à la gauche du Parti socialiste.

Ça fait déjà 50 de pure protestation. Mais ça veut dire que... Non, mais ça veut dire qu'aujourd'hui... C'est énorme. Oui, mais parce qu'aujourd'hui, une partie de ces 25-là, de ces 25%, ils sont occupés par le Front National, justement. Et c'est ça, le problème. C'est que le principal parti protestataire, aujourd'hui, c'est le Front National, ou plutôt, le principal parti protestataire, c'est celui des abstentionnistes. Donc là, il y a, me semble-t-il... Vous allez me faire 75% bientôt, parce que... Non, mais... Alors on ferme la boutique... Un quart, deux quarts, et puis cinq... Non, non. Mais il y a quand même, là, me semble-t-il, des vecteurs d'inquiétude pour Jean-Luc Mélenchon.

Je veux dire que le chemin ne va pas être pavé de rose, parce qu'il peut y avoir, je le répète, inflation de candidats dans cet espace protestataire de gauche, et parce qu'aussi, une partie de cet électorat captive de la protestation, le monde ouvrier, les classes populaires, aujourd'hui, elles sont séduites par Marine Le Pen. Alors on a parfois l'impression, Bruno, je dis qu'il est le lièvre qui part vite, bien, qui intrigue tout le monde en début de campagne présidentielle, et que parfois les autres se réveillent et puis se mettent la démultiplier. Pour l'instant, c'est lui qui est parti, quand même.

C'est vrai que sur le premier point de votre observation, vous avez raison, il est parti très tôt, le 10 février, il part même à la surprise générale sans prévenir les communistes, qui prennent assez mal ce que certains appellent une aventure solitaire, une candidature comme ça, lancée aux débeautés, et tout le monde s'interroge, que fait Mélenchon ? Surtout qu'il inscrit sa candidature dans une candidature sans parti.

Il s'est déjà dégagé des instances de son petit parti, le parti de gauche, il n'a absolument pas pris langue avec les communistes et son dirigeant principal, Pierre Léon, qui est parti tout seul, et pour l'instant, cette stratégie, lui, réussit plus tôt, puisque Christophe Barbier le disait, il profite dans la foulée de la contestation sur le travail, avant la fin de la déchéance de nationalité, et puis, j'allais dire, des frondeurs qui plafonnent, de ces candidatures socialistes qui pourraient éclore, mais qui pour l'instant n'avancent pas. Donc du coup, ça lui a plutôt réussi.

J'ajoute que Jean-Luc Mélenchon, à mon avis, a réussi quelque chose quand même remarquable entre 2012 et 2016, c'est qu'il n'a pas perdu, au fond, dans les sondages, il y a eu plusieurs mesures, il est resté autour de 9 à 12, ce qui lui permet quand même d'avoir un point de départ intéressant par rapport à 2011, où c'est vrai qu'il a passé la barre des 10% qu'à la fin du mois de janvier 2012. Ce n'est pas pareil de commencer une campagne présidentielle à 10 et plus que de la commencer à 5 et 6. Donc Jean-Luc Mélenchon a réussi ça. Maintenant, là où je diverge avec Jean Garrigue, c'est que dire que... C'est vrai qu'on dit que c'est la candidature anti-Hollande, la campagne anti-Hollande.

– Il fait plus qu'exister. – Il fait plus qu'exister. Mais pour l'instant, il est grosso modo sur le score qu'il avait. Il ne profite pas vraiment, j'allais dire, de la chute vertigineuse de François Hollande, qui lui, dans les sondages, en gros, il faut quand même rappeler que son score, c'était quand même 28% au premier tour de la présidentielle, et qu'aujourd'hui, il est crédité entre 14 et 16. Ça ne se retrouve pas sur le score de Jean-Luc Mélenchon. C'est l'autre, j'allais dire, l'autre versant des candidatures des Insoumis ou des Oubliés. C'est Marine Le Pen qui en profite et pas de la gauche pour l'instant. On verra.

– En tout cas, 10 000 supporters sont venus l'écouter Place Stalingrad, là où il avait lancé sa précédente campagne en 2011. Il fait défiler ceux qu'il entend défendre, candidat revendiqué des Insoumis, avant de prendre la parole. Vont donc le précéder à la tribune, cheminots, métallos, étudiants, postiers, agriculteurs, goudieurs et même les Indiens mapouches d'Amérique du Sud. Jean-Luc Mélenchon a ensuite déclenché la machine à baffe. En l'occurrence, Macron, Valls, Hollande, sans oublier, bien entendu, Juppé et Sarkozy. Laurent Hirsch, Stéphane Lopez.

11:57
Invité

– Démonstration de force hier, place de Stalingrad à Paris. Ils sont près de 10 000 cheminots, étudiants, métallos, représentants de l'hôpital public et quelques célébrités comme Gérald Dahan, Jacques Weber ou encore Yvan Le Bolloc. Une foule compacte venue assister au premier grand meeting en vue de 2017 pour Jean-Luc Mélenchon, à l'endroit même où il a débuté sa précédente campagne présidentielle il y a cinq ans.

12:25
Jean-Luc Mélenchon

– Salut les t-shirts sans costard, salut les sans Rolex.

12:33
Invité

Une droite pour Macron, un crochet pour Séguéla, pas de jaloux, tout le monde en prend pour son grade, gouvernement comme opposition.

12:40
Présentateur

– Si vous reproduisez Plouf et Chocolat qui gouvernent ce pays, jamais ils ne s'arrêteront sur cette pente. – Mais si vous ramenez le loup dans la bergerie de nouveau, vous aurez droit à ça, 300 000 emplois publics de moins, vous aurez encore plusieurs milliards offerts au MEDEF. Voilà ce que vous réserve le bon monsieur Juppé. Ou bien celui qui est là et qui attend son heure, dont vous devez vous rappeler qu'il est de loin le plus dangereux, parce qu'il est le plus déterminé, monsieur Sarkozy, dont vous avez déjà eu le hors d'œuvre.

13:29
Invité

– Jean-Luc Mélenchon espère reformer le front de gauche avec le parti communiste, comme en 2012.

13:34
Présentateur

– Je sais que tu es là, Marie-Georges Buffet. Je sais que tu es là, Clémentine Autain.

13:41
Invité

– Mais cette fois-ci, le candidat du parti de gauche mise aussi beaucoup sur l'écologie. Regardez ces inondations dont on vous parle.

13:52
Présentateur

N'est-il pas tant de mettre un terme à l'extension sans fin de l'urbanisation qui imperméabilise les sols ? N'est-il pas tant de pratiquer une autre agriculture que celle qui transforme la terre en une toile cirée ? Il faut en finir avec l'agriculture productiviste et les petits perroquets qu'on nous amène à la télévision pour débiter leurs imbécilités. L'année 2017 va être tout à fait décisive. Il est heureux que l'élection tombe cette année-là. Oui, il est heureux qu'elle tombe là, car c'est une chance de pouvoir régler par la démocratie et les bulletins de vote, ce qui sinon finira par se régler d'autres façons dont nous ne voulons pas.

C'est en portant nos idées et en convainquant un par un, une par une, que nous allons avancer pour finir gagné.

14:58
Invité

Un discours offensif et ambitieux, achevé au son de la Marseillaise, puis de l'International. Sous le charme, les militants veulent croire à la victoire. On est de plus en plus nombreux,

15:16
Présentateur

il y a de moins en moins de gens qui travaillent, donc je ne vois pas pourquoi se travailler plus. Pourquoi est-ce qu'il y a une partie qui devrait travailler plus ? Partageons le travail. Donc si on partage le travail, on travaille moins. Mais il faut peut-être aussi partager les richesses. Je crois que c'est le gros problème.

15:32
Locuteur non identifié

Actuellement, ce qu'on entend sur tous les médias, en général, c'est un discours réactionnaire, rétrograde, qui n'avance pas d'un pouce, au contraire, qui régresse. Alors que là, il y a des idées novatrices.

15:47
Invité

En 2012, Jean-Luc Mélenchon a rassemblé 11% des suffrages au premier tour. En 2017, les sondages lui en accordent plus actuellement, autour de 13%, soit un point de moins que François Hollande.

16:05
Présentateur

Alors, c'est intéressant parce qu'il improvise, c'est son talent. Donc on passe de l'agriculture productiviste au petit perroquet, sur les chaînes de télévision, ça doit être nous. Et on a cette question de téléspectateurs qui m'a fait rire, qui va dans le sens. Mélenchon est-il le plus grand démagogue sur l'échiquier politique français ? Que me répond Christophe Barbier ?

16:23
Jean-Luc Mélenchon

Vous savez, il y a de la démagogie un petit peu partout. Et il y a chez ces gens qui l'applaudissent, beaucoup de désarrois d'abord. Et donc un attachement sincère de par leur souffrance sociale à ce que Mélenchon peut leur faire miroiter.

16:34
Présentateur

Il nous a fait miroiter Cuba, puis il nous a fait miroiter Chavez. On voit où ça se termine. Donc évidemment, il y a de la démagogie, du populisme, de l'illusion en vrac. Dans le discours de Mélenchon, les faits le prouvent. Maintenant, ce n'est pas pour rien qu'il est à 13%. Ce n'est pas par sa crédibilité à nous présenter un modèle économique qui demain ferait disparaître le chômage. C'est par sa force tribunicienne et sa chaleur humaine qui fait qu'il est le réceptacle de ceux qui sont un peu désespérés ou un peu en colère. Il a eu raison de prendre ce terme de France insoumise, donnant l'impression que si on est révolté, si on a la rage au ventre, il faut aller chez lui.

En même temps, le Front National, son grand rival dans la récolte de la colère sociale, a choisi la France apaisée. Est-ce que Marine Le Pen n'a pas fait une erreur en donnant l'impression qu'elle voulait calmer les colères ? On voit bien qu'apaisée, elle veut dire aussi qu'elle va remettre de l'ordre, que la paix régnera. Mais elle dit aussi à ceux qui ont la rage au ventre « Venez pas chez moi. Chez moi, ça va être la paix. » Mélenchon, lui, il est plutôt sur le cri de colère, le point levé. Et ça, en France, c'est de la démagogie, c'est sûr. C'est aussi une soupape pour les gens qui veulent encore voter, encore croire à la République et à la politique. Jérôme Sainte-Marie ?

Non, de la démagogie, je ne crois pas au sens où effectivement toute campagne électorale sert à mobiliser les gens et donc forcément il y a des arguments d'une valeur très diverse. Ce qui m'a frappé quand même dans le discours d'hier, c'est qu'on a vu une attaque contre certaines personnes, mais en fait, il y a très peu d'attaques contre des personnes et notamment très peu contre la droite au fond. Et on voit bien pourtant que c'est ça qui marche en meeting. Il y a pas mal de propos sur le fond, avec des propositions parfois tout à fait déroutantes, inhabituelles dans le discours politique. Non, la démagogie, je ne crois pas.

Par contre, il y a effectivement des éléments qui rappellent le populisme mais ils s'en revendiquent d'ailleurs, je crois de plus en plus ouvertement, le populisme sud-américain, notamment avec des formes politiques extrêmement personnalisées. Ça tombe bien, c'est une élection présidentielle et le grand maître de Jean-Luc Mélenchon est je crois François Mitterrand.

Et François Mitterrand a construit sa carrière et sa réussite avec une toute petite équipe derrière lui, quelques centaines de personnes, mais il a réussi à être le candidat de la gauche comme on le sait en 1965 et il a pris le Parti Socialiste bien plus tard mais sa grande ressource a été effectivement ce contact direct entre lui-même, peu de gens autour comme Jean-Luc Mélenchon pour l'instant et par contre un rapport direct avec le peuple. Mais là c'est cette formule de populisme qui à mon avis va être la nouveauté de l'élection qui vient.

Alors là je suis un tout petit peu en divergence avec Jérôme Sainte-Marie parce que je pense qu'il y a dans le discours de Jean-Luc Mélenchon un certain nombre d'éléments qui se rattachent non seulement à la tradition populiste, c'est très compliqué le populisme, il y en a un populisme de gauche, un populisme de droite, c'est quelque chose difficile à définir.

En revanche la démagogie, c'est-à-dire l'appel au fond à ce que, au sentiment un peu les plus immédiats, les plus simplistes qui viennent de l'électorat, qui viennent des citoyens, franchement on est obligé de constater que ces appels en permanence à condamner la presse, le complot de la presse contre lui, ce qu'il dit sur les 40 personnes qui gouvernent la France, il a cité ce mot, ça fait penser à quoi ? Ça fait penser aux 200 familles, ça fait penser à des thématiques qui sont quand même parmi les plus démagogiques de l'histoire de la gauche. Française. On peut parler aussi du capitalisme. C'est totalement faux les 200 familles ?

On peut en effet rire et dire c'est ridicule, mais il y a peut-être eu un espace d'analyse, de vérité. Les 200 familles, c'est un thème qui avait été créé en 1934 par les radicaux pour justifier leur adhésion au Front populaire et leur rapprochement avec les communistes. C'est un thème sur lequel on pourrait parler très longtemps, mais qui était à la fois symbolique, significatif, mais qui était aussi intellectuellement un tout petit peu manipulé.

Donc moi, il me semble qu'il y a quand même pas mal de choses dans le discours de Jean-Luc Mélenchon qui fait que s'il est en même temps Victor Hugo, parce qu'il fait ressurgir tout un pan de la culture de la gauche qui passe par le Front populaire, qui passe par Jaurès, il est aussi beaucoup Bépé Griot, c'est-à-dire qu'à mi-chemin entre les deux. Et moi, je trouve qu'il a de plus en plus tendance Bépé Griot, ce comique italien. C'est ce leader populiste italien. Et moi, je trouve que dans ces provocations permanentes, je comprends très bien ce positionnement, il s'explique et on voit qu'il a du succès.

Mais sur le fond, et notamment, moi, quelque chose qui me choque beaucoup, alors en historien, sur la manière dont il analyse et il diabolise ce que pourraient être d'autres formes de gauche, de la gauche française, là, moi, je dis, on est dans la démagogie, on n'est pas dans un débat politique, démocratique comme il devrait se tenir. Vous nous dites quoi, là ? Bépé Griot, c'est un comique qui fait de la politique et Jean-Luc Mélenchon, c'est un politique qui fait du théâtre ? C'est sûr, Christophe l'a dit, il y a une part de théâtre et c'est important aussi d'avoir une part de théâtre. Georges Marchais était un grand tribun aussi de cette gauche, de la gauche.

Parce que ça amène une notion quand même qui, moi, me frappe. J'ai l'impression qu'en France, on fait aujourd'hui beaucoup de politique sur la colère. Il y a des raisons de ne pas être content. Mais je dirais sur la colère, c'est-à-dire qu'on bâtit des projets politiques sur le rejet et sur une contestation qui est d'abord tout à fait nécessaire dans un pays démocratique, mais qui n'est jamais une force de proposition initialement positive. Voilà ce que je vous propose. Et on entendait par ailleurs des supporters de Jean-Luc Mélenchon nous dire qu'il a un discours nécessaire, on a besoin de lui, on est dans un pays où on étouffe. Voilà, donc cet ensemble de choses n'est pas très simple.

Comment vous le pensez ? Il a construit un personnage depuis, on va dire, 2005-2006, Jean-Luc Mélenchon, qui est grosso modo, à gauche, l'exact contraire de François Hollande, qui était donc le rival en 2012 et qui le sera peut-être l'année prochaine. Donc au fond, par moments, ça le pousse à être dans la caricature de son propre personnage qui multiplie les saillies comme il peut le faire. Peut-être un peu moins dimanche, d'ailleurs, notamment en direction de la droite, parce qu'aujourd'hui, son adversaire, et là où il veut aller élargir sa part de marché, c'est évidemment François Hollande qui l'appelle le petit monsieur qui vous gouverne et qui vous a déjà menti.

Donc c'était lui sa cible principale. Tout était à l'avenant. Le 49-3, la quintessence de la monarchie présidentielle. Donc il vise maintenant François Hollande parce qu'il espère faire bouger une partie des électeurs qui se disent encore prêts à voter pour le Parti Socialiste. En disant à l'envers de l'interview que François Hollande ne l'intéresse pas, que ce n'est pas le problème. Alternativement, il l'ignore avant de lui taper dessus. François Hollande ne l'intéresse pas, mais ses électeurs l'intéressent et c'est là sans doute qu'il peut faire bouger les voix. Il a hier quand même donné un chiffre qu'on a tous retenus puisqu'il dit qu'il faut viser les 8 millions de voix. Pourquoi ?

Parce qu'il en a fait 4 il y a 4 ans en visée 4. Comme ça, ça paraît un peu surréaliste mais pourquoi pas ? Il faut imaginer que dans les électeurs du premier tour de François Hollande, il y en avait à peu près jusqu'à... Souvent c'est comme ça et les sondeurs ont ceux qui hésitent entre deux choix. En gros, le deuxième choix des électeurs, il y avait un petit tiers d'électeurs de François Hollande qui hésitaient entre François Hollande et Jean-Luc Mélenchon.

Donc c'est ces électeurs-là aujourd'hui qu'il espère attirer définitivement vers lui et évidemment ils surfent sur la colère la déception profonde de la gauche et on le voit sondage après sondage la loi Travail étant sans doute un des éléments aujourd'hui qui à mon avis fait obstacle à toute possibilité de remonter pour François Hollande. Alors c'est pas sûr que ça profite encore une fois à Jean-Luc Mélenchon mais il a là un vivier important qui peut lui permettre peut-être ce qui serait historique de passer devant le candidat comme il dit du social libéral ou social démocrate. Prendre à Hollande ceux qui ont voté utile la dernière fois et qui hésitaient avec Mélenchon c'est possible.

Lui prendre des déçus supplémentaires peut-être. Ça suffit pas. Pour être au deuxième tour il faut prendre plus. Il faut qu'il a récupéré chez Marine Le Pen des protestataires

24:48
Jean-Luc Mélenchon

prolétaires qui sont peut-être partis du parti communiste il y a longtemps pour aller vers le FN et qui se dirait tiens voilà une nouvelle offre plus en phase avec nos racines prolétaires et qui nous laisse un espoir de victoire. Parce que si on a ce cas de figure où les deux extrêmes

25:01
Présentateur

montent en même temps Mélenchon en vampirisant complètement Hollande avec au milieu un candidat de droite qui se ferait dévorer par un centriste par exemple Sarkozy et Bayrou qui ferait 12 ou 13 on peut imaginer un second tour Mélenchon-Le Pen c'est quand même le seul cas de figure peu probable alors là complètement baroque le seul cas de figure où Le Pen peut gagner parce que là l'électorat de droite au deuxième tour entre Le Pen et Mélenchon je ne sais pas ce qu'il fera mais il ne restera pas à la maison donc là il y aurait un cas de figure où on aurait à l'autrichienne les partis de gouvernement engloutis dans le trou du discrédit et les deux extrêmes qui restent Mélenchon cette espèce de radical alors c'était un écolo là-bas en Autriche là ça serait Mélenchon qui nous parle quand même d'écologie radicale avec l'agriculture et les sols imperméables la mer et Le Pen on aurait ce paysage français totalement polarisé aux extrêmes ah bah celle-là vous ne l'aviez jamais fait oui là je suis un peu sous le choc alors Jean Garry sauf que si on regarde la situation est long la situation d'autrichienne on voyait que le candidat anti-extrême droite en Autriche c'était quelqu'un d'assez rassembleur d'assez neutre un profil très différent surtout pas un tribun d'ailleurs un profil très différent de celui de Jean-Luc Mélenchon il y a un paramètre qu'on n'a pas tellement évoqué tout à l'heure là c'est le parti communiste et on voit bien que même avec l'allié on y arrive Coco si je peux me permettre on y arrive bon alors mais il faudra en parler parce que à propos de Coco justement bon on voit très bien que la position de Pierre Laurent pour l'instant c'est pas du tout la même stratégiquement c'est une primaire de la gauche pour Pierre Laurent c'est pas Hollande là dessus ils sont d'accord mais la solution pour arriver c'est certainement pas la candidature de Mélenchon donc là il y a quand même un souci juste pour rebondir sur ce que dit Christophe Barbier pour aller chercher ses prolétaires dépasser j'allais dire le score de la gauche qui globalement aujourd'hui est quand même très faible ça veut dire quand même pour Jean-Luc Mélenchon de passer un cas mais de changer de faire évoluer son discours or par exemple il n'est pas revenu sur les questions migratoires hier il avait fleuré quelque chose il y a quelques semaines sur France 2 des paroles et des actes où il a eu amorcé peut-être un discours un peu différent moi je ne suis pas pour une immigration pour une immigration irresponsable contrairement à 2012 contrairement à 2012 où il avait fait un discours à Marseille qui était vraiment un discours alors là pour le coup d'une immigration porte grande ouverte et là je trouve qu'il y a peut-être l'amorce d'une évolution pendant cette campagne que Jean-Luc Mélenchon pourrait opérer d'autant plus qu'il est affranchi des partis et donc il peut peut-être développer une pensée un peu évoluée sur ce terrain c'est une idée intéressante on va y revenir dans quelques instants à la demande de Jean-Carrig on va partir à Aubervilliers place du Fonds Populaire c'est là où le parti communiste français vient de tenir son 37ème congrès 53 000 adhérents à jour ce n'est pas beaucoup mais ce n'est pas ridicule en revanche la fonte a été continue vous y faisiez allusion depuis une trentaine d'années pour mémoire ils étaient 700 000 militants en 1981 au PC la stratégie 2017 n'est donc toujours pas arrêtée en revanche la star du congrès celui qui réveille les militants et bien il s'appelle Philippe Martinez et c'est le patron de la CGT Fabrice Hauss Grégory Routier Nous vous demandons une grande ovation pour le mouvement syndical et le monde du travail tous ensemble pour accueillir la star du jour Philippe Martinez le patron de la CGT à la tête d'une lutte qui revigore les communistes et resserre les liens historiques entre le syndicat et le parti que des partis politiques soient attentifs au mouvement social c'est important pour le mouvement social et je pense qu'il y a besoin et je l'ai dit à plusieurs reprises que plus de partis politiques à tous les niveaux de responsabilité pour ceux qui nous gouvernent soient plus attentifs à ce qui se passe dans la rue ce qui n'est pas le cas aujourd'hui évidemment dans le contexte actuel ça a beaucoup de signification Martinet sur tous les fronts de quoi donner des idées à des militants qui doutent du potentiel de Pierre Laurent le secrétaire national du parti communiste français il vous faut un leader ?

dans la trente de Martinez il vous faut un leader dans la trente de Martinez ? voilà pourquoi ? parce qu'il est un peu

29:18
Locuteur non identifié

plus calme qu'un asthmatique un peu plus combatif voilà

29:22
Présentateur

pour son 37ème congrès le vieux parti se voit en point d'ancrage en mode séduction aussi

29:29
Jean-Luc Mélenchon

pour rassembler la gauche à commencer par les déçus du hollandisme

29:33
Présentateur

bon ? je n'ai jamais assisté à un congrès du PC il y a aujourd'hui une bataille politique que moi je regrette c'est que je regrette qu'on en soit arrivé là c'est-à-dire se retrouver dans la situation où un gouvernement de gauche réussit à mettre des centaines de milliers de personnes dans la rue qui avaient toutes votées pour au second tour probablement pour François Hollande

29:51
Locuteur non identifié

pourquoi ne pas construire une candidature commune qui se fixe l'objectif d'être au second tour de l'élection présidentielle pour l'emporter ? vous allez me dire mais vous êtes fou avec qui Mélenchon ? mais Jean-Luc Mélenchon peut faire partie de la solution le problème c'est la manière dont il s'y est pris en solo

30:12
Présentateur

faire partir ou faire partie de la solution c'est le dilemme des communistes qui pour incarner

30:19
Invité

leur gauche en 2017 Pierre Laurent Jean-Luc Mélenchon Arnaud Montebourg il y a beaucoup de gens Cécile Duflo il y a beaucoup de gens qui sont aujourd'hui en colère contre la politique du gouvernement moi ce que je veux c'est que tout ce monde là se rassemble

30:31
Jean-Luc Mélenchon

et chez les communistes c'est en musique qu'on célèbre le rassemblement place du Front Populaire à Aubervilliers au lécoeur

30:44
Invité

mais les esprits restent troublés

30:46
Jean-Luc Mélenchon

je verrai je me prononce pas Pierre Laurent vous n'avez pas un faible pour quelqu'un aujourd'hui ce serait qui ? je ne sais pas

31:01
Invité

si Pierre Laurent se présente il fera autour de 2% c'est parce que les français ne votent pas pour le parti communiste français c'est tout

31:08
Présentateur

la révolution arrive ? elle arrivera un jour elle est en marche c'est déjà ça contrairement à Macron elle est en marche la révolution en marche mais avec qui ? heureusement les organisateurs du congrès

31:20
Jean-Luc Mélenchon

ont tout prévu

31:21
Présentateur

qui sera le candidat du parti communiste français ?

31:24
Jean-Luc Mélenchon

alors ça il va falloir que vous vous essayiez c'est le diable la carte parle du travail mais elle n'a pas de nom ?

31:34
Locuteur non identifié

non pour l'instant pas de nom

31:36
Invité

c'est ça qui est compliqué

31:37
Locuteur non identifié

c'est ça qui est compliqué

31:38
Présentateur

même la voyante du PC reste dans le flou la direction du parti elle promet une série de débats une votation populaire dans toute la France avant de trancher et de dévoiler un nom son candidat le 5 novembre prochain 5 longs mois

31:54
Jean-Luc Mélenchon

avant d'y voir plus clair

31:56
Invité

alors ce reportage

32:02
Présentateur

soulève beaucoup de questions parce qu'il touche à la fois une histoire celle d'un grand parti et puis aux états d'âme exprimés finalement avec beaucoup de sincérité par les militants communistes qu'on vient d'entendre ceux qui disent bah non ils nous font un Martinez parce que c'est lui qui est le plus combattif en ce moment voilà enfin il y a beaucoup de sentiments qui se sont exprimés on avait une première question de téléspectateurs qui était la suivante quel compromis voire renoncement Mélenchon est-il prêt à faire ça c'est la question de savoir jusqu'où peut-il aller pour être le candidat qui dépasse les 12% et qui en fait pour être le premier candidat de la gauche à l'élection présidentielle non des compromis c'est pas tout à fait le terme en fait il a deux étapes à suivre la première qu'il est en train de réussir c'est être le réceptacle naturel des colères de l'indignation d'une bonne partie des anciens électeurs de François Hollande par rapport à la politique on se l'appellera le peuple de gauche pour faire simple voilà mais avec les écologistes on voit bien à quel point il insiste sur cette dimension là et là pour l'instant il a une conjonction astrale qui est assez bonne c'est à dire qu'il n'y a pas vraiment de personnalité qui émerge on parle d'Arnaud Montebourg mais Arnaud Montebourg ira-t-il ?

c'est tout à fait douteux dans quelle configuration il a quand même été ministre également longtemps donc il est quand même il nous a donné rendez-vous en septembre il a été très clair c'est un peu tout ça il ne semble pas quand même très porté et puis surtout effectivement Jean-Luc Mélenchon met un coup de génie c'est le fait tout simplement de se déclarer il se déclare tout seul pratiquement on ne peut pas dire que sa déclaration soit un grand moment de télévision et pourtant il réussit à occuper cet espace et aussitôt il trouve son public ce qui fait que la situation du parti communiste on l'a vu est extrêmement pénible ils sont en pleine schizophrénie politique à la fois ils attaquent et avec quelle virulence le gouvernement Valls Macron François Hollande et en même temps il y a un candidat qui en passe qui en tout cas qui menace dans les sondages ce François Hollande tellement décrié dans les rangs communistes et là ils disent finalement non on va hésiter alors qu'ils l'ont soutenu la fois précédente pour eux c'est très très compliqué alors pourquoi pourquoi est-ce qu'ils hésitent à ce point là tout simplement parce que c'est un parti qui a on le voit peu d'adhérents mais qui conserve pas mal d'élus dans les conseils départementaux

34:11
Invité

régionaux municipaux et il les doit à quoi au fait qu'il est désormais une force d'appui satellisée par le parti socialiste

34:18
Présentateur

il a besoin de la complaisance du parti socialiste et on sait d'ailleurs que si Yann Brossac qu'on vient de voir est aujourd'hui

34:25
Invité

adjoint à la maire de Paris ce qui n'est pas rien c'est tout simplement parce que le parti communiste au municipal à Paris a rallié dès le premier tour

34:33
Présentateur

les listes socialistes donc en quelque sorte ils sont protégés satellisés et ils ont beaucoup à perdre si jamais ils vont au choc frontal contre François Hollande ou un autre candidat socialiste et je crois que c'est cette peur qui retient l'appareil je ne pense pas qu'ils pourront longtemps

34:49
Invité

en fait tenir face à la pression de leurs propres adhérents et électeurs qui dans les sondages en tout cas

34:56
Présentateur

rallient massivement la candidature de Jean-Luc Mélenchon Bruno Jeudy La réalité c'est qu'au-delà du discours de Pierre Laurent qui essaie de trouver une porte de sortie avec cette primaire de la gauche dont on voit bien que plus on avance plus elle sera difficile à organiser surtout si François Hollande annonce sa candidature au mois de décembre on voit bien que Pierre Laurent aujourd'hui il n'a pas fait totalement le deuil de la gauche plurielle et il pense plus aux législatives qu'à la présidentielle pourquoi il pense plus aux législatives parce qu'il faut sauver coûte que coûte le groupe Front de Gauche communiste à l'Assemblée Nationale et au Sénat et sans les accords électoraux dans l'entre-deux-tours avec le Parti Socialiste il n'y aura probablement plus de groupe surtout si comme l'annoncent un peu les sondages la marée risque d'être ça risque de tanguer beaucoup et faire disparaître beaucoup d'élus de gauche alors a fortiori les communistes qui restent très peu nombreux donc c'est vraiment il a les yeux rivés sur ces...

Contrario, j'aurais envie de vous dire que ce n'est pas aux députés communistes qu'on ira demander des comptes mais c'est bien aux députés socialistes donc... Oui mais les députés communistes qui sont élus sont élus aussi beaucoup parce qu'il y a des accords avec les socialistes qui sauvent leur précarité comme ça donc le Parti communiste au fond il a cette...

et Pierre Laurent qui sait très bien que d'ailleurs dans votre reportage c'est bien exprimé en gros le PC s'il partait pour le coup en solo c'est 2% maximum avec Jérôme Sainte-Marie on rappelait le score de Marie-Georges Buffet qui est la dernière candidate à la présidentielle 1,93 1,93 1,94 1,93 1,94 donc ils ne peuvent pas rivaliser avec Jean-Luc Mélenchon qui a l'espace politique qui a le charisme qui a l'antériorité maintenant de 2012 alors que les communistes aujourd'hui on voit difficilement comment ils pourraient jouer leur propre carte à la présidentielle alors ils ont donné une date vous disiez que Montbourg c'était septembre eux c'est novembre mais c'est illusoire tout ça ils sont aujourd'hui au pied du mur et on ne voit pas comment ils pourront échapper à soutenir de près ou de loin Jean-Luc Mélenchon ça va pas leur plaire du tout ce que je vais dire mais parfois et je trouve que on le sent dans le reportage de Fabrice Hauss ce parti a un aspect parti de carte postale et de nostalgie je dis ça sans une once de mépris il fut un grand parti il ne l'est plus en même temps on voit des jeunes militants qui disent la révolution est en marche mais ils sont deux avec leur drapeau voilà donc sans en faire une caricature cette question de finalement la théâtralité nostalgique du parti communiste français est quand même posée aujourd'hui et continue de l'être Jean Garrigue oui il incarne une culture qui en ce moment d'ailleurs est particulièrement à l'honneur puisqu'on commémore le Front Populaire de 1936 mais on voit très bien à quel point cette culture aujourd'hui elle est quand même en train de s'effriter la mémoire de cette culture est en train de s'effriter pour laisser place aussi à des cultures alternatives au sein même de la gauche puisque Jean-Luc Mélenchon le voit c'est aussi quelque chose d'autre les référents de Jean-Luc Mélenchon ils sont aussi des référents à la grande histoire à l'histoire républicaine dont on parlait tout à l'heure des Victor Hugo des Jaurès ce qui n'était pas forcément l'histoire communiste et cette référence aux insoumis ce sont des choses qui échappent aussi à cette culture communiste de la même manière que les électeurs leur échappent il y a aussi un électorat captif j'en parlais tout à l'heure le monde ouvrier qui a échappé au monde communiste pour aller vers Marine Le Pen donc tout ça fait qu'il y a une équation politique quand même très difficile à suivre moi je pense quand même que le réflexe premier et la dynamique des communistes aujourd'hui va être encore d'aller jusqu'au bout de la démarche des primaires de la gauche c'est leur seule issue parce que pour le reste ils vont se faire complètement dévorer soit par Mélenchon soit par peut-être encore d'autres hémorragies vers un électorat vers un candidat socialiste ou vers Marine Le Pen donc au fond pour l'instant ils sont quand même condamnés à cette stratégie si Marge-Georges Buffet était vraiment au meeting de Mélenchon parce que moi je ne peux pas attester mais il l'interpelle voilà pendant ce temps-là Benoît Hamon va lui rendre visite aux communistes je vais vous dire c'est carcellement c'est difficile à oui en la fois on a un archipel dont on voit bien qui pourrait constituer quelque chose une gauche très radicalisée mais on sent ça

39:28
Jean-Luc Mélenchon

plutôt pour l'après 2017 et l'échec à la présidentielle que pour l'avant les communistes gardent un atout dans leur manche quand même si ce n'est une arme absolue c'est les 500 signatures

39:37
Présentateur

pour parrainer une candidature à la présidentielle ils ont des élus grâce au PS mais aussi grâce à leurs vieilles implantations ils ont les moyens encore de susciter dans la population

39:46
Jean-Luc Mélenchon

des signataires possibles la levée des parrainages nécessaires Mélenchon à mon avis plus difficilement avec ses seules forces du parti de gauche si les partis taux d'ailleurs c'est aussi pour ça

39:54
Présentateur

c'est pour mettre ses maigres troupes tout de suite au porte-à-porte pour trouver ses signatures donc là de ce côté-là les communistes si la primaire de gauche échoue peuvent dire à Mélenchon bah on les donne si la primaire de gauche leur offre une perspective de faire un score honorable au sein de l'électorat de gauche pour négocier l'après ils peuvent essayer de tuer la candidature Mélenchon ils sauveraient dans ce cas-là peut-être le second tour pour François Hollande ça ça vaut cher en termes de poste de député Jean-Luc Mélenchon a un programme très clair il l'a annoncé en tout cas politique il a dit qu'il voulait il a annoncé la couleur si je puis dire qu'il voulait dans un premier temps faire tomber Manuel Valls pour ensuite attaquer François Hollande alors voilà faire tomber Manuel Valls ça veut dire quoi aujourd'hui ?

40:30
Jean-Luc Mélenchon

ça veut dire essayer

40:31
Présentateur

dans un pays où on enchaîne quand même les mouvements de grève où les poubelles ne sont pas ramassées où les avions les transports et tout ça je vous rappelle à quand même 4 ou 5 jours non l'euro commence vendredi donc maintenant c'est à 4 jours soit c'est le blocage du pays en effet la chionnée à un moment donné le gouvernement tombe le président est obligé de sortir une autre carte c'est ce dont rêve une partie des militants qu'on a vu agiter des drapeaux révolutionnaires soit c'est une motion de censure déposée par la gauche lors de la seconde lecture de la loi El Khomri qui on ne sait trop comment réussirait à réunir une majorité et donc ferait chuter le gouvernement il y a aussi une rhétorique en fait de la part de Jean-Luc Mélenchon pour pousser les contradictions internes à la gauche et notamment aux partis socialistes à leur paroxysme en fait il veut faire une démonstration en disant regardez ces frondeurs sont en fait très véléitaires Martine Aubry finalement est également très véléitaire puisqu'au fond si cette loi est aussi mauvaise qu'on le dit pourquoi est-ce qu'ils ne votent pas la motion de censure évidemment il se pense cela n'arrivera sans doute pas mais en tout cas il aura fait la démonstration qu'il est le seul débouché policible pour ce mouvement social en tout cas c'est pour l'instant son calcul il se retrouve en main sur un point avec Manel Valls il est d'accord avec cette théorie des deux gauches irréconciliables c'est un peu la différence avec Pierre Laurent Pierre Laurent il pense bon au final on peut encore un peu s'entendre Mélenchon absolument pas Mélenchon il va c'est la division de la gauche jusqu'au bout c'est à dire il n'y a pas de il n'y a pas de possibilité d'accord il n'y a plus rien il faut passer devant avant de partir sur ce qui se passe à droite on va dire qu'on a vu les anti-Hollande à gauche on va les voir à droite maintenant mais jusqu'où peut aller la détestation je dirais de cette gauche de gouvernement qui a géré le pays alors incarné aujourd'hui par Emmanuel Macron qui s'est pris qui a été vraiment prise à partie par les manifestants de la CGT en allant à Montreuil ce matin qui continue d'ailleurs à ne pas se départir de son calme relatif dans ces situations voilà jusqu'où ça peut aller ça mais jusque ça c'est à dire des ministres qui ne peuvent plus sortir parce qu'ils sont attendus à chaque fois par des manifestants qui les eus qui les cifrent

42:27
Jean-Luc Mélenchon

qui leur jettent des oeufs donc à un moment donné la gauche se retrouve bloquée dans sa forteresse exécutive

42:32
Présentateur

ce qui là encore d'un point de vue historique me semble finalement assez cohérent ce qui se passe aujourd'hui je veux dire on est dans une transition sociétale c'est assez normal que la gauche soit mise face à ces contradictions on a essayé le sarkozisme on voit que le hollandisme ne fonctionne pas Manuel Valls surtout Manuel Valls et François Hollande essaye d'amener une recomposition en tout cas une modernisation de ce qu'est la gauche française on peut être pour ou être contre mais manifestement cette recomposition-là cette transgression vers une gauche sociale-démocrate ou sociale-libérale on pourrait discuter et bien cette transgression-là évidemment elle est en rupture avec une autre conception de la gauche on parlait des cultures de la culture communiste de la culture aussi d'une partie de la gauche démocratique et sociale donc c'est relativement normal qu'à terme il y ait cette césure que cette coupure se fasse et c'est vrai que dans cette mesure on voit que les communistes sont un petit peu dépassés parce que ce qui se passe effectivement c'est ce qui devrait se passer pour clarifier le débat politique dans ce pays ce serait évidemment qu'il y ait cette scission cette séparation Jean-Luc Mélenchon dit qu'Emmanuel Macron est un homme de droite donc les choses sont claires pour lui moi je pense que c'est une diabolisation que c'est une caricature mais ça veut dire quelque chose en l'occurrence le ministre de l'économie a dénoncé les agitateurs professionnels et peu de temps après Manuel Valls a répondu en disant qu'il condamnait toutes les violences un dernier mot il faut qu'on parte à droite oui très rapidement c'est à dire autant 2012 était la dernière à mon avis grande élection présidentielle classique avec gauche et droite affrontés et puis du vote utile qui ramenait cette gauche

44:15
Invité

à la gauche gouvernementale tout le monde prévoit cette élection 2017 selon des critères radicalement différents

44:22
Présentateur

alors que se passe-t-il à droite et bien le 13ème candidat à la primaire des républicains et du centre ne s'est toujours pas déclaré mais Nicolas Sarkozy récolte lui de plus en plus de soutien François Baroin a donc choisi de le soutenir officiellement je cite pour son énergie au-dessus de la moyenne Baroin à Matignon dit-on convoqué à la tête du parti binôme complémentaire mais pas forcément compatible Stéphanie Gillon

44:45
Locuteur non identifié

clin d'oeil et hommage appuyé mercredi dernier déjà lors d'une rencontre avec les maires au siège du parti leur complicité ne laissait guère de doute sur leurs intentions

45:03
Présentateur

merci François de ta présence il y a quelque chose qui me dit qu'on va avoir à travailler ensemble dans les semaines qui viennent

45:12
Locuteur non identifié

4 jours plus tard l'union a été officialisée François Baroin a choisi Nicolas Sarkozy levant par la même occasion le vrai faux suspens sur la candidature de l'ex-président

45:26
Invité

je m'engagerais pour Nicolas Sarkozy mon choix est fait depuis longtemps je n'ai pas de doute sur sa candidature

45:32
Locuteur non identifié

un choix que le sénateur maire de Troyes et ancien ministre de l'économie de Nicolas Sarkozy motive par une qualité selon lui essentielle pour le futur président

45:43
Invité

en regardant la situation du pays il faudra restaurer l'autorité de l'état il faut une énergie au-dessus de la moyenne je pense que Nicolas Sarkozy incontestablement a cette énergie qui est très au-dessus de la moyenne je vous l'ai toujours dit d'ailleurs

45:55
Locuteur non identifié

mais l'énergie n'explique pas tout et en réalité ce qui unit vraiment le baladurien et le chiracien c'est leur adversaire commun un certain Alain Juppé

46:06
Invité

mes amis ne sont pas automatiquement et naturellement mes amis pour que les choses soient très claires je vous parlais de la confiance avec Nicolas Sarkozy si la question est de savoir si avec Alain Juppé la confiance est mutuelle la réponse est non

46:19
Locuteur non identifié

si la confiance est mutuelle en revanche sur le fond nombreux sont les sujets sur lesquels les deux hommes divergent en particulier ceux portant sur l'identité et l'immigration ainsi le président de l'association des maires de France se disait récemment favorable au projet de camp humanitaire pour réfugiés à Paris une décision d'Anne Hidalgo fustigée par un autre soutien de Nicolas Sarkozy Eric Ciotti par exemple un camp de réfugiés à Paris permettrait de répondre à ces questions là

46:50
Invité

c'est incontestable c'est incontestable et ce sera certainement plus efficace on a toujours dit à l'association des maires de France que le principe d'humanité doit gouverner tous les autres principes et c'est le devoir de la France c'est l'honneur de la France et c'est aussi le respect des conventions européennes d'être à côté des naufragés de la vie des réfugiés ceux-là même qui ont fui ceux qui nous ont attaqué l'année dernière dans le cadre de ces attentats sanglants

47:10
Locuteur non identifié

une cacophonie qui pourrait s'accentuer encore par la présence autour de Nicolas Sarkozy d'un autre soutien de taille le très droitier Laurent Wauquiez actuellement numéro 2 des républicains est pressenti pour succéder à l'actuel chef du parti s'il est désigné candidat Nicolas Sarkozy espère ainsi s'appuyer sur un binôme complémentaire capable de rassembler la droite complémentaire mais pas forcément compatible

47:38
Présentateur

quel que soit le candidat il faut arrêter de faire des chèques en blanc vous croyez à vos idées imposez-les au candidat à la primaire ne soyez pas spectateur ne participez pas à un concours de beauté où vous les laissez ne pas sortir de l'ambiguïté forcez-les à expliquer ce qu'ils veulent faire et moi c'est la ligne que je me suis fixée

47:55
Locuteur non identifié

toujours devancé par Alain Juppé dans les sondages Nicolas Sarkozy devrait annoncer sa candidature pour la primaire fin août

48:04
Présentateur

Sarkozy n'est pas le mieux placé pour l'emporter en 2017 Baroin ne prend-il pas un gros risque pour son parti et pour lui-même en s'alliant à lui nous demande un téléspectateur

48:16
Jean-Luc Mélenchon

il a suivi un certain Jacques Chirac

48:18
Présentateur

en 94 c'était pas le mieux placé pour gagner en 95 ça lui a plutôt profité non le jeu des pronostics ne vaut pas le problème là c'est que c'est la règle du plus petit dénominateur commun qu'est-ce qui réunit vraiment Sarkozy et Baroin c'est la détestation de Juppé tous les deux ne veulent pas que Juppé soit le candidat et le président de la république donc ça leur fait en effet un point commun c'est aussi caricatural que ça sachant que dans la vie évidemment les entonaces existent sur le maillon qui les accroche oui après derrière il y a quand même un quinquennat Sarkozy où Baroin a été aux affaires il a été associé grandement il a été nommé à des postes importants il avait fait l'intérieur sur la fin du mandat Chirac en remplaçant un certain Nicolas Sarkozy et là il a été jusqu'à Bercy grâce à Sarkozy ça ça a compté c'est plus constructif que simplement tout sauf Juppé Renaud Jeudy c'est un réclage qui fait quand même bizarre c'est pas comment vous le dire comme ça de premièrement on se dit c'est plutôt peut-être une bonne affaire du point de vue tactique pour Sarkozy qui a besoin à côté de lui d'un François Baroin qui est un homme qui incarne la modération chiracienne qui a plutôt une bonne image à l'intérieur du parti qu'il a dirigé brièvement après la condamnation d'Alain Juppé et même à l'extérieur quand on regarde les baromètres d'opinion il est plutôt dans le haut du tableau donc le Baroin maître est pas mal placé oui plutôt alors après le problème c'est qu'on voit quand même que c'est son aversion sa haine comme dit Christophe pour Juppé qui le conduit finalement à rallier Nicolas Sarkozy qui est le candidat incontestablement le plus éloigné idéologiquement de ce qu'est François Baroin qui est un homme qui a des valeurs qui a condamné c'est éloigné ça veut faire plaisir à Nicolas Sarkozy que vous expliquez il était absolument contre la stratégie de campagne de 2012 l'école buissonienne il n'a cessé de la dénoncer et le début du quinquennat de Nicolas Sarkozy c'est passé oui le début du quinquennat de Nicolas Sarkozy c'est passé sans François Baroin au gouvernement qui rentre au gouvernement qu'en 2010 il s'oppose sur plusieurs points à Nicolas Sarkozy mais ça c'est le passé ils ont décidé au fond François Baroin est un amateur de chasse un chasseur et il a un objectif aujourd'hui il pense que la présidentielle c'est trop tôt et ce qu'il veut dans son parcours politique c'est Matignon donc pour conquérir Matignon il va essayer d'avoir le scalp de Juppé et de l'offrir à Nicolas Sarkozy alors à mon avis moi je pense que la difficulté pour lui c'est la campagne de la primaire de Nicolas Sarkozy qui va quand même pas être tout à fait une campagne de modération donc ça va quand même sans doute pousser Baroin à faire le grand écart sur plusieurs positions et notamment moi je m'interroge beaucoup sur l'attelage que veut mettre en place Nicolas Sarkozy parce que vous dites on parle de François Baroin dans un ticket mais en fait c'est un trio avec Laurent Wauquiez et là pour le coup Laurent Wauquiez et François Baroin il y a assez peu de chances qu'ils partent en vacances ensemble il y a surtout assez peu de chances qu'ils s'entendent sur la durée sur bien des sujets on va détailler tout ça je me suis permis de sourire parce que la notion de scalp d'Alain Juppé moi qui n'ai pas beaucoup de cheveux je peux me permettre de sourire légèrement Jean Garic ça vous a fait réagir vous aussi oui ça m'a fait réagir ce qui est très intéressant vous voyez à quel moment ça devient une équipe j'ai envie de vous dire je comprends bien qu'on puisse chasser alors pour le coup à plusieurs pour en dégommer un quatrième mais ça reste étrange vous savez on voit bien la différence des cultures on parlait tout à l'heure de la gauche des deux ou trois gauches des lignes différentes etc là on voit bien que c'est une affaire d'hommes au fond bon il y a un règlement de compte avec Alain Juppé la présence de barons à cause de Sarkozy peut lui être utile il y a des réseaux le réseau des maires des réseaux francs-maçons aussi enfin une certaine de réseaux au sein de la droite ça n'est pas négligeable mais c'est vrai qu'on voit très bien que quid des idées quid du programme c'est d'ailleurs il le dit lui-même c'est l'énergie qui m'intéresse sauf que cette énergie effectivement il va falloir la partager avec d'autres ambitieux de la droite puisque je le répète le moteur il est quand même là c'est la conquête du pouvoir et notamment quelqu'un comme Laurent Wauquiez Nicolas Sarkozy dit de l'un c'est ma jambe droite Laurent Wauquiez de l'autre c'est ma jambe gauche en l'occurrence François Marouin j'ai envie de lui dire certes ce qui est assez frappant d'ailleurs parce que Laurent Wauquiez il faut le rappeler est quelqu'un qui vient de la démocratie chrétienne c'était un proche de Jacques Barraud au départ ce qui vous montre aussi comment les carrières s'adaptent aussi à certaines ambitions peut-être aux réalités de la vie politique mais on voit très bien là qu'on est un peu à front renversé maintenant c'est Laurent Wauquiez qui est plutôt un peu à la droite de Sarko et l'autre un petit peu sur sa gauche n'empêche qu'en dernier ressort il faut quand même un seul premier ministre quand Jacques Chirac trahit Jacques Chaband-Elmas il le fait pour devenir le premier ministre moi je vous dis que ça ne sera ni là ni l'autre parce que c'est toujours comme ça que ça se termine il y a précisément un précédent c'est ce qui est assez amusant d'un point de vue esthétique parce que sur le fond c'est quand même assez déprimant ce que l'on voit si vous voulez ce genre de l'accord comme ça de la carpe et du lapin ça ne se fait pas vraiment sur des idées visiblement c'est quelque chose c'est un spectacle assez déprimant qui je pense fera du tort progressivement au candidat qui sortira de la primaire à droite on voit bien que ça va être très long très usant je pense qu'effectivement c'est les scores qu'on a actuellement pour les candidats de droite dans le soinage d'intention de vote ne se retrouveront pas à l'issue de cette primaire ça risque de ne pas produire du dynamisme mais au contraire l'effet inverse non vous nous dites que la droite sortira avec un candidat mais un candidat amoindri à mon avis très affaibli par tout cela oui effectivement il n'y aura pas l'effet dynamique me semble-t-il qu'il y avait parfois eu pour des primaires dans d'autres formations politiques précédemment mais c'était des primaires qui se passaient à un rythme beaucoup plus rapide alors non ce qui est d'un point de vue presque esthétique plus que politique ce qui est assez curieux c'est de voir à quel point on est à franc renversé par rapport à 95 c'est-à-dire que Alain Juppé ancien chiracien de justesse mais chiracien tout de même et bien mène une campagne tranquille à la baladure en s'exprimant très peu et sur son matelas de bons sondages et inversement Jacques Chirac fait de plus en plus Jacques Chirac pardon Nicolas Sarkozy fait de plus en plus du Jacques Chirac au point de reproduire avec cette paire Wauquiez-Barouin la paire Séguin-Madelein de la campagne de 95 qui était assez original et bien on a droit à une nouvelle version de cet atelage curieux je suis pas du tout d'accord parce que que ça soit que ça soit Séguin ou Madeleine étaient des idéologues ils avaient des idées ils avaient du fond l'un était un libéral et c'est vraiment le grand théoricien de la famille libérale l'autre était le théoricien d'une droite sociale donc là c'était une configuration très différente on part aux questions juste après vous oui simplement pour dire que c'est une élection avec de nombreux tours la primaire et l'élection présidentielle il y a des tas de gens qui vont avoir des choses à vendre à Nicolas Sarkozy si c'est lui qui est le favori au soir du premier tour de la primaire Bruno Le Maire ou François Fillon vont aller voir Sarkozy et lui dire moi je veux bien me désister en ta faveur mais je veux Matignon et puis au soir du premier tour

55:16
Jean-Luc Mélenchon

de la présidentielle si Sarkozy en effet est un peu affaibli un peu en difficulté il y aura peut-être un candidat centriste qui ira voir Sarkozy en lui disant si tu veux être président

55:23
Présentateur

de la République je veux Matignon donc du rêve Matignon que peut avoir un baroin jusqu'à la réalité il y a beaucoup de chemin donc il y avait bien une prise de risque et on répond in fine à la question qui nous a été posée par SMS il y a encore quelques instants et bien on part aux questions SMS Compte tenu des tensions actuelles tout gouvernement de 2017 n'a-t-il pas à craindre une radicalisation généralisée de la société ça ça pose la question de pourra-t-on faire des réformes dans notre pays après l'élection présidentielle Je crois que ce qui se passe actuellement dans les rues de Paris pousse à des rassemblements qui auraient été considérés autrefois comme contre nature c'est à dire que admettons que ce soit un candidat de la gauche de gouvernement ou un candidat de la droite classique qui soit élu président de la République il aura une pression très forte non seulement une pression politique mais une pression sociale et notamment y compris dans les milieux entrepreneuriaux etc pour voir au niveau européen pour former un gouvernement élargi en rassemblant les réformateurs les libéraux des deux camps pour avoir la base de masse en quelque sorte la base sociale la base électorale suffisante pour franchir effectivement le cap des réformes on voit bien que si c'est uniquement la moitié de la gauche ou la moitié de la droite et bien ils sont trop faibles quand ils arrivent au pouvoir pour le faire C'est impressionnant ce que vous venez de me dire entre Bruxelles la CGT et le CMPF j'allais dire c'est pas grave le MEDEF merci bon alors bravo et le MEDEF ça va pas être simple de gouverner le pays là vous êtes en train de nous dire j'ai bien compris votre réponse je pense qu'il ne pousse pas exactement dans le même sens effectivement et je pense qu'effectivement certains milieux considèrent qu'il y a un tel échec à réformer qu'il faudra désormais à structurer différemment le paysage politique je vous fais réagir puis on fait tourner les questions ce que je pense avec la loi travail on en a beaucoup parlé ici c'est qu'on voit bien que les français veulent de l'alternance mais pour le changement ça va sans doute être très compliqué enfin en tous les cas les candidats de droite notamment qui bâtissent aujourd'hui des programmes de rupture complète avec ce qui se fait et c'est logique puisque ils veulent prendre la suite de Hollande ils vont devoir quand même faire preuve de pédagogie d'explication et sans doute aussi peut-être pour certains revoir un peu à la baisse revoir à la baisse certaines de leurs ambitions parce qu'on voit bien que la primaire pousse à la surenchère dans les propositions notamment les propositions économiques je veux que finalement vous nous expliquez l'alternance dans la continuité un mot oui juste pour dire que moi je pense que ça ne suffira pas l'explication et je pense que s'il n'y a pas un socle majoritaire qui puise à gauche et à droite je ne vois pas de solution dans la longévité Mélenchon et virgule sans doute revirgule Montebourg deux points il n'y en a-t-il pas un de trop ?

si il n'y en a un de trop sur cet électorat là mais ils ne seront sans doute pas candidats tous les deux Mélenchon peut y aller seul s'il a laissé un sans signature donc le soutien des communistes Montebourg ne peut y aller que s'il y a une primaire de gauche qui le désigne comme le représentant de cette gauche à la place de François Hollande si François Hollande n'y va pas ou contre François Hollande si François Hollande y allait dans une sorte de schisme du parti socialiste alors là on part vers un éclatement tel pas de candidats de gauche au deuxième tour mais ils seront sans doute quatrième ou cinquième dans l'élection ça ressemble furieusement à 1969 Jérôme Sainte-Marie ou alors s'il y a un forfait de François Hollande et à ce moment là une candidature Macron ou Valls à un côté qui justifierait en quelque sorte une candidature plus à gauche au sein du parti socialiste mais tout ça c'est un émiettement total avec une perspective d'élimination dès le premier tour à peu près assurée et législative sinistrée 1969 c'était Bonnet Blanc-Blanc-Bonnêt Bidou Poher donc Bonnet Blanc-Blanc-Bonnêt Jacques Duclos le communiste donc Mélenchon et puis seulement loin derrière Defer et encore le barocard donc vous voyez la gauche qui aspirait à gouverner dans le post-gaullisme avait pris un coup de froid terrible on peut tous mettre un nom alors on peut dire Rocard c'est Macron oui on peut retrouver Rocard soutient Macron alors pardon écrivine 1% elle est loin la France du on est tous charlie et des menaces terroristes islamiques nous voilà retournés à la lutte classe contre classe est-ce que vous ressentez ça alors oui en ce moment l'économique et le social semblent dominer les débats publics croisons les doigts mais s'il y a dans quelques jours pendant l'euro des attentats vous allez voir le sécuritaire revenir à toute allure et l'état d'urgence va prendre un autre sens beaucoup de gens s'étonnent de voir la France en état d'urgence avec des manifs tous les jours je pense que le pouvoir actuel s'il y avait une insécurité manifeste des attentats des vrais risques utiliserait l'état d'urgence pour interdire tous ces rassemblements l'idée était peut-être plus affective c'était il y a six mois un an on s'embrassait tous dans la rue là c'est tout le monde contre tout le monde tout ce que je vous disais tout à l'heure sur l'analyse de la colère avant la proposition ce qui ne veut pas dire que la colère puisse prêter la superstructure est la superstructure des marxistes il y a une superstructure qui l'emporte toujours qui revient toujours oui enfin en l'occurrence la superstructure a quand même pas mal travaillé puisque justement il y a eu le pacte de responsabilité les lois à les Khomri le lois à Macron etc qui créent justement cet affrontement social à entendre Mélenchon et ses militants nous dit un téléspectateur ou une téléspectatrice on a une impression de nostalgie de la révolution française il y a toute cette mythologie pas seulement 89 mais aussi beaucoup 1830, 1848 et puis la commune et 1936 et oui on voit bien on parlait là des événements de janvier etc de je suis de charlie mais il y a à la fois cette culture là qui est une culture nationale qui est une culture du rassemblement républicain autour de valeurs elle existe elle s'est spontanément révélée en janvier 2015 c'était pas de la fabrication c'était du spontané et puis il y a aussi une culture de lutte des classes une culture de la gauche révolutionnaire et ces deux cultures sont présentes elles se télescopent une prend le dessus au fur et à mesure des événements mais elles sont là on ne peut pas les négliger Philippe Martinez est-il le bras armé de Jean-Luc Mélenchon ou de Pierre Laurent ?

1:01:03
Jean-Luc Mélenchon

En 2003 l'invité du congrès du parti socialiste c'était Bernard Thibault c'était à Dijon aujourd'hui Martinez est le héros du congrès du parti communiste vous voyez comme le PS s'est éloigné de cette colère prolétaire

1:01:15
Présentateur

Georges Ségui était au comité directeur du parti communiste dans les grandes années du PC moi je n'ai absolument rien contre l'histoire surtout celle de notre pays mais enfin on vient quand même de parler politique avec des racines qui ont 200-300 ans je ne vais pas vous dire que puis quand même 1917 et le communisme le communisme soviétique précisément parce que le futur à court terme est relativement imprévisible je pense que c'est ça qui nous pousse à chercher des références historiques en abondance parce que justement la configuration de cette présidentielle est très difficile Christophe Barbier effectivement a fait une hypothèse particulièrement baroque mais possible parce que tout est à peu près possible en réalité dans cette configuration parce que le système on voit bien que le système politique vous savez que depuis la presse du palais d'hiver on a vu le concorde de l'informatique, Apple la mondialisation vous comprenez ce que je veux dire je sais très bien que vous en êtes conscient mais justement on cherche dans la boîte aux outils vous savez en politique on est toujours obligé de chercher des exemples historiques pour essayer de comprendre le réel parce que ce n'est pas une science c'est un art historique avant toute chose et justement comme on est un peu je crois un peu surpris par ce qui est en train de se passer et je crois qu'on est obligé de chercher cette grille dans l'histoire On voit bien que François Hollande au terme de ce mandat où il a depuis déjà plusieurs mois voire même années il n'a pas la majorité pour conduire la politique qu'il a décidé avec le crédit impôt compétitivité dès début 2013 François Hollande là avec la loi travail j'allais dire c'est la fin de l'histoire il est battu là maintenant par la gauche de la rue avant peut-être même d'être empêché de se présenter à la fin de l'année parce que moi je l'ai déjà dit ici je pense qu'on va vers une situation d'empêchement politique pour François Hollande ça amène la prochaine question qui est l'adversaire réel de Jean-Luc Mélenchon est raté jusqu'au bout sachant que sa candidature et son rejet du parti socialiste tue les chances de la gauche mais ce qui tue les chances de la gauche c'est le bilan de Hollande Hollande aujourd'hui n'est pas rééligible alors il reste encore six mois avant sa décision ça peut bouger il peut y avoir de bons résultats économiques il peut y avoir des tas de choses mais aujourd'hui Hollande est un sortant sorti par les français d'où cette effervescence et des aventures possibles comme celle de Mélenchon parce qu'en même temps il y a des pauvres il y a des chômeurs il y a des gens qui sont dans la difficulté sociale et ceux-là comme choix ils ont abstention Le Pen ou Mélenchon il y a un chiffre qu'il faut retenir c'est lorsque on pose des questions dans les baromètres notamment le baromètre IFOP la question n'approuve pas du tout c'est 58% des français qui n'approuvent pas du tout c'est une élimination de facto à toute possibilité d'être au second tour 58% ne veulent absolument pas de lui je ne vois pas comment c'est possible d'inverser ça sauf qu'il a des alliés qui sont quand même les candidats aux primaires de la droite je veux dire que les déchirements de la droite peuvent aussi être les alliés de ce que pourrait être une candidature de François Hollande qui finance la campagne de M.

Mélenchon ? pour l'instant il est sur ses cotisations de militants et d'élus s'il a les 500 signatures il aura un financement public et bien voilà on commence très bien la semaine rediffusion de ce Cédant l'Air à 23h35 23h35 pour ce Cédant l'Air merci à nos invités d'y avoir participé à vous de nous avoir suivis demain nous avons rendez-vous à 17h45 auparavant Axel de Tarlet recevra son invité et je vous souhaite donc une excellente soirée sur France 5 à demain bonsoir merci merci