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InterviewLe Figaro (sur YouTube)· 8 octobre 2025 21 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesRetraitesSolidarités & famille

Démission de Macron, dissolution ou nouveau gouvernement ? Sébastien Lecornu au 20h

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 33 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:47OuverteÉludée

    Quel doit être le profil de ce Premier ministre ?

  • 4:56RelanceÉludée

    Vous avez compris ce que je vous ai dit juste avant ?

  • 10:38OuverteRéponse directe

    Sur la partie de démission d'ailleurs, Sébastien Lecornu en a parlé...

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:22PrésentateurChiffre
    « il y a plus de 289 députés qui sont dans ce cas-là »
  • 0:27PrésentateurFait
    « les conditions sont réunies pour qu'Emmanuel Macron nomme un Premier ministre d'ici 48 heures »
  • 0:45PrésentateurFait
    « il recommande au président de la République de prendre aucun membre du gouvernement qui penserait à 2027 »
  • 3:27Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron avait dit lundi qu'après 48 heures et la mission qu'il avait donnée au Premier ministre des missionnaires, il prendrait ses responsabilités »
  • 4:08Invité politiqueChiffre
    « il est aujourd'hui à seulement 14% des Français qui lui font confiance »
  • 5:18Invité politiqueChiffre
    « Emmanuel Macron, c'est 1000 milliards de dettes »

Temps de parole

  • Présentateur75 %
  • Invité15 %
  • Emmanuel Macron9 %

0,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

pour trouver le compromis et faire avancer l'intérêt général, ce que lui estime comme l'intérêt général. Après, on peut débattre si c'est la meilleure solution ou pas. En tout cas, moi, c'est ça qui m'a marqué. Les autres choses ensuite, après, c'est quand on rentre dans le détail, c'est qu'il revient sur plusieurs points importants. La première, c'est qu'il dit que le risque de dissolution est évité parce qu'il y a une majorité à l'Assemblée nationale qui ne veut pas de la dissolution et donc qui semble prête à faire des compromis. En tout cas, il y a plus de 289 députés qui sont dans ce cas-là.

La deuxième chose, c'est que les conditions sont réunies pour qu'Emmanuel Macron nomme un Premier ministre d'ici 48 heures. Et c'est important qu'il l'affirme parce qu'il faut le rappeler, le prochain Premier ministre doit déposer un projet de loi de finances lundi prochain à l'Assemblée nationale pour respecter les délais constitutionnels fixés par la Constitution. Et après, autre élément, je pense que c'est ça qui est peut-être le plus important et ça permet d'éliminer beaucoup d'hypothèses, c'est que lui, il recommande au président de la République de prendre aucun membre du gouvernement qui penserait à 2027.

Et donc, je pense que ça permet de ficeler un peu l'architecture gouvernementale qu'ils ont vraisemblablement discutée ce soir.

0:57
Invité

Effectivement, on va reparler bien sûr de tous ces points, notamment, on peut parler déjà de ce dernier point, aucune personne qui a des ambitions pour 2027. Est-ce que c'est le retour du fameux gouvernement technique ?

1:13
Présentateur

Oui et non. C'est-à-dire qu'en fait, ils vont prendre des personnes qui ne pensent pas à l'élection présidentielle. Et je pense que ce qui les a marqués, notamment, c'est le fait que, on ne peut peut-être pas le formuler comme ça, mais on peut dire que Bruno Retailleau a posé la première grenade qui a fait tomber le gouvernement. Et je pense qu'eux estiment, à travers notamment Le Cornu et Emmanuel Macron, estiment qu'en fait, lorsque vous négociez avec des personnes qui ont des intérêts présidentiels, ils ne peuvent pas négocier ou faire de compromis parce que ça immuniserait leur chance en vue de 2027. Et je pense que c'est ça qui marque les états d'esprit.

Et donc, si vous prenez des ministres ou un premier ministre qui penserait à 2027, ils ne pourraient pas faire de décision dite difficile parce que ça mourrait à ses chances, en fait, d'être candidat à la prochaine élection présidentielle. Donc, ça élimine, je pense, Bruno Retailleau, ça élimine Olivier Faure, à la fois d'un premier ministre, mais j'ai l'impression qu'il sous-entendait aussi comme ministre aussi. Donc, ça va beaucoup plus loin. Par contre, il ne dit pas pour autant qu'il ne faut mettre que des personnalités apolitiques ou des personnalités d'assisté civile ou que des hauts fonctionnaires.

C'est qu'il dit qu'il veut mieux mettre des profils un peu comme ce que lui incarne, c'est-à-dire des personnes qui veulent être ministre mais qui n'ont pas forcément le virus de l'élection présidentielle en tête ou qui pensent à l'élection présidentielle en se rasant ou pas tous les matins.

2:25
Invité

Et oui, et on le sait qu'ils sont nombreux et Sébastien Leformu a mis en avant que c'était ça, finalement, qui posait problème. En tout cas, il a, vous le disiez aussi au début, plutôt rejeté, mais c'était ce qu'il disait ce matin. Finalement, il a plutôt prolongé ce qu'il disait ce matin en disant la dissolution, on ne s'en approche pas.

2:44
Présentateur

Oui, tout à fait. Ça veut dire qu'il y a des moments où, depuis lundi, on pouvait se dire qu'on était très proche de la dissolution. Il y avait même des rumeurs comme quoi la décision était actée. Mais en fait, on voit bien que les partis, quand même, reviennent à une certaine forme de réalité. Et c'est-à-dire que les partis, j'allais dire des communistes jusqu'aux républicains, en tout cas, je pense que c'est à peu près ça, l'arc qu'il évoque, en excluant tous les partis, sauf LFI et le RN, ont intérêt à la dissolution.

En fait, tout simplement, pour une raison qui est simple, c'est que vraisemblablement, je ne dis pas qu'ils font tous perdre, mais en tout cas, qu'il y a plus de chances qu'ils repartent avec moins de députés qu'avec plus de députés à l'issue d'un scrutin qui marquerait quand même une montée de la droite nationale et du RN.

3:22
Invité

Je vais vous couper, William Thé, puisque Mathilde Panot et Emmanuel Bompard vont prendre la parole.

3:26
Emmanuel Macron

Emmanuel Macron avait dit lundi qu'après 48 heures et la mission qu'il avait donnée au Premier ministre des missionnaires, il prendrait ses responsabilités. Ce soir, le Premier ministre des missionnaires a donné de nouveau 48 heures, donc a doublé le délai. Et je veux dire ici que le comique de répétition a assez duré et que nous nous trouvons dans une situation où Emmanuel Macron a fait perdre assez de temps au pays, où depuis un an et demi, il refuse de reconnaître le résultat des urnes et qu'il ne reste ce soir plus qu'une seule solution, la démission et le départ d'Emmanuel Macron.

Et nous le disons d'autant plus que nous nous trouvons dans une situation où le président de la République veut continuer la même politique qu'auparavant, alors que, je le rappelle, il est aujourd'hui à seulement 14% des Français qui lui font confiance. Emmanuel Macron doit donc partir, une autre politique doit s'appliquer.

Et puisque le Premier ministre a indiqué ce soir qu'aucun sujet ne pouvait être tranché pendant 18 mois en attendant l'élection présidentielle de 2027, nous proposons, nous, comme solution, que le peuple français puisse décider de son avenir d'ores et déjà maintenant et qu'avec le départ d'Emmanuel Macron, il puisse y avoir une présidentielle anticipée qui permette d'arrêter de perdre du temps au pays.

4:42
Invité

Sébastien Lecornu a parlé, a dit que le président de la République pouvait nommer un Premier ministre dans les 48 prochaines heures. Quel doit être le profil de ce Premier ministre ? Vous avez entendu ce que je vous ai dit juste avant ?

4:53
Emmanuel Macron

Vous avez compris ce que je vous ai dit ?

4:56
Invité

Oui, mais il faut bien qu'il y ait un Premier ministre.

4:58
Emmanuel Macron

Non, nous proposons comme 73% des Français, comme d'ailleurs des anciens premiers ministres d'Emmanuel Macron, comme le propose par exemple Édouard Philippe, comme le proposent de plus en plus de monde dans le pays, qu'Emmanuel Macron parte. Il a fait assez de mal au pays et nous devons l'arrêter avant qu'il ne détruise complètement le pays. Je rappelle qu'Emmanuel Macron, c'est 1000 milliards de dettes, je rappelle qu'Emmanuel Macron, c'est des usines qui sont fermées, des hôpitaux qui sont fermées, des écoles qui sont fermées, et que maintenant les Français disent qu'ils n'en peuvent plus.

Donc il faut revenir aux urnes devant l'impasse qui a été créée par le Président de la République lui-même. Et donc la solution qui s'offre au pays, c'est justement de faire en sorte de convoquer des élections présidentielles.

5:39
Invité

Vous l'avez bien compris, Mathilde Panot reprend le refrain et dont finalement, qu'elle a depuis plusieurs jours déjà, une seule solution, la démission d'Emmanuel Macron. On est sur du très classique.

5:56
Présentateur

Oui, très classique. Et puis ils ne changeront pas d'avis. Même s'ils perdent la prochaine élection présidentielle, ils demanderont la démission du suivant qui serait élu au bout de trois jours. Je ne pense pas que ce soit la posture la plus adéquate. C'est vrai qu'à chaque fois que j'adopte cette analyse, on me donne souvent une analyse suivante où on me dit « oui, mais 70% des Français veulent une démission du Président de la République ». C'est vrai. C'est ce que disent les sondages et les enquêtes d'opinion. Il y a également 66% des Français qui veulent une dissolution. Moi, je pose juste l'analyse suivante, et aucun sondage ne l'a fait.

Si on interrogeait les Français en disant « vous avez trois choix, quelle était votre option préférentielle entre la démission du Président de la République, la dissolution, ou est-ce qu'il faut que les politiques fassent un compromis pour faire adopter un budget 2026 ? » Je ne suis pas sûr que la démission ou la dissolution arriverait en première priorité. Et je pense que c'est ça le message qui n'a pas été compris par les politiques.

Moi, ce qui me marque notamment, c'est qu'en fait, les Français, et même chacun peut le voir dans des situations qui sont personnelles, c'est très rare des personnes ou des humains, des hommes et des femmes qui veulent être pris comme arbitre lors d'un conflit. Ils préfèrent souvent que les hommes arrivent à résoudre leur conflit eux-mêmes plutôt qu'être pris comme arbitre. S'ils ont pris comme arbitre et qu'ils n'ont pas le choix, ils le feront, et c'est ce qu'ont toujours fait les Français lorsqu'on leur a posé la question. Mais actuellement, je ne vois pas cette situation.

L'autre point aussi qui me marque auprès de la France insoumise, c'est qu'en fait, ils insistent beaucoup sur la démission, mais ils ne parlent pas de la dissolution. Donc c'est-à-dire quand même que peut-être eux aussi, au fond d'eux-mêmes, ils ne sont pas sereins sur une éventuelle dissolution dans l'hypothèse où un accord avec le Parti socialiste semble compliqué et qu'ils pourraient repartir avec peut-être aussi moins de sièges que prévu. Donc au final, je vais encore plus loin dans ce que je disais, il n'y a peut-être que le Rassemblement national avec l'UDR, le parti d'Éric Ciotti, qui a intérêt à une dissolution à l'heure actuelle.

7:44
Invité

Oui, qui pourrait récupérer des sièges. Sur la partie de démission d'ailleurs, parce que Sébastien Lecornu en a parlé, en tant que ministre des Armées, je peux vous assurer que ce n'est pas le moment de changer de président. Ça aussi, c'est vrai que c'est important.

7:56
Présentateur

Oui, c'est vrai. Ensuite, après, je ne sais pas si c'est un argument qui est bien, mais en tout cas, ce qui est vrai, c'est que moi, je pense qu'il y a deux arguments qui sont importants de la part d'une éventuelle démission du président de la République. La première, c'est que si le président de la République démissionne, le système est complètement cassé, le système même de démocratie représentative est perdu. C'est-à-dire qu'on met en place implicitement ce qu'on appelle un mandat révocatoire tel que le réclame la France insoumise.

Et donc, c'est-à-dire que lorsque le prochain président de la République atteindrait un certain niveau d'impopularité, les forces politiques se sentiront légitimes pour demander son départ. Or, le président de la République dans la Ve République et surtout depuis son instauration du suffrage universel. Et la clé de voie des institutions, c'est lui qui nomme le Premier ministre. Et donc, c'est lui implicitement qui nomme le gouvernement. C'est lui qui dispose du pouvoir réglementaire. C'est lui qui est chef des armées. C'est lui qui représente la France à l'international.

Donc, il y a un certain nombre de décisions qui dépendent de lui et qui font en sorte que dans la constitution telle qu'a imaginé le général de Gaulle et Michel Debré, il doit être le pilier de stabilité. Les différentes pratiques, le quakénat, la pratique personnelle de différents présidents, on fait en sorte que cette pratique-là et cette vision-là a été dévoyée. Mais ce n'est pas pour autant que si le système est en déclin, qu'il faut l'abattre complètement et ce n'est pas parce que quelqu'un est au précipice qu'il faut complètement le pousser hors du ravage.

L'autre point aussi qui est important, c'est que par rapport aux considérations budgétaires et par rapport aux considérations internationales, telles que l'évoquait le Premier ministre démissionnaire, une démission du président de la République montre entre ferait plonger la France dans une forme de chaos. Pourquoi ? Parce que sur le plan budgétaire, si le président de la République démissionne, je vous fais le pari, les taux de la dette française vont exploser parce qu'il y aura une incertitude du égard aux résultats des enquêtes d'opinion qui annoncent un second tour entre Mélenchon et Le Pen.

Et dans cette hypothèse-là, comme l'Italie, dernièrement ça ne veut pas dire que ça restera à vie, mais dans cette hypothèse-là, les marchés qui sont très frileux et qui sont conservateurs, encore plus que vous et moi et encore plus que les téléspectateurs du Figaro, vont se dire qu'il y a un risque politique très important, il y a une incertitude sur qu'est-ce que donnerait une présidence Le Pen, qu'est-ce que donnerait une présidence Mélenchon. Donc les taux vont exploser, ce qui créera une crise de la dette ou en tout cas une crise des taux d'intérêt.

Autre point aussi sur la scène internationale et notamment au niveau européen, Marine Le Pen, si elle peut se présenter, ou Jordan Bardella, son successeur, et Jean-Luc Mélenchon ont des positions qui sont incertaines sur la zone euro et sur l'appartenance de la France à l'Union européenne. Je ne dis pas qu'ils disent qu'ils veulent partir de la zone euro, je dis juste qu'ils vont créer un rapport de force avec la Commission européenne qui va mettre la France à l'écart de ses partenaires européens.

Et cette position-là fait qu'on se retrouvera isolés au moins dans un premier temps et donc ça peut créer un trouble diplomatique dû au fait, et Le Cornu le rappelle aussi, je trouve qu'il a été juste dessus, que comme on n'est pas assez fort pour être indépendant tout seul, on a quand même besoin de nos partenaires de l'OTAN et de l'Union européenne pour tenir économiquement et diplomatiquement.

10:38
Invité

Il y a quelque chose aussi qui est ressorti de cette interview, c'est quand on parlait de budget, vous en avez parlé aussi tout à l'heure, le budget, Sébastien Le Cornu a finalement fait un projet de budget parce qu'on sent bien que pris par le temps, il y aura un projet de budget qui risque d'être déposé lundi par finalement Sébastien Le Cornu.

10:56
Présentateur

Je ne sais pas si c'est Sébastien Le Cornu qui le présentera parce qu'il a... Pour être franc, je ne sais pas si c'est lui. Je pensais que ça allait être lui pour être franc, mais j'ai plus de doutes ce soir parce que d'un côté, il dit que sa mission est terminée, mais de l'autre côté, à chaque fois qu'on lui pose la question si c'est lui qui va être nommé, il ne répond jamais véritablement. Il refuse de dire qu'il ne sera pas Premier ministre lundi prochain. Après, peut-être que c'est sa réserve naturelle, ce n'est pas quelqu'un qui habite aux interviews, mais en tout cas, je dirais que je ne suis pas certain que ce sera lui.

Ce qui est certain par contre, c'est que ce sera sa copie qui sera présentée lundi en Conseil des ministres et ce sera sa copie qui sera débattue à l'Assemblée nationale et au Sénat. Ça ne veut pas dire que ce sera le projet de loi qui sera adopté, mais ça veut dire que le prochain gouvernement pourra faire des amendements au projet de loi qu'on peut appeler un projet de loi de finances Le Cornu, un projet de loi de finances de sécurité sociale qui s'appellera Le Cornu. Et surtout, je pense que ça veut dire que les assemblées ou en tout cas, les groupes parlementaires pourront mettre des amendements pour revendiquer eux-mêmes des victoires.

J'ai l'impression que c'est ça qu'annonce un peu Le Cornu. C'est-à-dire que ce n'est pas forcément le gouvernement qui aura les points. Je pense que par exemple, si on part sur une suspension de la réforme des retraites, ça passera par un amendement proposé soit par le groupe au Sénat socialiste, soit par le groupe à l'Assemblée socialiste pour donner une victoire au Parti socialiste.

De la même manière, s'il y a des victoires républicaines, enfin du Parti républicain, ce sera le groupe parlementaire à l'Assemblée nationale des Républicains ou au Sénat qui proposera ce type d'amendement parce que j'ai l'impression qu'il y a une volonté de Le Cornu, s'il est d'accord avec Emmanuel Macron, d'avoir un gouvernement qui soit politiquement le plus neutre possible et de donner le plus de poids au Parlement pour qu'il puisse avoir des victoires en vue de briller en vue de 2027.

12:34
Invité

Oui, cette réforme des retraites d'ailleurs, dont c'est pas sûr Le Cornu a parlé, il a dit finalement que c'est ça le grand sujet à traiter. Alors c'est vrai qu'il y avait la taxe de Zuckman il y a encore un mois, maintenant c'est cette réforme des retraites, c'est Elisabeth Borne qui a ouvert la voie à cela, on en reparle. Cette réforme des retraites, il a dit que ça va être tranché de façon plus tard dans l'élection présidentielle, mais ça peut être amendé finalement dès la fin de l'année dans le budget.

12:58
Présentateur

Oui, tout à fait. Alors il faut, pour revenir, la réforme des retraites en fait a été entrée en vigueur le 1er septembre 2023 et elle prévoit en fait la chose suivante c'est qu'en fait l'âge de légal de départ à la retraite est décalé d'un trimestre tous les ans. C'est-à-dire que cette année on est à 60, pour partir à la retraite il faut avoir 62 ans et 9 mois et que l'année prochaine il faudra avoir 63 ans. Il y a plusieurs chemins qui sont possibles.

Soit on fera une suspension l'année prochaine parce que c'est un projet de loi de finances 2026 donc ça veut dire que ça rentrerait en compte l'année prochaine et donc ça permettrait de figer l'âge à 63 ans ce qui est une possibilité au regard des négociations entre le corps nu et le parti socialiste soit en fait j'ai l'impression qu'il part plutôt dessus c'est qu'il faut un débat qui reprendrait en fait le conclave mais plutôt que ce soit les syndicats qui négocient ce serait plutôt les parlementaires qui négocieraient à l'Assemblée nationale donc ça permettrait éventuellement de ne pas toucher à l'âge légal de départ à la retraite mais de faire adopter toutes les propositions proposées par la CGT syndicats réformistes pardon j'ai plus tous les noms parce que l'EFO est parti et qui avait été bloqué par le patronat je pense notamment sur la pénibilité les carrières longues et les carrières des femmes

14:10
Invité

oui effectivement c'est ce qui pourrait se passer encore une question sur maintenant qu'est-ce qui va se passer on a entendu Mathilde Padeau d'ailleurs qui en parlait c'était les ultimes négociations envoyées par Emmanuel Macron qui maintenant fait d'ultimes négociations lui-même pendant 48 heures ça joue quand même clairement la montre

14:31
Présentateur

oui ça joue la montre mais moi j'avais fait le pari j'avais fait le pari qu'ils n'arrivaient pas en 48 heures et qu'ils allaient prolonger le délai donc ça ça ne m'étonne pas je pense qu'en fait la mission de Le Cornu avait plusieurs points la première c'était de casser la mission de préfiguration ou de négociateur proposé par Attal et disons que Emmanuel Macron ne voulait pas forcément donner le point à Attal et deuxième point c'est qu'en fait Le Cornu devait en fait négocier avec les partis politiques étant lui-même démissionnaire il avait moins de crispations avec les partis politiques avec les représentants de partis politiques que n'aurait pu avoir Emmanuel Macron si c'était lui qui était en première ligne et donc ça m'a demandé à éviter d'Emmanuel Macron d'avoir les premières lignes je pense qu'en fait ils ont une feuille avec les revendications premières de chaque parti politique qui permet à le président de la République de faire un patchwork et donc de voir qu'est-ce qui est possible à la fois comme composition gouvernementale comme choix de premier ministre et comme budget 2026 il y a deux choses qui marquent dans son intervention à la fois de ce soir et de ce matin c'est qu'il y a la volonté de faire passer un budget 2026 et aussi c'est ce qu'il a dit ce matin c'est également que les partis politiques ont la volonté que les élections municipales se déroulent dans de bonnes conditions donc j'imagine que l'accord de non-censure durerait au-delà du budget et pourrait perdurer jusqu'aux élections municipales voire même un peu plus tard parce qu'on sera du coup à un an de l'élection présidentielle le point sur Emmanuel Macron maintenant je pense que ce qu'il voulait voir aussi c'était de voir quelles étaient les vraies lignes rouges et les fausses lignes rouges parce qu'il y a une différence je pense entre l'attitude d'un Olivier Faure d'un Bruno Rétaillot à la télévision qu'ils ont en privé c'est notamment lorsque Sébastien Lecornu dit qu'en fait les partis politiques qu'il a rencontré des dirigeants je cite compétents et intelligents mais qui sont piégés par leur base et donc j'imagine qu'en fait dans les couloirs des négociations il a pu obtenir des concessions qui étaient beaucoup plus importantes que ce qu'il aurait pu obtenir dans un débat télévisé donc je pense qu'il y avait un peu tout ça et qu'il y avait la volonté de ne pas exposer le président de la République dessus alors ensuite après vous me dites qu'est-ce qui va se passer je pense que ça va se passer à peu près comme ça il y a plusieurs solutions qui sont possibles soit c'est un premier ministre de gauche avec une forme d'accord de non-censure de renaissance mais c'est compliqué parce qu'il a dit lui-même que lorsqu'il a posé la question avec Olivier Faure est-ce qu'il voulait faire un bout de chemin ensemble il a écarté la solution donc ça veut dire qu'Olivier Faure ne veut pas monter au gouvernement s'il y a des macronistes et il ne peut pas gouverner avec 120 députés c'est arithmétique il y a un gouvernement qui vient du socle commun c'est ce que Laurent Wauquiez a rapporté de sa réunion avec le Cornu donc il faut que les républicains rentrent dedans et donc à ce moment-là il y a deux solutions qui sont possibles soit un premier ministre neutre soit un premier ministre qui n'a pas d'ambition présidentielle mais qui vient ou qui est proche de ce qu'on appelle le plateforme de stabilité ou socle commun donc qui est à mi-chemin entre renaissance et les républicains c'est un peu ça que je vois et donc l'autre point aussi sur la composition gouvernementale tel qu'annoncé par le Cornu c'est qu'ils virent tous les ministres qui ont une ambition présidentielle donc ça suppose du coup le départ de Darmanin et de Bruno Retailleau

17:25
Invité

et Bruno Retailleau alors entre renaissance et les républicains Sébastien Le Cornu ancien des républicains il avait finalement un post-profil peut-être

17:33
Présentateur

oui il a un post-profil c'est pour ça que je ne sais pas je ne sais pas si c'est totalement issu qu'il le soit plusieurs choses qui vont dans ce sens c'est que je pense que son image se regrandit quand même c'est-à-dire que les français ne le connaissaient pas et que je trouve moi qu'il a réussi son intervention lundi matin lorsqu'il explique la raison de sa démission et je trouve qu'il a plutôt réussi ça en son annonce de ce soir et j'imagine que son annonce a été son interview a été plus ou moins regardée quand même au regard du contexte politique mais par contre la difficulté que je vois c'est qu'en fait à la fois pour les républicains et à la fois pour le parti socialiste ça semble compliqué de voir une personne aussi proche d'Emmanuel Macron rester à Matignon et qui aurait été rejetée en début de semaine donc c'est pour ces raisons-là que je n'arrive pas à savoir et j'imagine qu'en fait dans l'idée de le corps nu et même du chef de l'État il y a la volonté d'explorer toutes les options possibles et c'est pour ça qu'ils ont demandé un délai de 48 heures en fait je pense que ce n'est pas la composition gouvernementale qui prendra du temps je ne pense pas que ce soit le budget 2026 qu'ils ont à peu près les grandes lignes et je pense qu'ils ont les grandes lignes mais en plus ils veulent laisser le débat budgétaire cette fois-ci donc c'est-à-dire qu'il n'y a pas la volonté d'utiliser le 49-3 il n'y a pas la volonté de faire le vote bloqué je pense qu'ils ont la volonté que le Parlement prenne ses responsabilités je pense que 48 heures ce n'est pas forcément pour gagner du temps c'est qu'en fait ils n'arrivent pas forcément à voir quel serait le profil idéal pour devenir Premier ministre avec toutes ces conditions j'imagine que ce serait une personnalité qui sortira du lot et qui fera consensus entre la gauche et la droite peut-être quelqu'un comme Borloo même s'il a fait des déclarations dernièrement qui peuvent susciter des réactions aussi de la gauche

19:06
Invité

donc après 48 heures on risque de réavoir 48 heures

19:09
Présentateur

c'est ça c'est ça et je pense que les 48 heures vont se concentrer sur les consultations entre qui sera Premier ministre et qui occupera des fonctions essentielles comme ministre du budget donc ministre des finances aussi et également quelques fonctions qui est clé j'imagine moi dans la composition gouvernementale telle que je la vois si Sébastien Lecornu reste ça veut dire que vous devez changer quasiment tous les ministres j'ai du mal à voir Lecornu rester avec les mêmes ministres donc ça veut dire que quasiment tout le monde saute et quasiment tout le monde part soit le Premier ministre part et donc confirme son départ qu'il est remplacé par quelqu'un d'autre et j'imagine quand même dans ce cas là qu'une bonne partie des ministres seraient invités à partir pour marquer une rupture sur le fond et sur la forme avec une autre condition je pense que ça ne doit pas être des personnes qui seront trop collées à Emmanuel Macron parce que et Olivier Faure et Rétaillot ont exigé que c'est un gouvernement de cohabitation donc au moins qu'il y ait l'idée aux yeux des français que ce ne soient pas des gens qui soient trop collés à la personne du président de la République donc j'imagine que ce ne soient pas des anciens ministres ou des anciennes personnalités qui ont soutenu le chef de l'État

20:17
Invité

effectivement en tout cas on suivra ça dans les prochains jours merci beaucoup William Thé en tout cas d'avoir été avec nous pour débriefer cette interview merci à vous les astronautes du Figaro d'avoir été nombreux à nous suivre à la fois sur Youtube et à la fois sur le site du Figaro je vous souhaite une très bonne soirée si vous voulez retrouver toutes les informations bien sûr sur ce qui s'est passé vous allez sur le Figaro vous avez tout ce qu'a dit Sébastien Lecornu et bien je vous souhaite une très bonne soirée sur le site du Figaro je vous souhaite