L'auditorium de Jean-luc Mélenchon
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Jean-Luc MélenchonFait
« les marchés sans aucun doute sont dans la situation la plus difficile depuis la Deuxième Guerre mondiale voire depuis la première »
- 2:00Jean-Luc MélenchonFait
« toutes ces politiques ne serviront à rien sinon qu'à aggraver la situation »
- 8:00Jean-Luc MélenchonChiffre
« la France est plus riche qu'elle a jamais été de son histoire elle produit 1950 milliards d'euros »
- 14:00Jean-Luc MélenchonChiffre
« il manque 10 points au travail sont passant les poches du capital »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] l'auditorium jeanluc Mélenchon Jean-Luc Mélenchon bonjour bonjour depuis quelques semaine la plupart des pays européens se convertissent les uns après les autres à la rigueur même si le mot n'est pas toujours prononcé parmi les mesures communément mises en uvre figurent la drastique du nombre de fonctionnaires quand c'est pas tout bonnement la baisse de leur salaire la réduction des dépenses sociales le gel et parfois la baisse des dépenses de l'État alors ces sacrifices sont-ils inévitables les plans coordonnés sont-ils viables peuvent-ils permettre à l'Union européenne de retrouver le chemin d'un développement partagé par tous c'est ces questions que nous allons aborder dans cette émission mais pour commencer je voudrais vous citer Jean-Claude Trichet qui n'est pas un homme qui parle à la légère qui déclarait récemment dans le spegle que les marchés sans aucun doute sont dans la situation la plus difficile depuis la Deuxième Guerre mondiale voire depuis la première face à cette situation est-ce que les États les dirigeants de l'Union européenne ont pris la mesure de la situation je pense que ils sont tous dominés par une idéologie qui les aveugle et ils ne se rendent pas compte que ils sont en train de reproduire des mécanismes qu'on a déjà vu à l'œuvre et dont on sait que tous ils finissent mal et là ce qu'on a à dire à cet instant c'est que toutes ces politiques ne serviront à rien sinon qu'à aggraver la situation ça peut paraître très paradoxal de le dire parce que les gens se préparent à faire vraiment de gros sacrifices qui leur sera imposé de force mais ça ne servira à rien et d'ailleurs aujourd'hui même on en a une espèce de de démonstration par l'absurde l'Espagne qui fait l'objet d'une attaque alors même que son endettement est inférieur à ce que prévoi les les clous du traité de Maastricht c'està-dire que elle l'endettement est inférieur à 60 % de son ce qu'elle produit dans une année malgré ça l'objet d'une attaque donc sous la pression et puis Dominique roscan est là pour rappeler qu'il faut faire très attention il l'a fait elle prend un plan d'urgence et elle resserre tous les écrous comme d'habitude on supprime des fonctionnaires on allonge la durée de travail avant d'aller à la retraite on comprime les dépenses de l'État on diminue toutes les dépenses sociales et juste derrière ça que se passe-t-il normalement ça devrait aller mieux non puisque c'est ça qui est prévu et bien c'est l'inverse et qui diminue la note de l'Espagne donc renchérissant le coût des emprunts que l'Espagne doit faire ce la même que ce plan d'austérité était censé séduire c'est-à-dire qu'on a fait tout ça en se disant ah et ben du coup les agences de notation vont nous mettre une bonne note et là les agences de notation qui on fichu la pagaille reviennent et disent ah oui mais avec un plan pareil l'économie va se contracter la richesse produite va diminuer et par conséquent l'état aura moins d'argent parce qu'il y aura moins d'impôts moins de taxes perçu et donc il ne sera pas en état de payer ses dettes si bien que tout ce qui aura été fait dans ce cas précis n'aura servi à rien tout au contraire la dette de l'Espagne va lui coûter encore plus cher qu'avant là c'est un un une démonstration je dirais par l'absurde mais dans le réel qui est faite mais quand vous dites qu'on est en train de reproduire des solutions déjà expérimentées dans le passé vous faites vous pensez à à quelle circonstances deux circonstances au moin il y en a il y en a une historique que tout le monde a au moins survolé quand il était à l'école hein quand on arrive en classe de terminale je crois on passe en revue les grandes crises qui ont provoqué les deux guerres mondiales celles qui précèd 1914 et puis celle qui précède 1939 donc on a tout le monde a entendu parler de la grande crise de 1929 mais en même temps dans les les établissements scolaires on nous a toujours appris qu'on avait tiré les leçons de cette crise oui bah apparemment non euh c'est pourtant comme ça que ça a été présenté quand il y a eu la réunion du G20 et puis dans tous les les journaux bien pensants on a dit attention il faut se souvenir ce qui s'est passé en 1929 surtout ne faites pas de politique protectionniste ne fermez pas vos frontières au contraire donner de la respiration laisser circuler les marchandises et les capitaux dans le monde c'est tellement vrai que on a retrouvé des des phrases contre le protectionnisme dans les déclarations du G20 et dans et dans plusieurs organismes internationaux bon qu'est-ce qu'il voulait dire surtout ne ne faites pas se contracter l'économie parce que vous allez étouffer tout le monde et les politiques qui sont mises en place qu'est-ce qu'elles font ben exactement ça c'est-à-dire que on diminue la dépense publique et par conséquent on aboutit à une contraction économie il y a un espèce d'enchaînement quand la dépense publique se contracte bah c'est les grands chantiers qui n'ont pas lieu c'est des commandes qui ne sont pas passées donc les entreprises produisent moins du coup leur valeur se dépréce du coup les banques qui ont des des des actions chez elles ben sont encore plus prunante et il y a donc une espèce de de spirale de la dépression c'est ça qui est en train de se passer aujourd'hui alors tout ça on l'a déjà vu à l'œuvre en 1929 en effet mais surtout plus plus proche on dit 1929 c'est loin Monsieur Mélenchon vous allez chercher vos exemple dans la préhistoire bon très bien B regardons la période qui vient de s'écouler tous ces plans ont déjà été appliqués dans toute l'Amérique latine pendant une décennie entière et ça n'a strictement rien donné l'exemple plus fameux est évidemment celui de l'Argentine qui a été en quelque sorte le le super modèle à la fois de ce que le FMI ensuite proposait à tous les autres d'appliquer et surtout le super modèle de la catastrophe vous êtes donc d'accord avec le président de la banque mondial Robert zolic qui dans une tribune récemment dans le Financial Times disait que l'Europe était dans la situation de l'Amérique latine dans à la fin des années 80 ah bah si c'est pour dénoncer l'action du FMI oui on est en plein dedans le FMI est en train de faire le tour de l'Europe et de proposer partout les mêmes remèes qui tuent la contraction de de l'économie par la diminution des dépenses de l'État alors le point de départ de tout ça il faut bien comprendre parce que sinon on se demande pourquoi est-ce que des gens prennent des décisions aussi stupides puisque il est prouvé que qu'elle ne marche je sais pas à chaque fois l'obsession est la même il faut garantir la stabilité de la monnaie il faut garantir une monnaie forte parce que ceux qui ont ont en réserve que ce soit dans des comptes bancaires à titre personnel ou bien les institutions qui en disposent des banques ou les autres institutions financière ont besoin que cette leur levier leur moyen d'action est une valeur stable donc on fait tout pour que cette valeur soit stable quit a étouffer tout le reste de l'économie alors en Argentine ils avaient trouvé une idée absolument folle comme il y avait une inflation extraordinaire et ben ils ont dit bah dor une avant on prend une décision extraordinaire voilà un pisau égale un dollar ça c'était formidable donc tous ceux qui avaient sorti leur argent parce qu'ils se méfiaent de l'inflation leur dit bah revenez maintenant quoi qu'il arrive on vous garantit quoi qu'il arrive que pour un péau on vous donnera un dollar et bien cette C ce mythe de la monnaie forte c'est celui qui est appliqué partout il faut un euro fort nous diton alors les gens bien sûr pourquoi vous voudriez un euro faible on vous dit hein sinon EUR faible alors les gens s'affolent bah oui en effet faut faire des sacrifices pour que la monnaie reste bonne mais à personne onexplique que la monnaie ne peut être qu'un intermédiaire entre deux marchandises par conséquent elle doit c'est un thermomètre la monnaie ce n'est pas en soi une une une valeur comme voudrait que les monétaristes voudraent que ce soit et donc on a intérêt à ce qu'elle s'adapte à la situation et ce que je dis peut-être peut paraître abstrait donc on peut prendre un exemple concret chaque fois que l'euro baisse de 10 % ça augmente les exportations de la zone euro de 5 points et ça produit un point de richesse supplémentaire produite dans nos pays vous voyez le rapport qu'il y a entre dévaluation alors évidemment si c'était une dévaluation terrible 200 300 % ça serait la catastrophe mais c'est pas une catastrophe quand la valeur de de notre monnaie baisse la preuve c'est que c'est la méthode que les Américains ont utilisé pour faire la nique aux Chinois et comme ils ont fait baisser la valeur de leur monnaie parce que ils ont le pouvoir de le faire parce que nous n'avons pas avec la BCE puisqu'elle est indépendante eux ils ont le pouvoir de le faire ils ont donc joué à la baisse et bien évidemment ça a renchéri l'euro et on est arrivé à un moment à un rapport absolument fou euh de 160 dollars pour 1 € c'està dire bon j'exagère mais enfin presque le double de la valeur ça est complètement dingue mais comment expliquer que parce que bon vous dénoncez cette obsession mais finalement tous les chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne sont à peu près d'accord pour appliquer cette politique or ils sont de bord politique opposé il y a pas de Madame Merkel n'est pas dans le même parti européen que Monsieur Zapatero et on pourrait multiplier les exemples alors pour comment expliquer comment expliquer peut-être mais comment expliquer que ils soient tous d'accord pour mener cette politique est-ce qu'il manque d'imagination quelle est votre explication vous êtes députés européens vous avez des explication ils sont tous dans la dans une dans l'idéologie dominante celle qui a amené les années 90 parce que le désastre auquel nous sommes confrontés aujourd'hui il pas d'aujourd'hui c'est pas il a eu un incident hier que il y a cette situation aujourd'hui ça a été quelque chose de de longuement amené et tous sont dans l'idéologie dominante qui est l'idéologie libérale et l'idéologie monétarist sont tous persuadés que c'est comme ça qu'il faut faire pour que ça marche et puis ils sont encouragés par les gens qui les applaudissent bon les gens qui les applaudissent c'est qui bah les banques les institutions financières qui disent c'est bien continuer comme ça c'est ça qu'il faut faire et comme ce sont ceux-là qui dominent la société bah au fond c'est eux qui qui donnent le tempô on peut dire que tous ces gouvernants font la politique qui convient au milieu financier mais c'est pas étonnant c'est souvent comme ça dans l'histoire et puis il pense que le capitalisme est un mode d'organisation de la société qui est indépassable et que donc tout le reste ce sont des utopie enfin ils ne tiennent aucun compte alors là je parle pour la gauche parce que bon pour la droite on peut comprendre qu' qui pratique cette politique pour la gauche et plus navrant pour la gauche au point de départ il y a une erreur absolue d'analyse de la crise ils sont ils ont renoncé aux outils du socialisme pour penser le le réel et ils pensent avec les outils intellectuels de la droite et des libéraux pour pour nous qui avons une vision je parle à gauche he une vision de long terme sur l'histoire n nous connaissons le la maladie génétique du capitalisme qui débouche comme disait jese toujours ou sur la guerre ou comme disait monsieur main qui n'est pas de gauche sur l'hyperinflation ou sur la guerre à intervalle régulier le capitalisme bute sur des limite c'est un modèle productiviste il faut sans cesse qu'il produiseent tout n'importe quoi n'importe quelle condition et il faut qu'il vendent et il faut qu'il vendent de plus en plus et pour vendre de plus en plus il faut qu'il baisse le ses prix pour baisser ses prix il comprime les salaires donc il diminu la masse des acheteurs c'est une des contradiction de base et arrive toujours un moment où il y a plus de marchandises qu'il n'y a d'acheteur pour pour les pour s'en pour s'en saisir pour les acquérir c'est pourquoi même c'est très paradoxal d'une manière générale les les marxistes analysent les grandes crises du capital comme des crises de surproduction il y a plus de produits que de gens pour les acheter c'est pas que les gens veillent pas les acheter c'est qu'ils n' ont pas les moyens et cette crise cette limite interne le capitalisme a toujours essayé de la dominer en dépassant cette frontière alors il a inventé toute sortes de choses des nouvelles zones d'accumulation al c'est toute la période de l'expansion coloniale ensuite ça a été bah je te prends tes parts de marché à toi ce sont les guerres impérialistes et puis au lendemain de la 2uxème guerre mondiale il y avait quand même un tableau absolument inoui tout ces bêtises avaient eu un coup pour le capitalisme depuis 1917 il y avait l'Union soviétique après 1945 le tiers de l'humanité se trouvait sous des régimes politiques qui n'étaient plus des régimes de l'économie de marché et où le capitalisme ne ne faisait plus la loi ne circulait plus par conséquent on a inventé deux leviers supplémentaires d'accumulation d'abord une gigantesque économie d'armement parce que l'économie d'armement c'est à quelque chose de génial les armes servent pas souvent euh il faut quand même qu'elles servent mais c'est surtout les États qui achètent et quand l'État achète et bah il met en route des tas d'autres industries ceux qui produisent du caoutchou du puile du fer bon pour faire des avions pour faire des bombes pour faire des canons et comme c'est l'État lui-même qui paye euh la la la circulation du capital se fait et c'est comme ça que vous avez eu la guerre du Vietnam avec un déversement de matériel militaire sur ces malheureux qui est l'équivalent de tout ce qui est tombé pendant la 2e guerre mondiale sur l'ensemble de l'Europe c'est pour vous dire pour donner une une ampleur l'économie d'armement et puis après on a eu eu l'économie du crédit à mort c'est pas grave je vous comprime votre salaire mais vous serez pas privé de la possibilité d'acheter votre petite maison parce que je vous prête de quoi acheter la petite maison et puis vous rembourserez avec votre petit salaire on a vu d'ailleurs l'Espagne inventer des prêts à 50 ans pour acheter une maison voilà alors évidemment moi je suis la banque je vous ai prêté beaucoup d'argent vous m'avez mis en garantie votre petite maison donc que j'ai valalue à la valeur d'achat et donc j'ai des actifs considérables tout ça marche et et gonfle et gonfle jusqu'au jour où bah vous arrêtez de payer puis le suivant arrête de payer et le système s'effond tout ça c'est très bien vous êtes en train nous expliquer ce que chacun sait c'est qu'on peut pas dépenser plus que ce qu'on a j'ai jamais dit ça j'ai jamais dit qu'on pouvait pas dépenser plus que ce qu'on a je pense au contraire qu'il faut dépenser plus que ce qu'on a c'est absurde de ne dépenser que ce qu'on a par exemple si vous voulez créer une ligne de chemin de fer il est absurde de ne dépenser que ce que vous avez dans le moment vous avez intérêt à empentter à faire les installations à acheter les rames et cetera c'est normal que le le de cette dépense soit fait dans le temps et puis des fois même par plusieurs générations je veux pas faire de mauvais humour mais le pont du gare bon il a arrêté de fonctionner au bout de 5 ou 6 siècles c'était normal que en quelque sorte on est emprunté pour le faire mais c'est une blague c'est pour dire que c'est pas vrai pas moi mon idée c'est pas faut pas emprunter plus que que ce qu'on a dans le moment moin quand on arrive à un niveau d'endettement extrêmement important ce qui est parmi les différents pays tout de même le cas de la France on comprend à un moment le gouvernement a envie de de dire stop et et l'avertissement ne date pas d'hier j'ai retrouvé une déclaration de Monsieur Fillon en en septembre 2007 il nous a pas pris reêtre il disait je suis à la tête d'un État qui est en état de faillite sur le plan financier un état qui depuis 15 ans est en état de déficit chronique tout le monde savait que ça ne pouvait plus durer non c'est un pure mensonge je vais vous expliquer pourquoi euh la France est pas du tout en état de faillite ces gens-là ont organisé l'appauvrissement de l'État alors comment ont-ils fait d'abord en augmentant eux-mêmes la dette publique parce que tout le monde oublie de de dire cette dette publique elle est à ce niveau mais qui l'a créé c'est quand même une question qui vaut la peine d'être évoquée c'est essentiellement monsieur Baladur qui l'a multiplié par de je crois ensuite les les les gouvernements suivants de droite pas les gouvernements de gauche et pourquoi l'ont-ils fait bah parce que dans tous les pays du monde ils font comme ça les libéraux ils commencent par euh euh égorger l'État en en en le en l'endettant à mort alors c'est bien parce que dans un premier temps bah ils font de la dépense les gens sont contents d'eux ensuite l'État est ruiné et les solutions on dit bon voyez ça marche pas on fait comme ça pour la sécurité sociale on fait comme ça pour les fonds de retraite on fait comme ça pour l'État donc le les gouvernements de droite et des libéraux depuis des années appauvrissent l'état de 1000 manières d'abord par euh euh des remises d'impôts de plus en plus vertigineuse pour les possédants c'est ainsi que depuis 2002 euh les gens riches le de dessus du panier de l'impôt sur le revenu a été gratifié de 30 milliards de remise d'impôt il y a alheure à laquelle nous parlons 73 milliards de niche fiscale 40 milliards de fraude fiscal imaginez-vous que c'est pas les petites payes hein par ça ils peuvent pas fruder hein 40 milliards de FRUD de fiscal des im gigantesque qui normalement devrait être dans les caisses de l'État et qui ne s'y trouent pas puis il y a eu un deuxème une deuxième méthode d'appauvrissement qui a consisté à vendre des bijou de famille tout ce qui est rapportait à l'état je vais en donner un exemple très concret si les entreprises qui étaient nationalisées et qui ont été privatisées depuis étaient toujours dans le giron de l'État il faut savoir que l'année dernière ça aurait rapporté au budget de l'État les les dividendes 40 milliards à l'état regardez un cas encore plus piquant si les banques qui étaient nationalisées toutes puisque nous avons toutes nationalisé en 1981 était resté dans le giron de l'État et bien les bénéfices vert qu'elles font y compris en spéculant sur les dettes de l'État serait revenu dans les caisses de l'État donc comment a-t-on appauvri l'État en coupant autour pour privatiser tout ce qu'on pouvait et en desséchant la matière première l'argent qui rentre dans les caisses de l'État par conséquent si l'État est en faillite c'est parce qu'on a diminué ses recettes pas parce qu'on a exagéré ses dépenses la France est plus riche qu'elle a jamais été de son histoire elle produit 1950 milliards d'euros on en produisait que 1000 en 1981 il faut donc bien comprendre ce mécanisme tous ceux qui créent qui crient que l'État est pauvre sont ceux qui l'ont appauvri donc la solution évidemment c'est de de rendre l'état plus riche mais on voit bien à qui il faudrait prendre donc avant de d'aborder justement comment rendre l'état plus riche vous êtes sur le constat que les libéraux quelque part ont mené une sorte de complot pour appauvrir l'État et maintenant une fois que cet état est appauvri euh font tout pour pour appauvrir le peuple les salariés pour en baissant les salaires en supprimant les services c'est pas une vision un peu complotique non je parle pas de complot ça s'appelle c'est un effet de système bon vous prenez un homme de une femme de l'autre gauche quel que soit le pays où il se trouve il va avoir le même raisonnement que moi et ben eux quel que soit le pays où ils sont ils ont le même raisonnement et la même politique là ils sont en train de chacun essaie de tirer un avantage chaque pays dit je vais faire une politique d'austérité je vais comprimer les salaires je vais comprimer la dépense publique donc l'argent va venir chez moi et donc je vais avoir un solde de mes échanges avec les autres pays qui sera positif quand on arrive au niveau de la zone euro ça a donné les Allemands on couru deant c'est ceux qui on le plus pressé le citron des travailleurs bon il y a 25 % de la population qui est sous le le seuil de pauvreté en Allemagne il faut quand même le savoir parce que ça fait partie des choses que DIN explique sans arrêt donc le l'économie allemande se dit bah c'est bon parce que nous les coûts sont faibles et puis on plus faible que que que d'habitude et puis on exporte à mort chez les voisins mais comme la la quasi totalité de ces échanges j'agère un peu se fait avec ses voisins si les voisins se mettent eux aussi à appliquer des politiques d'austérité et n'achètent rien à leur voisins tout le monde va mourir c'est ça qu'on est en train de voir une espèce de course à l'austérité entre les les les différents pays qui composent l'Union européenne et puis globalement tous se disent diminuons les dépenses en Europe de manière à affronter plus correctement les États-Unis et la Chine voilà leur raison alors il vaut ce qu'il vaut moi je le condamne je pense à un raisonnement simpliste qui ne tient aucun compte de la nécessité pour les peuples de vivre et qui fait comme si l'économie était seulement un exercice de comptabilité donc l'économie c'est un exercice de politique c'est un exercice d'humanité voilà pourquoi nos prémis stant différentes nos conclusions ensuite bien sûr le sont qu'est-ce que vous pouvez avancer comme preuve qu'on va bon très rapidement qu'on va vers cette catastrophe vous êtes seul à penser ça ou non avit un certain nombre de de référents non maintenant il y a de plus en plus de de gens plus compétents que moi dans ce domaine moi je suis pas économie je suis un citoyen éclairé quelqu'un qui qui exerce des responsabilités politiques donc je me renseigne je lis je compare bon c'est la porté de de tout dirigeant de le faire hein je ne dis pas du tout venant faut ça prendre du temps tout ça il faut être aidé pour le faire mais la voilà je ne fais que constater des faits vous me demandez où est-ce que ça se passe qu'est-ce qui me permet de dire que ça va mal tourner bah j'ai qu'à regarder ce qui est déjà en train de se faire la la politique dont nous parlons elle a déjà été appliquée à l'Estonie à la lonie à la hungrie à la Bulgarie tous ces pays ont d'ors et déjà des plans miraculeux du FMI pour se ressaisir que s'est-il passé dans tous ces pays sans exception une contraction de l'économie qui est vertigineuse pour certains pays c'est plus de 20 % pour l'onie et et la lestonie et la lonie et dans le cas de la Grèce dont on a beaucoup parlé alors même que le plan du FMI ne fait que commencer si on va regarder ce qui écrit dans le plan du FMI pardon ce que moi j'écris sur mon blog dans le le plan du FMI il prévoit des dépenses liées au fait qu'en 2015 c'est-à-dire dans 5 ans quand les Grecs auront souffert comme des bêtes et bien la situation de leur pays ne sera pas meilleure mais pire puisque le niveau de la dette par rapport à la production de ce pays aura encore augmenté pourquoi aura-t-il augmenter tout simplement parce que les intérêts de la dette auront augmenté donc ce à quoi vous assistez c'est à un éisode d'une guerre des uns contre les autres pour la prédation sur les richesses ou bien il y a pas 36 il y a pas 36 solutions ou bien ce qui est produit et partagé et mis en direction de ceux qui ont des actions et donc sont des dividendes ou bien ils vont du côté des salaires donc quand la grande crise a été déclenchée par la catastrophe bancaire des déficits se sont accumulés on a dit comment va-t-on combler ces déficit c'est une question qu'on peut comprendre il y a deux manières de le faire l'une consiste à dire on augmente les salaires donc on va augmenter forcément les impôts qui vont la le rendement de l'impôt eux vont augmenter la consommation ça va donc augmenter le rendement des taxes tout le monde peut comprendre ça c'est une solution et l'autre solution consiste à dire serrez-vous tous la ceinture et euh l'argent partira en dividende voilà et en tout cas ceux qui ont des dividendes se disent mais à cause de notre affaire nous allons contracter l'économie pas question qu'on paye faisons payer les autres parce qu'ils sont plus nombreux comme on dit hein comme disait conuche les P sont les plus nombreux c'est donc normal qu'on aille leur demander à eux je je simplifie mais c'est quand même ça l'enjeu principal au fond dans la société en matière d'économie c'est très simple c'est une espèce de circulation d'un fluide c'est la richesse produite et il y a en gros que deux cas possibles sur la répartition tout est àaire de partage des richesses ce raisonnement rustique que nous avons été peu nombreux à tenir pendant de nombreuses années je m'amuse de voir aujourd'hui que je le retrouve dans les notes de communication des organisme bancaire et c'est ainsi que Natixis par exemple fait une note dans lequelle il dit oui nous avons une analyse marxiste de la crise il explique ce que je suis en train d'expliquer la crise comme une crise de surproduction alors j'ai bien compris Jean-Luc Mélenchon que ce serrer serrer la ceinture des citoyens des contribuables allait aggraver les choses que finalement l'impact sur la croissance serait négative qu'au final on allait se retrouver avec plus de déficit mais néanmoins il faut quand même répondre au problèmes posés par cette crise quelles sont vos solutions pour par exemple réduire l'endettement public qui ne peut plus continuer à augmenter ou relancer la demande ouais bon d'abord il faut pas traiter d'économie d'une manière comptable il faut d'abord se demander ce qu'on a à faire pour vivre en société de quoi ton besoin com d'abord par ça on regarde comment on s'y prend et il faut jamais perdre sa de vue parce que sinon on discute de manière abstraite nous avons deux grands défis à relever le premier c'est celui qui nous confronte en tant qu'être humain aux conséquences du désastre écologique que nous avons nous-mêmes provoqué donc nous devons organiser une bifurcation du modèle économique et en particulier pour les grands points pour pas entrer trop dans les détails au moins sur la question de l'énergie à rendre disponible il faut passer du système dans lequel on est pétrole merci BP euh nucléaire croisons les doigts bon il faut passer de ça à autre chose d'autres sources euh non polluante et et et et renouvelable donc ça c'est un énorme chantier ça peut pas attendre c'est pas on va dire on va d'abord régler la crise puis après on verra non c'est maintenant qu' faut le faire parce que la l'équilibre climatique de la planète parce que l'équilibre de la ressource et de la et de la consommation lui l'attend pas bon donc faut régler ça maintenant deuxièmement il y a le défi de nourrir les êtres humains alors les Français ont l'habitude d'être en état d'abondance pour la nourriture disponible parce que nous sommes une grande nation agricole mais nous ne sommes pour autant pas une nation agricole souveraine parce que nous avons besoin aujourd'hui compte tenu de la déformation du modèle agricole de toutes sortes de produits que nous ne produisons plus j'ai j'ai pris que ces deux exemples sont basiques mais je pourrais le reprendre par exemple nous les français on a absolument besoin d'avoir une population très éduquée parce que comme on a rien d'autre hein que notre matière grise on n' pas de pétrole on n pas de tout ça donc il faut faire un énorme effort d'éducation bon tout ça on est en train de faire le contraire aujourd'hui c'est ça la politique de contraction des dépenses de l'État on a besoin d'une population en bonne santé et ainsi de suite donc ça ce sont les tâches alors il faut partir de de la réalité on part avec un état que la droite a mis en lambau d'abord il y a l'état a disparu de toutes sortes de zones de toutes sortes de d'endroits il faut le remettre sur le terrain un État fort c'est-à-dire efficace intervenant stratège voyez tous les mots que j'utilise c'est le contraire de ce qui est fait depuis 20 ans où un état débile une diluion des responsabilités tous ces gens les libéraux et les gouvernements de droite et les sociol libéraux vivent avec l'illusion que chaque fois qu'on enlève le service public magiquement il va sur une entreprise privée qui va proposer la même chose à moins cher naturellement ça ne se produit pas donc ça c'est déjà les besoins on ne peut pas faire d'économie de l'économie politique si on ne part pas des tâches qu' a accomplir et après le reste c'est pas très difficile à régler une fois qu'on sait ce qu'on a à faire hein le but d'un gouvernement c'est pas de faire des économies le but d'un gouvernement c'est d'organiser la réponse au besoins de la population alors maintenant B on peut rentrer dans le une fois qu'on a dit ça he on peut rentrer dans le dans le détail alors pour rentrer dans le détail un étap fort qu'est-ce qu'il fait quel est comment il réagit face au marché qui augmente le taux des emprunts obligataires qui déjà quand on est un gouvernement responsable euh on se préoccupe de défendre sa population pas les banquiers donc moi avec le Front de gauche avec tous mes camarade on n'a jamais eu idée queon ferait papa andreéou c'est-à-dire un premier ministre président de l'international socialiste a quand même été élu parce qu'il était de gauche sinon les gens auraient pris sueli de droite hein euh qui a la première secouse passe sous la table et s'en va injurier sa propre population depuis Berlin ou depuis Londres ça c'est pas imaginable donc si le système financier nous agressait nous répondrions coup pour C voilà on ne se laisserait pas dépouiller si euh on n'analyserait pas ça comme la grêle ou le mauvais temps hein on dirait des gens dont on connaît l'adresse ont décidé de s'en prendre à la France réplique de la de la France immédiate euh nous procéderions avec la main de fer il n'est pas il il ne peut pas être envisagé que les marchés et le dernier mour contre la République française alors comment faire déjà quelque chose qui vaut en toute circonstances faut couper le circuit qui fait que pour pouvoir emprunter de l'argent l'État est obligé d'aller chercher sur le marché alors tout le monde comprend pas forcément ce que ça veut dire mais autrefois quand le gouvernement avait besoin d'argent il cet argent il allit chercher auprès de la banque centrale française la banque centrale franç française et mettait de la monnaie en en inscrivant des lignes pour pour le gouvernement avec lequel il payait bon évidemment si la la masse monétaire augmenté de façon démante ça produisait de l'inflation voilà donc couper le circuit ça veut dire deux choses ou bien on change le statut de la Banque centrale européenne et premièrement elle n'a plus comme unique objectif la stabilité des prix c'est-à-dire le ckichi actuel pour avoir un eurofort mais aussi la croissance et l' emploi premièrement et deuxièmement elle peut prêter directement aux États donc à 1 % ou les jours de grands mauvais temps à 0 %. ça existe les prêts à 0 % beaucoup de gens ont du mal à à comprendre ou à imaginer ce que fait une banque ils ne savent pas ils croient que la banque elle a des sous et elle les prête non la banque elle a pas de sous elle a des dépôts et elle prête de l'argent qu'elle crée qu'elle fabrique dire on dit j'ai prêté temps à Monsieur machin et comme Monsieur machin va rour et bien le bout de papier sur lequel est écrit ce que doit monsieur machin constitue un actif donc les banques comprenez-le c'est un peu difficile à comprendre non pas l'argent qu'elle prête voilà donc elle le fabrique et bien moi je pense que c'est un institut national d'mission que doit revenir cette tâche et qu' y a pas de raison que pour fabriquer de l'argent à partir de rien des banques se servent aujourd'hui à 3 % sur le dos de tous les Français demain ça peut être 4 ça peut être 5 ça peut être 6 on coupe et on dit c'est 1 la Banque centrale européenne qui prête à 1 % aux banques privées prêtera à 1 % aux États ou des fois même à zéro mais voyez je suis sympa je reste à 1 à 1 % ça fait une différence de plusieurs dizaines de milliards pour la caisse de l'État donc ce point de pouvoir emprunter à petit cût est extrêmement importante dans les dans les périodes comme deuxième point parce qu'il faut quand même que je je l'évoque c'est que les banques elles aussi doivent ou bien les banques doivent participer au développement la dernière fois on les a inondé de pogon on ne leur a rien demandé en échange sin donc un engagement très formel al ils ont dit oui on veut bien on prêtera davantage à l'économie ont-ils dit en réalité ne l'ont pas fait et juste derrière pour la première fois depuis 20 ans le total de l'argent prêté hein en cours en cours d'année a diminué c'est-à-dire qu'au moment même où la finance publique remettait les banques d'aplomb où le gouvernement disait mais attention hein vous allez prêter de l'argent aux entreprises c'est le moment qu'on choisit les banques pour plus emprêter et pour garder pour essayer de reconstituer leur marche de manœuvre donc il faut les obliger et enfin quand elles ne cèd pas ça arrive dans la vie hein il y a des gens un peu têtus il y a deux logiques qui est souverain dans ce pays le marché ou la puissance publique des citoyens bon moi je pense c'est la puissance publique s'ils veulent pas faut faire des empruns forcés et on les oblige voilà on dit vous là vous prêtez tant de force et attend voilà alors bon évidemment ça fait dresser les cheveux sur la tête dans le monde libéral mais c'est pas non plus extraordinaire on l'a déjà fait alors dans des périodes révolutionnaires en 1848 mais on l'a aussi fait dans à une date récente en 1983 s'appelle l'emprun forcé il y a jamais aucune banque qui est morte d'un emprunt forcé jamais hein et quand on leur donne 2 % ou quand on leur donne 3 % ou quand on leur donne 1 % on est déjà super sympa parce qu'on pourrait leur donner rien du tout il suffirait d'aller chercher à la banque centrale cette somme mais là je parle de ce que la somme que l'on pourrait collecter pour la mettre à disposition de l'économie réelle et là évidemment il faut un grand pôle financier public qui fasse ce travail alors peut-être qu'on va on va regarder jusque là vous parlez d'une banque centrale européenne qui n'existe pas dans les textes par qui qui régisse son fonctionnement la Banque centrale européenne n'a pas le droit de prêter aux États elle doit s'occuper uniquement de l'inflation donc il y a 27 pays qui sont signataires de ça qui sont les garants comment faire pour c'est le règlement de la Banque centrale européenne il faut mettre 27 pays d'accord oui ben vous allez voir que ça peut aller vite parce que d'abord on a on a plusieurs outils d'abord il y a une banque il y a une banque de France elle existe toujours les bâtiments sont là les équipes sont là ils savent faire hein je mentionne mais c'est juste pour l'humour uniquement que ceux qui nous écoutent n'aillent pas le répéter et prendre trop peur je voudrais juste rappeler qu'une bonne partie des euros se fabrique en France donc nous savons fabriquer des euros hein enfin c'est comme ça he que je le dis euh mais après il faut il faut il faut bien comprendre que nous n'allons pas mourir pour pour faire plaisir à l'esthétique du libéralisme hein nous n'allons pas laisser la France être égorgée ne rien dire non mais qu'est-ce que vous voulez on y peut rien on a signé un papier il y a 10 ans d'ailleurs la moitié de la population était contre au moment où on l' signé je parle du traité de Maastricht 49 % étent contre moi j'ai fait la bêtise de voter pour à l'époque j'ai bien changé d'AV depuis puis après il y a eu le traité constitutionnel par les Français ont quand même voté contre et le traité de Lisbonne qui s'applique aujourd'hui c'est exactement ce qu'il y avait dans le traité constitutionnel donc on a on n'est pas des voyou on n'est pas des gens qui manquent de parole les Français ont déjà donné leur avis quand on leur a demandé ce que vous voulez ou non produ non mais on pourrait leur redemander en tout cas moi je pense qu'un gouvernement de Front de gauche devrait le faire demander est-ce que vous êtes d'accord avec ceci cela qui est dans qui est dans le traité parce que nous la politique qu'on vous propose c'est incompatible avec le traité enfin je voudrais dire la chose suivante la France n'a pas été dissoute euh on on aurait pu imaginer une Europe fédérale avec un parlement souverain pour les euh les les compétences qui ont été déléguées c'est pas ça qu'on a fait on a fait autre chose cette espèce de carabistouille qui ne marche pas et qui sert qu'appresser le le citron des peuples mais la France a pas été dissoute donc c'est une puissance souveraine avec un peuple souverain et dans ces conditions elle est en état de dire que si elle est menacée par la finance internationale elle a le droit de se défendre si elle était agressée militairement vous êtes d'accord pour dire qu'on nait pas demander à Monsieur je sais pas quoi Barroso ou à Monsieur V rumpeu ou à la baronne Ashton si on a le droit de se défendre hein parce queon y serait encore que tout serait fini bon donc on ne le ferait pas ça serait un état de légitime défense si la finance internationale attaque la France et bien nous sommes en état de légitime défense et nous serons en état de dire aux autres puissances européennes écoutez nous on n' pas l'intention de se laisser faire on n'est pas le gouvernement grec donc on vous propose ou bien on change le statut de la Banque centrale européenne on a la discussion ensemble tranquillement et gentiment où nous bah on va être obligé de vous dire que on peut plus payer parce que le premier endroit où on arrêtera de payer c'est notre contribution au budget commun européen et comme aujourd'hui la France fait partie des rares pays contributeurs net c'est-à-dire qui donne plus que ce qu'elle reçoit et bien je pense que ça sera de nature à faire réfléchir tout le monde pas sous la menace mais sous pire de l'évidence pourquoi demanderait-on à un pays souverain la deuxème population du continent de l'Union en tout cas bientôt la première c'est nous les français le la deuxème le deuxème pays pour l'étendue en géographique pourquoi va-t-on nous demander de nous mettre à genou pour en ne tenant aucun compte de nos propres intérêts dans une situation comme celle-là c'est pas des menaces que je suis en train de faire ce sont des promesses au peuple français et le reste les traités bah il faut les adapter puisqu'on voit bien qu'il ne marche pas le traité de Lisbonne il ne produit rien et puis écoutez je termine là-dessus vous imaginez un gouvernement de gauche en France et que la finance rien que sur ce sujet ne fasse rien bien sûr qu'ils vont essayer de nous tester donc il vaut mieux annoncer avant que ça sera le gros bâton parce que c'est une manière aussi de de de de créer le le rapport de force moi je crois que il y a intérêt à ce que la France annonce d'entré de jeu qu'elle ne se laissera pas faire vous dites que la France France n'a pas disparu donc qu'elle a encore des moyens d'agir sur son territoire quelle mesure elle devrait impulser pour faire de la relance voilà moi je c'est pas pour faire de la relance améliorer la vie des gens voilà j'ai dit tout à l'heure il y a un plan d'urgence qui doit aller avec la planification écologique de notre modèle de développement he il faut planifier ça il faut prévoir le passage d'une énergie à l'autre on est le pays a quand même euh sur une simple décision gouvernementale décidé de s'équiper en centrale nucléaire sujet dont on n'a jamais discuté mais je le mets de côté en tout cas c'est pour vous montrer la puissance de l'État quand l'État veut il peut euh le les gouvernements de Pierre Mesmer ont décidé ça et puis en disant pouf le parc nucléaire était en place donc nous faut qu'on puisse décider que on va mettre en route le nouveau parc d'énergie alternative et ça ça se planifie parce que il faut prévoir dans le temps les libéraux aussi il prévoi il prévoi de vous égorger demain un peu et puis après demain encore un peu plus et nous à prévoir que on va créer des centrales géothermiques on va installer ceci cela enfin tout ce qu'il a à faire dans ce domaine ensuite on a une urgence dans le domaine de l'éducation parce que là compte tenu des des des ravages qu'a fait la droite d'une part d'autre part le fait que nous sommes un peuple qui dépend complètement de la qualification et les haut niveau de qualification de sa main d'œuvre il y a du retard à rattraper à cause de la politique de la droite donc il nous faut des sous pour ça et de la même manière il faut commencer à réfléchir enfin pas à réfléchir à agir pour reprendre pr en charge les risques qu'on connaît maintenant qui sont ceux du du 4e âge et qui dépendent de bon qui posent les questions de la dépendance de l'autonomie des personnes âgées voyez je prends que trois chantiers ou quatre chantiers c'est pas le tout donc il faut faire tout ça alors comment on va faire ben fa il faut il faut faut remettre du carburant dans la machine il faut embaucher des fonctionnaires il faut augmenter les salaires alors dans quelle proportion peut-on faire tout ça parce que les gens quand on dit ça là là il s'affolle non il faut récupérer la part de la richesse supplémentaire que ce que ce pays produit tous les ans et qui va dans les poches du capital il faut rétablir l'équilibre c'est pas extraordinairement révolutionnaire ça c'est une réforme fiscale parce que il a l'autre moyen c'est de faire fonctionner la planche àillé mais ça a pas l'air d'être assz une réforme fiscale non bien sûr il faut que tout le monde contribue puis je pense que tous les Français peuvent comprendre ça parce qu'il voit bien que c'est que c'est qu'on est dans une période de crise donc dans une période de crise tout le monde doit faire des efforts on est en train de demander au peuple on peut aussi en demander au gros portefeuille et donc on le fera et alors à partir de là ceux qui ne sont pas contents peuvent s'en aller hein puisqueà chaque fois c'est ce qu'on me dit qu'est-ce que vous dites si00 mot ben je leur dis au revoir parce que la vraie richesse de ce pays dans son peuple c'est les les conditions matérielles réelles vous partez pas avec une usine sous le bras ça ça marche quand on vous laisse faire qu'on vous laisse déménager les machines mais sinon elle est là les travailleurs ils sont là le savoir-faire il est là donc moi j'ai pas peur de tout ça je pense que faut pas faut pas se laisser intimider mais il faut que la machine redémarre et pour qu'elle redémarre et bien il faut que les gros portefeuilles ouvre s'ouvre un peu plus grand et même beaucoup plus grand que ce que c'est aujourd'hui et ça c'est pas je l'ai dit tout à l'heure c'est pas c'est pas si difficile que ça à faire et c'est pas tant des sommes si importante que ça vous savez à la sortie le reste de beau reste hein et bon évidemment au début il crit très fort on a vu ça dans toute l'Amérique latine hein quand Evo Morales a a voulu nationaliser le pétrole et le gaz ils ont tous posé des cris d'égorgé bon Morales a dit c'est 8020 j'en prends 80 je vous laisse 20 bah tout le monde s tu ils ont pris 20 et puis et puis voilà et puis on s'est arrangé comme ça la société c'est comme ça c'est des rapports de force et une manière de aussi de vivre ensemble donc tout à l'heure j'ai donné quelques indications mais on pourrait en donner une elle a été faite à la louche par Monsieur Artus hein on peut c'est pas la peine qui est un économiste qui est le le responsable un des responsables de de Natixis qui est une institution financière bon à la louche bien sûr si on taxa les revenus du capital comme on taxe le travail aujourd'hui on trouverait 100ons c'est bien non 100 milliards la masse de l'argent d'après la Commission européenne qui aurait dû être réparti entre capital et travail dans notre pays dans la proportion de 60 40 a été réparti dans la proportion de 70 30 il manque 10 points au travail sont passant les poches du capital on peut les récupérer le chiffre que je dis là a été contesté à plusieurs reprise par quelques économistes dont Monsieur perlevad mais je le renvoie au chiffres fournis par la Commission européenne et puis si si cela ne lui suffise pas qu'il aille voir ce que donne l'INC voilà il sera fixé oui il y a eu une captation de 10 points de la richesse produite du pays qui sont passés des pooches des travailleurs à celle du capital rien que ça c'est quand même à nouveau plus de 100 milliards de disponibles ce pas très compliqué ce qui est compliqué c'est de faire admettre au possédants que c'est leur tour de payer et ça c'est une affaire de rapport de force et le rapport de force dans un pays civilisé démocratique il repose sur le vote des citoyens si les citoyens le veulent s'il le décident alors il mérite d'avoir un gouvernement qui le fasse si ils ont un gouvernement de Front de gauche ça sera fait s'ils ont d'autres gouvernement non ça sera pas fait voilà mais c'est eux qui décid c'est eu le souverain ce sera le la conclusion le dernier mot de ce premier auditorium enregistré au théâtre Clavel bonsoir l'itorium tuș minș
Jean-Luc Mélenchon