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L'Alliance Franco-Russe racontée par François Asselineau.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[musique] [musique] Bien, bonsoir à toutes et à tous. Merci beaucoup d'être venu m'écouter euh pour parler de cette année et qui marque le 130e anniversaire de la visite de la visite euh qui a laissé énormément de d'impact qui a eu un énorme impact en France de Dunzar Nicolas II et de son épouse Alexandra Fedorovna. C'était entre le 5 et le 9 octobre 1896 donc au mois d'octobre où ça sera 130 ans jour pour jour.

J'ai choisi ce thème, enfin Guilla m'a proposé de faire un thème. J'ai vu quelque chose d'un petit peu original qui nous sorte un petit peu de la de l'hyperactualité. On peut toujours parler de l'actualité mais enfin on fait souvent que parler de ça.

Alors que il est bon de temps en temps de prendre le recul du temps. Il y a un très joli proverbe africain que j'aime à citer qui a dit "Lorsque tu ne sais pas où tu vas, regarde d'où tu viens." Et donc il est important de se rappeler quel est le quelle a été l'histoire des relations franco-russes.

Je vais pas remonter au mariage dans le premier avec Anne de Kief euh parce que on pourrait mais ça serait un autre sujet. Euh mais vous verrez que dans le cours de cette présentation, si on si j'en ai le temps, on fera un petit détour quand même par la visite d'un précédent qui avait été très célèbre aussi. C'était la visite de Pierre Le Grand en 1717. on en j'en parlerai tout à l'heure.

Euh donc euh et bien commençons tout de suite le sujet et je vais commencer par simplement quelques rappels historique pour qu'on comprenne bien de quoi il retourne. Sachant que pour vous être agréable pour donner à cette conférence un petit peu de chaleur et j'ai beaucoup axé ça sur le déroulement du voyage du moins à Paris de Nicolas I en 1896. C'est un certain nombre d'événements qui se sont déroulés à cette époque.

Ça vous permettra de faire revivre toute une époque qui va réapparaître, j'espère à à nos yeux. Mais auparavant auparavant quelques points de cadrage à la fois historique, géopolitique et économique. Alors, je vais essayer d'aller quand même rapidement.

En 1870, c'est la fin du second empire en France. La France perd l'Alsace Laoren et en 1871, c'est la proclamation dans la galerie des glaces du 2e Reich avec Bismarc et Guillaume Guillaume de Solver et Bismarc va avoir une politique très délibérée d'isolement diplomatique de la France continuelle. Il faut bien comprendre qu'à partir de 1871, la France qui va entrer d'ailleurs dans un chaos politique puisqu'on ne sait pas exactement finalement qui comment ça va en sortir, vous savez que la 3e République est apparue petit à petit un peu un peu par inadvertance avec l'amendement Wallon, mais c'est une autre histoire. les les la France va être tenue à l'écart des grandes puissances comme un état un petit peu pestiférique qui de du reste a perdu l'Alsace Laorine en 1879.

Néanmoins la les relations alors à l'époque je précise que la Russie comme l'ensemble des pays européens mais la Russie en particulier la Russie impériale n'aime pas n'aime pas la France n'aime pas le régime français plus exactement puisque c'est le régime hérité les révolutions. On a toute une histoire sur pendant la pendant la période de la révolution puis la période napoléonienne. Vous connaissez ça ?

Et donc le régime français n'est pas apprécié du tout à la cour de Saint-Pétersbourg. cours de Saint-Pétersbourg avec un autocrate, un empereur, avec une religion d'État orthodoxe. Alors qu'en France et bien on va avoir petit à petit au cours des années 1870 l'apparition d'une 3e République qui va être une République de plus en plus infiltrée par les réseaux franc-maçons et puis il va y avoir également l'apparition de la poussée vers la laïcité puisque en 1904, il y aura la loi sur les congrégations et en 1905 la loi sur la laïcité.

On peut donc difficilement faire des régimes plus opposés dans les années 1870 que le régime de Paris et le régime de Saint-Pétersbourg. À Paris, on va voir triompher avec la 3e République, une République donc franc-maçonne et la Icard alors et anti contre les têtes couronnées et qui républicaines ayant coupé la tête de de son roi ayant chassé plusieurs rois en fait en ayant chassé après avoir chassé Louis XV [soupir][souffle coupé] et avec un modèle d'instabilité si l'on peut dire puisque le régime se succèdent en France tout au long du 19e siècle alors que du côté de de la Russie. Bon, il y a des révolutions de palais, mais on a quand même un régime qui paraît très stable, un régime très dictatorial.

Il y a la fameuse le fameux ouvrage de Custine, du marché de Cuustine en 1839 sur la Russie en 1839. Il décrit la Russie sous lear Nicolas qui est comme vous le savez quelqu'un qui a la la main la main lourde, hein. C'est le frère d'Alexandreier.

Et donc ça apparaît comme une dictature féroce mais qui se tient. Alors à partir de des années 1860 la fin des années 1870 l'atmosphère va se tendre entre la Russie et l'Allemagne. Le 7 octobre 1879, il y a la signature ce qu'on a appelé le la dupli, c'est-à-dire un traité d'aide mutuelle entre les empires allemands et austro-hongrois en cas d'agression de la Russie.

Et puis en 1880, la Russie va commencer à se développer et à chercher des capitaux étrangers pour accélérer son développement industriel. Vous savez qu'à la fin du 19e siècle, la Russie va avoir un début de développement industriel, mais elle il lui manque il lui manque quelque chose, il manque du capital. Elle va essayer de chercher justement qui est-ce qui pourrait lui fournir des capitaux.

En 1884, je l'ai pas mentionné dans cette petite rétrospective, en 1884 se tient un événement important également et qui est la conférence de Berlin où les puissances vont c'est à la demande de l'Allemagne, du Reich allemand qui considère que malheureusement il n'a pas de déboucher dans les colonies puisque les colonies ont été essentiellement captées par la France et l'Angleterre en Afrique avec un petit bout pour l'Espagne, un petit bout pour le le Portugal. Et donc la la comment dirais-je l'Allemagne va profiter des appétits belges au Congo pour avoir cette conférence de Berlin où l'Allemagne va essayer de récupérer des restes. Elle va notamment mettre la main sur ce qui qu'on appellera le Tanganika qui est aujourd'hui devenu la Tanzanie sur le Sud-Ouest africain qui est aujourd'hui devenu la Namibie sur le Togo sur une partie du Cameroun et puis également dans le Pacifique sud sur une partie de la papoisie Nouvelle- Guinée.

Il y a quand même un archipel bismarque chez les Papous. Bien sûr, la Russie voit pas ça d'un bon œil. Il voit bien que la puissance allemande est en train de de déborder de son lit.

Et ça énerve la Russie qui apprend par ailleurs que il y a eu cette cet accord duplice entre l'Austriche-Hongrie et l'Allemagne qui peut éventuellement la menacer. En 1887, le Sadic Arnaud qui a été le ministre des finances du président Jules Grévi, Jules Grévi, c'est celui qui inauguré les crises en thèmes [raclement de gorge] et qui a rendu acceptable si j'ose dire la République hein. C'était la fin de et Jul Grevi est un homme politique très important en France.

C'est le président de la 3e République qui a acclimaté le régime républicain, qui a montré aux français que finalement ça pouvait être un régime assez débonir. Et San Carno qui lui succède, qui était d'ailleurs le descendant de de Lazar Carneau, c'était un de ses lointainux je crois, a été ministre des finances et le 3 décembre 1887, il lui succède à la présidence de la République française. Si je soulligne qu'il a été ministre des finances, c'est parce que il devient président de la République en 1887 et quelques mois après et bien la France va placer va accorder ses fonds à à la Russie.

Il y a un premier emprunt russe qui est placé sur la place de Paris avec des quotisans français, des épargnants français qui vont acheter des emprunts russes pour financer le développement industriel de la Russie. C'est en 1888. En 1890, l'empereur Guillaume II qui était quand même beaucoup beaucoup moins intelligent que son ex chancelier Bismarc refuse de signer le traité de réassurance.

Ce traité de réassurance, c'était un accord comme quoi il y aurait une aide mutuelle, qui aurait pas d'agression et cetera. Et puis Guillaume II au motif qui se connaissait très bien, qui était cousin avec le Dzar, on est avec Alexandre II à l'époque et bien décide de ne pas signer, de ne pas poursuivre ce traité de réassurance qui est évidemment très mal perçu à la cour de Pétersbourg. et le DAR Alexandre II qui a commencé à avaler les couleuvres hein.

J'ai rappelé tout à l'heure tout ce qui s'est passé, la duplice, la difficulté de placer des emprunts en Allemagne, la bonne volonté des Français, la puissance la montée de l'Allemagne en Afrique, la maintenant le refus de signer le traité de réassivrance. Alexandre II, c'est lui qui va donner un nouveau tournant et qui va dire qui va vouloir se rapprocher de la République française. Ce qui est une hérésie, hein.

C'est un peu comparable à François 1er en 1526 se rapprochant du grand turc de seiment le magnifique parce que on a affaire comme je l'ai dit tout à l'heure la la France, la République française vu depuis la Russie, vu depuis la cour de Pétersbourg, c'est c'est Satan, c'est le diable, hein. la la la la la la Marseillaise qui chante la fin des tyrans, tout ça. Alexandre II qui est un géopolitologue comme l'était d'une certaine façon François 1er comme le sera de Gaul se dit que finalement il faut se rapprocher de la France que on a des intérêts géopolitiques communs que la France a du capital que eux ont besoin de capital et que ça permet d'entrer d'enerrer comme deux mâchoires les puissances du centre Europe.

C'est en fait exactement le même raisonnement que tiendra de Gaulle en 1966 lorsque il fera la il fera le déplacement et lancera la commission mixte franco-soviétique, c'est-à-dire le début de la politique de détente. Alors du coup et bien les choses vont s'accélérer. En 1891, on va voir une première visite qui est resté célèbre d'une escadre française à Kronstad qui est, comme vous le savez, la proche de proche de Saint-Pétersbourg qui est dans la Baltique.

Voilà. Alors en 1811, on a cette première visite. Le 23 décembre 1891, premier achat d'armement par la Russie à la France.

La la manufacture d'armes de Châellerau, euh la Russie commande 500000 fusils à la France qui sont des Mineag qui sont dérivés du fusil le belle. Donc vous voyez que la coopération franco-russe va se développer assez rapidement et puis en 1893, c'est une visite retour, la première visite de la flotte russe de la Baltique en France à Toulon puis à Paris. On parle déjà dans les chancelleries d'Europe et du monde, on parle déjà de cette alliance franco-russe dont on ne sait pas si elle a commencé en 1891 avec la visite à Kronstad, en 1893 avec la visite de la flotte russe de la Baltique et cetera.

Mais enfin, c'est vers ces années, il y a pas eu de façon très formelle un grand traité qui a été signé. Ça a été un processus évolutif. Le 25 juin 1894 arrive l'assassinat de Sadicarna à Lyon comme vous le savez pendant une visite d'une expédition universelle.

Il est remplacé le jour après par Jean-Cimir Perrier qui est le 3e président de la République le plus jeune de notre histoire après euh Louis Napoléon Bonaparte et Emmanuel Macron. Mais lui au moins aura le bon goût de ne rester que 6 mois au pouvoir. [applaudissements] [applaudissements] Il y a un autre événement qui intervient dans cette année 1894, c'est la mort du Dzar Alexandre II l'avèement de son fils Nicolas I.

Le 16 janvier 1895, c'est donc la démission de Jean-Cimir Prier et le 17 janvier 1895, Félix Fort est élu à la suite comme président de la République française. Et puis le 26 mai 1896, Nicolas I est sacré empereur. Il y a un délai entre la son avènement au pouvoir et le moment où il va être sacré.

C'est comme c'est assez fréquent. Charles 10 ça avait été pareil en France. Nicolas I est sacré le 26 mai sans s, sacré empereur et et autocrate de toutes les Russies et il va se rendre en octobre où ça en France.

C'est-à-dire c'est son premier voyage. Alors pour bien cadrer ça, on va Quels sont les trois acteurs de cette affaire ? On a Félix Fort donc qui est président de la République française qui vient d'être élu en 1895 donc c'est un an et demi après son élection.

Euh il est né en 1841 et donc il a 55 ans lors de la venue de Nicolas I en France. Il décédera comme vous le savez euh 3 ans après, en 1899 dans des conditions que laissence m'interdit de préciser davantage et il est mort à l'Élysée. Qu'est-ce qui est riche ?

Donc ça c'est Félix Four qui a 55 ans et face à lui il voit arriver qui ? Bien, il voit arrivé le Zar Nicolas 2 Nikolay Alexandrovic Romanovs qui lui est né en 1868 et qui donc à 28 ans lors de son voyage en France. Donc c'est quand même un jeune homme enfin commence c'est pas tout jeune homme mais à 28 ans on est encore jeune.

Il est jeune, il est beau, il ressemble beaucoup à George 5 l'Angleterre et son cousin comme vous le savez et pour lui c'est son premier voyage à l'étranger. Voyage en France. Vous savez qu'à l'époque toute la cour de de Saint-Pétersbourg, toute l'aristocratie russe se pique de parler le français.

Il suffit de lire par exemple les romans de Dostoyevski qui sont toujours ponctués de des d'expression en français. Donc il a été amené, il a il a il suit les conseils de son père. C'est il est le fils direct d'Alexandre II.

Son père lui a expliqué tout l'intérêt de faire une alliance avec la France et donc il va en France plein de bonne volonté. Euh, il y va d'ailleurs flanquer de sa jeune épouse qui est Alix de Hest d'Argenstad qui est une une allemande qui va se marier donc avec Nicol Alexevic Romanov qui est contrainte de se convertir à l'orthodoxie et qui va donc changer son nom. Elle deviendra elle devient la princesse Alexandra Fedorovna.

Elle est née en 1872. Elle a 4 ans de moins que son mari et elle a donc 24 ans lors du voyage en France. Comme vous le savez, ces deux ce sont deux jeunes gens en fait 28 ans et 24 ans qui viennent représenter la Russie. un petit côté un petit côté euh Lady Diana euh dans cette de cette si je si j'ose dire cette époque comme vous le savez ils descend il ils décéderont assassinés 22 ans après à Ytherine Bourg en 1918 mais c'est 22 ans après et lui Félix Fort c'est 3 ans après Félix Fort 55 an il pourrait être en fait le père de de de de l'empereur et de l'impératrice qui vont être accueillis dans cette atmosphère où les Français vont avoir le sentiment d'abord les français ils ont coupé la tête de le roi mais ils adorent toujours les cours les histoires de monarchie.

C'est toujours vrai aujourd'hui d'ailleurs. Et d'un seul coup il voit un empereur qui arrive qui est beau. Sa femme est magnifique.

Ils viennent d'avoir un enfant la grande l'archiduchesse Olga. Ils sont présentés d'ailleurs dans le livre que je vous présenterai tout à l'heure justement comme un début de couple idéal. Alors, ils arrivent ils arrivent par euh un un un navire qui est celui de de de l'empereur et il commence leur visite à Cherbourg.

Alors, je vais pas faire tout le menu d'État parce qu'ils vont aller d'abord à Cherbourg puis très vite ils vont à venir à Paris. À Paris, ils vont rester donc le temps de visiter pas mal la ville de Paris et d'aller à Versa et puis après, ils termineront leur visite en France à Chaumont à Chalon, pardon, à Chalon pour des exercices militaires. C'est un petit peu moins intéressant.

Le petit journal qui est un peu les journals illustrés de l'époque, extrêmement lu, montre que ici on a donc le euh la la l'arrivée de de l'empereur euh à à de Russie à à Cherbourg. Il n'est accueilli par le président de la République. Et alors là, ça va être un compte de fait et une histoire d'amour réciproque en fait entre la France qui respire parce que d'un seul coup, elle commence à être reconnue internationalement. le blocus diplomatique avait imposé Bismarc vol en éclat.

Donc c'est la France est reconnue de nouveau comme une grande puissance. Euh et puis euh et puis bon, il y a cette ce monarque qui arrive d'un pays extraordinaire, immensément immensément grand. Et on va rappeler d'ailleurs à la France à cette occasion aux Français que il y a [raclement de gorge] déjà eu des bonnes relations avec la Russie notamment j'en parlais tout à l'heure lorsque Henri I épouse Anne de Kiev ça ça se passe au 12e siècle après Jésus-Christ leur premier fils s'appellera Philippe c'est un prénom grec puis d'origine byzantil et puis on rappellera également le la visite de Pierre le Grand en 1717 et vous allez voir qu'est-ce qui va se passer notamment à la monnaie de Paris.

Alors, le couple est extrêmement bien accueilli à à Cherbourg et puis il arrive à Paris. À Paris, c'est du délire. On estime que pendant cette visite, il y a eu 2 millions 2 millions de Français qui étaient dans les rues pour accueillir le Dzar et l'autocrate de toutes les Russie.

Alors, comme à l'époque la population française devait être de l'ordre de 4 millions de 40 millions de personnes, peut-être un petit peu plus mais pas beaucoup, peut-être 45 millions de personnes, même pas. Euh 2 millions de personnes, vous voyez ce que ce que ça ce que ça veut dire. C'est quasiment 5 % de la population française qui se précipite à Paris pour voir pour voir ben pour voir le roi qui va défiler.

Alors on va lui faire le grand jeu et là la République va faire un jeu de type Versaillet. C'est enfin de type Louis Xe. C'est-à-dire mettre tous les petits plats dans les grands.

Alors ça veut dire quoi ? Ça veut dire par exemple le passage aux Champs-Élysées. Passer dans les rues.

Vous voyez les rues sont pavoisées. On il y a tout un effort de décoration. Les gens sont aux fenêtres.

Saluent le le couple qui passe. On imagine un peu d'ailleurs, c'est un peu triste d'y réfléchir, c'est que à l'époque personne ne pense à être à ce qu'on puisse assassiner quelqu'un. En fait, pourtant c'est arrivé ça dit qu'Ardna a été assassiné justement 2 ans avant.

Un an avant non 2 ans avant. Mais on fait confiance en définitive et vous voyez ce jeune couple qui est très très bien accueilli à Paris. Il y a des festivités extraordinaires, je vous en ai montré.

Donc ce sont des tableaux. Tout ça c'est tiré de cet ouvrage que je vous présenterai tout à l'heure. Il y a des festivités.

Par exemple, il y a une soirée de gala à l'opéra de Paris qui est ensuite alors les les rues sont noires de monde. La la la capitale est éclairée à Giorno parce que la capitale française, vous savez qu'à partir du préfet Rambutu et qui était le préfet de police Louis-Philippe qui a été suivi ensuite par le préfet Ousman, qui est plus connu, le préfet Ousman, pour avoir fait notamment les bâtiments osmaniens et puis avoir fait les grands boulevards, ce genre de choses. Mais il ne faut pas sous-estimer le préférent butau qui a bah qui a notamment créé les Halles de Paris.

C'est pour ça qu'il y a d'ailleurs une rue et un métro Rambutau à Paris. Il a également organisé l'installation de la de de du de l'obélisque de la Concorde, place de la Concorde. C'est lui qui a interdit qu'il y ait des euh des des lottissements immobiliers qui se créent dans la perspective de l'Arc de Triomphe qui a été construit sous Louis-Philippe.

Donc c'est au préféru que l'on doit les Champs-Élysées. Et le préféru est également celui qui a commencé sur le modèle de Londres à éclairer Paris en faisant de Paris ce qu'on appellera la ville lumière parce que ça n'existe nulle part. ailleurs au monde le spectacle féérique qui est ainsi donné à l'empereur de toutes les Russies.

Donc vous voyez que la République mais vraiment elle casse sa tirlire. Elle casse sa tirli parce que il y a même un feu d'artifice euh qui qui a qui apparaît. Et puis et puis et puis il y a plus de 2000 invités à l'Élysée le soir pour un dîner avec 20 plats dont je me permets de vous donner la liste en perspective du du cocktail qu'a prévu tout à l'heure Irina.

Donc il y a des huîtres de marines. Il y a un consommé un consommé Ah oui au nid de Saint Langard. Vous savez ce sont ce qu'on appelle les nid d'Irondel qui ça venait du Vietnam.

Vietnam qui est une colonie française depuis peu de temps. Il y a ensuite une crème de volaille. Il a des ces de la creuse glace et sauce française selle de fond ou graines de pain suprême de poularde aux truffes du périgor terrine de homar toulonaise.

Faut quand même avoir de l'appétit pour passer ensuite à la blanquette d'orteland des landes. Blanquette d'orteland des landes. Je sais pas si barquette pardon. barquet d'ortelan, orange de Nice gratiné, citron de Provence granité pardon, citron de Provence glacé faisant flanquer de perdre rôti sur crustade, après quoi on passe au truff fois gras à la parisienne avant d'embarquer sur une salade francillon des aubergines farci fermières, des cœurs d'Artichaud à la créole, des abricots et des Reine-Claude Montmorany, des glaces aux Avelines et puis des gaufres condés et enfin le dessert.

Alors, on n plus habitué à ça. Pour être honnête, pour être honnête et c'est un peu d'ailleurs pour je fais une petite digression, je suis le champion des digressions, mais quand on va en Chine, moi j'avais accompagné Jacques Chirac en Chine justement, on avait eu un dîner de gala, c'est un petit peu la même chose, mais ce qu'il faut comprendre que en fait il des toutes petites portions qui sont servies assez rapidement hein. C'est pas du tout le maintenant les dîners, vous avez un plat donc on un vrai plat puis après on passe à donc on passe qu'au-delà enfin je veux dire même Gargantu ne pourrait pas résister à cette à cette affaire.

Donc voilà c'est alors le lendemain on est à l'hôtel de ville de Paris. Vous voyez que la la la place de l'hôtel de ville la place de l'hôtel de ville est absolument noire de monde. Et puis surtout le 7 octobre euh 10896 a lieu un événement dont vous pouvez avoir la le résultat tangible à quelques centaines de mètres d'ici.

C'est la construction de la première pierre du pont Alexandre I. Je l'ai dit tout à l'heure, je l'ai rappelé. Alexandre II, c'est le père de Nicolas II, mais c'est celui qui a décidé de se tourner vers la France, de tendre la main à la France en dépit des réserves qu'ils avaient.

D'ailleurs, c'est amusant de voir quand vous lisez les textes que par exemple bon Alexandre II quand il a reçu la la la première visite à Kronstad de de quand on a joué la Marseillaise, bon benah il a accepté parce que les Français se demandaient est-ce qu'il acceptera qu'on qu'on joue la Marseillaise ? Bon bah qui si vous voyez les les paroles de la Marseillaise, ça n'est pas ça n'est pas évident. Donc il avait finalement avalé tout ça, toutes les couleuvres et de ça s'est tellement bien passé que lors de cette visite de Nicolas I, tout le monde chante les louanges de Alexandre II qui d'ailleurs c'est lui, je crois qu'il devait venir et puis il la la le destin en a décidé autrement puisqu'il est décédé comme je le disais tout à l'heure en 1894 et donc 2 ans après c'est son jeune fils qui exécute finalement le projet qu'il avait qui poursuit la politique étrangère de l'Empire russe et qui se rend donc là pour faire la pause de la première pierre.

Alors là, c'est un événement extraordinaire. Vous voyez, les rues sont absolument noir de monde. Il faut il faut comprendre aussi qu'en 1896, bon, il y a pas de télévision, il y a pas de radio, il y a pas d'internet, il y a pas de il y a pas d'IA, il y a pas de de de chat de GPT.

Donc les les distractions sont pas toujours très et là c'est une véritable distraction en plus. Euh et puis les Français sont très contents, on a l'impression que et on les reconnaît à leur juste valeur. Donc vous voyez ici Nicolas I qui passe.

Voilà, là vous voyez tout a été aménagé avec un luxe de plantes vertes de construction éphémères pour avoir des espèces de vélom et cetera. Tous tous les hommes sont en habit avec que de pis. Les dames sont avec des reblons bien sûr et en crinoline.

Enfin c'est l'Europe. C'est l'Europe de la fin du 19e siècle. On est en 1896 dans ce que l'on appelle la belle époque hein en France.

C'est-à-dire que c'est ce qui a favorisé d'ailleurs l'implantation de la République en fait, c'est qu'à partir après Jules Grévi, la France va connaître un moment de développement économique très réel et la France va devenir une des puissances qui aura le la plus forte croissance à la fin du 19e siècle. C'est pour ça qu'on parle de belle époque. On voit d'ailleurs des immeubles de plus en plus beaux se construire dans Paris parce que les premiers immeubles osmaniens qui ont été construits sous 1860 sous Napoléon 3 sont assez austères.

Si vous regardez la rue Rivoli, ça ça reste assez austère quand même ou si vous regardez mais on va avoir à partir de 1895 18969 des des immeubles beaucoup plus fastueux. On va reprendre la la décoration du château de Versailles avec des moulures qui représentent les fresques qu'il y a dans le appartement du grand dauphin qui entouré de chaussée de Versailles. On va avoir des des fenêtres, vous savez dans certains immeublesiens si vous avez l'œil, il y en il y a des fenêtres avec des petits carreaux, des 3 m50 de hauteur sous plafond, des cheminées en marbre comme à Versailles.

En fait, la République française singe, la monarchie singe versill. Alors, le petit le petit euh journal montre ici donc la pose de la première pierre du pont Alexandre I. Vous voyez ici, ça c'est une photographie de l'époque.

Et puis et puis on va frapper une médaille. Et là, ça va me permettre de vous présenter, je vous ai apporté quelques médailles qui sont des médailles authentiques. Et c'est une médaille qui a été frappée pour célébrer pour célébrer justement la pause de la première pierre du pont Alexandre 3 le 7 octobre 1896.

Alors, au revers, on lit, je ne sais pas si vous pouvez le lire. Euh donc il a marqué 7 octobre 1896 sa Majesté Nicolas I empereur de toutes les Russie sa majesté l'impératrice Alexandra Fodorovna Félix Fort président de la République française ont posé à Paris la première pierre du pont Alexandre II Méline étant président du conseil des ministres est à lui qu'on doit le fameux tarif Méline vous savez pour ceux qui s'intéressent au commerce extérieur un tarif de protectionnisme pour développer l'industrie parce que quand on protège ben ça permet de développer l'industrie. Quand on protège plus, ça permet de détruire l'industrie.

Voilà, c'est exactement ce qui se passe depuis maintenant un certain nombre de décennies. Euh, ils ont posé donc à Paris, Méline étant présidente du conseil des ministres, euh Henri, je ne sais plus, je n'arrive pas à dire bien, voilà, ministre du commerce euh voilà, Picard, commissaire général de l'ex de l'exposition universelle 1900. Parce que l'objectif que l'on voit d'ailleurs ici avec, regardez le le le dessin qui est au-dessus, c'est magnifique hein, ce sont des médailles en argent.

Il y a peut-être même une médaille d'or, je pense, qui est offerte à à l'empereur et il y a des médailles d'argent qui sont glissées dans la première pierre. Si vous allez trouver la première pierre, si vous allez la casser, vous trouvez peut-être quelques médailles en genre. Donc celle-ci, c'est une médaille de ma collection personnelle qui est assez rare, mais ça, j'avoue que ça n'est pas une médaille en argent malgré son apparence, mais c'est le grade en dessous, c'est une médaille en bronze argentée, enfin qui est quand même très très assez rare.

Assez rare. Euh et euh il est bien précisé que c'est en vue de l'exposition universelle de 1900 parce que on est en 1896, il va y avoir une exposition universelle en 1900. C'est la grande période des expositions universelles qui avait été lancée d'ailleurs la mode avait été lancée par le Royaume-Uni la première exposition universelle et de fait le pont Alexandre II sera entrera en fonctionnement en 1896 c'est à mon avis un des plus beaux ponts en tout cas il est typique de son époque avec des les les armoiries des deux des deux nations avec les lampadaires qui font très justement 1900 c'est un des un des ponts les plus connus de Paris avec peut-être le pont neuf ultra moderne à l'époque.

Ultra moderne à l'époque, vous avez raison. Le revers de cette médaille est non moins joli, non moins intéressant puisque on y voit en fait tout tout en haut, on y voit le buste d'Alexandre II, c'est d'ailleurs marqué au-dessus qui apparaît nimbé de de lumière hein. C'est c'est il est décédé mais c'est il est c'est il a il a sous sous son sous sa tutelle les événements qui se déroulent.

Et puis on a euh la la une espèce de de renommée de gloire qui montre Alexandre II devant vous avez deux deux jeunes femmes, deux espèces de déesses si l'on peut dire, deux représentations, l'une avec une couronne qui est la Russie et l'autre qui lui tient la main qui représente la France, laquelle tient un drapeau français et puis en dessous et bien il y a une une petite une petite C'est l'extrait d'un poème. J'ai pas de pu vous je comme je savais qu'Irina allait me faire les gros yeux, je ne suis pas entré dans tous les détails de ce que j'aurais aimé vous donner parce que il y avait un prê un un poète qui s'appelait José Maria de Herédia qui est assez connu, qui était d'origine brésilienne, qui a fait des poèmes très célèbres à cette époque et qui s'est fendu d'un poème extraordinaire, un petit peu de la poésie de cours, faut quand même reconnaître, justement sur la gloire de de du dzar. Et donc là, il y en a une petite partie qui est reprise euh sur euh sur cette pièce, mais bon, j'ai un peu de mal à le déchiffrer.

Donc euh faut faut avoir un quasiment un un microscope. Donc ça c'est le le le pont euh Alexandre 3 qui est inauguré. Puis on a une soirée.

Alors, je vous ai montré la soirée parce que c'est c'est incroyable en fait. On n'imagine plus que c'était ce genre de visite où toute la vie de la France en fait était arrêtée pour le monarche. Et donc vous voyez ici une soirée qui est une soirée, il a déjà eu l'opéra là, il a la Comédie française et au cours de cette soirée, ça commence par un compliment et puis avec qui est chanté par ou récité par des euh par des acteurs de la comédie française.

On lui récite notamment le poème de José Maria de Herédia. Si vous le voulez tout à l'heure, je pourrais vous le réciter mais c'est assez long. Il est dans ce dans ce livre puis je pense que ça vous aurait un peu barbé mais c'est quand même assez intéressant de voir ça.

On nimagine pas à notre époque enfimagine peu à notre époque quelque chose disant Vladimir Poutine tu es le phénix de la Renaissance de la Russie. Euh ça serait assez mal vu d'ailleurs, je crois hein. Bref.

Euh mais ce compliment est suivi par un caprice et puis par le Side et ensuite par les femmes savant quand même. Alors il faut avouer que le site si j'ai bien vu, il n'y a que les deux premiers actes et les femmes savantes, il y a que le troisème acte. Donc pour être non faux, c'est un peu un échantillon de la production française la plus classique he le site de Corneille.

Donc on est au grand siècle et les femmes savantes de Molière avec un épisode rigolo. Donc c'est un peu une présentation en fait de la de la culture française comme il y a eu la veille à l'opéra et puis le jour même avec la prise de la pause de la première pierre et le le le bâtiment travaux publics parce qu'il y a ça dans l'esprit des organisateurs, c'est de d'en d'en mettre plein la vue au jeunes empereurs pour qu'il passe commande. C'est c'est quand même de ça qu'il s'agit le soir.

Alors, je sais plus si ce soir là ou le lendemain soir, je me rappelle plus. Mais enfin, un épisode assez intéressant. Alors, je vous passe les détails.

Il est allé à l'hôtel de ville où je l'ai montré. Il est allé au Panthéon, il a vu un certain nombre de choses, mais il va aux invalides et il va se recueillir devant le tombeau de Napoléon 1er. Napoléon 1er étant quand même le bourreau des Russes.

Enfin, c'est quand même quelqu'un enf vous savez que c'est la Russie qui a cassé Napoléon 1er comme la Russie a cassé Adolf Hitler et comme la Russie est en train de casser l'OTAN d'ailleurs soit en passant. Euh mais c'est et donc non obstant, il va rendre hommage au grand soldat ou soldat génial qui était Napoléon Bonaparte, hein, ce qui est un geste aussi très apprécié bien sûr puisque je rappelle qu'au 19e siècle, les sousbres sauts de la politique intérieure française ont été d au fait qu'il y avait plusieurs légitimités qui se télescopaient. Il y en avait ceux qui en tenaient pour les descendants de Louis de Louis XIV, hein, c'est-à-dire les légitimistes, ceux qui militaient pour le fils du de du deuxè fils de de de Charles 10, donc qui était Henry, le compte de Chambor.

Euh donc eux c'est les légitimistes. Il y avait les orléanistes qui eux empinçaient pour les descendants de Louis-Philippe et puis vous aviez les bonapartistes. Il y avait quand même eu énormément de Français d'hommes qui avaient participé à la grande armée et qui étaient resté extrêmement fidèle à Napoléon Bapart Napoléon 1er et qui avaient été les suppos régime de Napoléon I.

Louis Philippe qui était un un centriste, hein, il y avait un côté rou chez Louis-Philippe. Donc Louis-Philippe, c'est lui qui a adopté le drapeau bleu blancrouge qu'avait accepté Napoléon qui était le drapeau de la Révolution française alors que les descendants des légitimistes refusaient le drapeau bleu blanc rouge. Vous savez que c'est d'ailleurs là-dessus que se hortera la restauration du compte de Chambord.

Euh Henri qui a refusé d'un de de vouloir le de de le il a refusé le drapeau bleu blanc rouge. Il voulait en revenir au drapeau de la monarchie traditionnel, c'est-à-dire blanc ou bleu avec des fleurs de lis d'or. Mais au-delà du drapeau, c'est pas seulement un problème de dessin, c'est le problème de la l'origine du pouvoir.

He l'origine du pouvoir dans le drapeau de la monarchie, c'est Dieu. C'est une monarchie de droit divin. L'origine de la la monarchie de de juillet, comme on dit, celle de de Louis-Philippe, c'est le drapeau bleu blanc rouge.

Ça veut dire qu'on accepte que l'origine du pouvoir c'est pas Dieu, c'est le peuple. Voilà ce qu'avait accepté Napoléon, ce qui avait accepté Louis et Philippe et ce qui évidemment accepté la la 3è la 3e République. Mais donc il y avait dans la configuration française de l'époque une 4e école.

C'était, j'allais dire la l'ultra gauche, hein, le LFI de l'époque, c'était les les républicains, hein. Donc, il faut voir qu'on avait les légitimistes, en gros c'est le Rassemblement national, j'ose dire, était vous aviez les orléanistes, en gros, c'est euh Renaissance ou Édouard Philippe. Vous aviez le vous aviez le la comment dirais-je ? les bonap artistes eux alors ça dépend, il y a des gens qui les classent à l'extrême droite mais c'était quand même des ils avaient un petit côté révolutionnaire aussi alors est-ce qu'on peut les comparer au partis socialistes je ne sais pas et puis vous aviez les républicains purs et durs qui eux étaient l'extrême gauche qui était fill donc lorsque le le le jeune empereur va voir alors ici on le voit ça c'est dans le petit journal mais dans ce livre il y a des vues d'artistes comme on dit et celle-ci est beaucoup plus impressionnante où vous voyez ici en dans des tons un petit peu clair obscur.

Vous avez l'empereur flanqué à sa droite de son épouse qui est comme un fantôme et derrière il y a la statue de Napoléon 1er. C'est un geste qui est extrêmement apprécié évidemment des Français. C'est quand même c'est quand même la grande classe une grande classe intellectuelle.

Alors que Napoléon 1er a été a été l'ennemi de la de la Russie, alors que les c'est eux qui ont cassé l'empire napoléonien, ben on est d'accord en fait pour passer au-dessus de ces de ces vicissitudes de l'histoire et pour écrire une nouvelle page de l'histoire des relations franco-russes. Je je me plais à souligner ça parce que l'histoire étant un éternel recommencement, il faut espérer que dans quelques années, quelques mois si possible, quelques années et bien on pourra renouer avec une des bonnes relations avec la Russie. Je rappelle ce que disait la prophétie de Charles de Gaulle, hein, qui disait que à chaque fois dans son histoire que la France a été en bon terme avec la Russie, ça a été des grands moments de l'histoire de France.

à chaque fois que nous avons été en mauvais terme, ça a été mauvais moment, une catastrophe. La prophétie qu'il fait à à Alain Perfit en 1966 dans son cabinet de travail de l'Élysée se révèle toujours vrai à notre époque. Et puis alors le le le 7 octobre, il y a une grande visite sur laquelle je voulais un petit peu quand même attirer votre attention parce que elle est assez extraordinaire, c'est que ils ont eu l'idée de faire visiter la monnaie des médailles comme on disait ou la monnaie de Paris à Nicolas I.

Pourquoi ? Parce queà l'époque les médailles ont beaucoup plus d'importance à notre époque. Bon tout le monde se fiche un petit peu des médailles mais à l'époque on appelle ça des monuments.

D'ailleurs, c'est un monument. Ça permet de garder le souvenir de quelque chose. Et puis la monnaie de Paris est c'est l'endroit où monde ont fait les plus belles médailles.

Les médailles ont été inventées sous la Rome antique. Puis ça avait disparu au Moyen-Âge. C'est réapparu avec comment dirais-je ?

Paulayolo à la Renaissance italienne. Donc on a quelques médailles de la Renaissance italienne. Puis assez rapidement la France disons à partir de de Louis XI va devenir le pays où on le fait les plus belles médailles du monde.

Voilà. Et ça va devenir mondialement célèbre. Mondialement célèbre parce que par la qualité de l'exécution mais aussi parce que il y a des techniques derrière.

Il y a des frappes, il y a la qualité du métal et puis aussi ça va servir à fabriquer des pièces des pièces de monnaie. Et c'est exactement ce qui s'est passé, c'est-à-dire que la Russie passe commande de la fabrication de pièces de monnaie à la monnaie de Paris. Alors, on va faire visiter la monnaie de des médailles et on va le faire d'autant plus que on se rappelle à Paris, enfin au ministère des affaires étrangères ou des certains érudits se rappellent du voyage de Pierre Le Grand.

Pierre Le Grand comme vous le connaissez qui est quand même l'un des plus grands empereurs, les plus grandes arts de l'histoire de de la Russie. un homme qui a qui a changé l'histoire du monde et l'histoire de la Russie avec la modernisation. Pierre le Grand est venu deux fois en Europe et la première fois il n'avait pas été en France et la deuxième fois il s'est faufilé pour venir en France et c'est d'être en 1717.

En 1717, euh Louis Louis XIV était mort depuis 2 ans. Il était mort en 1715 et son successeur c'était son arrière petitfils puisque le tous les petits tous les enfants mâles et tous les petits enfants mâles de Louis XIV étaient morts hein. La la mortalité infantile où des adultes étaient extrêmement préoccupante comme vous le savez à l'époque.

Et puis Louis XIV avait vécu quand même très longtemps puisqu'il était né en 1638. Il meurt en 1715. C'est le règn le plus long de l'histoire qui n'a même pas été égalé par par Ellisabeth II puisqu'il était monté sur le trône à 5 ans.

Et lorsqu'il décède, le jeune Louis XV, il est né en 1710, donc il a 5 ans. Et en 1717, euh Louis Louis XV a 7 ans. Et alors, on a cette rencontre qui est resté extraordinairement célèbre.

Louis Pierre Land arrive à Paris. Il est introduit par un aristocrate. Donc je vais vous donner le nom dans un instant.

Et il se rend dans Paris à l'hôtel de Lady Guer. L'hôtel de Lady Guerre, ça se trouve en fait près de l'Arsenal. Il a été détruit au moment de la création du boulevard Henri I.

Je sais pas si vous voyez un petit peu où c'est. Donc c'est à légèrement au nord-est de l'île de la de l'île Saint-Louis sur la rive droite c'était l'hôtel de Lady Guierre. Et dans cet hôtel de Lady Guerre et non pas à Versailles, il ira à Versailles le lendemain et bien il y a le lundi 10 mai 1717 vers 15h et bien Pierre le Grand arrive dans cette et on lui présente le jeune Louis XV et Pierre Land va faire ce geste inoui qui est resté célèbre à l'époque qui a d'ailleurs inquiété on va le voir dans ce tableau, c'est que Pierre le Grand qui est comment dirais-je un peu sans façon n'est-ce pas et Bien, il empoigne Louis XV, il le prend dans ses bras et il le soulève.

Alors, ce qui est assez drôle, c'est que à l'époque donc Pierre le Grand, il a 45 ans, il mesure 2,03 et pas pour rien qu'on l'appelle Pierre Le Grand et il prend dans ses bras Louis XV qui a 7 ans dont qui mesura 1,18 et il le prend dans ses bras. Alors le le jeune Louis XV qui a ces temps trouve ça formidable mais les gens qui sont autour sont un petit peu choqués de cette familiarité mais qui restera célèbre dans nos relations. Donc côté français bien on a ici les ceux qui sont à côté qui sont représentés.

Ça c'est un tableau qui a été fait en 1823 par un peintre qui s'appelait enfin dont le nom est pas très connu une femme. C'est ça répond à une commande de l'État sous je crois que c'est ça doit être sous Louis Philippe qu'il avait commandé ce tableau qui avait été je crois payé 3000 3000 francséquivalent quand même de 50 ou 60000 € à notre époque et qui est un tableau magnifique et très très léché mais maintenant d'ailleurs est dans les collections du chaot de Versailles et on représente donc à gauche le cardinal de Fleurri qui est le précepteur du jeune Louis XV le gouverneur maréchal Duc de Villerois qui est à la fois le gouverneur du du de l'enfant mais c'est également le propriétaire de l'hôtel de Lady Guerre où se tient cette première rencontre et puis le duc d'umine le duc d'Umine qui est un fils légitimé de Louis XIV qui sera d'ailleurs évincé quelques un an ou 18 mois après. On est on est sous la régence et puis du côté russe et bien on a le compte de TC qui est un français qui est maréchal de France mais qui est le diplomate. celui qui a organisé en fait cette visite un petit peu à l'improviste de Pierre Land qui n'était pas vraiment souhaité.

Et puis on a le prince Boris Bourakin qui est le conseiller diplomatique et l'interprète du et qui lui va être celui qui conseille Pierre le Grand, lequel s'est déjà rendu au Pays-Bas, s'est déjà rendu en Allemagne, lui a conseillé de venir de venir en France et qui a supervise cette rencontre. Alors pourquoi je vous montre tout ça ? parce que c'est resté extrêmement célèbre pour ceux qui s'y intéressent.

Mais en tout cas, c'est ça qui que la la République a voulu faire passer le message à Nicolas II qu'il était un nouveau Pierre le Grand. C'était quand même très flatteur, c'était assez habile comme façon. C'était c'est vraiment de la diplomatie de haut vol.

C'est de le jeune empereur, on lui dit d'un seul coup, il a 20 il a 28 ans mais bon, il est un peu intimidé. Il a pas encore tout à fait l'expérience d'un d'un grand chef d'état. Et d'un seul coup, il est reçu en France par une République qu'on lui avait décrite euh enfin que ses parents craignaient avoir le couteau entre les dents.

Un peu comme les Français pensaient que l'URSS, les soviétiques avaient le couteau entre les dents et puis en fait qui découvre un peuple très gentil, très bon, qui l'adore et qui le compare rien moins qu'à Pierre le Grand. Et pour le comparer à Pierre Legand, et bien on va tout simplement lui montrer les médailles qui ont été frappées. Alors ça, j'en ai un ici un un exemplaire, c'est un petit trésor.

C'est une médaille qui a été frappée le 12 juin 1717 en l'honneur de Pierre Le Grand lors de sa vite à la menée des médailles. Donc ici, il y avait eu deux médailles en or dont l'une avait été donnée à Louis XV et l'autre à Pierre Le Grand. Il y avait quelques médailles, une dizaine de médailles en argent qui avaient donné ben aux personnalités que je vous ai montré, le compte de Fleurri, le compte de TC, le gouverneur de Villeroi, le duc d'Umen, le prince Bourakin et cetera et 300 médailles en bronze dont on vrais un exemplaire parce qu'elle est elle est elle est d'origine et qui représente quoi ? et qui représente Pierre le Grand hein.

Voilà, il y a marqué Petrous Alexevicar Magous, c'est-à-dire euh Pierre Alexevic le DAR de toute empereur de toutes les Russie. Et puis au revers, de revers de cette médaille qui est très jolie, on voit une renommée euh qui siffle enfin qui souffle dans une trompette avec marqué autour Aquirit et undo ce qui veut dire elle, c'est-à-dire la renommée acquière des forces dans sa course. Donc pour montrer que c'est un début, c'est la c'est le le début d'une relation.

C'est ce qui avait été voulu en 1717. C'est ce que l'on veut de nouveau en 1896 et vous voyez que c'est assez sophistiqué. Vous pourrez venir voir ces médaill tout à l'heure si ça vous intéresse.

Alors faut avoir un petit un petit faut avoir une petite loupe. Mais euh sous le la trompette, on voit Saint-George terrassant le dragon. C'est une médaille de qui a été voyz l'Utasia Parisi 1717 et puis une médaille de Du Vivier qui est le grand graveur du début du 18e siècle français.

Vous voyez la signature sous l'armure puisque en fait Pierre Le Grand est en armure. Et bien alors on va lui rappeler ça. On va lui montrer des exemplaires à Nicolas II de cette médaille, des médailles en bronze qui restent.

Et puis on va lui faire une grosse surprise, c'est-à-dire qu'on va frapper devant lui et on va lui donner comme on avait fait à son ancêtre Pierre Le Grand, on va lui donner une médaille adoc qui est faite justement pour sa visite à lui. Et cette médaille, bah c'est celle que vous avez [grognement] ici qui a été frappée donc en l'honneur de sa visite. Alors, il y a eu des médailles, médailles en or qui lui est remise dans un coffret en en marocain.

Il y a la même chose qui est remise à sa femme et le coffret la médaille en or est donnée dans ça ça vaut ça vaut cher parce que une médaille très lourde. La médaille en or est donnée à l'empereur dans un étuyant marocain Bordeaux et la même chose est donnée à l'impératrice dans un étui en marocain blanc. Voilà. et et un autre un dernier et une dernière médaille est donnée au président de la République française à Félix Fortéda en argent et puis celle-ci c'est comme tout à l'heure celle-ci c'est un modèle un peu intermédiaire c'est une médaille en bronze argentée et puis vous avez des médailles en bronze.

Et là ce qui est le fin du fin c'est que devant le couple impérial on presse, on fait la presse et on sort la médaille. Voilà la médaille au rever enfin vous avez vu à l'aver il y a Nicolas et Alexandra et la la le profil de la alors c'est une médaille de Chapelin donc Chapelin c'est l'équivalent de Duvivier mais à la fin du 19e siècle c'est un des grands graveurs de la monnaie de Paris si vous regardez de près, vous verrez le détail et la finesse des portraits notamment de l'impératrice avec son collier de per sa rivière de diamants et cetera. Enfin, tout ça est quand même d'un d'un d'un luxe achevé.

Et de l'autre côté, bien vous avez ici donc le les emblèmes de la République française avec le faisceau des liquembles, enfin les armoiries pardon de la Russie de Zarist avec l'aigle à deux têtes hérité de Byzance et puis avec l'écusson avec Saint-Jeorge terrassant le dragon et a marqué visite en France de leur majesté l'empereur et l'impératrice de Russie Cherbourg Paris Chalon 5 9 octobre 1996 et ça a quand même beaucoup de chic de faire ça et puis de lui donner tout de suite. Voilà. Et donc il se sent les propos qu'il tiendra sont des propos d'extrême remerciement. il gardera toujours un immense souvenir de ce voyage en France qui n'est pas pour rien dans la suite des événements parce que je vous rappelle quand même que nous serons euh à suite à ça, on sera resté allié et que la Russie nous a sauvé à plusieurs reprises, en particulier en 1914 puisque je rappelle que la la le comment dirais-je le le c'est le l'offensive des armées russes sur le flanc est contre les armées allemandes qui a fait que les Allemands ont été obligés de dégarnir une partie des forces qu'elle voulait jeter sur la France.

Et donc c'est pour ça que nous nous avons eu l'épisode des taxis de la Marne et que le front a été bloqué en 1914. Les Allemands n'ont pas réussi à conquérir au-delà de Verdin, au-delà du nord de la France de la Somme et ils ne sont pas arrivés jusqu'à Paris. Alors, tout ceci a fait l'objet d'un ouvrage que vous voyez qui est devant moi.

C'est un ouvrage que vous pouvez trouver que qu'on trouve en salle des ventes comme tout ça. D'ailleurs, j'ai pas j'ai je ne suis pas allé voler le musée du Louvre euh fracturer puisqu'il paraît que c'est assez facile. [rires] J'ai tout simplement acheté ça en salle des ventes.

Ce sont ce ne sont pas des choses rarissimes. Bon, il y a de médailles sont un petit peu plus difficiles à trouver que d'autres mais enfin voilà. Et ça alors cet ouvrage a été publié donc après coup.

Il a été publié alors vous voyez ici les armes de la République française comme il y avait sur la voyage c'est avec des avec des incrustations d'or. Enfin tout ça est très très très joliment fait. Vous imaginez que à notre époque il y a tout ça a disparu en fait hein ce décorum et cetera.

Là, c'est les armoiries de la Sainte Russie euh avec le Saint-George terrassant le dragon. Et aussi dans un coin en bas à à en bas à droite du de l'ouvrage, vous avez les éditeurs. Les éditeurs, alors c'est intéressant, c'est le temps.

Le temps de Paris. Le temps, c'est le journal qui sombrera dans la collaboration dans les années 40 et qui sera interdit de parution en 1944 par le Conseil national de la résistance et qui sera donc obligé. Ils ont gardé les rotatires, ils seront on licenciera tous les journalistes et tous les responsables, mais on gardera les rotatives, on gardera les locaux et le le le temps changera de nom pour s'appeler le monde.

Le monde donc qui est censé donc par punir pour être punir ceux qui avaient collaboré avec l'ennemi. Ce qui signifie que dans quelques années, il va falloir changer de nouveau le temps du monde. [applaudissements] L'histoire est un éternel recommencement.

Et puis vous voyez à côté le nouveau temps, le nouveau temps de Saint-Pétersbourg. Donc, ce sont les deux journaux qui ont fait une collaboration internationale pour euh ben pour raconter tout ce que je viens de de vous dire, dont un certain nombre d'illustrations, pas toutes, mais plusieurs des illustrations que je vous ai présenté sont tirées de cet ouvrage. Il y a bien d'autres choses, hein, mais je ne voulais pas encore une fois, je mon temps est quand même relativement limité.

Je vois que ça fait déjà plus d'une heure que je parle et je voudrais insister justement. Alors, ça s'appelle Cherbourg, Paris Chalon. Vous voyez d'ailleurs quand en en en page de garde, vous avez justement un exemplaire de cette médaille hein qui qui est là, qui a été qui a été qui a été reproduite dans cet ouvrage.

Il reproduit à plusieurs plusieurs endroits. Il est également dans ce dans cet ouvrage, il est longuement décrit le passage à la monnaie de Paris. Il rappelle comment ça s'était passé avec Pierre le Grand, ce que l'on a rappelé.

Le directeur de la monnaie de des médailles rappelle tout ça à Nicolas I qui était extrêmement intéressé et au passage bien sûr si on peut lui faire passer commande de fabriquer de nouvelles pièces, c'est tout moins propre. C'est un peu comme quand la France fait visiter au salon du Bourget euh l'émire euh euh je sais pas l'émire d'Abou Dhabi en fin du temps où la euh où la l'aéroport d'Aboubu Dhabi n'était pas bombardé, hein. Ça c'est encore autre chose.

Et il me plaît euh pour euh terminer euh cette présentation de vous dire "Ah, c'est un peu long." C'est un peu long mais honnêtement je pense que c'est vraiment vraiment important parce que c'est en fait la préface mais c'est en fait la conclusion et puisque c'est écrit après coup conclusion qui est faite d'ailleurs par un un un membre de l'Académie française et je pense que ça vaut le coup qu'on lise ça ensemble parce que vous allez voir ça résume parfaitement tout ce que je viens de vous dire l'état d'esprit et puis ça l'état d'esprit de l'épous donne aussi des clés de pour l'avenir. La pensée qui inspira la publication de ce livre est bien simple.

On a voulu consacrer le souvenir d'un grand événement par quelque chose de plus durable que les Arcs de Triomphe et les feux d'artifice, de plus durable même que l'écho des acclamations de tout un peuple. Il ne nous suffit pas que le port de Cherbourg et les rues de Paris aient été pavoisés sur le passage de l'empereur et de l'impératrice de Russie, ni que des centaines de mil hommes, de milliers d'hommes, on dirait à notre époque, les ai salué de leur viva. Une nation d'artistes, de penseurs, d'écrivains tels que la France a d'autres moyens d'exprimer ses sentiments et d'en transmettre l'expression à l'avenir.

Déjà, les poètes ont immortalisé en beau vert. C'était ceux de José de Maria de Hridédia que je vous ai épargné mais qui sont pas mal d'ailleurs même ça fait un peu verre de Mir Litton. Déjà les poètes ont immortalisé en beau ver des journées dont la mémoire ne doit pas périr.

Nous essayons modestement de continuer et de compléter leur œuvre. Pourquoi toute la France est-elle encore sous le coup d'une émotion qui a pénétré dans nos moindres villages ? Pourquoi le Montslave stressaill-t-il depuis Saint-Pétersbourg et Moscou jusqu'au fond de l'Asie ?

Pourquoi ces milliers d'adresses et de télégrammes échangé entre toutes les parties de deux grandes nations ? Pourquoi la presse de tous les pays s'occupe-t-elle avec passion de ce qui s'est dit à Cherbourg, à Paris, à Chalon ? Les intelligences les plus obscures.

Elle peuple en ce moment les palais nationaux. Les intelligences les plus obscures sentent confusément que la physionomie de la vieille Europe vient de changer, que le monde de demain ne ressemblera pas au monde d'hier. Hier, c'était pour la Russie comme pour nous, l'isolement, c'est-à-dire la possibilité de se trouver tout à coup en face d'une coalition.

Lorsque les peuples s'allent, il s'all en général contre quelqu'un. Les gouvernements qui avaient contracté une alliance et qui s'en faisait gloire ne dissimulait pas contre qui ils prenait leur précaution. Là, l'allusion est assez transparente à l'empire des de austro-hongrois et à l'empire l'empire bismarquin au 2e riche.

L'empereur Alexandre II dont la mémoire sera éternellement chère à tous les Français compris le premier les embarras que pouvaient que pourraient créer une combinaison de ce genre à ceux qui n'en feraient point. Ce fut lui, ne l'oublions jamais, qui appela nos marins à Cronstad et qui se montra supérieur à tous les préjugés en faisant jouer devant lui la Marseillaise. Tout ce que je vous ai dit tout à l'heure.

Il fut bien entendu dès ce moment-là que chaque gouvernement conservait sa liberté intérieure, que la forme républicaine et parlementaire librement choisie par la France avait droit aux mêmes égards que la forme monarchique. Enfin, quelle sagesse ! Quelle sagesse !

Cela fait partie de la tradition inoubliable, donc celle de de imposé par Alexandre II que l'empereur Nicolas II a si heureusement rappelé. Il a montré qu'il s'en inspirait lui-même par trois démarches. Nicolas I, il l'a montré qu'il s'est inspiré de de de ce que pensait son père par trois démarches significatives en faisant visite au président du Sénat. et au président de la chambre en témoignant une considération toute particulière au président du conseil municipal de Paris, ce qu'aujourd'hui on appelle le maire de Paris.

On saura bientôt qui ce sera. Une heureuse circonstance contribua puissamment au premier approchement des deux pays. La présence à l'Élysée du président Carneau.

Son honnêteté, sa droiture, la dignité de sa vie devait plaire à un souverain pénétrer des mêmes principes appliqués au même devoirs. La visite du grand Constantin à Nancy, ordonnée directement par Alexandre II, indique dans quelle estime personnelle le président Carneau était tenu à Saint-Pétersbourg. Les liens se nouaient ainsi peu à peu, destinés à devenir de jour en jour plus étroit et plus fort.

La tâche commencée par les chefs d'état fut continuée par les deux nations avec tout l'entraînement, avec toute la puissance des sentiments populaires. Il arriva ce que l'empereur de Russie avait prévu. Dès que les deux peuples furent en contact, ils s'enflammèrent.

C'est quand même autre chose que maintenant. Ça me fait plaisir de dire ça au dialogue franco russe quand même parce que on est quand même beaucoup dans cette salle. D'accord. [applaudissements] aux acclamations qui avaient salué nos marins à leur arrivée dans le port de Cronstad répondirent les ovations dont l'amiral avait lanc qui était le russe et ses officiers furent l'objet dans leur voyage triomphal de Toulon à Paris et de Paris à Toulon.

Désormais, le courant est irrésistible, on ne le remontera plus. Français et russes se sentent attirés les uns vers les autres par des affinités naturelles, par une communauté d'instinct chevalesque, par une certaine manière poétique et noble de concevoir la vie. La générosité qui n'a pas d'expression dans certaines langues parce qu'elle n'y répondrait à aucune réalité, ça c'est assez méchant, exprime au contraire l'état d'âme qui rapproche naturellement deux races d'élite.

C'est le vocabulaire de 1896. On l'a bien vu. Al ça c'est quand même extraordinaire ce qui suit.

On l'a bien vu au siège de Sébastopol. Je rappelle que c'est Vastop, c'est la guerre de Crimé de 1854 où la France est l'allié de l'Angleterre et de l'Empire ottoman. hein, c'est l'alliance entre euh la Napoléon 3 euh la reine Victoria et le sultan Abdul Messit 1er qui préside à la sublime porte contre euh l'empire euh Deszar, contre l'empire de Nicolas, hein, puisque euh la crainte c'est que Nicolas 1er a a fait grandir la la taille de la de l'Empire russe notamment dans les dans les steps, les vers les Républiques du Caucas, vers les les grandes step asiat mais aussi vers le sud et a conquis progressivement ce qui est aujourd'hui enfin la Bessarabie, la Roumanie puis le nord de la Bulgarie et on prête la volonté à la Russie de l'époque de descendre de s'emparer d'arriver jusqu'à Istanbul de reconquérir Constantinople qui est doué originaire Moscou puisque vous savez que Moscou lorsque Zoé Paléolo qui était la nièce de Constantin 11 Dragases le dernier empereur de Byzance elle est allée se marier avec toutes ses dames d'Atour les gens de sa cour, elle est allée se marier avec Yvon 3 de Moscovie et lorsque ben lorsque le lorsque l'Empire ottoman s'est effondré et bien elle a été le le elle a transféré si l'on peut dire le le le pouvoir et donc Moscou est devenu la trisème robe.

C'est à partir de ce moment-là d'ailleurs que la Russie a emprunté à Byzance l'aigle à deux têtes. C'est à partir de ce moment-là que la Russie a appelé ben le grand duc de Moscovie s'est fait appeler César Xar et cetera. Donc l'héritier de de de Byzance et donc on prêtait à Nicolas Ier la volonté d'arriver jusqu'au de remporter euh Istanbul, Constantinople.

Il y avait d'ailleurs une légende qui courait, je crois, en Russie, dans les pays de l'est de l'époque, c'est que lorsque la chrétienté orthodoxe reconquérerait Constantinople, il y aurait un piano, un orgue pardon, qui était celui qui est qui chantait enfin qui jouait au moment où les Ottomans ont déferlé à 29 mai 1453. Vous savez que c'est ça marque dans l'histoire du monde la fin du Moyen-Âge. Lorsque Constantin Dragases meurt les armes à la main à la porte des blashernes.

À ce moment la MM2 et ses troupes arrivent et puis il y a un org qui sombre dans le Bosphor. Et la légende veut que lorsque les Russes reconquéreront Constantinople et bien d'un seul coup on aura on aura le cet org qui se remettra à chanter. Alors c'est un peu moins poétique mais les Anglais et les Français voi ça de très d'un très mauvais œil.

Évidemment, les Ottomans bien sûr, mais les Anglais voient ça d'un très mauvais œil et les Français aussi parce que les Français craignent que la Russie en mettant la main sur les sur Constantinop mette la main sur les D3, c'est le D3 du Bos et le D3 des Dardanel et qui transforme la Méditerranée en une espèce de lac russe. Alors les anglais sont pas du tout d'accord parce que les Anglais considèrent que la Méditerranée doit être un lac anglais. C'est pour ça qu'ils se sont installés un petit peu partout depuis Gibraltar jusqu'à Chypre et les Français eux craignaient que depuis 1526 et l'alliance entre François 1er et Soliment dont j'ai parlé tout à l'heure, la France, elle est responsable des échelles du Levent.

Elle est théoriquement la protectrice des chrétiens du Liban. Bien. Bref, et euh et donc la France craint d'être concurrencée par la puissance orthodox de la Russie.

Voilà, voilà un petit peu comment ça se place. Mais donc euh c'est c'est tout c'est tous ces arrières-pensées hein qu'il y a à l'esprit à l'époque qu'il faut balayer. Bon donc on a bien vu au siège de Sbastopol donc c'était en 1854 l'Angleterre enfin le Royaume-Uni de vie de la reine Victoria la France de Napoléon I et l'Empire ottoman du Sultan Abdul Messi le 1er sont en guerre contre l'empire d'Edar.

C'est ce qu'on appelle la guerre de Crimé, comme vous le savez à Sébastopol. Et donc, on l'a bien vu au siège de Sébastopol dans les tranchées sur les remparts, tout le monde faisait son devoir, tout son devoir mais après la bataille, pendant les suspensions d'armes, les visages exprimaient l'estime et la sympathie réciproque. C'est quand même assez extraordinaire de lire ça.

Est-ce que c'est tout à fait exact ? Je ne sais pas. En face, c'est quand même assez extraordinaire.

Les mains se tendaient fraternellement les unes vers les autres. Ce n'étaient pas des ennemis, c'était des adversaires d'un jour qui se rencontraient avec l'émotion qui inspirent les sentiments très élevés, avec le respect et l'admiration que les braves éprouvent en face des braves. Nous pouvons parler aujourd'hui de ces souvenirs sans l'ombre d'un embarras.

On est en 1896, c'est-à-dire 42 ans après, hein, 42 ans après la guerre entre la France et la Russie. Ils n'ont laissé dans les âmes dans les âmes aucun germe de haine, aucune amertime douloureuse. Français et russes, nous étions si bien faits pour nous comprendre toujours que nous nous comprenions que nous nous aimions déjà, même dans la lutte.

J'ai peut-être poussé le bouchon un petit peu loin, mais une autre raison d'ordre tout politique nous rapproche encore. La réflexion est ici d'accord avec le sentiment. La Russie et la France ne sont engagés dans aucune rivalité sur aucun point du monde.

En Europe, de vastes espaces nous séparent. Notre empire colonial n'a aucun contact avec le territoire russe. Tout ça demeure parfaitement exact.

He soit dit pas ça. Les intérêts commerciaux des deux pays ne sont en opposition nulle part. Nous pouvons nous rendre en revanche et nous nous rendons déjà de mutuels services.

Pendant que la France trouve en Russie un placement avantageux et sûr de ses capitaux, l'argent de la France permet à la Russie de fortifier sa puissance militaire, de concentrer ses moyens de défense par la construction de chemins de fer stratégique, de mettre en œuvre les richesses de son sol et de développer son outillage industriel. Nous travaillons ainsi et nous contribuons à une prospérité dont nous recueillons le bénéfice en augmentant la garantie de nos placements sans porter atteinte aux intérêts de notre commerce et de notre industrie. On dirait que c'est Poutine qui a réalisé ça.

En tout cas, c'est pas Macron. Ce n'est pas assez pour deux pays de n'avoir rien à craindre l'un de l'autre, ni dans l'ordre économique, ni dans l'ordre des relations extérieures. Ne pourrait-on prévoir des complications européennes qui le menaceraient également ?

Ne pourrait-il rencontrer sur leur route les mêmes ennemis ? On voit ce que ça veut dire là, il est question des empires centraux. l'esprit de qui ne sont pas nommés hein, l'esprit de conquête qui a déchaîné la dernière grande guerre européenne et qui a appauvrit toutes les puissances en les obligeant à se tenir en tout temps sur le pied de guerre ne pourrait-il amener une conflagration nouvelle ?

On est à 20 ans avant 1914. Ne pourrait-il amener 18 ans pardon ne pourrait-il amener une conflagration nouvelle soit par sa résistance au vœux des populations et à l'établissement définitif d'une paix durable soit par la nécessité d'en finir avec le système ruineux de la paix armée ce jour-là nous savons désormais que nous ne serons pas seuls pour tenir tête à l'orâge. Cette considération l'empêchera peut-être d'éclater.

En tout cas, il en résulte pour le les deux pays une détente. C'est incroyable l'utilisation de ce mot de détente en 1896, ce que Charles de Gaul fera 70 ans après avec la politique dite de détente. Un sentiment de confiance qui leur permet de poursuivre librement leur destinée.

Si nous avons besoin d'être assurés du lendemain pour soutenir sur le marché du monde la concurrence étrangère et pour mettre en valeur notre empire colonial, la Russie n'en a pas moins besoin pour donner à sa métallurgie, à ses fabriques, à toutes ces industries commençantes le développement que celle-ci comporte. Le voyage de l'empereur Nicolas I en France consacre définitivement hélas non cette situation et celle par un acte décisif l'union des deux peuples. Qu'importe que le mot d'alliance n'ait pas été et ne doivent pas être prononcé.

Si il y a pas eu d'alliance, je vous l'ai dit signé officiellement. S'il ne convient pas aux deux parties de le prononcer, si elles aiment mieux donner à leur rapprochement une forme différente, les paroles échanger, les engagements pris en sont-ils moins sacrés ? L'opinion européenne ne s'y trompe pas.

Les esprits réfléchis comprennent partout. Partout, ça veut dire à Berlin ou à Vienne ou à Londres. comprennent partout que la visite de l'empereur et de l'impératrice n'a rien de banal, que tous deux ne sont pas venus de si loin malgré tant de raisons qui auraient pu les retenir uniquement par curiosité ou par politesse.

Alexandre II dans un langage poétique aimait à parler de l'âme de la France. Cette âme Nicolas II a voulu l'interroger lui-même. Il a voulu voir de près cette glorieuse capitale, ce peuple mobile et charmant dont les uns lui disaient tant de mal et les autres tant de bien.

Derrière les pompes officielles, par-dessus l'étiquette imposée par le protocole, ses yeux et sa pensée cherchaient à lire dans le cœur de cette foule immense qu'il l'applaudissait avec enthousiasme. J'ai dit 2 millions de personnes, quasiment 5 % de la population de la France de l'époque. Toute la France était là debout effrémissante.

Il n'y avait pas un coin de la province qui ne fut représenté dans ce concours de peuple. Le jeune empereur et la jeune impératrice ont goûté là une joie rare et exquise, une volupté qu'ils ne partageront avec aucun souverain qui n'appartient qu'à eux. Le bonheur de se sentir compris et aimé en dehors de leur empire sur une terre étrangère par des millions d'êtres humains unis dans un même sentiment de reconnaissance et de respect.

De telles émotions ne s'oublieront pas. Le couple Auguste n'effacera pas non plus de sa mémoire le merveilleux spectacle que lui ont offert les bâtiments de la flotte manœuvrant dans la rade de Cherbourg. et les régiments de l'armée française défilant au camp de Chalon avec tant de discipline de solidité et de vigueur.

L'empereur Nicolas I sait maintenant par son expérience personnelle, sans avoir besoin de consulter aucun document de seconde main, ce que la France peut lui offrir, des cœurs fidèles, des millions de dévouements, des marins et des soldats de premier ordre. Se servira-t-il de ce que nous mettons ainsi à sa disposition ? Avec tant de sincérité et d'un élan si unanime, nous servirons-nous de ce que la Russie nous offre à son tour si libéralement personne ne le sait.

Mais ce que nous mais ce que nous savons, c'est que des paroles décisives ont été prononcées à Chalom. Il ne s'agit plus seulement désormais de l'union des deux peuples, il s'agit de la confraternité d'armes des deux armées. Cela ne veut pas dire que la paix en sera troublée, mais cela veut dire à coup sûr que si elle l'était, les Russes et les Français seraient du même côté contre les mêmes ennemis.

Voilà de quoi donner à réfléchir aux perturbateurs de l'Europe. Peut-être se demanderont-ils si en présence d'une force si imposante devant 160 millions d'hommes armés pour la même cause, il ne conviendrait pas de faire cesser aujourd'hui dans l'Europe civilisée le régime de la conquête, l'exercice du droit du plus fort, souvenir barbare du Moyen-Âge pour y substituer le libre consentement des populations pour assurer enfin cette paix bénie à laquelle tout le monde aspire. mais qui ne devient une réalité qui ne deviendra une réalité que le jour où les derniers vestiges des spoliations et des iniquité commise auront disparu. [applaudissements] En gros, en gros, ça me fait plaisir de vous avoir rappelé cette histoire parce qu'elle est importante dans nos relations, dans les relations franco-russes.

Vous savez qu'après, il y a eu la création de l'entremet franco-russe. Il y a une grande mode pour les entrem franco-russes. Il y a eu des des soldats de plomb, des des des assiettes célébrant l'amitié franco-russe.

Ce qu'il faut retenir de toute cette histoire, je le disais tout à l'heure, c'est que vous le savez, l'histoire, elle ne se répète jamais mais elle béga tout le temps. Elle em elle emprunte d'autres formes mais elle se renouvelle. Et il faut être certain que nous avons eu des hauts et des bas, hein, comme de Gaul l'avait annoncé, l'avait dit à Alain Perfit, et que en 1896 et bien les Français et les Russes avaient eu la sagesse de mettre de côté ce qui les avait séparé.

Dieu sait s'il y avait eu des choses qui les avaient séparé quand même hein. Je rappelle qu'en en 1815, les troupes russes étaient venus occuper jusqu'à Paris. Le la la ville de Kremelin Bicre pour rien.

C'était là au Kremelin Bicreit installé les troupes russes d'occupation. Euh il y a eu évidemment la guerre de Crimé. Mais malgré ça, en 188 1893 94 1896 et bien nos nos ancêtres comme les Russes d'ailleurs parce que chacun avait des choses à se faire pardonner au bout du compte et bien ont su tourner la page et pour la plus grande gloire et de la Russie devenue l'Union soviétique ensuite et de la France que comme je l'ai dit si les soviétiques n'avaient pas été là en 1914 et bien la France était envahi.

Si les soviétiques n'avaient pas été là dans les années 40, moi j'avais un grand-père qui m'a appris l'histoire la vraie, c'est que quand j'étais petit, il m'expliquait que si nous avions été libérés du nazisme d'Hitler, c'était pas grâce aux amerloc comme il disait, mais c'était grâce aux Russes. Et il faut savoir aussi toute l'aide que nous ont apporté les soviétiques dans les années 50 mais à la fin des années 40 lorsque la France était dans un état de très grand dénumance, ce que l'on a oublié. Voilà.

Rappelez-vous aussi, ici tout le monde le sait, les alliances même dans le la plus pur des dénumements lorsque de Gaulle qui avait vraiment très très peu de moyens a quand même tenu à faire cette brigade normandinémaine qui avec quelques ases de l'aviation qui ont quand même rendu à leur mesure évidemment un service au soviétique. Voilà tout ça pour dire quoi ? Bien, pour dire que je forme ici le vœu et je pense que la plupart des gens dans cette salle seront d'accord avec moi.

Je forme le veux que ce que nous venons de voir et bien se renouvelle et que dans quelques années et bien nous puissions avoir un président de la République française digne de ce nom, c'est-à-dire qui défendent d'abord et avant tout les intérêts du peuple français, défendent également les intérêts de la paix dans le monde et qui aurait qui aura compris que ça se passe en tendant la main, en renouant des relations avec la Russie, quelle que soit la personne qui dirigera la Russie à cette époque, [musique] mais parce que de toute façon, nous ne pouvons pas faire autre chose que de redevenir [musique] les meilleurs alliés avec le grand, l'immense peuple russe. Je vous remercie de votre attention. [applaudissements] [musique] [musique] [musique]