Faut-il exclure l’Espagne de l’Union Européenne ? / Les vacances sont-elles devenues un luxe ?
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Bonsoir les amis, bonsoir, bonsoir, bienvenue sur Sud Radio. L'été est peut-être en mode de pause, mais l'actualité ne l'est pas évidemment. Ce soir, toujours vos deux grands débats. Et puis une seule règle, vous le savez, parlons vrai sur Sud Radio. Et puis aussi les réseaux sociaux, bientôt interdits, au moins de 15 ans. Protéger les adolescents, oui, mais peut-on vraiment leur confisquer la connexion ? C'est une question. On reviendrait également sur l'expulsion de Xena Federova. Décision justifiée, on vous pose la question d'ailleurs. Parlons vrai, on l'a dit sur Sud Radio, pas de langue de bois, pas de sujet interdit. Vous avez une opinion ? Faites-la entendre.
Vous n'êtes pas d'accord ? Dites-le plus fort. L'information pose les questions, les vraies voix ouvrent le débat. Bienvenue.
Les vraies voix Sud Radio.
A 17h05, votre grand débat, question du soir. Des dizaines de milliers de migrants ont franchi la frontière, on le sait, entre le Maroc et Seta. Ils sont bloqués là-bas. D'ailleurs, une arrivée massive, des structures d'accueil débordées, un lourd bilan humain. La crise migratoire s'est transformée en crise politique européenne. Madrid accuse le Maroc d'avoir relâché ses contrôles. Plusieurs pays européens reprochent au gouvernement espagnol d'avoir laissé une porte d'entrée ouverte vers l'Europe. Georgia Meloni plaide, elle, pour une suspension de l'Espagne de l'espace Schengen. Quand une frontière espagnole cède, c'est toute l'Europe qui tremble.
Du coup, on vous pose la question, n'hésitez pas à aller commenter sur YouTube. Faut-il, selon vous, exclure l'Espagne de l'Union Européenne ? Et puis, à 18h20, votre grand débat, partir quelques jours, louer un logement, payer le transport, les repas et les activités. Pour de nombreux Français, l'addition est devenue trop lourde. Séjour plus court, destination plus proche, hébergement chez des proches, restaurants sacrifiés. Chacun cherche à réduire la facture. Alors que les congés payés étaient une conquête sociale, le départ en vacances est-il devenu un privilège réservé à ceux qui en ont les moyens ? Du coup, on vous pose la question sur YouTube, n'hésitez pas à aller commenter.
Les vacances sont-elles devenues un luxe ? Vous pouvez évidemment nous appeler au 0826 300 300, n'hésitez pas à le faire, quel que soit votre message, on est là pour vous écouter. Allez, vos vraies voix de ce soir. Le retour de Bernard Cohen Haddad, président de la CPME Paris, président du Think Tank, Étienne Marcel. Bonsoir Bernard. Avec plaisir. Nous avons le cher Sébastien Ménard, qui nous a bien manqué la semaine dernière, vous étiez bloqué. Mon cher Sébastien.
Et oui, je ne pouvais malheureusement pas. Il n'y avait pas de train, il n'y avait pas d'autoroute, et je ne prends pas l'avion. En tout cas, je ne prends pas l'avion sur des vols courts, internes, comme diraient les anciens. Donc voilà, j'ai fait abstinence radiophonique. Mais j'en ai content de vous retrouver. Mais je vous ai écouté.
Ah, c'est une bonne nouvelle.
Ça va, c'était bien ? C'était conforme au talent que je vous connais.
Ah, c'est bien gentil ça. Bon, vous êtes quand même éditorialiste et entrepreneur dans la foot-tech, Sébastien Ménard. Et puis on l'attend avec impatience, notre Florence Rouas, bloquée dans les embouteillages. Florence est avocate pénaliste, spécialiste du droit de la famille et de la protection de l'enfance. Elle ne va pas tarder à nous rejoindre. Allez, c'est parti pour la question du soir. Je le disais en quelques jours, autour de 60 000 migrants ont franchi la frontière séparant le Maroc de Ceuta, cette enclave espagnole qui est située sur le continent africain. Les centres d'accueil sont saturés, le bilan humain s'alourdit.
Ce qui était une crise migratoire, c'est en train de devenir une véritable secousse politique pour toute l'Europe. Madrid accuse Rabat d'avoir desserré son dispositif frontalier. De leur côté, plusieurs gouvernements européens reprochent à l'Espagne de ne pas avoir protégé une porte d'entrée en Europe. Et puis en Italie, Giorgia Meloni réclame carrément la suspension de l'espace Schengen. Lorsqu'une frontière espagnole craque, c'est toute l'Europe qui vacille. Alors, selon vous, l'Espagne, est-ce qu'elle doit être sanctionnée pour ses défaillances ou soutenue face à une crise qui dépasse largement ses frontières ?
On vous pose la question sur Youtube, faut-il exclure l'Espagne de l'Union Européenne ? Vous pouvez évidemment aller commenter. N'hésitez pas, appelez-nous au 0800 26 300 300. Avant d'aller justement rejoindre nos auditeurs, je vais faire un petit tour de table avec vous, mes chers vrais voix. On va commencer par vous, Bernard Kouanadan. Qu'est-ce que vous en pensez de tout cela ?
Écoutez, je n'ai pas changé, ma chère Judith, depuis hier. Je pense que l'Espagne est le pompier incendiaire. On ne peut pas néanmoins exclure un pays européen. On peut peut-être l'encourager et même lui donner des indications que l'Europe, c'est aussi la solidarité. Et que quand, effectivement, on décide d'ouvrir à 500 000 migrants ses frontières, il n'est pas étonnant qu'on crée un appel d'air de ceux qui veulent aller en Europe, parce que l'Europe reste un endroit privilégié dans le monde.
D'accord. Donc, selon vous, il faut sanctionner l'Espagne ?
Non, il ne faut pas sanctionner l'Espagne. Il faut la ramener. On ne peut pas la sanctionner, puisque les sanctions sont limitées dans l'espace européen, vis-à-vis des États membres. On peut simplement la rappeler à plus de solidarité européenne.
Bien sûr. Sébastien Ménard ?
Moi, je suis assez partagé. Évidemment, les images sont choquantes à plus d'un titre. La première chose, c'est, j'ai envie de vous dire, et je vais me faire provocateur, qu'est-ce que fout l'Espagne sur le continent africain, aux portes de l'Afrique ?
Parlez de ce tas, donc, cette enclave.
Voilà, exactement. Ça, c'est la première chose. Après, on pourrait parler de la même chose de Gibraltar pour la Grande-Bretagne, au sud de l'Espagne. Ça n'a pas de sens pour vous, quoi, déjà ? Non, mais déjà, ça, c'est un premier sujet. Le deuxième sujet, c'est que, j'ai envie de dire, dans un État, un royaume aussi organisé, aussi polissé que le royaume du Maroc, les images ne collent pas, quelque part, avec le narratif auquel Sa Majesté le roi Mohamed VI nous a habitués. C'est un pays qui est tenu, c'est un pays où les gens sont, entre guillemets, civilisés. Et là, qu'est-ce qu'on voit ?
On voit des pauvres gens se jeter à la mer, traverser des grillages, s'arracher sur des barbelés, des enfants qui se noient. Et tout ça, effectivement, ça se déroule. Donc, ça ne se déroule pas en Afrique, ça se déroule en Europe, administrativement, politiquement. Et après, on en vient, quelque part, à un espèce de grand débat d'interprétation, qui consiste à dire que vous ayez 100 000, 200 000, 300 000, 400 personnes, 400 humains, qui soient passés côté européen. Après, on est en train de faire peur à la ménagère de moins de 50 ans, de faire croire que tout ça va atterrir à Bilbao, à Biarritz ou à Paris.
Ce qui, en l'occurrence, n'est pas vrai, parce qu'il y en a déjà beaucoup qui sont repartis dans le temps.
Non, mais ce n'est pas ça, c'est que, techniquement, quand vous êtes toujours sur le continent africain, dans cette enclave espagnole, il vous faut des moyens pour pouvoir passer. Pour traverser, oui. Voilà, il vous faut soit des papiers, soit beaucoup d'argent, soit beaucoup de contacts, soit les trois à la fois. Donc, bon, j'ai envie de dire que cette espèce de crise humanitaire, cette catastrophe humanitaire qui se déroule sous nos yeux, vient nous rire, finalement, et faire parler en cet été incendiaire. Bien sûr. Florence Rouas, bonsoir.
Bonsoir. Welcome. Désolée pour le petit retard. On vous en prie, Florence. Alors, justement, qu'est-ce que vous en pensez, vous, de cette situation ? Je rappelle la question qu'on pose à nos auditeurs sur YouTube. Faut-il exclure l'Espagne de l'Union Européenne, suite à la prise de position de Georgia Meloni, qui, elle, réclame la suspension de l'Espagne, justement, de l'espace Schengen ?
Oui. Alors, d'abord, déjà, je ne suis pas sûre que ce soit possible juridiquement. C'est un peu compliqué. Je crois que, déjà, il faut bien remettre les choses au clair. C'est un peu des effets d'annonce. Maintenant, moi, ce qui m'intéresse, c'est que c'est le côté, justement, c'est un peu l'ironie du sort, quand on voit les prises de position de Pedro Sanchez, quand il parle notamment d'Israël et de la guerre qui sévit depuis le 7 octobre là-bas, et qui dénonce Israël comme étant un État génocidaire et qui est un État colonisateur, etc. Je veux dire, c'est un peu...
Enfin, si ce n'était pas douloureux pour tout le monde, finalement, de tous côtés, finalement, ça prêterait à rire, parce que cet homme qui donne des leçons, on s'aperçoit qu'en fait, sa politique est une politique de colonisation, puisque c'est quand même, c'est État, ça se passe au nord du Maroc, donc, finalement, c'est un peu la réponse du berger à la bergère, et moi, c'est cela que je retiens, au-delà, effectivement, du côté très dur sur le plan humanitaire, mais je crois que, bon, les choses vont rentrer dans l'ordre, et comme quoi, il ne faut pas donner de leçons, et surtout, voilà, je pense que... On parlait d'humilité, en fait, Florence Poise.
Beaucoup d'humilité, et puis aussi, voilà, des prises de position ignobles de l'Espagne depuis le début de la guerre, et depuis la guerre en Israël, c'est-à-dire depuis le 7 octobre, et notamment de Pedro Sanchez, qui n'est quand même pas forcément...
Enfin, prise de position auxquelles tout le monde, y compris tous les Espagnols, ne souscrivent pas du tout, mais n'empêche que, quand on l'entend parler d'État colonisateur, d'État génocidaire, etc., et qu'on voit, finalement, la politique de l'Espagne à l'égard de ces États du nord du Maroc, et y compris ces prises de position, quand on voit ces flux migratoires, et où son humanité a totalement disparu tout d'un coup, on s'apprêterait quand même un peu à rire s'il n'y avait pas un côté dramatique, justement.
Une petite réaction à ça, Bernard Cohen-Haddad ?
Moi, je pense que la crise migratoire est devant nous. C'est-à-dire que...
Ça commence à peine, quoi.
Ça commence à peine, il y a une volonté d'un certain nombre de populations de quitter l'endroit où ils sont. On le voit bien avec le Calais, ce que nous vivons à Calais. Alors, aujourd'hui, en ce moment, on n'en parle pas. Mais rappelez-vous, il y a quelques mois, ce qu'on appelle la jungle de Calais, qui est toujours extrêmement vivante, avec les mafias qui entretiennent la misère de ceux qui veulent passer de l'autre côté de la Manche. Donc, il y a un vrai enjeu migratoire. Certains nombre de populations estiment qu'elles ne sont pas heureuses chez elles et qu'elles veulent aller ailleurs.
Donc, aujourd'hui, un des endroits où il y a un certain nombre d'avantages sociaux du travail, c'est plutôt dans l'espace européen. Et donc, aujourd'hui, il faut sans aucun doute, mais c'est l'objet aussi, cher Judith Beller, de cette campagne présidentielle, de revoir le sujet Schengen et la place de la migration. Donc, ça fait partie, l'immigration, des trois sujets, après le pouvoir d'achat et, bien entendu, la sécurité des Français.
Sébastien Ménard ?
J'ai un peu de mal, parce que je suis très ami avec le Maroc, mais on vivrait dans cette partie du monde où les services de santé, pour les gens normaux, je ne parle pas pour quelques happy few qu'on peut croiser quand on va sauder la pilule à Marrakech ou ailleurs, mais la réalité, c'est que le système de santé, le système éducatif, la liberté d'expression, la liberté de se déplacer, etc. Tout ce qui nous paraît, nous, ici, quelque chose d'acquis, souvent piétiné, d'ailleurs, par des gens qui ont deux de QI, mais c'est la réalité. Parlons vrai sur ce scénario. Et aujourd'hui, oui, parlons vrai, évidemment.
Et ce que je dis, c'est que, face à ça, on peut, quelque part, philosopher, brainstormer l'immigration, pas l'immigration, mais on serait à leur place, on tenterait de faire la même chose. C'est-à-dire que, chez eux, pour la plupart de ces gens-là, c'est nos futurs. Donc, quand c'est nos futurs, à l'échelle de l'humanité, on essaye de se déplacer. Enfin, voilà, on sait tous, nos ancêtres, nos ancêtres, australopithèques et d'autres, se sont déplacés. Ils ont tous migré, c'est sûr.
Florence Croix, je vous donne la parole juste après la pause. Vous restez avec nous, ce sont les vraies voix de l'été sur Sud Radio, il est 17h15, à tout de suite.
17h20, les vraies voix Sud Radio.
Sud Radio.
Parlons. Les vraies voix Sud Radio, 17h19, Judith Belair.
La suite de votre question du soir, mais juste avant un petit rappel de vos vraies voix.
Les vraies voix Sud Radio.
Bernard Cohen Haddad, président de la CPME Paris, président du think tank Etienne Marcel. Sébastien Ménard est diteuréaliste et entrepreneur dans la foodtech. Et Florence Roualas, avocate pénaliste, spécialiste du droit de la famille et de la protection de l'enfance. Alors, la suite de votre question du soir, je vous remets un peu au goût du jour. En quelques jours, on le sait, près de 60 000 migrants ont franchi la frontière entre le Maroc et Seta, saturant les structures d'accueil. Madrid accusera Bas d'avoir relâché ses contrôles, tandis que plusieurs pays reprochent à l'Espagne de ne pas avoir protégé la frontière européenne.
Georgia Mélanie, elle réclame la suspension carrément de l'espace Schengen. L'Espagne doit-elle être sanctionnée ou soutenue ? On peut se poser la question. D'ailleurs, on vous pose la question à vous sur YouTube, n'hésitez pas à les commenter. Faut-il exclure l'Espagne de l'Union Européenne ? Alors, Florence Roualas, juste avant la petite pause, c'était votre tour de donner votre opinion sur ce que disait Sébastien Ménard. En l'occurrence, lui, il parlait du fait que l'état des services de santé et de beaucoup de choses que nous, on considère comme normaux en France, normales, finalement, ce n'est pas du tout la même chose au Maroc et c'est peut-être pour ça qu'ils veulent traverser.
Oui, mais je suis entièrement d'accord pour le coup. Je ne suis pas du tout anti-immigration. Je pense que l'immigration, elle doit être... C'est normal d'accueillir des gens qui sont dans des situations de désarroi et de difficultés dans leur pays. Après, reste à savoir comment les accueillir parce que si c'est pour les accueillir d'une façon déplorable et que, finalement, après, on vient de se plaindre du fait qu'ils ne sont pas intégrés, qu'ils ne puissent pas se développer, qu'ils ne puissent pas vivre normalement en France, ça, c'est autre chose.
Mais, en revanche, rester une terre d'accueil, proposer à des gens qui ont envie de venir sur le territoire français, de profiter aussi de nos structures, de nos avancées et être une valeur ajoutée parce que, aussi, l'immigration, c'est une valeur ajoutée. Ça peut être une valeur ajoutée quand il y a une bonne volonté de la part de la personne qui migre et quand il y a une façon d'accueillir avec des structures de façon, justement, à permettre aux grands comme aux petits de trouver leur place. Oui, moi, je trouve que c'est extrêmement positif. C'est important. On ne peut pas vivre en autarcie.
Un pays qui vivrait en autarcie, qui serait reclus sur lui-même, à tous égards, sur le plan économique, sur le plan psychologique. En fait, il y a un petit côté clanique qui n'est pas bon, de toute façon.
Bien sûr. 0826-300-300, vous le savez, Sud Radio, c'est votre radio. On file au standard et on accueille Cédric, qui nous appelle d'Otignac dans les roues. Bonsoir, Cédric.
Bonjour, Judith. Bonjour à tous vos auditeurs. Je suis en train de rougir et de bondir sur ma chaise quand j'entends notre avocate qui dit qu'en fait, grosso modo, il faut qu'on puisse attirer le monde. On n'en a pas besoin avant déjà d'accueillir la misère du monde. Il faut déjà qu'on puisse soigner la misère qu'on a chez nous. Et nous, on ne commence pas à soigner l'œil du voisin quand nous, on a notre œil que complètement aveuglé. C'est une première chose. Et la deuxième chose, ce qui est arrivé, et je suis contre les sanctions qui est arrivée à l'Espagne ou quoi que ce soit, c'est ni plus ni moins la faute de base.
En fin juin ou début juillet, il y a eu une décision de la Cour sur prême espagnole qui a décidé qu'on allait un petit peu alléger le passage de la migration. Mais les réseaux sociaux ont fait qu'il a été expressément écrits. La frontière est ouverte. On peut passer sans papier. On vous donne des conseils pratiques. Où nager ? Quelle combinaison de neoprenne vous devez prendre ? Quelle carte vous pouvez avoir sur vous ? Les horaires où vous pouvez traverser ? Même des vidéos ont même été tronquées et truquées pour que les gens puissent passer. C'est ça qui a donné le problème migratoire qu'il y a eu là. L'Espagne n'est pas responsable.
Il ne faut pas les exclure de l'espace Schengen pour vous ? Enfin, de l'Union Européenne ?
Moi, il faut la supprimer. Déjà, pour moi, personnellement, il faut carrément la supprimer. Chalane garde ses frontières. Un pays reste un pays. Sinon, dans ces cas-là, les pays n'auraient jamais dû exister. On restait tous ouverts. On passait. On faisait n'importe quoi.
Il faut supprimer l'Europe. C'est ça que vous dites, vous ? Vous dites qu'il faut supprimer l'Europe, Cédric. C'est ça ?
Il faut supprimer les accès que donne l'espace Schengen.
Il faut remettre les frontières. Attendez, il y a Sébastien Ménard qui voudrait discuter avec vous.
Non, mais moi, je suis complètement d'accord avec vous, même si ce que vous dites, cher auditeur, me fait un peu bondir. Cédric. Mais, Cédric, vous avez sur le fond, vous avez raison. C'est-à-dire qu'on a un certain nombre de nos compatriotes qui ont tellement, tellement, tellement de difficultés au quotidien, partout. D'ailleurs, d'où qu'ils viennent, quelles que soient leurs couleurs, leurs religions, etc. C'est tellement, tellement compliqué qu'on se demande comment on peut imaginer, espérer, accueillir des gens à qui il manque tout. Parce qu'en fait, il ne s'agit pas aujourd'hui d'accueillir, pardonnez-moi, mais des surdiplômés marocains ou des médecins.
Il s'agit d'accueillir des gens qui partent sans rien, qui arrivent avec...
Et puis, je tiens à dire que c'est quand même une population de jeunes hommes. Il n'y a pas une seule femme. Enfin, il y en a très peu, en tout cas.
Mais donc, ça, c'est le premier élément. Puis après, ce que vous pointez du doigt, c'est la différence de concept entre l'Europe fédérale telle qu'elle nous a été imposée, à plusieurs reprises d'ailleurs, parce que les Français l'ont pourtant repoussée, et ça a été imposé à plus de 400 millions d'Européens. Et c'est toute la nuance entre l'Europe des nations, parce qu'on peut être Européen et effectivement défendre un projet national dans son propre pays, même quand on est un centriste comme moi, et effectivement en appeler quand c'est nécessaire au rétablissement des frontières.
Parce qu'aujourd'hui, je pense qu'effectivement, vous avez raison, chaque pays a besoin de rétablir ses frontières.
Bernard Cohen-Hadad, les ministres de l'Inter des 27 Etats membres de l'Union Européenne ont été convoqués à une visioconférence ce matin pour répondre à la situation, en fait, dans l'urgence. J'ai l'impression qu'il y a toujours un problème de prévoyance aussi, dans cette manière de gérer.
Oui, et puis, ce n'est pas un système des vastes communiquants, ce serait tellement si simple, qu'on dit, allez, on ne prend plus les immigrés, on va trouver du travail pour tous ceux qui sont sur notre sol. Si c'était si simple, ça fait longtemps qu'il y en a qui l'auraient fait, malheureusement
ça ne marche pas comme ça.
Et si ça marchait comme ça, ça fait longtemps que les politiques l'auraient appliqué. En revanche, moi je ne suis pas du tout d'accord à ce que je viens d'entendre, c'est pas parce qu'on a un espace Schengen qu'il ne faut pas le revoir et le reformater. La difficulté aujourd'hui des espaces Schengen, c'est que quand vous rentrez quelque part en Europe, vous pouvez circuler partout en Europe, surtout si vous n'êtes pas un citoyen européen. C'est ça le problème. Mais moi je suis favorable à l'espace Schengen pour les citoyens européens, je pense que, y compris pour une Europe, moi je suis un Européen convaincu, y compris pour... Mais nous aussi, on n'est pas de la même Europe.
Non mais donc, on ne parle pas de la même chose. Moi je suis favorable à une Europe des capitaux, à une Europe du travail. Je trouve que ça a été une avancée phénoménale. Alors, on a le droit de ne pas être d'accord et c'est ça qui fait bien. Mais aussi, arrêtons peut-être de diaboliser ceux qui essaient de faire des choses. C'est extrêmement dur à construire la formation européenne. Et d'ailleurs, on a bien vu que ceux qui avaient pris leur indépendance se sont retrouvés dans une situation économique catastrophique avec le Brexit. et qu'aujourd'hui, certains voudraient nous rejouer ou voudraient rejouer la partition.
On voit bien que même le RN ne veut plus séparer la France de l'Europe, y compris de sortir de l'euro.
Florence Roas, il y a Georgia Mélonie, on l'a dit, qui veut exclure l'Espagne de l'espace Schengen. Il y a Laurent Nunez aussi, notre ministre de l'Intérieur, qui a annoncé l'activation de la force frontière d'intervention rapide pour les contrôles en profondeur. Qu'est-ce que ça veut dire ce charabia ? Pardonnez-moi.
Moi, je me méfie des effets d'annonce. Vous savez, c'est-à-dire qu'on est toujours dans l'action-réaction. C'est-à-dire qu'il y a un événement qui se produit, et puis on a des effets d'annonce d'un certain nombre de personnalités politiques aux responsabilités. Et moi, j'aimerais bien savoir ce qu'ils veulent dire concrètement. Vous avez raison quand vous parlez de charabia. D'abord parce que ce sont des pays européens, ils ont souscrit à une charte. Il y a des règles, il y a un droit, il y a des articles du Code qui régissent tout ça. Je ne sais pas concrètement comment ils peuvent envisager tout ça de façon concrète. Ça me paraît curieux, mais peut-être.
Et puis quel est l'intérêt, en fait ? Écoutons Laurent Nunez. Il a mis en place un barrage flottant qui permettra de contourner une décision, enfin de s'adapter plus exactement à une décision de la Cour suprême espagnole qui considérait que les personnes qui arrivaient à la nage pouvaient ne pas être refoulées immédiatement. Ce que le ministre de l'Intérieur espagnol considère qu'ils considèrent que cette décision a pu être utilisée par des réseaux de passeurs pour générer ces afflux de migrants sur l'enclave de Saouda.
Donc il y a un barrage qui vient d'être confectionné et qui permet de s'adapter à cette décision qui ne trouvera donc plus lieu à s'appliquer puisqu'il existe maintenant un barrage physique.
Sébastien Ménard. Tout ça c'est du blabla.
Non mais tout ça c'est du blabla. Et je suis désolé Bernard mais ce que vous racontiez c'est le Mercosur, les agriculteurs vous remercient parce qu'en fait cette Europe technocratique, vous parlez, vous parlez, enfin moi je suis un ancien fonctionnaire donc j'ai fait ça pendant 20 ans. J'ai été des deux côtés du parafeur, j'ai été pendant 20 ans payé par vos impôts et aujourd'hui je suis chef d'entreprise au niveau européen. Je peux vous rassurer que tout ça c'est du... Vous comptez du niveau d'opposition et de violence que vous opposez à quelqu'un d'autre ? Je vais aller au bout, je vais aller au bout. Revenez un peu sur terre. Non mais j'y suis, j'y suis, vous inquiétez pas.
J'ai l'impression que vous prenez de la hauteur mais malheureusement il faut respecter le... Allez prenons de la hauteur ensemble, allez-y terminez Sébastien rapidement. Si vous voulez, il nous reste une minute, on a un autre titre encore. Tout ça c'est du gros baratin. Moi je vis sur une ville transfrontalière, c'est simple, les barrages de police, ils en ont mis au péage. Vous prenez la départementale d'à côté, et il n'y en a pas. Vous prenez les petites routes de montagne dans les Pyrénées, il n'y en a pas. Et qu'effectivement, si vous voulez lutter contre l'immigration clandestine, contre ces mafias, contre ces passeurs, vous ne mettez pas un quart de CRS au péage d'Andaï.
Vous êtes d'accord avec notre auditeur Gérald qui nous appelle Doxar ? Bonsoir Gérald. Gérald, vous êtes là ?
Oui, oui.
Gérald, très rapidement parce qu'on n'a plus trop de temps, mais vous, vous êtes pour durcir les contrôles et aider l'Espagne. Parce que pour vous, ça va nous retomber dessus, justement.
Bien sûr. Pourquoi sanctionner l'Espagne ? Déjà, il y a un vrai problème. L'Europe, elle est très faible. Contrairement à ce que vous nous faites croire. L'Europe, elle est affaiblie. Et on est effectivement dans un système où on a le droit d'accueillir tout le monde. OK, prenons tout le monde. Sauf que j'étais d'accord complètement avec l'auditeur avant. C'est, occupons-nous déjà de notre misère et on verra après. Parce que, moi, je peux vous parler, en toute connaissance de cause, quand on parle de médecine, maintenant, il n'y a plus de médecins en France. Il y a des gens qui ne peuvent plus soigner par faute de moyens. On est en train d'accueillir des gens, pourquoi pas ?
Mais on leur donne quoi comme avenir ? On les parque ? Parce que c'est ça. Nous, on a des immigrants dans notre village. Il n'y a pas de problème. Mais on ne leur donne pas de boulot. Ils ne travaillent pas. Ils sont dans un système, si vous voulez, pas confortable pour eux. Mais on leur donne les aides, ce qui est tout à fait normal. On ne va pas les laisser mourir. Maintenant, je pense que l'Europe, il faut la revoir. Parce que l'Europe, elle est complètement obsolète. Et en ce moment, on est dans une faille, je dirais, entre le Maroc, l'Espagne. Le Maroc, il règle des comptes avec l'Espagne. Il ne faut pas oublier.
Mais le Sahara occidental, c'est le nerf de la guerre entre l'Espagne, le Maroc et l'Algérie. Donc là, on est tous sur une veine où, ok, l'humanité, moi, je suis pour. Complètement. Mais à un moment donné, il faut être intelligent
et se dire est-ce que c'est intéressant. Il faut être plus organisé et plus prévoyant. Merci beaucoup, Gérald, pour votre témoignage. Vous n'hésitez pas à nous rappeler, à rester avec nous, évidemment. Et vous aussi, d'ailleurs, vous, les auditeurs, vous nous appelez au 0826 300 300. Coup de gueule, coup de cœur, on est là pour vous. Un petit résultat, d'ailleurs, des commentaires de nos auditeurs, Quentin Saunier, sur YouTube. Oui, tout de suite.
Puisqu'on vous pose cette question, faut-il exclure l'Espagne de l'Union Européenne ? Et vous répondez oui à 65%. Et vous nous laissez aussi beaucoup de commentaires. On a Alain qui nous dit, oui, car le gouvernement espagnol ne respecte pas les autres pays de l'Europe. Et on a Anthony qui nous dit, il faut exclure l'Espagne, mais la France aussi, nous devons quitter l'Union Européenne.
Bon, après, quand on a vu ce que ça a donné le Brexit, ce n'est peut-être pas la meilleure idée du monde. Allez, il est 17h29 sur Sud Radio. Vous restez avec nous dans un instant. C'est le tour de table des Vraies Voix.
Merci d'avoir choisi Sud Radio.
Il est 17h30. Et à 17h30, qu'est-ce qui se passe ? C'est le tour de table des Vraies Voix. Bernard Coanada, on commence avec vous. Je cite, après l'expression de Jean-Luc Mélenchon, la République, c'est moi, pour Bali Bagayoko, c'est un peu le roi, c'est moi.
Oui, écoutez, il y a eu une polémique la semaine dernière avec l'élection de Stéphane Bern à la tête d'une association qui s'appelle Suivez la Flèche qui vise à reconstruire la flèche de la basilique de Saint-Denis. C'est environ 38 millions d'euros. Il manque 5 millions d'euros à trouver. Et jusqu'à présent, c'était, il faut le reconnaître, le maire de Saint-Denis qui était président de cette association. Vous savez, pour ceux qui nous écoutent, M. Bagayoko est le nouveau maire de Saint-Denis. C'est lui qui a refusé d'afficher le portrait du président de la République dans sa mairie, ce qui n'est pas très républicain ni démocratique.
Et c'est lui aussi qui a trouvé que ça ne gênait personne, qu'on siffle à Marseille. Et c'est pas trop ce que j'apprécie.
Il voulait désarmer la police municipale.
Et aussi désarmer, ce qu'il a fait d'ailleurs, la police municipale. Et puis là, M. Bagayoko avait envie d'être président de cette institution et c'est tout à son honneur puisqu'il est maire de sa ville. Le problème, c'est que quand on n'a que 10 voix sur 27, on n'a pas la majorité. Donc ce qu'il a fait, c'est qu'il ne s'est pas présenté à l'élection. Donc Stéphane Bern a été élu avec 17 voix, donc l'unanimité. Moi, j'aime beaucoup Stéphane Bern. Je crois que c'est quelqu'un de généreux, qui a de l'envie et qui est très engagé pour le patrimoine. Et puis après, M. Bagayoko a considéré que l'élection n'était pas réglementaire ni démocratique. C'est un peu dommage ce type d'attitude.
C'est de la violence inutile. C'est une façon de mépriser ceux qui étaient là. Et c'est aussi une façon de ne pas reconnaître que ce n'est pas parce qu'on est un maire qu'on peut avoir tous les pouvoirs dans sa commune, y compris lorsqu'il s'agit d'un projet d'envergure non seulement municipale, ni même régionale, patrimoniale et nationale. Je pense que c'est un beau projet. Je dis bravo à Stéphane Bern d'avoir tendu la main à ce maire et les filles en lui proposant à lui et à sa première adjointe les postes de vice-président. On n'a pas encore la réponse. J'espère qu'ils l'accepteront.
Qu'est-ce que vous en pensez, Sébastien Ménard ? Ils vont accepter ?
Je ne sais pas s'ils vont accepter, mais en tout cas, ça prouve que la France insoumise, quand elle n'a pas... Elle ne peut pas malheureusement faire du clientéisme ou compter sur un vote communautariste ou indigéniste. Allez, on va y aller. Ça ne marche pas. Et puis, si je me mets du côté de la sauvegarde du patrimoine, comme vient de l'expliquer Bernard, franchement, celui qui est le plus à même d'aller chercher les 5 millions qui manquent, c'est quand même celui qui a lancé l'auto du patrimoine. Il a été le monsieur patrimoine pendant près de deux quinquennats, les deux quinquennats du président Macron. Donc, je pense qu'il est la bonne personne au bon moment, au bon endroit.
Et peut-être aussi pour dépolitiser, parce que je trouve que la manière dont effectivement les élus LFIS, Pélanchonistes, ont politisé cette cité des rois, mérite aujourd'hui une autre approche, un autre regard. Donc, bravo à Stéphane Bernat.
C'est vrai que politiser cette cité des rois qui est en fait le tombeau des grands rois de France, Florence Roy, ça paraît absurde.
Oui, parce que, en fait, vous savez, le nouveau maire de Saint-Denis, M. Bagayoko, en fait, il a des côtés très sympathiques et très agréables et il aurait pu apporter quelque chose de nouveau. En fait, il a une image qui est plutôt séduisante d'une certaine manière. Mais le problème, voyez-vous, c'est qu'il se caricature et qu'il devient en fait un peu la caricature de lui-même et que tout est manichéen. Vous l'avez dit tout à l'heure, il refuse de chanter la Marseillaise, il refuse d'afficher le président de la République. En fait, finalement, tout ça décrédibilise et l'histoire, justement, avec Stéphane Bern est un peu dans le droit fil de tout ça.
C'est-à-dire qu'en réalité, il se décrédibilise alors qu'il aurait pu apporter, vous voyez, on aurait pu... Je pense qu'au départ, il avait envie de jouer les Obamas de Saint-Denis. C'est un peu ça. Il dansait un peu comme lui, il se déhanchait comme ça, il avait un côté un peu sympa. C'est pas le même niveau, pardon. Non, mais c'est une boutade. C'est une boutade, mais en même temps... Obama de Saint-Denis,
c'est une boutade, après rien.
C'est une boutade. Mais en même temps, c'est vrai qu'il y avait quelque chose de sympa. Il a quelque chose de sympa et d'agréable, cet homme, je trouve. Maintenant, il faut qu'il veille à ne pas se caricaturer. Et effectivement, dans cette perspective toujours de vouloir aller chercher un certain type d'électeur, ça finit par être un peu manichéen et un peu grotesque. Voilà.
Florence Rois, vous avez la parole, vous la gardez. Vous voulez nous parler de la garde à vue du chef cuisinier Jean-Himbert pour la violence conjugale qui a été prolongée aujourd'hui. Oui. Bien entendu, je ne parlerai pas
de l'affaire de Jean-Himbert. D'abord, je ne dis pas son avocate. Deuxièmement, c'est une garde à vue qui est en cours. Donc, c'est une enquête préliminaire qui est couverte par le secret. Et il a des avocats. Et je respecte particulièrement la présomption d'innocence. Donc, c'est un peu l'occasion de m'exprimer en tant qu'avocate sur la question des violences conjugales qui me tient à cœur. D'abord parce que c'est un domaine dans lequel je travaille. J'exerce beaucoup. Violence familiale, conjugale et intrafamiliale. Et parce qu'il y a encore quelques jours, le 3 août, c'était l'anniversaire malheureux, si je puis dire, de la mort de Marie Trintignant qui a été tuée par son compagnon.
Ça a été jugé. Massacré. Massacré. Bertrand Cantat. On était en 2003. Et en fait, chaque année, on se dit, heureusement, Dieu merci, on a fait beaucoup de chemin. Et on a fait beaucoup de chemin d'abord sur un plan juridique, mais en amont sur un plan finalement sociétal et la façon dont les gens regardent aujourd'hui. On a fait beaucoup de chemin,
mais je crois qu'on est autour de 63 déjà féminicides depuis le début de l'année.
C'est vrai. Mais quand on se souvient de 2003, et moi je me souviens de cette année-là, de la mort de Marie Trintignant, il avait quand même pris Bertrand Cantat, il a été condamné qu'à 8 ans de prison. Il était question à l'époque d'un couple qui... Crime passionnel. Crime passionnel, qui s'aimait, et finalement... Aujourd'hui, on est vraiment sortis de tout ça.
Après, qu'on respecte la présomption d'innocence, qu'on ne mette pas tout le monde dans le même sac, qu'on soit prudent quand il s'agit de tel ou tel cas, qu'on ne soit pas stigmatisant, c'est une chose, mais on ne peut que constater, a fortiori quand on connaît le droit et la procédure, que la question de la lutte contre les violences conjugales a extrêmement évolué. Vous avez aujourd'hui une ordonnance de protection qui met à l'abri une femme. On peut avoir tout de suite dans les 6 jours. À l'époque, il y a encore quelques... 2-3 ans, c'était... On avait 15 jours avant de pouvoir avoir une date d'audience. Aujourd'hui, en 3 jours, on a une date d'audience. Un homme peut être mis à l'écart.
La plupart du temps, ce sont les hommes. Quoique, il y a aussi des femmes, mais dans d'autres contextes. Pardon. J'essaie toujours de nuancer mon propos. Mais là, on parle des violences conjugales commises par des hommes. Il y a beaucoup de mesures, ce qu'on appelle le bracelet anti-rapprochement. Il y a des progrès à faire sur cela. Il faut savoir quand même que pour qu'une femme ait un bracelet anti-rapprochement, encore faut-il que l'homme qui l'a frappée soit d'accord, ce qui est quand même une aberration. Il y a ce qu'on appelle... Et puis en plus, tous les juges aux affaires familiales vont vous dire que c'est difficile à mettre en place parce que ça bip d'une façon un peu bizarre.
Bon, il y a des progrès. Il y a ce qu'on appelle le téléphone grave danger qui permet effectivement d'appeler en urgence, d'être muni d'un téléphone qui finalement permet d'appeler en urgence les services de police et donc de se faire secourir. Il y a des lieux d'hébergement, etc. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on a fait énormément de progrès depuis les 23 ans de l'affaire malheureuse de Marie Trintignant. Et donc, c'était important d'en parler à l'occasion de la garde à vue. Et encore une fois, je répète, je suis très... Enfin, pour moi, la présomption d'innocence est quelque chose d'important. Donc, je ne parle pas de l'affaire de M. Imbert. Mais c'était l'occasion...
De ce que ça provoque dans la société aussi. Voilà. Et aussi, tous les féminicides, alors c'est une expression, moi j'appelle ça les crimes sur conjoints, c'est devenu une terminologie, c'est-à-dire ce qu'on appelle le crime sur conjoint. On en a eu, il y a eu de gros faits divers ces dernières années. L'affaire Daval, dernièrement, bon, Jubilard, puisqu'il a quand même avoué. Et donc, il y a une prise de conscience. Et moi, je le vois chez mes clients, et encore pas, il y a très peu de jours, finalement, les femmes font attention.
Parce que vous savez, quelquefois, on peut avoir, et ça, je pense que vos auditeurs, il faut qu'ils l'entendent, il peut y avoir que de ce qu'on appelle des violences psychologiques, c'est-à-dire une façon de parler à une femme, de la rabaisser, d'être désagréable, etc. Et en fait, tous les magistrats qui ont présidé des chambres de cour d'assises et qui ont eu à juger des féminicides vous disent que, parfois, le crime, c'est véritablement le premier passage à l'acte très grave. Et que, de façon, enfin, ce qui a précédé, ce sont des violences psychologiques, mais que précédemment, il n'y a pas eu de violences physiques, il n'y a rien eu, et que c'est une première fois.
Donc, c'est vrai qu'il faut, un, rester vigilant, très vigilante, que les femmes soient vigilantes. Et puis les hommes aussi. Et les hommes aussi, bien entendu. et aussi faire attention aux enfants. Parce qu'aujourd'hui, la loi prévoit aussi que les enfants ne sont pas juste des témoins, mais sont des victimes collatérales. Et donc, c'est pour ça qu'il y a quand même tout un arsenal de mesures qui sont prises pour les protéger. Il faut le dire aussi, parce que souvent, on pense que l'enfant n'est pas protégé. Si, l'enfant est protégé. Il y a eu beaucoup, beaucoup de progrès.
Voilà. Bon, un petit tour de table pour dire que ça va mieux, mais qu'il y a encore des progrès à faire, finalement, Bernard Cuanadel.
Je ne sais pas si ça va mieux, puisqu'il y a une multiplication de médiatisation de ce type d'affaires, ce qui prouve que ça ne va pas si bien que ça, Judith. Moi, ce que je trouve...
Justement, puisqu'on le sait maintenant. Moi, je sais, mais d'un autre côté,
ça prouve qu'il y a aussi beaucoup de violences conjugales, intraconjugales, qui jusqu'à présent... ...étaient cachées. ...étaient cachées. Et que ce qui est positif, c'est que ça touche, maintenant, y compris, des personnalités médiatiques, des parlementaires. On a vu des parlementaires de différents bords de l'échiquier politique qui étaient à l'origine de violences conjugales. Moi, je le trouve extrêmement positif. Alors, moi, je ne suis pas un spécialiste comme Florence Roas, mais ça va dans le bon sens que les femmes affirment leur liberté, affirment leur indépendance et n'acceptent pas d'être traitées comme cela.
Parce que comment on bascule dans une relation qui est à l'origine une relation d'amour, à une relation de violence et de haine qui va à la volonté de détruire l'autre ? Parce que c'est ça, la réalité. Donc, je crois que le fait que la presse en parle, le fait que l'arsenal juridique s'est renforcé, le fait qu'il y ait des cellules aussi d'accompagnement d'un certain nombre de commissariats, fait qu'on va dans le bon sens. Et bravo aux femmes d'ouvrir ce cadenas, d'ouvrir ce corset parce qu'on ne peut pas accepter aujourd'hui d'être traitées comme cela, surtout lorsqu'on est dépendant financièrement. Bien sûr. Sébastien Ménard.
Moi, je suis assez fier des différentes plaignantes, de celles qui ont fait le choix de l'ouvrir, de parler vrai. Il faut beaucoup de courage. Oui, j'ai l'une de mes premiers amours qui est plaignante dans cette affaire, qui a été en couple avec M. Imbert. Et je ne peux pas douter de sa parole, de sa probité, de son intégrité. Et donc, voilà, je la trouve très courageuse parce qu'elle s'est exposée médiatiquement. Je ne dirais pas qui sait. Mais voilà. Donc, bravo mesdames de prendre la parole. Et puis, c'est aussi quelque part, comme vous le disiez tout à l'heure, Florence, c'est aussi un enseignement pour tous les messieurs.
Parce que des fois, effectivement, on ne se comporte pas bien, on ne parle pas bien. Et des fois, effectivement, ça peut commencer comme ça, même si, effectivement, on a, pour la plupart d'entre nous, et c'est fort heureux, rien à voir avec les comportements injurieux, crapuleux, dangereux de celles et ceux dont on a parlé aujourd'hui.
C'est fort heureux, comme vous le dites. Vous, Sébastien Ménard, on va changer de sujet avec vous. Vous voulez nous parler du pouvoir de l'eau ?
Ben oui. Moi, j'essaye toujours d'amener un peu de douceur dans cette actualité chargée, comme je le disais, incendiaire. Depuis plusieurs jours, la France retient son souffle, son souffle devant les incendies qui ont ravagé et brûlé nos forêts. Et chaque fois, les mêmes images, on a vu des hommes, des femmes qui luttent avec une arme finalement très simple. Leur arme, c'est l'eau. L'eau qui éteint des flammes, que vous soyez professionnels ou amateurs, agriculteurs, badauds, simples citoyens, l'eau. L'eau qui éteint les flammes, l'eau qui a sauvé des maisons, l'eau qui a protégé des vies. Et je me suis dit qu'au fond, notre corps n'était pas si différent de nos forêts.
Quand il manque d'eau, notre corps, il devient plus fragile. Aujourd'hui, j'aimerais vous parler du médicament le moins cher du monde, l'eau. On parle souvent de médicaments, de compléments alimentaires, de super aliments, c'est mon job. Mais on oublie parfois le premier d'entre eux, notre corps est composé à plus de 60% d'eau. Quand nous manquons d'eau, ce n'est pas seulement notre bouche qui sèche, c'est notre organisme qui ralentit. Une légère déshydratation, et je dis ça pour tous nos auditeurs, peut diminuer la concentration, la mémoire, les performances physiques, augmenter la fatigue et même influencer notre humeur.
J'ai peut-être, vous avez raison Bernard, pas bu assez bon avant de venir sur ce plateau. Trop ! Non, pas assez, pas assez ! Et pourtant, beaucoup d'entre nous attendent d'avoir soif pour boire. Or, la soif est déjà un signal d'alerte. Alors, quelques repères très simples. Pour un enfant, c'est 5 à 7 verres d'eau par jour. Pour un adulte, 8 à 10 verres d'eau.
C'est un lit d'eau ou deux quoi.
Oui, mais je parle d'en verre, c'est plus simple. D'accord. Voilà, parce qu'on n'a pas tous comme vous, une bouteille moderne, isotherme. J'ai une tasse sur le radio. Là, c'est un plateau, oui, voilà. Et une personne âgée, c'est au moins 8 verres, même sensation de soif. Donc, nos aînés, nos personnes âgées, pour les protéger, il faut leur proposer, voire imposer, 8 verres d'eau par jour. Et lorsqu'il fait très chaud, ses besoins augmentent. Alors, combien de verres d'eau avez-vous bu aujourd'hui, ma chère Florence ? Très peu. Je reconnais que je ne bois pas assez, moi. Il faut se forcer, Florence. Oui, c'est vrai. Vraiment, hein ? Ah oui, vraiment. Moi, j'attends d'avoir soif.
Pour tout pour la peau, les organes, pour tout. Vous avez raison. J'attends d'avoir soif pour boire. C'est vrai que je n'y pense pas forcément. De toute façon, je n'ai pas son réflexe.
Moi, je vous le dis, chers auditeurs, parce que je ne raconte pas ma vie,
et là, j'ai fait un peu de running. Il faisait chaud, donc j'ai bu beaucoup.
Ben voilà.
Buvez, hydratez-vous. Alors, si vous avez remarqué que certains jours, vous vous sentez fatigué, irritable ou en manque d'énergie, vous penserez à moi, à Judith, et vous direz que vous avez simplement oublié de boire. Parce que parfois, avant de chercher un café, une vitamine, un médicament ou un super aliment, il faudrait peut-être commencer par remplir son verre. Si nous arrosons nos jardins lorsqu'ils ont soif, nous mobilisons des moyens immenses pour sauver nos forêts, n'oublions pas d'arroser aussi notre organisme. L'eau éteint les flammes des forêts, mais elle entretient aussi la flamme de notre vie.
Merci. C'était joli. Merci Sébastien Ménard. Et puis vous qui écoutez, vous écoutez Sébastien aussi. Il faut aller boire. Allez-y. Buvez un verre d'eau. Et puis restez avec nous parce que dans un instant, on vous demande ce que vous feriez vous. Tiens, si vous étiez ministre, quel ministre à votre avis ? Il est 17h45. Restez avec nous. A tout de suite.
17h20, les vraies voix sud radio. Si j'étais ministre. Qu'est-ce que je vais devenir ? Je suis ministre, je ne sais rien faire.
Jean-Pierre, bonjour, bonsoir.
Bonsoir,
vous nous appelez de Marseille, vous ?
Tout à fait.
À la Ciotat ?
Marseille. Marseille ?
On m'a mal renseigné.
Non, en fait, la Ciotat, c'est une commune proche de Marseille. D'accord. On aime bien Marseille.
On aime bien Marseille. Alors Jean-Pierre, vous, si vous étiez ministre de l'Europe, vous avez trois propositions à nous faire. On vous écoute.
Ah oui, la première proposition, je rétablis la préférence européenne et je mets des taxes sur tous les produits extérieurs à l'Europe en implantation à 20 ou 30%, quelque chose comme ça. Un peu comme Trump, quoi ? Ça obligera surtout à réindustrialiser ici et à faire en sorte, je dirais, qu'on arrête de produire à notre bout du monde des produits qu'on peut faire ici sans compter, puisqu'il faut être un petit peu à la mode, le coût écologique du transport. Ensuite, j'obligerais à avoir un maximum de prélèvements sociaux à 30 ou 33% à peu près. Ça obligerait la France à faire 20% d'économie sur les feuilles de paie à peu près en termes de prélèvements.
Et ce serait formidable parce que ça obligerait une réforme de l'État. Ah, ça coûterait moins cher
aux entreprises. Oui,
et puis la réforme de l'État serait donc totalement obligatoire. Et comme l'Europe telle qu'elle ne me plaît pas du tout, j'obligerais, enfin je permettrais exactement une méthode méthode des États pour décider de leur politique sécuritaire migratoire. Et par exemple, en ce moment, quand il y a des événements comme ceux qui se passent en Espagne, eh bien la France aurait, et chaque État, toute l'attitude pour interdire l'entrée de citoyens de certains pays ou d'interdire d'autres pays. Il n'y aurait pas de CETA, quoi ? Ah, il n'y aurait pas de CETA, ni à CETA, ni à la CETA.
Vous êtes parfait Jean-Pierre, changez rien. Bernard Cohenada, d'une réaction.
Oui, c'est un peu difficile, je le dis, parce qu'un ministre de l'Europe, il n'y a pas beaucoup de pouvoir. Donc en Europe, les ministres, ils n'ont pas vraiment beaucoup de pouvoir.
Non, mais si les ministres de l'Europe, ils peuvent décider pour toute l'Europe.
Et si on était dans un État fédéral avec, comment dirais-je, un certain nombre de mesures qui s'impliquent et qui s'appliquent de haut en bas, je pense que je veillerais à harmoniser le taux d'imposition sur les sociétés parce qu'il n'est pas le même partout en Europe. Ça, c'est le premier point. Rapidement, j'imposerai un euro numérique pour avoir une vraie monnaie forte puisqu'aujourd'hui, on a un euro matériel mais pas numérique. Et puis, comme je l'ai dit tout à l'heure, je favoriserai l'Europe des capitaux pour que nos investisseurs soient beaucoup plus forts dans l'investissement de grands champions européens.
Sébastien Ménard, notre auditeur qui nous dit qu'il voudrait rétablir la préférence européenne et taxer de 20 à 30% tous les produits en propres ordonnance de pays tiers, ça a des élans un peu trumpistes. Non, mais il a raison. Vous êtes d'accord, vous ? Mais a priori,
on n'en a pas pris la direction. Non. Tout à l'heure, j'ai parlé du Mercosur mais en fait, le Mercosur, ça profite à quelques pays, à quelques oligarchies européennes. La première desquelles, c'est notamment l'Allemagne mais ça en dessert évidemment d'autres. Donc, j'ai envie de dire, c'est compliqué, déjà, c'est très compliqué de mettre tout le monde d'accord dans un même pays. Donc, imaginez mettre tout le monde d'accord dans 25, 26, 27, 28 et peut-être demain 30 pays. Ce n'est pas possible en fait. Et c'est ça qui est effectivement très difficile.
Florence Rouas, il y a aussi la proposition de Jean-Pierre de contraindre un maximum de 33% le montant total des prélèvements sociaux partout. Ce serait génial mais c'est irréalisable.
25, ça serait mieux.
25, c'est faisable ?
Si on apprend, pardonnez-moi Florence, si on apprend à compter et à faire des économies, oui. Non mais c'est vrai que de toute façon, on est tellement écrasé de charges que ce n'est pas moi qui vais vous dire le contraire. C'est vrai, on peut tous témoigner autour de cette table. Mais moi, quand je pense à l'Europe, je pense à nos agriculteurs, moi je les défendrais. Si t'es ministre de l'Europe, c'est nos agriculteurs en premier lieu que je défendrais. Voilà, ça serait vraiment mon fer de lance.
C'est vrai qu'ils ont été des héros, on peut le dire comme ça. Jean-Pierre, vous restez avec nous là ?
Vous êtes là ? Je voulais juste vous dire quelque chose. Allez-y vite fait. Si je vous souviens, je dis que l'Europe a été trumpiste pendant 30 ans où il y avait la préférence européenne.
Oui, c'était juste pour le joke, c'était pour la blague. On ne l'a pas trop vu ni senti. Je préfère s'assurer quand même. Bon, vous avez envie de jouer aussi au lieu d'être sérieux comme ça là Jean-Pierre ?
Je suis trop joueur moi.
Allez, le jeu de l'été,
c'est parti.
Jean-Pierre,
vous connaissez le principe.
Vous choisissez une de nos vraies voix pour faire équipe avec elle contre l'autre équipe qui sera donc les deux autres vraies voix. C'est un blind test. Il va falloir trouver l'interprète de la musique que vous entendez. Vous choisissez qui Jean-Pierre ?
Je n'ai aucune mémoire des noms et des prénoms. Vous avez Florence, Sébastien, Bernard. Je prends monsieur qui a dit que Jean-Pierre avait raison. Ça me plaît ça.
C'est donc Sébastien Ménard. Allez, c'est parti. Votre thème du jour, c'est les grands classiques de la chanson. Son numéro 1.
Je vous parle d'un temps que les mots ne sont pas
dans l'arco et nadad. Ça,
c'est mon rayon.
J'avais envie de vous faire plaisir. Merci pour l'adad.
Je prends de la BHA, moi, je ne prends pas d'autres cachets. Moi, je n'étais pas né, désolé.
Moi non plus.
C'est ça, le privilège de l'âge.
C'est ça. C'est intemporel. Jean-Pierre, vous n'hésitez pas à crier dans votre téléphone. Allez,
son numéro 2. Je vais crier.
Allez, crier. Je me réveille. Jean-Pierre, vous êtes dans la même équipe, tout va bien.
Ouais.
Imagine, effectivement, il chante notre auditeur, vous êtes parfait. Allez, numéro 3. C'est moi, réalisateur. Je ne sais pas. C'est Bernard ? Non, c'est moi. Sébastien ? Oui. OK. Bon, ce n'est pas moi qui décide, les amis. C'est Igels. C'est Igels. Bravo. Igels. J'ai le temps de...
Vous m'éclatez.
Allez, c'est parti. Numéro 5. À m'asseoir sur un banc. Renaud ! Non, on l'a perdu. Non, non, j'étais entré. Non, mais vous allez être vite là. Florence, tenez-vous prête. Allez-y. Au moins, un petit point pour nous.
Je sais, mais en fait, il va tellement vite. Bernard, il est en train de faire des mots fléchés.
Non,
ce n'est pas ma génération. À sa chambre.
C'était les mots croisés,
moi.
Numéro 6. Ah ben, c'est Igels. Non, non,
c'est moi, c'est moi. C'est vrai, c'est moi. Police, police, police, police, police. Je vais dire pas mon, c'est moi. C'est bon, Jean-Pierre, on a gagné. C'est vous, cette fois-ci. C'est bon, Jean-Pierre, on a gagné. Mais oui.
Bon, on continue quand même parce qu'on se fait plaisir. Allez, numéro 7.
Oui, bien sûr.
Vous avez largement gagné, mais on continue quand même parce que j'adore. Vous y bien.
On s'allait aller
aux discothèques. C'est une belle chanson. Jean-Pierre, je sais que vous l'aviez dit aussi, quand même, l'honneur est sauf. C'est la banaise quand même. Allez, la dernière pour le kiff, à fond. C'est The Queen, Jean-Pierre Latina.
Merci Jean-Pierre. Jean-Pierre, Jean-Pierre, Jean-Pierre. Un, deux, trois.
Ah ouais, il est trop bien. Don't I get to do another one by the dust. Ouais, ils sont trop bien, nos auditeurs, on les adore. Jean-Pierre, vous êtes au top, vous changez rien. Vous avez fait 7 points, Sébastien et Jean-Pierre. Bravo. Et nos adversaires, 7 à 3. L'honneur est sauf quand même, j'ai envie de dire. C'est vrai. Allez, si vous avez un avis, merci beaucoup Jean-Pierre. Revenez pour monter à l'antenne, quand vous voulez. Quand vous voulez. Vous êtes bienvenus. Allez, si vous avez un avis, vous voulez réagir, coup de gueule, coup de cœur, whatever, vous avez une bonne raison de nous appeler, 0826 300 300. Il y a aussi le 728 par SMS avec VV pour Vraie Voix.
Et puis, il y a aussi la chaîne YouTube où vous pouvez aller commenter. Et puis, par mail aussi, je participe à sudradio.fr si vous avez envie de jouer avec nous. Allez, restez dans un instant. Eh bien, ça continue. Les Vraies Voix de l'été.
17h20, Les Vraies Voix Sud Radio. Sud Radio. Cet été, partez en vacances avec Sud Radio. Les Vraies Voix Sud Radio. 17h19, Judith Belair.
Merci de votre fidélité à Sud Radio, Vraies Voix de l'été, puisque Les Vraies Voix de l'été, vous le savez, elle continue. Place à la suite de votre émission. Un petit rappel de Vraies Voix du jour.
Les Vraies Voix Sud Radio.
Nous sommes avec Bernard Cohen Haddad, qui est président de la CPME Paris, président du think tank Etienne Marcel. Et puis, Sébastien Ménard, éditorialiste et entrepreneur dans la foodtech.
Et champion du blind test.
Et champion du blind test. Ça, c'est vrai. Vous avez éclaté le blind test. C'est ça que vous aviez envie de dire, Sébastien Ménard. C'est ça, exactement. Et puis, Florence Rouas, avocate pénaliste, spécialiste du droit de la famille et de la protection de l'enfance. Ça va vous en être sorti quand même. L'honneur est sauf, Florence. Sans le blind test. Allez, c'est parti pour le grand débat.
Les Vraies Voix Sud Radio.
Partir quelques jours, louer un logement, payer le transport, les repas, les activités. Pour de nombreux Français, l'addition est devenue trop lourde. Cet été, 27% des Français ne devraient pas partir. Une proportion qui a atteint 38% chez les ouvriers. Le budget moyen prévu recule à 1530 euros, soit 150 euros de moins qu'en 2025. Donc quoi ? Séjour plus court, destination plus proche, hébergement chez des proches, restaurant sacrifié, chacun cherche à réduire sa facture. Alors que les congés payés étaient une conquête sociale, le départ en vacances est-il devenu un privilège réservé à ceux qui en ont les moyens ? Du coup, on vous pose la question sur YouTube.
Vous n'hésitez pas à aller commenter. Les vacances sont-elles devenues un luxe ? Vous n'hésitez pas non plus à nous appeler au 0800 26 300 300. Bernard Cohen à date, quand on y pense à ces congés payés durement acquis et à ce combat que ça a été dans les années 30, c'est 36 ou quoi ? 36, c'est Léon Blum. Voilà, exactement. Et qu'on voit qu'effectivement, aujourd'hui, il y a quand même une majorité de Français qui ne peut plus partir en vacances, en tout cas pas ailleurs qu'en France et avec un budget réduit. On est à même de se demander si ce n'est pas réservé à certains privilégiés aujourd'hui.
Alors les congés payés à l'origine, c'était s'arrêter de travailler, ce n'était pas partir en vacances. C'est ça aussi, c'est important parce qu'on faisait les 3-8 et le travail était un esclavage et un asservissement. Donc fort heureusement, depuis un certain nombre de lois et d'actions sociétales, on n'est plus dans cette situation-là. J'allais dire Dieu merci, mais comme je suis un laïc, je ne veux pas dire Dieu merci. Mais ceci étant, c'est vrai qu'aujourd'hui, le problème, c'est le panier repas, le pouvoir d'achat. C'est la première préoccupation des Français. Et on a aussi ce souci de capacité d'économiser et puis ce deuxième problème qui est la dé-smicardisation de la France.
On en reste encore, ma chère Judith Bélair, avec des salaires qui restent trop bas. Moi, je suis un entrepreneur, donc je ne vais peut-être pas plaire à tout le monde.
Parce que les patrons sont trop taxés, quoi ?
Parce qu'il y a trop de charges et pas assez de charges. Il y a peu de charges sur les bas salaires et trop de charges sur la gamme supérieure, notamment les plus de trois fois le SMIC. On a un vrai enjeu aujourd'hui de dé-smicardisation de la France, mais ce n'est pas normal que le 20 du mois, un certain nombre de nos collaborateurs, voire un certain nombre de nos entrepreneurs, on évoquait tout à l'heure les commerçants, les artisans, les indépendants, le 20 à 25 du mois aujourd'hui, il n'y a plus d'argent, il n'y a plus de... Si on n'a pas d'autorisation de découvert ou de trésorerie, on ne peut pas s'en sortir. C'est une réalité.
Et donc, on ne peut que regretter qu'on a plus de temps libre et beaucoup moins d'argent pour en profiter, y compris pour aller au théâtre, y compris pour aller au cinéma. Tout ça reste aujourd'hui peut-être le fait d'une certaine élite et on peut... Moi, je le déplore.
Sébastien Ménard, il y a 40% des personnes qui vivent dans un ménage gagnant moins de 1500 euros par mois qui ne partent pas du tout contre seulement 10% pour les ménages à plus de 3800 euros par mois. Donc, en fait, les chiffres parlent d'eux-mêmes, j'ai envie de dire.
Oui, mais enfin, il n'y a pas... À un moment donné, il n'y a... Enfin, c'est l'entrepreneur qui vous parle. L'économie, c'est une science presque exacte. Voilà. C'est-à-dire que il y a une somme d'argent...
On ne dirait pas pourtant comme ça. Je ne dis pas ça.
Si, si, si. Vous avez une somme. Voilà. Vous avez une somme globale. et quand vous consacrez 100 euros à votre salarié, quand il touche dans sa poche en vrai, une fois qu'il a tout payé, enfin, qu'on a payé les charges patronales, les charges salariales, les différentes taxes, directes, indirectes, la TVA, etc., il lui reste 25 balles dans la poche. Le reste, les 75 balles, il part dans les poches de l'État. Voilà. Alors, je ne dis pas que c'est mal. Je dis que c'est nos écoles, c'est nos routes, c'est nos politiques intérieures, extérieures. C'est notre dette aussi. C'est évidemment la dette.
Mais la réalité, est-ce que finalement, pour faire fonctionner notre pays, on ne pourrait pas faire des économies et donc faire peser moins lourdement le poids de ce fonctionnement collectif sur les épaules des Françaises et des Français ? La réponse est oui. Il faut juste en avoir la volonté politique. Il faut être capable, effectivement, de mettre l'administration française à la diète. Il faut être capable de faire des choix politiques drastiques, extrêmement courageux et vous verrez que les Français gagneront du pouvoir d'achat.
Soit les patrons comme moi, on pourra augmenter les salaires, voilà, très clairement, on peut augmenter les salaires, mais encore faut-il, il ne faut pas être essoré. On est essoré de partout. On est essoré sur la fiche de paye, on est essoré dans le fonctionnement de nos boîtes, on est essoré à la fin de l'année, on est essoré quand on se fait contrôler fiscalement, on est essoré en permanence, en permanence. Évidemment que ça ne peut pas fonctionner. Donc, et au bout de la chaîne, il y a quoi ?
Il y a effectivement plein de petites gens qui ne sont pas des grands patrons, qui ne sont pas de grands capitalistes, etc., et qui ont pu, et désolé d'être grossier et vulgaire, mais qui ont pu un flèche, qui ont pu une thune pour partir en vacances. C'est ça la réalité.
Mais c'est vraiment une histoire de revenus, Florence Roy, comme le dit Sébastien, finalement, puisqu'il y a quand même 4 Français sur 10 qui ne se partent pas en vacances, parfois même sur plusieurs années. Le facteur déterminant, c'est le revenu.
Oui, mais bon, après, moi je ne suis pas une économiste, donc je ne sais pas, moi je vais vous parler comme une citoyenne. Est-ce que vous êtes essoré, vous déjà ? Moi je suis écrasé de charge. Nous, les avocats, nous sommes écrasés de charge. Mais quand on est entrepreneur, on paye les charges. Nous, nous sommes écrasés de charge. Les avocats en particulier ? Ah oui, c'est une réalité. En plus, on doit travailler quasiment toute notre vie parce qu'on a des retraites minables. Non mais, donc moi je pense que l'enjeu du prochain président de la République, voilà, on va rentrer en campagne là en septembre. Je crois que là, il faut vraiment qu'il propose quelque chose de nouveau.
Il y a bien quelque chose à faire pour permettre aux gens d'être beaucoup moins écrasés de charge. Parce que la fiscalité française, c'est quand même une des fiscalités les plus importantes. On parlait de l'Europe, mais même du monde. Donc il y a bien des raisons. On est champion du monde. Il y a bien des raisons. Alors on va nous dire oui, l'école, l'hôpital, ceci, ok, ok. Mais enfin, d'abord, il y a beaucoup de services publics qui sont extrêmement détériorés. Donc on est obligé finalement de recourir à des services privés. La retraite, si on ne cotise pas en supplémentaire pour sa retraite, si on ne prépare pas sa retraite, eh bien on va crever la faim.
Non mais vous voyez, c'est un peu ça. Donc en réalité, moi je crois que le véritable enjeu, moi si j'avais les prochains candidats aux présidentielles, moi c'est la première question que je pose, voilà, comment allez-vous faire pour nous alléger de ces charges qui nous écrasent et qui font qu'en fait, finalement, on a l'impression qu'on travaille pour payer. Voilà, on travaille pour payer, pour survivre. Et ça, c'est une vraie question. Je pense que c'est vraiment le dénominateur commun de tous les Français, quelles que soient les tranches d'imposition. Moi je m'en fous de savoir si c'est un grand patron, un petit patron, un ouvrier, ce n'est pas le sujet.
Il faut arrêter de mettre les gens les uns contre les autres. D'ailleurs, on a besoin des grands patrons. Voilà, et on est une chaîne, vous voyez, il y a une espèce de maillage social qui est essentiel et fondamental. En revanche, c'est vrai qu'il faut qu'on nous explique comment on va faire pour justement nous alléger tout ça pour que ce soit plus vivable.
On vous entend bien, chère Florence Rouas, et d'ailleurs vous aussi, vous nous écoutez, il est 18h01 sur Sud Radio. Dans un instant, c'est la suite de ce grand débat justement autour de ces vacances qui a priori sont devenues un luxe pour pas mal de Français. D'ailleurs, on accueillera des auditeurs, donc vous n'hésitez pas à réagir à nous appeler au 0800 26 300 300. On vous attend et puis commentez sur YouTube. Allez, à tout de suite.
17h20, les vraies voix Sud Radio. Sud Radio. Cédure PDP, PA engagée, PEPOL certifiée, présente. Les vraies voix Sud Radio, 17h19, Judith Belair.
Et un petit rappel de nos vraies voix du jour sur Sud Radio. Vous êtes avec Bernard Cohen Haddad qui est président de la CPME Paris et président du think tank Etienne Marcel, Sébastien Ménard, éditorialiste, entrepreneur dans la foodtech et Florence Rouas, avocate pénaliste, spécialiste du droit de la famille et de la protection de l'enfance. Le grand débat continue.
Les vraies voix Sud Radio.
Transport, carburant, billets de train, hébergement, restauration, loisirs. Pour partir, les Français doivent désormais surveiller chaque dépense. Cet été, 27% d'entre eux ne devraient pas prendre de vacances. Cette proportion atteint 38% chez les ouvriers. Au moins qu'en 2025, les séjours raccourcissent, les destinations se rapprochent. Les vacances restent pourtant essentielles, on le sait. 90 ans après l'instauration des congés payés, ce droit est-il encore accessible à tous ? C'est une vraie question. D'ailleurs, on vous pose une question sur YouTube. Vous allez y répondre. Les vacances sont-elles devenues un luxe ?
0826 300 300, on part au standard et on reçoit notre auditeur Loïc qui nous appelle de Toulouse. Bonjour Loïc. Bonjour. Alors Loïc, comment ça va déjà ? Vous êtes parti en vacances
ou bien de vacances ?
Ah, voilà. Alors vous avez réussi à partir en vacances, mais qu'est-ce que vous en pensez du coup ? Est-ce que c'est un luxe que vous vous êtes permis ?
Alors, je ne vais pas rentrer dans le terme de luxe parce que ça sous-entend quelque chose d'inatteignable, mais il est clair aujourd'hui que réfléchir au congé, réfléchir aux vacances, notamment avec ses enfants, c'est quelque chose que pour ma part, un, j'anticipe de plus en plus et deux, il faut être très très clair aussi, tout a augmenté, sauf nos salaires. Donc, il y a un moment où on va peut-être moins loin ou on va peut-être dans des secteurs qui sont moins prisés et où on est un peu plus au calme, etc., etc.
Alors, je crois qu'on a aussi Loïc, pardon, Lionel, qui nous appelle de Grasse. Lionel, vous êtes là ?
Oui, bonjour.
Vous, Lionel, vous n'êtes pas trop d'accord avec Loïc, a priori ?
Non. Allez-y, on vous écoute. Ce n'est pas la question. C'est d'ailleurs, les vraies voix, vous avez complètement chanté le sujet. Vous êtes parti sur vos taxations. Alors, moi qui suis taxé aussi à 70% comme vous,
je comprends.
Oui, non, mais c'est un cul du cœur.
Exactement, je le comprends tout à fait. Oui, mais 70% d'impôt perso pro, ça va. 70% ? Oui, 70%, perso trop, 70%, mais ça correspond finalement aux taxes qu'on se prend dans la tête partout. Mais ce n'est pas trop le sujet. Moi, j'ai changé, en fait, si vous voulez, j'ai largement augmenté mon niveau de vie en passant déjà patron, déjà pour commencer, en montant ma propre boîte et du coup, en pouvant travailler 80 heures. Parce que ce qui nous tue, en fait, finalement, ce n'est pas tant, c'est qu'on n'arrive pas à produire. La gauche, elle a voulu les 35 heures. C'est très mignon, les 35 heures, je trouve ça extrêmement mignon.
Il n'empêche que 35 heures de travail, c'est sûr que vous ne produisez pas beaucoup. Alors, on se gargarisait d'être un pays avec une productivité énorme, maximale, mais ce n'est pas une réalité non plus stricte. Moi, je suis désolé, mais les pays autour de nous produisent aussi et ils travaillent plus. Moi, je propose, en fait, juste, alors d'ailleurs, une de vos vraies voix à demander qui, dans les personnes qui se présentent à la présidentielle, a un discours qui tienne un peu la route et qui nous permettrait, Florence, pour nous faire faire des économies, il y en a un, figurez-vous.
Et il y en a un qui a un discours qui tient à peu près la route et qui a réussi, en tous les cas, au niveau local, c'est l'ISNAR. L'ISNAR, quand vous écoutez bien, déjà, c'est des réductions drastiques de l'État et de toutes ces sfats qui nous coûtent une blinde. Et je pense que si on réduisait un peu le train de vie de l'État, parce que moi, la dernière fois, je suis allé à l'hôpital, vous voyez, j'ai dû faire une heure de voiture. Alors, je suis sur la Côte d'Azur, on était en pleine période estivale, il y a 5 millions de personnes aujourd'hui sur la Côte d'Azur avec les touristes, il y avait un ophtalmo de garde pour tout le bassin.
Donc, on voit bien qu'on a un problème, c'est-à-dire qu'on ne peut plus nous vendre que, en fait, finalement, nos impôts servent à financer le système et qu'il est magnifique. Le système, il n'est pas magnifique du tout, le système, il est à bout de souffle, malgré des taxes complètement démentes.
On vous entend, Lionel. On vous entend.
Si les gens veulent gagner plus, il y a un truc à faire, c'est bosser plus.
Alors, Sébastien Ménard,
vous avez une petite réponse. Je vais répondre à Lionel. Je ne suis pas d'accord du tout sur le fait que l'État est dispendieux, mal géré, que nos services publics sont dans un état de déliquescence. Ce n'est pas vrai partout, ce n'est pas vrai pour tout, mais c'est relativement vrai. Non, le sujet n'est pas de dire que celui qui tient le marteau-piqueur, qui, pendant 35 à 39 heures par semaine, que celui qui nettoie vos assiettes dans des arrières-salles de restaurants non climatisés à 40 degrés, etc., doit travailler 45 heures par semaine, je pense que ce n'est pas la bonne solution.
Il y a des gens qui, effectivement, ont ce confort de vie, comme vous, peut-être comme moi, où on peut travailler 60, 70 heures, 80 heures, 90 heures, 120 heures par semaine. Des fois, c'est mon cas et je mérite ce que je gagne. La réalité, ce n'est pas ça. C'est que la réalité, vous avez dans ce pays, effectivement, un pays qui coûte trop cher dans son fonctionnement, dans son modèle social, dans son fonctionnariat, mais vous avez aussi uniquement 28 millions de personnes qui travaillent pour, selon l'INSEE, et on sait qu'on est beaucoup plus nombreux, 69 millions d'habitants. C'est ça le vrai sujet.
Alors évidemment, je ne stigmatise pas nos anciens qui ont une retraite bien méritée, nos enfants, etc. Il n'y a pas de problème. Mais vous avez 28 millions de personnes qui bossent pour faire fonctionner un système qui est censé nourrir, protéger, soigner plus de 70 millions de personnes. La réalité, c'est qu'il faut remettre des gens au boulot. Les gens qui travaillent 35 heures, ils travaillent peut-être suffisamment, peut-être pas suffisamment, mais c'est un faux débat. Le débat, c'est le poids de la dette, le poids, quelque part, du fonctionnement de l'État français et surtout, notre incapacité à remettre des gens au boulot.
Alors, pour revenir un petit peu sur le sujet qui est quand même les vacances, Bernard Cohen Haddad, le tourisme français, il se porte quand même plutôt bien. Il y a une fréquentation d'hébergement touristique qui a augmenté de 3,7% il y a un an par, évidemment, la hausse portée notamment par les visiteurs étrangers et puis la hausse des prix. Mais bon, ça va quand même mieux dans certains secteurs qu'il y a quelque temps.
Non, mais ce qui a été dit jusqu'à présent est très juste. Il y a un poids de la dette, un poids de la charge et puis, on a des budgets qui sont contraints surtout quand on a plus de vacances. C'est vrai qu'il y a plus de vacances. Parce qu'aujourd'hui, on a un environnement social qui privilégie un certain nombre de congés et il y a une attente aussi des familles. Une attente sociale, une attente environnementale, une attente de qualité de vie.
Et dans cette attente, il y a une contrainte qui est la contrainte du budget des ménages puisque un certain nombre de dépenses, plus de 50% des dépenses, voire 70% chez certains ménages, surtout les plus fragiles, sont déjà engagés avec des abonnements téléphoniques, avec un prêt, un loyer, avec des assurances, avec un certain nombre de dépenses, la voiture. Tout ça fait partie qu'à la fin du mois, il ne reste pas beaucoup. Mais il y a aujourd'hui, fort heureusement, et moi je vous rends hommage à nos acteurs du tourisme, il y a aussi une capacité d'aller dans des campings, dans des lieux où il y a une qualité de vie et des prix attractifs. Ils sont pleins, Bernard.
Je sais bien, mais justement, tant mieux. Ça tombe bien parce qu'on va aller prendre des nouvelles aussi des campings et à la cano tout à l'heure. Parce qu'ils font des efforts sur leur marge.
Voilà. Florence Rouas, vous vous partez en vacances, on imagine. C'est comment autour de vous ? Qu'est-ce que vous constatez ?
Oui, j'ai l'impression. Mais de toute façon, je crois que tout un chacun, on peut constater que nous sommes le 3 août ou le 4 août et Paris n'est pas vide comme il fut un temps dès le 1er août. C'était vraiment le désert. Donc, il y a encore... Nous sommes là, voilà. On travaille, on travaille. Et je crois qu'il y a encore des places dans un certain nombre de lieux touristiques. En tout cas, les billets de train sont abordables et il y en a. Cette semaine, oui. cette semaine, oui. Voilà. Donc, c'est quand même assez révélateur. Moi, je vois, j'ai quand même des gens qui m'appellent, qui viennent me voir. Il y a encore une activité. Donc, c'est quand même... Enfin, c'est nouveau,
je trouve. Mais on peut dire aussi que l'année a été difficile. Du coup, on va écouter un petit son, tiens, pour finir ce débat. Gilles Kerr, qui est sociologue et qui nous raconte justement le chiffre des Français qui partent en vacances.
Il faut attendre 1974 pour qu'on passe enfin la barre de 50% des Français qui partent en vacances. Et il se trouve que symboliquement, c'est aussi l'année du démarrage de la crise économique avec la crise pétrolière d'octobre 1973. Et donc, quand on regarde ce que disaient les sociologues des années 60, ils prédisaient qu'en l'an 2000, quasiment 90% des Français partiraient en vacances. Et en fait, à partir des années 90, on a commencé à stagner autour de 60%. Et c'est quelque chose qui évolue alors d'une année à l'autre en fonction de certaines circonstances, mais qui est relativement stable maintenant depuis une trentaine d'années.
Ce n'est pas tant que ça. Il n'y a pas tant de Français que ça qui partent en vacances, effectivement, comme on vient de l'entendre. On va faire un petit point sur les commentaires de nos auditeurs avec vous, Quentin Saunier, sur YouTube.
Les vacances sont-elles devenues un luxe ? Et le sondage est sans appel. Vous répondez oui à 94%. On a beaucoup de commentaires également. Allez-y. Et Léonore qui nous dit « Je n'ai pu partir qu'une semaine en vacances avec mon fils en plus de 40 ans de travail. » Et on a Karen qui nous dit « Nourrir sa famille est devenu un luxe. Le cinéma, le resto, aller boire un café, avoir une voiture. » Bref, partir en vacances, j'en parle même pas.
On pense à vous, les Français qui nous écoutent et qui ne partent pas en vacances. On est de tout cœur avec vous. On est au travail aussi. On espère que cette situation va évoluer dans le bon sens. Merci Quentin Sonnier. Tout de suite, c'est le coup de fil de l'été. Justement, on parlait des campings et des vacances. On part à l'océan, à Lacanau, pour faire un point. Après plusieurs jours d'évacuation provoqués par le gigantesque incendie de Somos, plusieurs campings de Gironde ont été autorisés à rouvrir. C'est une décision très attendue par les vacanciers, les professionnels. On est en pleine saison touristique, évidemment. Il y a des consignes de vigilance qui demeurent strictes.
On se demande si cette réouverture marque un véritable retour à la normale ou un soulagement encore fragile. Vincent Hipp, vous êtes avec nous. Vous êtes directeur du camping-aer-hôtel à l'océan à Lacanau. On s'est parlé d'ailleurs la semaine dernière. Absolument. Justement, la semaine dernière, vous étiez évacué. Là, c'est la reprise. Comment ça se passe ? Les vacanciers sont là ?
Eh bien, les vacanciers reviennent. Ah, quelle bonne nouvelle. Il y a un peu d'inertie naturellement puisque, effectivement, on a, comment dire, cette semaine, un taux d'occupation autour des 35-40, peut-être 50% à partir de demain puisqu'on fait aussi des arrivées mercredi. Mais ça reste quand même une semaine un peu en demi-teinte, mais c'est normal. C'est comme si on réouvrait... C'est comme si c'était un tout début de saison. Voilà, c'est ça. Voilà, exactement. Donc, les gens arrivent petit à petit. et puis, on espère monter plutôt à 80% dès ce week-end.
D'accord.
Puisque là, effectivement, on a plein de gens qui attendaient cette nouvelle de réouverture et qui n'ont pas annulé leur séjour chez nous en plus haut de la saison. Ah, mais quelle bonne nouvelle. qui n'étaient pas le café de semaine.
Oui. Alors, on se dit que finalement, ça va dans le bon sens. Moi, je lance un appel aux auditeurs. N'hésitez pas à aller, justement, au contraire, allez-y à la Cano en Gironde, fréquentez les lieux touristiques, etc. Nos commerçants, nos campings en ont besoin. Vincent Hipp, historiquement, c'est un camping qui est complètement complet, pardon, excusez-moi, je n'arrive plus là, qui est complet à cette période de l'année. C'est ça ?
C'est ça, absolument. Oui, on est tout à fait complet. Entre mi-juillet et jusqu'à fin août. Parce que c'est vrai que, et ça, c'est une petite tendance, on voit quand même que la dernière semaine d'août est vraiment demandée, surtout cette année, puisqu'on a une rentrée scolaire à mardi. Oui. Et donc, du coup, les gens peuvent, jusqu'à la fin août, profiter à des tarifs qui sont un petit peu inférieurs aux tarifs de la haute saison.
C'est un peu moins cher les deux dernières semaines d'août, quoi.
Absolument.
Oui. Bon, allez-y, profitez-en, effectivement. Bernard Kouanadad, ça fait plaisir à entendre.
Oui, ça fait plaisir. Il y a aussi, moi qui gère des établissements hôteliers, il y a aussi une nouvelle tendance, c'est la réservation de dernière minute qui est assez confortable pour boucher des trous. Mais ce que nous dit notre interlocuteur, Vincent, c'est très positif, c'est-à-dire que les Français jouent la solidarité et ça, c'est dans les périodes de crise, on est ravis de l'apprendre.
Ça fait du bien. Vous, Sébastien Ménard, c'est pas très très loin de chez vous, c'est dans votre coin, enfin, c'est plus haut, mais c'est pas trop loin, c'est votre région. Vous avez constaté, vous étiez sur place vous, donc c'est de Biarritz. Comment ça se passe dans votre région, justement, en termes de fréquentation, etc., les gens reviennent ? Ou ils n'étaient pas partis ?
Alors, nous, au Pays Basque,
vous n'avez pas été touchés directement ? Au Pays Basque,
au nord du Pays Basque, côté français, donc nous, on n'a évidemment pas été touchés. Des périodes chaudes, de canicules, qui ont fait fuir d'ailleurs quelques touristes habitués à la clim, à 18 degrés, notamment les Américains, qui n'étaient pas très contents, qu'on découvre des maisons mal climatisées ou en tout cas des pratiques un peu différentes. Mais effectivement, les campings, j'ai envie de dire que les campings d'Osgore jusqu'à Handaï sont à 110, 120, 130% de taux d'occupation. Et puis, il y a eu effectivement un effet repli, parce que pour toutes les zones incendiées qui ont été évacuées, il y a des gens qui évidemment savaient qu'ils ne retourneraient pas dans ces campings.
Donc, il y a eu un afflux de touristes, de touristes un peu de naufragés estivaux qui se sont déplacés. Mais ce que je constate, en tout cas, même dans une cité balnière très huppée comme Biarritz, c'est que vous avez, et c'est là où le pouvoir d'achat ou ce dont on parlait tout à l'heure est extrêmement important, vous avez tous les hébergements de loisirs accessibles qui ont été assaillis et puis vous avez encore des choses allouées, disponibles, etc. Ce qui n'existait pas il y a 3, 4 ou 5 ans. Tout était blindé. Tous les hôtels, toutes les maisons d'hôtes, tous les Airbnbs, etc. Là, il y a encore de la place. Donc, c'est-à-dire que... C'est les incendies
mais c'est aussi le pouvoir d'achat.
Évidemment, Florence Coise. Oui, c'est ce que je disais tout à l'heure, c'est qu'en fait, on s'aperçoit quand même, il y a une activité encore, en tout cas à Paris, qui est quand même le pouls de la France. On voit qu'il y a encore une activité et je pense que, effectivement, ce pouvoir d'achat est très affaibli. Je crois que même le président de la République l'a constaté lui-même, l'a dit il y a quelques jours encore, il a reconnu qu'on était dans une situation qui était historique.
Bien sûr. Vincent Hipp, on vous souhaite que ça fonctionne, surtout que votre camping Air Hotel, l'Océan, à Lacanot, fonctionne et que vous soyez remplis à 200%. Allez-vous, restez avec nous dans un instant, on va parler du recours rejeté de Xana Federova face à son expulsion. Allez, restez avec nous, il est 18h27 sur Sud Radio.
Il est 18h28
et vous êtes bien sur Sud Radio, bienvenue si vous nous rejoignez, ce sont les vraies voix de l'été pour vous ce soir. Allez, un petit rappel d'ailleurs de nos vraies voix. Vous êtes avec Bernard Cohen-Haddad, président de la CPME, vous me faites perdre ma voix Bernard. Président du CIM, CPME Paris, attention, président du CIM, en tant qu'Étienne Marcel, Sébastien Ménard, éditorialiste et entrepreneur en foodtech, et Florence Rouas, qui est avocate pénaliste, pardon, décidément, spécialiste du droit de la famille et de la protection de l'enfance. Allez, tout de suite, c'est l'info en plus. Votre rendez-vous du jour avec Quentin Saunier aujourd'hui.
Quentin, aujourd'hui, vous allez nous parler de l'expulsion de Xena Federova puisque la justice rejette son recours.
Et oui, Xena Federova, ancienne directrice de RT France et chroniqueuse sur plusieurs médias du groupe Bolloré vient de voir son recours rejeté par le tribunal administratif de Paris. La semaine dernière, le ministère de l'Intérieur avait pris à son encombre un arrêté d'expulsion estimant qu'elle relayait la propagande du Kremlin et qu'elle constituait une menace pour les intérêts fondamentaux de l'État. Xena Federova est donc visée aujourd'hui par un arrêté d'expulsion du territoire français et d'un gel de ses avoirs.
Pour en parler avec nous aujourd'hui, Patrick Baudouin, vous êtes avocat spécialiste de la justice pénale internationale et président d'honneur de la Ligue des droits de l'homme. Bonsoir, Patrick Baudouin.
Bonsoir.
Bonsoir. Bienvenue. Que signifie concrètement le rejet de ce recours par le tribunal administratif de Paris ? Il faut préciser d'abord que ce n'est pas un recours sur le fond, c'est-à-dire que ce n'est pas une décision qui se prononce sur le bien ou le mal fondé de l'arrêté d'expulsion. C'est une décision qui a été rendue dans le cadre de ce qu'on appelle une procédure de référé-liberté mise en œuvre par l'avocat de Mme Federova et Manuel Pinica. Et cette procédure de référé-liberté pour demander donc qu'il y ait une suspension en quelque sorte de l'arrêté d'expulsion supposait que deux conditions soient remplies.
De démontrer d'abord qu'il y avait effectivement des atteintes graves à une liberté à porter, mais aussi et surtout qu'il y avait extrême urgence à statuer contre cet arrêté d'expulsion qui en même temps prévoyait l'assignation à résidence de Mme Federova et le gel de ses avoirs. Et ce que le tribunal dit, il dit vous ne justifiez pas de l'extrême urgence parce que vous ne précisez pas de manière complète en quoi elle est gênée par cette assignation à résidence. Est-ce que ça l'a empêché de quitter la région parisienne alors qu'elle-même revient le fait qu'elle n'est plus sur le territoire français et qu'elle était déjà partie en vacances.
Donc ce qu'il faut bien voir c'est que c'est une décision de portée importante bien sûr puisqu'elle rejette le recours mais de portée tout de même limitée qui ne se prononce pas sur le fond de l'affaire.
Florence Royce, vous êtes avocate pénaliste vous aussi. Quand vous entendez notre invité Patrick Baudouin, qu'est-ce que vous en pensez de ce qu'il dit ?
Mais je voudrais te poser une question à mon confrère si possible. Bonjour confrère, je voudrais vous poser la question alors qu'est-ce qui se passe sur le fond ? Quelle est la juridiction qui va statuer sur le fond de cette affaire ? Alors c'est toujours le tribunal administratif. Là il y a deux procédures possibles, c'est comme en matière judiciaire d'ailleurs il y a une procédure de référé qui est une procédure d'urgence. Il y avait d'ailleurs une autre possibilité de référé qui était le référé suspension qui n'a pas été choisi assez curieusement par l'avocat de madame Fédorova parce qu'il est plus facile de démontrer l'urgence dans un référé suspension.
Et ensuite il y a une procédure comme en matière judiciaire au fond, c'est-à-dire une contestation du bien fondé de l'arrêté d'expulsion lui-même qui sera jugé par le tribunal administratif mais dans des délais évidemment beaucoup plus longs que ceux d'une procédure de référé qui comme vous le savez est une procédure rapide et devant les juridictions administratives beaucoup plus rapide d'ailleurs que devant le tribunal judiciaire en général dans les 48 heures. Mais ça veut dire que l'arrêté d'expulsion il est exécutoire ? Actuellement il est exécutoire puisqu'il n'y a pas eu de... et que le recours n'est pas suspensif de son exécution. Effectivement il est exécutoire.
Bernard Conadat vous avez une question.
Bonjour Maître j'avais une question sur ce type de procédure. Est-ce qu'il est habituel qu'on gèle aussi les avoirs de la personne que l'on veut expulser ou c'est une mesure un peu exceptionnelle ? C'est un peu une mesure exceptionnelle parce que dans le cadre des procédures d'arrêté d'expulsion le plus souvent effectivement se limite à l'arrêté d'expulsion. Alors quelle est la raison ? J'avoue que là je suis autant sur l'arrêté d'expulsion de lui-même on a des éléments très précis qui sont donnés dans l'arrêté d'expulsion autant sur le gel des avoirs ça paraît un peu plus difficile à prendre on va le dire comme ça difficile à prendre maintenant peut-être y a-t-il des avoirs suspects ?
C'est un point d'interrogation pour moi c'est pas du tout une réponse.
C'est un vrai point d'interrogation Sébastien Ménard puisqu'elle est quand même accusée d'ingérence cette dame donc on imagine que ça passe aussi par les finances.
Oui et pourtant Dieu sait que j'ai défendu souvent le gouvernement la Macronie le président Macron sur cette antenne mais cette affaire est ridicule je connais évidemment bien Ksenia Fedorova je connais son mari tout ça est ridicule j'aimerais qu'on en fasse autant
On a reçu à Benjamin Cyr il y a 3 jours la semaine dernière sur ce plateau je ne saurais pas vous redire les chiffres précis et les infos précises qu'il nous a donné mais il était clairement il avait des preuves de cette ingérence en direct
qui est de l'ingérence en tout cas qui est un parti pris puis RTF c'est quand même une chaîne nationale russe il n'y a pas de sujet là-dessus RT a été fermée par l'ARCOM à la demande du pouvoir politique français c'est pas moi qui vais faire imaginez le positionnement de contorsionniste que vous me demandez mais à un moment donné si on est honnête intellectuellement si on est honnête intellectuellement et même si on est macroniste macronien peu importe etc je vous dis que cette décision est absurde pourquoi ?
parce que vous en avez sur honnêtement des russophiles propagandistes vous en avez dans un certain nombre de médias français qui ont pignon sur rue et c'est pas uniquement réservé à la sphère à la sphère Bolloré parce que c'est ça qui est visé c'est complètement fou et en même temps vous avez d'autres prêcheurs de haine dans nos banlieues dans nos quartiers qui ont quelque part clamé haut et fort que le djihadisme le terrorisme etc c'est une solution c'est hallucinant cette histoire est hallucinante qu'on ait un certain nombre de choses intellectuellement à reprocher à Xavier Federova qu'on soit pas d'accord avec elle ce qui est mon cas voilà mais ça se combat autrement mais là de dire attendez en plus on a l'impression le storytelling est parfait elle a sorti un bouquin il y a 6 ou 8 mois qui s'appelait Bani rappelez-vous ça elle en a vendu des caisses elle est évidemment présente sur des médias qui sont quand même des médias mainstream et aujourd'hui la voilà expulsée mais tout ça est ridicule et on va la renvoyer comment ?
alors là on a de la chance elle est en vacances à l'extérieur de France mais il n'y a pas d'avion pour Moscou on va faire comment ? et si aujourd'hui vous avez on vous entend si vous avez le Qatar qui dit on la prend pas vous avez la Turquie qui dit on la prend pas elle ne peut pas sortir du territoire français
Quentin Sonnier vous avez une petite question pour notre invité peut-être ?
tout à fait concrètement juridiquement est-ce que Xenia Federova elle dispose encore de recours efficaces pour contester son expulsion ? c'est ce que j'ai indiqué précédemment c'est-à-dire un recours d'abord elle peut reprendre un référé
c'est un recours qui n'est pas exécutoire on est d'accord aussi ?
oui mais en référé c'est-à-dire cette mesure d'urgence peut être reprise sous une autre forme qui est celle du référé donc suspension qui nécessite moins de preuves d'urgence et le tribunal quelque part invite d'ailleurs si elle complète en quelque sorte son dossier et son argumentaire à revenir éventuellement devant elle et elle a le recours sur le fond moi sur le fond de l'affaire je ne partagerai pas la vie quand même très catégorique qui vient d'être émise je resterai réservé et beaucoup plus elle se présente quand même elle a été à la tête d'RT France elle se présente elle-même comme une influenceuse une propagandiste absolue du régime poutinien elle le revendique elle ne s'en cache pas donc les démocraties ne doivent pas non plus faire preuve d'une naïveté excessive et on arrive dans une campagne électorale capitale importante donc je ne serai plus nuancé je ne prends pas parti pour l'instant je dis la justice est saisie la liberté d'expression doit être absolument respectée je suis à la tête d'une organisation je l'ai été qui le défend urbi et torbi mais je ne serai plus nuancé quand même que le propos précédent pour dire que c'est scandaleux il n'y a rien non il y a quelque chose quand même
merci beaucoup Patrick Baudoin merci beaucoup je rappelle que vous êtes avocat spécialiste de la justice pénale internationale et président d'honneur de la ligue des droits de l'homme merci d'être venu échanger avec nous aujourd'hui merci Quentin Saunier
merci
allez dans un instant on se retrouve tout de suite d'ailleurs pour ceux qui fait bouger les réseaux
les vraies voix sud radio
alors le parlement il a définitivement adopté l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans vous le savez avec une entrée en vigueur qui est prévue dès la rentrée ça soulage pas mal de parents d'au moins d'ailleurs le gouvernement il veut protéger les ados du cyber harcèlement des contenus violents de la dépendance aux écrans aussi de leurs effets sur le sommeil la tension la santé mentale pour les partisans du texte c'est une véritable mesure de santé publique les opposants dénoncent une interdiction difficile à appliquer facilement contournable et surtout susceptibles d'imposer un contrôle de l'âge à tous les utilisateurs donc on vous pose la question sur Youtube interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans est-ce que c'est une mesure de santé publique pour en parler et bien on est avec Catherine Morin de Sailly bonsoir madame la sénatrice vous êtes sénatrice de la Seine-Maritime et vous êtes rapporteur justement de cette proposition de loi auprès du Sénat on est bien d'accord la réponse est simple à cette question c'est une mesure de santé publique oui pour nos jeunes oui
c'est une mesure qui est minimale c'est un indicateur pour dire qu'il y a un accès d'âge aux réseaux sociaux maintenant une interdiction cesse d'abord il faut aussi savoir de quoi on parle quels réseaux sociaux c'est quoi la définition des réseaux sociaux cette loi est d'ailleurs assortie de multiples exceptions pour permettre aussi à nos jeunes je pense au collège par exemple de continuer à utiliser certains types de
on peut les nommer donc il n'y aura plus d'Instagram plus de tout ce qui est réseaux sociaux Snapchat tout ça c'est interdit par contre l'accès à Whatsapp il reste possible ou à certains autres réseaux
oui parce que Whatsapp parce que Whatsapp n'est pas considéré dans la définition telle que l'Union Européenne le fait comme étant un réseau social oui donc il faut se garder de dire tous les réseaux sociaux sont interdits c'est pas tout à fait exact
donc c'est un certain type de réseau on vous entend
il faut aussi tout à fait et par ailleurs c'est une mesure minimale pourquoi ? parce que d'abord il faut qu'elle puisse être mise en application par un système de vérification d'âge qui respecte les données et la vie privée de tout un chacun un système qui est pour l'instant pas tout à fait prêt et par ailleurs l'Union Européenne qui régule les réseaux sociaux fait sa compétence à décider de reprendre la main et de produire elle-même un texte cet été qui écrase cette mesure en quelque sorte mais cette mesure a juste le bien fait de dire bon ben il faut
faire très attention que les adultes aussi se responsabilisent c'est vrai qu'on a tous tendance à être un peu addicts aussi avec nos écrans je termine ma phrase s'il vous plaît on vous en prie sénatrice voilà que la communauté éducative
les parents etc. se mobilisent aussi pour faire un accompagnement pédagogique aussi de ces réseaux sociaux
merci beaucoup madame on reçoit Anne Lefebvre maintenant qui est psychologue clinicienne présidente de l'association alerte écran bonsoir Anne bonsoir alors je vais vous poser la même question qu'à madame la sénatrice c'est une mesure de santé publique on est d'accord alors évidemment je reprécise on parle d'Instagram Snapchat tout ce genre de réseaux sociaux là Anne Lefebvre
nous on peut en tant que présidente de l'association alerte écran c'est l'éducation à la réduction du temps écran donc on ne peut que se réjouir d'une réglementation collective qui permet de protéger d'éduquer les jeunes nous vivions pour un usage du smartphone à partir de 15 ans dans les suites du rapport de Servan Mouton
c'est-à-dire que de ne pas mettre un téléphone dans les mains des enfants avant 15 ans c'est ça que vous dites
un téléphone avec un smartphone
quoi voilà
tout à fait donc ça va tout à fait dans le sens là parce que ce qui pose problème dans le smartphone c'est les réseaux sociaux et c'est le fait que le portage soit dans que ça soit dans la poche
après il y a des solutions de temps d'écran etc. quand même qui existent oui ça
ça permet aux jeunes de prendre conscience quand ils dérapent mais ça ne leur permet pas de s'auto-réguler
non mais moi personnellement en parlant de mon cas personnel je bloque le téléphone de ma fille quand je ne veux pas qu'elle s'en serve c'est aussi possible
ah oui oui tout à fait heureusement d'ailleurs il y a des parents qui peuvent choisir de réguler mais il y a des parents qui ne choisissent pas de réguler ou qui ne savaient pas qu'il fallait réguler et qui se retrouvent débordés par le phénomène
Bernard Conadat on en parlait en antenne tout à l'heure c'est vrai qu'on est tous un peu addicts à cette petite chose donc nous les adultes on arrive à se remettre dans des cases on le laisse dans le salon on essaye on reprend la lecture en sortant on fait des choses comme ça mais on est quand même tous obnubilés donc on imagine bien que sur le cerveau d'un enfant de moins de 15 ans c'est une catastrophe
oui moi sincèrement je pensais que ce domaine restait de l'autorité des parents je vais être très clair je ne voyais pas l'utilité de prendre une loi pour dire qu'on devait faire ça naturellement j'ai des grands enfants et donc mais c'est vrai que moi on m'a empêché de regarder la télé et de lire des bandes dessinées donc ce côté on est bien d'accord je lui ai dit moi il m'a mis les BD on a vu ça vous mène donc vous voyez donc nous on n'avait même pas le droit alors il n'y avait pas tout ça donc on était encore beaucoup plus privés que ce que l'on fait aujourd'hui moi j'avais le droit de regarder Club Dorothée quand même Sébastien Ménard je ne connais pas je ne connais pas non donc écoutez si ça permet à certains enfants d'être plus autonomes de les protéger on ne va pas dire que c'est une mauvaise mesure bien entendu puisqu'une partie de la classe politique des éducateurs trouvent que ça reste quand même une limitation de liberté mais si ça va dans le bon sens
on est bien d'accord
donc pourquoi pas
Sébastien Ménard
moi je pense que c'est une balise et je pense qu'elle était nécessaire et vous avez raison Bernard normalement ce type de balise on ne va pas parler de restrictions on va parler de balise de balise citoyenne morale intellectuelle elle est censée être posée par les parents quand elle n'est pas posée par les parents c'est effectivement la puissance publique de prendre le relais a fortiori quand le temps de cerveau disponible de nos gamins est vendu revendu à des multinationales américaines ou chinoises parce que c'est de ça dont il s'agit et en fait à chaque fois qu'il y avait des problèmes du cyber harcèlement ou de la propagande on parlait tout à l'heure de la propagande pro russe qui est bien réelle vous avez aussi il y a eu pendant toute la période Daesh une propagande pro-islam aujourd'hui vous avez une propagande pro-palestinienne anti-israélienne etc donc la réalité c'est que cette balise elle permet à la fois pour celles et ceux que ça intéresse les parents de se dire bon bah mon gamin en dessous de 15 ans il n'est pas censé y avoir droit
et puis ça permet aussi de dire c'est pas moi qui l'ai dit et puis ça permet aussi
quand on va aller interroger les grandes plateformes les gars-femmes voilà de la manière dont ils ont laissé des gamins qui ne sont pas autorisés à le faire ils vont être obligés de s'expliquer parce qu'en fait cette loi elle est faite pour ça cette loi c'est fait pour mettre elle est faite pour les français à contrôler pour mettre un terme au far west et honnêtement dans le viseur on va pas se mentir c'est plus tiktok que méta la guerre contre
enfin snapchat c'est pas mal
je vous le dis c'est plus tiktok que méta parce que clairement l'influence de tiktok sur la jeune génération pardonnez-moi elle est beaucoup plus importante elle est assez mauvaise que sur que facebook et instagram donc c'est une balise et cette balise est importante Florence Rouasse rapidement je n'y crois pas du tout à l'interdiction oui d'abord moi je suis pour l'éducation bienveillante je suis restée je suis un peu vieille ah oui mais si vous les laissez ils sont 8h des cropes non non non c'est pas vrai je suis pour il est interdit d'interdire je trouve ça totalement débile oui oui oui oui sous les pavés la plage je trouve ça complètement idiot non mais attendez mais moi je m'occupe de protection de l'enfance et je défends des enfants et j'ai affaire à des parents qui sont confrontés avec des difficultés avec leurs enfants donc arrêtez mais ça ne vaut pas un clou cette loi
allez vous restez avec nous 18h46 Florence nous a tous énervés au temps de la table mais c'est pas grave on va pouvoir en débattre restez avec nous pour la suite de ce débat ce qui fait bouger sur les réseaux sociaux on vous le rappelle on vous pose la question interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans est-ce que c'est une mesure de santé publique à tout de suite
Vos vrais voix du soir à 18h47
c'est bientôt la fin de l'émission merci d'être avec nous Bernard Cohen Haddad qui est président de la CPME Paris président du think tank Étienne Marcel Sébastien Ménard éditorialiste entrepreneur dans la foodtech et Florence Rouas avocate pénaliste spécialiste du droit de la famille et de la protection de l'enfance on continue avec ce qui fait bouger sur les réseaux sociaux je vous refais une petite mise en contexte le Parlement a adopté l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans c'est une application prévue dès la rentrée objectif protéger les ados de l'addiction du cyber harcèlement les effets sur leur sommeil leur santé mentale mais entre court contournement et contrôle de l'âge est-ce que c'est une mesure vraiment applicable selon vous on vous pose la question sur Youtube interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans est-ce que c'est une mesure de santé publique Florence vous avez commencé à nous dire avant la coupure que vous pensiez que ça ne marcherait pas et que pour vous il était interdit d'interdire ce qui nous a hérissé le poil à tout ce tour de cette table
déjà c'est une loi qui n'a ni queue ni tête parce que c'est aller contre le modernisme et finalement l'air du temps voilà quand vous disiez tout à l'heure moi on m'a interdit de regarder la télé ou de prendre des BD vous voyez aujourd'hui ça ne veut plus rien dire c'est à contre oui mais ce n'est pas parce que vous allez interdire à des enfants d'avoir accès ou à des jeunes des ados à leur portable ils vont d'ailleurs vouloir prendre le contre-pied de tout cela parce qu'on le sait très bien à partir du moment où vous interdisez à un enfant de faire quelque chose il va encore plus le faire donc déjà non il faudrait expliquer l'utilité
il faut avoir toujours cette virtue pédagogique excusez-moi Florence on est tous addicts ok vous avez vu nous ce que ça nous fait en tant qu'adultes oui et alors mais bien sûr attendez excusez-moi Florence laissez-moi parler merci donc nous sur notre téléphone on est addicts vous sur votre téléphone vous êtes addicts donc un enfant de moins de 15 ans qu'est-ce que vous pensez que ça lui fait et alors parce que vous pensez parce que vous interdisez ça parce qu'on n'a pas eu les téléphones avant 15 ans
la faisabilité déjà de la loi comment vous allez mettre en place ça vous savez très bien qu'aujourd'hui un enfant qui veut ouvrir un compte Facebook il se fait passer pour un gosse de 14 ans non non il va y avoir une reconnaissance faciale c'est impossible mais à plein d'égards c'est complètement enfin voilà c'est pour faire plaisir à l'opinion publique pour leur dire voilà on fait quand même des choses vous ne pouvez pas partir en 21 mais on interdit à vos enfants de regarder attendez 0800 26 300 300
on a une auditrice Élise qui est enseignante tiens qui va nous donner son opinion bonsoir Élise
bonsoir
Élise vous êtes enseignante et vous pensez qu'il faut les interdire ces réseaux sociaux absolument je ne savais pas qu'on était encore en 1968 quand on voit les dégâts
que ça a causé et dont les neuropsychiatres et les pédopsychiatres constatent actuellement les situations affreuses et moi qui suis enseignante et qui travaille le contact avec l'internet c'est mon cœur de métier j'ai fait ça pendant 3 ans je n'étais dévolue qu'à ça mais je vous assure que leur apprendre mais ça ne sert strictement à rien et pardon d'offenser quelqu'un je suis bien désolée mais quand on voit ce qu'ils font des téléphones aujourd'hui y compris de faire des vidéos des choses c'est ignoble donc oui de toute façon c'est bien trop tard on a interdit bien trop tard mais j'espère qu'enfin et pourtant je ne suis pas une pro du gouvernement actuel et des années qui viennent de passer mais néanmoins il était urgent urgent de prendre une décision de cette sorte
alors c'est une entrée en vigueur qui aura lieu au 1er septembre à un mois de la mise en place on se demande s'ils sont prêts en fait à pouvoir mettre en place cette interdiction et en fait on se dit aussi que c'est un soutien un appui aux gens qui éduquent c'est-à-dire effectivement aux professeurs mais aux parents aussi
dans beaucoup d'écoles on essaie de limiter l'intrusion des téléphones dans le lieu scolaire ça c'est nouveau aussi et moi j'ai très ému et intéressé par ce qui vient d'être dit par notre enseignante parce que c'est voilà parce que effectivement la difficulté quand même c'est la relation à l'outil et que si on démissionne c'est-à-dire qu'on considère qu'il n'y a pas de formation possible pour accompagner les enfants et les adolescents dans la maîtrise de leur outil forcément il y a un vrai problème et donc on comprend que certains veulent voter ce type de loi mais j'irai dans le sens de Florence et comment j'ai pas lu la loi dans ses mesures coercitives comment on l'applique concrètement Sébastien Ménard il suffit peut-être que vous n'êtes pas je ne le suis pas non plus mais coutumier de ce qui s'est passé sur les plateformes pornographiques mais aujourd'hui reconnaissance faciale passer passer passer sur un moteur de recherche taper le nom de ces grandes plateformes certaines grandes plateformes ont déserté la France et c'était on parlait de plateformes multimillionnaires parce qu'en fait la reconnaissance faciale elle est implacable c'est-à-dire qu'il y a la reconnaissance faciale il faut mettre un mail le mail il faut aller le consulter il faut mettre un numéro machin etc vous ne pouvez pas aujourd'hui aussi facilement qu'avant regarder du contenu pornographique quand vous êtes mineur
alors attendez Florence il y a un sondage je vais vous relancer là-dessus publié après l'adoption de la loi d'accord qui indique que plus des deux tiers des 10-14 ans ils sont favorables à l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans comment ça se fait vous pensez ? mais je ne sais pas du tout parce qu'en plus
vous vous adressez à des enfants qui sont un peu influençables influencés par les parents influencés par ce qui se dit à droite et à gauche moi je pense que quand j'entends l'enseignante qui s'est exprimée j'entends très bien ce que dit madame mais en fait ce que j'entends c'est l'usage et l'utilisation qui est fait de l'outil l'outil vous ne pouvez pas finalement l'éradiquer il existe c'est comme la télé mais en revanche c'est l'usage qui en est fait et c'est vrai qu'il y aurait une nécessité pédagogique à vraiment rappeler l'importance y compris sur un plan moral et éthique madame parlait d'utilisation du téléphone pour filmer et que c'était déplorable et là je souscris tout à fait à ce que disait madame mais justement sur ce plan là il faut expliquer aux enfants aux adolescents les limites entre la façon d'utiliser les choses et ce qui est finalement totalement condamnable et il faut expliquer d'ailleurs c'est important qu'il y ait cette connaissance entre le bien et le mal à tous égards y compris au niveau de l'utilisation du téléphone donc il y a une fonction pédagogique
voilà on va rester sur votre note Florence Rouas de il était interdit d'interdire pour ce soir j'adore ça sur Sud Radio dans les vrais voies de l'été à 18h54 mais bien sûr
je suis pour l'éducation bienveillante et beaucoup de pédopsyques qui sont mes amis me donnent raison
bon et ben voilà écoutez on n'est pas d'accord mais c'est pas grave je vous aime quand même