Ciotti "a eu le courage de faire sauter des tabous", selon ce candidat de l'alliance LR-RN
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:32OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir choisi cette alliance LRN ?
- 1:02RelanceRéponse directe
Et vous n'avez pas peur d'être phagocyté par le RN à terme ?
- 1:27OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce qui distingue l'ELR d'Eric Ciotti du RN ?
- 2:11RelanceÉludée
Mais vous n'avez pas envie de me donner des exemples ?
- 2:35OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est suffisant face à l'urgence du réchauffement climatique ?
- 3:08RelanceRéponse partielle
Dans le GIEC, c'est des scientifiques, ce n'est pas des lobbies.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:40Invité politiqueFait
« Notre pays est dans une grande fébrilité. À la veille des JO, avec une insécurité grimpante, on a le devoir de s'unir. »
- 3:50Invité politiqueFait
« Nous, on a affirmé un soutien infaillible au développement de l'industrie nucléaire qui est absolument stratégique pour notre indépendance mais également parce que c'est une énergie propre et décarbonée. »
- 4:55PrésentateurChiffre
« Il y a plus de 3 millions de binationaux en France. »
- 5:01Invité politiqueChiffre
« On est en train de parler d'une toute petite dizaine de postes au sein des plus hauts postes de l'administration. »
Temps de parole
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Il est 6h21, l'invité du 5-7 se présente aux législatives. Il fait partie des 62 candidats en lice sous l'étiquette LRN, l'alliance voulue par Eric Ciotti. Bonjour Nicolas Conquer. Bonjour Madame. On vous a déjà invité ces dernières années sur France Inter, mais c'était pour parler de la politique américaine en tant que représentant français des Républicains à l'étranger. Vous êtes un partisan de Donald Trump. Aujourd'hui donc, vous vous lancez en politique en France. C'est votre première campagne. Pourquoi avoir choisi cette alliance LRN ?
Eh bien, parce que notre pays est dans une grande fébrilité. À la veille des JO, avec une insécurité grimpante, on a le devoir de s'unir. La droite a un besoin d'assurer la pérennité de ce pays. Et donc, je m'inscris dans ce mouvement initié par Eric Ciotti, qui a eu le courage de faire sauter des tabous, briser des digues idéologiques, et ainsi de permettre une union nationale et de faire gagner la droite pour redresser la France.
Et vous n'avez pas peur d'être phagocyté par le RN à terme ?
Non, je pense que là, on s'inscrit vraiment dans une décision du courageuse et une volonté ni d'un ralliement ni d'une fusion de rester Républicain, mais de vraiment contribuer à ce qu'on puisse avoir une coalition des droites, car une droite qui est unie, c'est une droite qui gagne. Et là, à cette heure-ci, on a vraiment une dynamique et une volonté de pouvoir porter Jordan Bardella avec une majorité absolue à Matignon.
Qu'est-ce qui distingue l'ELR d'Eric Ciotti du RN ? Il y a forcément des différences, sinon vous rejoindriez carrément le RN.
Oui, bien sûr, c'est que d'une part, on a vécu, on a une base militante qui nous soutient d'ailleurs en grande majorité. Aujourd'hui, plutôt que de regarder ce qui va nous singulariser, c'est vraiment ce qui va nous unifier, c'est ce qui a fait tort à la droite depuis plus de 40 ans de pièges mitterrandiens. On va s'insister sur vraiment ce qui est de la plateforme commune avec 80% d'idées qui sont similaires et qui sont des mesures de bon sens, raisonnables et qui s'inscrivent dans une continuité démocratique. Et les 20% ? Eh bien là, il peut y avoir des spécificités qui relèvent des sensibilités propres.
Et je pense que ça sera bénéfique à ce qu'il y ait une vie et une dynamique fructueuse.
Mais vous n'avez pas envie de me donner des exemples ?
Voilà, à ce stade, c'est vraiment l'union que l'on prône. Et donc, du coup, c'est ce qui est retenu et c'est ce qui fait écho chez l'ensemble des habitants et des électeurs que je rencontre. Donc aujourd'hui, on va vraiment militer sur ce programme commun.
Alors, le programme, justement, on va le regarder un petit peu en détail. Commençons par l'environnement. Vous prenez une écologie de bon sens, non punitive. Est-ce que c'est suffisant face à l'urgence du réchauffement climatique quand on voit les chaleurs records dernièrement en Inde, à la Mecque ? En France, on a eu cet hiver des inondations à répétition dans le Pas-de-Calais. Plus récemment, en Mayenne, dans l'Isère. Dans la vallée de la Vésubie et dans les Alpes-Maritimes, chez Eric Ciotti, c'est suffisant, cette écologie de bon sens ?
Au-delà du bon sens, il faut surtout mener des mesures qui soient conduites par la science et non par l'idéologie. Il faut savoir raison garder et ne pas être en prise à certaines minorités agissantes ou lobbies ou associations qui vont vouloir dicter des conduites.
Dans le GIEC, c'est des scientifiques, ce n'est pas des lobbies.
Bien sûr, mais il faut savoir composer avec aussi différents experts et différents professionnels qui connaissent un petit peu leur milieu. Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire qu'il y a des bons scientifiques et des mauvais scientifiques ?
Non, c'est-à-dire qu'il ne faut pas avoir une approche technocratique et hors-sol des questions environnementales. Je travaille au quotidien avec des pêcheurs dans ma circonscription qui ont un sentiment qu'on ne prend pas du tout en compte la réalité du milieu dans lequel ils évoluent et qui s'efforcent de préserver.
Oui, mais là, on a quand même l'impression que vous faites marche arrière. Surtout, vous voulez renoncer à l'interdiction des voitures à moteur thermique, vous arrêtez l'éolien. Qu'est-ce que vous faites pour l'environnement ?
Écoutez, nous, on a affirmé un soutien infaillible au développement de l'industrie nucléaire qui est absolument stratégique pour notre indépendance mais également parce que c'est une énergie propre et décarbonée. C'est également quelque chose que je pense...
Mais qui produit des déchets ?
Eh bien, effectivement, mais vous n'auriez pas... Donc, l'objectif, c'est de poursuivre dans cette voie-là, de garder notre initiative et notre avantage compétitif, de pouvoir aller aussi sur des énergies plus du futur. Mais en tout cas, on poursuit cette approche qui est décarbonée et qui permet d'avoir un bilan sur des émissions mondiales de CO2 qui est particulièrement avantageux.
Un autre point dans le programme du RN, Nicolas Conquer, l'interdiction de certains métiers, certains postes dits sensibles aux binationaux. Est-ce que vous validez ça ?
Écoutez, je peux d'autant plus facilement en parler que moi-même, je suis franco-américain. Comme vous l'avez mentionné, je pense qu'on est en train de parler d'une veine polémique et de mettre la focale sur quelque chose qui est, pardonnez-moi, assez peu pertinent et qui va assez peu concerner le quotidien des Français.
Il y a plus de 3 millions de binationaux en France.
D'accord, mais en fait, on est en train de parler d'une toute petite dizaine de postes au sein des plus hauts postes de l'administration. Donc, aller expliquer aux gens sur les marchés que ça va changer leur quotidien, c'est vraiment tromper les électeurs. Je pense qu'aujourd'hui, dans Binationale, il y a Nationale. Chacun communie à cette même ferveur et aux trois couleurs que sont notre drapeau français et à notre histoire française. L'idée, c'est de réassurer un peu notre souveraineté et se prémunir de différents risques d'ingérence.
Dans une situation géopolique tendue dans laquelle on est, on peut concevoir qu'à des postes de responsabilité stratégique, on ne veut pas y avoir d'immixion d'étrangers. Et si ça devait m'impacter moins parce que je serais appelé à des hautes responsabilités, eh bien écoutez, j'en assumerais les conséquences. C'est-à-dire ? Dans le sens que si on vous dit qu'il y a 10 postes dans toute l'administration sur laquelle on ne peut pas être binational, eh bien écoutez, il faudrait que moi et d'autres personnes concernées dans cette situation s'orientent vers d'autres emplois au sein de l'administration.
Ça ne vous gênerait pas, vous, en tant que citoyen français quand même, parce que vous dites que vous êtes binational, mais donc vous êtes français, de ne pas pouvoir avoir accès à certains postes si jamais le RN accédait au pouvoir et faisait valider ça ?
Mais parce qu'il y a une certaine décohérence là-dedans. Il n'y a pas de meilleure nationalité que les autres. Il y a la possibilité de peut-être...
On a l'impression quand même qu'il y a une meilleure nationalité que les autres.
Mais non, mais non, ça c'est un grave sous-entendu que vous faites et je le bats en brèche. Je refuse de distinguer qui que ce soit. Il y a des gens qui peuvent peut-être avoir... On peut considérer des doubles allégeances. Il y a des gens qui sont vraiment... Qui ont obtenu la société française par le sang versé. D'autres qui l'ont hérité, d'autres qui l'ont mérité. Aujourd'hui, vous les servir, vous avez la possibilité de vous inscrire. Et notre gouvernement, c'est un gouvernement d'union nationale qui vise à l'unification des Français plutôt que la division comme on l'a connue ces sept dernières années sous la Macronie.
Merci beaucoup Nicolas Conquer, candidat au législatif, donc sous l'étiquette LRRN.