Le Talk : Brice Hortefeux - Le Figaro
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteÉludée
Est-ce qu'il faut une enquête sur les allégations concernant Sarkozy ?
- 1:00OuverteRéponse directe
Que pensez-vous des déclarations de Martine Aubry sur l'affaire Strossane ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Jean-Noël Guérini sera-t-il mis en retrait par le PS ?
- 5:00OuverteRéponse directe
La règle d'or budgétaire doit-elle être inscrite dans la Constitution ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Les élus devraient-ils baisser leurs indemnités ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:30Fait
« La majorité présidentielle a totalement pleinement respecté la présomption d'innocence. »
- 6:30Fait
« Le président du Sénat a décidé de geler pour les trois prochaines années le budget du Sénat. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] Brisortefeu, bonsoir. Bonsoir. Bienvenue au TC Orange Le Figaro.
Vous êtes député européen, député non pas député, pas du tout. Contraire, très heureux de l'être. Vice-président du Conseil national de l'UMP et surtout très proche ami de Nicolas Sarkozy.
Le président qui est la cible d'un livre de deux journalistes du monde intitulé Sarkozy Maté où la juste d'instruction Isabelle Préveau Despré assure que l'infirmière de Liliane Betancour a vu Lilian Betancour remettre une enveloppe à Nicolas Sarkozi. On écoute si vous voulez bien ce qu'on dit Martin Aubry. Je comprends pas que madame la juge n'ait pas exprimé cela devant le procureur, même si je sais les pressions dont elle a été l'objet et dont elle s'est d'ailleurs plainte.
Je pense qu'aujourd'hui, je l'espère en tout cas, une nouvelle enquête va être ouverte et que vous demandez l'ouverture l'ouverture par la justice, une nouvelle enquête passe normalement dans un pays où la justice est indépendante et libre, c'est quand une information comme celle-là, une allégation qui n'est pour l'instant qu'une allégation se retrouve sur la place publique, et bien une nouvelle enquête doit avoir lieu. Alors, est-ce qu'il faut une enquête ? Bon, d'abord, il y a deux questions simples à se poser quand on entend cela.
D'abord, s'agit-il d'une phrase d'un procès verbal ? La réponse est non. S'agit-il d'un acte judiciaire ?
La réponse est non aussi. En réalité, qu'est-ce que l'on comprend ? On prend une chose simple, c'est que les sentiments personnels de madame Préveau Despré l'ont conduite à un aveuglement militant reposant sur des affirmations et des allégations mensongères et donc naturellement non vérifiées.
Mais au-delà de cela et il y a quand même une situation bien particulière. Il existe aujourd'hui un recueil des obligations déontologiques des magistrats. François Fillon a dit qu'elle y avait manqué, il faut être précis.
Que disent ces obligations ? le cite stipule que le magistrat confidentialité des débats judiciaires et des procédures évoqué devant lui. Cela n'est pas le cas et que il ne divulgue pas les informations dont il a eu connaissance, même sous forme anonyme ou anecdotique.
Là aussi, ce n'est pas le cas. Ça signifie très simplement qu'il y a là un mépris des règles de droit. mépris de la justice et donc de des magistrats dont l'immense majorité exerce un travail courageux et difficile.
Vous parlez de militantisme. Jean-François Copé a dit "Ce ne serait pas la première fois qu'on voit des juges se reconvertir en politique. Vous pensez que c'est le cas ?" Écoutez, en tout cas ce que je constate c'est que cela fleur bon à quelques mois d'une échéance majeure alors que cette information soi-disant aurait été connue depuis plus d'un an.
Pourquoi est-ce qu'elle avait pas été donnée ? Pourquoi est-ce qu'elle a pas été divulguée ? Pourquoi elle a pas été pourquoi elle a pas été répétée ?
Pourquoi pourquoi le pourquoi le journaliste qui travaille donc parle dans un journal précisément ne l'a pas donné au journal ? Pourquoi ça a pas été publié à l'époque ? Tout ceci fleurbont quand même la bonne vieille manipulation.
Donc pour résumer à la question sur l'ouverture d'une enquête, c'est non c'est une Non mais ça c'est une procéure, je dis aujourd'hui il y a le mépris de règles déontologique donc qui appelle des sanctions éventuellement disciplinaires. Je dis il y a encore une fois je suis je suis très précis il y a le mépris de règles deontologique. Chacun peut se forger son opinion en conséquence.
C'est aux autorités compétentes d'en tirer les conclusions par définition. Martine Aubri a aussi parlé de Dominique Schrottan, c'était hier soir en disant qu'elle pensait la même chose que beaucoup de femmes sur son attitude vis-à-vis des femmes. Euh d'abord, est-ce qu'il faut être une femme pour pour avoir une opinion et ensuite est-ce que vous ça veut dire qu'elle redoute qu'il la soutiennent ?
Bon, d'abord euh moi je voudrais faire aucun commentaire sur ce qui concerne Dominique Stroscan puisque il y a aujourd'hui une procédure civile aux États-Unis et une plainte qui a été euh déposée pour agression sexuelle en France. Première réflexion, vous direz pas comme Michel Recard, c'est pas logique. Tout à 2e réflexion, vous avez observé certainement que la majorité présidentielle a totalement pleinement respecté la présomption d'innocence et je regrette que le Parti socialiste dans cette même dans d'autres situation dans d'autres affaires et dans des situations un peu identiques, c'était d'autres affaires n'ai pas eu le même principe n'est pas respecté le même principe de présomption d'innocence.
Et simplement, j'observe que il y a quelques mois encore, le Parti socialiste avait l'intention de présenter Dominique Stroscade à l'élection présidentielle et il découvre aujourd'hui peut-être un peu tardivement qu'ils doivent prendre des distances. C'est en doute un peu tard. Vous on va vous parler de d'autres affaires, il y en a une en cours qui l'affaire Guérini.
Jean-Noël Guérini qui est le président du conseil général des Bouches du Rône qui est convoqué le 8 septembre par la justice. L'UMP a lancé il y a déjà quelques jours une offensive sur cette affaire qui semble porter ses fruits puisque Harlem Désir qui est le premier secrétaire par intérim du PS a dit ce matin que Jean Noël Guérini ne devait pas être un boulet moral et qu'il souhaitait qu'il se mette en retrait du PS et même de la présidence du conseil général au cas où il serait mis en examen le 8 septembre. Vous êtes satisfait ?
Bon, d'abord, je vais pas me contredire à deux questions euh euh qui se suivent d'abord naturellement le principe de de près du respect de la présomption euh d'innocence. J'observe là aussi quand même qu'un certain étonnant parce que monsieur Guérini était il y a encore très très très peu de temps énormément courtisé et aujourd'hui bizarrement il est dénigré. Donc rendez-vous effectivement le 8 septembre.
En tout cas, ça a marché. Le Parti socialiste est toujours contre la règle d'or. Le nouveau centre, lui est à fond pour et dem Nicolas Sarkozy d'annoncer qu'il va convoquer le Parlement en congrès pour la faire inscrire dans la Constitution avant les sénatoriales.
Il dit que ça serait bien de se servir de cette annonce pour interroger les candidats au sénatorial en leur disant est-ce que vous êtes pour ou contre la règle d'or ? Est-ce que c'est un risque qu'il faut prendre ? Pour moi t personnelle, je l'ai dit, je suis favorable à ce qu'il y ait un moment de vérité.
La position du Parti socialiste est aujourd'hui à la fois illisible et dangereuse. Elle est illible parce que voilà une règle qui est proposée à 17 pays de la zone euro, qui a déjà été adopté en Allemagne qui a été validé en quelque sorte hier en Espagne où je rappelle que c'est un premier ministre socialiste qui le propose à l'opposition de droite et bien qu'il y ait des élections dans quelques mois, c'est au mois de novembre, bien qu'il y ait des élections, les deux formations principales socialistes et de droite ont décidé de voter cette règle Si c'est tellement bien, quel est l'intérêt de faire durer le plaisir ? Et c'est attendez, c'est elle est illisible et en même temps elle est dangereuse parce que nous avons besoin face à cette crise financière importante, considérable que nous devons euh affronter.
Je rappelle qu'il y a des organismes américains qui expliquent que celle-ci a coûté au mois d'août près de 5000 milliards de dollars. Donc et disant c'est une crise importante dans lesquelles nous avons besoin d'unité nationale pour y faire face. Et donc je trouve ça particulièrement dangereux qu'une formation qui aspire à exercer le pouvoir qui a plein la bouche le mot d'alternance précisément ne la vote pas.
C'est vous savez pour être crédible pour être crédible il faut être responsable. Il a un côté irresponsable à ne pas approuver ce qui c'est le discours de tous les dirigeants de l'UMP ça veut dire que ça veut dire que si le PS persiste dans son refus, il ne faut pas convoquer le Congrès. Comme ça, il appartiendra au président de la République de le décider.
Je vous dis moi à titre personnel, je suis favorable à ce que la vérité apparaisse euh enfin clairement. Quel qu'en soit le coût politique, même si on si le vote risque d'être précisément, ça nous fait un point de désaccord. Je pense qu'il ne doit pas y avoir de calcul d'arrière-pensé politicien électoraux dans ce domaine.
Il y a des moments bien particuliers dans l'histoire où il faut savoir dépasser ses intérêts égoïstes, dépasser les enjeux purement électoraux, dépasser les calculs politiciens pour défendre ce qui est l'intérêt général et l'intérêt collectif. La règle d'or fait partie de l'intérêt collectif. En parlant de dettes, l'un de nos internautes vous demande si en ces temps difficiles, les élus de tout niveau, depuis les ministres jusqu'aux députés et sénateurs, ne pourraient pas baisser leurs évoluments.
Vous êtes députés européens, euh est-ce que vous seriez prêt à faire ce geste symbolique ? Écoutez, j'observe par exemple que le président du Sénat a décidé de geler pour les trois prochaines années le budget du Sénat. C'est une réponse très concrète à cette question qui était précise.
Et comme comme député européen. Écoutez, moi dans ma région, je suis conseiller régional d'Auverne, j'avais proposé que l'on baisse et l'année dernière, j'avais proposé à la majorité socialiste de que l'on baisse symboliquement les indemnités. J'avais dit 10 à 15 %, c'est quelque chose de sensible.
Ça a été refusé. Je l'ai posé à chaque session et à chaque session, ça a été refusé. Nicolas Sarkozy a appelé l'UMP à l'unité.
Du coup, Jean-François Copé a annoncé ce matin qu'il se rendrait à Nice où Christian Estros organise à Mythic anti FN qui sera aussi l'occasion pour Xavier Bertan de faire sa grande rentrée politique. Est-ce que vous ferez le déplacement jusqu'à Nice ? Euh, écoutez, j'y suis je suis allé déjà plusieurs fois l'invitation de Christian Estros à sa fête de rentrée qui était à l'époque au théâtre de Verdure à Nice.
Oui, je crois qu'il y a effectivement une différence. les universités du Parti socialiste qui méritait la le triple C. On par vous parliez du triple le tri la notation triple A et la règle d'or.
Eux méritent le triple C, c'est-à-dire c'était en réalité la cacophonie au sein de ces universités. C'était une calamité en terme de décision précisément de ne pas voter sans doute la règle d'or en terme budgétaire et c'était une calamité en terme de projet parce qu'il y a pas eu une idée nouvelle qui a été avancée au parti socialisté. Je vous rappelle que ce qu'ils ont dit à l'occasion de l'université de La Rochelle, ils auraient pu dire exactement la même chose en 2007.
Ils auraient pu dire exactement la même chose en 2002. Le monde change, l'Europe change, la France change. Parti ne bouge pas.
Quant à l'UMP, nous allons précisément offrir euh dimanche prochain à Marseille, samedi dimanche prochain, l'image de l'unité du rassemblement et à Nice aussi d'ailleurs, je n'en sais rien encore, je veux mais nous allons offrir l'image et plus que l'image la réalité de l'unité autour et pour le chef de l'État. Alors, l'UMP est peut-être assemblé mais Jean-Louis Borlot, lui, s'en éloigne de plus en plus. il en est parti mais maintenant il a passé un cran dans la critique en attaquant avec beaucoup de virulence le plan d'économie de 12 milliards d'euros qu'a annoncé François Fillon.
Hier nous recevions Jean Léonetti qui est membre de l'UMP et vice-président du parti radical que préside Jean-Louis Borlot et Jean-Louis Néonetti nous disait je s'inquiétait de savoir si Jean-Louis Barleau n'était pas en train de s'enfermer lui-même dans un piège où il ne pourrait plus renoncer à se présenter. Quel est votre sentiment ? Je connais bien Jean-Luc Borlot.
J'ai été son voisin au conseiller des ministres pendant de plusieurs années. Il est donc totalement solidaire de l'action qui a été menée par le président de la République et par le premier ministre François Fillon. Et je souhaite que Jean-Louis Borlot se pose une question simple, plus exactement deux questions simples.
Sa démarche contribue-t-elle à rassembler et renforcer ou à diviser et affaiblir ? Et bien, on lui demandera. Brisortefeu, merci beaucoup.
Bonsoir. Demain, nous recevrons Dominique de Villepin. Bonsoir et à demain pour un nouveau toc Orange le Figaro. [Musique]
Brice Hortefeux