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DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 7 mai 2025 41 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSantéÉconomie & entreprisesNumérique

Filières scientifiques : où sont les femmes ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Faut-il instaurer des quotas pour les femmes dans les filières scientifiques ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi le pourcentage de femmes à Polytechnique baisse-t-il ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Les biais sexistes commencent-ils dès l'école ?

  • 15:00RelanceRéponse directe

    Les quotas sont-ils une solution efficace ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Comment lutter contre l'autocensure des filles en sciences ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Les concours favorisent-ils le 'culot' masculin ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Second débat de ce sens public consacré au manque de femmes scientifiques en France. La ministre de l'éducation a lancé aujourd'hui un plan pour atteindre 30 % de filles dans les classes préparatoires en 2030. Faut-il justement instaurer ces quotas ?

Comment lutter contre les biais sexistes notamment à l'école ? Quelles sont les conséquences de ce déséquilibre ? On parlera de santé publique avant de répondre avec nos invités.

C'est un reportage que je vous propose dans la prestigieuse école polytechnique qui peine toujours à aturer les étudiants de Flora sauvage. 50 ans après son ouverture aux femmes, Polytechnique reste un bastion masculin. Cette prestigieuse école d'ingénieur s'alarme du faible pourcentage de femmes parmi ses rangs.

Il y a 2 années, on était à peu près à 21 % et l'an dernier, on a eu une baisse constatée à 18 % euh de femmes à l'entrée dans l'École polytechnique. Pour la première fois, et c'est des chiffres qu'on est en train de d'essayer d'expliquer, de travailler euh aussi une petite baisse du taux de réussite des femmes pour la première année depuis les 10 dernières années du concours. Carole et Caroline sont étudiantes en 2e année.

Que cela soit au collège ou au lycée, elles ont subi des remarques sexistes. Tu a des personnes qui vont avoir des propos du genre "Oui mais toi de toute façon ils ont vu aux euros que tu étais une fille, ils t'ont rajouté des points. Par exemple quand moi j'avais des bonnes notes, c'est parce que je travaillais bien.

Alors que si un garçon avait des bonnes notes, c'est parce qu'il avait des capacités. Et autant c'est pas une mauvaise chose de dire ça, autant ça tient à faire croire aux filles que leur réussite est du a du travail et que donc le jour où elles seront en prépa, par exemple, elles ne réussiront pas parce que tout le monde travaillera. au collège, je me rappelle par exemple que j'avais donc j'avais des bons résultats et j'avais un ami à moi donc un homme qui avait également des très bons résultats comparable au mien et lui il se prenait aucune réflexion alors que moi je me faisais traiter de par exemple.

Parfois aussi les filles attirées par les filières scientifiques ne se sentent pas légitimes. Moi de base je pensais que j'avais un manque de confiance en moi et que c'était un trait de caractère. Et après, je me suis rendu compte qu'en fait mon sentiment il était partagé par énormément d'autres filles en classe préparatoire.

Donc ce même sentiment de pas se sentir à la hauteur et de pas oser dire ses idées que ce soit dans l'école d'abord en classe prépa et ensuite pendant les euros au concours. Pour Caroline, l'une des solutions afin de favoriser un meilleur accès des femmes dans les filières scientifiques serait de modifier les concours. En fait, le concours, il a tendance à vraiment favoriser le culot donc que ce soit sur les écrits et sur les euros.

Et le culot en fait, on se rend compte que c'est un trait qui est très masculin. Le culot, c'est de que ce soit par écrit ou à l'oral, de proposer une réponse sans être sûr que ce soit la bonne et de commencer un raisonnement sans être sûr qu' qu'il soit susceptible d'aboutir. Ainsi, pour lutter contre le faible pourcentage de femmes, cette étudiante de Polytechnique est favorable à la discrimination positive. mettre en place des quotas, pas forcément pour mettre un 50 % hein, mais pour juste encourager et dire aux filles que elles ont leur place en fait dans ce genre de milieu, ça pourrait aider, je pense, à augmenter la proportion de fille.

Préoccupé par la sous-représentation des femmes, l'école polytechnique a davantage ouvert son recrutement aux filières des sciences de la vie, domaine plébiscité par les étudiantes. On essaie de recruter nous dans toutes les filières scientifiques. Donc on a réouvert nos filières universitaires, on a réouvert dernièrement d'ailleurs la biologie, les sciences de la vie, les sciences médicales en filures universitaires ainsi que dans les filiers de classe préparatoire.

La direction réfléchit aussi à une évolution du concours d'entrée. Le manque de femmes dans les filières, dans les métiers scientifique. Voilà le thème de notre débat.

J'accueille Marie Hashliman. Bonsoir. Bienvenue.

Bonsoir. Vous êtes sénatrice des des Hautes Scèes, membre de la délégation au droits des femmes et cpporteur de la mission d'information sur les femmes et la science qui est en cours ici au Sénat. Brigitte Autrand, bonsoir et bienvenue de vous accueillir.

Professeur émérite à à l'université de la Sorbonne et présidente du Covars, le comité de veille et l'anticipation des risques sanitaires. Charlotte Jacquau, bonsoir et bienvenue. Vous êtes chercheuse en sciences cognitives, directrice du département d'études cognitives à l'école normale supérieure et puis je vais citer votre note paru à la fondation Jean Jorè, ressenti et discrimination de genre ce qui freine la féminisation des filières scientifiques.

Comment vous dire ? On est vraiment au cœur de notre débat. Évidemment, Sophie Dravinel, vous êtes resté à mes côtés éditorialiste politique.

Alors, votre mission d'information, on l'a dit, je l'ai dit, elle est pas terminé. Marchliman malgré tout, quelle première leçon vous pouvez en tirer ? Écoutez, nous avons démarré nos auditions maintenant il y a quelques semaines, au mois de de février, et le constat est unanime.

Il y a une sous-représentation caractérisée euh des jeunes filles et des femmes dans les études et les euh les carrières scientifiques et techniques. Et c'est un fléo parce que nous avons besoin de la mixité dans la société pour pousser notre pays, pour développer notre économie, pour apporter de l'emploi et pour répondre aux besoins d'égalité tout court. et tous les intervenants que nous avons auditionnés jusque jusqu'à maintenant vont dans le même sens.

Il faut une action radicale et à tous les étages pour avoir des solutions maintenant parce que on ne peut plus attendre. Oui, c'est pour ça que ce débat est passionnant. C'est pas seulement un enjeu d'égalité, c'est aussi un un enjeu beaucoup plus global, sociétal, de croissance économique, de santé.

On en parlera évidemment dans ce débat. Alors, Brigitte Autron, vous êtes le contreexemple. Je sais pas où l'exemple à suivre parce que vous êtes professeur de médecine, vous avez dirigé de nombreux services, vous dirigez le Covarce aujourd'hui.

Malgré tout, est-ce que vous vous êtes quand même parfois senti un peu seul ? Au début de mes études ? Oui, au début de mes études, je crois qu'il y avait une proportion d'environ 30 % de filles et et pratiquement pas de femme professeur et pas de femme chef de service.

Et puis petit à petit, pendant toute ma carrière, j'ai vu quand même mes collègues de mon âge, mes camarades de de FAC, devenir comme moi, professeur de médecine et et accéder à des à des directions. Les choses changent. les choses changent et la médecine est probablement un domaine un peu particulier parce que les autres voilà les femmes vont plus en médecine que dans les filières scientifiques comme la physique ou les maths.

Euh et encore en médecine, on a une inégalité entre les disciplines hein. La chirurgie, la cardiologie sont des disciplines où il y a plus d'hommes que de femmes. La pédiatrie, l'ophtalmo, la dermato, il y a plus de femmes.

Et le point positif que je voudrais souligner, c'est que les choses avancent et que elles n'avancent probablement pas assez vite dans les autres secteurs de la science, mais elles avancent en tout cas moi je l'ai vu et je ne suis pas la seule à témoigner de de cela. Donc je crois qu'il faut avoir être positif et continuer à se battre. On va pas seulement noircir le le le trait, on va essayer aussi d'être positif.

On va et on va commencer par rappeler une évidence Charles Jack Mo, le manque de femmes dans les filières scientifiques, c'est pas biologique, c'est pas cérébral parce que bon voilà, on pourrait aussi entendre ça parfois. Oui. Alors quand on parle du plafond de verre, c'est sûr que si on regarde les chiffres et qu'il y a on voit qu'il y a que 30 % de chercheuses, il y a que 14 % de présidentes d'université et quand on regarde dans l'innovation, là c'est encore pire. les brevets qui sont déposés par des équipes féminines exclusivement, c'est que 4 % des brevets et exclusivement masculine, c'est 80 % des brevet.

Donc là, on se dit est-ce que cette différence, elle est d à quelque chose de biologique ? Pourquoi les femmes n'arrivent pas à atteindre ces mêmes niveaux de faculté ou de Et quand on regarde, on a failli choisir un titre volontairement ultra provocateur, les femmes sont nules en science. Oui, mais pour histoire de se faire des copines, et bien on peut se poser la question quand on voit ses chiffres et on fait on peut pas complètement euh balayer comme ça d'un revers de main une différence biologique.

Et nous notre travail c'est de tester ça. Est-ce que il y a des différences ou pas ? Donc on peut tester à différents niveaux.

On peut tester les bébés quand il naissent et ça c'est ce qu'on fait. Et on remarque qu'il y a aucune différence entre les bébés de sexe masculin et les bébés de sexe féminin, que ce soit pour traiter les nombres, que pour traiter l'espace, pour traiter les objets. Et ensuite, donc vous leur faites fait des des faire des tests comme ça, voilà qui sont adaptés au toutjeun âge.

Quasiment dès la naissance, on peut tester les enfants. On a même un baby lab dans notre département. OK.

Et ensuite, on peut au cours de la vie et tester comme ça les performances et regarder comment elles évoluent. et la société qui crée ça quoi. Regardez ce qui se passe dans le cerveau.

Et quand on regarde le cerveau d'un homme et d'une femme, on observe de la variabilité. Mais ce qu'on voit, c'est qu'il y a pas plus de variabilité entre le cerveau d'un homme et d'une femme qu'entre le cerveau de deux hommes ou que le cerveau de deux femmes. Donc ça peut pas être ça qui explique les différences qu'on observe.

Et si c'est pas la biologie, c'est bien des normes sociales qui vont induire ces ces différences qu'on observe. et on va les détailler évidemment ces normes sociales. On a lancé ce ce thème de débat il y a quoi il y a à peu près de semaines et on est rattrapé par l'actualité puisque la la ministre de l'éducation nationale vient d'annoncer son plan fille et math pour s'attaquer justement au stéréotypes de de genre.

Alors les les mesures, on va dire les plus les plus marquantes sensibiliser tous les enseignants dès la rentrée de septembre. Ça passera par des heures de formation. création de classe spécialisée science en 4e en 3e euh constitué à 50 % de filles, instauration de quotas dans les classes prépa aux grandes écoles, euh 20 % de filles dès la rentrée de 26 et au moins 30 % de femmes parmi les professeurs recrutés dans ces classes prépa scientifiques.

On écoute Elisabethborne. Moi ce que je constate c'est qu'en classe prépa, la part des filles ne progresse pas et qu'on a même certaines classes prépa dans lequel il y a moins de 10 % de filles. Bah les filles quand elles voi des formations où il y a aussi peu de filles où il y a autant de garçons, on va le dire, bah les filles hésitent à aller et moi j'entends ces témoignages de jeunes filles qui disent "Je veux pas aller dans une dans une filière qui est trop masculine." Alors combien de filles dans les classes préparatoires ?

L'objectif c'est d'avoir à partir de la rentrée 2026 au moins 20 % de filles dans chaque classe préparatoire et de viser 30 % en 2030. Et on rejoint tout de suite en duplexe Céline De Logère qui est dirigeante de My Data Machine et experte en intelligence artificielle. Bonsoir.

Merci d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes mathématicienne de formation et alors ce ces biais sexistes ou cette j'allais dire autocensure mais autocensure provoqué par le climat général Je ne veux pas aller dans une filière trop masculine. Est-ce que vous vous l'avez ressenti ou des collègues étudiantes l'ont ressenti ?

Bonsoir. Bonsoir à tous. Bonsoir Thomas.

Euh oui, effectivement donc moi j'ai fait un cus donc de classe prépa puis math puis informatique puis recherche en informatique et effectivement dans toutes les classes par lesquelles je suis passée on était moins de 20 % de de filles même je pense beaucoup moins. certaines fois, c'est pas toujours évident parce que bah comme on sait, c'est déjà très sélectif hein, les classes préparatoires puis les les exames, voilà, les les maths et et l'informatique, ça se veut sélectif et en plus en tant que que femme, on doit se faire une place. on a peut-être on se sent moins légitime quand il y a quand il y a moins de de femmes que d'hommes, beaucoup moins même de femmes que d'hommes.

Donc ce sont des biais qu'on qu'on rencontre en fait dès le collège et le lycée. Et donc j'ai vu beaucoup de filles autour de moi qui étaient un peu découragé, qui avaient un peu peur de se lancer dans des filières très scientifiques. Mais mais bon, moi j'ai persévéré et je pense que c'est justement l'occasion de pousser plus de femmes et plus de vocation dans ces filières là parce que effectivement on n pas un cerveau différent donc on peut tout à fait réussir dans ces classes là et il faut des rôles modèles.

On l'évoquera ça parce que effectivement on peut enfin le le matchisme ambiant quand on est 5 ou 6 ou ou 10 % de femmes dans une classe, je pense qu'on le subit encore plus forcément que dans une une classe à à parité. Je vous posais la même question à toutes sur les quotas parce que il y a eu ce débat par exemple sur la politique il y a il y a quelques années ou sur les les conseils d'administration ou les comexes des des entreprises. Est-ce que vous vous y êtes favorable Brigitte Autrand ?

Est-ce que à ce moment là aujourd'hui de la situation il faut des quotas ? Je pense que il y a un moment où effectivement une politique de quotard devient nécessaire. Si effectivement dans certaines disciplines la proportion de fille est trop faible, il faut donner un élan pour que ça se rétablisse.

Le danger des quotas qu'on dise ensuite à une fille "Ah oui, mais toi tu es là parce que tu fais partie d'un quota et non pas parce que tu as le même niveau d'intelligence." Donc il faut vraiment faire attention à ça et et il faut le manipuler avec précaution et je pense que c'est vraiment une politique de dernier recours quand on ne peut pas faire autre chose ou bien une politique d'urgence mais qu'il faut savoir arrêter et moduler avec cet objectif donné par la ministre Ellisabeth Borne au moins 20 % de filles dans chaque classe préparatoire à l'entrée 2026 Marie Hashliman en pardon mais encore faut-il les trouver ? Bien sûr, je pense qu'il faut créer le vivier.

Hm. Euh vous vous interrogiez sur le les quotas. Moi, je suis entrée en politique à la faveur de la loi qui a permis les premières élections en parité des femmes sur des listes municipales en 2001 et depuis 25 ans donc je suis élu local et aujourd'hui sénatrice et je suis bénéficiaire de cette politique de quota qui a eu un de vrais réussite, un vrai impact pour permettre aux femmes d'accéder à des responsabilités politiques.

Mais je pense que il faut quand même mettre la politique de quota quand elle existe au bon endroit, le bon curseur. Et je pense qu'il faut constituer ce vivier le plus tôt possible et dès l'école primaire parce que si vous laissez aller au CPCGE, au CP classes préparatoire et que à ce moment-là vous sélectionnez en appliquant une politique de quota, vous avez laissé se désespérer et s'éloigner de carrière potentielle qui qui aurait pu être positive toute une génération de jeunes filles qui se sont qui sont partis vers d'autres sur les biais ou les stéréotypes qui démarrent très très tôt. effectivement dans dans dans la scolarité mais à l'instanté euh c'est peut-être quand même le moment de il faut y aller.

Je pense qu'il faut y aller. Je pense qu'il faut prendre le taureau par les cornes et comme on stagne depuis de nombreuses années maintenant les quotas c'est la bonne solution. Bon votre avis même question.

Ouais. Alors les cotas je pense que c'est un dispositif qui est essentiel mais qui doit être accompagné et bien compris. Et bien compris c'est pas juste parce qu'il y a pas assez de filles qu'on va le mettre en place, c'est aussi parce qu'en fait les filles elles ont eu des obstacles tout au cours de la vie.

C'est vraiment elles nage à contre aucourant quand elles veulent faire des sciences. Alors que les garçons, ils sont dans le bon sens du courant. Les jouets qu'on leur a offert quand ét petites, c'est sont hyper genrés.

Dans les familles, il va y avoir un environnement très genré aussi. À l'école, on va renforcer ces ces billets de genre et la culture, les vidéos, les séries ne vont faire que renforcer cette culture genrée. Et donc ça va être des obstacles qui s'accumulent à chaque étape de la vie.

Et quand on arrive aux classe prépa, en fait les obstacles sont encore plus présents. Donc les quotas c'est vraiment pour rétablir cet équilibre, pour réparer cette inégalité qui a été accumulée, acquise tout au cours de la vie. Donc ça, il faut bien comprendre pourquoi on veut mettre en place des quotas.

C'est pas juste parce queil faut sauver les filles pour qu'elles puissent aller en science. C'est parce que vraiment elles ont eu plus d'obstacles que les autres. Et accompagner, ça je suis tout à fait d'accord.

C'est vraiment tout au long de la scolarité qu'il faudrait y penser et dire qu'on va les mettre en classe prépa. Comment on va faire ça concrètement ? Est-ce qu'il va y avoir les internats aussi qui vont être qui vont accompagner ces jeunes filles qui arrivent en classe prépa parce qu'elles vont pas arriver toutes de Paris, il y en a qui sont de province.

Oui, bien sûr. Ça suppose un peu voilà, je suis pas sûr qu'à la rentrée ce soit vraiment prêt. Ouais.

Sophie pouz intervenir ? Oui. Non non mais c'était non, vous l'avez très bien dit donc non je laisse poursuivre.

Très bien. OK. Très bien.

Parfait. Je pensais que vous m'aviez fait signe pour pour intervenir mais je veux bien demander à Céline de Logère aussi votre avis sur les quotas. Oui, merci.

Euh je pense qu'effectivement comme ça a été dit euh aujourd'hui c'est une mesure d'urgence parce que là on parle de 20 % mais euh moi quand j'étais en classe prépa, on était moins de de 10 % de de filles dans nos dans nos classes et on n'est pas encore en train de de dire il faut 50 %. Donc euh c'est vraiment une mesure d'urgence qui est là pour accompagner un changement fondamental et essentiel. on n' pas le choix euh pour lancer des nouvelles vocations de femmes que de mettre en place une mesure comme ça.

Donc oui, je suis favorable et je suis persuadé que ça fera naître de nouvelles vocations. Ouais. Et et d'ailleurs dans le dans le reportage, on était à Polytechnique en ouverture de de ce débat, c'est on est plutôt dans une tendance baissière, c'est-à-dire que le pourcentage de femmes est en train de de baisser.

Est-ce que il y a il y a un rôle des femmes quand elles accèdent à des postes de responsabilité ? Oui, je crois vraiment que si on peut mettre en lumière les femmes qui qui réussissent et qui occupe des postes importants, on a parlé des présidents d'université. Moi, je fais partie d'une université sur une université dont la présidente est une femme.

La précédente ministre de la recherche, Sylvie Rota était la présidente de Paris Orset. Donc, il y a des femmes qui sont présidentes de l'université et qui sont mis dans la mises dans la lumière. Et d'ailleurs, Polytechnique est désormais dirigé par les femmes.

Voilà. Euh, il y a également des femmes qui dirigent des grands instituts de recherche médical. Euh, je parle je pense en particulier à Yasmine Belkaï qui dirige l'Institut Pasteur, à Valérie Verdier qui dirige l'Institut recherche et développement, à euh Élisabeth Claudite de Saint-Martin qui dirige le SIRAD.

Donc il y a des femmes qui dirigent des grands instituts de recherche en science et il faut les montrer, il faut les faire parler et leur demander quel est leur parcours. Je je suis ravi d'être là mais voilà, il y a d'autres femmes qui réussissent qui réussissent très très bien et mieux que moi et euh et elles servent de modèles. Moi, j'ai j'ai eu des modèles féminins dans ma vie qui m'ont drivé, qui m'ont permis de de me dire "Bah oui, c'est possible, on peut y arriver." Lesquels ?

Je pense par exemple à mon un professeur de un chef de service de pneumologie quand j'étais interne en pneumologie, le professeur Isabelle Cobarer, qui m'a révélé le fait que oui, une femme accomplie pouvait être chef de service. À l'époque, c'était encore difficile. Euh voilà, donc il y a des modèles et je crois qu'il faut les utiliser, les mettre en lumière.

On parle de biais et de stéréotype. Euh et c'est pas exactement la même chose. Charlotte Jack Moassiez un peu de pédagogie.

Alors le stéréotype c'est cette idée les filles sont nules en math voilà c'était ça voulez vous vouliez utiliser ça comme titre c'est ça ça c'est le stéréotype. Ce stéréotype là il va agir auprès des jeunes filles et quand elles vont devoir faire un exercice de mathe elles vont avoir ça en tête et effectivement elles vont avoir des résultats qui sont moins performants que les garçons en math donc c'est ce qu'on appelle la menace du stéréotype. Cette cette idée fausse ça va ça va affecter leur performance.

Hm. Donc ça c'est la menace du stéréotype et les stéréotypes ils vont aussi affecter ceux qui vont juger les filles qui sont autour qui vont biaiser le ça devient un billet ça peut être un bia de recruteur alors ça peut être un b de recruteur avec un CV il y a des expériences qui ont montré qu'un même CV où on change juste le prénom il y a un prénom de garçon ou un prénom de fille qui est envoyé à des personnes qui vont recruter quelqu'un pour travailler dans une équipe de recherche et on demande à ces personnes de juger les compétences qu'ils estiment de la personne. Est-ce qu'ils ont envie de l'employer et quel salaire ils vont lui donner ?

Et en fait, les personnes qui ont reçu le CV avec le prénom de garçon vont juger toujours que le garçon est plus compétent. Dites les personnes plutôt les hommes quand même. Non.

Alors ça n'a rien à voir avec le genre de la on vit tous et toutes dans la même culture. On est tous et toutes biaisés de la même façon. D'accord.

Marieiman. Ce qu'il est important de dire aussi pour compléter ce que ce qui a été dit excellemment, c'est que le stéréotype c'est une construction sociale. Hm.

Autrement dit, ça nous donne une chance d'aller contre cette construction en rétablissant les choses. Ce n'est pas lié au sexe. Euh fille, ça veut pas dire euh nul et garçon efficace, génial et performant.

Donc c'est à nous de prendre les choses en main pour faire en sorte que ces stéréotypes soient remis à leur place. H alors je le disais tout à l'heure, ce ce déséquilibre est pas seulement choquant, il a des conséquences concrètes dont on parle tout de suite avec Audry Beetaz. On va parler santé.

Bonsoir Audrey. Bonsoir. Bien bienvenue.

Ce manque de femmes dans la recherche scientifique entraîne des conséquences sur la santé des femmes en général. En effet, Thomas, c'est ce que révèle une étude publiée dans la revue Science. La plupart des recherches sont menées par des hommes sur des hommes et ça pose des problèmes très concrets notamment en matière de santé cardio-vasculaire car les symptômes ne sont pas les mêmes par exemple chez les femmes ou chez les hommes et les femmes, elles ont été moins bien étudiées donc elles sont moins bien diagnostiquées et de facto moins bien traitées.

Par exemple, on sait tous reconnaître le signe d'un infarctus chez un homme. Il peut y avoir des douleurs à la proestesserine, au bras gauche, mais ce qu'on sait moins, c'est que chez les femmes, ce sont plutôt des douleurs à la mâchoire, des nausées ou des vertige. Est-ce qu'on peut aussi parler de retard sur les maladies qui touchent spécifiquement les femmes ?

L'exemple le plus parlant, c'est peut-être celui qui a été médiatisé ces dernières années, l'endométriose qui est connue depuis un siècle, qui touche une femme sur 10 et pour laquelle il n'existe pour l'heure aucun traitement. Il y a aussi le cas de la péridurale. Près de 20 % des femmes qui en ont bénéficié estiment qu'elle fonctionne pas ou mal et on n pas forcément de clés ou en tout cas trouver de clés pour ça.

Et pendant de nombreuses années, les femmes ont aussi été absentes des essais cliniques. Alors ça tend un petit peu à changer mais c'est vrai que pendant de nombreuses années, on a pu mal constater les effets secondaires qu'elles peuvent rencontrer. Mais ça va même plus loin avec une situation ubuesque.

Le médicament dit contre le manque de désir féminin a été testé sur 23 hommes et seulement deux femmes pour déterminer ses effets lorsqu'il était pris avec l'alcool. Chercher l'erreur si Oui, effectivement, s'il y avait plus de femmes chercheuses, est-ce qu'elles s'intéresseraient plus aux femmes ? Oui, pour s'en rendre compte, des chercheurs ont analysé 440000 brevets médicaux déposés aux États-Unis entre 1976 et 2010.

Il en ressort que les brevets déposés par des équipes d'inventrices sont 35 % plus susceptibles de se concentrer sur la santé des femmes. Les femmes dans cette étude, elles représentent 25 % des inventrices. Si ce chiffre atteignait 50 %, soit la moitié des inventions, il y aurait 6500 inventions de plus centrées sur des femmes aux États-Unis.

Les essais cliniques sont aussi concernés. Quand une femme dirige l'étude, elle a à chaque fois plus de sujets féminin parmi les participants. Merci beaucoup Audrey.

Tiens, je vais m'offrir un autre stéréotype sur le "Les hommes sont douillet". Si si la p si c'était les hommes qui accouché et que la péridurale marchait pas une fois sur sa, on aurait sûrement trouvé une péridurale qui fonctionne qui fonctionne beaucoup mieux. Bon, je redeviens sérieux parce que est-ce que c'est pas quand même en train d'évoluer ça en matière de santé ?

Si, tout à fait. Et puis cette étude qui qui a été citée et est est tout à fait valable. simplement euh il faut pas simplifier les choses.

Euh il y a des règles en recherche clinique, en recherche médicale et on doit euh inclure en fonction du sujet la population appropriée. Donc cette étude qui est citée avec 23 hommes qui testent un médicament sur le désir féminin, ça n'a pas de sens. De toute façon, une étude clinique sur 23 personnes, ça n'a pas de sens, c'est trop petit.

Mais euh qu'il y ait des études en cardiologie qui portent plutôt sur les hommes, ça pouvait être justifié par le fait que très longtemps l'infarctus a été quand même beaucoup plus fréquent chez l'homme que chez la femme, même si on exclut des biais de de méconnaissance. Si l'on teste des vaccins, c'est ma spécialité, et bien là le ce qu'on appelle le sexe ratio, c'est-à-dire la proportion d'hommes et de femme, elle est strictement identique. Vous quand vous testez un vaccin, vous êtes professeur en immunologie, c'est 5050 quoi.

Et et la plupart des médicaments, s'ils n'ont pas trait à une pathologie genrée, et bien ils incluent le même pourcentage d'hommes et de femmes. L'autre point que je voudrais dire sur ces études qui émanent des États-Unis, aux États-Unis, alors là, il est vrai qu'il y a un manque de femmes en science et un manque de femmes en recherche beaucoup plus important que en France et en Europe. Moi très souvent quand je suis allé faire des des conférences aux États-Unis, j'ai été prise en apparté.

On me demandait "Mais comment faites-vous pour arriver à faire de la science en étant une femme ?" Je crois que les États-Unis, c'est vraiment un pays très particulier. Il faut faire attention à pas extrapoler systématiquement l'Europe.

Et est-ce que justement la France elle se situe où ? Marid Schliman ? Alors les chiffres dans le monde c'est 28 % de femmes qui exercent ses professions.

La France 25 % mais dans certains pays ça peut être 42 % l'Algérie, la Tunisie, 46 % 53 % au Kazakhstan. H donc ça veut dire que on peut encore évoluer. Oui, il y a de la marge de progression, on peut dire ça comme ça.

Alors, il y a un autre effet négatif et là on va parler plutôt d'économie sur les métiers en tension. Il manque en France plus de 20000 ingénieurs formés chaque année euh et 60000 techniciens. C'est la darè qui nous donne ses chiffres sur les sur les techniciens.

Et alors je me tourne de nouveau euh vers ces lignes de logère parce que là on va parler de de l'économie du numérique des secteurs de la de la tech qui a besoin de recruter. Et là je m'adresse à la chef d'entreprise. Est-ce que vous avez du mal à trouver des femmes ingénieures ?

Alors euh je dois dire que j'ai eu beaucoup de décho euh à ce sujet comme quoi c'était dur de trouver des femmes ingénieurs. Mais la bonne nouvelle c'est que je pense que avoir une entreprise créée par une femme donc nous on est deux associés euh mon associé donc un homme et moi-même une femme et je pense que ça suscite plus de de talents féminin à postuler et à se lancer dans le process de recrutement. Donc nous aujourd'hui, on a la chance d'avoir 80 % de femmes chez My Data Machine, ce qui est vraiment exceptionnel pour le secteur de la tech.

Et je dois dire que en fait, on laisse une place toute particulière aux femmes et je pense qu'elles se sentent intégré dès le process de recrutement. Donc mettre des femmes à des postes clés à la fois dans le process de recrutement mais à la fois bah à la tête d'une entreprise, je pense que ça favorise et ça attire les talents féminins. Vous pilotez Charlotte Jacqua le programme femme et science à l'école Normale Sup.

Alors qu'est-ce qu'on peut faire pour là sur ce domaine particulier de des ingénieurs, des techniciennes, voilà pour faire monter les les stats ? Mais alors, il y a pas une solution, mais il y en a plein et tout celle sinon ce serait trop facile. C'est toutes celle-là qu'on essaie de mettre en œuvre.

La première solution qu'on a eu, donc on avait vraiment un problème de parité en mathématiques, euh en physique et en informatique hein sans surprise. Et il y a deux façons de rentrer à l'ENS. Il y a le concours après la classe prépa où il y a un concours qu'on appelle Normalen Normalien étudiante.

Et sur ce concours-là, on a pu agir et en fait toutes les filles qui rentrent via ce concours-là, on finance leur scolarité. C'est-à-dire qu'elles ont un salaire de 1000 € par mois toute la durée de la scolarité pour les attirer, pour leur dire c'est possible aussi parce que voilà, ça a eu des super résultats. Ça fait 3 ans qu'on fait ça.

La première année où on a fait ça, on a eu la parité en physique, la deuxème année la parité en math et là c'est la 3è année et j'espère que je pourrais aussi être annoncé d'aussi beaux résultats. Donc en fait il y a aussi des comme ça des incitations qui peuvent être faites parce que parfois c'est compliqué de venir à Paris de la famille ne va pas financer tout à fait de la même façon les études du garçon et de la fille. Ces problématiques-là, on doit les avoir en tête.

Ouais. Et parce que euh c'est ce que je disais tout à l'heure Marie Liman, c'est même parlons de de croissance de produits intérieurs bruts. Enfin voilà, la France se prive de richesse.

Le coût de la sous-représentation des femmes, c'est 10 milliards d'euros par an. C'est énorme. Donc on recherche des compétences, on les a dans les secteurs d'estime bien sûr les ingénieurs dans le numérique on la la tech par essence c'est un c'est une filière d'avenir.

L'intelligence artificielle dont on aura besoin beaucoup dans les futures années. Il faut que les femmes investissent aussi ces secteurs et qu'elles aient confiance et qu'elles s'impliquent dans des études qui leur permettent d'être aussi excellentes pour reprendre la main. Alors quand on regarde 125 vousz intervenir par Oui.

Non, je voulais dire particulièrement l'intelligence artificielle. Si on veut que l'intelligence artificielle reflète la pensée humaine, il faut vraiment intégrer la pensée des femmes. Évidemment, ne nous privons pas de la moitié de l'humanité.

Et quand on regarde 125 années de prix Nobel, il y a seulement 6 % de femmes lauréates dans toutes les catégories scientifique et pourtant certaines auraient mérité cette récompense. Elles ont été oubliées et vous allez nous parler Sophie d'un phénomène qui est bien identifié dans l'histoire des sciences, l'effet Mathilda. Le fameux en tant que femme, si je connais dans l'histoire la propension des hommes à s'octroyer les honneurs des voulu aux femmes, j'ignorais jusqu'à il y a encore quelques temps qu' science ce phénomène portait un nom et c'est donc l'effet Mathilda.

Il décrit qu'en matière de grande découverte, sauf exception, les femmes restent plutôt à l'ombre des hommes, voire totalement à l'ombre des hommes. Il a été développé par l'historienne des sciences Margret Rosit, qui était né aux États-Unis en 1944 et elle a développé un phénomène en partie identifié par un compatriote sociologue donc que lui a appelé l'effet Mathieu et que l'on peut résumer ainsi. On ne prête qu'au riche.

On ne prête qu'au riche, sauf que là on comprend bien que c'est incomplet. Absolument. Et selon les observations de Margarette Ritter, cet effet Mathieu est démultiplié lorsqu'il concerne les découvertes scientifiques des femmes et le nom Mathilda et d'ailleurs hommage à la militante féministe Mathilda Josel Gage qui avait anticipé ça à la fin du 19e siècle bien avant le sociologue Merton donc et son effet Mathieu.

Et alors elle fait remonter ça assez loin dans le temps finalement. Oui, oui, au Moyen-Âge, on peut même si les affaires sont encore assez douteuses, mais en tout cas à l'histoire d'une italienne Trotula ou Treta de Salerne qui était une médecin gynécologue dont le nom disparaîtra à l'ombre des siècles et de la virilité et dont la condition de femme a toujours été d'ailleurs interrogée. Et puis alors là, on pourrait maintenant se lancer dans une liste qui nous mènerait bien après la fin de l'émission.

Les femmes écartées ou invisibilisées sont nombreuses. Et bien savez-vous par exemple qu'en France Emma Chenu sera la première licenciée de mathématiques en 1863 mais qu'il faudra attendre 1972 pour que Polytechnique ouvre sa porte aux femmes. Et ce n'est que l'année suivante en 1973 que le Collège de France créé quand même en 1530 ouvrira les siennes en offrant pour la première fois à une femme le titre de professeur et c'était à Jacqueline de Romi.

Et pendant ce temps-là, euh les femmes euh œuvrent à l'ombre. Euh Margarette Rositer euh cite euh Lise Maer dont les travaux sur la fission nucléaire avec Otto ne lui ont pas valu de partager le Nobel en 1944. On pense aussi à l'autrichienne devenue américaine Eddie Lamar que vous connaissez sans doute comme une grande actrice mais qui fut dont la beauté avait comme éclipsé le génie mais qui fut aussi en 1942 celle qui a conçu un encodage d'information par radiofréquence à l'origine de la téléphonie et de la et du wifi.

Et on pense encore à l'astrophysicienne Vera Rubin, théoricienne de la matière noire dans les années 1970 et à tellement d'autres dont les noms sont au livre des femmes scientifiques et on connaît pourtant l'importance des rôles modèles Charlot Jackmot toutes toutes ces femmes là invisibilisé on en a cité quelques-unes seulement une toute toute petite partie de celles qui ont été elles pourraient servir ou elles auraient pu servir de rôle modèle alors je voudrais même rajouter à cette liste quand même en 2024 le prix Nobel de médecine a été attribué à Victor Ambros et Gary Rugvein. Et en fait pour le micro RNA, ils ont eu ce prix Nobel et quand on regarde les articles qui sont cités pour expliquer que ils ont attribué le prix Nobel à cette équipe, les articles sont écrits. La première autrice des articles, elle s'appelle Rosaline Lee.

Il se trouve que c'est la femme de Victor Ambrose. C'est elle vous poser la question, j'allais vous poser la question après en disant quand même c'est plus c'est plus le cas aujourd'hui 2024. La première autrice, ça veut dire que c'est elle qui a fait le travail, c'est elle qui a écrit les articles scientifiques.

Elle n'a pas été remerciée, elle est juste sur la photo. Mais pardon. Alors, il y a la responsabilité de son mari ou de ou de ceux qui sont venus prendre les prix fort des épous qui épousaient des femmes scientifiques parce que par concurrence pour éteindre la concurrence.

Oui. Mais alors, il y a aussi la responsabilité de de de du fem et et de Nobel. Ouais.

Donc, ça a été un peu une discussion de niche entre chercheurs, chercheuse. On s'est dit pourquoi pas elle ? Ouai.

Alors et je reviens, je repose la question des rôles modèles parce que à quel point ils sont importants. Les rô modè c'est super important. Donc pour se projeter, pour se dire que c'est possible pour et pas et pas un seul rôle modèle, pas Marie Curry qui est là c'est le rôle modèle qui sera pas possible à à atteindre.

Il y a trop de le double prix Nobel. Ça c'est pas c'est bien parce qu'elle a même battu les hommes en l'occurrence. C'est c'est c'est la seule mais quand quand il y a une intervention dans une dans une classe dans des classes de terminal quand il y a l'intervention d'une chercheuse et on prend des classe où c'est c'est plutôt des classes scientifiques où il va y avoir après un départ vers des classes prépar scientifiques.

S'il y a une une chercheuse qui intervient il y a on passe d'un quotat de 30 % de filles qui vont aller en classe prépa à 45 %. En gros, il y en a une ou deux en plus qui vont aller en classe prépa scientifique. Donc ça joue vraiment un rôle, c'est vraiment efficace.

Quand quand vous vous êtes un rôle modèle, je ne sais pas mais si moi je vous le dis. Et donc est-ce que est-ce que il y a des étudiantes qui sont venues vous voir en vous disant bah merci merci parce que vous étiez là quoi. Merci.

Non, mais plusieurs fois des étudiants sont venus me voir en me demandant comment on faisait pour avancer que ce soit en France ou à l'étranger. Et et donc modestement, on essaie d'expliquer son parcours. Effectivement, peut-être qu'en médecine, on a moins le ce ce réflexe genré que dans que dans d'autres disciplines, mais néanmoins, il faut se battre et surtout les filles ont besoin de montrer beaucoup plus leur capacité qu'un garçon.

Euh à pour arriver à un poste égal, je pense qu'il faut qu'une fille travaille beaucoup plus. Il faut qu'elle soit prise au sérieux. Il faut que euh on lui demande pas mais quand est-ce que vous ferez vos enfants ?

Euh voilà. Il y a énormément de barrières qui font que euh on on n'avance pas quand on est une femme. Donc quand on y est arrivé, on essaie d'expliquer comment on l'a fait.

Et malheureusement, c'est quand même beaucoup par le travail, par des quantités, c'est aussi par le fait qu'on a un compagnon ou un mari qui a été tolérant et qui a accepté qu'on travaille beaucoup. Des enfants qui ont accepté qu'on travaille beaucoup. Enfin, c'est un milieu familial qui a permis ça et malheureusement peut-être qu'il y a là aussi des barrières sociales très importante.

Ils sont encore trop trop lourdes. Marie Doiman et qu'est-ce que vous vous pouvez faire de de votre place d'élu sénatrice mais auparavant quand vous étiez quand vous étiez maire pour promouvoir ces ces rôles modèles ? Écoutez, moi, je pense qu'il faut créer les conditions pour que les jeunes filles d'abord retrouvent la liberté de faire un choix, le choix de leur goût, le choix de leur passion.

Se dire que c'est possible bien sûr et puis agir à tous les niveaux. Quand je dis tous les niveaux, je pense bien sûr à l'éducation nationale, à la posture des enseignants. Parce que la posture des enseignants, le regard qu'un enseignant porte sur un élève qui soit fille ou garçon n'est pas toujours le même.

Les filles sont consciencieuses et travailleuses. géniaux et alors je vous interromps et vous allez pouvoir conclure la démonstration parce que je vous propose d'écouter tout de suite l'or Saint-Raymond qui est mathématicienne et qui est professeur des universités à l'ENS de Lyon qui était entendu par votre commission ici au Sénat. Je vais vous parler de du décrochage des filles en fait très tôt dans la scolarité et on arrive même à le localiser puisqueil y a pas de différence essentiellement entre les filles et les garçons au début du CP.

Et vous voyez par contre qu'en début de CE1, ce qui est représenté en bleu clair, bien les garçons euh sont devant partout. Donc c'est pas une sur une une capacité spécifique, mais vraiment sur tous les items qui sont mesurés. Donc l'addition, la comparaison des nombres, écrire les nombres entiers, les lire, euh les placer sur une règle graduée, reproduire un assemblage et résoudre des problèmes.

C'est assez étonnant hein. Ça veut dire que il suffit de quelques mois en fait pour que ce décrochage ait lieu. Décrochage finalement assez précoce.

Je j'en reviens à ce qu'on disait tout à l'heure sur le plan de d'Élisabethm et là le le fait de sensibiliser tous les enseignants dès dès la rentrée. Alors pardon, c'est toujours facile assis sur mon fauteuil de dire pourquoi on n pas fait ça avant mais quand même quoi. Bah c'est important parce qu'en fait c'est sté si ce sont les professeurs qui sont les premiers à reproduire les biais, je je gomme pas la responsabilité des parents, de l'environnement et cetera mais quand même ce sont des stéréotypes de genre qui sont intégrés dans les réflexes dans notre société. les parents aussi ont le responsabilité dans le regard qui sur leurs enfants filles ou garçons dans les choix d'orientation aussi et puis vous évoquiez tout à l'heure la facilité ou pas qu'on accorde aux femmes pour se projeter dans la vie professionnelle dans un parcours professionnel qui est souvent exigeant que ça soit pas au préjudice d'une vie de famille et que par exemple lorsque les femmes se lancent dans la recherche elles aient la possibilité d'avoir un poste fixe permanent sans avoir à attendre d'avoir 35 ans sans juger quoi que ce soit pour construire une famille.

Et donc tout cela peut-être que certaines femmes ne se lancent pas dans ses carrière parce qu'elles se disent s'il faut que j'attende aussi longtemps, c'est pas la peine. Je vais choisir une voix qui me permet de mieux concilier toutes mes attentes et mes obligations. Charles Jacqu Moi est-ce que c'est lié aussi au fait qu'il y a pas mal de professeurs des écoles d'instituteurs en il y a beaucoup plus d'institutrices qui sont un peu moins bonnes en math ?

Pardon mais c'est peut-être aussi logique ce que je ce que je suis en train de dire. Donc en fait le décrochage c'est vraiment au CP mais quand on arrive en début de CP, il y a pas du tout de différence entre les compétences en math des filles et des garçons. Les filles sont meilleurs en français mais ça c'est déjà vrai DLCP et c'est au bout de quelques mois qu'on va voir cette différence.

Là, il y a des études qui ont montré que effectivement il y a beaucoup plus d'enseignantes que d'enseignants parce que c'est très féminin le professeur des moins à l'aise en math elles sont moins à l'aise en math et en fait les celles qui sont moins à l'aise en math vont transmettre ce petit malaise aux jeunes filles mais pas aux garçons. On sait pas trop pourquoi. Donc ça c'est quelque chose qu'on est en train d'étudier et notamment pour les former pour leur dire soyez à l'aise.

En fait on est on est en CP donc n'ayez pas peur des maths et ne transmettez pas cette peur des maths aux élèves que vous avez. Je je vous donne la parole une dernière fois Céline de Logère parce que les les biais dont on parle ils existent aussi pour les créatrice d'entreprise. Vous nous avez dit que vous avez créé votre entreprise avec un garçon mais c'est plus difficile je crois de lever des fonds de convaincre des investisseurs, des investisseurs quand on est une femme.

Racontez-nous. Euh oui, donc en fait en 2019, j'ai créé Evaines et donc on a été incubé notamment par Polytechnique, LVMH et d'autres incubateurs à à Paris notamment. Et euh donc je me suis lancée dans euh dans des euh des roads show comme on appelle ça, donc rencontrer des investisseurs, pitcher euh pitcher sa boîte.

Euh et effectivement euh donc les investisseurs enfin les bords d'investisseurs devant lesquels on pitche sa boîte sont euh souvent du coup des hommes et c'est pas évident de se sentir légitime. Comme on le disait tout à l'heure, souvent en tant que femme on doit prouver deux fois plus. Donc c'est vrai, j'ai vraiment eu cette impression de devoir vraiment prouver deux fois plus et également bah de de pas forcément me sentir légitime.

Bon alors il y a quelques initiatives de femmes voilà qui qui sont aussi investisseurs et qui souhaitent encourager les femmes à se lancer et à lever des fonds. Mais souvent en fait c'est pas forcément des femmes dans la tech. Du coup, je pense que l'idéal c'était vraiment de créer des bordes vraiment diverses avec à la fois des femmes et des hommes et des gens qui ont différents background.

Mais c'est c'est vraiment quelque chose quand on lève des fonds en tant que entrepreneur femme auquel on fait face et et bon bah finalement obligé de vous interrompre, c'est horrible. Je me retrouve à boucler un débat comme celui-là en coupant la parole à l'une de mes invités. Merci beaucoup Céline de Logère et merci à toutes d'avoir participé à ce débat.

Et puis alors on va dire pour terminer aux parents, aux grands-parents qui nous regardent, surtout dites à vos filles, à vos petites filles, allez-y, lancez-vous les mat, les sciences, tout ça c'est fait pour vous. Merci encore d'avoir participé à ce débat. Je vous dis à lundi 18h 22h puisque demain c'est le 8 mai.

Bonne fête, bon weekend pour ceux qui partent. Merci encore Sophie de votre expertise notamment dans notre première partie consacrée consacrée au Vatican. Aux dernières nouvelles, on n toujours pas le nom du nouveau pas.

On va devoir attendre encore quelques jours. Merci encore, belle soirée et à très bientôt. Ha. [Musique]