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Discours / meetingJordan Bardella (sur YouTube)· 1 mai 2024 102 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesImmigration & asileTravail & emploi

Suivez en direct le meeting du Rassemblement National depuis Perpignan avec Marine Le Pen.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 42 %Attaque 51 %Défensif 7 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 27:55Invité politiqueChiffre
    « Qui peut prétendre que l'Union européenne a amélioré notre prospérité ? Le PIB par habitant des Européens qui était égal à celui des Américains en l'an 2000 est aujourd'hui deux fois moins élevé que le leur. »
  • 28:12Invité politiqueChiffre
    « Quant au pouvoir d'achat, rien qu'en un an, le caddie a augmenté de 22%. »
  • 28:39Invité politiqueChiffre
    « Elle aura donc augmenté pour les particuliers de 45% depuis mai 2017 et ce sera 58% avec la hausse annoncée de 2025. »
  • 33:03Invité politiqueFait
    « C'est toujours la même logique de décroissance qui les conduit à interdire la vente des moteurs thermiques en 2035 et programme ainsi volontairement la mise à sac de notre industrie automobile et la dépendance à la Chine. »
  • 34:01Invité politiqueFait
    « Nous n'acceptons pas, par exemple, que la réforme des retraites des Français soit dictée du Berlaymont, ce bâtiment de verre où siège la Commission de Bruxelles et où se décide aujourd'hui le moindre de nos droits. »
  • 40:15Invité politiquePromesse
    « La politique migratoire dont nous devons observer la maîtrise doit conduire à éradiquer le trafic d'êtres humains en traquant les passeurs, en condamnant les ONG qui sont leurs complices, en saisissant systématiquement tous les moyens de traverser illégal. »
  • 1:03:21Invité politiqueFait
    « Qui a imposé dans le débat public les conséquences désastreuses de l'immigration de masse ? »
  • 1:04:27Invité politiqueFait
    « C'est ici en région Occitanie que la révolte agricole est partie. Votre région, mes amis, fut le foyer d'une colère qui a secoué la France et qui a mis nos dirigeants en face de leurs responsabilités. »
  • 1:06:42Invité politiqueFait
    « En vérité, on n'efface pas des années d'erreurs en quelques jours de parole. »
  • 1:07:03Invité politiquePromesse
    « Nous agirons en faveur du patriotisme économique, pour permettre aux cantines et aux services publics de se fournir prioritairement en produits français. »
  • 1:07:32Invité politiquePromesse
    « Rétablir la réciprocité dans les accords commerciaux, c'est préserver la valeur du travail fourni par nos agriculteurs. »
  • 1:07:43Invité politiquePromesse
    « Parce que cela signifierait, pardonnez-moi, la ruine de l'agriculture française, nous refuserons tout élargissement de l'Union européenne, de l'Ukraine au Balkan. »
  • 1:09:25Invité politiqueChiffre
    « Quand par exemple les États-Unis appliquent des droits de douane à près de 30% sur les véhicules chinois, les Américains protègent les industries et soutiennent massivement leurs fleurons nationaux. »
  • 1:09:43Invité politiqueChiffre
    « Le marché unique européen pèse 440 millions de consommateurs. »
  • 1:11:31Invité politiquePromesse
    « Nous rendrons à la France sa souveraineté énergétique en renant avec un prix français de l'électricité et en réattribuant aux Français les bénéfices du parc nucléaire qu'ils ont eux-mêmes financés. »
  • 1:12:41Invité politiquePromesse
    « Nous maîtriserons les frontières nationales et européennes. »
  • 1:12:58Invité politiquePromesse
    « Chaque bateau qui accostera sur notre territoire sera mis en sécurité et raccompagné systématiquement dans son port d'origine. »
  • 1:14:07Invité politiquePromesse
    « Nous agirons en restreignant les aides sociales aux seules familles françaises. »
  • 1:14:34Invité politiqueFait
    « Les macronistes prétendent défendre les valeurs démocratiques et libérales de l'Europe, soit, mais laissent en même temps progresser dans notre pays un islamisme conquérant qui menace d'effacer nos libertés. »
  • 1:15:14Invité politiqueFait
    « En France, on respecte les femmes. En France, la femme est libre. En France, les femmes ont le droit de se vêtir comme elles l'entendent, et cela partout sur notre territoire. »
  • 1:15:29Invité politiquePromesse
    « Ce soir, nous agirons en expulsant systématiquement les criminels délinquants, mais aussi les islamistes étrangers qui constituent une menace pour la sécurité nationale. »

Temps de parole

  • Jordan Bardella60 %
  • Marine Le Pen35 %
  • Présentateur5 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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4:10
Présentateur

Marine à l'Elysée en 2027 et qui ne s'emporte ses Jordans en position de mettre fin au désastre Macron. Au règne de la technocratie de gouvernants éloignés de toute réalité qui ne veulent rien voir des difficultés, des souffrances d'un peuple qu'ils ne veulent surtout pas connaître. Les jours qui nous séparent du 9 juin sont ne croyés d'avance et que la partie de nos adversaires sont peut-être avachis, mais ils restent venimeux. Dans nos systèmes, dans nos rues, dans nos villages, mobilisons-nous jusqu'au dernier moment pour gagner cette élection si importante pour l'avenir de l'Europe et pour l'avenir de la France.

Aujourd'hui encore, ce même pouvoir, pourtant très affaibli, fait mine de vouloir débattre alors qu'il continue imperturbable à vendre nos intérêts aux rapaces de Bruxelles ou d'ailleurs. Leurs idéaux démocratiques relèvent de l'imposture tant ils sont mis au service d'autres priorités, étrangères à nos valeurs, étrangères à nos traditions, étrangères à nos libertés. Alors que la guerre est à nouveau à nos portes, que notre front s'est ouvert le 7 octobre en Israël, que le pouvoir d'achat des Français est chaque jour de plus en plus menacé, Macron et son orchestre jouent une mauvaise partition aux paroles guerrières, mais toujours en ménageant les mêmes.

Et j'en profite pour redemander officiellement tout simplement la libération des otages, otages et avoir une pensée pour leur famille, comme pour toutes celles et ceux qui ont perdu la vie ou se battent. Chers amis, vous l'avez compris, il est temps aujourd'hui de tourner la page, de tourner la page du mépris et du déclin. Ici, tous les défis que nous devons relever pour faire de la France ce grand pays qu'il a été et qu'il doit redevenir. Certains disent que Perpignan est un laboratoire du Rassemblement national. En réalité, Perpignan est bien plutôt un cas d'école de tout ce qu'ils ont fait pendant 30 ans.

Tant notre ville concentre à son échelle toutes les difficultés auxquelles notre pays est aujourd'hui confronté, abandon, compromission, démission, de la part de toutes celles et ceux qui ont été élus qui ont été élus pour défendre les intérêts du peuple et qui, depuis trop de temps maintenant, ont fait l'inverse de ce pourquoi ils ont été élus. Pendant toutes ces années, plusieurs décennies, ils ont laissé tranquillement s'installer la drogue qui infeste nos quartiers, le communautarisme qui progresse faute de véritables politiques républicaines. Ils ont laissé les plus pauvres vivre dans des logements de plus en plus indignes.

Et se paupériser des familles entières qui peinent aujourd'hui à boucler leur fin de mois. Perpignan est donc une photographie de la France qui souffre, de la France qui perd ses valeurs, qui abandonne son identité, de la France que le pouvoir parisien méprise. La marque de fabrique de ce pouvoir, des décisions hors sol qui nous conduisent dans l'impasse et un mépris inégalé pour les Français et ceux qui les représentent. Partout, nos compatriotes veulent du changement, du changement concret, un changement de leur quotidien qui devient de plus en plus difficile.

Ils veulent une France fière d'elle-même parce que maîtresse de ses décisions et de ses choix, certes européennes mais encore françaises, notre vision de la France est claire. La détermination et la capacité de Jordan et de son équipe à combattre au Parlement européen sont sans faille. Voilà pourquoi il nous faut savoir nous mobiliser et mobiliser autour de nous encore davantage dans cette dernière ligne droite. Le dimanche 9 juin, pas une voix ne doit nous manquer, votez et faites voter pour la liste de Jordan Bardella et du Rassemblement national.

9:24
Marine Le Pen

Nous avons l'intention d'en faire un jour de fierté et de ferveur.

9:49
Jordan Bardella

J'ai décidé, vous le savez, de porter nos couleurs et d'être candidat aux élections européennes du 9 juin 2024. La plus grande alternance se prépare maintenant et avec nous.

10:03
Marine Le Pen

Nous voulons en faire le jour de l'ambition nationale plus que jamais confiante et conquérante. Un jour de sursaut où la nation française proclamera de nouveau avec ferveur son désir de liberté.

10:15
Jordan Bardella

Dans cette campagne qui va débuter, je défendrai l'idée d'une France chez elle, dans son identité et dans ses frontières.

10:24
Marine Le Pen

Lorsque nous défendons la souveraineté de la France, nous défendons également la souveraineté de toutes les nations du monde.

10:34
Jordan Bardella

Une Europe fondée sur le respect des peuples, sur la défense de leur identité comme sur des coopérations librement consenties, comme celles qui ont bâti Ariane ou Airbus, est un horizon atteignable.

10:46
Marine Le Pen

Pour que vive le droit des peuples et des nations libres, vive la République et vive la France ! Ce mot chaleureux et merci, l'éternité sociale, qui permet d'être derrière le débat européen, en effet, ce qui se profite, c'est notre existence en tant qu'État, nos droits en tant que peuple, notre destin en tant que nation. L'alternative qui nous est proposée le 9 juin est simple, elle est binaire, elle est implacable. Nous proposons la France en Europe, soit l'Union européenne de nos adversaires, mais alors il n'y aura plus la France. Il n'y aura plus qu'une région, une petite province d'un État unitaire centralisé, dirigé d'une main de fer par Bruxelles.

Face à une Union européenne qui cherche à dominer nos nations, qui a programmé leur dilution, et sans le dire ouvertement, leur disparition, face à Emmanuel Macron qui a fait clairement le choix d'un basculement post-national, cette élection du 9 juin constitue, vous l'avez compris pour tous les Français de cœur et d'esprit, un appel à la mobilisation générale. Bien sûr, c'est une invitation démocratique à s'exprimer, comme dans toutes les élections, et il n'y en a pas de petites, il n'y en a pas de subalternes, toutes sont importantes, mais celles-là particulièrement.

Mais c'est aussi une occasion de contredire publiquement ce dont la misérable ambition est de rayer 1500 ans d'histoire glorieuse de la France et de réduire son peuple, notre peuple, au silence. Cette élection, vous l'avez compris, elle met face à face ceux qui ne croient plus en la France et ceux qui l'aiment par-dessus tout, ceux qui acceptent la soumission et ceux qui se lèvent, ceux qui veulent se laisser dériver et ceux qui veulent écrire l'histoire. Je sais que vous êtes deux pays, c'est un impératif, un devoir, un commandement.

Et puis nous le savons, nous devons les contrer, nous devons les sanctionner, nous devons les congédier, nous devons donner à ce pouvoir la plus cinglante sanction électorale qu'on puisse lui infliger. Et cette sanction, elle sera mesurée, n'en doutez pas, à l'écart entre la liste emmenée par Jordan Bardella et celle des déconstructeurs macronistes. Donc le 9 juin, pas d'abstention, mais pas de dispersion non plus ! Eh oui, quand le sort du pays est en jeu, on ne s'égare pas, on groupe les forces de la France. Un seul jour, un seul tour, un seul vote, Bardella ! On va changer dès le 9 juin à 20 heures.

Dites-vous que le seul vote est égal, c'est devant l'urne de vote, la voix du plus humble vaut celle du plus puissant. Jamais, peut-être, l'élection du Parlement européen, la possibilité de mettre en minorité sur de nombreux sujets les fossoyeurs des nations dans l'hémicycle de Strasbourg, n'a été aussi plausible. La poussée des mouvements nationaux dans toute l'Europe rend cette perspective atteignable, et c'est une perspective à laquelle nous devons travailler sans relâche durant les 39 jours qui nous restent. L'Union européenne est une créature curieuse, une créature hors sol, qui ne doute de rien et surtout pas d'elle-même.

Elle n'admet pas qu'elle doit parfois s'interroger et douter, qu'elle doit s'analyser et s'amender, qu'elle doit entendre la critique et éventuellement se réformer. Elle est sourde à toute alerte, à tout avertissement, que ce soit le référendum de 2005, le Brexit, la montée partout en Europe, des opinions divergentes ou même aujourd'hui la révolte paysanne dans toute l'Europe. La moindre critique contre elle, et vous l'avez vu, est frappée d'interdit comme si le von der Leïsme était une religion révélée. Attention aux blasphèmes, mes chers amis.

Un nouveau rite auquel il faudrait se soumettre sous peine d'excommunication, une voie en sens unique qu'il faudrait suivre aveuglément jusqu'au précipice. Vous l'avez constaté durant la campagne, si vous osez émettre la moindre objection, c'est que vous êtes pour le Frexit, pour le chaos, pour la ruine, et j'en passe, et ce sont les mêmes qui dénoncent, je cite, « ceux qui surfent sur la peur ». Ne cédez pas à ce terrorisme intellectuel. Nous avons raison d'être critiques, nous avons raison de vouloir autre chose pour l'Europe, et pour la France, et pour nous-mêmes.

Les partisans de l'Union européenne voudraient nous faire croire qu'il n'y a pas d'autre solution que l'Union européenne actuelle, pas d'autre alternative, une absence d'alternative en forme d'injonction, à interdire la critique, et à proposer une autre manière de voir. Se circuler, il n'y a rien à voir, nous, Gaulois, décidément, irrémédiablement réfractaires, nous n'en voulons pas. D'abord, parce que lorsque l'on parle de construction européenne, il s'agit juste de notre argent, de nos libertés, de notre pays, et finalement de nos vies.

Ensuite, parce que prétendre qu'il n'y aurait pas d'alternative, ce serait nier l'idée même d'un débat, d'une opposition, d'un progrès, ce serait nier l'idée de la démocratie, tout simplement. C'est pourquoi il est un peu plus légitime de ne pas vivre comme des somnambules et de ne pas s'interdire les questionnements ou les critiques. Elles sont nombreuses, pertinentes, écrasantes même. Au seuil de la campagne, pour désembourber sa candidate, Emmanuel Macron a tenté de nous invoter un nouveau narratif européen, avec un torrent de concepts issus de son imagination envahissante, sans craindre d'abuser d'une pensée slogan.

Mais derrière les pensées, il y a les arrières-pensées, et derrière les postures théâtrales, les impostures intellectuelles. La pensée, c'est l'Union européenne, mais l'arrière-pensée, c'est la négation des nations. La pensée, c'est la coopération, mais l'arrière-pensée, c'est la soumission des États. La pensée, c'est la démocratie. L'arrière-pensée, c'est une Europe qui avance pour reprendre l'expression d'ailleurs d'Emmanuel Macron lui-même en 2017, « à l'abri des peuples ». Comme si la nation était une maladie mortelle, c'est-à-dire en réalité, vous l'aurez compris, dans l'opacité et dans la tromperie. Je le dis ici, et vous devez le dire partout, l'Union européenne n'est pas l'Europe.

L'Union européenne est un marché quand l'Europe est une civilisation. L'Union européenne a 70 ans quand l'Europe est plurimillénaire. Il n'y a pas de nation européenne parce qu'il n'y a pas de peuple européen. Il n'y a pas de souveraineté européenne parce qu'il n'y a pas d'État européen. Il n'y a pas de puissance possible de l'Europe et en Europe sans les nations. Dans l'histoire, en effet, ce n'est pas l'Europe qui a fait le rayonnement de notre civilisation et lui a conféré sa puissance, mais le génie propre des nations qui la composent.

L'Union européenne de Mme von der Leyen est dans la ligne du projet d'Emmanuel Macron de la Sorbonne où, dans un discours de 1h45, j'espère qu'on ne vous fera pas subir aussi longtemps, il prononce si peu le mot « France » et six fois seulement le mot « État ». Il est conforme d'ailleurs au rapport Verhofstadt dont vous avez déjà entendu parler, qui entend priver les États de leur droit de veto. Le droit de veto, c'est quoi ? C'est le droit de dire non, y compris, et bien sûr en premier, lorsque nos intérêts vitaux sont en jeu. Nous, nous voulons pouvoir dire non si on veut envoyer des Français mourir dans des guerres qui ne sont pas les nôtres.

Nous voulons pouvoir dire non à la submersion migratoire de notre pays. Nous voulons pouvoir dire non à la destruction de notre économie au nom d'une écologie décroissantiste devenue folle. Nous voulons pouvoir dire non à des impôts européens qui s'ajouteraient à nos impôts nationaux, ainsi qu'à une dette européenne supplémentaire qui aggraverait l'avenir de nos enfants. Nous, nous voulons pouvoir dire non au gouvernement technocratique de Bruxelles ou d'ailleurs. L'Union européenne, c'est une vision impériale. Elle se veut une autorité centrale qui écrase les nations, leur impose des valeurs prétendument supérieurs et réduit les peuples à des populations interchangeables à administrer.

Elle s'envisage non pas comme une communauté de peuples partageant une histoire commune, mais comme un marché mondialisé. Mais un marché, je vous le dis tout de même, sans aucune règle. Sans aucune règle autre que la loi de la jungle. C'est la concurrence déloyale sacralisée, la loi du plus cupide, un système pervers, où les appels d'offres, par exemple, sont gagnés toujours quasiment par des entreprises extra-européennes. Pourquoi ? Mais grâce à la règle du moins-disant. La règle du moins-disant, c'est la règle du moins cher. Moins vous respectez l'environnement, moins vous protégez vos salariés, moins vous les payez, moins vous respectez la sécurité des consommateurs.

Et plus vous arrivez à obtenir un prix bas, et donc plus grande est votre chance de gagner le marché. Et comme il n'existe pas de patriotisme économique ni de préférence européenne, eh bien nos entreprises perdront toujours. On marche sur la tête. Et cela non plus. Nous n'en voulons pas. Pierre Macron, qui a quand même toujours le don de nous rassurer dans ses prises de parole, a trouvé une nouvelle expression. L'Europe serait un continent-monde. C'est un hall de gare, quoi.

Dont on a ouvert grand les portes, démonter les fenêtres, supprimer le toit, et dont évidemment l'attractivité à toutes les migrations mondiales est portée par un système de protection sociale qu'on a universalisé au lieu de les réserver prioritairement aux nationaux. Eh bien ceux-là aussi, vous l'imaginez, nous n'en voulons pas. Mais, je vous le disais, nous ne confondons pas l'Union européenne et l'Europe. Nous nous pensons que l'Europe, c'est-à-dire la coopération entre les nations de notre continent, ça doit être un plus et pas un moins. Qu'elle doit nous donner de l'énergie et pas nous la confisquer. Qu'elle doit concourir au bonheur des Français et non à leur appauvrissement.

à leur promotion et non à leur déclassement, à leur liberté et non à leur asservissement. Qui nous regardent, à ceux qui nous écoutent, j'ai envie de leur dire, mais avant d'aller voter, posez-vous tout de même quelques questions. Qui peut prétendre que l'Union européenne a amélioré notre prospérité ? Le PIB par habitant des Européens qui était égal à celui des Américains en l'an 2000 est aujourd'hui deux fois moins élevé que le leur. Le décrochage est dramatique. Quant au pouvoir d'achat, rien qu'en un an, le caddie a augmenté de 22%. Est-ce que vos salaires ont augmenté de la même manière ?

Qui peut affirmer que l'arrimage irréfléchi de l'énergie à l'usine à gaz de l'Union européenne n'a pas eu pour conséquence concrète l'explosion de nos factures, alors même que la France avait à l'origine et a toujours l'électricité la moins chère d'Europe ? Elle aura donc augmenté pour les particuliers de 45% depuis mai 2017 et ce sera 58% avec la hausse annoncée de 2025. Ah mais je n'ai pas terminé dans les mauvaises nouvelles. Parce que vous le paierez deux fois. Ben oui, par l'augmentation de votre facture, mais aussi par vos impôts, parce qu'il faudra bien trouver des ressources fiscales pour combler les 60 milliards de boucliers tarifaires.

Le Portugal et l'Espagne, qui sont dans une situation pourtant bien moins favorable en termes de souveraineté énergétique, ont trouvé des alternatives à cette situation ruineuse. Pourquoi pas nous ? Nous n'en pouvons plus de payer leur folie idéologique, leur entêtement idéologique qui sacrifie les ménages et les entreprises françaises.

Qui peut prétendre qu'il serait juste de faire payer aux plus pauvres ce qu'ils appellent la transition écologique et qui n'était là souvent que la mise en œuvre irréfléchie de normes abusives, de limitations, de restrictions et d'interdictions imposées par les verts allemands, dont les mensonges gravissimes sur le nucléaire viennent d'être révélés, d'ailleurs, aux yeux de tous ? Qui, en France, a les moyens de remplacer sa vieille voiture à essence par un véhicule électrique à 45 000 euros ?

Des voitures, par ailleurs sans autonomie, dont l'explosion du prix de l'électricité renchérira le coût du kilomètre, dont l'absence de pièces de remplacement, la complexité des composants et l'obsolescence des batteries en feront des voitures jetables. Faut-il se satisfaire, sans rien dire, que Bruxelles vous oblige presque du jour au lendemain à changer votre chaudière pour 15 000 euros ou à faire 30 000 euros de travaux sous peine de perdre le droit de louer ou de vendre votre maison ?

Que dire de ces diminutions autoritaires des surfaces agricoles et des rendements quand beaucoup d'agriculteurs gagnent souvent moins de 800 euros par mois et que déjà la moitié des fruits et légumes que nous consommons sont importés ? Dois-je rappeler qu'un agriculteur se suicide tous les deux jours et que ces drapes ne semblent pas émouvoir une Commission européenne sans cœur qui se pique pour la forme de défendre les droits humains, mais surtout loin, très loin de l'Europe ? Qui peut accepter que le système du travail détaché imposé par l'Union européenne sorte de délocalisation sur place et finit par créer une préférence étrangère ?

Parce que vous le comprenez bien, dès qu'une entreprise fait le choix de recourir au travail détaché, eh bien toutes les entreprises du même secteur sont obligées de faire de même parce que sinon, eh bien évidemment, elles ne sont pas compétitives. L'Union européenne, la machine à fabriquer des systèmes vicieux au lieu de prôner des systèmes vertueux. Faut-il qu'elle soit donc déconnectée des réalités du monde réel, de la vie normale pour être aveugles et sourdes à la détresse des gens, pour ignorer les drames dont elle est la cause, pour ne pas voir qu'elles nous mènent à la ruine, à la dépendance et au découragement.

Ces malheurs qui nous arrivent ne sont pas le fruit de la fatalité, du hasard ou du pas de chance, mais, je vous l'ai dit souvent, la conséquence de décisions politiques prises à Paris et à Bruxelles. Bon, pour la facture d'énergie, vous avez évidemment bien compris, c'est l'abandon du nucléaire et c'est une Europe de l'énergie mal pichelée. Mais, voyez, on finit par s'interroger tout de même sur l'objectif de ceux qui entretiennent des prix de l'énergie aussi hauts. Mais n'ont-ils pas comme objectif la réduction de l'activité humaine dans son ensemble, ce qui en réalité correspond à l'idéologie très en vogue à l'Union européenne de la décroissance généralisée ? Il faut moins de tout.

Il faut moins d'industrie, moins d'énergie, moins d'agriculture, moins de voitures, moins de maisons individuelles, moins d'enfants même, nous disent certains. C'est cette même logique de la décroissance qui les pousse à réduire volontairement les surfaces et les rendements agricoles, alors même que l'alimentation, la souveraineté et la sécurité alimentaire de nos pays vont constituer les grands défis du XXIe siècle. C'est toujours la même logique de décroissance qui les conduit à interdire la vente des moteurs thermiques en 2035 et programme ainsi volontairement la mise à sac de notre industrie automobile et la dépendance à la Chine.

Il n'y a en réalité que pour l'accueil des migrants qu'ils refusent de mettre en place la décroissance. Et c'est bien dommage. En fait, tout ça, c'est une logique perdant-perdant. Et ils l'imposent dans des domaines de plus en plus divers. Alors non, nous ne voulons pas que les technocrates de Bruxelles s'emparent de la compétence de santé, par exemple, pour nous imposer une médecine ultralibérale où la carte bleue remplacera la carte vitale. De la même manière, nous refusons les injonctions ultralibérales de Bruxelles de démantèlement de nos services publics.

Alors la vraie question aussi, qui se déterminera le 9 juin, faut-il continuer à accepter ces transferts de compétences à l'Union européenne sans que les Français n'aient été consultés. Aujourd'hui, c'est le commerce, l'immigration, l'énergie, demain, la diplomatie, la fiscalité, la défense, la santé. Nous n'acceptons pas, par exemple, que la réforme des retraites des Français soit dictée du Berlaymont, ce bâtiment de verre où siège la Commission de Bruxelles et où se décide aujourd'hui le moindre de nos droits. La retraite, c'est évidemment un choix technique et comptable, mais c'est aussi un choix de vie, un choix de société, un choix de souveraineté.

Et ce choix, il n'appartient qu'au peuple français et à lui seul. Et parallèlement, nous ne voulons pas que la Commission nous empêche de protéger nos frontières, qui est le premier droit d'un État. L'idée européenne, la belle idée européenne est dévoyée. Nous, ce que nous voulons, c'est une Europe sociale, une vraie Europe sociale, pas les promesses que nous avons pu entendre depuis des années. Parce qu'on nous l'a fait, plusieurs fois, ça.

Une Europe qui croit que notre continent n'est pas un terrain vague ouvert sans aucune autre règle que celle des puissances financières, mais un espace régulier d'une coopération respectueuse de tous, d'une attention à tous et singulièrement aux plus faibles. Une Europe qui ne sacrifie pas la condition humaine aux logiques marchandes et aux spéculateurs, mais défend l'intérêt bien compris de tous, à commencer par celui des peuples. C'est une Europe juste, qui récompense le travail, l'effort, le mérite, mais qui ne laisse pas tomber ses enfants, aucun de ses enfants, ni sur le continent, ni en Outre-mer.

C'est une Europe qui voit dans l'homme un être enraciné dans son histoire, dans sa culture et par conséquent reconnaît, considère et valorise l'attachement national. Ce que nous voulons est simple. Nous voulons que la France défende ses enfants, défende ses intérêts en Europe, comme le fait actuellement l'Allemagne et tous les pays du monde. Ils ont raison de le faire et nous avons raison d'exiger de nos dirigeants qu'ils nous défendent. Nous cultivons un esprit français qui se fait un devoir d'écouter la parole de tous parce que c'est une marque de respect de l'autre, une exigence pour progresser et un commandement démocratique.

Un esprit français, un esprit français qui sait inventer les voies nouvelles, les idées qui élèvent l'homme, les systèmes qui le protègent, le cadre de vie qui lui permet de s'épanouir librement, sereinement, naturellement. C'est là le projet de notre liste que nos députés porteront au Parlement européen. Que ce soit reconnu de manière réversible le droit pour chaque État d'invoquer son intérêt vital. Oui, nous voulons une Europe qui refuse l'injustice de la concurrence déloyale et du dumping social. Oui, nous voulons une Europe qui respecte les peuples du monde, qui rompt avec le moralisme planétaire dont l'Union européenne a fait sa spécialité et qui excède le reste du monde.

C'est une Europe qui refuse les élargissements successifs et inconsidérés, dont l'objectif n'est pas du tout contrairement à ce que vous pouvez croire à l'amélioration des conditions de ces États membres. Non ! Mais non ! Mais c'est pour la Commission européenne de se constituer une majorité sûre quand celle-ci aura eu la peau du droit de veto. ? Bah oui, parce qu'ils seront reconnaissants, les nouveaux pays qui seront entrés, d'autant qu'ils bénéficieront de dizaines de milliards pour leur développement, pour en faire autant de concurrents, d'ailleurs nouveaux, à nos propres industries et à nos propres agriculteurs.

Notre Europe, ce sera une Europe de la paix parce qu'il n'y a pas de plus grand malheur pour nos peuples que la guerre. Notre Europe, c'est un espace de coopération libre qui laissera aux États la capacité de décider de leurs systèmes sociaux, des protections individuelles et collectives qu'ils souhaitent mettre en œuvre au service de leurs citoyens, des choix de sociétés qui lui sont propres aussi. On a bien vu la manière dont les traités de libre-échange sont utilisées en réalité pour institutionnaliser une injustice à l'égard de nos producteurs.

Alors à nos producteurs, on impose toute une série de normes qui sont évidemment extrêmement coûteuses, mais dans le même temps, on les met en concurrence déloyale avec des productions qui, elles, ne respectent ou ne sont soumises à aucune norme. J'ai noté, nous on avait appelé ça il y a des années le juste échange, en contradiction avec le libre-échange. J'ai vu que madame Hayé, sans doute en panne d'inspiration, pas sûre qu'elle en mérite tant, a repris ce terme de juste échange. C'est bien, c'est une victoire idéologique supplémentaire pour notre famille politique, mais nous savons tous que ce ne sont que des mots pour la mise en place. Il va falloir attendre que nous soyons au pouvoir.

Cette exigence, vous n'arrête pas de dire que nous n'avons rien à dire et que nous n'avons pas de projet, mais à chaque fois qu'ils sont en panne d'inspiration, c'est quand même dans notre panier, qui viennent chercher les quelques idées qu'ils osent développer, je tiens à le dire. J'aimerais bien qu'ils reprennent celle-là. Donc si madame Hayé pouvait m'écouter là au moment où je parle, la politique migratoire dont nous devons observer la maîtrise doit conduire à éradiquer le trafic d'êtres humains en traquant les passeurs, en condamnant les ONG qui sont leurs complices, en saisissant systématiquement tous les moyens de traverser illégal.

Politique d'ailleurs de fermeté à l'égard de l'immigration illégale, elle permettra de redonner au droit d'asile sa véritable finalité que certains ont complètement oublié, c'est-à-dire protéger les vrais réfugiés, c'est-à-dire en droit les personnes dont la vie est effectivement mise en danger par les autorités de leur État pour des raisons politiques ou personnelles. Elle nous permettra au passage de faire disparaître les favelas indignes que l'on voit fleurir aux abords des villes et parfois même au centre des villes. Ces villages de tente en réalité sont le triste spectacle de ce que nous propose l'Union Européenne.

Notre vision de l'Europe n'est pas une vision de repli, comme voudraient le faire croire nos détracteurs, ça n'est pas une vision égoïste ou irréaliste, elle est tout le contraire. Elle est immergée dans le réel et prend en compte la vie des citoyens. Elle est humaniste en ce qu'elle place l'homme et les communautés nationales au cœur de nos politiques. Elle ne croit pas au progrès, car nous croyons que c'est le progrès qui sera la solution aux problèmes que peuvent poser l'activité humaine au regard des exigences environnementales. Elle croit au progrès, elle croit en la science, pas à la décroissance.

Elle est ouverte et se fonde sur le respect de tous les peuples et de toutes les cultures. Cette vision sociale que nous portons pour l'Europe est le prolongement du projet que nous avons pour la France. Et cette Europe-là, ce sera la vraie Europe, la vraie Europe que nous appelons de nos voeux et que nous allons construire. Nous n'opposons pas les riches aux pauvres, l'ouvriers aux cadres, les Français des villes aux Français des campagnes. Tout cela conduit à la haine sociale, à la division, à la fragmentation. Nous ne dissocions pas l'économie et le social. On ne crée rien de solide, mes chers amis, de pérenne, de beau, sur l'appât du gain immédiat, la spéculation et la prédation.

Alors, aux entrepreneurs comme aux salariés qui nous écoutent, je leur dis, nous vous laisserons travailler. Nous vous rendrons le fruit de votre travail. Nous permettrons à vos enfants de profiter de vos efforts de vie. En votant, mes chers amis, mes chers compatriotes, faites donc que le 9 juin soit la première étape d'une grande alternance en Europe. Mais aussi, vous le savez, parce qu'il y a des élections présidentielles en 2027 en France. La vocation historique de la France est de porter haut l'étendard des peuples et de la liberté. C'est pour nous Français une fierté, mais c'est aussi une responsabilité. L'Europe nous regarde. L'Europe nous attend. Nous ne nous déroberons pas.

Mes amis, l'histoire prochaine s'écrira de votre main. Avec ce geste simple et pourtant si puissant, par le geste du vote. Vive la République ! Vive la France !

43:40
Jordan Bardella

Ces élections européennes, mes amis, c'est le grand scrutin de mi-mandat qui donnera au peuple français la seule et unique occasion de sanctionner la politique du gouvernement, d'envoyer un message clair à Bruxelles et de désigner le mouvement qui sera chargé de préparer l'après-macro. Face à ceux qui ont renoncé, nous voulons nous rassembler les partisans de la puissance. Ceux qui pensent que la France est encore une grande nation, avec une identité millénaire, une culture, un génie, des frontières et une prospérité à conquérir. Quand Bruxelles décide d'engager la décroissance agricole, c'est vous qui subissez les hausses de prix et c'est la France qui perd son autonomie alimentaire.

Dans cette élection qui vient, mes amis, nous n'avons qu'un seul adversaire, Macron, et qu'une seule ennemi, l'abstention. Alors je vous le promets, le jour de gloire arrive et nous allons le vivre. La France redeviendra grande car elle sera pétrie de nos œuvres. Nous sommes le remède face au fatalisme. Nous sommes les jours heureux face aux passions tristes. Nous sommes la France du sursaut face au chaos, du redressement face au renoncement, de la conquête face à la défaite. Vive la République et vive la France ! Mes chers amis, mes chers amis, chère Marine Le Pen, Monsieur le maire de Perpignan, mon cher Louis, mes chers amis, merci d'être là.

Merci d'avoir répondu présent à l'appel du 1er mai et de célébrer avec nous le travail, la nation et bien sûr notre héroïne nationale, Jeanne d'Arc. Quelle fierté de vous voir ici mes amis à Perpignan, quelle fierté de voir ici le peuple de France rassemblé, de voir votre ferveur et par-dessus tout de constater que vous n'avez rien perdu de votre enthousiasme. Vous êtes mes amis, vous êtes la France. Vous êtes la France debout. Vous êtes la France qui ne se résigne pas et par-dessus tout vous êtes la France qui ne renonce pas. Je crois bien, si j'en crois, l'attitude de nos adversaires qu'un vent nous porte.

Et aujourd'hui, par votre présence, par votre nombre ici à Perpignan, vous dites en fait à l'Europe entière que nous n'avons pas encore fini d'être français. Depuis le début de cette campagne en septembre dernier, je ressens chez vous un immense espoir que je constate chaque jour sur le terrain. Une volonté de rester vivant, une envie de dire que rien ne peut contredire le destin de la France. C'est dans cette bête ville de Perpignan que nous célébrons aujourd'hui tous ensemble la traditionnelle fête du 1er mai. Perpignan est une ville de passion et de culture.

Une ville façonnée par l'histoire, de la royauté à la chrétienté, irriguée d'influences catalanes et pourtant si profondément françaises. Perpignan, mes amis, c'est aussi le destin des pieds noirs et des harkis qui ont connu l'exil puis l'abandon. Je m'honore que le Rassemblement national fasse vivre leur mémoire et cela avec toute la considération, pardonnez-moi quel mérite. Cher Louis Alliot, Monsieur le maire, où est passé Louis ? Perpignan est devenu, grâce à toi, l'un des emblèmes d'une gestion municipale RN. Une gestion de bon sens, soucieuse de l'intérêt général, ouverte aux femmes et aux hommes de bonne volonté. La gestion municipale RN, c'est une gestion saine de l'argent public.

Parce que l'argent public est votre bien à tous, il est le fruit du travail de chaque Française et de chaque Français et personne n'a le droit de le dilapider. Grâce à toi mon cher Louis Alliot, grâce au travail de toute ton équipe municipale, Perpignan la rayonnante relève la tête. Mon cher Louis, je te remercie de nous accueillir aujourd'hui ici à Perpignan et je te remercie également de nous faire l'honneur de m'accompagner dans ce combat électoral et d'avoir accepté de clôturer symboliquement cette liste de 81 candidats.

Mes amis, si je suis venu aujourd'hui à Perpignan avec Marine en ce 1er mai, c'est encore et toujours pour parler de la France, pour parler de l'Europe, pour vous confier mes certitudes sur ce pour quoi nous nous battons. Mais avant de le faire, je me dois de vous confier une inquiétude. Dans ces élections européennes, jusqu'à la dernière minute, jusqu'à la dernière seconde, rien n'est acquis, rien n'est gagné. Rien n'est fait mes amis, rien n'est acquis, rien n'est gagné tant que le peuple français n'aura pas rendu sa décision et désigné le vainqueur de ce scrutin. 40 jours, 39.

On avait débat avant dans la loge si c'était 40 jours ou 39, mais 39 jours nous séparent d'un choix qui engage le destin de la France et l'avenir des Français. 39 jours nous séparent d'un scrutin décisif pour l'avenir de vos enfants. Dans ces 40 jours de campagne qui nous restent, je vais avoir besoin de vous, mes amis, comme jamais auparavant. Je vais avoir besoin de votre énergie, de votre mobilisation et par-dessus tout, de votre patriotisme. Vu que jamais, mes amis, j'ai besoin et nous avons besoin de votre participation sans laquelle rien n'est possible pour la France. C'est votre mobilisation qui peut ouvrir la voie de l'alternance et bien sûr préparer le redressement du pays.

Dans cette campagne, nous avons certes des adversaires de plus en plus féroces qui ne se privent pas de nous attaquer sans cesse. C'est le jeu de la politique, nous en connaissons les règles et comme tout le monde, je les accepte. Mais dans cette campagne, mes amis, nous avons des ennemis plus redoutables encore. La dispersion et l'abstention. Alors je vous le dis solennellement, ne vous dispersez pas sur des listes patriotes qui ne peuvent pas gagner. Ne vous abstenez pas. S'abstenir, c'est voter Emmanuel Macron. Ne lui offrez pas ce cadeau. Jamais. Il ne le mérite pas. Et la France mérite mieux. Ce qui fait l'élection, mes amis, c'est le vote. Et c'est le peuple.

Et puisque les souvenirs de victoire nous précèdent ici, dans un département qui a fait élire quatre députés dans les quatre circonscriptions que je salue, je rappellerai à tous ce cri du cœur. Si le peuple vote, le peuple gagne. Chaque Française et chaque Français détient entre ses mains le pouvoir de tout changer. Ce pouvoir, Marine l'a rappelé, c'est le bulletin de vote. Alors le 9 juin en France, comme partout en Europe, utilisez-le. Utilisez votre bulletin de vote parce que l'enjeu est essentiel. Utilisez-le parce que c'est votre meilleur moyen d'expression en démocratie et le meilleur faire valoir de votre avis, de vos idées et accessoirement de votre amour pour la patrie.

Dans ces élections, vous aurez à choisir entre deux visions de l'Europe et donc entre deux destins pour la France. Il y a d'un côté l'Europe de Macron, celle de l'écologie punitive, de l'immigration imposée, de la bureaucratie, de la décroissance, de la concurrence déloyale et désormais du partage de notre arme nucléaire. De l'autre côté, mes amis, vous pouvez choisir l'Europe des nations, celle des réalités, celle des gens, celle du concret, celle des identités, celle des frontières, du juste échange, du patriotisme économique, de la priorité nationale, de la préférence européenne.

Une Europe qui ne s'empare pas des éléments essentiels de notre souveraineté nationale, mais qui démultiplie la puissance des nations et protège les peuples qui les composent. Ce 9 juin, je le dis aux Français, c'est un référendum, un référendum pour ou contre le délitement et l'effacement de la France. Le 9 juin, si vous le décidez, le mouvement national, le rassemblement national que nous conduisons peut réaliser le score le plus important de son histoire et prouver à la France entière que rien n'est jamais perdu pour la France.

Alors, parce que rien n'est facile, nos adversaires sont prêts à tout pour empêcher que le peuple de France ne s'exprime, ils sont prêts à tout pour l'empêcher d'engager le cycle de l'alternance qui est pourtant sain en démocratie. La route qui nous mène au 9 juin est une route semée d'embûches. Et je tiens à vous alerter sur le fait que dans ces 40 jours qui nous restent, mes amis, dans ces six semaines de campagne où nous allons tout donner, rien ne va nous être épargné. Je les crois capables du pire et laissez-moi quelques instants vous parler de ce qui se trame en coulisses. Épisode 1, j'en ai trois.

Épisode 1, deux points, ouvrez les guillemets, après complément d'enquête, revoilà complément d'enquête. Attendez, tenez-vous bien. Quelques semaines, quelques mois, quelques semaines après une charge virulente de l'audiovisuel public, voici qu'ils reviennent. Il y a quelques jours, depuis le Parlement européen, j'ai été contacté par la rédaction de complément d'enquête qui tenait à m'annoncer personnellement leur intention de réaliser dès maintenant un nouveau numéro sur le Rassemblement national. Attendez. Et avec l'audace légendaire qu'on leur connaît, ils ont osé nous dire, cette fois-ci, on a changé et on voudrait que ça se passe bien entre nous. Rien que ça. Rien que ça.

Complément d'enquête, mes amis, c'est cette même équipe militante qui a renoncé à diffuser une enquête sur Rachida Dati et sur Gabriel Attal pendant la campagne électorale. Comme par hasard, deux membres du gouvernement. Traquer le Rassemblement national, épargner le gouvernement, c'est sans doute cela, la neutralité du service public. Sans prendre au premier parti d'opposition avec les moyens du service public payés par vos impôts, c'est cela la conception de l'indépendance. Mais au fond, mes amis, plus ils nous ciblent, plus les Français s'indignent et se mobilisent.

Alors, je vais leur dire, faites un deuxième complément d'enquête, faites un troisième complément d'enquête, faites un quatrième complément d'enquête et on diffusera même les extraits dans nos meetings. Et je les salue bien respectueusement. Épisode numéro 2. J'en ai trois. Épisode numéro 2, mes amis, c'est la charge d'association pro-migrants d'extrême-gauche. Contre notre troisième de liste, Fabrice Leggeri, au motif qu'il aurait, comme responsable des frontières européennes, renvoyé des bateaux de migrants. Ses officines d'extrême-gauche, mes amis, reprochent en fait à Fabrice Leggeri d'avoir fait son travail.

Il lui reproche d'avoir tenté de lutter contre l'immigration clandestine et en somme d'avoir refusé la ruée vers l'Europe lorsqu'il était à la tête de Frontex. Il lui reproche d'avoir protégé les frontières du continent européen avec des accusations tellement indignes que la pudeur m'empêche de les répéter ici. Mes amis, le crime de Fabrice Leggeri aux yeux de la gauche, c'est en fait d'être un patriote. C'est de s'être levé contre l'immigration massive qui menace notre identité, notre sécurité et notre art de vivre. Voilà ce que l'extrême-gauche intolérante ne pardonne pas à un grand serviteur de l'Etat et aux patriotes que nous sommes.

Vous pouvez applaudir Fabrice Leggeri pour son courage. Nous sommes très fiers de t'avoir à nos côtés, mon cher Fabrice. Pendant des années, cette gauche, mes amis, avec tous ses relais, a minimisé les sentiments du peuple français face à l'immigration de masse. Elle a confisqué sa parole. Désormais, elle voudrait interdire aux Français de penser ce qu'ils pensent, de voir ce qu'ils voient en voulant criminaliser leurs ressentis et leurs souffrances. Aucun Français n'est dupe, mes amis, de cet acharnement. Certainement pas vous, je le crois. Et je vais vous le dire, la censure et la calomnie sont en fait les armes de ceux qui ont déjà perdu. Alors je tiens à rassurer l'extrême-gauche.

Comptez sur nous pour ne jamais renoncer. Comptez sur nous pour ne jamais nous laisser intimider. Épisode numéro 3. Épisode numéro 3. Emmanuel Macron entre enfin dans l'arène. En nous désignant comme son principal adversaire, en donnant le top départ de sa campagne, il pose les bases d'une confrontation démocratique au fond assez saine entre deux blocs. Désormais, les choses sont claires et j'espère que le débat de demain soir sera là pour le montrer. C'est leur bilan contre notre projet. Le président de la République, mes amis, a déclaré, je cite, deux points, ouvrez les guillemets, Bardella est un rentier du silence. Il faut le pousser à sortir de ses ambiguïtés.

Et il poursuit, le Rassemblement national ne parle de rien et ne propose rien. Eh bien, parlons du quotidien des Français et débattons maintenant du destin de la France. Sans caricature, sans prêt-à-penser, sans attaque sous la ceinture, nous sommes prêts à débattre du fond. Quelles idées... Oh, s'il fait, mais dans le mauvais sens, mais... Une question très simple. Quelles idées deviennent aujourd'hui majoritaires dans le pays et dans le débat public ? Celles d'Emmanuel Macron en 2017 ou celles qui ont toujours été portées par Marine Le Pen et par notre famille politique ? Qui a imposé dans le débat public la question du pouvoir d'achat ?

Qui a imposé dans le débat public les conséquences désastreuses de l'immigration de masse ? Sujet absolument tabou il y a quelques années encore. Qui a imposé dans le débat public les notions primordiales d'identité et de souveraineté ? Au point qu'Emmanuel Macron lui-même vienne à concéder, deux points, ouvrez les guillemets, ce concept qui paraissait étrange de souveraineté s'est imposé. Grâce à qui ? Alors attendez, parce qu'il fait très chaud. Bon, ça va. Et vous voyez que nous, on ne retourne pas notre veste au RN, on l'enlève. Qui a porté dans le débat public depuis tant d'années le cri des agriculteurs qui ne veulent pas mourir ? Qui à part nous ?

C'est ici en région Occitanie que la révolte agricole est partie. Votre région, mes amis, fut le foyer d'une colère qui a secoué la France et qui a mis nos dirigeants en face de leurs responsabilités. Pendant des années au Parlement européen, nous avons alerté sur les dangers de la décroissance agricole portée par l'Europe de Macron. Nous avions mis en garde sur les contraintes insupportables et irréalistes qu'ils faisaient peser sur nos agriculteurs. Contre le mépris exprimé par des élites parisiennes et bruxelloises à l'encontre de la France rurale, nous seuls, mes amis, nous seuls avons défendu l'exception agricole française fragilisée par l'écologie punitive et la concurrence déloyale.

Nous seuls et personne d'autre. La crise agricole a confirmé toutes nos alertes et toutes nos analyses. Elle a mis au jour l'injustice vécue par nos agriculteurs. Et alors qu'ils ne comptent pas leurs heures, alors qu'ils ont pour mission vitale de nourrir la France, ils n'arrivent plus à vivre décemment de leur travail. L'agriculture n'est pas et ne peut être une marchandise comme une autre. Et nos agriculteurs ne peuvent pas être une simple variable d'ajustement de la mondialisation. Ils ont façonné la France, modelé nos paysages, garantis les goûts de notre gastronomie en France comme partout dans le monde. Leurs produits, et grâce à eux, leurs produits sont les meilleurs au monde.

Ils sont notre identité française, notre patrimoine et les garants d'une culture nationale. Par conséquent, ils ont le droit à des revenus décents, à la garantie du travail qui rémunère et par-dessus tout à la dignité de ceux qui travaillent dur. Depuis le déclenchement de cette crise inédite dans l'histoire récente de la France, qu'est-ce qui a changé pour nos agriculteurs ? Réunion d'urgence en meeting de crise, de grand discours, de la dernière chance en promesse d'annonce par Gabriel Attal, qu'est-ce qui a changé fondamentalement pour nos agriculteurs depuis ? Rien ! En vérité, on n'efface pas des années d'erreurs en quelques jours de parole.

Les agriculteurs, comme l'ensemble des Français, ne veulent plus se payer de mots, et encore moins des grands mots vides du macronisme. Ils veulent des actes. Ils veulent des actes, alors nous agirons. Nous agirons en faveur du patriotisme économique, pour permettre aux cantines et aux services publics de se fournir prioritairement en produits français. Bruxelles l'interdit, nous changerons les règles du jeu. Nous agirons contre la concurrence déloyale de produits venus du bout du monde qui ne respectent aucune norme qu'on impose à nos producteurs. Rétablir la réciprocité dans les accords commerciaux, c'est préserver la valeur du travail fourni par nos agriculteurs.

Bruxelles l'interdit, nous mettrons en œuvre une préférence agriculturelle française. Parce que cela signifierait, pardonnez-moi, la ruine de l'agriculture française, nous refuserons tout élargissement de l'Union européenne, de l'Ukraine au Balkan. Mes amis, qui dans cette campagne porte les attentes et les espoirs de la France du travail ? Qui a défendu nos travailleurs et nos entreprises face à la mondialisation sauvage ? A l'approche du scrutin, tous, Marine l'a rappelé, évoquent désormais les mesures que nous proposons depuis des années. La souveraineté, la sobriété normative, la réindustrialisation, la préférence locale et bien sûr la protection face à la concurrence déloyale.

Quand l'Union européenne assomme de normes nos producteurs et nos entreprises, elle trahit le travail comme valeur de civilisation et comme creuset de toutes les sociétés qui réussissent. C'est par la seule force du travail, c'est par leur ingéniosité, c'est par leur esprit d'entreprendre que les Français et les Européens ont bâti la prospérité d'une civilisation millénaire. C'est en leur permettant la liberté de travailler, d'inventer, d'embaucher, en simplifiant les normes, en allégeant les directives que nous rétablirons les conditions de cette prospérité.

Quand l'Union européenne laisse les produits chinois envahir nos marchés sans réagir, elles mettent en danger nos entreprises, nos savoir-faire et bien sûr nos emplois. Quand par exemple les États-Unis appliquent des droits de douane à près de 30% sur les véhicules chinois, les Américains protègent les industries et soutiennent massivement leurs fleurons nationaux. Pourquoi serions-nous les seuls au monde à faire preuve d'une telle naïveté ? Le marché unique européen pèse 440 millions de consommateurs. Nous avons par conséquent la capacité de faire respecter nos exigences sociales, sanitaires, environnementales, de protéger nos filières stratégiques et de relocaliser la production.

À quoi sert l'Europe si elle n'utilise pas sa taille critique pour faire face aux guerres économiques ? Nous défendrons, mes amis, la priorité nationale et la préférence européenne dans la commande publique. Pour avantager nos entreprises et donc nos travailleurs, le principe est simple. Vous produisez en France, vous créez de l'emploi en France, vous serez donc prioritaires dans les marchés publics français. Sur le pouvoir d'achat, mes amis, là encore, nous agirons en rendant aux Français les fruits de leur travail. Quand l'Europe de Macron laisse les prix de l'énergie exploser et engloutir vos salaires, elle réduit la valeur de vos efforts et transforme notre société en désert industriel.

Se mettent-ils simplement, une fois, à la place d'un boulanger, d'un commerçant, d'un artisan, d'un agriculteur, d'un petit patron qui voit ses factures être multipliées par deux, trois, quatre, cinq et parfois plus ? Les règles absurdes de fixation des prix de l'électricité au niveau européen, auxquelles se soumet M. Macron, constituent une spoliation de notre système énergétique qui fut pourtant, vous vous en souvenez, l'un des plus enviés au monde. Par conséquent, nous agirons. Nous rendrons à la France sa souveraineté énergétique en renant avec un prix français de l'électricité et en réattribuant aux Français les bénéfices du parc nucléaire qu'ils ont eux-mêmes financés.

C'est bon pour les factures, c'est bon pour l'environnement et surtout, ce n'est que justice. Allez, mes amis, enchaînons puisqu'Emmanuel Macron nous accuse de ne rien dire. Continuons sur le thème de l'ERN monde car il ne dit rien. Si nous n'avions pas fait du défi migratoire l'un des grands enjeux de cette élection, qui l'aurait fait ? L'Europe de Macron a fait le choix de la répartition obligatoire des migrants dans nos villes et dans nos villages sous la menace de sanctions financières très lourdes. Leur logique est simple, c'est la submersion obligatoire ou la punition financière.

Notre logique, à nous, ne souffre non plus d'aucune ambiguïté à l'heure où des millions de Français ne reconnaissent plus la France dans laquelle ils ont grandi. Nous agirons pour défendre l'identité de la France et pour protéger celle de l'Europe. Nous maîtriserons les frontières nationales et européennes. Aux mafias de passeurs, mes amis, qui organisent les trafics d'êtres humains, aux ONG immigrationnistes et bien sûr à ceux qui seraient tentés de venir chez nous sans y avoir été conviés. Nous répondons simplement que chaque bateau qui accostera sur notre territoire sera mis en sécurité et raccompagné systématiquement dans son port d'origine.

En vérité, on ne peut pas se défendre des périls dont on nie l'existence et pour les macronistes, vous le savez, le défi migratoire n'en est pas un. Il y a quelques mois à peine, Gabriel Attal réfutait dans une émission de radio sur le service public tout lien entre le terrorisme et l'immigration. Ça n'a aucun rapport, ça n'a rien à voir. Les macronistes ne voient pas non plus le lien entre l'explosion de l'insécurité et leur politique migratoire de la même manière qu'ils refusent de s'attaquer au tabou de l'immigration de guichet social qui coûte une fortune aux contribuables et aux comptes publics.

À l'heure où faire des économies est sur toutes les bouches, nous agirons en restreignant les aides sociales aux seules familles françaises. En réalité, ils sont sur ce sujet, comme sur beaucoup d'autres, d'une totale incohérence. Et c'est un point très important que je tiens à souligner. Les macronistes prétendent défendre les valeurs démocratiques et libérales de l'Europe, soit, mais laissent en même temps progresser dans notre pays un islamisme conquérant qui menace d'effacer nos libertés et par-dessus tout d'imposer ses propres interdits.

Ils prétendent défendre la civilité française et européenne, mais laissent entrer chez nous des prédateurs pour qui la femme est souvent considérée comme un objet. Alors, nous agirons sur ce point aussi, en rappelant à tous un principe simple que nous ferons respecter par la force des lois. En France, on respecte les femmes. En France, la femme est libre. En France, les femmes ont le droit de se vêtir comme elles l'entendent, et cela partout sur notre territoire. Ce soir, nous agirons en expulsant systématiquement les criminels délinquants, mais aussi les islamistes étrangers qui constituent une menace pour la sécurité nationale.

Vous l'avez compris, mes amis, ces élections européennes seront aussi un grand référendum pour ou contre l'immigration massive. Cette consultation, pourtant si légitime que le pouvoir refuse d'organiser. Mes amis, si nous n'étions pas dans cette campagne, si Marine Le Pen n'était pas là, qui parlerait de la France ? Qui parlerait des Français si nous n'étions pas dans cette élection ? Qui parlerait du rôle essentiel de la nation ? Nous sommes les seuls, mes amis, à avoir mis dans le débat public cette question de l'identité, de la culture, et au fond, cette question si vitale de l'âme française. Le 9 juin sera un vote de civilisation. Il s'agira de dire ce que nous sommes.

Il s'agira de dire ce que nous voulons rester au 21ème siècle, les valeurs auxquelles nous tenons, et bien sûr les fidélités dans lesquelles nous inscrivons notre avenir. Il s'agira de dire si nous voulons encore de la souveraineté nationale ou s'il faut accepter la dilution que préparent Emmanuel Macron et ses amis. Dans tous les scrutins qui ont rythmé les moments les plus importants de la démocratie française, il n'y a jamais eu de sujet plus central que celui de la France. Ce qui va se jouer dans 40 jours, c'est à la fois la place de la France en Europe, et par conséquent la place de l'Europe dans le monde. Voulons-nous que la France défende enfin ses intérêts ?

Ou voulons-nous qu'elle continue à tout céder, par renoncement, par impuissance, par fatigue ? Voulons-nous une France au premier rang, dont la voix porte partout sur le continent ? Ou voulons-nous d'une France rendue muette par la démission, et pire parfois par la désertion ? Voulons-nous d'une Europe qui tourne le dos aux nations qui la composent, alors qu'elle en fut le berceau ? On ne peut faire l'Europe sans les nations. On ne peut faire, par définition, l'Europe sans la France. Parce qu'elle est un Etat fondateur de l'Europe, parce qu'elle est le deuxième pays contributeur net au pot commun de l'Union Européenne.

Or, le grand saut fédéral, mes amis, voulu par les macronistes dans cette élection, c'est concrètement la dilution de notre souveraineté, et c'est par conséquent le grand saut dans l'inconnu. Quand Emmanuel Macron s'en remet à l'Europe, ce n'est pas pour faire valoir les intérêts de la France, ou la vision française de l'Europe. C'est pour confier à d'autres que lui le soin d'écrire à votre place le destin de la France. Il s'en remet à l'Europe en lui confiant la charge de gouverner la France, de prendre les décisions à la place du peuple de France. Le débat sur la diplomatie européenne ou sur le partage de notre dissuasion nucléaire est à ce titre d'une gravité exceptionnelle.

Consentir à une défense européenne et par conséquent à l'abandon du droit de veto dont dispose la France au Conseil, c'est-à-dire le droit de dire un non, reviendrait à priver notre nation d'attributs indispensables à l'exercice de sa souveraineté. Ce serait remettre le cœur de la France dans les mains de la Commission de Bruxelles.

Si nous acceptons volontiers les coopérations entre États autour de nos intérêts, de nos intelligences et de nos talents sur de grands projets d'avenir, nous ne pouvons accepter que la France soit dépouillée des attributs de sa souveraineté, dépossédée de sa puissance et que des hauts fonctionnaires non élus à Bruxelles commandent à la place de la démocratie française. Mes chers amis, pour conclure, la France nous convoque et il nous faut répondre à son appel. Quand tout bascule, quand notre pays fait face à des épreuves qui paraissent insurmontables, il y a toujours eu dans l'histoire des Français pour se lever et pour se battre.

Qu'ils soient des anonymes issus des profondeurs du peuple de France, riches de leur seul patriotisme ou des personnalités politiques engagées qui refusent le déclin, le conformisme, le « à quoi bon ». Il y a plus de 600 ans, quand le royaume de France risquait la disparition, un miracle français s'est produit. Une humble fille de France s'est levée contre la fatalité. Cette humble fille de France s'appelait Jeanne. Elle incarnait à elle seule la petite fille de France dont parlait Peggy. Son courage et sa foi ont convaincu d'autres Français de se joindre à elle dans une épopée qui pourtant semblait perdue d'avance mais qui a marqué le début d'un sursaut vital pour la France.

Comme l'écrira Michelet, une enfant de 12 ans, une toute jeune fille, confondant la voix du cœur et la voix du ciel consolidée étrange, improbable, absurde si l'on veut d'exécuter la chose que les hommes ne peuvent plus faire, sauver son pays. Ainsi parlait ce grand historien français sur l'une des plus belles figures de notre histoire. La ressemblance de ce passage de l'histoire de France, mes chers amis, c'est sans doute que le miracle français viendra du peuple. C'est vous, c'est vous qui avez dans vos mains le pouvoir des redressements et le pouvoir des commencements. C'est vous qui avez dans vos mains le destin du pays et le destin de nos enfants.

Quand le pays court le risque de l'abîme, le devoir impérieux de chaque Français est de se rassembler derrière ceux qui portent l'ambition de le sauver. Quand le pays court le risque de l'abîme, aucun français, mes amis, n'a le droit de détourner le regard. Face à l'urgence de la situation du pays, face aux grandes menaces et aux grands défis de notre temps, j'appelle donc tous les Français à se rassembler, à se rassembler pour agir, pour voter, d'où qu'ils viennent et quel que fût leur choix politique passé.

Je veux parler à ces Français aussi qui ont le cœur à gauche ou qui ont eu le cœur à gauche pendant longtemps et qui désespèrent de voir la gauche perdre sa boussole républicaine, sombrer dans le pire des excès. Constater un Jean-Luc Mélenchon outrancier devenu un ingénieur du chaos et qui savent que Raphaël Glucksmann est l'arbre qui cache la nupesse. Au patriotisme, la gauche actuelle préfère hurler aux côtés de ceux qui portent la haine de la France en bandoulière et qui mettent en accusation permanente nos valeurs et nos institutions. Cette gauche-là, mes amis, qui fait beaucoup de mal à notre pays, préfère la bande de Gaza au destin de la France.

Elle préfère Assa Traoré à Mila et elle a délibérément choisi les islamistes à la République. À ces Français attachés à la laïcité et soucieux de la justice, cet appel au rassemblement que je vous lance aujourd'hui s'adresse aussi à vous. Je voudrais parler à ces électeurs de la droite, orphelins d'un leader, d'un projet, d'une espérance. La droite française a peu à peu cédé devant les pressions politiques et psychologiques imposées tant par les médias que par la gauche. Français ayant le cœur à droite, vous êtes attachés au travail, au mérite, à l'autorité, à l'ordre, à une certaine idée de la France. Alors regardez qui a repris le flambeau. Rejoignez-nous. Rejoignez-nous.

Rejoignez-nous dans cette belle aventure sans cesse renouvelée qui porte le beau nom de France. Je voudrais dire aux électeurs d'Éric Zemmour qui craignent, comme nous, la fin de la France. De bonne foi, Éric Zemmour vous a promis l'union, mais c'est nous qui rassemblons. Dans cette course contre le temps où les tempêtes menacent, je crois que vous avez le devoir de choisir ceux qui peuvent l'emporter. La France n'a plus le temps de regarder ses voix patriotes se disperser. Vous craignez la submersion migratoire, alors votez pour ceux qui peuvent l'arrêter. Vous craignez pour le suicide français, alors votez pour ceux qui peuvent renouer avec le destin français.

Venez à nos côtés, choisissez ceux qui peuvent agir, je vous tends la main. A tous les Français, je veux dire que l'Union ne fait pas simplement la force, je veux leur dire que l'Union fait la France. Enfin, mes amis, et cela relève de l'évidence, je veux m'adresser aux électeurs de Marine Le Pen. Je veux m'adresser à vous, je veux m'adresser à tous ceux qui depuis longtemps, comme vous mes amis, ont spontanément le réflexe patriote. A vous dont la loyauté, la fidélité et le courage avant-coureur ont tracé le chemin d'un sursaut national. Je veux vous faire une promesse, la victoire n'est plus très loin.

Si vous le décidez, mes amis, ce 9 juin peut marquer un nouveau départ pour la France et un nouvel élan pour l'Europe dans la fidélité à l'histoire. Personne, pas même la Commission de Bruxelles, ne peut imposer à la France sa conduite ni écrire pour elle son destin. Quand la France parle, l'Europe doit écouter. C'est cette vérité simple que vous devrez rappeler dans les urnes le 9 juin prochain. Dans cette bataille pour l'âme de la France et donc pour l'avenir de l'Europe, faites votre devoir. Faites votre devoir de patriote en allant voter. Françaises, Français, je vous appelle au vote de fierté, je vous appelle au vote de dignité, je vous appelle au vote du sursaut.

Ce que les Français ne feront pas aujourd'hui, demain, pour la France, nul ne le fera à leur place. Alors ne cédez rien, ne lâchez rien, jusqu'au bout. Nous avons 40 jours, 40 jours pour mobiliser, 40 jours pour faire la décision, 40 jours pour bâtir la plus belle des espérances, 40 jours pour faire du 9 juin, une date qui entrera dans l'histoire. Vous n'aurez qu'un seul jour, qu'un seul tour et qu'un seul vote pour affirmer que la France revient. L'histoire nous rassure, le présent nous alerte, l'avenir nous attend. Vive la République et vive la France !

Mes chers amis, avant d'entonner notre hymne national, il me revient, cette fois-ci c'est mon tour, la responsabilité éminente de vous présenter les 35 premiers noms de la liste qui m'entoure et qui portera notre combat. Je les souhaite les plus nombreux possibles lors des cinq prochaines années au Parlement européen de Bruxelles et de Strasbourg. Cette équipe, mais non, Barthès il est député. Cette équipe, mes amis, je l'ai voulu à l'image de ce que nous sommes devenus aujourd'hui. Une force de gouvernement compétente, capable et prête à mettre son énergie et ses talents au service du redressement de la France.

Elle compte en son sein des visages que vous connaissez, d'autres que vous allez découvrir. À ces visages que vous allez découvrir, je tiens à vous dire qu'ils ont toute ma confiance et je vous demande de leur réserver, comme à l'ensemble de ce futur groupe de parlementaires européens, l'accueil et la bienveillance que chacun d'eux mérite. Alors sans plus attendre mes amis, de la 35e à la première place, je vous propose de les découvrir. J'appelle en 35e position Andréa Cotarac, président du groupe EREN au conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes. Numéro 34, j'appelle Eleonore Baize, conseillère régionale des Bouches-du-Rhône.

Numéro 33, j'appelle le directeur de campagne de Marine Le Pen lors de la présidentielle, Christophe Baie. Numéro 32, chef d'entreprise, elle nous vient de Charente-Maritime, Séverine Verbrouc. Numéro 31, j'appelle notre responsable des Outre-mer, Andréa Cotarac. Elle mène la bataille pour sauver notre pêche française, j'appelle... Nous avons collé nos premières affiches ensemble, j'appelle notre porte-parole Gaëtan Dussaucet. Numéro 28, elle est notre responsable de la Sarthe et partira à la conquête de l'Ouest. J'appelle... J'appelle en 27e position, Julien Lennardy. En 26e position, elle est avocate du Gard et a défendu avec brio notre maire Julien Sanchez. J'appelle Sylvie Josserand.

En 25e position, il est haut fonctionnaire, serviteur de l'Etat et membre des Horace. Nos précieux accompagnants dans la victoire présidentielle, j'appelle Pierre Pampy. Il ne peut pas être parmi nous retenu en Corse pour des soucis de santé, mais elle représentera la Corse, Nathalie Antonat. Il est notre directeur national du RNJ, j'appelle Pierre Romain Thionnet. Elle est la voix de la Savoie au Parlement européen, j'appelle... Au 21 pour la Guadeloupe, j'appelle Rodito aussi. Elle est conseillère régionale de Saône-et-Loire, agricultrice et portera la voix de la ruralité à Bruxelles. J'appelle Valérie Deloge en 20e position. Président de groupe en région Centre-Val-de-Loire.

Alexandre Nicolet, aujourd'hui de la méritocratie républicaine, élue d'Hironde. J'appelle Julie Rochagneux, il joue un peu à domicile. En 16e position, elle est juriste. Elle joue à domicile quand on est à Strasbourg. J'appelle Virginie Joron, qui organise les élections et qui le fait avec un certain talent. J'appelle notre directeur général Gilles Penel en national. J'appelle notre députée européenne Catherine Griset. Il est avocat. Il a été député européen du mouvement de Philippe de Villiers. Nous le connaissons bien. Il nous rejoint désormais sur le premier plan. Alexandre Varro. Et portera la voix de la Réunion. J'appelle Marie-Luce Brazier.

Spéciale de Marine Le Pen, parfois un peu le mien. Il est député européen sortant. J'appelle Philippe Olivier. Il a choisi courageusement de nous rejoindre. Elle est magistrate en première ligne face à l'insécurité et l'immigration incontrôlée. J'appelle Pascal Pierrat. Il a été ministre de Nicolas Sarkozy. Il a porté nos espoirs en PACA. J'appelle Thierry Ma... Elle ne peut malheureusement pas être parmi nous. Parce qu'elle va bientôt accoucher. Et je vous demande de l'applaudir très fort. J'appelle... Elle a fait le choix de nous rejoindre. J'ai besoin de le présenter. Elle est une élue local. J'appelle... Elle est députée européenne sortante. Et je lui dois beaucoup.

Il est un grand préfet français. Un serviteur de l'Etat. Et il a fait l'honneur... Il nous a fait l'honneur de nous rejoindre. J'appelle... Fabrice Légeri. Elle est essayiste. Intellectuelle. Amoureuse de la France. Je la remercie pour son soutien et son engagement. J'appelle... Malika Sorel. Il est en première position...