Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 14 octobre 2022 26 minContradictoireActualité / polémiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesSolidarités & familleRetraites

Pénurie de carburant, réquisitions de personnels, grève interprofessionnelle du 18 octobre... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Philippe Martinez

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 65 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 76 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:23OuverteRéponse partielle

    Est-ce que ça veut dire que malgré un accord potentiel, les blocages vont se poursuivre, en tout cas chez Total Energy ?

  • 0:47RelanceÉludée

    Pardon, la CGT a quitté la table des négociations avant même de demander à sa base.

  • 1:17RelanceRéponse directe

    À ce moment-là, elles étaient quoi les propositions ? Elles ont changé entre 2h et 3h30 ?

  • 1:51OuverteRéponse directe

    Et les primes de 3 à 6 000 euros ?

  • 1:53FerméeRéponse directe

    Et vous vous dites que c'est 10% ou rien ?

  • 1:56FerméeRéponse directe

    Rétroactive au 1er janvier ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:22Invité politiqueFait
    « Non, non, attendez. Oui, oui. En parlant de mascarade. »
  • 1:54Invité politiquePromesse
    « Nous, on a dit que c'est 10%. »
  • 1:58Invité politiqueFait
    « Rétroactive, puisque ces 10%, c'est l'inflation, plus le partage des richesses, puisque vous savez que chez Total, le moins qu'on puisse dire, c'est que l'entreprise se porte bien, et que les actionnaires, eux, ont été servis depuis longtemps. »
  • 2:28Invité politiqueChiffre
    « Ça fait partie de la négociation, mais pour l'instant, 5%, c'est loin de 10%, vous voyez ? C'est la moitié. »
  • 2:49Invité politiqueFait
    « C'est parce que la grève est massive et dure depuis un moment que Total a été obligé de s'asseoir à la table des négociations. »
  • 3:42Invité politiqueFait
    « Mais il faut que Bruno Le Maire arrête de changer de discours toutes les semaines. »
  • 4:05Invité politiqueFait
    « Et je pense que, d'ailleurs, le gouvernement a commis plusieurs grandes fautes, mais notamment celle de minimiser l'impact de cette grève, de banaliser, parce que vous l'avez entendu comme moi, dès que la grève a démarré, que ce soit M. Le Maire, M. Véran, Mme Pannier-Runacher a dit « ne vous inquiétez pas, il n'y aura pas de problème d'approvisionnement ». »
  • 5:01Invité politiqueFait
    « Ça veut dire que les salariés n'acceptent pas la proposition de la direction. »
  • 5:53Invité politiqueFait
    « Bien sûr. Sauf que depuis le début, le gouvernement, je vous le répète, a banalisé l'impact de la grève, a sous-estimé le mécontentement. »
  • 7:24Invité politiqueFait
    « Il n'y a rien dans cette loi sur les salaires. Augmenter le SMIC, par exemple. Faire en sorte que les salaires évoluent automatiquement avec l'inflation. »
  • 12:31Invité politiqueFait
    « Nous, on pense que ces réquisitions sont illégales, et on s'appuie sur une décision de l'OIT. »
  • 13:42Invité politiqueFait
    « Nous disons que cette réquisition, elle n'est pas justifiée et c'est une atteinte au droit de grève. »
  • 18:43Invité politiqueChiffre
    « Oui, 3,5%, vous l'avez noté, c'est moins que l'inflation. »
  • 19:48Invité politiqueFait
    « Et ce qui se passe dans les centrales nucléaires aujourd'hui, sur la maintenance, c'est parce qu'on a perdu trop d'emplois, trop d'emplois qualifiés. »
  • 20:41Invité politiqueFait
    « Il est à côté de la plaque. »
  • 21:31Invité politiqueChiffre
    « Et quand il dit, dans une entreprise qui a fait 10 milliards de bénéfices au premier semestre, quand un PDG s'est augmenté de 52%, 52%, et lui il n'est pas payé de 1000 euros, c'est des millions d'euros. »
  • 24:35Invité politiqueFait
    « lancer des réquisitions, c'est une connerie. »
  • 25:13Invité politiquePromesse
    « On est prêts, d'ailleurs, les premiers mots d'ordre apparaissent, à nous opposer résolument, et je pense qu'il faut que ça soit tous les syndicats qui s'y opposent, dans la rue, dans la rue. »

Temps de parole

  • Invité politique66 %
  • Invité14 %
  • Invité 213 %
  • Invité 37 %

9,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Bonjour Philippe Partinez. Un accord de principe a été trouvé dans la nuit chez Total Energy avec deux syndicats qui ensemble sont majoritaires, CFECGC et CFDT. Pas, je le précise dès maintenant, avec la CGT. C'est un peu comme chez ESSO où, je précise, on l'a appris il y a quelques instants seulement, plus aucun site n'est concerné par la grève ce matin, même s'il y aura des nouveaux votes dans la journée. Est-ce que ça veut dire que malgré un accord potentiel, les blocages vont se poursuivre, en tout cas chez Total Energy ?

0:29
Invité politique

Alors, pour être très précis, il y a eu une négociation cette nuit. Comme dans toute négociation, il y a un texte qui sort à la fin. Et c'est la démocratie, en tout cas la CGT, on demande aux salariés et notamment aux grévistes, qu'est-ce qu'ils pensent des propositions de la direction.

0:47
Invité

Pardon, la CGT a quitté la table des négociations avant même de demander à sa base.

0:50
Invité politique

Non, non, non, attendez. Oui, oui. En parlant de mascarade. La CGT est restée 6 heures en négociation. Ils sont partis à 2 heures du matin. Vous avez sûrement dû négocier souvent dans votre vie les salaires. Au bout d'un moment, quand on tourne en rond, la CGT a décidé de dire, si on en reste là, on va consulter notre base. Et la CGT a donné un avis défavorable aux propositions de la direction.

1:17
Invité

À ce moment-là, elles étaient quoi les propositions ? Elles ont changé entre 2h et 3h30 ? Non, absolument pas. C'est ce que vous n'avez... Donc c'est 7% ?

1:22
Invité politique

Attendez, ce n'est pas 7%, c'est 5% d'augmentation générale de salaire, plus des... Des primes ? Non, non, attendez, laissez-moi vous expliquer. 5% d'augmentation générale de salaire, plus on additionne des augmentations individuelles, et on fait une moyenne, plus l'évolution de la prime d'ancienneté, ce qui au total donne 7%. Mais les augmentations générales, c'est 1%. Les augmentations générales, c'est 5%.

1:51
Invité

D'accord. Et les primes de 3 à 6 000 euros ? Et vous vous dites que c'est 10% ou rien ?

1:54
Invité politique

Nous, on a dit que c'est 10%.

1:56
Invité

Rétroactive au 1er janvier ?

1:58
Invité politique

Rétroactive, puisque ces 10%, c'est l'inflation, plus le partage des richesses, puisque vous savez que chez Total, le moins qu'on puisse dire, c'est que l'entreprise se porte bien, et que les actionnaires, eux, ont été servis depuis longtemps.

2:14
Invité

Mais pour être très clair, c'est 10% d'augmentation de salaire ?

2:16
Invité politique

Augmentation générale de salaire.

2:19
Invité

Plus des primes, de l'intéressement éventuellement ?

2:21
Invité politique

Augmentation générale de salaire. S'il y a des choses en plus, pourquoi pas ?

2:26
Invité

Et en dessous de 10%, il n'y a pas de discussion ?

2:28
Invité politique

Ça fait partie de la négociation, mais pour l'instant, 5%, c'est loin de 10%, vous voyez ? C'est la moitié.

2:36
Invité

Mais est-ce que vous considérez que Total a quand même fait un pas ? Parce qu'au début, ils ont dit qu'on ne discute pas avec les grévistes. Ceux qui bloquent, on ne discute pas avec eux. Ils ont dit ensuite qu'on n'ouvre pas de négociations. On ouvre des discussions, mais pas de négociations. Et finalement, l'entreprise ouvre des négociations salariales.

2:49
Invité politique

C'est parce que la grève est massive et dure depuis un moment que Total a été obligé de s'asseoir à la table des négociations. Vous avez raison. On aurait pu débloquer la situation avant. Quand il y a un conflit, plutôt que de minimiser l'impact du conflit ou de dédaigner les grévistes, l'urgence, c'est de s'asseoir à la table de négociations. Et je vous le répète, on aurait pu négocier bien avant.

3:13
Invité

Donc pour vous, il n'y a pas de bonne foi de la part de Total en disant, finalement, on revient sur la doctrine qui était la nôtre de ne pas discuter avec les grévistes. Et puis finalement, on ouvre des négociations salariales. Et pour vous, c'est quelque chose que vous avez obtenu à l'arracher, entre guillemets. Ce n'est pas un pas ou une concession de Total.

3:27
Invité politique

C'est parce que le mouvement est puissant et fort, qu'il a un soutien, que Total a été obligé de s'asseoir à la table de négociations.

3:34
Invité

Vous avez entendu la question que vous posez Bruno Le Maire, ministre de l'économie hier. Il faut que la CGT nous dise ce qu'elle veut, le blocage général ou la négociation de bonne foi.

3:42
Invité politique

Mais il faut que Bruno Le Maire arrête de changer de discours toutes les semaines. Il y a 15 jours, il ne savait pas ce que c'était que les profits. Il y a une semaine, il nous disait qu'il n'y aurait aucun problème d'approvisionnement des stations-services parce que la grève n'allait pas durer, parce qu'il y avait des stratégiques. Et hier ou avant-hier, je l'ai entendu dire, il faut que Total augmente les salaires. Vous voyez, il faut de la cohérence dans le discours gouvernemental parce que là, on n'y comprend plus rien.

Et je pense que, d'ailleurs, le gouvernement a commis plusieurs grandes fautes, mais notamment celle de minimiser l'impact de cette grève, de banaliser, parce que vous l'avez entendu comme moi, dès que la grève a démarré, que ce soit M. Le Maire, M. Véran, Mme Pannier-Runacher a dit « ne vous inquiétez pas, il n'y aura pas de problème d'approvisionnement ». Et aujourd'hui, on voit la réalité. Donc il faut aussi que, quand on est dirigeant de ce pays, premièrement, on écoute les salariés, premièrement, on parle vrai aux Français. Et je pense que ça n'a pas été le cas depuis le début de ce conflit.

4:43
Invité

— Mais qu'est-ce qu'on fait maintenant ? La CGT va retourner à la table des négociations ?

4:48
Invité politique

— La CGT, vous l'avez dit d'ailleurs dans vos informations, elle a consulté sa base, comme on dit, ceux qui sont en grève, de ce que j'ai compris.

4:59
Invité

— Grève reconduite sur tous les sites qui sont en grève ce matin.

5:01
Invité politique

Ça veut dire que les salariés n'acceptent pas la proposition de la direction. Il faut renégocier. Et je vous le répète, 5%, c'est loin, c'est très loin.

5:13
Invité

— 5% augmentation générale, et je précise à nouveau, 7% en moyenne, si on inclut les augmentations individuelles.

5:19
Invité politique

— Les revendications, c'est sur les augmentations générales de salaire.

5:23
Invité

— Vous craignez pas l'impact de ce mouvement sur la société française ? Ce matin, par exemple, sur France Info, SOS Médecins craint des conséquences graves sur la santé des Français. Et explique que les médecins sont obligés de faire la queue 1h30, 2h, avant de pouvoir faire le plan pour aller voir les patients.

5:37
Invité politique

— Premièrement, on n'est pas inconscient. D'accord ? On sait bien qu'une grève, il y en a qui n'impactent pas la vie quotidienne, mais il y en a qui impactent la vie quotidienne. Le moins qu'on puisse dire, c'est que la vie quotidienne de tous les Français est impactée. La deuxième chose, c'est comment on organise les choses. Là aussi, le gouvernement, pourquoi il n'y a pas des stations-services dédiées, justement, à ces services d'urgence ?

6:00
Invité

— C'est ce que réclame SOS Médecins. Vous êtes d'accord ? — Mais bien sûr. — C'est ce qu'il faudra mettre en place.

6:03
Invité politique

— Bien sûr. Sauf que depuis le début, le gouvernement, je vous le répète, a banalisé l'impact de la grève, a sous-estimé le mécontentement. Et on en arrive à cette situation.

6:14
Invité

— Mais pour même avoir des stations qui seraient dédiées à SOS Médecins ou aux infirmiers, il faut qu'il y ait de l'essence qui arrive. Donc quelque part, le gouvernement, si je vous suis, a raison de réquisitionner les dépôts.

6:24
Invité politique

— Mais où sont les stocks stratégiques ? Vous l'avez entendu comme moi. On a des stocks stratégiques. Où ils sont ? Ça, ça doit servir, justement, à aider, évidemment, les services d'urgence, les médecins. — Il n'y a pas besoin de toucher aux dépôts. Sauf que là, on est dans une bataille idéologique de communication du gouvernement qui nie depuis longtemps le mécontentement sur les salaires qu'il y a dans ce pays. Parce que le mécontentement, il n'est pas que chez Total. Et il ne date pas de la semaine dernière ou d'il y a 15 jours. On a alerté le gouvernement depuis des mois sur cette question des salaires. Là, ce qu'ils ont fait, c'est la loi sur le pouvoir d'achat.

Et ils nous ont dit que ça va tout régler.

7:06
Invité

— Et ils ont appelé les entreprises à augmenter les salaires aussi ?

7:09
Invité politique

— Oui. — C'était pas assez ? — Pas fort.

7:12
Invité

— Vous avez trouvé que c'était pas assez ? — C'est ce qu'il fallait faire. Il fallait convoquer les patrons, convoquer les salaires.

7:16
Invité politique

— Premièrement, on l'a dit, dans la loi sur le pouvoir d'achat, il y avait des mesures salariales à proposer. Il n'y a rien dans cette loi sur les salaires. Augmenter le SMIC, par exemple. Faire en sorte que les salaires évoluent automatiquement avec l'inflation. C'est ce qu'on appelle l'échelle mobile des salaires. Ça, c'est du ressort du gouvernement. Il y a des négociations en entreprise, évidemment. Mais il faut un cadre légal pour que tout le monde soit logé à la même enseigne.

7:45
Invité

— Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. Vous restez avec nous. On jette juste un coup d'œil sur le fil d'info. Il est 8h40. Voici Marie Mahe. — Une ONG bordelaisse porte plainte contre Total Energy auprès du parquet national terroriste. Plainte pour complicité de crimes de guerre déposés avec une ONG ukrainienne. Les deux associations dénoncent la continuité des activités du groupe en Russie après le début de la guerre. Dans le même temps, la CGT annonce la poursuite de la grève sur tous les sites total impliqués.

annonce qu'il fait suite à l'accord qui se profile entre la direction de Total et deux syndicats majoritaires, la CFDT et la CFE-CGC, autour d'une augmentation de 7% des salaires. Du côté des Sceaux, la grève est levée à la raffinerie de Gravenchon. Les deux sites du groupe reprennent donc le travail. Cinq morts aux États-Unis. Le bilan de cette fusillade cette nuit est à Rallye, en Caroline du Nord. Plus de jeunes personnes ont également été blessées. Le tireur a été arrêté. Et puis en Ligue Europa de football, le stade René remonte l'image des clubs en battant le Dynamo Kiev hier 1-0. Monaco a perdu 4-0 face au Trabzonsport. Nantes également battue 4-0 par les Allemands de Fribourg.

Toujours avec Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. Comment vous expliquez qu'à Esso, les salariés, y compris de la CGT, a repris finalement le travail ce matin, au contraire de ceux de Total Énergie ?

9:07
Invité politique

Écoutez, je n'ai pas suffisamment d'informations pour vous répondre précisément, mais il y a eu des discussions, comme il y en a tous les matins. Je ne sais pas quelle équipe a voté.

9:20
Invité

Pour vous, la grève peut revenir en fait une fois que la prochaine équipe, à 14h en l'occurrence, prendra ses questions ?

9:24
Invité politique

Je n'ai pas assez de choses précises à vous dire. Je préfère ne pas aller plus loin sur cette question.

9:30
Invité

En fait, il y a une certitude, c'est que mardi, vous appelez à une généralisation de la grève. Est-ce que ce n'est que mardi ou est-ce que c'est une grève reconductible ? En gros, si je vous pose ma question autrement, c'est est-ce qu'il y aura des trains et de l'essence pour la Toussaint ?

9:43
Invité politique

Alors premièrement, vous savez qu'on a fait une mobilisation interprofessionnelle le 29 septembre, vous vous en rappelez, et qui a très bien marché. Là aussi, certains ont essayé de minimiser. On avait dit qu'il y aura des suites.

9:57
Invité

C'est moins que celle de 2010 par exemple, si on compare à...

10:01
Invité politique

Vous savez que le monde a un peu changé depuis 2010.

10:03
Invité

Donc vous dites que c'est normal qu'il y en ait eu moins.

10:04
Invité politique

Le monde a un peu changé depuis 2010. Le monde du travail a beaucoup changé depuis 2010.

10:08
Invité

C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on se mobilise moins dans la rue, on fait moins grève ?

10:10
Invité politique

Mais il y a plus de précaires, il y a plus de contractuels, il y a plus d'intérimaires, il y a plus de travailleurs et de travailleuses liées à l'ubérisation. Pour faire grève quand on est dans cette situation, c'est compliqué. Et puis, avec la baisse du pouvoir d'achat, quand on n'arrive pas à vivre de son salaire complet pendant un mois, une journée en moins, deux journées en moins, c'est encore plus difficile. Le monde a un peu changé, et vous le savez très bien. Donc pour en revenir à votre question, la suite de ce qu'on a construit le 29, on l'avait dit, il y aura des suites, c'est mardi prochain.

Après, c'est comme dans toutes les entreprises, là où c'est nécessaire, il y a des préavis. Dans d'autres, il n'y a pas besoin de préavis, je le répète, dans le privé, il n'y a pas besoin de préavis. On peut se déclarer en grève le matin même. Et puis, il y a des assemblées générales, il y a des discussions, et on verra ce qui se passe.

10:58
Invité

Mais vous ne pouvez pas prendre l'engagement que tout le monde pourra partir en vacances, par exemple, pour la Toussaint ?

11:04
Invité politique

Premièrement, pourquoi essayer de dramatiser la situation ? Nous, on fait des propositions pour que justement cette question des salaires soit en partie réglée. des négociations dans les branches, dans les entreprises, et des mesures gouvernementales liées au salaire. Si on fait de la prévention, parce qu'il y a un problème, soit on le règle, soit on joue, on fait comme le gouvernement et la direction de Total font, on joue le pourrissement avec les conséquences que ça donne.

11:33
Invité

Mais je vous pose la question, parce que la CGT Cheminot, justement, a dit, on se mettra en grève mardi, mais on ne s'interdit aucun scénario pour la suite. Donc vous, ce que vous dites ce matin, c'est la suite, en fait, ça ne dépend pas de la CGT, ça dépend du gouvernement, c'est ça ?

11:42
Invité politique

Mais madame, chez Total, ils ont déposé, justement, le 29 septembre, il y a eu un mot d'ordre de grève, ils avaient prévu deux jours, sauf que l'Assemblée générale et les salariés mécontents ont dit, ben, on continue, donc on verra ça le 18...

11:55
Invité

Ça va durer 20 jours avant que les négociations s'ouvrent seulement ?

11:57
Invité politique

Oui, oui, bien sûr. Si vous voulez, on peut y revenir, mais pour être très précis sur votre question, il y a, pour l'instant, une journée de grève, après, il y a des assemblées générales, il y a des discussions, et c'est les salariés qui décident si on continue ou pas. Mais il faut régler cette question des salaires et arrêter d'être dans le déni de la part du patronat et du gouvernement sur... Tout irait bien sur les salaires en France.

12:17
Invité

Ce matin, on attend une décision importante, celle du tribunal administratif de Rouen, sur les référés contre les réquisitions que vous avez déposées. Qu'est-ce que vous attendez de la décision ? Vous pensez obtenir gain de cause ce matin auprès du tribunal administratif ?

12:31
Invité politique

Nous, on pense que ces réquisitions sont illégales, et on s'appuie sur une décision de l'OIT. Alors, j'ai entendu une chronique ce matin sur France Info.

12:42
Invité

C'était le bras du faux ce matin.

12:42
Invité politique

Oui, tout à fait, très intéressante. La France ne peut pas être condamnée par l'OIT, parce qu'il n'y a pas de justice internationale en matière sociale.

12:51
Invité

C'est l'Organisation internationale du travail qui est une émanation de l'ONU.

12:55
Invité politique

Mais il n'y a pas de tribunal international sur les droits sociaux, contrairement à ce qui se fait, par exemple, contre les crimes de guerre.

13:02
Invité

Mais même dans sa décision, l'OIT met effectivement des réserves sur une éventuelle atteinte au droit de grève.

13:07
Invité politique

La France a donc été condamnée, c'est une formule que nous utilisons, puisqu'il n'y a pas de condamnation style justice. Et que dit cette heure ? L'OIT dit aussi que la France pouvait... L'OIT dit, attention, c'est une possibilité de remise en cause du droit de grève. Les réquisitions ne sont justifiées que quand il y a des problèmes sur les services d'urgence. On parlait des médecins, par exemple. C'est ça qu'elle a dit. Mais c'est le cas aujourd'hui, dit les SOS médecins, par exemple. Non, non, non. Aujourd'hui, la réquisition, elle n'est pas justifiée parce que le SOS médecin ou les services d'urgence ne trouvent pas d'essence.

13:39
Invité

Vous dites, encore une fois, il y a des réserves stratégiques de l'essence, il y en a, on peut en trouver.

13:42
Invité politique

Nous disons que cette réquisition, elle n'est pas justifiée et c'est une atteinte au droit de grève. La même chose qu'on disait en 2010 et que l'OIT a confirmé. Mais je vous le répète, évidemment, on peut jouer sur les mots sur condamnation. Nous, on réclame qu'il y ait une justice internationale en matière de droits.

13:59
Invité

Mais la justice s'était prononcée en 2010, elle n'avait pas condamné.

14:02
Invité politique

Mais est-ce que le droit international, c'est important, vous savez, monsieur ? C'est très important.

14:06
Invité

Philippe Martinez, cet arrêté, il a été déposé pour la réquisition du dépôt de Port Jérôme chez ESSO ExxonMobil. S'il y a d'autres réquisitions, vous déposerez des référés à chaque fois qu'il y aura réquisition ?

14:16
Invité politique

Mais il y en a eu d'autres depuis, à Dunkerque, chez Total. Et ce matin, à Lille, va se dérouler une nouvelle séance, puisqu'il y a eu un nouveau référé spécifique à Total, Dunkerque.

14:29
Invité

Et vous dites au gouvernement, à chaque fois qu'il utilisera la réquisition ?

14:32
Invité politique

Mais c'est une... Mais c'est grave ce qui se passe. C'est grave ce qui se passe. Et c'est en lien, d'ailleurs, et tous les syndicats européens luttent contre ça.

14:40
Invité

Et juste, vous nous confirmez qu'il y aura à chaque fois un référé, à chaque fois qu'il y aura réquisition.

14:43
Invité politique

Mais évidemment. Et c'est grave, parce que, au niveau... Et tous les syndicats européens se battent contre. Il y a une volonté, au niveau de l'Union Européenne, de restreindre le droit de grève. C'est très grave. C'est très très grave.

14:55
Invité

Vous faites une grève, donc, vous appelez à la grève, en tout cas, interprofessionnelle, mardi. Pourquoi vous n'avez pas marché avant ça, dimanche, une marche contre la vie chère ? C'est exactement les mêmes revendications que vous portez ce matin sur ce plateau, avec Jean-Luc Mélenchon et la France Insoumise.

15:08
Invité politique

Vous avez remarqué que les slogans ne sont pas tout à fait les mêmes. Nous, ce n'est pas contre la vie chère. C'est pour l'augmentation des salaires. Cette nuance est importante, parce qu'on voit bien que... Mais c'est la seule raison qui fait que vous n'avez pas marché dimanche. Vous me posez une question, si vous me laissez répondre, vous allez tout comprendre, je pense. Donc, cette nuance, elle est importante. Augmenter les salaires, ce n'est pas la même chose que la lutte contre la vie chère. Le gouvernement, avec son texte pour le pouvoir d'achat, prétendait lutter contre la vie chère aussi.

Deuxièmement, nous pensons qu'on est dans un processus syndical et que, sur ces questions-là, les syndicats doivent être soutenus, mais qu'on ne doit pas faire des choses en parallèle. Et je pense que là... Et puis, il y a des modalités qui ne nous conviennent pas. Quelles modalités ? Par exemple, faire une manifestation nationale à Paris. En plus, il y a des problèmes d'essence, vous voyez. Nous, on préfère la proximité. D'ailleurs, nos journées d'action, vous le savez, sont plutôt près des entreprises, dans les villes grandes, moyennes. Il faut que les salariés puissent agir.

Et puis, il y a besoin qu'on fasse aussi plus de complémentarité entre des batailles syndicales sur les questions sociales et puis des relais politiques. Ça, nous y sommes favorables. Par exemple, à l'Assemblée nationale, continuer ces batailles sur la taxation des profits, sur les politiques salariales, etc.

16:33
Invité

Est-ce que le succès de votre mobilisation du mardi est conditionné au succès de la marche de dimanche ?

16:37
Invité politique

Ça n'a rien à voir.

16:40
Invité

Vous souhaitez qu'il y ait du monde, quand même, dimanche, dans la rue ?

16:42
Invité politique

Moi, je souhaite qu'il y ait beaucoup de monde en grève mardi. Et avant, si nécessaire.

16:46
Invité

Et si dimanche, il y a très peu de personnes, finalement, vous n'avez pas peur que ça crée une forme de déception ?

16:52
Invité politique

Mais je vous le dis, ça n'a rien à voir. Ça n'a rien à voir.

16:57
Invité

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, invité de France Info. 8h50, le fil info. Et on continue notre entretien. Marie Maeux. Le géant français de l'agroalimentaire, Danone, annonce ce matin qu'il va se désengager de son unité russe, celle de produits laitiers et de produits d'origine végétale. Cela représente la majorité de son activité dans le pays. Le groupe évoque des conditions extrêmement tendues en Russie. Ce que demande la CGT, c'est 10% rétroactifs au 1er janvier pour tenir compte de l'inflation et du partage des richesses. Réaction de son secrétaire général, Philippe Martinez, sur France Info.

Deux syndicats majoritaires se sont accordés avec la direction cette nuit sur 7% d'augmentation de salaire et 3 000 à 6 000 euros de primes. Proposition soumise au vote des adhérents ce matin. Minute de silence, temps d'échange et hommage dans les établissements scolaires aujourd'hui. En mémoire à Samuel Paty, ce professeur d'histoire-géographie, assassiné il y a deux ans à Conflans-Saint-Honorin. Et puis c'est le ballon de la main de Dieu, le ballon du but de Diego Maradona au Mondial 86 et mis aux enchères à Londres. Sa vente pourrait atteindre jusqu'à 3,5 millions d'euros. France Info

18:03
Présentateur

Le 8.30 France Info, Néhila Latrousse, Lorrain Sénéchal.

18:08
Invité

Toujours avec Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, grève interprofessionnelle. Donc mardi, interprofessionnelle, c'est-à-dire que tous les secteurs, absolument tous les secteurs, sont appelés à faire grève.

18:17
Invité politique

Tous les secteurs, publics comme privés.

18:20
Invité

Les transports, évidemment.

18:21
Invité politique

Tous les secteurs, tous les secteurs, c'est tous les secteurs. Vous avez noté par contre que par rapport au 29 septembre, il y a une organisation en plus par rapport au 29 septembre, puisque c'est CGT, Force Ouvrière, FSU et Solidaires.

18:36
Invité

Vous appelez aussi les agents de l'État qui ont vu leur point d'indice dégelé de 3,5% cet été. Eux aussi doivent se mettre en grève ?

18:43
Invité politique

Oui, 3,5%, vous l'avez noté, c'est moins que l'inflation.

18:46
Invité

C'est pour ça que je vous pose la question.

18:48
Invité politique

Et dégelé, le point d'indice était congelé. Donc il faut un peu plus pour que ça soit dégelé, puisqu'il a été congelé depuis plus de 10 ans, 12 ans.

18:59
Invité

La filière nucléaire, vous entendez là aussi les critiques qui commencent en disant, mais attendez, si EDF se met en grève, on ne pourra pas remettre à jour les réacteurs ? Comment ça va se passer cet hiver alors qu'on a besoin ?

19:09
Invité politique

Il faut regarder un peu dans le rétroviseur. Les problèmes et les grèves dans l'énergie, ce n'est pas mardi prochain. Ça date depuis, vous vous souvenez ? Mais la situation est différente aujourd'hui. D'accord, mais à chaque fois qu'il y a des problèmes, on va nous dire, non, non, mais mettez vos problèmes de côté, parce que la situation est différente, mais elle était différente pendant le Covid. À chaque fois, on nous dit, ce n'est pas le moment. C'est quand le moment ? On s'assoit, puis vous vous rappelez les luttes contre le projet Hercule ? Tous les syndicats de l'énergie... C'était le projet qui a divisé en trois... Contre l'éclatement, les grèves sur la nécessité d'embaucher.

Et ce qui se passe dans les centrales nucléaires aujourd'hui, sur la maintenance, c'est parce qu'on a perdu trop d'emplois, trop d'emplois qualifiés. Il y a déjà eu des grèves. On ne répond pas quand il y a des grèves.

19:58
Invité

Vous dites qu'on n'en serait pas là si on nous avait écoutés avant.

19:59
Invité politique

Bien sûr, mais bien sûr, y compris sur les salaires.

20:01
Invité

C'est Emmanuel Macron qui a été sourd à la colère sociale, c'est ça ? C'est à lui que vous imputez directement la faute de ce qui arrive ? Parce que, si on comprend bien, ce n'est plus une question de Esso ou Total à vous entendre.

20:11
Invité politique

Ah mais non, il n'y a pas que chez Esso et chez Total qu'il y a des problèmes de salaire. Ceux qui sont en dessous du SMIC, ceux qui sont à temps partiel, les chômeurs, alors que le gouvernement vient à nouveau de faire une réforme pour diminuer leurs droits. C'est un problème général. Alors, quand Emmanuel Macron renvoie dos à dos la direction de Total et la CGT, en insistant un peu plus sur la CGT d'ailleurs...

20:39
Invité

Que la CGT respecte les accords qu'elles permettent aux pays de fonctionner.

20:41
Invité politique

Il est à côté de la plaque. Et alors, on n'a pas de leçon de démocratie à recevoir de M. Macron, parce que, moi je prends un exemple, la question des retraites. Certes, M. Macron était élu, mais quand toutes les organisations syndicales de ce pays sont contre l'allongement de l'âge de la retraite, quand près de 70% des Français sont contre, on écoute ou on dit j'ai raison tout seul ?

21:02
Invité

C'est-à-dire quand il dit dialogue social, pour vous, il n'est pas crédible ?

21:05
Invité politique

Il n'est pas sans faire ? La preuve ? La preuve ? Il dit j'ai changé, j'écoute. Mais il considère que c'est de la responsabilité de la CGT, parce que la CGT, c'est des travailleurs qui sont en grève, c'est pas la CGT, la CGT ça ne veut rien dire. La CGT sans les travailleurs, ce n'est rien. Et quand il dit, dans une entreprise qui a fait 10 milliards de bénéfices au premier semestre, quand un PDG s'est augmenté de 52%, 52%, et lui il n'est pas payé de 1000 euros, c'est des millions d'euros.

Et que le Président de la République ne pointe pas justement la direction de Total et son PDG, et charge, parce qu'il n'y a pas d'autre mot, des organisations syndicales, et notamment une qui demande plus de justice sociale, oui c'est grave.

21:54
Invité

Puisque vous parlez des retraites, Philippe Martinez, les concertations commencent lundi. Elles ont commencé. Oui, elles ont commencé, mais on va parler principalement au ministère du Travail maintenant, pénibilité, prise en compte de la pénibilité, et emploi des seniors. Pourquoi est-ce que vous ne participez pas même à ce volet des négociations ?

22:12
Invité politique

Écoutez, nous avons participé à la première réunion, vous l'avez peut-être oublié, il se trouve que la deuxième réunion, c'était juste au moment où le gouvernement réquisitionne des salariés en grève.

22:24
Invité

C'est ça qui fait que vous n'allez pas à la table des négociations.

22:27
Invité politique

C'est ce qu'on a dit, on suspend, parce qu'on ne peut pas aller discuter avec un gouvernement qui remet en cause le droit de grève. C'est juste ça. Après on verra.

22:38
Invité

Donc ce mouvement terminé, disons, chez Total Energy, vous reviendrez à la table des négociations sur les retraites.

22:44
Invité politique

On verra sur quel sujet on discute, mais pour l'instant, pour un président, comme vous disiez, qui a changé, qui écoute, enfin c'est ce qu'il dit, pour l'instant, il veut toujours augmenter l'âge de départ à la retraite à 65 ans, malgré tout ce que je vous dis. Encore une fois, il s'agit de parler de la prise en compte de la pénibilité. Oui, oui, mais ça fait, on a déjà dit beaucoup de choses sur la pénibilité. Ce n'est pas nous qui avons supprimé trois critères de pénibilité, c'est le gouvernement avec un président de la République qui s'appelait M. Macron. C'est nous qui alertons depuis des mois et des mois sur l'emploi des seniors, enfin ce qu'ils appellent l'emploi des seniors.

Vous voyez ? Donc tout est sur la table depuis très longtemps. Vous vous rappelez qu'on a eu beaucoup de discussions sur la question de la retraite en 2019, vous voyez, ça fait trois ans.

23:25
Invité

En tout état de cause, Philippe Martinez, j'imagine que vous n'irez pas lundi non plus à la concertation sur la nouvelle réforme de l'assurance chômage.

23:33
Invité politique

Écoutez, je n'ai pas tous les agendas gouvernementaux. De toute façon, pour l'instant, ce que je constate, c'est qu'il n'y a pas de concertation. Là aussi, tous les syndicats étaient contre cette réforme de l'assurance chômage et le gouvernement l'a passé quand même. Donc vous voyez que le dialogue social, maintenant, il faut utiliser, il faut aller voir le gouvernement avec un dictionnaire pour savoir si nos définitions des mots sont les mêmes.

23:55
Invité

Vous avez dit, d'ailleurs, je crois que vous discutez, alors il n'y a pas de concertation avec le gouvernement à proprement parler sur les projets de réforme, mais vous discutez avec Elisabeth Borne en direct, vous l'avez dit dans les médias, à qui vous avez dit sur les réquisitions, vous faites, je vous cite, une connerie. C'est ce que vous lui avez dit. Mais donc le dialogue n'est pas rompu avec le gouvernement.

24:13
Invité politique

Mais c'est normal que le secrétaire général de la CGT, qu'il soit en soutien total avec les salariés en grève, que ce soit chez Total qu'on discute avec la direction et que la CGT, au niveau de la Confédération, elle fasse la pression sur le gouvernement parce que le gouvernement, je vous le répète, a une responsabilité. Et oui, j'ai dit à la première ministre, au moment où on pouvait ouvrir des négociations, lancer des réquisitions, c'est une connerie. Et j'avais raison, puisqu'alors qu'on pouvait négocier, ça a à nouveau décalé la négociation.

24:42
Invité

Une dernière chose, Philippe Martinez, est-ce que vous n'avez pas l'impression, c'est ce que dit en quelque sorte la CFDT, d'appuyer sur le bouton nucléaire, pardon pour l'expression, un peu tôt, en déclenchant une grève dès mardi ?

24:54
Invité politique

L'expression est mal choisi en tenue de ce qui se passe en Ukraine. Est-ce que ça n'est pas trop fort ? J'ai compris le sens de la question. Dans toutes les entreprises, on négocie. Et quand les négociations n'aboutissent pas, il y a la grève. Donc ça fait un moment...

25:08
Invité

Mais qu'est-ce que vous allez faire ensuite, quand il faudra défendre une réforme des retraites dont vous ne voulez pas ?

25:13
Invité politique

Mais il y a un mouvement qui est enclenché, et vous inquiétez pas, on est prêts. On est prêts, d'ailleurs, les premiers mots d'ordre apparaissent, à nous opposer résolument, et je pense qu'il faut que ça soit tous les syndicats qui s'y opposent, dans la rue, dans la rue. Vous inquiétez pas, on est prêts. Donc la grève ne fait que commencer. Mais ne renvoyez pas toujours la responsabilité.

25:35
Invité

Je parle pas de responsabilité.

25:37
Invité politique

Non, non, mais je préfère préciser, le gouvernement et le président de la République ont une lourde responsabilité dans ce qui se passe aujourd'hui, et j'ai essayé de vous le démontrer. Le message est passé.

25:47
Invité

Merci Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, invité du 8.30. Bonne journée à vous. Merci.

25:52
Locuteur

Merci. Merci.