Les Partis Pris : "Réseaux sociaux, et l'extrême gauche alors ?", "Xi/Trump, la Chine a gagné !" ...
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Place au parti prix. Abnou Solmani nous rejoint pour l'international. Dominique et Harlette, vous restez autour de la table et on commence d'ailleurs avec vous Harlette, votre parti prix politique.
Vous nous parlez du projet d'Emmanuel Macron de s'emparer de réguler cette question des réseaux sociaux. le rôle de l'information telle qu'elle émane des réseaux sociaux dans la fracturation de la société française. Sauf que vous l'entendez parler et vous dites pointer l'extrême droite, oui, et l'extrême gauche alors ?
Pourquoi ? Oui. Euh alors, ce sera peut-être le grand combat la fin du du mandat d'Emmanuel Macron, hein.
Euh il est assez absent de la scène intérieure, très présent sur la scène international. Le combat entre la euh la grande puissance des réseaux sociaux, il y a pas de contrepouvoir, hein, c'est l'immense pouvoir, la puissance, il y a pas de régulation. Ça peut-être effectivement un combat qui permet de de jouer sur les deux plans national et international.
Si euh je viens sur ce combat, c'est qu'il a lui-même présenté il y a 48 heures, c'est le grand forum de la paix qui se réunit chaque année depuis 2017. Le président parle de la gouvernance du monde avec des experts, avec des responsables politiques et effectivement et bien il s'est attaqué aux réseaux sociaux. Il a appelé à la résistance.
C'est pas rien parce queon était avec Fran sur parler du général de Gaulle. Le combat, il faut s'organiser pour combattre, il faut résister. C'est une c'est la démocratie qui est en jeu aujourd'hui.
L'information nos libertés, a dit le président de la République. Première cible X Elon Mosque. Elon Mosque égale extrême droite.
Emmanuel Macron, je vous défie ouvrez aujourd'hui X en France avec un contenu libre. Si vous ne tombez pas immédiatement sur des contenus d'extrême droite, c'est que vous êtes mal organisé. ces plateformes ont décidé de rompre la neutralité informationnelle puisque le possesseur de celle-ci s'est engagé dans le combat démocratique et l'international réactionnaire.
Ce ne sont plus des lieux où on peut s'informer. Voilà, l'international euh réactionnaire. On va y revenir.
Vous faisiez effectivement allusion à ceux qui trouvent qu'il a un peu trop tendance à être obsédé par l'extrême droite aujourd'hui. Deuxème cycle pour lui, c'est TikTok qui est à l'inverse, alors là, chaque fois qu'on va sur islam, on tombe sur effectivement l'islam rigoriste et le salafisme qu'il dénonce. Et puis deuxème volet du combat d'Emmanuel Macron, ça bien connu, ce sont les influences étrangères.
Donc algorithme X, les plateformes et de l'autre côté les influences étrangères. Et bien sûr ce qui est visé c'est bien sûr la Russie évidemment qu'il connaît bien. Emmanuel Macron.
Aujourd'hui, les plus gros acheteurs de faux comptes de X et compagnie, ce sont les Russes pour venir déstabiliser les démocraties européennes. On est dans l'ingérence sous stéroïde. Voilà.
Alors, c'est un grand combat que lance le président de la République. C'est vraiment l'enjeu évidemment démocratique. Alors, peut-il mener ce combat ?
Effectivement, on peut s'interroger. C'est pas une période très facile pour lui évidemment. Beaucoup regrettent encore une fois à droite qu'il n'y ait pas parlé de l'extrême gauche parce que effectivement bah du côté des réseaux sociaux et des influenceurs, il y a effectivement bien sûr d'extrême gauche.
C'est ce que note le Rassemblement national. Pas beaucoup de réactions. Il faut dire que ce discours est passé un tout petit peu inaperçu parce que tout le monde est concentré sur ce qui se passe à l'Assemblée avec le budget.
Mais voilà et on arrive avec cette critique de cet élu au Parlement européen du Rassemblement national. La suspicion Emmanuel Macron en fait veut contrôler les messages, veut contrôler l'information. Ça c'est l'accusation qui effectivement vient contre Emmanuel Macron.
En même temps, il faut dire quand même que euh le président de la République a des raisons d'être très préoccupé par les réseaux sociaux depuis son élection 2017. Ça c'est les influences étrangères, les Macronx et puis ce qui se passe et dont on a beaucoup parlé sur ce plateau, c'est bien sûr les accusations et les diffamation et les horreurs dites et répété et et visant son épouse. Ce sera difficile mais je pense quand même malgré toutes les critiques qu'il a peut-être quand même trouvé une raison de mobiliser parce qu'il a déjà eu des succès.
Il a beaucoup parlé aussi des enfants, de l'accès aux réseaux sociaux, de la limitation. Il a peut-être trouvé une cause qui pourrait entraîner derrière lui au moins une partie des Français, peut-être une partie des Européens parce que quand même le problème des réseaux sociaux c'est un combat qui peut pas mener tout seul. Abnous et bien vous savez à quel point je place à liberté d'expression au-dessus de tout et autant je pense que des enfants je pense qu' a 16 ans un enfant ça reste un enfant et encore 16 ans.
Je suis gentil, pas n'importe où, n'a rien à faire avec un téléphone et sur les réseaux sociaux, mais à partir on a un adulte consentant, c'est une agora numérique et je trouve que ce débat sur les réseaux sociaux ou c'est les réseaux sociaux qui créent la polarité. La polarité est accentuée par les réseaux sociaux. Mais ce n'est pas les algorithmes qui vous disent quoi penser.
C'est que les gens trouvent à travers les réseaux sociaux, vont vers des niches parce qu'on est de plus en plus individualistes qui leur parlent. Elles viennent à eux aussi. Elles viennent à eux.
Oui, mais elles viennent elles viennent à vous parce que elles se basent sur les recherches que vous faites. C'est c'est ça la réalité, c'est que c'est pas tout d'ord vous faites jamais une recherche innocente. Donc moi, j'ai quand même du mal à surcharger les réseaux sociaux et de dire parce que Hélène Mosque parce que bah alors pourquoi est-ce que le compte l'Élysée a un compte sur X qui se retire ?
Enfin tout ça aucun sens. Toutes les annonces maintenant se font par les réseaux sociaux. les est-ce que moi je pense que les politiques comme les enfants n'ont rien à faire sur les réseaux sociaux s'ils veulent que ça c'est un minimum de porté d'accord je je je je pense que les des organes de régulation doivent regarder le contenu des algorithmes, comment il fonctionne parce que 93 % des messages sur les réseaux sociaux sont des messages dit radicaux 7 % des opinions modérées.
Je pense que ça va participer à la polarisation et ça en partie créée la polarisation des opinions. Je crois que c'est un symptôme. En tout cas, c'est concomitant.
Bon, vous gardez la parole Dominique, votre parti prix économique. Bah, c'est vrai qu'on s'interroge le sommet des deux puissances économiques mondiales. Donald Trump d'un côté, Sijin Ping, c'était la nuit dernière.
Qui a gagné ? Ah bah, qui a gagné ? C'est Tin Ping.
Il y a aucun doute là-dessus. On pourrait même le mettre d'ailleurs à l'écran. À mon avis, il y a aucun doute et je vais essayer de vous le démontrer.
De quoi s'agissait-il ? Il s'était pas vu depuis 2019, donc ça fait quand même 6 ans. Ils se rencontré en Corée du Sud.
C'était ce matin très tôt heure heure coréenne. On sait qu'ils sont engagés dans un bras de fer considérable depuis que Donald Trump est revenu à la Maison Blanche et c'est un bras de fer commercial entre les deux puissances économiques dominantes de la planète et la question c'est évidemment qui va dominer pour les 30 ans qui viennent. Bon c'est c'est le grand sujet.
Donald Trump depuis janvier, il a quand même fait un certain nombre de trucs. Il a eu d'abord des mots extrêmement durs vis-à-vis de la Chine et il a augmenté les droits de douane. Je vais pas résumer la totalité de l'affaire parce que c'est monté, c'est descendu, mais enfin on tourne euh autour de lui, on tourne maintenant autour d'un droit de dou.
Ce qui est frappant, c'est que Donald Trump a trouvé à qui parler et il a trouvé en fait plus fort que lui parce qu'il a découvert quelque chose qui n'existait pas il y a 6 ans quand il était euh quand il était à la tête déjà de des États-Unis. Il a découvert que la Chine avait des moyens de pression qui n'existaient pas. Il y en a deux principalement.
Il y a les Terres rares dont on a beaucoup parlé ces dernières semaines, y compris sur ce sur ce plateau. Vous savez, les Terrars, c'est les 17 métaux qui servent dans les euh les les lasers, les smartphones, toutes l'électronique. Et euh et bien c'est les Chinois qui en produisent 90 % et donc ils ont fermé le robinet et toute l'industrie mondiale se retrouve notamment américaine se retrouve sans sans terrar et puis deuxième moyen de pression de la Chine, ils ont arrêté d'acheter du soja aux États-Unis.
Alors ce qui s'est passé dans ce sommet, c'est intéressant. Il faut d'abord regarder. Je vais vous montrer le les images du sommet.
Vous allez voir le corporate language, le body language de Jing Ping dans la rencontre ce matin avec Donald Trump. On regarde quelques secondes. Voilà.
Et ça dure quand même quelques secondes. À trois reprises, Donald Trump dit "Ouais, on est super potes, on est super copain et Ping bouge pas, ne bronche pas." Tu as dit des tas de choses sur moi, maintenant tu vas voir et c'est pas comme ça que ça se passe.
Et donc déjà le body language dit quelque chose. Et quand on regarde l'armistice, c'est elle-même puisque c'est une armistice d'un an qui a été signée. On va regarder les quatre points pour finir du deal provisoire qui a été signé.
Les Chinois ont remporté le fait que les droits de douanes baissent. Ils étaient à 57 %, on l'a dit tout à l'heure et Donald Trump avait dit je vais les monter de 100 % c'estàd à 157 % et ben en fait il baissent à 47 %. Donc les Chinois gagnent - 10 au lieu de + 110.
En échange, les Chinois reprennent les achats de soja aux États-Unis. Il contrôlent un peu plus cette opiacide le finanil et il redonne une autorisation d'exportation des traas pendant un an. Mais au total, la Chine a gagné.
Et je voudrais vous montrer pour finir, j'espère qu'on l'aura à l'image, le contraste entre un Donald Trump qui assez houle qui a été quand même assez sympa avec ses jimpings un peu dans signons un accord et l'image de Ursel Varleyen, c'était en août dernier qui est allé humilier sur un cours de un parcours de golfe en Écosse entre deux trous. Euh, elle a dû signer un accord commercial avec les États-Unis. Ça n'est pas du tout la même façon don la même façon dont ça s'est passé.
Donald Trump investement euh et bien respecte l'effort et quand en face de lui il y a des plus faibles et ben il les regarde très haut. Et ça, la Chine a des moyens de pression avec les terrains que nous n'avons pas ou en tout cas que nous n'avons pas voulu actionner. C'est ça.
Amnous, votre parti prix international, on attendait les élections au Pays-Bas et on se disait que l'extrême droite encore une fois allait l'emporter. Et bien non. Et bien non.
C'est un proe européen de centre gauche qui l'a emporté, Rob Jetton. Partie D66. Mais vous vous dites Gevilders, donc le leader de la formation d'extrême droite est un vrai faux perdant.
Il n'a pas vraiment perdu pour en fait. Hilders pour le faire simple, il a perdu mais il a tout remporté. C'est vraiment ça.
Et et je ne comprends pas pourquoi on dit que c'est effectivement Rob Jeton qui a gagné. On va regarder les chiffres. Le parti pour la liberté de Gertwelders, 26 sièges.
Il a effectivement perdu 11 sièges par rapport à 2023. Il a seulement une avance de 1382 voix sur D66 les démocrates 66, donc le parti centriste. Mais c'est pour ça que j'ai bien précisé à 0,6 % vous avez un siège.
Donc ça fait basculer. C'est pour ça que je précise 99,7 % dépouillés à 16h. On attend le reste. deux fameux démocrates 66 et des 66 donc d'Europe jeton parti centriste progressiste proe européen pro LGBT 26 sièges donc égalité avec il en avait neuf avant ils en avaient ils avaient 17 sièges gagnés effectivement par rapport à 2023 ils avaient que 9 sièges donc de 17 siè c'est la vraie surprise du scrutin Rob Jeton 38 ans et donc probablement le premier ministre aussi jeune de l'histoire des Pays-Bas et le premier ouvertement homosexuel Et pourquoi ?
Et c'est vraiment dans les derniers jours que ça s'est joué parce que il a un message optimiste. On va quand même l'écouter parce que ça fait quand même du bien. Un peu d'optimisme.
Voilà, il est dans l'eur d'aujourd'hui il est extrêmement sympathique. Il est extrêmement pas tout à fait. Le Parti populaire pour la liberté de la démocratie, le VVD, le parti de Marc Routeux qui est resté au pouvoir 14 ans, euh 22 sièges, un gain petit gain de deux sièges et les verts travaillistes de Francez Timmerman 20 sièges, soit une perte de 5 sièges, ce qui a poussé Timmer à la démission le cœur lourd, je cite.
Mais voilà pourquoi est-ce que je dis que Guil c'est le grand gagnant, c'est que il y avait de toute façon aucune chance pour qu'il soit premier ministre. Personne ne voulait bosser avec lui. Donc c'est vraiment aucun il a il a pas perdu mais il a gagné.
Il a imposé l'immigration comme thème central et mieux que ça, il a fait réagir tout le monde sur ses propositions. C'estàd personne n'avait de proposition sauf de réagir sur les siennes. En l'occurrence la fermeture des centres d'accueil pour demandeur d'asile, le refus de tout demande de statut de réfugiés.
Ils n'en veulent plus, la fin du regroupement familial, l'expulsion de tous les Syriens, la mobilisation de l'armée pour surveiller les frontières et le renvoi des hommes ukrainiens chez eux. C'est vrai que Rob Jeton comme la gauche danoise ce que vous alliez dire peut-être se prononce pour une politique d'immigration fer mais tous les libéraux on dira à droite c'est la fin des logements prioritaires accordés au réfugiés parce que de toute façon ils sont en train de se diriger vers la fin du statut de réfugié tous au Pays-Bas les centrices qui sont traditionnellement proaccueil là ils ont tout durci tout ce que je viens de vous citer ils ont réagi moins fort que guerers mais ils ont caché toutes les cases et surtout les verts travaillistes de Timersman eux Ils ont carrément proposé une jauge maximum d' 40000 à 60000 migrants par an. C'est la première fois que ça arrive du côté de la gauche.
Mais surtout, il y a toujours, vous savez des chiffres cachés, c'est que peut se féliciter de la progression globale de la droite radicale et de l'extrême droite parce que ce n'est pas le seul parti d'extrême droite. Le JA21, juste réponse 2021, parti de droite radicale va occuper de ren avant neuf sièges. Il n'en avait qu'un en 2023. et le forum pour la démocratie qui est un parti d'extrême droite ouvertement complotiste et europé sceptique.
Sep sièges, il n'en avait que trois en 2023. Concrètement, si on fait les comptes, il a peut-être perdu 11 sièges mais il en a gagné 12 par ailleurs puisque l'extrême droite cumule 42 sièges, soit 28 % du parlement. Les grands gagnants, ça reste l'extrême droite donc et en plus doublement gagnant parce que Gard Vidot peut retourner à son rôle préféré là où il est le meilleur, le tribin.
Ça y est, celui qui déclarait la démocratie sera morte si on m'empêche à nouveau d'être premier ministre malgré une nouvelle victoire électorale, sachant qu'il ne pouvait pas être premier ministre parce qu'il est obligé d'avoir des alliants que ces personnes ne feuent s'allier. et bien il va devenir dénonciateur des élites système du victime du système, éviter les responsabilités et les échecs de la gestion gouvernementale et il va dire quand les lois antiimmigration fonctionnent c'est grâce à moi. Quand elles se plantent, c'est que décidément les gens ne savent pas gouverner.
Mais surtout, et c'est là où ça va nous intéresser directement, qu'est-ce que nous dit sélection ? C'est la fragmentation du paysage politique. Concrètement, aucun parti n'atteint les 76 sièges pour pouvoir voter des lois.
Ça rappelle quelque chose. Ça rappelle quelque chose et c'est intéressant ce chiffre. Jusqu'à la veille du scrutin, 50 % des électeurs ne savaient pas qui voter.
Résultat, la formation de dernier gouvernement avait pris 223 jours entre novembre 2023 et juillet 2024. D'après les politologues néerlandais, on est parti de 6 mois à 1 an de négociation pour peut-être peut-être parvenir à un gouvernement qui peut marcher sur un demi-pied. C'est pas faire ça.
On y arriverait pas. Non, c'est pas possible. Pas pour nous.
Mais cela dit, c'est une presque une habitude au Pays-Bas. Mais là c'est la première fois qu'il a une telle fragmentation et une impossibilité d'alliance alors que c'était toujours possible du fait de l'arrivée des extrêmes. Merci à vous trois pour ces parties prix.
Emmanuel Macron