Jean-François Rapin : « On doit faire la paix par le réarmement »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
jean-fançois Rapin on va regarder ensemble les une de la presse régionale on en a sélectionné trois d'abord la Une de La Dépêche du Midi Trump et Poutine une TRF possible c'est à la Une du journal Trump et Poutine qui doivent s'appeler aujourd'hui pour discuter d'une proposition de cesser le feu déjà validé par l'Ukraine le maître du kemelin acceptera-t-il cette rêve de 30 jours c'est la question que pose la dépêche la deuxième une c'est celle de la Marseillaise narcotrafic une loi urgente contesté la loi est examinée depuis hier soir à l'Assemblée nationale le texte initialement consensuel fait l'objet d'ajout auquel tiennent Bruno rotaillot et Gérald haranin mais qui sont combatttu par la gauche et une partie de la macronie et puis la dernière une celle du républicain Laurin les promesses du nouveau nucléaire la neutralité carbone passera aussi par la relance du nucléaire de plus en plus souhaité en Europe elle se toutefois des freins manque de financement de compétences et d'approvisionnement en uranium quelle une choisissez-vous encore une fois les trois sont intéressantes mais je pense que la première est vraiment d'actualité sur l'Ukraine évidemment et et cette question une trêve est possible Donald Trump et Vladimir Poutine qui doivent se parler aujourd'hui est-ce que selon vous il donnera le feu un cesser le feu qui soit acceptable pour l'Ukraine alors d'abord et et on le constate à chaque fois c'est que la discussion se fait entre les États-Unis et et la Russie l'Union européenne n'apparaît pas dans ces discussions l'Ukraine encore moins et donc ça c'est vraiment un écueil que ce soit ces deux grandes puissances qui décident finalement pour les autres c'est une forme de de retour à l'impérialisme et ça ça ne me plaît pas du tout après les propos de Donald Trump sont ce qui sont il dit que l'Ukraine veut la paix bah oui je suppose aussi que la Russie veut la paix on naime pas la guerre donc ça ce sont des des faits qui qui à mon avis ne correspondent à rien le problème c'est quels sont les moyens qu'on se donne et qui discute pour savoir comment les territoires vont se répartir est-ce que l'Ukraine va garder sa souveraineté c'est ça les vraies questions auxquelles on doit répondre mais est-ce que vous redoutez qu'il y a un accord Poutin Trump sur le dos de l'Ukraine avec des trop grandes concessions de mandraine bien sûr c'est ce qui est en train de se passer et c'est pour ça que je pense que les initiatives européennes qui ont été prises notamment par le Président de la République je l'entends beaucoup de de mes collègues européens qui disent le président français a pris l'initiative de de renforcer l'union sur cette question en réunissant en engageant plusieurs réunions je le pense sincèrement je le pense sincèrement Madame Van derleyen elle sur le sujet financier bien sûr en proposant son plan de 800 milliards et le président français sur sur la ligne politique en essayant de porter alors je dis bien en essayant de porter ça n'est pas facile d'avoir la voix des 27 autour autour de la table mais en tout cas il y a une initiative qui est qui est prise là et qui qui doit être qui doit être soutenue mais selon vous Vladimir Poutine il est prêt à accepter la paix même si c'est et surtout si c'est sur le dos de l'Ukraine mais il est prêt à accepter la paix vous savez ce que pense Vladimir Poutine vous moi non je je ne sais pas ce qu'il pense tout comme je ne sais pas ce qu' attendez la rencontreourd'hi j'attends la rencontre d'aujourd'hui avec avec les les rétissence qu'on peut avoir sur le fait que que qu'on y a aussi pas tous les acteurs Emmanuel Macron qui dit que c'est à l'Ukraine de décider s'il faut ou pas des trouples sur son sol pour assurer la paix en tant que c le feu là vous êtes d'accord avec c'est évident on peut pas défendre d'un côté la souveraineté de l'Ukraine et et et aller s'imposer dans sa dans sa façon de voir les choses l'autre question on va évidemment parler he de ce qui va se jouer au niveau européen et de ce Conseil européen de jeudi- vendredi mais on l'a vu en France le la polémique et le débat qui continue autour du financement de cet effort de défense et notamment après les déclarations dimanche de François Baayou qui dit non un retour à la retraite à 62 ans cont tenu du contexte international est-ce que c'était opportun cette déclaration je pense qu'à un moment il faut dire les choses euh vous savez cette histoire de la retraite à 62 ans ça a activé de nombreux débats euh ici au Sénat on le sait très bien vous les avez suivis à l'Assemblée nationale il y a eu un vote je veux dire que si tout tous les 3 mois on revient sur les votes sur les décisions et je le dis en facilitateur de cette question là puisque moi je m'étais abstenu sur le texte final donc c'est très facile par contre il y a un vote démocratique par le Parlement qui a été qui qui qui a été soutenu même s'il y a eu un 493 derrière mais en tout cas je je pense que à partir du moment où c'est décidé il faut que ce soit acté acté encore plus encore plus dans la situation actuelle un peu contradictoire de dire il y a un conclave c'est au partenaires sociaux de décider mais je dis non à la retraite à ça c'est la politique ça c'est la politique c'est c'est une façon de faire voir les choses c'est une façon de de de gagner un certain moment la paix mais c'est quelquefois reculé pour mieux sauter est-ce que ce qu'onclave était nécessaire j'ai pas à me prononcer là-dessus mais en tout cas on en connaissait on en connaissait est-ce que vous pensez qu'il est Rabou il y a force ouvrière qui a claqué la porte dès le début ce matin l'UDP l'organisation patronnale qui dit que m content puisque le point d'achopement c'était justement l'âge de départ on a tout ciblé sur l'âge de départ donc à partir de là si le premier ministre décide que bien derrière les partenaires sociaux vont pas être satisfaits c'est c'est clair maintenant quells seront derrière les les enjeux sociaux le le le le retour le retour sur image je dirais de de cette de cette décision c'est à voir dans les jours à venir allez on va parler évidemment de ce qui va se jouer au niveau européen jeudi et vendredi sommet européen consacré à l'Ukraine et hier juste justement les sénateurs ont débattu des enjeux de ce sommet on va voir les temps forts de cette séance avec Alex [Musique] poussar bonjour Alex bonjour Arian bonjour Jean-François raapin bonjour Alex et Alex les sénateurs ont donc débattu hier des enjeux de la prochaine réunion des 27 États membres de l'Union européenne ce sera jeudi et vendredi à Bruxelles et forcément il sera question de la guerre en Ukraine et de la défense européenne oui une nouvelle étape dans l'effort de défense européen face à la menace russe après la l'annonce par la Commission européenne du plan de 800 milliards d'euros pour réarmer l'Europe il s'agit maintenant d'affiner la stratégie pour être moins dépendant des États-Unis on va écouter le ministre de l'Europe Benjamin Haddad hier au Sénat la perspective mesdames et messieurs d'un désengagement durable des États-Unis de la sécurité du continent doit nous conduire à réagir en construisant une une Union européenne plus indépendante dans sa défense pour assurer notre sécurité peser de manière crédible dans les discussions à venir l'augmentation de nos capacités de défense est une priorité absolue nous assistons à une véritable révolution des mentalités chez nos amis européens que l'on voit par exemple chez nos voisins allemands alors dans ce débat au Sénat à cet effort de défense européen ne fait pas l'unanimité notamment à l'extrême gauche de l'hémicycle du Sénat les communistes qui dénonce l'invasion russe de l'Ukraine mais qui sont contre sur réarmement de l'Europe la paix ne se construit pas dans l'escalade pourtant c'est bien cette voie qui est choisi avec une nouvelle annonce du ministre des Armées évoquant un poids de forme de l'armée à 90 milliards contre 50 aujourd'hui et une obsession martiale qui fait écho au mot glaçant de Madame Van derleyen le temps est venu d'assurer la paix par la force Jean-François rppin on le voit que ce soit au Sénat à l'Assemblée nationale il n'y a pas d'union nationale autour de ce réarmement de l'Europe avec certains groupes qui créent à l'escalade militaire qui avertissent notamment le gouvernement que ce soit les communistes les insoumis ou le rassemblement national il faut les convaincre c'est possible de les convaincre je pense pas parce que là on est vraiment sur le sur le schéma de l'idéologie je l'ai dit hier en conclusion du débat et peut-être je regrette que vous les ayez pas repris on n pas on n plus chez les bisounours quoi on on n'est pas on n'est pas dans dans un rêve idylique où tout va bien c'est le paradis aujourd'hui on on est quand même dans une situation où la guerre est à 1000 km de Strasbourg donc on doit être attentif et j'ai dit on ne doit pas avoir peur la peur est mauvaise conseillère mais on doit montrer la force nécessaire de l'Union européenne pour dire c'est c'est une forme de dissuasion d'avoir chez soi des outils qui permettent de se défendre c'est une forme de dissuasion sinon vous êtes tout le temps dépendant vous êtes tout le temps en situation de faiblesse et ça ça n'est pas possible aujourd'hui on le voit très bien les Russes ont attaqué les Ukrainiens parce qu'ils les ont pensé en situation de faiblesse pendant un moment et on y a cru à ça on a pensé qu'en 24 heures l'opération était terminée ce qui a fait la force et la résistance des ukrainien c'est leur volonté de résister donc on doit faire la paix par la force on doit faire la paix par le réarmement par la préparation par on on doit toujours être prêt l'anticipation n'est pas un gros mot alors pour réarmer l'Europe il y a les financements au sein de l'Union européenne les annonces ont été faite mais maintenant pour quelle stratégie par exemple est-ce qu'il faut concrètement arrêter d'acheter des armes américaines et dans quelle mesure on peut le faire bah on c'est c'est très bien dit d'ailleurs par le gouvernement et moi je soutiens cette position choisir la préférence européenne alors qu'on a les outils pour développer le ministre je crois des armées lors du débat sur l'Ukraine a dit que on était capable de reproduire 7 milliards de commandes en plus directement dans l'industrie l'industrie française et ben oui étendons-le à toute l'industrie européenne et je vais même plus loin sur la question des fonds de cohésion on dit qu'on va utiliser une partie des fonds de cohésion qui n'ont pas été utilisés pour participer au réarmement et bien si ces fonds de cohésion et si c'est acté ainsi on voit les régions bouger aujourd'hui en disant attendez ne nous prenez pas d'argent pour notre développement régional si cet argent n'a pas été utilisé je peux comprendre qu'à un moment l'Europe l'Union européenne se pose des questions et bien disons aux région oui on va utiliser cet argent qui n'a pas été utilisé mais on va le mettre au profit des régions alors que ce soit pour l'industrie de l'armement que ce soit pour l'acier que ce soit pour pour les les les les matières premières du réarmement ainsi on créera un peu d'emploi sur les régions on recréera l'industrie parce que aujourd'hui l'outil pour répondre à la question de l'armement nécessaire n'est pas encore suffisant mais au sein des 27 est-ce qu'il y a vraiment un consensus pour avoir cette indépendance militaire et industrielle vis-à-vis des des États-Unis par exemple est-ce que on peut convaincre les Allemands qui par le passé ont acheté beaucoup d'armes améric B je pense que les Allemands dans les déclarations qu'ils ont faites récemment et notamment avec le gouvernement Merz le futur gouvernement Merz semble être clair sur cette question là en disant que leur dépendance aux États-Unis est aujourd'hui toxique quand vous parlez au Polonais ils sont très inquiets parce que les les Polonais ils vont mettre un argent important dans leur dans leur reconstruction d'armée parce que il démarrent de plus grand-chose ils ont beaucoup donné à l'Ukraine notamment des armes dont il disposaient depuis le régime soviétique et et aujourd'hui ils ont leur F35 avec une autorisation de les dém les avions les avions américains donc tout ceci en fait a créé un choc chez chez nos collègues européens et je pense que ce choc il faut profiter de ce choc le président de la République a raison d'essayer de de prendre le leadership politique sur cette question en essayant de convaincre tous nos partenaires européens et lors de ce débat va aussi se poser la question de l'augmentation de l'aide à l'ucraine est-ce que selon vous il faut fixer des engagements contraignants aux États-membres et une date limite par exemple avec un certain montant d'aide non je pense que on l'a fait progressivement et pour l'instant pas mal avec les 50 milliards qui ont été engagés tout ça doit se décider au au fil au fil du temps hein on est sur des sommes qui sont quand même considérables 800 milliards et j'ajoute à cela quand même on doit travailler sur la compétitivité je rappelle les rapports dragy et l'État 850 milliards d'euros par an nécessair d'investissement alors peut-être tout n'est pas à prendre mais en tout cas ce sont des sommes minimales donc on a vraiment là entre les 800 milliards et les 850 milliards demandés par draaky par an on est sur quasiment un budget européen sur les 6 ans à venir c'est énorme donc l'effort va être considérable on change de monde on change de monde Alex on continue à parler du débat d'IER parce que la en Ukraine elle pose aussi la question de notre indépendance énergétique oui effectivement car malgré cette invasion russe de l'Ukraine il y a 3 ans et bien l'Union européenne continue à importer du gaz russe peu cher on va écouter l'écologiste Jacques fernck notre autonomie stratégique ne se limite pas aux armes et aux munitions il s'agit de sortir de cette logique contre-productive qui fait qu'en 2024 alors que nous donnions d'une main 19 milliards à l'Ukraine nous en versions de l'autre 22 à la Russie en échange de ces énergies fossiles Jean-François raapin jeudi dernier dans sa conférence de presse Vladimir Poutine a dit quelque chose de très important nous concernant nous européens il a dit que un accord sur l'énergie entre la Russie et les États-Unis était possible et que s'il était scellé ce serait alors la fin du gaz russe peu cher pour nous les Européens est-ce que cette dépendance énergétique c'est encore notre fragilité actuelle dans cette situation c'est encore une fragilité cert on est à 14 % encore de dépendance au niveau de l'Union européenne sûement moins en France mais en tout cas on est à C tôl et c'est très important et je fais un lien direct entre peut-être une question que vous me poserez sur le gel des avoirs russes et et et et la coupure éventuelle du gaz faut être très attentif he par rapport à ça donc il faut pas geler les avoir ruses pour vous moi pour l'instant je pense que ce serait pas une bonne idée pour plusieurs raisons c'est parce que un au plan du droit international ça m'a paraît aujourd'hui très compliqué ça nous fragilise politiquement ça nous fragilise politiquement vis-à-vis des autres partenaires étattiers qui pourrai dire tiens l'Union européenne va geler euh autant d'avoir russes alors que nous on a des accords avec des avec les Russes forcément les étatstiers ont des accords avec les Russes les état du Moyen-Orient par en particulier j'allais les citer mais les États du Moyen-Orient par exemple pourrai pourrait s'offusquer de de de nous voir geler les avoirs russes donc pour l'instant je pense que c'est pas une bonne option maintenant l'option qui qui rapporte je sais plus près de 3 milliards d'euros sur les intérêts justement des avoirs russes pour l'instant gelés mais quand à les capter quand à les spolier euh même s'ils ont été parfois euh gagnés euh de façon pas forcément légale je pense queon n'est pas mur pour ça il faut faire très attention d'autant qu'on importe aussi des hydrocarbures des États-Unis avec qui et bien il y a des des tensions commerciales on va par SR et on va en parler justement puisque la guerre commerciale lancée par Donald Trump est aussi l'une des urgences de l'Union européenne et oui et la Commission européenne a reposté très vite très fort face à la hausse des droits de douinees américains décidé par Donald Trump les sénateurs disent très bien pour la ripost mais attention à ce que les entreprises et les produits français ne soient pas visés particulièrement en réponse aux tarifs américains sur l'cier et l'aluminium qui touchait relativement peu les exportations françaises la Commission européenne a relevé les doigts de douane sur le whisky américain une telle mesure appelit forcément à son tour une roste sur les 20 et spiritueux européens qui cette fois-ci expose bien davantage l'industrie française Jean-François raapin les 20 et spiritueux français vont faire les frais de cette guerre commerciale avec Donald Trump est-ce que la Rost de la Commission européenne est la bonne comme souvent les vin spiritueux ce sont nos produits d'export je parle aussi des produits laitiers des fromages toutes ces toutes ces choses sont son sont à prendre en compte mais si on vient quelques instant sur les aciers je dirais que les aciers c'est pas nouveau on va en parler juste on on va en parler puisque c'est c'est c'est le thme est-ce que la ripost la ripost de l'Union européenne elle est suffisante probablement pas je pense que il y a encore des consultations en cours sur quel type d'industrie quel type de service pourrai bénéficier de taxes douinières complémentaires et servir de ripost mais on on on reste sur des sur des montants qui sont très minimes par rapport à l'impact et on va en parler des aciers merci à tout à l'heure on continua à parler de l'Ukraine du débat politique en France autour de l'Ukraine et puis de la réforme des retraites évidemment ce sera à suivre et justement on va parler de ces questions on va aller dans votre région on va à l'île on retrouve Patrick beumon bonjour Patrick merci d'être là rédacteur en chef de La Gazette du Nord patcal et Patrick justement vous vouliez évoquer avec Jean-François rppin le plan pour l'ASSER européen qui doit être dévoilé demain alors que les cidérurgistes sont dans la tourmente oui bonjour jean-fançois Rapin donc oui effectivement la Commission européenne présente demain son plan d'aide au secteur de la cidérurgie alors que la filiière est menacée effectivement par la hausse des droits de douane américain dans la région le groupe cidérurgiste arcelleror mital a annoncé en novembre dernier la fermeture de son site de Denin alors que le site de duner sera à l'arrê le 15 avril prochain pour un important programme de travaux de maintenance qui devrait durer 3 mois ma question j'-françois rappin c'est si le plan européen n'est pas à la hauteur des enjeux économiques ne craignez-vous pas à court ou à moyen terme des conséquences dramatiques pour la région en particulier alors que le site de dunerque emploie plus de 2000 personnes ah bien sûr que l'inquiétude l'inquiétude est grande comme vous le disiez elle date du mois de novembre avec les premières annonces hein qui qui nous ont fait frémir et trembler le plan européen doit effectivement être à la hauteur je reprends deux exemples deux exemples euh nécessaires à la réflexion premièrement structurellement on sait très bien et conjoncturellement aussi on sait très bien que l'augmentation des droits de douane sur l'acier sur les aluminiums va être un écueil terrible ça n'est pas un phénomène nouveau sur la PR la précédente administration Trump je rappelle que de 2018 à 2020 il y avait eu des taxes douanières sur les aciers les aluminium et les et les alliages particuliers c'était à peu près 8 milliards d'euros de taxes aujourd'hui on arrive à 26 milliards donc sur les sur sur ce que pourrait être l'impact des des taxes douanières donc ça ça va être conjoncturellement désastreux pour l'industrie l'industrie française et européenne cidérurgique néanmoins je pense aussi que l'effort militaire va à un certain moment appeler la cidérurgie en quantité donc on doit avoir aussi ça à l'esprit en se disant que l'acier va être aussi demain une matière première très importante pour notre industrie et c'est là où l'Union européenne doit jouer son rôle je l'ai dit récemment j'ai avec Cédric Perin nous avons vu le le commissaire européen à la défense et à l'espace et ça a fait partie de mon propos je lui ai dit attention soyons très attentifs à l'acier dans l'Union européenne parce qu'on sait très bien que dans cette réindustrialisation militaire de défense qui sera nécessaire on aura besoin de ces métau de ces alliages particuliers donc on on doit jouer sur les deux plans et je pense que le plan européen doit jouer sur les deux plans maintenant le drame c'est les emplois c'est ça qu'il faut essayer de préserver donc le j'espère que le plan sera à la hauteur puis on a un dernier sujet c'est aussi pour nous la France un petit peu délicat parce que on a l'impression que ce qu'on appelle la BITD hein c'est ce ce programme de réindustrialisation euh militaire va s'engager vers l'est de plus en plus donc vers les pays de l'Est donc on a aussi un enjeu au-delà d'un enjeu européen on a aussi un enjeu français d'accord merci merci merci Patrick baaumon d'avoir été avec nous regarde la Une de La Gazette du Nord patcal est doublé l'histoire familiale d'une entreprise visionnaire merci beaucoup d'avoir été avec nous juste pour conclure sur ce sujet avant de dire quelques mots de de Bruno rotaillo est-ce que hier vous attendiez quand même beaucoup de ce débat au Sénat est-ce que hier le ministre a répondu à vos attentes et à vos interrogations oui je je dans dans les grandes lignes bien sûr puisque je je vous ai dit que sur le l'engagement français sur cette question on est on était vraiment raccord sur les grandes liges maintenant on a besoin de précision on a besoin de précision sur les 150 milliards d'empreunts est-ce que la France va va les va les intégrer dans son plan de de financement comment on va on va jouer on a besoin de de de quelques précision sur les grandes lignes on est plutôt raccord on va terminer quelques mots en parlant de Bruno retaillot que vous soutenez he dans la course à la présidence des républicains face à Laurent voquier on va recevoir dans quelques instants le président délégué du groupe rassemble national à l'Assemblée nationale Jean-Philippe Tangui le RN qui ne se prive pas d'attaquer Bruno rotaillot le qualifiant notamment de ministre de la parole spécifiquement concernant le le dossier algérien quen dites-vous et eu ils font sont pas de la parole quel est quel est aujourd'hui leur bilan simplement la parole donc je pense que Bruno rotillot fait avec ses moyens il arrive de finalement très bas il a repris une situation très compliquée on le voit au quotidien la question ALG rienne la question migratoire je je l'ai reçu on l'a reçu dans le Pas de calis il y a il y a quelques quelques jours où il est venu constater la situation donc tout tout ceci avec son homologue britanque hom britannique est-ce que du coup la situation migratoire particulière he du pcalis avec notamment la question des accords du Touquet qui se pose est-ce que cette question est en passe d'être résolue comment ça se passe avec les Britanniques aujourd'hui j'espère pouvoir lui poser une question demain je je ne sais pas si mon groupe décidera de de de de m'autoriser à le faire en tout cas je je je voudrais que on avance sur cette question parce que finalement ça fait 20 ans qu'on demande aux Anglais d'arrêter d'être d'être une pompe aspirante finalement avec vous le savez très bien un marché du travail qui est galvodé par des par des des coûts très bas pour pour les entreprises en terme d'emploi par par par des facilités finalement de de travail sans sans sans papier donc tout ceci doit nous amener à une réflexion comment le la nouvelle gouvernance britannique va réagir aujourd'hui à cette question j'ai plutôt bon espoir par rapport à ce que nous a dit la ministre de l'Intérieur britannique mais ça fait quand même de nombreuses années que j'ai quelquefois de l'espoir vis-à-vis des Britanniques et qu'il est parfois déçu donc soyons attentif et c'est pour ça que j'aimerais bien que que Bruno retaillot puisse nous répondre à cette question et et savoir quel à l'ne des discussions sur le brexit sur le rebrexit à savoir comment va se positionner l'Angleterre un mot juste pour finir sur le dossier algérien puisque Bruno rotillot s'est vu hier refusé par l'Algérie la liste des ressortissant qu'il avait envoyé qu'il souhaitait voir expulser de France ces ressortissants algériens comment vous qualifiez la réponse de l'Algérie et sur cette fin de N recevoir ah bah on est sur un rapport de force maintenant aujourd'hui bien installé voilà avec comme l'a dit Bruno rotayo très justement il regrette que l'Algérie ne respecte pas les différents accords qui ont été pris entre nos deux pays et ça ça reste un écueil fort il va ça veut dire qu'il faut durcir le ton je pense qu'il faut durcir le ton sinon il doit quitter le gouvernement ah ça c'est le regard de lui euh mais je le connais comme quelqu'un de très sincère euh et je pense que si s'il ne réussit pas à convaincre ça peut être la situation politique peut devenir très compliqué néanmoins j'ai entendu aussi ce matin que l'Élysée précisait être en pleine ligne avec les positions de beauovau donc on peut espérer que Bruno rotaillo et Gan cause merci Jean-François Rapin merci beaucoup merci d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure votre interview all est retrouver en podcast sur notre site Internet et toutes les plateformes d'écoute et dans 20 minutes on va reparler évidemment de la situation en Ukraine ce sera notre grand débat politique avec le sénateur socialiste rachide temal la député Renaissance Éléonor Caro et le porte-parole du Parti communiste Léon de Fontaine mais d'abord on va accueillir notre prochaine invité c'est le président délégué du groupe RN à l'Assemblée Jean-Philippe tongy qui nous rejoint
Jean-françois Rapin