Retraites : l'extrême gauche a-t-elle gagné la bataille des idées ?
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Analyse automatique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 6:00OuverteRéponse directe
Quel est-ce qu'on peut faire un lien entre le phénomène de la radicalité écologique et le mouvementisme ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00IntervenantFait
« l'extrême gauche impose ces thèmes et son ton et sa radicalité dans le débat »
- 3:00IntervenantFait
« la Chine se considère comme la démocratie efficace héritée d'un modèle »
- 5:00IntervenantFait
« il y a des abus qui sont des abus importants »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
vous mettez la transition pour 2e partie parfaite puisque moi je pense quand même qu'il y a une une partie du spectre politique qui a une vision du monde très très charpentée en tout cas qui qui a un bloc véritablement idéologique c'est c'est l'extrême gauche et la nuit pêche enfin en tout cas le parti en fait de la gauche radicale qui est en train d'absorber la gauche sociale démocrate petit à petit de la dévorer et de la réduire à peau de chagrin et on parle souvent c'est vrai dans le débat public on en a parlé pendant la présidentielle c'était un grand un grand thème d'une droiteisation de la société voir même une extrême droitisation de la société notamment sur les questions régaliennes sécuritaire d'immigration mais est-ce qu'il y a pas aussi parallèlement à ce mouvement une extrême gauchisation de la société ou une pécisation c'est l'expression qui est employée avec Zemmour récemment enfin qui en voyant que finalement sur plein de sujets la question sociale la question sociétale la question environnementale l'extrême gauche impose ces thèmes et son ton et sa radicalité dans le débat je pense pas que ce soit de la société je pense que c'est dans la logique médiatique c'est que là on a un des problèmes alors là pour le coup de crise de la représentation c'est pas tellement que les élus représentent pas le peuple c'est que les médias représentent pas tellement la société et donc on a là de ce point de vue je parle pas évidemment de vous mais voilà et donc la société oui oui mais on a non mais c'est un difficulté enfin l'expérience qu'on peut avoir en passant sur un certain nombre de chaînes c'est de se dire mais on voilà on est complètement fou avec des positions de bon sens face à des publics qui manifestement ont un logiciel qui est radicalement différent et radicalement différent je suis un peu prétentieux dit ça mais de ce que il me semble être la réalité du pays voilà et donc ce point de vue là les réactions les logiques sont quand même très très déconcertantes donc je pense que c'est plutôt l'extrême gauchisation de cette surface médiatique qui est réelle pour des raisons d'ailleurs aussi sociologiques parce que voilà il y a une sorte de profil sociologique du journalisme si je puis dire aujourd'hui qui correspond à ce qu'on peut appeler des intellectuels précaires et avec un peu le ressentiment donc pardon de faire des trucs à gros mots mais il y a un petit peu cette idée là qui se formule voilà donc je trouve que c'est ce point là et ça accentue l'idée justement de colère et d'impuissance c'est-à-dire d'un citoyen qui voyons des débats télévisés se dit mais c'est quoi ce truc quoi c'est c'est pourquoi est-ce que je suis raciste quand je considère que juste il faut faire un petit peu attention aux frontières et que c'est pas une forcément une bonne chose d'accueillir comme ça enfin les laisser les portes cantouvertes je suis pas raciste voilà en disant ça juste je veux qu'on contrôle un tout petit peu les choses voilà et donc cette se renvoie là systématique produit une position qui est effectivement une position claire donc je pense c'est plutôt je veux dire peut-être droitisation de la société peut-être et mais surtout extrême gauchisation effectivement de la partie médiatique une extrême gauchisation je sais pas comment le dire en tout cas une imposition une forme de radicalité de gauche de thèmes radicaux de gauche dans le débat médiatique et politique oui alors je le vois et je le vois aussi à l'université je rappelle quand même que d'abord quand on consulte sa boîte mail professionnelle pour savoir si la fac sera éventuellement ouverte ou non demain pour à cause des grèves etc et bien on ne trouve pas cette information en revanche on trouve d'e-mails de FO CGT etc rejoins-nous camarade etc et puis un mail qui est surtout ne fait pas cours en ligne parce que tu casses tout tu casses la grève si tu fais quoi en ligne c'est de la triche et tout ah bon et par ailleurs on trouve aussi une invitation quand même 800 intellectuels menés par Sandra Laugier à voter Jean-Luc Mélenchon donc je demande ce que ça aurait donné si un professeur université avait appelé à voter Marine Le Pen pendant la campagne il y a une propositions pendant la campagne or enfin voter pour législatives or je pense que l'extrême droite même même Macron ils auraient pas à mon avis donc c'est dire à quel point c'est totalement monocolor et on le trouve aussi d'ailleurs chez les étudiants les rares étudiants de droite ce thèse en fait un prosélytisme les étudiant gauche qui qui sont tout le temps à faire des âgées à distribuer des tracts etc et quand un étudiant de droite essaye d'aller à la G on vote son départ voilà il faut qu'il sorte voilà j'ai entendu récemment un témoignage il y a un sujet il y a d'actualité où on voit une cette forme d'asymétrie aussi sur la question des violences policières puisque on voit qu'on a l'impression qu'il y a deux réalités alternatives qui ne communiquent pas c'est à dire quand on regarde par exemple la manière dont les députés de la nups raconte ce qui s'est passé à Sainte Soline le weekend dernier et non vu aucune violence de la part des manifestants et c'était une fête festive et bonne enfant qui a dégénéré sous les cousasaux des CRS donc il y a une sorte de réalité parallèle en fait véritable alternative et et de l'autre effectivement cette notion de violence policière qui sait qui sait donc inscrite dans le débat cette sémantique qui pour moi est symptomatique de cette capacité de la de l'ultra gauche à imposer certaines dans le débat public d'ailleurs vous l'aviez dit Pierre estavoyo il avait dit dans une tribu dans le Figaro il faut savoir reconnaître sa défaite sur le sujet de la violence policière l'ultra gauche a gagné y compris au plus haut niveau de l'État la bataille pour l'hégémonie culturelle pourquoi cette question des violences policières pour vous c'est une manifestations de cette victoire culturelle de l'ultra gauche parce que en fait pour moi la façon dont je vois la configuration politique aujourd'hui en France et dans le monde d'ailleurs sur la question de la démocratie je prends un peu de recul par rapport à votre question mais c'est important c'est c'est au fond aujourd'hui tout le monde est démocrate dans le monde tout le monde mais évidemment pas de la même manière au moment où Biden a fait un son grand colloque sur la démocratie en novembre 2021 une semaine avant qui j'ai une pile fait sortir un petit bouquin qui s'appelle la Chine la démocratie qui marche voilà l'ironie est totale mais oui la Chine se considère comme la démocratie efficace héritée d'un modèle bon dans démocratie il y a des mots ces Cratos c'est-à-dire de peuple et le pouvoir et l'équilibre est vraiment très difficile à trouver parce que là où il y a du papier a pas de pouvoir et là je vais pouvoir en général il y a pas trop de peuples et donc la démocratie libérale résout cette ce dilemme cette contradiction en disant pas trop de peuples mais des représentants élus et pas trop de pouvoir parce que la division des pouvoirs et c'est toujours un équilibre instable parce que s'il y a pas trop de pouvoir il faut remettre un petit peu s'il y a pas trop de peps il faut en remettre un petit peu on est au cœur de ça et ça ça suppose deux tentations inverse ça suscite deux tentations inverse la tentation de dire on va augmenter le peuple et diminuer le pouvoir avec comme ligne de de force de d'horizon l'anarchie c'est-à-dire voilà il a aujourd'hui incarné en France par la nupes et notamment par la France insoumise c'est à dire de dire au fond le pouvoir et par essence illégitime donc la violence policière c'est l'incarnation d'un état systématiquement violent d'un État qui cherche la violence et on sait que l'anarchie c'est contre un ordre qui produit du désordre l'état il faut un désordre qui produise de l'ordre voilà et qui produisent de l'ordre avec un autre d'avant plus respectueux des libertés donc ça c'est la tentation est face à cette autre cette tentation il y en a une autre exactement inverse si on va grossir le Kratos et diminuer le des masse ça c'est les démos ce qu'on appelle les démocraties il libérales et qui sont un modèle séduisant et beaucoup plus d’ailleurs réel que les démocraties radicales ce que j'appelle la démocratie radicale c'est-à-dire l'idée que au fond il faut être efficace on peut prendre des libertés avec les libertés pourvu qu'on a sur le bien du peuple le bonheur du peuple le bonheur est supérieur à la liberté et vous avez cette configuration là qui constitue à mon sens aujourd'hui le vrai clivage les libéraux dans la recherche d'un équilibre instable et qui se font critiquer et attaquer à la fois par les radicaux avec l'anarchie en ligne de mire et va par les îles libéraux avec l'autocratie en ligne de mire voilà c'est je crois la manière de présenter des choses aujourd'hui et je me sens libéral quoi qu'on voilà libéral mais avec un libéral qui consiste à dire aujourd'hui la partie de la démocratie qu'il faut renforcer effectivement c'est le Kratos il faut défendre le Kratos on peut être libéral en disant aujourd'hui il faut défendre le gratos avec cette idée de Paul Valéry cette formule que je trouve formidable quand l'État est fort il nous écrase quand il est faible nous périssons et bien aujourd'hui il faut que l'État soit un peu enfin la puissance publique soit un peu renforcée alors qu'est-ce que vous répondez à ceux qui vous montrent ces images effectivement de policiers qui commettent des actes effectivement répréhensibles et qui vous disent non il y a une violence qui s'exerce à l'égard des manifestantes qui est digne des pires dictatures poutiniennes j'en ai vécu quelques-unes d'assez près donc je peux dire que c'est pas la même chose c'est oui il y a des abus qui sont des abus importants je pense que là dessus il faut il faut pas avoir une petite il y a des abus et la question de la proportionnalité de l'usage de la violence et quelque chose qui est absolument réel mais le débat doit porter sur la proportionnalité pas sur l'accusation systématique d'un état violent c'est ça l'argument qui est avancé souvent c'est de dire mais en fait on voit très bien ils cherchent à produire du désordre comme ça ils pourront se présenter comme le parti de l'ordre c'est une sorte de tissu pour Emmanuel Macron c'est pas totalement faux comme il comme image enfin je veux dire là il faut pas non plus caricaturer je pense que Macron joue cette carte en disant je suis le l'ordre face au désordre mais l'idée qu'on va susciter qu'on va causer qu'on va à la bataille j'étais dans un débat hier sur ce soir c'était l'idée la l'annonce de Darmanin de dire qu'à sainte-solide ça laisse aller chauffer c'était une pas une prophétie c'était pas une une inquiétude c'était un projet c'est à dire qu'il avait intégralement organisé le fait qu'on allait taper sur les manifestants enfin l'interprétation était une paranoïa de taille j'en restais même sidéré était partagé par une bonne partie de l'assistance voilà juste l'explication elle me paraît plus peuplusive qui a effectivement des manifestants qui viennent bien intentionnés il y a aucun problème et puis en revanche il y a effectivement une bonne partie de population qui arrive avec l'intention claire dans des coudre d'ailleurs s'ils viennent avec un certain nombre de matériel pour se faire dise un peu qu'il y a un petit peu c'était la manifestation d'une nouvelle radicalité qui émerge et alors d'un côté il y a la déconstruction effectivement de qui a un grand mot d'Orne mais j'ai l'impression qu'il y a une radicalité émergente qui ne veut pas la déconstruction mais une espèce de de d'urgence l'urgence climatique et la radicalité écologique d'ailleurs je voudrais vous demander quel est-ce qu'on peut faire un lien entre le phénomène de la radicalité écologique et le motisme est-ce que ça participe un peu de de la même ambiance radicale ou est-ce que ces deux mouvements qui sont parallèles et qui se et qui finalement n'ont pas vraiment de points communs idéologique alors je vais vous répondre mais d'abord je voudrais juste compléter quelque chose et il me semble que comme le marquer leur marquer un journaliste récemment dans le Figaro il n'y a pas vraiment de condamnation des antifas comme tels comme l'extrême gauche est-ce que c'est pas on rencontre pas un peu le même problème qu'avec le terrorisme qu'on n'a pas nommé pendant des années des années on a dit ah oui des terroristes ah oui là c'est des casseurs des casseurs et donc il y a une volonté de pas avoir le problème finalement peut-être et puis sur la révolution ce qui m'a frappé c'est que enfin cette espèce de logiciel révolutionnaire auquel nous serions condamnés indéfiniment à revenir c'est que tout de même le un des slogans qui est scandé ces jours-ci dans la rue c'est révolution et le titre du programme d'Emmanuel Macron c'est quand même révolution et c'est quand même lui qui a donc il alimente c'est un peu le pompier pyromane quand même à mes yeux parce que il alimente tous ces thèmes la disruption c'est un mot qui lui est cher et qu'il a en fait à climater en français parce que c'est un anglicisme qui désignait en français seulement quelques d'un phénomène économique et c'est lui qui a mis à toutes les sauces distribution destructives alors maintenant je vous réponds c'est juste que on ne peut se préoccuper sérieusement que comme supérieur au passé comme faisant table rase du passé et les conservateurs ont tellement mauvaise presse qu'il faut absolument promettre la révolution à tout bout de champ et ben au bout du moment à ce petit jeu là on rencontre toujours plus radical que soient finalement et alors pour ce qui est des écologistes et bien sûr qu'il y a des il y a des faits télescopages bien sûr notamment les co-féminisme qui se développe beaucoup une branche des études voilà et il y a en effet une vraie radicalité et ça va de pair avec les façons des frontières dont on parlera peut-être tout à l'heure mais remise en cause de la frontière aussi bon homme femme bien sûr c'est fait depuis longtemps j'entendais quelqu'un dire hier une conférence mon homme et femme ça marche plus depuis longtemps on le sait d'accord mais donc en mes plantes bientôt ça marchera plus non plus cette frontière ce sera totalement désuète totalement dépassée donc il y a cette vente volonté de tout brouiller et puis une radicalité et quand même toujours de la domination puisque finalement de même que l'homme domine la femme de même que les Blancs dominaient noirs et bien l'homme domine aussi la terre et la servi et la détruit [Musique]
Bruno Retailleau