Le cinéma de Raphaël Quenard, Panayotis Pascot, Ramzy Bedia et Jean-Pascal Zadi
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
-Groupama, toujours là pour moi. Applaudissements. - A.-E.Lemoine: Nous sommes en direct de Cannes jusqu'à 21h, avec le public.
Merci d'être là, merci à vous, chez vous, de nous être fidèles. On est ensemble, avec Emilie, Patrick, Laurent et Bertrand. - B.Chameroy: Etre à la hauteur de ce qu'on vous demande...
C'est pour "Le Roi Soleil". - A.-E.Lemoine: Il est tombé dans le piège, parce que le film, présenté ce soir en Séances de minuit, signé V.M.Cardona n'est pas un biopic sur Louis XIV.
C'est le nom d'un bar PMU à Versailles, là où va se jouer un drame: la mort du gagnant du Loto du jour. Le début d'un engrenage infernal. - Ce n'est pas croyable... - Il a gagné 294 000! - Ne bouge pas!
Fils de pute! T'a pété les plombs! - Il est mort, le monsieur? - On coupe, 36 000 chacun.
Ce n'est pas assez? - Il était comment, cet agresseur? - On doit tous raconter la même chose. - On gamberge, on s'adapte. - Là, il prend son arme... - Et je m'occupe du braquage. - Vous n'avez pas le droit de faire ça. - On n'a rien sans rien. - Reculez!
C'est fini, maintenant! - Tout le monde s'en sort, mais pour ça, il faut aller au bout. Personne ne saura jamais ce qu'il s'est passé ici. - C'est fou, parce que tu payes ton ticket...
Et n'importe qui peut gagner. Il n'y a rien de plus injuste. - A.-E.Lemoine: A l'affiche de ce film audacieux, P.Marmai, S.Zermani, mais aussi P.Pascot et l'actrice inoubliable de "Pulp Fiction", M.de Medeiros, qui sont nos invités, aux côtés du boss du rap francophone, qui a lancé Angèle et qui s'apprête à prendre sa retraite: Damso.
Bienvenu à tous les trois! Applaudissements. Bonsoir à tous les trois, vous avez trouvé vos places. - P.Marmai: Pas vraiment, mais c'est un concept assez simple. - B.Chameroy: C'est l'inverse, mais ça ne change rien, ça fait juste perdre du temps. - A.-E.Lemoine: Vous avez tiré à la courte paille?
Vous êtes en train de vous étrangler avec votre propre cravate. On est ravis de vous réunir. et une effervescence qui vous a un peu déconcerté. - Damso: J'étais très content, car j'étais avec ma compagne.
On a partagé un bon moment avec le casting du film. Mais c'est vrai que je n'ai pas l'habitude de l'agitation, en dehors des festivals et des concerts. - A.-E.Lemoine: Finalement, vous avez apprécié que tout le monde se mélange. - Damso: Exactement. - A.-E.Lemoine: Vous vous êtes mélangé avec qui? - Damso: J'avoue que moi, je suis resté dans mon coin. - A.-E.Lemoine: De quel mélange parlez-vous? - Damso: Toutes les célébrités, je n'ai pas vu de différence quand je suis arrivé.
Tout le monde est avec tout le monde, fait la fête avec tout le monde. On ne sent pas des stars plus ou moins connues, et j'ai aimé cet aspect. - A.-E.Lemoine: Vous êtes là pour nous présenter un court-métrage de science-fiction, dont vous êtes le producteur.
Il sera diffusé mardi prochain en séances gratuites en France, en Belgique, en Afrique et au Canada, en partenariat avec MK2. Vous nous embarquez dans un monde où, à la suite d'un phénomène mystérieux, l'éclatement, l'argent est remplacé par une énergie liquide dorée. ...
Applaudissements. - A.-E.Lemoine: Damso, le message, il faut l'expliquer.
Vous dites que les interactions sociales, ça vaut tout l'or du monde. - Damso: En quelque sorte, car elles sont en train de disparaître. De plus en plus.
On est tous connectés, mais finalement, on se parle de moins en moins, et on est tous un peu endormi à l'intérieur de soi. On n'est plus connecté à soi-même. - A.-E.Lemoine: Vous jouez dans ce court-métrage. - Damso: Timidement, mais je joue. - A.-E.Lemoine: C'est le premier d'une longue série de rôles? - Damso: Espérons, mais je vais d'abord m'entraîner un peu pour dépasser P.Pascot, mais ça va me prendre du temps. - P.Pascot: Bien sûr... - A.-E.Lemoine: Comment on s'entraîne à devenir comédien? - P.Pascot: Comme toutes les choses, en faisant.
Mais j'ai tellement hâte de le voir. J'ai vu tous les teasers, j'ai tout suivi, j'ai hâte. Il rebat les cartes à chaque fois.
J'irai à la séance spéciale. - Damso: Merci beaucoup. - P.Cohen: Dans votre Panthéon de cinéma, et tout en haut, il y a "Plein Soleil", le film de R.Clément.
Dans le cliop de votre titre "Macarena", on voit un hommage explicite à ce film. Voici une image de Cannes et de l'effervescence de Cannes, avec A.Delon en 1962.
Tous les photographes n'ont d'yeux que pour son couple avec R.Schneider. Et le commentaire désapprobateur de l'époque... - Le festival se retrouve, les escaliers vibrent à l'unisson.
Les huissiers se disent qu'ils n'ont pas été engagés pour rien. On espère l'incident, le précédent. Et de nouveau, tout se calme.
Après tout, un festival, cela sert un peu à voir des films. On l'avait oublié. - P.Cohen: On avait oublié les films, derrière la bousculade des marches.
Les marches, elles étaient beaucoup moins protégées en 1962 qu'aujourd'hui. On est loin de votre montée des marches d'hier. - Damso: C'est vrai. - P.Cohen: Vous les avez appréciées. - Damso: Exactement.
A chaque époque, ça change. - L.Sénéchal: Panayotis, j'ai découvert que vous étiez de la street.
Vous avez essayé de percer dans le rap en 2017. - P.Pascot: Vous allez m'humilier, c'est ça?
Super, vous nous invitez, et vous lâchez des trucs comme ça. - L.Sénéchal: Vous avez essayé de faire la première partie de Disiz, à l'Olympia! - P.Pascot: Allez-y...
P.Pascot essaient de rappeler laborieusement. - Actualité...
Freestyle...
C'est terrible. - Damso: Félicitations. - L.Sénéchal: Vous avez réussi à faire un couplet à la fin de son concert.
Damso, vous qui avez le regard d'un professionnel? - Damso: Il faut accepter les débuts modestes...
Ils rient. - P.Pascot: C'était pour mon grand ami Disiz qui faisait son Olympia, et on avait fait cette petite vidéo ensemble pour l'annoncer. - A.-E.Lemoine: N'ayez pas honte, c'est mignon. - P.Pascot: Pas du tout, mais je reviendrai l'année prochaine avec des vidéos de vous. - B.Chameroy: Regarde le replay de sa chronique d'hier... - A.-E.Lemoine: Vous êtes chirurgien, mais ça vous sert assez peu dans ce film.
Vous êtes surtout client du bar PMU dont Maria est la propriétaire, où va se nouer ce huis clos absolument réjouissant autour de la question: à partir de quelle somme d'argent perd-on toute notion du bien et du mal et tout sens commun? Tous ceux qui se retrouvent dans ce bar veulent en croquer. C'est la question que pose ce film? - M.de Medeiros: Absolument.
Il y a aussi quelque chose de très intéressant par rapport à notre actualité, sur la guerre des récits. Il y a un engrenage infernal qui se crée, et il faut à chaque fois trouver un récit qui justifie qu'on en soit arrivé là. C'est quelque chose de très profond, de très actuel par rapport à ce qu'il se passe dans le monde.
Aujourd'hui, les guerres se font au nom des récits. C'est récit contre récit. D'une certaine façon, c'est très réjouissant, c'est un abîme, mais c'est une histoire qui nous permet beaucoup de niveaux de lecture. - A.-E.Lemoine: Et puis, il y a une lecture au 1er degré, pardon de vous ramener comme ça, celle de votre personnage qui s'en prend au Loto et à l'illusion entretenue par l'espoir de gagner au Loto. - P.Pascot: C'est le côté vertigineux.
Quand tout est possible, qu'est-ce qui fait qu'on continue à se lever le matin? C'est une phrase un peu débile, mais à force de vouloir gagner sa vie, on la perd. Mon personnage symbolise cela.
C'est celui qui ne va pas très bien. Il y aura un avant et un après cet événement. Il peut gagner 30 millions d'un seul coup, avec toutes les personnes présentes par hasard dans ce bar-tabac.
Lui, il n'est pas heureux de ça. Il chute tout doucement dans une sorte de paranoïa, il sombre et il tombe dans les abysses de ce questionnement où il abandonne toute éthique. - E.Tran Nguyen: Il y a plusieurs grilles de lecture.
Même sur le fond, ce film est hyper original et très réussi. Mais on peut voir une scène, avec ce huis clos dans ce bar, et des personnages qui peuvent entrer et sortir, on revoit les mêmes scènes, mais ce n'est jamais les mêmes scénarios. C'est un peu comme dans la vie: "Si j'étais allé à droite, que se serait-il passé?" Le film donne certaines réponses, et chaque décision a des conséquences sur la suite.
A la fin, ça part totalement en vrille, le braquage du ticket de Loto ne va pas forcément bien se passer. Ca Me fait penser à la scène de cette cafétéria avec des braqueurs dans "Pulp Fiction", film culte dans lequel vous avez évidemment joué. Vous étiez d'ailleurs sur la Croisette en 1994, et vous en êtes repartie avec la Palme d'or.
Vous étiez la petite amie de B.Willis dans le film, avec Travolta. Vous vous rappelez de ce moment? - M.de Medeiros: On voit bien ma tête terrorisée!
C'était un moment absolument extraordinaire, mais ce qui était pour moi très surprenant, c'est qu'on avait fait un film indépendant, d'un jeune auteur qui montait, un mec génial, jeune, avec plein d'idées. Et tout d'un coup, on se retrouve propulsés à Cannes, et Palme d'or. Il y avait comme un contraste très grand entre la bonhomie dans laquelle s'est faite le film, et puis tout d'un coup, cet écran phénoménal. - A.-E.Lemoine: Pour vous, ce sera la 1re montée des marches officielles? - P.Pascot: Totalement. - A.-E.Lemoine: Et vous avez choisi cette tenue?
Elle rit. - P.Pascot: Pourquoi dès que je suis invité, vous me déboîtez? - B.Chameroy: On va vous taper les uns à la suite des autres! - P.Pascot: Ce n'est pas possible. - A.-E.Lemoine: Je voulais juste comprendre... - P.Pascot: C'est une magnifique tenue de Fendi. - A.-E.Lemoine: Chute! - P.Pascot: Dommage, il ne fallait pas me lancer là-dessus. - A.-E.Lemoine: Citez d'autres marques, s'il vous plaît. - P.Pascot: Fendi, Fendi, Fendi. - E.Tran Nguyen: Gucci, Dior. - B.Chameroy: On est mal... - A.-E.Lemoine: Il y avait une question derrière.
Il y aura toute l'équipe, ce sera très joyeux, notamment le gérant, qui est buraliste dans la vie. - P.Pascot: V.Cardona a fait un casting sauvage.
On est tombés sur des gens, comme Nico, qui est extraordinaire. C'est exceptionnel de travailler avec lui. C'est son premier Cannes, donc on partage l'expérience tous les 2, et c'est extraordinaire.
On va découvrir ce film ce soir. Tout le casting du film n'a pas voulu le voir avant la montée des marches. On va tous, dans la même émotion que le réalisateur, découvrir le film ce soir.
Ce sera un grand moment. - A.-E.Lemoine: Bientôt, vous monterez peut-être les marches en tant que réalisateur. - P.Pascot: J'adorerais. - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas en cours? - P.Pascot: Si.
Non. Oui. Je ne sais pas.
J'aimerais passer derrière la caméra. Je trouve que le métier de réalisateur ou de réalisatrice, c'est un endroit où tous les arts se réunissent. C'est une station de métro, c'est Châtelet.
Tous les arts se rencontrent à un endroit. On peut le voir avec ce film, il y a de la peinture, de la lumière, du théâtre, de la musique. Tout se mélange, et il faut un grand savoir-faire. - A.-E.Lemoine: Une montée des marches sponsorisée par la RATP.
Ca, on peut le citer. Damso, parlez dans le micro. - Damso: Elle est très belle, cette tenue.
Vous n'aimez pas? - P.Pascot: Validée par Damso, je suis très content. - A.-E.Lemoine: Qui aime bien châtie bien.
On vous aime tellement que Le classique vous est dédié. - P.Cohen: C'est un petit moment burlesque d'un immense acteur comique qui sera dans quelques jours sur la Croisette pour un nouveau film qu'il a réalisé à plus de 90 ans, P.Richard.
Je sais que c'est un de vos préférés. - P.Pascot: Oui. - P.Cohen: J'ai choisi l'un des gags burlesques, "La Course à l'échalote", un film de 1975.
Il était employé de banque, jaloux de sa femme, J.Birkin, qui travaille dans le salon de coiffure de l'autre côté de la rue. Il l'espionne avec des jumelles.
Et voilà le travail. Craquement. Chasse d'eau.
Fracas. Applaudissements. P.Richard qui parcourt ensuite toute la banque avec un cabinet à la place du pied. "La Course à l'échalote", que Pathé va ressortir en DVD et blu-ray fin juin.
Qu'est-ce qui vous fascine dans ce personnage? - P.Pascot: Il est toujours très honnête avec lui-même.
C'est ce que j'aime le plus. Il n'y a jamais de jeu caché, il très enfantin dans son rapport au monde dans tous ses personnages. Mais pour avoir eu la chance de le rencontrer quelques fois, il a aussi une bienveillance palpable.
On la sent à 1000 km. C'est toujours beau à voir, un personnage candide qui se retrouve pris dans les pièges de la société. C'est toujours magnifique à voir, et hilarant. - A.-E.Lemoine: Merci pour cet hommage.
Il va recevoir une Palme d'honneur. - P.Cohen: En plus de la présentation de son film, "L'Homme qui a vu l'ours qui a vu l'homme". - A.-E.Lemoine: C'est génial, ce titre.
Je découvre. Je suis très au point...
Pardon. Damso, Pana est fan de P.Richard.
Vous, vous êtes fasciné par M.Farmer. Elle était sur la scène du théâtre Lumière mardi pour l'ouverture de ce 78e Festival de Cannes. - Partout, des cicatrices.
Partout, je te sens près de moi. - A.-E.Lemoine: Qu'est-ce que vous aimez chez Mylène? - Damso: Je dirais déjà sa rigueur dans son travail, dans tout ce qu'elle a fait durant sa carrière.
Sa voix, énormément, et ses choix artistiques. C'est toujours bien ficelé, il y a une ligne directrice qui évolue, mais qui ne change pas énormément non plus. C'est très beau. - A.-E.Lemoine: Elle ne prend pas sa retraite.
Vous, vous prenez votre retraite à 32 ans. - Damso: Non, je dirais que c'est un début de carrière. J'ai envie de faire autre chose.
Je maîtrise la musique dans mon domaine, le cinéma, je maîtrise moins. Il y a énormément de choses que je ne maîtrise pas du tout, c'est plus dans cette démarche-là. - A.-E.Lemoine: C'est le dernier album de Damso, "BEYAH", on l'attend avec impatience.
Pour se plonger dans cet univers, vous pouvez regarder son court-métrage. Il sera en séance unique gratuite mardi 20 mai, à 20h, dans toutes les salles Pathé et MK2. Et l'album "J'ai menti" est déjà disponible.
Applaudissements. Vous serez également au Solidays le 29 juin. "Le Roi Soleil".
Belle montée des marches. Les marches du Palais, où nous retrouvons L.Ekland en direct.
On est censés recevoir R.Quenard, qui présente son film "I love Peru". - L.Ekland: Il a du retard, je lui ai mis un petit coup de pression.
Allez, Raphaël! Vous êtes encore sur les marches, et vous devez être chez "C à vous". - R.Quenard: Autant pour nous, on se fera pardonner de ce retard.
Notre ami vient faire une apparition très remarquée dans notre film, un film qui a pour symbole un condor, un oiseau symbole de majesté silencieuse, et qui symbolise la solitude. - L.Ekland: Est-ce qu'il a déjà monté les marches? - R.Quenard: Non, mais il a un lien particulier avec l'équipe du film.
Je ne dévoilerai rien, la personne qui se cache dessous, vous la connaissez. Si un révolutionnaire veut lui arracher le masque... - L.Ekland: Allez vite chez "C à vous"! - A.-E.Lemoine: Vous faites la voiture-balai, on fait une équipe formidable.
Pourriez-vous transmettre le message à A.Jolie et R.Pattinson!
Non, pardon, J.Lawrence. - L.Ekland: Je vais montrer une photo de vous à Robert, pour voir s'il se souvient de vous. - A.-E.Lemoine: Bien sûr qu'il se souvient de moi! - P.Cohen: Evidemment. - A.-E.Lemoine: Pas trop stressé pour la montée des marches? - P.Pascot: Non, on a hâte. - A.-E.Lemoine: On a également vu S.Stallone, Q.Tarantino, S.Stone et R.Bedia.
Des stars qui ont eu l'honneur de marquer leur trace sur le précieux chemin du Festival de Cannes. C'était l'année dernière, pour R.Bedia, aux côtés de J.Debbouze. - R.Bedia: Dans la seconde, c'est ma ville préférée.
Jamais on a reçu autant d'amour et de respect. Merci, les Cannois. - J.Debbouze: C'est pas faux! - A.-E.Lemoine: Il revient pour signer une comédie tordante. ... - Salut, les trous du cul! - A.-E.Lemoine: A l'affiche de "Classe Moyenne", en salle le 24 septembre, R.Bedia, mais aussi Sami, qu'on a adoré dans "Sex Education".
A la veille de la montée des marches, ils sont tous les deux nos invités. Applaudissements. Vous aviez l'air déjà épuisé! - R.Bedia: J'ai trouvé ça un peu long, on m'a laissé attendre un quart d'heure.
Je regardais R.Quenard, que j'adore. - A.-E.Lemoine: Monsieur ne peut plus attendre un quart d'heure. - R.Bedia: Je suis très occupé, à Cannes.
Les Amériques, les Anglais...
Vous allez bien, Babeth? C'est toujours un plaisir de vous voir. - A.-E.Lemoine: Cannes est votre ville préférée. - R.Bedia: Je mentais! - A.-E.Lemoine: C'est laquelle, votre ville préférée? - R.Bedia: Juste à côté, Le Cannet. - A.-E.Lemoine: Mes grands-parents ont vécu au Cannet! - R.Bedia: C'est pour ça que je le dis. - A.-E.Lemoine: Vous êtes tous les 2 réjouissant dans "Classe Moyenne", qu'a vu et aimé Patrick. - P.Cohen: J'en pense beaucoup de bien.
Une comédie sociale qui vire à la comédie très noire, cynique, amorale. Histoire d'un conflit qui dégénère entre des chics propriétaires d'une magnifique maison de vacances, avec L.Lafitte et E.Bouchez.
Elle est actrice, et il est avocat d'affaires. Un couple de gardiens entretient leur maison à l'année. Un jour, ça dérape.
Votre personnage a trop bu et vient insulter ceux qui l'emploient. Mehdi est incarné par Sami, et va tenter de jouer les intermédiaires entre les 2 familles. On a envie de mettre des claques à L.Lafitte et de vous balancer de l'eau froide, Ramzy, et ça vous arrive quelques fois dans le film.
On rit aussi aux caricatures d'actrices offertes par E.Bouchez et sa fille. On a ces actrices et acteurs que l'on suit avec bonheur dans une histoire folle.
Tous les masques tombent, et ce n'est pas très joli. Mais le couple que vous formez avec L.Calamy est irrésistible. - R.Bedia: Et tout ça sans une virgule! - A.-E.Lemoine: J'ai cru que tu disais: "Je n'enlèverai pas une virgule." - R.Bedia: Non, il n'y a pas de ponctuation. - S.Outalbali: Parfait, je n'aurais pas réussi. - A.-E.Lemoine: Allez-y, Ramzy, si vous en parlez mieux. - R.Bedia: Je n'ai pas vu le film, car les dates de projo ne me convenaient pas.
Je le verrai demain, mais c'est déjà complet, car c'est déjà un succès. - A.-E.Lemoine: Vous faites confiance à Patrick? - R.Bedia: Qui est Patrick?
Monsieur P.Cohen. - A.-E.Lemoine: C'est un film qui traite des rapports de classes, mais avec beaucoup d'humour.
C'est important, que ce soit abordé par le rire? - R.Bedia: A la lecture du scénario, on voit que c'est une sorte de lutte des classes.
Je connaissais certains films du réalisateur, mais je me suis laissé embarquer là-dedans. J'ai été très surpris de voir la finesse du truc, ce n'est vraiment pas caricatural. Moi-même, j'ai été surpris pendant ce film.
J'ai adoré le rythme, le ton, c'était drôle, subtil, très fin, et très super. - A.-E.Lemoine: Les riches ne sont pas forcément méchants, et les pauvres nécessairement gentils. - P.Cohen: Ils sont un peu méchants... - A.-E.Lemoine: Oui, mais vous êtes aussi fou que L.Lafitte. - R.Bedia: Il ne faut pas se laisser faire.
Ce n'est pas parce qu'il a de l'argent qu'on va se laisser faire. - A.-E.Lemoine: Sami, vous êtes toujours surpris qu'on vous remercie pour ce que vous faites en tant qu'acteur, et vous êtes surpris qu'on ne l'ait pas fait pour votre père qui était ouvrier. - S.Outalbali: C'est ce qui m'a plu dans ce scénario.
Le rôle de Mehdi se retrouve au milieu des 2 familles qui incarnent les 2 parties de sa vie. Un jeune avocat d'affaires qui vient de sortir major de sa promo, et L.Lafitte incarne ce qu'il désire profondément devenir et être: un grand avocat d'affaires.
Peut-être pas aussi dur et méchant que Laurent dans le film, mais avec cette réussite sociale. R.Bedia incarne d'où il vient.
Pendant le film, Mehdi doit manipuler son passé, son grand-père du côté d'Oran. On ne sait pas trop qui manipule qui, et c'est ce qui m'a beaucoup plu dès la lecture. - A.-E.Lemoine: L.Lafitte conclut toujours ses phrases de manière totalement arbitraire.
Elle bafouille. - P.Cohen: Quand on a froid, ça se prononce comme ça.
Elle bafouille à nouveau. - R.Bedia: Ca va?
Je comprends le sens. - A.-E.Lemoine: Vous êtes calé, en locution latine? - R.Bedia: J'ai fait du latin, ma chère.
Je comprenais tout ce qu'il disait en latin. Hors du plateau, on parlait tous en latin. - A.-E.Lemoine: Il y avait beaucoup de "a contrario" pendant le tournage. - P.Cohen: "Vous laverez ma voiture in extenso", dit Laurent. - R.Bedia: Je ne sais pas comment rebondir là-dessus... - L.Sénéchal: Vous faites partie de ces acteurs qui ont commencé avec les séries avant de briller au cinéma.
Il y a eu "Fiertés", "Mortel" et "Sex Education". Récemment, vous étiez sur dans une série sur "Loft Story". - Sans couple du scandale, il n'y a plus de scandale. - Je vais faire un AVC. - Jean-Edouard est nominé ou nommé...
Bref. On l'élimine et on influence le vote des téléspectateurs. Il saute.
Plus de Jean-Edouard. J'ai de la matière. J'ai plein de moments où il se comporte en gros connard. - Loana et Jean-Edouard, c'est le scandale. - L.Sénéchal: Vous dites que vous avez joué des personnages moins stéréotypés que ceux que vous jouez au cinéma.
Au cinéma, il y a encore des stéréotypes plus tenaces que dans les séries? - S.Outalbali: Oui.
J'ai commencé très jeune, j'avais 6 ans. Je passais des castings quand j'avais 12, 13 ans. A ce moment-là, je rêvais de faire du cinéma et de pouvoir venir à Cannes vivre des moments comme ça.
Les films qu'on me proposait, les castings qu'on me proposait, étaient toujours très ancrés dans la réalité, mais dans une réalité, surtout. Une réalité de cité, avec des sujets assez récurrents. Je ne m'y retrouvais pas tellement.
Ce n'était pas ma réalité à moi, nécessairement, en tout cas, pas celle que j'avais le sentiment de vivre. Quand je suis arrivé dans les séries, quand j'ai eu la possibilité de faire ma 1re série, les rôles qu'on m'a proposés étaient drastiquement différents. J'ai eu une espèce de bouffée d'air frais à un moment où je me disais: "Si ce n'est que ça auquel j'ai le droit, je ne me reconnais en rien.
Qu'est-ce que je peux faire?" Je me suis dit que les séries me permettaient d'avoir un personnage que je peux travailler plus longtemps et plus en profondeur, et je peux raconter des choses que je ne peux pas raconter d'habitude. - P.Cohen: Pas de virgule. - S.Outalbali: Non plus. - A.-E.Lemoine: Mais pas de latin. - S.Outalbali: J'ai fait latin, grec ancien et allemand. - A.-E.Lemoine: Il n'a pas fait grec. - S.Outalbali: Ca ne veut pas dire que j'étais bon, j'ai fait. - A.-E.Lemoine: J'ai dit "les animaux courent" en grec. - P.Cohen: Mais ça ne sert à rien. - S.Outalbali: Si des animaux courent, à un moment, elle peut dire ça. - E.Tran Nguyen: Vous avez commencé avec E.Judor dans "La Tour Montparnasse infernale".
On a du mal à croire que ce film, à l'époque qui était boudé par la critique, est ensuite devenu une référence. Il rit. - Bravo. - 10. - 2-0. - Le landau!
Rires. - Très marrant. On ne doit pas avoir le même sens de l'humour.
Regarde, là, tu as une tache. Piscine. - E.Tran Nguyen: Ca va faire bientôt 25 ans.
Ca se voit. - R.Bedia: On nous en parle tous les jours. - E.Tran Nguyen: Ca ne vous saoule pas? - R.Bedia: Au contraire.
Quelle chance on a eu de faire "H" et "La Tour Montparnasse infernale". Quand on nous en parle dans la rue, ça nous touche beaucoup. On considère ça comme une grande chance. - E.Tran Nguyen: En 25 ans, vous avez fait beaucoup de rôles, vous les avez multipliés, et pas que des comédies. "Terminal Sud" en 2019, par exemple. - A.-E.Lemoine: Egalement une excellente série sur Canal+. - E.Tran Nguyen: Est-ce qu'on vous prend enfin au sérieux en tant qu'acteur? - R.Bedia: J'ai l'impression.
J'en fais de plus en plus. Ce n'est pas un objectif premier de sortir de la comédie pour atteindre le sérieux. J'aime faire les deux.
Je suis très content qu'on me propose des rôles sérieux. - E.Tran Nguyen: Vous vous prenez au sérieux? - R.Bedia: Quand il faut faire des choses sérieuses.
Je joue au con quand il faut jouer au con. - A.-E.Lemoine: Vous aviez conclu un pacte avec E.Judor qui stipulait que vous n'aviez pas le droit de jouer dans des films sérieux.
Il a été complètement rompu. - R.Bedia: Notre pacte était de ne jamais jouer séparément.
On a eu beaucoup de propositions l'un et l'autre et on a toujours décidé de les refuser et de les jouer que tous les deux. Ensuite, on avait le pacte de l'humour. "Jamais on ne deviendra des acteurs qui jouent du sérieux." J'ai brisé le pacte. - A.-E.Lemoine: Eric était avec vous à Cannes en 1998.
Vous présentiez votre spectacle en duo. - R.Bedia: Vous pouvez vous lever, vous pousser? - En ce moment, voici les deux hommes qui font rire: Eric et Ramzy, deux jeunes pleins de talent.
Beaucoup de naturel, de spontanéité, d'énergie. Une complicité réelle et totale, jamais sérieux, toujours en train de se balancer la balle. - La photo est bien. - R.Bedia: Grâce à ce magazine, on sera président de la République.
Applaudissements. Ce qui me touche...
C'est la question que vous alliez me poser? Ce qui me touche en voyant ces images...
Rires. Quand je suis avec Eric tous les jours, on n'a pas bougé. C'est toujours un plaisir d'être avec lui.
C'est l'homme de ma vie. - A.-E.Lemoine: Il est là, en plus. - R.Bedia: Je ne sais même pas. - A.-E.Lemoine: Sami, ce n'est pas la 1re fois que vous venez à Cannes. 26 ans seulement, mais déjà plusieurs venues à Cannes, non?
Vous avez même déjà papoté avec Q.Tarantino sans savoir que c'était lui. - S.Outalbali: Ah bon? - A.-E.Lemoine: Ah non, c'est Ramzy. - R.Bedia: J'allais dire: "Toi aussi?" Tarantino traîne en bas des hôtels.
Ca va, Babeth? - A.-E.Lemoine: Non, ça ne va pas. - R.Bedia: Tu veux qu'on arrête? - A.-E.Lemoine: Non, on continue.
Je vais libérer P.Pascot et M.de Medeiros.
Ils montent les marches. J'ai du mal à réfléchir, j'ai le cerveau congelé. De naissance.
Avant de vous libérer, un dernier mot sur Ramzy. Vous, on ne vous libère rien du tout. - P.Cohen: Un petit mot sur l'autre Bedia qui fait parler. - R.Bedia: Ma soeur. - P.Cohen: Elle fait une très belle carrière en temps qu'actrice et humoriste.
Elle était invitée à "C à vous" En octobre dernier. Elle n'est pas votre meilleur attachée de presse. - Mon frère m'a élevé, il est très vieux.
On a beaucoup d'écart. - A.-E.Lemoine: Il vous faisait faire des dictées? - Et des fiches de lecture.
Je n'ai pas eu la vie que je voulais. - A.-E.Lemoine: Vous passiez un peu de temps dans sa chambre. - Vous me connaissez bien.
Vous avez grandi en cite-dortoir? - A.-E.Lemoine: Vous disiez qu'il avait une hygiène douteuse. - Aujourd'hui, ça s'est arrangé avec l'argent.
Je ne vais pas vous mentir, à l'époque où c'était la galère, ça ne changeait pas tous les jours de slibard. Maintenant que je l'ai affiché, je vais partir. - R.Bedia: J'ai lu un truc comme quoi on pouvait le changer tous les deux jours. - P.Cohen: Ah bon? - R.Bedia: Moi, je le change tous les jours. - P.Cohen: C'était dans quel journal?
Rires. - A.-E.Lemoine: N'importe quoi!
Pardonnez-moi d'avoir confondu l'expérience et le souvenir de Ramzy avec Tarantino avec le vôtre. Vous êtes venu plusieurs fois. Votre mère vous faisait sécher l'école pour venir quelques jours au festival. - S.Outalbali: Ca, oui.
J'ai aussi de la famille au Cannet. - R.Bedia: Ma ville préférée. - S.Outalbali: Oui! - A.-E.Lemoine: C'est dingue! - S.Outalbali: J'ai de la famille ici.
On venait passer nos vacances d'été. Quand j'étais plus petit, ma mère estimait que jusqu'à un certain niveau de scolarité, la fin d'année n'était pas si importante. Je ne sais pas pourquoi. - R.Bedia: Tu as eu tes diplômes? - S.Outalbali: Pas tous.
Pas les plus importants. Je venais à partir de mai ici. J'ai des photos de moi petit sur les marches du Palais des Festivals nu. - A.-E.Lemoine: Bon...
R.Bedia et S.Outalbali à l'affiche de "Classe Moyenne", présenté à la Quinzaine des réalisateurs.
Il sera en salle le 24 septembre prochain. Merci, Pana. Bonne première montée des marches.
Bravo pour votre film "Le Roi Soleil". On l'a adoré. Il sera en salle le 27 août prochain.
Merci à tous les deux d'avoir accepté d'avoir froid, solidaires avec moi sur le plateau de "C à vous". L.Ekland est en bas des marches.
Vous avez vu R.Pattinson. - L.Ekland: Il est juste à côté.
Il est parti signer des autographes. Il est généreux avec ses fans. Je lui ai posé quelques questions.
Et une sur vous particulièrement. Robert, ça va? C'est votre 5e fois à Cannes. - R.Pattinson: C'est ma 5e fois.
Je suis très enthousiaste. - L.Ekland: On a vu une bande-annonce du film.
C'est sur quoi? - R.Pattinson: C'était une expérience formidable avec la réalisatrice.
C'est une grande artiste. On a beaucoup apprécié. - L.Ekland: Ca, c'est le tournage de "C à vous".
C'était en 2022. Vous vous souvenez d'A.-E.Lemoine? - R.Pattinson: Bien sûr.
J'ai adoré ce programme. - L.Ekland: Merci à vous.
Applaudissements. - A.-E.Lemoine: Il joue bien la comédie.
Il a fait croire qu'il se souvenait de moi. Vous avez croisé un condor sur les marches? - L.Ekland: Il y a tellement de bruit sur les marches... - A.-E.Lemoine: Un condor. - L.Ekland: Oui, je l'ai croisé.
Je crois qu'il arrive chez vous. Il y a une star dedans, a priori. Quelqu'un que vous connaissez. - A.-E.Lemoine: Un Condor sur les marches du Palais, c'est une première.
Il a un rôle essentiel dans le tout premier long-métrage d'un acteur à l'ascension fulgurante, César de la révélation masculine, à l'affiche de quatre films pour son 1er Cannes ici en 2022. Il est de retour sur la Croisette avec un vrai-faux documentaire qui raconte ses débuts au cinéma, ses amours, ses rêves de condor et ses envies de Pérou. - Reste à ta place.
Les deux kings du métier, c'est J.Cohen et moi. - R.Quenard: Aujourd'hui, tu as quatre enfants, un César.
Moi, je vais avoir quatre César et... - J.-P.Zadi: Et un enfant? - R.Quenard: Que je vais faire avec ta femme. - J.-P.Zadi: Retire ce que tu as dit.
Retire ce que tu as dit, je t'en fous une. - R.Quenard: Tu gâches tout.
Je la dédicace à ta femme et tes quatre enfants. - Les gars, ils vous attendent aux loges. Applaudissements. - A.-E.Lemoine: C'est un ovni présenté à Cannes Classics.
Il est à l'image de son réalisateur, unique, attachant, biscornu. R.Quenard est notre invité aux côtés de M.Hazanavicius et J.-P.Zadi.
Ils jouent leur propre rôle dans ce film. Applaudissements. On vous a attendus.
Qu'est-ce qu'on les a attendus! Le public de "C à vous" est debout pour vous, messieurs. Mettez votre micro, Ramzy.
Bonsoir à tous les trois. C'était bien, cette montée des marches? On a cru que vous n'alliez jamais arriver ici. - R.Quenard: Il y a eu un micmac.
On a été appelés, on a dû faire machine arrière, on a été rappelés...
Finalement, on est montés. C'était en compagnie d'illustres énergumènes. C'était aussi savoureux que possible. - A.-E.Lemoine: Vous avez sorti le grand jeu pour convaincre le délégué général du Festival de Cannes de projeter votre film? - R.Quenard: On a envoyé des messages jusqu'à l'étouffer, jusqu'à l'épuisement.
Je lui ai dit que les frères Lumière l'auraient sûrement sélectionné et que ce film avait nécessité l'intervention de deux gars, une caméra et l'amour du cinéma. Dans cette perspective, c'était du cinéma dans son plus simple appareil. - A.-E.Lemoine: Michel, les frères Lumière l'auraient sélectionné, ce film, à Cannes? - M.Hazanavicius: Oui.
C'est de l'humour de 1900. - A.-E.Lemoine: C'est l'histoire de la course effrénée d'un comédien qui abandonne ses alliés avant de partir au Pérou.
Jean-Pascal, avez-vous compris le pitch? - J.-P.Zadi: Quand il m'a abordé, il n'y avait même pas de pitch.
Il y avait juste son cadreur qui était là. "Viens, on fait une scène." Je faisais des scènes, mais je ne savais pas ce que je devais faire.
Il a raison, Raphaël. C'est du pur cinéma. C'était un instinct.
Il fallait y aller. - A.-E.Lemoine: Vous jouez votre propre rôle et vous n'êtes pas tendre.
Vous le surnommez "le futur des seconds rôles". - J.-P.Zadi: Ce film a été tourné avant que ça marche pour lui.
C'était une passe décisive que je lui faisais à l'époque. Souvent, je le traitais d'acteur de second plan. Il a pris sa revanche sur la vie.
C'est super. - A.-E.Lemoine: S'il a pris sa revanche sur la vie, c'est parce que vous avez été d'une obstination sans faille.
Ce que vous avez fait à T.Frémaux, vous l'avez fait à tous les réalisateurs avec lesquels vous vouliez tourner. - R.Quenard: J'en profite pour remercier JP, Michel, J.Cohen, F.Civil, E.Judor, M.Foïs, E.Devos, G.Lellouche...
Tous les acteurs péruviens qui sont venus. Ce sont des vrais gens. Il y a un chaman, l'ambassadeur de France. - P.Cohen: C'est un vrai ambassadeur? - M.Hazanavicius: C'est le conseiller culturel.
Ce n'est pas le vrai ambassadeur. - R.Quenard: Il n'est pas consul? - M.Hazanavicius: Non. - J.-P.Zadi: Le gars s'est emporté.
Michel lui a dit de se calmer. - R.Quenard: Michel est allé dans le festival à Lima.
Il vient de faire un passage. - M.Hazanavicius: Et c'est une ambassadrice, l'ambassadeur. - A.-E.Lemoine: Qu'est-ce que vous aimez dans la démarche de Raphaël et dans l'obstination?
Il voulait faire ce métier, il s'en est donné les moyens. - M.Hazanavicius: On croit qu'il est débile, mais il est vraiment débile...
Non, c'est un gros mélange d'absurdité. Il est très original, c'est rafraîchissant. Il est très érudit.
Il connaît plein de trucs. Dès que vous lui parlez d'un livre ou d'un film, parfois, il en a vu. Il connaît plein de trucs. - J.-P.Zadi: On attend le moment où tu vas dire: "Il n'est pas débile." - A.-E.Lemoine: Ca ne vient pas. - M.Hazanavicius: J'esquive ça.
C'est ce que disait JP, il a fait le film...
Quand il fait des phrases, on ne sait jamais où ça va. C'est complètement déséquilibré, on se dit qu'il dit n'importe quoi. Mais à la fin, il trouve le mot étonnant qui donne du sens à tout.
Le film est un peu comme ça. - E.Tran Nguyen: Il est indescriptible.
Ce film est un ovni. C'était un mélange de documentaire, de téléréalité et de cinéma. En réalité, on ressort de là, on se demande ce qui est vrai et ce qui n'est pas vrai.
C'est tourné à l'appareil photo pendant 3 ans. Il a fallu 38 semaines de montage. Vous êtes filmé tout le temps, R.Quenard. - R.Quenard: H.David, on s'est rencontré sur "Chien de la casse".
A la fin, il dormait dans ma chambre, sur le canapé, note de la rédaction. A la fin, on a fait un court-métrage. Il m'a donné un an de sa vie.
Ca s'est transformé en 3 ans. On a pu avoir ce film. - J.-P.Zadi: Est-ce que H.David avait vraiment d'autres trucs à faire?
Peut-être que le planning n'était pas chargé non plus. Il a vendu le truc à Raphaël... - A.-E.Lemoine: Et cette obsession extraordinaire pour un condor qui vous vient en rêve. - R.Quenard: Il est venu spécialement du Pérou. - A.-E.Lemoine: Je ne comprends pas, ce condor... - R.Quenard: Il fera juste un passage. - A.-E.Lemoine: Il a l'air crevé.
Il est au bout de sa vie. - R.Quenard: Il ne reviendra pas.
Je vous invite à lui arracher son masque. Il a un lien étroit avec quelqu'un de l'équipe. - L.Sénéchal: Malgré plusieurs invitations. - R.Quenard: C'est un film qui parle de la solitude et de la façon dont elle peut être régénératrice et revigorante.
Le condor est un animal en voie d'extinction. Soutien à tous les condors ici présents. - P.Cohen: Vous essayez de l'abattre en plein vol. - R.Quenard: Ce n'est pas parce que qu'il est en voie d'extinction qu'on ne peut pas lui glisser une balle dans le citron. - P.Cohen: Pour prolonger ce que disait Michel sur la fulgurance et la débilité, il y a des trucs fulgurants dans vos phrases.
Il y a aussi des choses bizarres. "Quand je regarde une chaise, j'ai l'impression que la chaise me regarde." C'est l'une des phrases qu'on entend dans le film.
Il y a des choses souvent brillantes. Exemple lors de la conférence de presse du "Deuxième acte" de Q.Dupieux, qui ouvrait le festival de Cannes. - R.Quenard: Ce qui m'a pulvérisé, c'est la profondeur du propos et ce que le film raconte sur le métier de comédien et le monde du cinéma.
Notamment comment il convertit les travers qui peuvent y surgir en des fulgurances de joie et de comédie. Quoi de mieux que de transformer en une oeuvre d'art tous ces petits à-côtés parfois cocasses, parfois attristants. - V.Lindon: Il me faut un peu de temps pour comprendre la phrase de Raphaël. - L.Sénéchal: Il y a Un sujet qui vous tient à coeur: c'est l'Ukraine.
Il y avait des soldats ukrainiens qui sont sortis des tranchées pour venir à Cannes. Vous avez vous-même écrit un livre. Vous êtes allé plusieurs fois sur le front en Ukraine.
Ca vous rend fier de voir ces soldats ukrainiens et que votre famille du cinéma s'empare de ce sujet? - M.Hazanavicius: La jeune fille que vous voyez est dans le livre.
Celui qui est en haut aussi. Il y en a plusieurs avec qui j'étais là-bas. Je les ai rencontrés sur le front.
C'est nettement moins drôle, comme sujet. Est-ce que je suis content pour eux? - L.Sénéchal: Etes-vous fier que votre famille du cinéma se mobilise pour l'Ukraine? - M.Hazanavicius: Oui.
En France, les Français et les Européens réagissent bien par rapport à l'Ukraine. Ils suivent. Pour y avoir été, ils ont beaucoup remercié la France, les Français.
Il y a beaucoup de solidarité et d'aide qui vient de notre pays. Je suis plutôt heureux de ça. Ils ont fait un concert ce matin.
C'était hyper beau. C'était hyper touchant et inspirant. Je les adore.
Celui qui bouge la tête, à droite, c'est mon copain. Ce ne sont que des gens extraordinaires. - A.-E.Lemoine: Vous êtes aussi à l'affiche de "Baise-en-ville".
On en a parlé avec l'équipe. Vous avez offert à Raphaël et Jean-Pascal, ces deux zozos, leur 1re montée des marches. - M.Hazanavicius: Ces deux grands acteurs, vous voulez dire.
C'était un film hyper joyeux à faire. J'étais très content de travailler avec eux. Chacun avait des énergies assez incroyables.
Je tiens à dire... - R.Bedia: Quand même! - M.Hazanavicius: Ca fait plus de 25 ans.
Eric et Ramzy, c'est comme mes frères. Je les adore. Ce sont des génies. - R.Bedia: Merci, Michel. - A.-E.Lemoine: Merci à tous les quatre.
R.Quenard, "I Love Peru", bientôt en salle. Ramzy, "Classe Moyenne", le 24 septembre.
J'ai annoncé votre film. - R.Bedia: Refaites-le, pour voir. - A.-E.Lemoine: "Classe Moyenne" le 24 septembre.
En France. - R.Bedia: J'essaie de vous hypnotiser, ça marche? - A.-E.Lemoine: On conclut cette émission dans quelques instants avec Les actualités de Bertrand.
Hier, il s'est passé un truc. Ce n'était pas vos 34 ans? On a un cadeau pour vous.
Un gâteau. *"Happy birthday". Il n'y a pas de bougies?
Pardon, je pensais qu'il y avait des bougies. C'est le gâteau sans bougie. C'est comme ça.
Il manque toujours quelque chose. Tout de suite, Les actualités de Bertrand. ... ... - B.Chameroy: J'ai rendu hommage à un film qui a connu un petit succès. - M.Hazanavicius: Ca ne m'avait pas échappé. - B.Chameroy: Vous aviez la ref? - M.Hazanavicius: Oui. - B.Chameroy: Ca me touche. - J.-P.Zadi: "La Tour Montparnasse infernale"! - B.Chameroy: Nous sommes le 17 mai. - M.Hazanavicius: Il y a un conflit de générations.
Il y en a un qui croit que c'est arrivé, et l'autre, sur le retour... - A.-E.Lemoine: Jean-Pascal disait que l'Oscar n'était pas mérité pour "The Artist". - J.-P.Zadi: Carrément pas mérité.
Le mec ne parle pas dans le film. - M.Hazanavicius: Tu avais 4 ans. - J.-P.Zadi: Depuis le début de l'émission, Ramzy me menace. - B.Chameroy: Les dialogues étaient pas ouf.
C'est la fin de la 1re semaine cannoise. Il est temps de se remémorer chaque instant. Emilie et Lorrain, soyez à l'aise.
Ce n'est pas parce qu'on a quitté Paris et qu'on reçoit des stars qu'on a gagné en professionnalisme. - P.Lescure: Il est signé Yoann...
Et c'est vraiment extra. Ils bafouillent. Rires. - B.Chameroy: Il reste une semaine.
Du côté des invités, sachez que Babeth vous accueillera toujours parfaitement. Ca évolue au fil de la semaine. D'abord, on a eu le droit à un petit serrage de mauvaise main.
De la main gauche, personne ne fait ça. Serrage de main et bises. Attention quand on fait la bise, ça peut déraper.
Babeth a vraiment le sens de l'accueil. - A.-E.Lemoine: Allez vous brosser les dents. - B.Chameroy: Bienvenue à Cannes.
Super! - A.-E.Lemoine: Elle avait mangé du camembert, c'est pour ça. - B.Chameroy: En attendant de débouler sur la Croisette, L.Sénéchal n'a pas pu s'en empêcher.
Qu'est-ce qu'il a fait à Paris? Il a fait un quiz. - L.Sénéchal: Dégustez, c'est de l'emmental. - B.Chameroy: Lorrain vit son 1er Cannes.
Son arrivée était un non-événement. BFMTV a cassé son antenne quand ses pieds ont foulé le sol niçois hier. - Monsieur Lorrain, bonjour.
Comment allez-vous? Que faites-vous à Cannes? - L.Sénéchal: Je vous attendais. - Quelle joie vous vivez en ce moment.
Vous vivez l'arrivée de L.Sénéchal à Cannes pour le festival avec un comité d'accueil. Vous étiez attendu. - L.Sénéchal: Le public est venu nombreux pour nous accueillir. - Comment s'est passé votre vol? - L.Sénéchal: Formidable, en retard d'une heure. - B.Chameroy: Magnifique.
La véritable star, c'est toi, Babeth. - Hé! Désolé de vous déranger, ça ne se fait pas, mais j'avais quelques questions.
Je ne veux pas vous déranger. Vous vous appelez comment? - Yannick. - B.Chameroy: Quelqu'un a des nouvelles d'E.Macron?
J'en ai. Il est toujours président. - Les conditions pour entamer le processus de l'enseignement dans l'ancien immeuble du lycée français... - B.Chameroy: La véritable star, c'est Babeth.
Pour "Danse avec les stars", j'ai vu avec le prod, c'est juste. En revanche, pour "Danse avec les shlags"... ...
Ce n'est pas compliqué. Il y en a un qui est dans le flou depuis 5 jours et qui se demande ce qu'il fait sur la Croisette: c'est Patrick. - A.-E.Lemoine: On est heureux de vous retrouver. - Qu'est-ce que je fais là?
Pourquoi il y a des bateaux? J'ai le soleil dans la tronche. C'est un festival de films. - B.Chameroy: Une fois qu'il est interrogé, il va faire des ravages sur la Croisette.
Patrick est tout excusé. Il a dû concilier 3 boulots cette semaine: ses interventions, ses soirées cannoises et les éditos tôt le matin sur France Inter. - Comment avez-vous trouvé ces acteurs? - P.Cohen: Pas mal.
On a redécouvert L.Wauquiez, l'ancien président de la région Auvergne-Rhône-Alpes. On n'était pas loin du testament. - B.Chameroy: C'était l'édito de Patrick. - P.Cohen: Le son était bon, mais la vidéo n'était pas... - B.Chameroy: On a rajouté du floutage.
Il y avait aussi E.Longoria. Malheureusement pour les téléspectateurs, la traductrice sortait d'after. - J'ai bu du champagne, donc ça allait bien. - B.Chameroy: Il n'y avait pas qu'une coupe. - Je...
Je suis très sensible. Et puis...
Et...
Donc, il y avait aussi des...
Non, bah...
Applaudissements. - B.Chameroy: C'est l'heure du point moquette sponsorisé aujourd'hui par... ...
Vu: Rocky et son peignoir, la robe reloue si vous êtes derrière, l'homme qui est de droite et qui a volé des bouts de tapis rouge. Klaxons. On referme cette page cannoise avec cette pluie de presque stars rencontrées sur la Croisette.
On leur a fait croire qu'ils étaient en direct. - Bonjour, E.Judor.
Avez-vous un petit message à faire passer à Ramzy? - Bonjour, L.Baffie.
Je vous vois avec une pancarte. Vous cherchez une invitation? Bonjour, J.-M.Aphatie.
Je suis avec Messi. Comment ça va, sur la Croisette? Bonjour, R.Quenard.
Etes-vous content d'aller sur le plateau? Vous êtes bien R.Quenard? - Bah non, j'ai 16 ans. - A.-E.Lemoine: Mais oui, il a 34 ans, Raphaël. - B.Chameroy: Le festival revient lundi.
Bon week-end.
Xavier Bertrand