Pénurie des masques : les explications de Xavier Bertrand - C à Vous - 20/03/2020
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:06OuverteÉludée
Pourquoi la France n'en a pas assez ? Est-ce la faute à un dysfonctionnement majeur ?
- 2:50OuverteRéponse directe
Est-ce que les mesures annoncées au plan national vous suffisent ? Ou est-ce que vous allez prendre ou encourager des initiatives locales ?
- 4:36OuverteRéponse directe
Sur le plan économique, que dites-vous aux chefs d'entreprise et aux salariés de votre région ?
- 6:44RelanceRéponse directe
La question des masques, Xavier Bertrand, Olivier Véran vous l'a entendu.
- 7:22RelanceRéponse partielle
Vous étiez ministre de la Santé. Avez-vous décidé de déstocker les masques médicaux à ce moment-là ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:55InvitéFait
« Il y avait des centaines de millions de masques, plus d'un milliard, disponibles dans les stocks d'État. »
- 1:22InvitéFait
« « Il n'est plus nécessaire de conserver et de réalimenter des stocks d'État en masques chirurgicaux et en masques FFP2 ». »
- 1:55InvitéFait
« Décision est prise de ne pas renouveler ce stock de plus d'un milliard de masques, ce qui ne veut pas dire le supprimer. »
- 4:10Invité politiqueFait
« Si vous ne circulez pas, ce virus ne circule pas. »
- 4:19Invité politiqueFait
« ce sont des abrutis qui se mettent en danger et qui mettent en danger les autres. »
- 7:30Invité politiqueFait
« Bien sûr que non, parce qu'en plus, c'est moi qui ai constitué ces stocks. »
- 8:14Invité politiqueFait
« j'ai proposé au président de la République qu'on passe des commandes d'État pour que l'on crée des usines de masques et qu'on renforce les capacités de production des usines en France. »
- 8:51Invité politiqueChiffre
« Quand j'ai quitté mes fonctions, il y avait 1,4 milliard de masques en France. »
- 9:57InvitéFait
« c'est chaque employeur qui devra fournir les masques à ses salariés. »
- 12:51Invité politiqueChiffre
« les médecins généralistes en France auraient 18 masques par semaine pour s'organiser. »
- 13:35Invité politiqueFait
« On s'est fait braquer un camion sorti de dépôt avec 20 000 masques FFP2 qui étaient réservés pour Tenon. »
Temps de parole
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Depuis le 24 janvier, la détection du premier cas de coronavirus en France, les personnels de santé ne cessent de le répéter, il manque des masques. Pourquoi la France n'en a pas assez ? Est-ce la faute à un dysfonctionnement majeur ?
Pourquoi la France manque-t-elle de masques ? Interrogation et angoisse de tous les soignants, on vient d'en parler, et des millions de salariés qui continuent de travailler. Et désormais sujet politique, pourquoi cette pénurie ? Alors qu'après la pandémie de grippe H1N1 en 2009, nous étions l'un des pays les mieux dotés au monde en nombre de masques médicaux par habitant. Regardez ce reportage de l'époque dans une usine de Rouen dans la Loire.
Depuis la crise de la grippe aviaire, la société est en contrat avec l'État. Elle s'est engagée à lui fournir 50 millions d'unités.
En France, on est relativement près, on a beaucoup de masques en stock, et à partir de là, on a anticipé sur cette crise. Alors que dans les autres pays européens, l'anticipation a été nettement plus faible. Voilà, ça tourne à plein régime. Il y avait des centaines de millions de masques, plus d'un milliard, disponibles dans les stocks d'État. Que s'est-il passé ensuite ? Le ministre de la Santé, Olivier Véran, y est revenu hier soir sur l'interpellation de Bruno Retailleau au Sénat. Il y a eu la grippe H1N1. Il y a eu une saisine du Haut Conseil de Santé publique.
Et il y a eu une décision à l'époque, qu'on peut revisiter avec un peu de recul, qui consistait à dire « Il n'est plus nécessaire de conserver et de réalimenter des stocks d'État en masques chirurgicaux et en masques FFP2 ». Il avait été considéré qu'avoir des stocks qui peuvent périr avec le temps, se périmer, n'était pas indispensable dans la mesure où les productions de masques étaient gigantesques, notamment en Chine, et qu'on pourrait s'alimenter le moment venu. Nous étions un pays, hélas, qui n'était pas préparé, du point de vue des masques et des équipements de protection, à une crise sanitaire, en raison d'une décision qui a été prise il y a 9 ans.
À cause d'une décision d'il y a 9 ans, dit Olivier Véran, 2011, Xavier Bertrand est ministre de la Santé. Décision est prise de ne pas renouveler ce stock de plus d'un milliard de masques, ce qui ne veut pas dire le supprimer. En langue techno, on parle du lissage, du renouvellement des stocks. Mais le nombre de masques détenus par l'État a commencé à baisser. Il baisse année après année jusqu'à la situation d'aujourd'hui. 2013, autre décision, cette fois sous le ministère de Marisol Touraine. Plus de masques FFP2 dans le stock d'État. Seuls les masques chirurgicaux, qui sont moins chers et plus simples à stocker, continuent d'amplir les réserves stratégiques.
Les masques FFP2 doivent être gérés par les employeurs, les entreprises. Mais c'est bien de FFP2 dont nous avons besoin aujourd'hui, et dont les commandes et la production ont été relancées en urgence fin février.
Bonsoir Xavier Bertrand. Merci d'être en direct avec nous depuis Saint-Quentin dans les Hauts-de-France, région que vous présidez. Une première question avant de passer la parole à Patrick Cohen sur la situation dans votre région, les Hauts-de-France, la quatrième région la plus touchée après l'Île-de-France, le Grand Est, l'Auvergne et l'Auvergne-Rhône-Alpes. Est-ce que les mesures annoncées au plan national vous suffisent ? Ou est-ce que vous allez prendre ou encourager des initiatives locales comme Paris ou Nice ont pu le faire ? Alors vous parlez de quoi ? Sur le plan sanitaire, sur le plan des mesures de sécurité et d'ordre public ?
Parce que sur le plan sanitaire, aujourd'hui, il faut le savoir, c'est l'État qui a la main, et c'est une très bonne chose, que la stratégie soit une stratégie nationale. La situation aujourd'hui, je parlerai bien moins bien de ce sujet que Gilles Pialou et que Michel Simès, c'est que c'est le sud de la région. Parce qu'il y a eu le premier foyer dans l'Oise, qui a été en première ligne, et sur lequel il y a le plus de tensions. Le CHU d'Amiens, les hôpitaux de l'Oise, et un peu ceux de l'Aide.
Dans le Nord-Pas-de-Calais, on se prépare, on arme des lits de réanimation, toujours plus tous les jours, mais aujourd'hui, nous ne sommes pas dans la même situation que ce que connaissent les soignants, notamment de Grand Est, et de ce que ça prête à connaître, notamment les soignants en Ile-de-France. Mais on se prépare au maximum. Et maintenant, je le dis également, je ne suis pas médecin, mais c'est vrai que tant qu'il n'y a pas de vaccin, la meilleure des protections, c'est le confinement. C'est le confinement. Parce que le virus, Covid-19, ce n'est pas un virus qui rentre par la fenêtre, ce n'est pas un virus qui frappe à la porte. Si vous ne circulez pas, ce virus ne circule pas.
Et ça, il faut bien le comprendre, personne n'est un surhomme. Et celles et ceux qui ne respectent pas les règles de confinement parce qu'ils se pensent plus fort, ce sont des abrutis qui se mettent en danger et qui mettent en danger les autres. Le président de la République l'a dit, l'a rappelé, respecter ces consignes de confinement, ce n'est pas une option. C'est vraiment une obligation. Pour soi, comme pour ceux qu'on aime.
Bonsoir, Xavier Bertrand. Sur le plan économique, que dites-vous aux chefs d'entreprise et aux salariés de votre région ? Poursuivez votre activité autant qu'il est possible de le faire ou bien protégez-vous, restez chez vous et nous ferons le reste.
Aujourd'hui, en première ligne, on a besoin des soignants, tous les soignants, publics, privés, ceux dans les hôpitaux, dans les cliniques, mais aussi les médecins libéraux et aussi tous les professionnels de santé. N'oublions pas toute la chaîne de la santé qui est sous tension. Parfois, ils sont épuisés, mais ils font un boulot extraordinaire. On le sait, on le dit, vous avez vu, notamment à 20h, les gens sortent à leur fenêtre, à leur balcon pour les applaudir. C'est vraiment quelque chose d'essentiel. Il y a aussi ceux qui nous protègent, ceux qui font respecter les consignes de confinement.
Et puis, il y a aussi beaucoup de Français, et il ne faut surtout pas les oublier, qui continuent à aller bosser, qui ne peuvent pas pratiquer le télétravail. Et heureusement qu'ils sont là pour qu'on ait de l'eau, de l'électricité, du chauffage et aussi pour qu'on se nourrisse. Soigner, c'est la première des priorités. Mais aussi, pour que la vie puisse continuer, même si la vie n'est pas normale, on a besoin aussi de ceux qui l'on nourrissent, de celui qui se lève à 5h et qui prend le camion pour aller livrer, de la caissière de supermarché, les agriculteurs qui continuent à travailler et aussi l'agroalimentaire.
Et il faut bien comprendre que ceux-là, ils ont besoin d'être protégés, mais il faut aussi leur dire merci. C'est la raison pour laquelle je pense que pour tout cela, tous ceux qui travaillent, soignants, forces de secours, et aussi ceux qui contribuent à continuer à faire tourner le pays, il faudra que l'on mette en place, sitôt la fin de l'épidémie, une prime de reconnaissance nationale. Parce qu'en plus, ne l'oublions pas, ce ne sont pas les mieux payés.
Ceux qui sont là le matin, et on le voit bien, moi je le vois en allant faire des courses, quand vous dites merci, notamment à la caissière du supermarché, vous voyez qu'elle n'est pas comme d'habitude, parce qu'elle est aussi inquiète, est-ce que les mesures de sécurité sont suffisantes ? Et pourtant, en respectant les mesures d'hygiène qu'on a rappelées, qu'on a rabâchées, il ne s'agit pas de radotées, moi ça fait des semaines que j'applique ces mesures et que j'indique, au début on pensait que je plaisantais. Ces mesures-là, elles restent effectivement efficaces.
Une prime donc pour les salariés qui acceptent de continuer, avez-vous dit. La question des masques, Xavier Bertrand, Olivier Véran, vous l'avez entendu.
Je veux juste un point sur cette question, sur cette question de prime. Je pense que c'est une prime qui doit être versée par l'État. Par l'État, ce n'est pas la prime des entreprises qu'elle peut verser, les entreprises connaissent aujourd'hui bien d'autres difficultés. Mais si l'État ne le faisait pas, moi au niveau de la région des Hauts-de-France, je le ferais. On a décidé d'accorder la gratuité aux soignants qui sont obligés, qui sont obligés de prendre le train ou qui prennent effectivement des bus interurbains. Et on est en train de regarder comment on peut aussi en faire bénéficier toutes celles et ceux dont on a besoin aujourd'hui qu'ils travaillent.
La question des masques, Olivier Véran, vous l'avez entendu faire monter le problème à 2011. Vous étiez ministre de la Santé. Avez-vous décidé de déstocker les masques médicaux à ce moment-là ?
Bien sûr que non, parce qu'en plus, c'est moi qui ai constitué ces stocks. J'ai été chargé par Jacques Chirac, quand j'ai été nommé jeune ministre, de préparer le pays pour les urgences sanitaires et les risques sanitaires. Nous étions à l'époque, avec des informations qui nous venaient, notamment de Chine, du Vietnam, avec le risque de la grippe aviaire H5-NA, qui présentait des taux de mortalité et très important. Et je me suis rendu en Asie pour voir quel était l'état de préparation et j'ai surtout vu que si nous pensions pouvoir compter sur les masques, notamment des industriels chinois, on risquait d'avoir des sérieuses déconvenues. Pourquoi ?
Parce que le ministre chinois de la Santé m'avait dit que si jamais il y avait un problème, il réserverait en priorité les masques pour eux et que nous nous serions servis après. À mon retour, j'ai proposé au président de la République qu'on passe des commandes d'État pour que l'on crée des usines de masques et qu'on renforce les capacités de production des usines en France. C'est la raison pour laquelle aujourd'hui il y a toujours certaines de ces usines et à l'époque nous commandions jusqu'à un tiers de la production annuelle. Donc je n'allais certainement pas défaire ce qui avait été fait.
Vous savez, Roselyne Bachelot et moi-même, je ne sais pas si vous vous souvenez, on nous a accusés d'en faire beaucoup trop.
Oui, il y a eu une commission
en quête d'ailleurs là-dessus. Je pense que le rôle des politiques c'est de prévoir le scénario du pire. Les professionnels de santé doivent prévenir, alerter et le politique doit clairement décider. Quand j'ai quitté mes fonctions, il y avait 1,4 milliard de masques en France. 600 millions de masques FFP2 et 800 millions de masques chirurgicaux parce que là aussi, certains m'avaient dit que j'avais vu trop grand. C'est parce que les caissières de supermarché, les éboueurs dont on a besoin, tout cela était aussi doté de masques.
Et en 2011, pour être très précis, le ministre de la Santé, qui je me suis entretenu ce matin au téléphone, pas seulement sur cette question-là, eh bien d'accord, le Haut Conseil de la Santé publique, son avis, d'ailleurs que je vais mettre en ligne après cette émission, ne dit qu'une seule chose concernant les masques. Il dit que les masques FFP2, le masque FFP2, vous l'avez, vous pouvez le lire, vous pouvez le dire, ils sont réservés aux professionnels de santé et que pour toutes les autres catégories, pour toutes les autres catégories, c'est le masque chirurgical. Donc la vaccination des stocks,
c'est après vous, c'est 2013, c'est ça ?
En 2013, il y a un autre avis que vous avez certainement, qui est un avis, même pas du ministère de la Santé, du secrétariat général de la Défense nationale, qui dit qu'à partir de cette date, c'est chaque employeur qui devra fournir les masques à ses salariés. Sauf que c'est à partir de ce moment-là que l'on doit avoir toutes les questions. Vous savez, je l'ai dit très clairement, l'heure aujourd'hui, elle est à zéro polémique. Vous me connaissez ? Vous savez que je ne suis pas un soutien du président de la République et pourtant aujourd'hui, je suis derrière lui. Et nous aurons tous à répondre à ces questions-là.
Et s'il y a une commission d'enquête, ce n'est pas à moi de la décider, mais je répondrai de ce que j'ai dû faire pendant mes fonctions et on devra aussi comprendre pourquoi on est passé d'un milliard 400 millions à 145 millions au moment où Olivier Véran prend lui ses fonctions. Mais en attendant, il n'y a qu'une question à se poser. Combien de masques sortent chaque jour des usines françaises ? Et je sais que le ministre de la Santé m'a assuré que vraiment, tout était fait pour que ça tourne 6 jours sur 7, 7 jours sur 7 bientôt. Il a lui-même passé des commandes complémentaires. Et la question, la deuxième, c'est comment ça arrive à tous les professionnels de santé en priorité.
C'est ça aujourd'hui qui doit nous guider et pour les réponses à toutes les questions légitimes, elles devront être apportées par tous les ministres, même moi qui ai quitté mes fonctions, voilà 8 ans. Et vous savez pourquoi ? C'est surtout parce que si demain, après-demain, nous connaissons une autre épidémie, est-ce que cette fois-ci, nous serons vraiment préparés ? Parce que je pense que, je le dirais moins bien que Gilles Gallou et Michel Cymes, les moments les plus difficiles sont devant nous. Je crois que c'est clair. D'un point de vue sanitaire, d'un point de vue économique et aussi parce que le confinement, c'est une épreuve.
On est au quatrième jour et quand on comprend que ça ne sera pas qu'un jour mais plus, et c'est une évidence, psychologiquement, pour les plus fragiles, pour ceux qui sont seuls, c'est vraiment pas simple. Et je sais qu'en tant que président de région, on essaye de mettre en place des initiatives pour éviter, notamment que ceux qui sont isolés ne se sentent vraiment abandonnés. C'est toutes ces initiatives-là et vous savez, les Français, on est comme on est, on est à l'heure, on est capables de se diviser, mais il y a peut-être des moments où on sait aussi se retrouver. Merci beaucoup.
Merci Xavier Bertrand d'avoir accepté d'être en direct avec nous dans cet avou depuis la région des Hauts-de-France, depuis Saint-Quentin, dans les Hauts-de-France, région que vous présidez. Merci beaucoup. Une réaction, Gilles Pialou. Vous dites que cette polémique-là, elle est inaudible aujourd'hui ?
Non, ce qui est inaudible, vous avez Bertrand l'a bien dit, c'est inaudible. On n'est pas à savoir si c'est 2009, 2013. Pitié, pas cette discussion politicienne. Il y a une carence de masques, on le sait, on gère la gestion de cette carence. Je vous donne un seul exemple. Je suis allé, très concret, je suis allé faire une formation par Skype devant une centaine de médecins généralistes volontaires, mobilisés, du 20e, du 19e, un soir, avec mon hygiéniste de l'hôpital. Et on a discuté de comment on pouvait s'organiser la télémédecine. C'est le jour où est tombée l'information selon laquelle les médecins généralistes en France auraient 18 masques par semaine pour s'organiser.
Quelle est la légitimité sanitaire de donner 18 masques à un médecin libéral ? Elle est nulle sur le plan fonctionnel. Ils ne peuvent rien faire. Ça ne correspond à aucune structure. C'est juste une réponse politique à une gestion de la carence de masques. Moi, je ne sais pas les responsabilités. Je sais que nous, on est extrêmement vigilants. Ça induit, cette carence de masques, induit des comportements à l'intérieur même de l'hôpital où les blocs sont fracassés, les portes de blocs sont fracassées la nuit pour que les gens récupèrent des masques. On est obligé de mettre des portes doublement fermées avec des doubles serrures, etc. Pour éviter les vols de masques.
On s'est fait braquer un camion sorti de dépôt avec 20 000 masques FFP2 qui étaient réservés pour Tenon. S'il n'y avait pas eu... Voilà, je ne sais pas. Depuis décembre, on sait qu'il y a un virus respiratoire qui circule. Je ne sais pas où sont les masques d'avant. Je ne sais pas où sont les masques français. Ce que je sais, c'est qu'on a passé de masques et qu'on n'est pas prêt pour cette histoire sur les bases.
Xavier Bertrand