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interviewLe Média (sur YouTube)· 25 janvier 2025 13 min

À QUEL PRIX LE PS S’EST VENDU ? ON A « FACT-CHECKÉ » LES « CONCESSIONS » DE BAYROU

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

pour ne rater aucune de nos vidéos n'oubliez pas de vous abonner et d'activer la cloche rien ne va plus au NFP épisode 1246 le sketch de l'imminente rupture définitive le groupe socialiste à l'Assemblée n'a pas voté la motion de censure contre le gouvernement de François baayrou après son discours de politique générale la semaine dernière pour Jean-Luc Mélenchon la censure distinguant la majorité de l'opposition le Parti socialiste se pose désormais en soutien sans participation du gouvernement nous sommes censés être alliés et partenaires et un des partenaires engage une discussion surprise avec le gouvernement et nous n'en sommes tenus informés d'aucune manière le Parti socialiste à l'évidence comme l'a dit Éric coocrel n'est plus un partenaire c'est un allié et encore de circonstances Olivier fort affirme que si les concessions accordées par le Premier ministre étaient suffisantes pour ne pas le censurer immédiatement ce n'est pas pour autant un blanc sein accordé à François Baayou le résultat de cette négociation n'a pas miraculeusement trans former le futur budget en budget de gauche les lois de finances ne sont pas celles que nous adopterions si nous étions au pouvoir mais c'est notre honneur d'avoir évité aux Français et aux Français ces mesures qui ont un impact direct sur le pouvoir d'achat leur capacité à se soigner à offrir une éducation de qualité à leurs enfants de rétablir un minimum de justice fiscale la négociation n'étant pas terminée il pourrait censurer plus tard mais que personne ne s'y trompe si nous avons le sentiment que le débat est verrouillé et ne permet pas d'aller au bout des alternatives nous déposerons une motion de censure alors ques sont ces fameuses concessions les choses ont un peu décanté on peut sortir les listes et les calculettes pour évaluer un petit peu tout ça aujourd'hui on joue au fact checker pour le média le contexte François baayrou a une majorité parlementaire aussi faible que son prédécesseur là où Michel Barnier avait choisi de draguer le RN pour s'éviter une censure le nouveau Premier ministre a semblé tendre la main à la gauche c'est avec le PS qu'il a conclu des deals échange de bons procédés baayrou a besoin d'une noncensure le Parti socialiste a besoin de se distinguer des insoumis fort disait explicitement vouloir obtenir des concessions remarquables sur les retraites ou le budget c'est-à-dire des trophées à faire valoir dans la bataille interne à la gauche si il n'y avait pas de concession qui était des concessions remarquables pour les Françaises et les Français et bien nous étions prêts à nouveau à prendre nos responsabilités y compris par la censure nous ne le souhaitons pas nous souhaitons des avancé nous souhaitons qu'il y ait un dialogue fructueux qui juste quiici n'a jamais eu lieu le patron du PS se pose en représentant d'une gauche qui fait avancer les choses pour les Français depuis 10 jours nous sommes entrés en négociation avec vous et vos ministres nous avons fait ce choix non pour négocier une place obtenir un ministère ou un avantage quelconque nous l'avons pris pour vous arracher des concessions qui n'auraiit pas vu le jour sans cette discussion nous n'avons pas la négociation honteuse face à cette rhtorique de la gauche responsable les insoumis rétorquent que ces concessions sont insuffisantes pour contrebalancer le budget austéritaire qui se prépare et la future politique retaillot Vals d'armanin pour Mélenchon cet accord est infructueux et les concession grotesque qui a raison avant de se demander politiquement s'il fallait négocier on peut déjà essayer d'évaluer la nature de ces concession que valent-ell ont-elles vraiment été arraché nous restons dans l'opposition à ce gouvernement ce que nous avons décidé aujourd'hui de faire c'est de rester utile aux françaises et aux Français et d'aller gagner les victoires utile aux françaises et aux Français gagner un meilleur financement de long d'â et ce meilleur financement c'est 12000 postes en plus nous avons arraché également le maintien de ces 4000 postes d'enseignants et de plus de 2000 postes pour les aesh voilà ce que nous sommes allés arracher toutes les fois où le gouvernement ne respectera pas les engagements qu'il a écrit nous serons les premiers à déposer une motion de censure idéalement il faudrait comparer méticuleusement trois documents les de demandes initiales du parti socialiste le 8 janvier une liste de 37 mesures la lettre de François baayerou dans laquelle il officialise un accord sur 23 mesures le 16 janvier et le communiqué dans lequel le PS vente le résultat de ses négociations en énonçant 14 mesures arrachées notez que ce communiqué et la lettre du Premier ministre ne se recoupe pas entièrement moi je suis parti d'un article de check news le service fact checking de libération il établit que parmi les 23 mesur cité dans le courrier de François baayrou seulement se sont réellement des conséquences de la négociation avec le Parti socialiste car en effet ou neu autres le décompte exact diffère selon la manière de catégoriser les mesures sont des confirmation de ce qui était déjà prévu des mesures déjà présentes dans le budget 2025 de Barnier ou annoncé par lui on rappelle que baayrou a repris pour son propre projet de loi de finan le texte de Michel Barnier ou plus exactement la sortie de la première lecture du Sénat d'ailleurs quatre mesures viennent d'amendement voté au Sénat et enfin quatre autres sont présenté comme des concessions par le Premier ministre mais n'ont pas été demandé par les négociateurs du PS ce serit trop laborieux là de rentrer dans le détail mais c'est important de quantifier les choses on voit qu'il y a peu de concession stritosensu Baayou fait passer pour tel des propositions qui sont en fait des propositions reconduites par ailleurs plusieurs de ces mesures sont moins par rapport à leur version déjà pas très généreuse du budget Barnier détaillons plutôt le communiqué du PS qui choisit de ne retenir que 14 mesures car ils ont sans doute conscience que certaines propositions de baayrou ne peuvent même pas prétendre au statut de concession mais même sur celles qui ont été mises en avant par le PS on peut encore débattre abandon du gel des pensions de 17 millions de retraités ça c'est une blague c'est déjà en vigueur puisque cet abandon est dû à la censure du gouvernement Barnier qui a fait sauter le projet de loi contenant ce gel on a ensuite deux bonnes mesures baisse des taxes sur l'électricité et remboursement des consultations médical mais qui a suivi la séquence du budget sait que ce sont des concessions que Barnier avait lâché à Marine Le Pen à la toute fin pour tenter d'acheter la non-censure du rassemblement national ces deux mesures étaient donc déjà virtuellement intégrées au budget de l'État ou de la sécurité sociale hausse du budget en matière de soins et d'hospitalisation c'est réel mais l'article de check news expliquait que cette hausse ne faisait que correspondre grosso modo à l'augmentation naturelle des dépenses abandon des 2 jours de Caren supplémentaires pour les fonctionnaires très bien le PS la présente comme une victoire arrachée mais elle était déjà largement esquissée dans les négociation avec les syndicats viennent ensuite deux véritables concessions l'abandon de la suppression de 4000 postes d'enseignants et la création de 2000 postes d'accompagnants d'élèves en situation de handicap mais alors là petit problème les les sénateurs viennent d'annuler jeudi la mesure sur les 4000 postes d'enseignants il faudra attendre la commission mixte paritaire le 30 janvier pour savoir définitivement s'il y aura 4000 postes en moins à moins que Baayou n'intervienne par un 493 à ce moment-là budget outreem réhaussé ça en fait c'était une demande largement transpartisane donc c'est pas le Parti socialiste lui seul qui l'a obtenu moins d'effort demander aux collectivités alors là en fait ce sont les sénateurs qui sont déjà intervenus hausse du taux de la taxation des transactions financières de 0,1 % et rationnalisation du crédit impôrecherche et bien ce sont également des addition déjà préparé par le Sénat quant à la mesure sur les hauts patrimoines l'idée d'une taxe anti-optimisation pour les hauts patrimoine évoqué par baayrou n'en est actuellement qu'à un stade embryonnaire il se dit que la mesure attendra plutôt le budget 2026 et enfin la réforme des retraites le communiqué du parti à la rose se réjouit d'avoir obtenu de BA ou une rediscussion par les partenaires sociaux et que si ceuxci ne trouvve pas d'accord ce sont les parlementaires qui auront le dernier mot afin d'éviter que le mdeef ait une sorte de veto pendant les négociations mais la condition ajoutée par baayrou dans son courrier à savoir qu'un éventuel texte proposé au parlementaire soit équilibré financièrement risque de bloquer tout retour possible d'un texte devant l'Assemblée d'autant que mardi la ministre du Travail revenait sur ce deal du dialogue social issu soit un accord global qui vous sera présenté soit des accords précis sur des sujets précis sur lesquels la réforme de 2023 peut-être perfectible je pense à la question de la pénibilité je pense à la question des femmes je pense à la question du travail des senniors et s'il n'y a pas d'accord et bien il n'y aura pas de discussion et on reviendra à la réforme de 2023 s'il n'y a pas d'accord des partenaires sociaux on en revient à la réforme borne de 2023 sans passer par le Parlement donc en contradiction avec les promesses de baayrou le Premier ministre a dément et la ministre est revenue sur ses propos mais en conservant un flou on ne comprend rien on sent que le gouvernement veut maintenir un enfumage sur ce dossier et veut jouer la montre le Premier ministre s'était engagé à ce que la démocratie est le dernier mot et à ce que quoi qu'il passe se passe ça soit les députés qui décident à la fin une de ces ministres a dit l'inverse à l'Assemblée nationale il y a de jours c'est pas possible qu'il y ait des contradictions et une cacophonie gouvernementale le deuxième souci c'est que le gouvernement le Premier ministre a refusé de bloquer l'application de la réforme et donc que nous allons discuter pendant que la réforme continue à s'appliquer je vous laisse juge du bilan de ces négociations pour l'instant la plupart des mesures présentées comme des concessions ne sont pas le fruit des négociations PS Baayou mais viennent soit du budget initial de Barnier soit d'amendements sénatoriaux la puissance de transformation du budget par les socialistes ici est comparable à l'efficacité de ce garçon qui arrête et relance une rame de métro tant mieux si ces mesures sont sécurisées elles sont plutôt bonnes mais faut pas les présenter comme des victoires arrachées vous arrachez des concessions qui n'aurait pas vu le jour sans cette discussion et certaines des véritables concessions sont déjà menacées d'être détricoté notamment pour cette raison mercredi le groupe PS au Sénat a voté contre le projet de loi de fin 2025 pour en avoir une interprétation politique définitive il faudrait mettre finement en balance ses gains avec 1 l'ampleur de la trajectoire austéritaire qui sont censés freiner la totalité des concessions réell c'est nouvelle par rapport à Monsieur Barnier de François berou fait au socialistes je l'estime à peu près à 430 millions d'euros et d'un autre côté il y a 9 milliards de baisses de dépenses publiqu en plus qui ont été adoptés au Sénat soit proposition de gouvernement soit des sénateurs donc vous voyez bien que c'est une purge austéritaire à mettre en balance aussi de avec le fait d'avoir permis au gouvernement tout le mois de janvier de jouer la montre et de se présenter comme un gouvernement qui accepte les compromis TR il faut aussi se demander si ces négociations permettent durablement et efficacement que le gouvernement ne se tourne pas vers le rassemblement national et 4re il faut aussi en évaluer le coût politique pour l'unité de la gauche une grogne interne au PS monte déjà chez les plus opposés au retour de la Hollandie bon je crois que Jean-Luc Mélenchon a pu craindre une menace quand il a vu début janvier que les négociations commençaient à prendre entre le gouvernement et le reste du NFP et que le PS pouvait finir par en tirer quelque chose de vendeur mais de fait Baayou lâche tellement rien qu'en voulant avantager le PS face à LFI il finit en fait indirectement par donner raison à Mélenchon quand il dit qu'il n'y a rien à négocier avec le gouvernement on se retrouve dans 2 semaines [Musique]

À QUEL PRIX LE PS S’EST VENDU ? ON A « FACT-CHECKÉ » LES « CONCESSIONS » DE BAYROU — François Bayrou · Pourquijevote