Municipales : LFI surprend, le RN confirme - C dans l’air - 16.03.2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Quels sont les facteurs de la baisse historique de la participation aux municipales ?
- 4:00RelanceRéponse directe
Le changement du mode de scrutin dans les petites communes a-t-il joué sur l'abstention ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Quels enseignements tirer de la performance d'E.Philippe au Havre ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Le RN confirme-t-il son ancrage local avec ces résultats ?
- 10:00RelanceRéponse directe
Les accords entre PS et LFI se multiplient-ils malgré les consignes nationales ?
- 12:00OuverteRéponse directe
La droite peut-elle tenir ses digues face à la poussée des extrêmes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00B.TeinturierChiffre
« On a donné 56 % de participation. C'est historiquement le plus mauvais résultat pour des élections municipales depuis la Seconde Guerre mondiale, à l'exception évidemment de 2020 et du covid. »
- 3:30B.TeinturierChiffre
« Quand on demande aux Français les sentiments qu'ils éprouvent pour la politique, 81 % citent le sentiment négatif. C'était 65 % en 2014. »
- 11:00B.BagayokoFait
« Ca montre que le chemin de la rupture dans des villes populaires, c'est le chemin qu'il faut, pour l'ensemble des territoires populaires. Saint-Denis écrit l'histoire. »
- 11:30L.AliotFait
« J'y vois la force du RN dans le Sud et aussi une équation personnelle et une population qui me fait confiance dans la gestion de la ville. »
- 13:30J.BardellaFait
« Chacun doit prendre ses responsabilités. Partout où le contexte local le permet, le RN tend la main aux listes de droite sincères, aux listes indépendantes et à tous ceux qui refusent à la fois le désordre de l'extrême gauche et la dilution dans le macronisme. »
- 14:30B.RetailleauFait
« Nous ne faisons pas la politique du pire. La seule consigne que je donne ce soir, c'est aucune voix pour LFI. »
- 15:30M.BompardFait
« Nous tendons la main aux autres listes engagées dans ce scrutin pour permettre, partout où la droite et l'extrême droite menacent, la constitution d'un front antifasciste au 2d tour de l'élection municipale. »
- 16:30F.HollandeFait
« La clarté, ça veut dire qu'on ne fait pas d'alliance et on mobilise tous les électeurs qui veulent faire gagner la gauche. »
- 17:30G.AttalFait
« Nous sommes et resterons d'une clarté absolue. Nous ne participerons avec aucune alliance directe ou indirecte ni avec l'extrême gauche de LFI ni avec l'extrême droite de Reconquête!, du RN ou l'UDR d'E.Ciotti. »
- 19:30A.GarcinFait
« Roubaix ne doit pas devenir le trophée d'un parti ni le marchepied d'ambitions nationales. Notre ville mérite mieux que d'être instrumentalisée par le parti de J.-L.Mélenchon. »
- 22:30P.DessertineFait
« On a le budget de sécurité le plus faible de toutes les grandes villes françaises et on est dans un contexte où on a une montée très forte du trafic de stupéfiants à Bordeaux et autour de Bordeaux. »
- 23:30S.KnafoFait
« La ville heureuse. »
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-Je reste ici. ... - C.Roux: Bonsoir.
Bienvenue. Depuis hier soir, c'est une autre campagne qui a commencé. Face à la poussée de LFI et l'ancrage local qui se confirme pour le RN, les états-majors des vieux partis de droite et de gauche doivent tenir les digues, et entre les promesses d'avant premier tour et la réalité arithmétique, les consignes nationales sont parfois difficiles à défendre.
Des accords entre le PS et LFI qui se concrétisent, comme à Toulouse et Limoges, des candidats socialistes qui refusent la main tendue des insoumis, comme à Marseille et à Paris. A droite, les chefs de parti se sont réunis avec une stratégie martelée: pas d'accord d'appareil avec le RN. Est-ce que ça peut tenir, avec des résultats en repli pour LR?
Qui sont les gagnants et les perdants de ce 1er tour? Y a-t-il des enseignements pour la prochaine présidentielle? Un nouveau rapport de force politique?
Nous allons en parler ce soir. Avec nous pour en parler, J.Jaffré, politologue et chercheur associé au Cevipof.
C.Cornudet, vous êtes éditorialiste politique aux "Echos". S.Quéméner, vous êtes rédactrice en cheffe à "La Tribune Dimanche".
B.Teinturier, vous êtes directeur général délégué à l'institut de sondage Ipsos. Bonsoir.
Merci de participer à ce "C dans l'air" en direct. Un mot pour commencer avec vous, B.Teinturier, sur la participation.
On a les chiffres d'abstention. ...
En termes de participation, c'est un très mauvais score, en réalité. - B.Teinturier: On a donné 56 % de participation.
C'est historiquement le plus mauvais résultat pour des élections municipales depuis la Seconde Guerre mondiale, à l'exception évidemment de 2020 et du covid. C'est un résultat qu'il faut plutôt comparer à 2014. On était à 63 %.
C'est une baisse très importante, spectaculaire. Plusieurs facteurs ont joué. Il y a des événements internationaux, comme l'Iran, qui ont fait écran à la campagne des municipales.
Surtout, il y a une vraie crise profonde du politique, qui atteint maintenant le niveau municipal. Quand on demande aux Français les sentiments qu'ils éprouvent pour la politique, 81 % citent le sentiment négatif. C'était 65 % en 2014.
Les sentiments négatifs qui prévalent, c'est la déception, le dégoût. 35 % et 25 % respectivement, et 15 % pour la colère. Il y a ça qui a joué.
Quand il y a de l'enjeu, y compris dans les grandes villes...
Au contraire, on voit des hausses de participation, y compris par rapport à 2014. Quand il y a de l'enjeu, les électeurs se déplacent. Dieu sait s'il y avait de l'enjeu dans les grandes villes.
Ce qu'on voit quand même, c'est que nous avons 2 modèles d'élections municipales. Le modèle un peu classique, où on dit "enjeu local", et c'est vrai...
Et puis, les grandes villes. Ca fonctionne différemment. Les questions de bilan sont beaucoup plus critiquées.
La qualité de vie est beaucoup plus critiquée dans son évolution. Les questions financières également. L'appartenance partisane joue beaucoup.
Ce sont des mini-présidentielles, des cas de figures hyper personnalisés. L'étiquette politique devient une variable de distinction. - C.Roux: Nous allons ce soir analyser les leçons du scrutin dans les grandes villes et ailleurs.
On aurait tort d'enjamber ce chiffre de participation, qui est en baisse. Une baisse historique. Un des plus mauvais scores de la Ve République.
On a toujours dit que l'élection municipale, il y avait un lien entre le maire et les Français...
Ce lien est en train de s'abîmer. - J.Jaffré: Ce qui est vrai, c'est que les municipales n'échappent pas à la crise générale du système politique.
C'est effectivement l'un des enseignements les plus importants du scrutin d'hier. Dans cette crise du système politique, c'est également la pression des extrêmes sur le jeu partisan qui est un 2e élément. Dans la crise, l'abstention joue un rôle.
Cette abstention est aussi le produit de 2 choses qu'il ne faut pas oublier. D'une part, la violence de la guerre en Iran et la place qu'elle a prise dans les médias. Ca a fait que les médias n'ont pas joué leur rôle habituel de mobilisation de l'opinion dans les 10 jours précédant le scrutin.
Vous n'avez pas eu la place habituelle des municipales dans la couverture des médias. Il faudrait la comparer entre 2014 et 2026. J'invite par exemple un institut de sondage bien connu comme Ipsos à regarder cette question.
Ce sera intéressant de regarder la différence. 2e élément à ne pas oublier, c'est qu'il y a eu le changement du mode de scrutin dans les toutes petites communes. Les petites communes, c'est plus de 20 000, représentant 12 millions d'électeurs, dans lesquelles on a imposé...
C'était pour de bons motifs, mais le résultat n'est pas une réussite. On a imposé le fait qu'il y ait une liste complète, qu'on n'ait plus le droit de panacher, de rajouter un nom, que la parité homme-femme doit être respectée. Ca a abouti à ce qu'il y ait une seule liste dans 63 % des communes françaises. 2e travail que nous commandons à l'institut Ipsos...
Il faudrait regarder quel est le taux d'abstention quand il n'y a qu'une seule liste. - C.Roux: Ce point est important.
Question. Au 1er tour des municipales, 33 305 maires élus dès le 1er tour. Voilà peut-être une des raisons qui font que ces gens ne se sont pas déplacés pour aller voter. - C.Cornudet: Vous parlez du panachage.
Jusqu'à présent, dans les petites communes, même s'il y avait une seule liste, on avait le droit de rayer des noms, d'en ajouter d'autres. On savait pourquoi on se déplaçait. Ca a été interdit.
On s'était rendu compte qu'il y avait plus de noms barrés féminins. La parité n'était pas obtenue. On a changé le mode de scrutin pour interdire le panachage.
Pourquoi vous vous déplacez pour aller voter quand il n'y a qu'une seule liste et que vous ne pouvez pas agir dessus? Il suffit qu'une personne vote pour cette liste pour que le maire soit élu. La question est très juste. - C.Roux: Il y a peut-être des leçons à tirer. - B.Teinturier: Chez les abstentionnistes, c'est la 1re raison, à égalité avec le fait que "ces élections ne changeront rien à ma vie quotidienne"...
La 1re raison, c'est "dans ma commune, les résultats sont connus d'avance". Ca a dû augmenter avec le changement du mode de scrutin. - S.Quéméner: De ce qu'on comprend de ce qui s'est passé à Paris, Lyon et Marseille, il y a eu l'effet inverse.
Il y a eu un changement de la loi. On votait à la fois pour le conseil d'arrondissement et pour le Conseil de Paris à Paris...
A Lyon, c'était même 3 élections. Pour Paris et Lyon, on a eu des retours de participation qui font qu'il y a eu un plaisir de la part des électeurs à voter 2 fois, pour l'arrondissement et pour l'enjeu qui pouvait être national...
A Paris, il y a une forme d'enjeu national, à Lyon aussi. Maintien ou pas du PS, des Ecologistes dans les 2 premières villes de France. Le changement de loi qui a joué sur le panachage qui, visiblement, a des effets sur la participation, et en même temps PLM, dont on ne savait pas du tout ce que ça allait donner... - C.Roux: Question. - B.Teinturier: C'est un point très intéressant.
Ils sont toujours beaucoup plus abstentionnistes que leurs aînés. C'est une constante et on la retrouve. Quand vous comparez ce que les jeunes ont fait aujourd'hui, hier soir, par rapport à 2014, c'est stable.
La faiblesse de la participation est moins due aux jeunes qu'aux autres catégories, qui ont moins voté que la dernière fois. Relativement, c'est plutôt stable chez les jeunes et moins mobilisé chez les plus âgés. - C.Roux: Il y en a qui ont fini avec les municipales, ceux qui ont été élus dès le 1er tour.
D.Lisnard, R.Ménard, J.-F.Copé, F.Roussel...
Puisqu'on est sur les figures nationales, on peut peut-être dire un mot sur le cas du Havre et d'E.Philippe. L'un des enseignements qu'on voulait suivre de très près, c'était le score d'E.Philippe, dont on disait qu'il était menacé.
Il s'en sort avec un score honorable, peut-être pas une certitude de victoire au 2nd tour, mais il est en bonne position. - S.Quéméner: Il est détendu.
Il y a eu une forme d'inquiétude dans la dernière ligne droite. Un sondage commandé par le milliardaire conservateur P.-E.Stérin...
Il y avait beaucoup de questions. Ce sondage était très controversé. Ce sondage le donnait en assez mauvaise position.
Il peut peut-être dire merci à ce sondage, qui fait qu'il y a sans doute eu une mobilisation de son camp au Havre. Il avait conditionné sa candidature à la présidentielle à sa victoire au Havre. Gros ouf de soulagement.
En même temps, on voit la force de certaines études quand elles arrivent à certains moments. - C.Roux: C'est important dans la perspective du casting de la prochaine présidentielle. - B.Teinturier: C'est décisif.
S'il avait eu un échec ou s'il avait été en mauvaise posture, ça aurait été un coup d'arrêt. Je pense qu'on reparlera du cas de Saint-Denis pour LFI. C'est un très bon test.
B.Bagayoko l'a emporté dès le 1er tour. On a des cas de figure très différents.
A Calais, c'est autre chose. Réélection triomphale. Quand vous projetiez les résultats des européennes sur Calais, vous auriez pu penser que le RN était très bien placé.
Une excellente maire réélue... - J.Jaffré: Un mot sur E.Philippe.
Cette performance au Havre, je suis entièrement d'accord avec ce qui a été dit...
Le sondage lui rend finalement un très grand service. Il fait exactement le même résultat au 1er tour qu'en 2020. Il est très bien placé.
Ca cache quand même les échecs d'Horizons dans d'autres villes. Je pense au score de P.-Y.Bournazel à Paris, soutenu par G.Attal et E.Philippe.
Il se qualifie pour le 2d tour avec un pénible 11 %. Il est en discussion avec R.Dati.
Echec tragique de C.Estrosi qui s'annonce à Nice. Une personne très importante d'Horizons.
Il est très loin d'E.Ciotti. Le Havre emporte tout dans l'affaire, mais nous devons quand même le souligner. - C.Roux: On va revenir sur l'ensemble des leçons à retenir de ce scrutin. 24 communes ont été remportées par le RN au 1er tour des municipales.
Si on ajoute le RN et ses alliés, il est en tête dans 60 autres, selon S.Chenu. Nous allons parler de l'ancrage du RN, avec la poussée de LFI.
Il y a d'autres leçons à retenir de ce scrutin. Les candidats ont jusqu'à demain 18h pour s'entendre et choisir ou non de fusionner leurs listes. Depuis hier soir, les grandes manoeuvres ont commencé dans les états-majors.
Au-delà des positions tranchées d'avant le 1er tour, sur le terrain, la tentation est parfois forte de faire le choix de l'entente. Au coeur des tensions, la poussée des extrêmes qui bouscule l'ancrage local des partis traditionnels. - Ils symbolisent tous les deux la percée des extrêmes aux élections municipales.
A côté, l'insoumis B.Bagayoko, qui remporte la mairie de Saint-Denis dès le 1er tour. - B.Bagayoko: Ca montre que le chemin de la rupture dans des villes populaires, c'est le chemin qu'il faut, pour l'ensemble des territoires populaires.
Saint-Denis écrit l'histoire. - De l'autre, L.Aliot, du RN, est reconduit pour diriger Perpignan. - L.Aliot: J'y vois la force du RN dans le Sud et aussi une équation personnelle et une population qui me fait confiance dans la gestion de la ville. - Ils sont 24 candidats du RN et ses alliés à avoir été élus dès hier soir.
Les maires d'Hénin-Beaumont et Fréjus rempilent pour un nouveau mandat, comme L.Aliot. Dans 50 autres communes, le RN arrive en tête, comme à Nîmes ou Toulon.
A Nice, E.Ciotti obtient 13 points de plus que le maire sortant, C.Estrosi.
Son pari d'un rapprochement avec le RN sera-t-il gagnant? Hier soir, J.Bardella appelait à l'union des droites. - J.Bardella: Chacun doit prendre ses responsabilités.
Partout où le contexte local le permet, le RN tend la main aux listes de droite sincères, aux listes indépendantes et à tous ceux qui refusent à la fois le désordre de l'extrême gauche et la dilution dans le macronisme. - Une main que B.Retailleau n'a pas saisie hier soir, même si le patron de LR a fait de LFI son unique adversaire. - B.Retailleau: Nous ne faisons pas la politique du pire.
La seule consigne que je donne ce soir, c'est aucune voix pour LFI. - LFI a créé la surprise hier soir dans plusieurs villes. Victoire à Saint-Denis et en tête à La Courneuve ou Etampes, dans l'Essonne.
Plusieurs candidats font de bons scores, comme à Lille, avec 23,4 % des voix, ou à Toulouse, avec 27,6 %. Dans la Ville rose, le candidat insoumis a annoncé une alliance avec le candidat socialiste arrivé 3e. Une union des gauches réclamée par LFI. - M.Bompard: Nous tendons la main aux autres listes engagées dans ce scrutin pour permettre, partout où la droite et l'extrême droite menacent, la constitution d'un front antifasciste au 2d tour de l'élection municipale. - Mais au PS, c'est l'embarras.
O.Faure ne veut pas d'accord national avec LFI, sous-entendant qu'au niveau local, tout reste possible. F.Hollande ferme la porte. - F.Hollande: La clarté, ça veut dire qu'on ne fait pas d'alliance et on mobilise tous les électeurs qui veulent faire gagner la gauche.
On dit aux électeurs qui ont voté insoumis au 1er tour, avec des niveaux pas très élevés, "venez préserver la conduite d'une politique à gauche". - Dans le bloc central, soulagement pour E.Philippe, qui arrive légèrement en tête au Havre. 44 % des voix, 10 points de plus que son concurrent communiste.
Le parti présidentiel, Renaissance, de son côté, échoue à s'implanter au niveau local et maintient sa stratégie du ni-ni. - G.Attal: Nous sommes et resterons d'une clarté absolue.
Nous ne participerons avec aucune alliance directe ou indirecte ni avec l'extrême gauche de LFI ni avec l'extrême droite de Reconquête!, du RN ou l'UDR d'E.Ciotti. - A Paris, les négociations sont intenses.
E.Grégoire est arrivé 12 points devant R.Dati.
La candidate LR renonce à toute annonce avec Reconquête!, mais souhaite une alliance avec P.-Y.Bournazel. - C.Roux: Nous allons revenir sur ce qui se joue, sur les grandes manoeuvres.
Quelle est votre lecture des enseignements de ce 1er tour? Je parle sous le contrôle de B.Teinturier, qui va nous dire qu'il faut attendre le 2d, que des choses peuvent se passer...
Vous avez raison. Il y a une semaine de campagne. Quelle leçon vous tirez de ce scrutin? - J.Jaffré: Je prends le risque, effectivement...
Vous dites que nous allons subir des remarques sur "c'est trop tôt"... - C.Roux: J'ai anticipé! - J.Jaffré: Nous devons nous méfier de nous-mêmes.
Il y a un effet de loupe grossissant sur les grandes villes. C'est le propre des municipales et de la couverture médiatique. On s'intéresse à sa commune, quelle que soit sa taille, et ensuite, on regarde les grandes villes.
Il y a un effet de loupe grossissant. Ca ne veut pas dire qu'il n'y a pas d'enseignement. Le risque, c'est qu'en accordant trop d'importance à la loupe grossissante, on exagère ce qui se passe.
Ce que je vois, c'est que le dégagisme politique continue. J'ai été frappé de voir en regardant les résultats, ce matin, le nombre de maires qui paraissaient bien implantés, solides et qui sont battus ou qui risquent de l'être. Par exemple, nos téléspectateurs suivront avec intérêt les résultats à Pau, où la réélection de F.Bayrou n'est pas assurée.
Vous voyez l'importance politique que ça prendrait, après son passage à Matignon. Il y a une incertitude. Il y a pas mal de maires dans ce sens...
Soit parce qu'ils ont fait beaucoup de mandats. En 2020, ils ont profité d'une participation très basse pour se faire gentiment réélire. Je ne citerai pas de nom par délicatesse.
Le dégagisme existe. 2e élément, c'est la place des extrêmes qui se confirme et s'amplifie dans le jeu politique. Nous avons LFI, 1re chose saisissante...
J.-L.Mélenchon ne paye pas les excès de la campagne.
Certains les ont mis largement en avant, y compris dans des résultats de popularité sondagière en les confondant avec ce que pouvaient être les votes dans les villes. En réalité, la stratégie Mélenchon est une stratégie de l'excès, des clivages, mais qui fait bouger les électeurs et qui les fait venir aux urnes, dans un scrutin où c'est la mobilisation qui compte et pas le rassemblement pour gagner au 2d tour. Et puis, il a joué sur l'usure du PS dans beaucoup de villes.
C'est aussi très frappant. Inversement, côté RN, tailler des croupières aux Républicains est un bonheur permanent, continu. - C.Roux: Qui se confirme. - J.Jaffré: Votre analyse se confirme.
A Nîmes, seule ville de 100 000 habitants qui était tenue par Les Républicains, le RN est en tête. Le PS s'enfonce dans les contradictions. A la fois dire "aucune alliance nationale avec LFI" et en réalité...
Dans un système où le mode de scrutin fonctionne à 2 tours, le PS n'a pas les moyens politiques de se passer des voix insoumises. - C.Roux: On va revenir sur des alliances qui sont en train de se nouer à Brest et à Clermont-Ferrand, entre le PS et LFI.
On avait coutume de commenter les élections municipales en disant "attention, il reste un ancrage local des partis traditionnels", le PS et LR. Est-ce encore le cas? - C.Cornudet: Oui.
On avait 2 photos de la France politique. Une photo nationale avec les extrêmes très forts et le centre macroniste, donc 3 blocs. Sur le terrain, l'ancien clivage gauche-droite.
On était à un an d'une présidentielle où le président ne peut pas se représenter. La question, c'était de savoir si on allait revenir à l'ancien clivage gauche-droite. Un an avant, au contraire de ça, les extrêmes viennent perturber le jeu dans la carte locale.
C'est le mouvement inverse de ce que pouvaient imaginer le PS et LR. Non seulement ils se font tailler des croupières, mais en plus, ils se retrouvent confrontés à des questions d'alliance qui, moralement, sont très difficiles à gérer pour eux. C'est la double peine. - C.Roux: B.Teinturier, sur les leçons de ce scrutin.
On va revenir sur la ligne des LR, la ligne du PS, avec certains accrocs entre ce qui a été décidé avant le 1er tour et ce qui se joue sur le terrain. - B.Teinturier: Sur les enseignements du 1er tour, une percée très importante de LFI, qui arrive à polariser la scène municipale dans les grandes villes, a minima.
Bonne tenue du RN. On a peu parlé des autres formations politiques. Le 2d tour, on parlera beaucoup plus de LR, du PS.
Ils auront des bons résultats. - C.Roux: C'est ce qu'a dit F.Hollande. - B.Teinturier: Factuellement, ce sont les partis dominants.
Même s'ils perdent quelques villes, ils resteront des formations dominantes. On en reparlera au 2d tour. En revanche, on reparlera de ce qui s'est passé dans l'entre-deux-tours, notamment pour la présidentielle.
C'est là que c'est différent des précédentes municipales. C'est le dernier scrutin avant la présidentielle et un président qui ne peut pas se représenter. - C.Roux: Vous aviez parlé des 3 blocs à l'époque, la tripartition de la vie politique.
Est-ce qu'il y a un effacement du parti présidentiel, si tant est qu'il y en ait encore un? En tout cas, ce qu'on a appelé le bloc central. G.Attal a dit: "Ni LFI ni RN." - S.Quéméner: Ils n'étaient pas en course avant le scrutin et ils n'y sont pas non plus après le 1er tour.
Ils n'étaient même pas en course contre eux. Le président de la République aurait pu faire figure d'épouvantail et amener certains à voter contre...
Il y avait très peu de candidats très symboliques. E.Macron ne s'est pas du tout mouillé dans cette campagne.
Le Premier ministre non plus, même s'il était candidat à Vernon. Il a interdit aux ministres de s'exprimer hier soir sur les plateaux de télévision. - C.Roux: Ca ne peut pas être interprété comme un résultat national... - S.Quéméner: Il ne voulait surtout pas que ce soit vu comme un scrutin de rejet.
Si on regarde ce qui s'est passé pour les candidats portés par le centre...
P.-Y.Bournazel à Paris, 12 %.
M.Vassal à Marseille, 15 %. Si on accumule les listes, c'est pas des très bonnes nouvelles.
Dans ce grand bloc central, ceux qui ont des bons résultats...
On parlait d'E.Philippe. Il n'a pas nationalisé sa campagne, malgré sa candidature annoncée pour la présidentielle.
C'est une forme de disparition d'un parti qui ne s'est jamais implanté localement. C'est l'énorme raté du macronisme, l'incapacité, élection après élection, d'exister dans les territoires via les élections locales. A la fois, ils n'ont pas joué le match donc ils n'ont pas gagné non plus. - C.Roux: Est-ce que c'est parce qu'on est trop focalisé sur les grandes villes qu'on peut se dire que le PS est en train de résister mieux qu'on ne l'imaginait, quand on regarde ce qui se passe à Paris ou à Marseille?
Question. D'abord, sur la partie du Parti socialiste. Est-ce qu'il résiste mieux qu'on aurait pu le penser dans les grandes villes? - J.Jaffré: Si vous prenez le cas de Paris et Marseille, détenues par le PS...
B.Payan n'est pas en vérité au PS aujourd'hui, mais il est considéré comme un très proche de la famille...
Effectivement, à Paris, monsieur Grégoire a réussi une très bonne performance, 38 %, allié aux Ecologistes. A Marseille, B.Payan résiste bien, quoiqu'il soit talonné par le RN, mais il a la chance d'être devant.
En politique, dans ce genre de cas de figures, psychologiquement, c'est très important. C'est la droite qui paie les pots cassés. Notre téléspectateur, en demandant si R.Dati est responsable...
Elle est en tout cas victime. En 2020, nous avions 2 listes du bloc central à Paris et la liste de Dati. Ca faisait 47 % des suffrages exprimés.
Aujourd'hui, si j'ajoute R.Dati et P.-Y.Bournazel, nous sommes à 36 %.
A Marseille, M.Vassal, qui est présidente de la métropole...
Qui a décidé de se maintenir, de ne pas s'allier au RN...
C'est un message politique fort. "Mes voix ne doivent pas aller vers le RN. Accessoirement, si je pouvais garder la présidence de la métropole, je ne serai pas déçue.
Pour ça, il faut que je commence par me faire élire pour y siéger." A Marseille, nous avons un effondrement de la droite. La droite qui faisait 30 % des suffrages exprimés en 2020, 12 % pour M.Vassal...
La crise de la droite dans les très grandes villes est une chose...
Je veux bien qu'au 2d tour, Les Républicains mettent en avant leur triomphe dans les villes de 9000 à 30 000 habitants pour sortir des statistiques glorieuses...
La vérité, c'est que sociologiquement, politiquement...
Soit ils sont dominés par le RN quand il est fort, soit ils sont dominés par la gauche dans les très grandes villes. La situation de la droite n'est pas très bonne. - C.Roux: A Nice, E.Ciotti fait la course en tête. - J.Jaffré: Il dame le pion complètement à C.Estrosi.
C'est un petit appel vers tous ceux qui, à droite, pourraient être tentés de rejoindre l'UDR pour s'allier au RN. C'est regardé de très près aussi. - C.Roux: C'est là que ça devient très intéressant.
Les Républicains ont la pression à Nice...
E.Ciotti avait été brocardé pendant des mois et des mois après avoir quitté son parti pour devenir un parti allié du RN. Aujourd'hui, sa stratégie le donne en pole position.
Est-ce que la droite, pour l'instant, tient les digues? On pourrait parler de ce qui se passe à Paris entre R.Dati et S.Knafo. - C.Cornudet: Elle les tient en naviguant.
Il y a eu des soutiens...
LR soutenait C.Estrosi, mais C.Gomart, un député européen LR, a apporté son soutien à E.Ciotti.
Il y a eu condamnation, etc., mais il n'a pas été exclu de LR. Il y a eu pas mal d'événements comme ça.
On sent que B.Retailleau est sur une position de principe, mais la pression à la base des électeurs...
Plein de candidats dans cette campagne nous disaient "la 1re question qu'on nous pose, c'est: pourquoi vous travaillez pas ensemble?" Il y a vraiment cette idée d'union des droites chez les électeurs eux-mêmes. Elle devient incompréhensible.
Les gens comprennent pas pourquoi. Si E.Ciotti gagne, c'est très important.
Il est le visage de l'union des droites. Il est celui qui a osé faire cette transgression incroyable de quitter LR pour rejoindre le RN. S'il gagne, à un an de la présidentielle, ce serait un signal important. - C.Roux: A Paris, R.Dati a fait le choix d'une discussion en priorité avec P.-Y.Bournazel. - C.Cornudet: A LR, manifestement, il y avait des pressions contradictoires.
Peut-être que le score décevant à la fin par rapport au sondage de S.Knafo explique ça. Si elle avait fait 15 %, peut-être qu'elle aurait été choisie en priorité.
N.Sarkozy, manifestement, poussait R.Dati, qui est proche de lui, à discuter avec S.Knafo.
Evidemment, toute une partie de LR, V.Pécresse, G.Larcher, disaient que ce n'était pas possible, qu'ils ne pouvaient pas donner ce signal.
Elle avait sans doute plus à perdre. Elle l'a dit. - C.Roux: P.-Y.Bournazel a posé des conditions préalables.
Le 1er point de ses conditions préalables, c'est rejeter avec la plus grande clarté toute alliance avec l'extrême droite et la liste de S.Knafo. - C.Cornudet: Dans la campagne, R.Dati a refusé de qualifier d'extrême droite S.Knafo.
Est-ce que ça veut dire que P.-Y.Bournazel a dit qu'il voulait entendre le mot "extrême droite"?
Qui dit "faites ce que vous voulez" à ses électeurs? - C.Roux: Question. - B.Teinturier: C'est un des points-clé.
Dans le cas d'une clarification ou d'une ligne officielle, avec la désignation de LFI comme étant la formation à laquelle il faut le plus s'opposer...
Ca laisse une petite ambiguïté et la place pour des accords locaux. Ce que je voudrais dire, c'est que dans la déclaration de J.Bardella, lorsqu'il tend la main à la "droite sincère", c'est pas la stratégie de M.Le Pen.
On est dans la stratégie de l'union des droites. Localement, il y aura des accords. A gauche, le PS va peut-être s'en tirer dans pas mal de villes parce qu'il fera une fusion avec LFI.
La ligne officielle, c'est une chose: les accords qui se font ensuite parce que sinon, vous perdez la ville, c'en est une autre. - C.Roux: On va rester sur la droite un instant.
Est-ce que vous avez trouvé que la ligne de B.Retailleau était claire? Ce qu'on pouvait comprendre, c'était "tout sauf LFI".
Que fallait-il comprendre de la stratégie du patron des Républicains? - C.Cornudet: Effectivement, c'était pas très clair.
Dans une 1re phrase, il a dit "ni LFI ni même le RN". On a compris après que c'était "surtout pas LFI". C'est pas le 1er patron de LR ou de l'UMP à dire ça.
C'est ce que disait J.-F.Copé quand il était patron de LR.
La différence, c'est qu'il n'y avait pas le même rapport avec le RN. Il n'y avait pas un patron de LR qui avait quitté le parti pour se rapprocher du RN et créer son parti d'extrême droite. B.Retailleau, on sent bien...
C'est que le 1er tour, mais on sent bien qu'il a pas eu les résultats qu'il espérait. Il est sénateur. Il y a l'idée que la droite est très ancrée dans les territoires, qu'ils s'en sortiront toujours, qu'il y aura une droite municipale forte.
Or, hier, ce qu'il peut dire, c'est que Nîmes, la seule ville de plus de 100 000 habitants détenue par LR, ils vont sans doute la perdre. C'est pas du tout évident qu'ils la gardent. C'est une grosse perte pour lui.
Il n'y a pas de trophée, médiatiquement, même si c'est vrai qu'il y aura des villes entre 30 000 et 100 000 habitants pour lui. - C.Roux: Sommes-nous face à une poussée du RN?
J'ai choisi de dire "ancrage"... - B.Teinturier: Je crois qu'il y a quand même une progression du RN, au moins à l'échelon municipal.
C'est pas une flambée. C'est une progression dans certaines villes. C'est la reproduction des sortants dès le 1er tour.
On sent la dynamique du RN ces 10-12 dernières années. Ce qui va changer la donne, c'est si le RN conquiert Toulon, Marseille ou des très fortes villes comme ça. - J.Jaffré: Si je peux ajouter quelque chose...
D'abord, pour le RN...
Il passe pratiquement systématiquement la barre des 10 % de suffrages exprimés dans les villes. C'est un changement par rapport au passé. Ca veut dire une pression sur la droite dans les villes.
A partir du moment où le RN se maintient, ce n'est pas un réservoir de voix pour le candidat de droite qui doit affronter la gauche au 2d tour. Ca coûte très cher à la droite. On fera les comptes à l'issue du 2d tour.
C'est un élément. Pour le RN, on est quand même dans la situation où il faut, pour le RN, viser effectivement de gagner un certain nombre de trophées dimanche prochain. - C.Roux: Le trophée, c'est Marseille? - J.Jaffré: Marseille, Toulon, Menton, Nice, qui est UDR.
Ca, c'est ce qu'on va regarder dimanche. Imaginez un front anti-RN qui continue de fonctionner dans le 2d tour de scrutin dimanche prochain et que le RN ne gagnerait ni Marseille, ni Toulon, ni Menton. Le regard que nous porterons sur les résultats du 2d tour, c'est que le RN est de plus en plus puissant, mais au 2d tour, on finit toujours par le battre.
Ses adversaires, quand je dis "on", bien entendu. Notre lecture du 2d tour ne sera pas la même. - C.Roux: Les gens qui nous regardent ce soir voient défiler des tableaux avec les scores de chacun.
On se met à faire des additions. Lorsqu'on fait des projections sur le 2d tour, qu'est-ce que vous prenez en compte? Vous prenez en compte les enquêtes faites par le passé qui comptabilisent la part d'électorat qui pourra se reporter sur tel ou tel parti?
Quelles sont les bonnes clés pour arriver à se projeter? - B.Teinturier: Il faut d'abord ne pas faire de 2d tour avant le 1er tour. - J.Jaffré: C'est pas rien! - B.Teinturier: C'est important.
L'offre, vous l'avez après le 2d tour. Au 1er tour, comme il y a des triangulaires ou des quadrangulaires, ils vont vous dire ce qu'ils vous ont dit pour le 1er tour. Une fois qu'on a l'offre, on peut faire des enquêtes par sondage des intentions pour le 2d tour.
On voit comment se comportent ceux qui, au 1er tour, vous disent qu'ils ont voté pour telle ou telle personne. On peut le faire avec des hypothèses sans sondage. On peut aussi regarder le passé et ce qu'il y a eu.
La bonne technique reste encore de faire un sondage d'entre-deux-tours. - C.Roux: Un mot sur Marseille.
Vous parliez de la possibilité pour le RN de faire tomber Marseille, comme on dit. On a appris que M.Vassal se maintenait.
Quelles sont les chances, à ce stade? - B.Teinturier: Au vu de ces résultats, Marseille devrait rester entre les mains de B.Payan, du maire sortant, assimilé au PS. - C.Roux: Il a refusé la main tendue de LFI, ce qui a mis J.-L.Mélenchon en colère cet après-midi.
Il parle de "consternante irresponsabilité, arrogance" de B.Payan. - B.Teinturier: Il y a une époque pas si lointaine où on ne parlait pas de fusion technique.
On parlait de la discipline républicaine. Ca faisait que le candidat de gauche qui était arrivé en 2de position se retirait. Là, on a une inversion de l'argumentation de LFI qui dit "je suis prêt à aller vers vous et vous me rejetez, donc je vais me maintenir".
Ces formations, que ce soit du côté de LFI ou du RN, peuvent parfaitement se retirer, même en cas de main tendue rejetée, ce qu'elles ne feront pas. - C.Roux: On revient sur le pas de deux difficile entre le PS et LFI.
D'abord, nous allons passer sur ce qui s'est passé à Roubaix. C'est l'une des villes qui illustrent la poussée de LFI. D.Guiraud a rassemblé près de 47 % des suffrages.
Le parti de J.-L.Mélenchon y voit la validation d'une stratégie de conquête axée sur les quartiers populaires.
Acclamations. - Il n'a même pas attendu la fin du dépouillement pour s'offrir un bain de foule dans le grand hall de la mairie. Quelques minutes plus tard, les résultats tombent.
D.Guiraud, candidat LFI à Roubaix, savoure sa confortable 1re place, près de 47 %. - D.Guiraud: On vous avait dit que c'était pas juste une élection municipale et que c'était le retour de toute une ville!
Acclamations. Ce soir, alors que le pays plonge encore un peu dans l'obscurité, c'est de Roubaix que vient la lumière! ...
C'est Roubaix qui montre le chemin! C'est pas fini! Il reste encore une semaine de mobilisation.
On se bat pas juste pour faire un score, mais pour être élu pour les Roubaisiens et Roubaisiennes. Il faut aller chercher tout le monde dimanche prochain pour envoyer un signal au pays entier. - L'écart creusé par D.Guiraud dans les urnes, un coup dur pour le maire sortant, candidat de la droite.
Au pupitre hier soir, A.Garcin, sonné. - A.Garcin: J'ai entendu le message.
Deux visions s'opposent pour l'avenir de Roubaix. D'un côté, une vision portée par l'extrême gauche...
Huées. De l'autre, la vision que je porte. Je l'affirme avec gravité.
Roubaix ne doit pas devenir le trophée d'un parti ni le marchepied d'ambitions nationales. Notre ville mérite mieux que d'être instrumentalisée par le parti de J.-L.Mélenchon. - Roubaix, une cible prioritaire de LFI depuis plusieurs années.
D.Guiraud réussit son parachutage. Elu député du Nord en 2022 et réélu en 2024.
A l'Assemblée, il joue la stratégie de J.-L.Mélenchon, la confrontation brutale. - D.Guiraud: Vous avez catapulté votre cerveau sur une autre galaxie ou quoi?
Vous croyez que les pauvres n'achètent que du pâté et du riz? - A Roubaix, il applique la stratégie du parti. ... - Avec des cibles bien définies: les jeunes et les habitants des quartiers populaires. ... - Stratégie validée hier soir par les électeurs.
Ce matin, sur le marché, la candidate du RN, arrivée en 4e position, n'a qu'un seul adversaire. C.Sayah rêve d'un cordon sanitaire autour de D.Guiraud. - C.Sayah: Quand on voit les votes au niveau national, contre les propriétaires, les entrepreneurs, cette ambiguïté en permanence avec ce qu'on appelle le communautarisme, évidemment qu'on a peur, ici. - Un front anti-LFI pourrait-il voir le jour?
Le maire sortant refuse l'alliance avec le RN. Le candidat de l'union de la gauche, 3e hier, à peine 17 % des voix, décide de se maintenir. - K.Amrouni: Je suis pas adepte de faire des cordons sanitaires de quoi que ce soit pour qui que ce soit.
Les gens s'expriment. D.Guiraud a fait une campagne dans la rue.
Il a utilisé un verbatim qui n'est pas le mien, des propositions qui ne sont pas les miennes, mais les gens ont voté. Nos concitoyens méritent le respect, qu'on apprécie ou pas. - Roubaix pourrait devenir la 2e ville de 100 000 habitants, après Saint-Denis, à être dirigée par LFI. - C.Roux: Question.
C'est ce qui se passe? - C.Cornudet: Je pense qu'il pense à O.Faure.
Hier, O.Faure prend la parole et il dit: "Pas d'accord national entre le PS et LFI." Là, c'est l'O.Faure qui pense peut-être un peu dans sa tête être un jour candidat à la présidentielle et qui sait qu'il faut mettre un cordon de valeur entre lui et LFI.
Et dans la soirée, en réalité, cette digue saute. O.Faure, c'est aussi le patron du PS.
C'est un parti d'élus. C'est des élus qui, cette nuit-là, font pression sur lui et qui lui disent qu'il ne peut pas les laisser tomber. Il change complètement, sans l'assumer, en disant que les accords locaux...
Ce matin, P.Jouvet, un de ses proches, dit: "On les encourage même, parce qu'il faut faire barrage à la droite et à l'extrême droite." En réalité, on est donc passés dans une sorte de consigne d'alliance non assumée parce qu'il faut pouvoir dire "on a gagné des villes".
Aujourd'hui, il y a eu plusieurs accords, y compris derrière LFI. A Toulouse, le candidat socialiste fusionne les 2 listes et renonce à postuler à la mairie. Il postule à la communauté.
Il y a plusieurs villes où c'est comme ça. C'est totalement le contraire de ce que disait O.Faure quelques heures avant. - C.Roux: Ca laissera des traces? - B.Teinturier: Oui.
C'est destructeur de confiance. Il ne faut pas s'étonner qu'on ait un niveau de défiance aussi fort à l'égard des partis politiques et des responsables nationaux. On voit bien la pression sur O.Faure.
Dans 60 villes, LFI peut se maintenir, en concurrence dans la plupart des villes...
C'était 9 en 2020. O.Faure arbitre. "Je ne veux pas que le solde soit épouvantable pour le PS avec beaucoup de pertes." Donc il laisse faire...
Mais c'est destructeur sur la parole politique. On retrouvera ça sur les débats pour la présidentielle. - C.Cornudet: Il n'y a plus que F.Hollande et R.Glucksmann qui disent qu'il ne faut pas d'alliance. - C.Roux: Il y a des fusions en cours ou faites dans la moitié des villes de plus de 100 000 habitants, selon LFI cet après-midi. - J.Jaffré: La politique LFI continue à la fois d'avoir réussi une percée dans les grandes villes, ce qui est à l'actif de J.-L.Mélenchon...
On disait jusqu'à la veille du vote qu'il allait payer très cher ses faux pas alors qu'en réalité, il a mobilisé un électorat. C'est exactement l'inverse. Et deuxièmement, compromettre le PS dans un système où le PS manque à sa parole, est obligé de quémander des accords avec les insoumis ou de les subir...
C'est affaiblir complètement le camp social-démocrate, éventuellement, en vue de la présidentielle. C'est un coup de fusil à double détente qu'il joue très bien. Du coup, la position dominante de LFI au sein de la gauche sort renforcée de ces municipales alors qu'en principe, c'est un scrutin sur lequel on pouvait penser que le PS allait damer le pion à LFI. - C.Roux: Mais on n'est qu'au 1er tour. - J.Jaffré: Vous avez raison. - S.Quéméner: Surtout, on aurait pu penser que les alliances se feraient facilement s'il y avait un risque RN.
Or, la 1re alliance qu'on apprend ce matin, c'est celle à Toulouse contre J.-L.Moudenc, qui est droite-centre droit.
Donc ça ne fonctionne pas. Regarder ça d'un point de vue national et dire qu'on s'est mis ensemble pour qu'il y en ait un finalement à la tête de la métropole et un autre qui dirige la mairie, c'est difficilement explicable à l'ensemble du peuple de gauche. C'est ce qui me frappe dans cette campagne qui n'a pas eu lieu.
Les débats budgétaires ont duré, la guerre en Iran...
Il y a eu un espace de temps très court. Il en est resté qu'il fallait, ce qu'avait dit J.Bardella et qui était repris d'une façon par une partie de la gauche, un cordon sanitaire autour de LFI.
Mais au soir du 1er tour, on se rend compte que LFI est incontournable dans la plupart des grandes villes. C'est pas pour ça qu'ils gagneront beaucoup de villes, mais ils vont empoisonner l'entre-deux-tours. - B.Teinturier: J'ai souvent exprimé mon scepticisme dans la perspective d'une présidentielle...
J'attendais avec gourmandise ces municipales pour vérifier si cette stratégie marche. Elle marche. L'exemple de reconquête des milieux populaires, c'est typiquement Saint-Denis ou Roubaix.
On voit bien dans les images que c'est aussi représenter des individus délaissés, avec le sentiment que seul LFI est à leurs côtés. Et elle marche auprès de la jeunesse étudiante. Il y a de multiples exemples.
Lille est un exemple assez emblématique. Ca fonctionne également là-bas. - C.Roux: Ca veut dire que le RN n'a plus le monopole de l'électorat populaire? - B.Teinturier: C'est allé un peu vite en besogne.
Le RN a une avance considérable sur les ouvriers et les employés par rapport à LFI au plan national. Mais ça veut dire que localement, dans ces quartiers populaires souvent à très forte présence de Français dont les parents ou grands-parents sont d'origine maghrébine ou sont maghrébins, et où le facteur religieux peut aussi jouer, effectivement, il y a là un ancrage fort LFI. - J.Jaffré: Le RN, son problème dans ces municipales...
Le RN est dominant dans l'électorat populaire de la France rurale...
Mais il n'a pas de militants dans cette France pour faire des listes, donc il ne peut pas avoir des maires. Dans les grandes villes, il y a un front anti-RN qui fonctionne sur la base sociologique qu'on vient d'évoquer. - C.Roux: Lors des dernières municipales, la vague écolo avait permis à P.Hurmic notamment de l'emporter à Bordeaux.
Cette fois, il arrive en tête avec 27 %, talonné par 2 candidats de la droite. Mais malgré l'incertitude du 2d tour, il refuse la main tendue de LFI. Ses adversaires eux aussi ont choisi de faire cavalier seul dans un 2e tour qui sera donc une triangulaire. - C'est une autre campagne qui commence, et P.Dessertine et ses équipes comptent bien ne pas perdre une minute.
Un mot d'ordre ce matin: mobilisation générale. - P.Dessertine: Tout le monde est en train de dire qu'il se passe quelque chose à Bordeaux.
On le sent depuis un moment. - P.Dessertine, c'est effectivement le candidat que personne n'avait vu venir.
L'économiste est arrivé 3e avec 20 % des voix. - P.Dessertine: On veut essayer de vous convaincre d'ici samedi. - Un candidat sans étiquette qui a fait de la sécurité l'un des grands axes de son programme. - P.Dessertine: On a le budget de sécurité le plus faible de toutes les grandes villes françaises et on est dans un contexte où on a une montée très forte du trafic de stupéfiants à Bordeaux et autour de Bordeaux.
Donc là, c'est quelque chose sur lequel on a tout de suite dit qu'il fallait proposer, vraiment aller beaucoup plus loin. - Plus loin que le maire sortant, arrivé en tête hier soir avec 27,6 % des voix. Une déception pour l'écologiste P.Hurmic, qui avait mis fin lors de la précédente municipale au règne de la droite dans la ville. - P.Hurmic: J'appelle maintenant toutes les électrices, tous les électeurs de gauche à se rassembler derrière nous et à voter dimanche prochain, et à faire barrage au retour de la droite à Bordeaux, que l'on a bien connue pendant 73 ans. - Qu'il est loin, l'enthousiasme de 2020.
A l'époque, le candidat incarne l'un des visages de la vague verte aux municipales. Au cours de son mandat, P.Hurmic évolue. 2 ans après son élection, il assume d'armer une partie de sa police municipale et de renforcer la vidéosurveillance à Bordeaux. ...
La sécurité, priorité à Bordeaux, et des militants hier soir entre introspection et défense du bilan. - Le bilan de la sécurité du maire est vraiment bon. On n'a jamais fait autant pour la sécurité.
C'est juste qu'on réfléchit pas à la sécurité comme eux aimeraient qu'on y réfléchisse. On y réfléchit avec nos valeurs à gauche. - Je sais pas ce qu'on peut faire plus.
On peut peut-être parler un peu plus de social. On parle d'écologie, mais l'écologie ne peut marcher que s'il y a une justice sociale. - Lui est arrivé 2d, seulement 2 points derrière le maire écologiste.
Alors l'ancien ministre des Comptes publics T.Cazenave y croit. A la tête d'une liste d'union de la droite et du centre, le député macroniste tend la main au second tour à P.Dessertine. - T.Cazenave: Il y a une vraie convergence sur le diagnostic, d'abord sur la situation...
Nous avons beaucoup reculé sur la qualité de vie au quotidien. Nous partageons cette vision. Est-ce qu'il faut une nouvelle vision économique et un nouvel élan pour Bordeaux?
Oui. Notre ville s'est beaucoup repliée sur elle-même. Je crois à une politique d'attractivité économique pour créer des emplois, pour garantir les emplois d'aujourd'hui et de demain, sur la question du fait qu'il faudra faire des économies à Bordeaux...
On partage un certain nombre de convictions. Et nous avons surtout la chance historique de pouvoir l'emporter dimanche. - Pour l'instant, aucune alliance.
Tout semble indiquer qu'une triangulaire aura lieu à Bordeaux dimanche prochain. Parmi les questions: où iront les voix des insoumis, non qualifiés au 2d tour? Le maire sortant P.Hurmic refuse toute collaboration avec LFI. - C.Roux: Est-ce que c'est un reflux pour Les Ecologistes? - B.Teinturier: On n'en connaît pas l'ampleur.
On ne sait pas si Lyon permettra aux Ecologistes de sauver la face, avec aussi quelques conquêtes ici ou là qui sont possibles mais dans des villes beaucoup plus petites...
Malgré tout, ce sera à mon avis un reflux limité, mais un reflux quand même. - C.Roux: A Lyon, on avait évoqué la vague Aulas, mais elle n'a pas eu lieu. - S.Quéméner: A la faveur de débats télévisés.
La campagne à Lyon a eu le temps de se jouer un peu et notamment à la télévision. J.-M.Aulas, ancien patron de l'OL, figure ultra connue à Lyon, ne s'est pas transformé en un politique aux yeux des électeurs.
Il a gaffé pendant le débat. Il a des propositions, comme celle d'un tunnel qui passerait sous Lyon, qui paraissent pharaoniques, démesurées et qui n'ont pas convaincu les électeurs. Dans la dernière ligne droite, il y a eu beaucoup d'espoir après le débat du côté du cabinet du maire, G.Doucet, Ecologiste, élu en 2020.
Il arrive aujourd'hui en tête. On peut penser raisonnablement qu'il sera élu. - C.Cornudet: D'autant qu'il fait alliance avec LFI. - S.Quéméner: On parle de la plus belle remontada de la campagne, vu le passé footballistique... - C.Roux: Et dans les autres villes écologistes? - B.Teinturier: A Strasbourg, c'est mal orienté pour la maire écologiste. - C.Roux: Elle va fusionner avec la liste LFI. - B.Teinturier: Avec cette fusion, le scénario se rouvre un peu.
Donc il faut être prudent. - C.Roux: C'est une nouvelle campagne qui démarre?
En une semaine, on peut inverser les rapports de force? - J.Jaffré: Bien sûr. - B.Teinturier: Avec une offre politique qui sera différente.
Les fusions vont beaucoup jouer. Dans ces villes, les alliances entre les listes LFI et les listes PS et Ecologistes, ça change la donne. - J.Jaffré: Les alliances de revers...
Nous sommes typiquement dans ce cas...
C.Trautmann à Strasbourg, LFI et Ecologistes ensemble...
Le fait que le 1er tour ait été interprété comme un succès pour LFI...
On peut avoir des surprises de ce genre qui font qu'effectivement, je suis d'accord avec Brice, le 2d tour a tout son intérêt. - C.Roux: Nous revenons à vos questions.
Question. - C.Cornudet: C'est vrai.
C'est la 1re campagne avec IA. Il n'y a pas tellement de législation, donc les candidats s'en sont emparés pour faire des programmes, beaucoup pour les affiches, etc. Vous avez des sites Internet où vous posez une question sur tel sujet et vous avez une IA qui vous répond...
Manifestement, on a le sentiment de ne plus être face aux personnes. Il y a un moment où ce sera régulé d'une façon ou d'une autre, je pense. - B.Teinturier: Un quart des Français nous disent qu'ils avaient recours à l'IA pour se renseigner sur les candidats, leurs déclarations, leur programme...
C'est tout à fait nouveau. Dans ce petit laboratoire fascinant des municipales, il y a aussi la transformation des moyens d'information des Français. Du côté de l'offre, ils ont fait des campagnes et des affiches parfois avec de l'IA mais c'est surtout du côté des électeurs que c'est intéressant.
Ils en parlent de plus en plus et vont chercher de l'information sur les candidats à travers des outils, ce que les candidats n'ont pas encore intégré... - C.Cornudet: Si l'IA vous dit pour qui voter, il y aura un problème. - C.Roux: Question. - J.Jaffré: On ne peut pas s'engager comme ça à 5 jours...
Disons qu'il est favori. - C.Cornudet: Manifestement, une action de S.Lecornu, qui est resté totalement en dehors de cette campagne sauf pour là...
Il a appelé la candidate verte, qui peut se maintenir, en lui disant qu'il fallait qu'elle se retire pour soutenir C.Estrosi, pour faire battre E.Ciotti.
Là, la verte, malgré le risque fasciste, comme disent beaucoup les écolos en ce moment, se maintient malgré tout, favorisant E.Ciotti. - C.Roux: Ce terme de "risque fasciste" a été notamment utilisé par M.Bompard ce matin.
Question. - S.Quéméner: Traditionnellement, le RN est très faible à Paris.
Mais là, la personne qui a pris la lumière seulement 6 semaines...
S.Knafo a fait le même nombre de voix qu'E.Zemmour à la présidentielle, à Paris.
Elle a fait le plein avec une campagne très médiatique. Il y a beaucoup d'IA dans ses clips. C'est une très bonne communication, habillée en jaune donc très visible aux yeux du public...
Elle a totalement fait oublier qu'elle était l'extrême droite. Elle a laissé totalement tous les oripeaux portés par Reconquête!, tout en sachant qu'elle est eurodéputée et qu'il faut voir avec qui elle siège au Parlement de Strasbourg...
Elle a fait une campagne presque apolitique. "La ville heureuse"...
Elle arrive au dessus de 10 % des voix. - C.Roux: Ce qui est une déception pour elle, par rapport à ce que disaient les sondages. - S.Quéméner: Certains sondages disaient qu'elle était sur une bonne route, mais en même temps, pour quelqu'un qui a commencé il y a 6 semaines et qui n'est pas vraiment connu dans le paysage politique, c'est déjà beaucoup.
C'est les 10 % qui vont sans doute cruellement manquer à R.Dati si elle se maintient. - B.Teinturier: C'est un peu décevant pour elles.
On l'avait à 11,5, nous, par exemple. Là, c'est à la virgule près qu'elle accède au second tour. - C.Roux: Question.
Elle est importante, cette question. On peut décréter qu'on va accepter la main tendue ou s'entendre, mais est-ce qu'on connaît la part du report? On a déjà des indications là-dessus? - B.Teinturier: Ce que j'ai dans notre enquête, c'est que 36 % des sympathisants PS refusent une alliance avec LFI.
C'est ce qu'ils nous disaient avant le 1er tour. Ca peut évoluer, mais il y a quand même une volonté fortement exprimée. Sur les sympathisants écologistes, c'est plutôt du 50-50.
Les sympathisants LFI souhaitent cette alliance à 78 %. - C.Roux: Question. - C.Cornudet: Oui, je pense.
On est quand même un mois après la mort de Q.Deranque. Avec tous les excès de J.-L.Mélenchon, c'était pas évident que sa stratégie marche, et ça marche de 2 façons.
Ca a quand même mobilisé des jeunes et des gens dans les quartiers à Roubaix, à Saint-Denis...
Et ça met en difficulté le PS. C'est les 2 lames dont parlait Jérôme. - C.Roux: Question. - J.Jaffré: Comme c'est Jérôme qui pose la question, je réponds...
Oui. A l'évidence, la 2e ville de France, ce serait l'événement du 2d tour du scrutin. Si le RN l'emporte à Marseille, c'est un événement de politique national qui fait qu'à ce moment-là, comme si E.Ciotti gagnait à Nice...
On voit bien qu'il y a une montée du RN qui donne un signal fort pour 2027, donc gros enjeu à Marseille dimanche prochain. - C.Roux: Question. - B.Teinturier: A LFI? - C.Roux: C'est la question. - B.Teinturier: Le plus probable, c'est qu'on aura un candidat RN qui sera là au 2d tour.
Mais qui il aura en face de lui? C'est beaucoup trop tôt. Il y a des questions d'offres.
Est-ce que la droite et le centre partent avec plusieurs candidats ou pas? - C.Roux: Nous sommes à la veille du 2d tour des municipales et non pas à la veille d'une présidentielle.
Merci de votre prudence. Nous retrouvons A.-E.Lemoine. - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
N.Sarkozy de retour au tribunal pour le procès en appel dans l'affaire de soupçons de financement libyen. L'hommage de G.de Tonquédec à son partenaire et ami B.Salomone, héros populaire de la série "Fais pas ci, fais pas ça"