Asselineau face au RN : le clash - Bistro Libertés - TVL
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Bienvenue Bistro Liberté, le débat libre et l'on conformiste. Au sommaire de cet épisode, l'économie made in Trump est-elle un modèle pour les autres ? Et en seconde partie, Trump, fauteur de chaos ou stratège du Nouveau Monde ?
Pour en parler, l'invité spécial d'Eric Moriot est reconnu pour son engagement inlassable en faveur de l'indépendance nationale. Il fait preuve d'une remarquable rigueur intellectuelle, d'une culture encyclopédique et d'un dévouement sans faille à la France. Il est diplômé de HEC Paris et de l'ENA.
Pourtant, il est tout le contraire du portrait type de l'énarque. Sa particularité réside dans sa franchise, son discours direct et sa cohérence idéologique. Il a mené une brillante carrière dans la haute fonction publique.
Fort de cette expérience, il développe une analyse lucide et précoce sur la perte de la souveraineté de la France au profit d'institutions supranationales. En 2007, il fonde l'UPR. Dix ans plus tard, il se présente à l'élection présidentielle rassemblant autour de sa candidature des centaines de milliers de Français.
La chaîne YouTube de l'UPR totalise près de 500 000 abonnés. Son nom est indissociable du mot Frexit. Il incarne aujourd'hui l'esprit de résistance et l'exigence de vérité.
Il a consacré sa vie au service de la souveraineté française. Je vous demande d'accueillir François Asselineau. Soyez le bienvenu.
Vous voyez, vous avez un bel accueil. Oui. On est presque complet, je crois même archi-comble ce soir.
Preuve que vous remplissez les salles. Merci d'avoir accepté notre invitation. Vous connaissez la tradition d'Ambistro Liberté.
Nous sommes accompagnés de sociétaires, d'invités sociétaires d'un soir, donc qui ont à la fois choisi et qu'on a choisi, donc pour vous accompagner lors de cette soirée où il y aura deux débats qui vont être, je le pense, passionnants. Alors d'abord, je vous demande d'applaudir bien fort Frédéric-Pierre Vos. Frédéric-Pierre Vos, merci d'avoir accepté cette invitation.
Je rappelle que vous êtes député Rassemblement National de l'Oise et également avocat. Je crois même que c'est vous qui avez permis au Rassemblement National de garder son nom, Rassemblement National. Je l'ai même acheté.
Voilà, c'est ça. Oui, mais il y avait une petite polémique. Je suis aussi vice-président du RPR également.
Ah, le RPR incroyable. Que j'ai également dans mon escarcelle. Ah oui, mais là c'est incroyable, parce que ça veut dire qu'ils n'avaient pas renouvelé le nom RPR.
Ah non, ils l'avaient carrément abandonné. Le RPR était dans le fossé. Donc le RPR est devenu un satellite.
C'est un petit...
Ah maintenant, le RPR est un parti déclaré comme tel. Son président, c'est Franck Alizio. Et j'assure la vice-présidence.
Et on a, je ne sais pas, 5 ou 600 membres maintenant. Donc voilà. On va avoir des investitures pour les élections municipales.
Et ça ne vous choque pas ça, qu'on ait repris un nom de parti politique qui n'était pas franchement dans les idées du RPR ? Moi, je suis issu du RPR. J'ai fait la campagne présidentielle de Jacques Chirac en 1995 aux côtés de Philippe Seguin.
Donc voilà, pour moi, il y a une vraie logique. Alors après, il y a une histoire du rachat, enfin, pas de se parler de rachat, enfin, de la récupération de la marque dans la mesure où, en 2021, au moment d'octobre, je dis à Marine Le Pen que, de toute évidence, Éric Zemmour risque de prendre ce nom-là. Puisqu'à l'époque, Éric Zemmour n'est pas brandé, on va dire.
Il est juste en train de faire une série de conférences sous son nom, en rappelant à chaque fois, ça rappelle le montant du RPR. Donc, je le lui ai bien rappelé puisque, du coup, je suis allé chercher. Voilà.
Alors, Éric Ciotti a voulu me racheter le RPR aussi. C'est pour ça qu'il s'appelle l'UDR. Bon, il y a l'UPR.
Il y a une petite histoire dans l'histoire. Bon, en tout cas, merci d'avoir accepté cette invitation parce qu'en effet, voilà, tout le monde n'accepte pas d'être forcément confronté à François Asselineau qui, en effet, lors des débats, est assez, en général, brillant. À vos côtés, on est ravis de le recevoir.
Il est d'autant plus légitime ce soir, et c'est rare. Je vous demande de l'applaudir bien fort. Il s'appelle Gérald Olivier.
Moi aussi, je vais faire une confidence et je vous promets que je ne le dis pas à tous les gens que je reçois. J'avais été un jour sur un plateau en présence de Gérald Olivier et j'avais été absolument époustouflé, bluffé par ses interventions. Vous êtes franco-américain, journaliste et on peut le dire véritablement spécialiste des États-Unis.
Donc, ce sera vraiment passionnant d'avoir votre analyse ce soir. À vos côtés également, François Asselineau, vous le connaissez bien. Enfin, moi, je le connais bien puisqu'il était mon président historique, celui qui m'a permis de rejoindre Sud Radio, de créer cette émission Les Incorrectibles.
Et puis, il en est parti. Très peu de temps après, un hasard, évidemment, absolu. J'en ai été débarqué et puis j'ai survécu.
J'ai recréé ma chaîne Les Incorrectibles parce que voilà, on était au niveau des marques. Moi aussi, j'aime bien le dépôt des noms. J'avais déposé la marque et écoute, bien m'en avait pris puisque j'ai donc pu continuer l'aventure.
Et je le savais, je n'ai rien dit. Ah ben voilà. Ils n'avaient pas été très futés.
Moi, je savais ce qui allait se passer. Donc, je me suis dit qu'il est malin. Ils ont tenté un coup, ils ont tenté de lancer une émission qui s'appelait Les Irréductibles.
Ça n'a pas marché longtemps. Je crois que mon avocat s'est rappelé à leur bon souvenir et je crois qu'ils n'ont pas eu un bon souvenir non plus. En tout cas, voilà.
Didier Maïston, on l'appelait bien fort. Et mon cher Didier, à côté de toi, c'est une première aussi pour moi de le recevoir sur ce plateau. Je suis très content de faire sa connaissance.
Il est consultant en communication, ancien membre de Camille Ministérielle. C'est Gilles Casanova. Bonsoir Gilles.
Pourquoi vous avez accepté de participer à cette émission ce soir ? Je crois que vous connaissez un peu François Sinault. J'ai participé à certaines de ces universités d'automne ou de printemps.
D'accord. En tout cas, on est ravis d'avoir une assemblée comme ça, magnifique, autour de vous. Alors, François Sinault, évidemment, vous êtes l'invité d'honneur, comme on dit.
Alors, avant de lancer le premier débat, on va engager quelques questions d'actualité, juste en guise d'introduction. Donc, évidemment, on va revenir à cette actualité. Ah, et Charles Mathieu, qui se rappelle un bon souvenir, qui est celui qui ouvre les bouteilles.
Oui, d'ailleurs, on n'a qu'un seul alcoolique ce soir, c'est Didier Maïsto. Je ne sais pas. Voilà.
Donc, c'est le vin rouge. Sinon, tout le monde est à l'eau. Moi, j'ai soutien la filière véticole française.
Moi, je suis au coca. Toi, tu es un impérialiste, tu soutiens Trump. Oui, oui.
Moi, je soutiens un petit peu Trump. Lui, il est pro-russe, il boit de la vodka. On croirait que c'est de l'eau, mais pas du tout.
Et puis, je vous demande aussi, évidemment, je ne l'avais pas oublié, mais je comptais le présenter un peu plus tard, que c'est Ignace qui va dessiner des moments de cette émission sous un angle, évidemment, caricatural, je pense, et qui va faire rire ou plutôt un petit peu déchanter. Alors, le 31 mars dernier, Marine Le Pen était donc condamnée à cinq ans d'inéligibilité, à quatre ans de prison, dont deux fermes sous bracelet électronique. Depuis, cette dernière a fait appel, mais ce recours ne suspend pas l'inéligibilité, la condamnation de Marine Le Pen.
Est-ce qu'elle est une décision judiciaire impartiale ou une manœuvre politique ? François Assino, quelle est votre première action ? Et puis, ce sera intéressant d'avoir, en effet, aussi l'avis que je pense tout à fait objectif de Frédéric Pierre-Vos, juste après.
Chacun a son opinion sur cette question, il me semble. Comment vous avez réagi ? Moi, j'aime bien toujours prendre un petit peu de temps et puis regarder les faits, les incriminations.
Parce qu'en fait, c'est un vieux débat. Ça fait dix ans qu'il y avait ces poursuites qui avaient été lancées. Et d'ailleurs, pas par la France, mais en fait, par le président du Parlement européen.
C'est là le fait générateur d'origine. Donc il y a eu des investigations qui ont été faites. Mme Le Pen a été condamnée.
Il y a eu 24 personnes, je crois qu'il y a eu 25 personnes qui ont été condamnées. Et j'ai vu d'ailleurs qu'il y en a 13 sur les 25 qui ont fait appel, mais il y en a 12 qui n'ont pas fait appel. Donc 12 qui n'ont pas fait appel, ça veut dire quoi ?
Ça veut dire qu'a priori...
Ça m'a un peu surpris, d'ailleurs. J'en ai demandé à l'avocat du RN. C'est comment se fait dire qu'il n'y ait pas eu une seule prise de position ?
Ça aurait été assez logique que les 25 fassent appel. Enfin, je ne sais pas. – C'est une vraie question, ça, Frédéric Pierre-Ros ? – Allez, rentrez.
Ça commence bien, je sens. – Ça commence bien. Alors, je ne suis plus l'avocat du RN, je l'ai été pour les questions de droit électoral. – Maintenant, vous êtes député. – C'est un sujet de droit pénal, je suis plutôt publiciste.
Enfin bon, je me suis quand même intéressé au sujet. Ce que je crois, c'est que ceux qui n'ont pas fait appel, je n'ai pas regardé cet aspect des choses, sont ceux qui n'ont pas de mandat ou qui n'en ont plus. Et donc, bon, vous se prouve Jean-François Jalc, qui est toujours entre la vie et la mort.
Donc, ceux qui n'ont pas eu besoin de faire appel sont ceux qui n'ont pas eu une grosse condamnation au premier tour et qui n'ont pas d'intérêt à aller faire appel parce que, justement, ils n'ont pas abrigué un nouveau mandat ou ils ne sont plus concernés par une inéligibilité provisoire. Parce que, justement, n'étant qu'un personnel politique à l'époque, n'étant pas devenu député entre-temps. – Oui, enfin, il n'y a pas eu que des inéligibilités.
D'ailleurs, Louis Alliot n'a pas été condamné à inéligibilité. – Exactement. – Et il fait appel, quand même. – Ce qui prouve bien que le jugement est tordu. – Oui, l'explication n'est pas très convaincante.
Surtout qu'il y a eu des condamnations avec des peines péculières aussi. Donc, on aurait pu concevoir… Enfin, bon. – En tout cas, Marine Le Pen, c'est le fait le plus marquant.
Qu'elle puisse être éventuellement empêchée de participer, d'être candidate à l'élection présidentielle de 2027. Êtes-vous le démocrate que vous êtes, François Asselineau ? Ça doit vous choquer, quand même. – Écoutez, comme je l'ai déjà eu l'occasion de le dire, moi, je serais davantage choqué si les gens s'indignaient du fait que, à l'Assemblée nationale, il y a zéro député en faveur de la sortie de l'Union européenne.
On sait, d'après tous les sondages, qu'il y a au moins 35 à 40% des Français qui voudraient sortir de l'Union européenne. Je ne dis pas forcément majoritaire, mais ce n'est pas 0%. Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que tous les médias systématiquement, je ne parle pas de TV Liberté, je parle des médias mainstream, donnent la parole à des faux opposants qui ne veulent pas sortir de l'UE, de l'euro et de l'OTAN. Voilà, et j'ai eu l'occasion, et j'ai toujours l'occasion de le vérifier. Donc si vous voulez, quand on me dit que c'est une grande atteinte à la démocratie, je dis qu'il y a bien pire comme atteinte à la démocratie.
Voilà ce que je dis. Et puis par ailleurs, c'était Mme Le Pen, elle a déjà été trois fois candidate, et puis j'ai l'impression qu'il y a quand même des gens au RN qui se verraient bien candidats à sa place. – Jérôme Bardella. – Par exemple, je ne sais pas, mais il y en a d'autres.
Donc moi, je ne sais pas, c'est leurs affaires. Alors, je vais vous dire fondamentalement, il y a des choses tellement plus graves dans la situation actuelle de la France, que ça me paraît un peu un épiphénomène, cette histoire. Pendant qu'on parle de ça, on ne parle pas du reste. – Pardon, là c'est vrai que sur un plan d'observateur journaliste que je suis, c'est vrai que si aujourd'hui, une candidate qui est quand même, d'après tous les sondages, largement en tête, puisse pas être candidate alors que la volonté populaire est qu'elle le soit, ça poserait quand même, vous qui êtes justement toujours sensible à ces questions de légitimité, de démocratie, et ça devrait quand même vous interpeller quand même, non ? – Oui, c'est… – Vous ne manifestez pas un soutien officiellement public ? – Non, mais attendez, quand vous entrez dans le vif du sujet quand même, il y a quand même des choses incroyables quand même, qui ont été, dans les incriminations qui ont été faites, qui ont été faites à la fois par le parquet et puis par les juges d'instruction. – C'est une vraie question, oui, non. – Donc il y a quand même des documents, il y a quand même, je ne sais pas moi… – Vous avez été trafiqué par l'Union Européenne. – Ah ben, je ne sais pas si… – Vous le savez aussi bien que moi, donc… – Non, non, non, je ne sais pas, je ne sais pas, je ne connais pas moi ce que je pense. – Alors, il y a quand même trois choses importantes à voir dans le dossier.
Un, au moment de ce qu'on appelle les chefs d'accusation, et sur la période de commission des faits, d'accord ? Donc la loi Sapin 2 n'est pas applicable à ce moment-là. Bon, ben, ils ont trouvé le moyen dans le jugement de faire rétroagir la loi Sapin 2.
La loi pénale plus douce est rétroactive expressément, mais la loi pénale plus sévère ne l'est pas. Parce que sinon, le type qui a eu la malchance d'être condamné à mort avant l'arrivée de Mitterrand, fatalement, il aurait dû être découpé en deux, alors que Badinter avait fait son discours. Donc voilà, ça, il y a ça.
Il y a le deuxième aspect, c'est que l'Union Européenne, donc M. Schultz et Mme Taubira, pour ne pas les nommer, donc on fait des faux, on le sait, ça a été dit, ça a été vu pendant l'audience. Il y a eu des choses qui ont été bidouillées par l'Union Européenne.
Et puis la dernière chose, c'est que vous vous retrouvez avec une question de fond qui n'a pas été traitée complètement par les médias, qui était justement de savoir qu'est-ce que c'est qu'un assistant parlementaire. Le statut des assistants parlementaires, ça n'existe que depuis la Ve République, sauf erreur de ma part. Auparavant, le député, il se débrouillait un peu, comme il voulait, avec sa propre enveloppe, il avait une secrétaire ou pas, etc. – C'est intéressant de savoir l'opinion de Mathieu, parce que vous êtes un fin connaisseur des textes, finalement, qu'est-ce que… – Ah ben moi, je suis un fin connaisseur des textes, mais je ne connais pas toutes les pièces qui ont été examinées dans ce dossier.
D'ailleurs, vous m'embarrassez, je n'ai pas spécialement envie de parler de toutes ces affaires. – Moi, si vous voulez, ce que je vois, c'est qu'il y a sans doute des problèmes de définition, un attaché parlementaire, un assistant parlementaire, etc. – Si vous laissez finir, je pourrais vous expliquer justement ce qui me permettra de vous éclairer. – Alors, on termine là-dessus ? – Alors, on termine, je répondrai. – OK.
Bon, alors-y. – Donc, le problème de fond, c'est le rôle de l'assistant parlementaire avec son député. Quand vous êtes député national, ce qui est mon cas, j'ai une équipe en circonscription et j'ai une équipe à Paris.
Bon, les deux équipes se parlent, bien évidemment. Et il n'y a pas d'interdit pour que l'attaché parlementaire parisien aille à Crépi-en-Valois, passer une après-midi pour tel ou tel problème. Et inversement, le problème de l'Union européenne, c'est qu'elle a une vision de l'attaché parlementaire comme étant finalement une sécularisation du personnel politique qui devient un personnel administratif.
Avec justement une sorte d'interdiction permanente de s'occuper de politique nationale. – Alors, le député européen, fatalement, il a une circonscription unique, qu'est la France, et puis fatalement un territoire qui est un peu plus donné. Et il donne des instructions à son attaché parlementaire.
Il est là pour ça. Et l'attaché parlementaire, s'il est payé, c'est bien pour ça. Ce n'est pas pour apporter un vase tous les lundis et apporter le café tous les matins.
Il a un rôle politique, parce qu'il a un tégument. Et alors, ce qui est très amusant, c'est que dans ceux qui n'ont pas été condamnés, ce sont ceux qui avaient découpé le contrat de travail de leur attaché parlementaire pour dire qu'il était embauché à mi-temps, et que sur l'autre partie du mi-temps, il avait une fonction politique qui était rémunérée autre part, autrement. Voilà.
Et donc, ça… Mais le rôle d'un député qui est un homme politique ou une femme politique comme un autre, il est quand même bien d'avoir une action politique de terrain. Et l'action politique de terrain, elle se fait par l'expression de l'attaché parlementaire qui est le tégument de tout cela. François Asselineau.
Je vous demanderai à tous quand même de rager. Oui, chacun peut avoir son opinion. Vous prenez des exemples, on peut en prendre d'autres.
J'ai vu circuler dans la presse le majordome de Jean-Marie Le Pen qui paraît-il aurait gagné 9 000 euros par mois pendant des années. Ça n'a aucun rapport avec les fonds européens. Il semble qu'il y a plusieurs personnes de la famille de Mme Le Pen elle-même qui ont touché des fonds européens alors qu'il n'y avait pas de service fait.
Donc moi, j'ai quand même un peu la conviction, je ne sais pas, j'ai quand même un peu la conviction que les juges sur une affaire aussi sensible que celle-là, ils ont quand même regardé ça à la loupe. Ça a d'ailleurs duré des années. Plus qu'avec Bayrou.
Oui. Alors ça, c'est autre chose. Parce que là où il y a quelque chose qui, effectivement… Je crois que tout ça choque l'opinion publique.
Ce qui choque l'opinion publique, la première chose, c'est quand même cette atmosphère. Vous savez, on a l'impression d'être Calixte III. Vous savez qui était Calixte III ?
Le pape en 1455. C'est lui qui a inventé le népotisme. Voilà.
Il était de la famille Borgia. Il a poussé ensuite son neveu Alexandre Borgia. Et après, on a eu, dans la papauté, on n'a eu que des neveux.
Très de la famille. Voilà. Donc il y a eu des neveux et nièces.
Et on a l'impression que les neveux et nièces… Ça recommence avec M. Bardella, d'ailleurs, neveux par alliance. On a l'impression que c'est une famille princière avec des neveux et des nièces qui se refusent de l'homistiquer.
Ça, ça choque les Français. Il y a deuxièmement quelque chose qui choque les Français. C'est les montants qui sont en jeu.
Mais ce qui est vrai aussi, c'est que ce qui choque les Français, c'est le sentiment de deux poids, deux mesures. Parce que ce qui n'est pas normal, c'est que moi, mon avis personnel, c'est un avis de Béossien. Je pense qu'il y a quand même des choses qui étaient coupables chez Mme Le Pen et chez un certain nombre de ces… Mais finalement, je pense que c'est quelque chose qui était assez répandu chez d'autres et que les autres échappent plutôt à la sentence.
C'est là où ça prête le flanc à ces débats récurrents et qui sont malsains, en fait, très très malsains, avec la présence ou non du syndicat de la magistrature parmi les magistrats, etc. Moi, personnellement, je trouve… J'ai formulé une hypothèse. Une suggestion, c'est que je me demande si on ne devrait pas interdire au juge de se syndiquer, comme les militaires, puisque finalement, ils revendiquent d'avoir un pouvoir très important. – C'est un devoir de réserve. – C'est un devoir de réserve, ils devraient, je pense, parce qu'à partir du moment où ils sont syndiqués, et dans un syndicat qui est connu pour des prises de positions très politiques, ça donne effectivement… – Murs des cons. – Voilà, ça donne quelque chose qui est très malsain, voilà ce que je pense. – Didier Maesto ? – Dans une ancienne vie, j'ai été assistant parlementaire. – Philippe Seguin, c'est ça ? – Entre autres.
Et puis, au RPR avec Debré et d'autres personnes. Je peux témoigner de façon tout à fait claire et simple que tout le monde pratiquait ce genre d'osport national et qu'effectivement, les assistants parlementaires travaillaient un peu pour l'Europe, alors pour ceux qui étaient députés européens, mais tous les partis faisaient ça. – Exactement. – Après, il y a eu la loi sur le financement de la vie publique à la fin des années… – 88. – Enfin, au début des années 90, fin des années 80, 88, ça a commencé.
Après, il y a eu 90, 91, bon, et même 92 et 93. Les personnes morales ne pouvaient plus donner, etc. Et ensuite, beaucoup plus tard, il y a eu un tour de vis sur les assistants parlementaires, sur les enveloppes, c'était beaucoup plus contrôlé.
Sauf que les députés ne sont pas fous, parce qu'ils ont besoin de moyens, etc. Les gens croisaient. « J'embauche ton neveu, j'embauche ton fils, t'embauche ma fille, tout le monde, tout le monde faisait ça ! » Et j'avais dit, quand Fillon a été attrapé… – C'est vrai que c'est une réponse qui est aussi un petit peu… – Fillon, quand tout le monde m'avait dit, tu défends… J'ai dit, mais pourquoi je défends ?
Parce que la loi doit être la même pour tout le monde. Fillon, le parquet national financier, a été créé pour ça. Il a été d'une vitesse incroyable.
Pour M. Bérou, il est un peu plus lent, le parquet. Et donc, voilà, selon que vous serez puissant ou misérable, selon que vous êtes aux affaires ou pas.
Donc en fait, c'est une pratique, je ne dis pas qu'elle n'est pas condamnable, mais qui était, vous n'allez pas me démentir, je crois, que était absolument répandu. Tout le monde le savait, tous les politiques le font. – Parti socialiste compris. – Parti socialiste, tout le monde le faisait. – Alors, deux secondes, vous savez pourquoi Bérou s'en sort ?
Pourquoi les mêmes faits, les mêmes chefs d'accusation, un jugement différent ? Parce que dans l'affaire Bérou, vous savez qu'en droit pénal, vous avez… – Et là, ce n'était pas la même présidente du tribunal. – Oui, non, mais ça pose un autre sujet, ça, il y a un autre problème.
Mais en droit pénal, vous avez la faute pénale, l'infraction en tant que telle, et puis l'intention de… – Eh bien, dans Bérou, il n'avait pas l'intention de frauder. – C'est bon, c'est bon. Il oublie beaucoup de choses, Bérou, en ce moment.
Il oublie les impôts, il oublie Betaram, il n'a pas l'intention… – C'est ça, alors il n'avait pas l'intention de frauder, et alors ce qui est terrible, c'est quand même assez drôle, c'est que Bérou s'en sort, il a un jugement de relax, avec manque d'intention, et c'est vrai que… – Oui, attends, attends, entre le prononcé du jugement et la possibilité d'aller en appel, il y a dix jours, parce que c'est très court. Alors il n'est pas finaux, parce que pendant les dix jours, à partir du troisième ou quatrième jour, il critique Macron. Il fait une envolée sur Macron, etc.
Et le quatrième ou cinquième jour, le parquet fait appel. Gilles Kézadava. – Moi, il y a trois choses qui me frappent dans ce jugement, dans le texte du jugement.
Première chose, il n'y a ni enrichissement personnel, ni emploi fictif. Donc ça, c'est quand même le cœur… – S'agissant donc de Marine Le Pen. – S'agissant de Marine Le Pen. – Mais des autres aussi. – S'agissant de Marine Le Pen et des autres députés du Rassemblement national, aucun enrichissement personnel, écrit le jugement, et aucun emploi fictif.
Donc la question… – S'agissant de contre-fictif. – Donc la question, c'est qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont fait quelque chose qui n'était pas ce qu'il fallait faire.
Alors je lis une phrase dans le jugement qui dit que « Ce qu'on leur a fait faire est d'autant moins acceptable que Mme Le Pen et son parti sont hostiles à l'Union européenne. » C'est écrit en toutes lettres dans le jugement. – Alors ça, c'est ce qui justifie l'inéligibilité provisoire. – Et pour ce qui est de l'inéligibilité en conclusion, le juge invente un nouveau concept, celui du trouble manifeste à l'ordre public démocratique.
C'est-à-dire qu'il est écrit, si elle est candidate, elle va être élue. C'est un trouble manifeste à l'ordre public démocratique. Ce n'est donc pas elle qui crée le trouble, mais le peuple français qui a l'intention de l'élire, selon les députés.
C'est-à-dire que ça correspond exactement à la consigne du syndicat de la magistrature faire tout ce qui est en votre pouvoir pour empêcher les membres du Rassemblement national d'accéder à quelque poste éligible que ce soit. – Mais Mme de Pertuis n'est pas syndiquée au syndicat de la magistrature, j'en suis persuadé. – Non, c'est une macroniste très ferme. – On sait à Donald Trump et les déboires de Donald Trump aux États-Unis avant son élection, Gérald Olivier. – Oui, moi en tant que journaliste et pas du tout en tant qu'acteur politique, ce que je constate c'est le parallèle, où en Europe aujourd'hui on a un juge qui décide de qui peut et ne pas être candidat à une présidentielle, juste après l'élection de Donald Trump, alors qu'entre 2020 et 2024, plusieurs juges ont essayé de disqualifier Donald Trump de l'élection présidentielle. ils ont échoué et on a vu qu'il a gagné et on voit l'impact qu'il a sur le monde.
Donc on voit l'impact que peut avoir ce type de décision. Mais les parallèles sont flagrants, parce que vous avez souligné qu'il y avait des failles dans le dossier et qu'on avait dû trafiquer un petit peu l'acte d'accusation pour qu'il parvienne à tenir debout. Donald Trump a fait l'objet d'un procès à New York avec exactement les mêmes circonstances.
Procès d'ailleurs qui lui a valu une condamnation, mais qui ne l'a pas empêché d'être candidat. On constate quand même un parallèle où aujourd'hui on trouve normal que des juges décident pour des motifs qui par ailleurs peuvent être juridiquement et bureaucratiquement parfaitement légitimes, de décider qu'il puisse être candidat ou qu'il ne peut pas l'être. Moi ça me scandalise un petit peu. – Alors c'est vrai que François Asselineau, j'aimerais vous donner la parole, parce que tout à l'heure il y a eu une vraie question qui selon moi était vraiment pertinente, c'est que François Asselineau s'est un peu ému qu'en effet, ce soutien au RN, vous me dites si je résume mal votre pensée, mais en tout cas vous lui manifestiez un soutien on va dire assez timoré, parce que finalement le RN n'était pas spécialement opposé à l'Europe on va dire. – Oui parce que le plus extraordinaire dans toute cette affaire, c'est que d'une certaine façon c'est un brevet d'opposition qui est donné par les juges à Mme Le Pen.
En quoi Mme Le Pen et le Rassemblement national s'opposent-ils à Macron en ce moment ? – Elle n'est pas pour le Frexit, c'est ça ? – Elle est pour le maintien dans l'UE, elle est pour le maintien dans l'euro, elle est pour le maintien dans l'OTAN, quand je dis elle c'est les membres du RN.
Elle a bloqué la procédure de destitution de Macron qui avait été lancée par le NFP, qui ne serait peut-être pas allée jusqu'au bout, mais elle a bloqué un phénomène quand même essentiel, c'était le passage devant l'hémicycle, devant toutes les télévisions du monde entier, tous les députés auraient débattu s'il fallait ou non destituer Macron. Elle a permis à Macron d'échapper à ça, c'est quand même un phénomène considérable. – Alors qu'il est sain d'esprit Macron, tout le monde le reconnaît. – Elle a empêché la censure de Beyrou, elle a permis la nomination de Ferrand au Conseil constitutionnel, elle s'est complètement alignée sur le narratif concernant l'Ukraine, M.
Bardella est allé faire des risettes avec Mme Valérie Ayer en recevant Zelensky au Parlement européen, qu'est-ce qu'on peut faire de plus ? En quoi le Rassemblement national est-il ? Alors finalement c'est d'une certaine façon pas un béni, parce que je vois qu'on dit, oh regardez c'est formidable, c'est bien la preuve que Mme Le Pen est une opposante, mais non, nous, notre position à nous, c'est de dire que ça n'est pas une opposante.
Et d'ailleurs il est intéressant, je ne sais pas si on aura le temps de le faire, mais de faire la comparaison avec ce qui se passe en Roumanie. Parce qu'en Roumanie, il y a eu M. Georges Escou qui a été évincé, pas d'ailleurs sur des motifs de détournement de fonds, sur des motifs absolument à bras cadavrantesques, de promotion sur TikTok par des fonds russes.
Bon, il n'y a aucune preuve qui a été apportée. Mais les gens qui sont à l'origine de la mise à l'écart de Georges Escou ont en revanche autorisé son pseudo-remplaçant, M. Simeone, de se présenter.
La grande différence entre Simeone et Georges Escou, c'est que Georges Escou, il voulait sortir de l'Union européenne et sortir de l'OTAN. Alors que M. Simeone, vous avez vu il y a quelques jours, il vient de dire qu'il est le meilleur rempart pour permettre aux Américains de conserver leur base en Roumanie.
Voilà. C'est-à-dire qu'en France, si on fait le parallèle, je suis désolé, Mme Le Pen n'est pas le parallèle de Georges Escou, elle est le parallèle de Simeone. – C'est vrai que c'est une vraie critique, ça ne vous fait pas réfléchir un petit peu plus à cette position par rapport aux instances européennes ? – Non, c'est un débat qui n'a plus lieu d'être. – C'est une critique qu'on entend quand même pas mal. – C'est un débat qui n'a plus lieu d'être.
M. Asselineau, vous ne ferez jamais boire un âne qui n'a pas soif. Ça, il faut que vous le mettiez définitivement en tête. – L'âme, c'est le peuple français. – Mais les gens n'en veulent pas. – Ils n'en veulent pas de quoi ? – Mais ils ne veulent pas sortir. – Mais ils ne veulent pas du Frexit. – Mais ils ont zéro minute à la télévision, monsieur. – Mais ils ne veulent pas en sortir. – Mais ils ont zéro minute à la télévision. – On pourra le faire en réformant de l'intérieur. – Mais bien entendu, l'autre... – C'est ce que dit Nicolas Dupoignan. – Oui, oui, oui. – C'est le seul moyen. – On connaît, mais non, mais ça fait déjà fait deux décennies. – Parce que justement, si vous adoptez une politique qui est justement celle de ce que vous appelez le Frexit pour faire un néologisme avec le Frexit… – Oui, regardez, ils vont tellement bien. – Ah, mais ils vont mieux qu'en France. – Non, mais ils vont très, très bien. – Ils vont mieux qu'en France. – Oui, bien sûr.
Vous avez vu tous les élus qu'ils ont... – Ah, mais ça, ça n'a aucun rapport avec le... – D'accord, non, il manque de médicaments. – Ça ne m'a rien à peu. – Tout va bien. – Tout va bien.
J'ai des amis anglais, j'ai de la famille en Angleterre. Ils viennent se faire soigner en France. – Mais ça n'a rien à voir avec les Français. – Ah, ben non, effectivement, ça n'a rien à voir. – Non, non, ça n'a rien à voir. – Non, bien sûr que non. – Non, non, d'ailleurs, vous savez que... – Non, ils ont une baisse de leur PIB de 20%, mais ça n'a rien à voir. – Non, mais c'est faux, ce que vous dites est absolument faux. – Ah, ben, excusez-moi, mais c'est... – Non, non, ce que vous dites est... – Mais comment, il y a un truc que je ne comprends pas.
Comment est-ce qu'on a pu, comme vous, servir quelqu'un comme Philippe Séguin, qui avait tout prévu en 92... – Ah, mais je suis tout à fait d'accord.
Le discours de 92, je l'écoute une fois par an. – Et maintenant, vous servez qui ? Vous servez Bardella ? – Non, mais c'est... – Et psychologiquement, je vais très bien... – Pour servir Bardella, qui est un nouveau Macron, vous faites comment pour ça ? – Je n'ai pas un nouveau Macron. – Ça, c'est l'argument mal sûr. – Mais non, ça, il faut dire que... – Ah, non, mais c'est pas un nouveau Macron. – C'est pas un nouveau Macron. – OK.
Mais il a écouté, bon, la réalité sur l'affaire du Frexil, c'est que c'est interdit d'antenne. Voilà. Que l'on me donne le temps de parole, tiens... – Vous pensiez que ça n'est que ça ? – Ah, ben, j'ai l'assure.
Mais attendez, j'ai zéro. – J'ai zéro, et si on y ajoute les personnes qui disent comme moi, on a 0,01. – Et vous faites quoi le lendemain du Frexit ?
C'est quoi votre position post-Frexit ? Donc vous annoncez, vous arrivez au pouvoir, vous dites, ah, ben là, ben alors, donc, on va faire le Frexit, donc vous allez voir Mme von der Leyen. – La croix sur Mars. – Voilà, c'est ça, donc vous lui remettez une lettre comme Philippe Lebel à Henri VII.
Et qu'est-ce qui se passe le lendemain ? Alors, effondrement des marchés, immédiatement. – Non, mais ça, c'est de l'attendre. – Non, mais je ne veux pas vous faire le coup avec l'évasion des sauterelles et la mort des premiers-nés.
Mais c'est ce qui arrivera. C'est ce qui arrivera. – Donc en fait, en fait, ça veut dire que vous ne défendez plus l'indépendance de la France. – Mais bien sûr que si, mais je la défends de l'intérieur, pas de l'extérieur.
Vous prenez une forteresse de l'intérieur, pas de l'extérieur. Revoyez vos cours de stratégie. – Non, non, mais ça va bien.
Ça fait déjà, vous savez ce qu'en 1957, au moment du vote du traité de Rome, Pierre-Marie Sfrance a refusé de signer le traité de Rome, il était député, en disant qu'il fallait changer l'Europe, il fallait agir autrement. Ça fait 68 ans qu'on nous explique que demain, on va raser gratis et qu'on va changer l'Europe. On ne peut pas parce que, monsieur, vous savez que la France n'est plus qu'un sur 27 États et que sur toutes les décisions fondamentales, il faut l'unanimité.
Et que la France, elle est ultra minorisée sur tout. Donc, plus nous restons dans l'Union européenne… – Sauf qu'on est le plus gros contributeur avec l'Allemagne. – Non, c'est l'Allemagne, c'est l'Allemagne. – Avec l'Allemagne, voilà.
Et donc, on a quand même un poids par rapport à ça. – Non, parce que justement, si vous faisiez un truc… – Pas plus que ce que… – Si vous faisiez quelque chose comme… – Non, on est déficitaire sur le… – Si vous faisiez ce que l'a proposé Mme Knaffo, en fait, d'ailleurs, je trouve ça extraordinaire, tous ces gens qui sont des… comment dirais-je, des parangons de l'ordre, vous-même, Mme Knaffo, etc., il faut rétablir l'ordre, respecter l'ordre, etc., le droit.
Quand on leur pose cette question, ils nous disent, non, il faut piétiner les traités. En fait, ils nous font du Mélenchon 2017. Voilà.
C'est-à-dire que, en fait, c'est un comportement, je suis désolé, de racaille. La France, elle a signé des traités et ratifié des traités. Elle doit les respecter.
C'est une règle de droit. – C'est ce que je vous dis. – Pacta sunt servanda. – Je ne l'apprends pas, je vous remercie. – Vous ne pouvez pas. – Évidemment, ce que je vous dis, c'est que… – Vous ne pouvez pas. – Mais bien sûr que si. – Vous ne pouvez pas. – Mais bien sûr que si, on pourra. – Non, vous ne pouvez pas. – Mais bien évidemment que si. – D'ailleurs, vous savez pourquoi vous ne pourrez pas.
C'est parce que si demain, vous dites, on ne respecte plus les traités, vous allez avoir le président de la BCE, la présidente de la BCE, qui est française, avec flanqué, d'ailleurs, du président de la Bundesbank, qui vont dire, si vous faites ça, on ne rachète plus des créances sur le marché secondaire. – C'est bien, c'est parce que quand vous, vous sortez, il ne se passe rien, mais quand moi, je veux en négocier, il se passe quelque chose. C'est formidable.
L'Angleterre, elle a eu trois ans à sortir. Trois ans à sortir. – Et alors ? – Et dans quel état ? – Mais elle se porte mieux.
Regardez, toutes les valeurs macroéconomiques sont supérieures à la France. Par ailleurs, le fait de sortir de l'Union européenne, ça n'est pas une garantie d'avoir des dirigeants extraordinaires. On peut très bien avoir des bons dirigeants et des mauvais dirigeants. – On est d'accord. – Mais le fait de rester dans l'Union européenne, c'est la mort de la France.
La France est en train de mourir, monsieur. Il n'y a aucune autre possibilité que nous sommes en train d'être détruits. Voilà la réalité. – Je ne vous mettrai pas d'accord, mais c'est vrai. – Je laisse responsable de ce propos.
C'est de la pauv'tegme. Qu'est-ce que vous voulez que je réponde à ça ? – Oh, ben si c'est de la pauv'tegme.
Écoutez, allez dire aux chômeurs, allez dire aux gens qui veulent au niveau de vie dégringolée que je fais de la pauv'tegme. – Alors, Didier, sur la pauv'tegme, t'en penses quoi ? – Moi, je ne pense pas que ça en soit. – Non, mais on est au cœur du sujet.
C'est pour ça que j'ai pris 5 minutes de plus sur l'introduction. – Moi, j'ai souvent vu les institutions changer les hommes et rarement les hommes changer les institutions. J'ai vu les gens, tous ceux… – Allez, on lance le premier débat. – Tous ceux qui devaient changer l'Europe, finalement, ils se sont installés confortablement dans l'Europe.
Et puis, rien n'a bougé. La seule, peut-être, qui s'en sort un petit peu, c'est Georgia Meloni, qui arrive à bien négocier un peu avec la Russie, avec les États-Unis, avec l'Europe, puisqu'elle a eu les fonds européens. Elle est assez habile, mais je ne connais pas d'autres exemples. – Oui, madame Meloni a fait quand même augmenter le nombre de migrants par rapport à son prédécesseur, après cette férile, en disant qu'elle allait le faire baisser. – C'est vrai. – Exactement. – Allez, on a 3 minutes de retard, 30 minutes, on a 33 minutes d'émission.
On lance tout de suite le premier débat. Donc, c'était en tout cas important et intéressant. Cette introduction, à tout de suite. – Retour du protectionnisme et de la souveraineté économique aux USA.
L'économie made in Trump est-elle un modèle pour les autres ? La chute boursière anticipe-t-elle le début d'une récession ? – Voilà, donc, après cette entrée en matière, mais on était vraiment, je le redis, au cœur du sujet, avec justement François Assino qui milite pour le Frexit.
J'aimerais qu'on aborde cette question, évidemment, de cette crise mondiale, on peut le dire, depuis que Trump a annoncé relever tous ses tarifs de douane. Alors, d'abord, je ne sais pas si vous avez tous suivi. Vous parliez tout à l'heure, mon cher Didier, qui va arrêter de regarder son téléphone, de l'état d'Emmanuel Macron.
On a appris en début de semaine, d'après un bulletin médical de la Maison Blanche, que Donald Trump, avec toutes ses facultés physiques et cognitives, ça ne vous a pas surpris, non ? – Moi, j'aimerais qu'il y ait la même chose avec Macron. – Voilà. – Gérald Olivier, vous qui connaissez bien, justement, les États-Unis, c'est courant de faire des bulletins comme ça ? – Bien sûr, bien sûr. – D'accord. – Le président, il subit ses devoirs par an. – Mais ils sont aussi fiables que ceux de Mitterrand ou pas ? – Alors, du temps de Biden, non.
Du temps de Trump, on va dire que oui, je n'en sais rien du tout. Non, non, non, la santé du président, d'abord, c'est une affaire publique, donc il a un médecin personnel, et il y a un bulletin qui est publié régulièrement. Et comme le bulletin était bon, il a été mis en avant. – Donc, il est en bonne santé physique et cognitive. – Oui, ça ne se voit pas. – C'est vrai qu'il a l'air plutôt en forme. – Il a 79, il dort deux heures par nuit, il parle tout le temps. – Il boit beaucoup de coca, là. – Il a une énergie débordante, ça m'étonnerait.
Un monsieur a dit qu'il était cocaïnoman, je ne sais pas si on l'a entendu. – Ça m'étonnerait, c'est pas quelqu'un qui consomme… – Mais d'ailleurs, pardon, Frédéric Péa, je ne vais pas m'acharner après la saillie de François Asselineau, mais c'est vrai que sur le soutien à Donald Trump, on a senti quand même que le RN était relativement mesuré avant l'élection. – Pardon, absolument pas.
Ne nous faites encore une fois pas un faux procès, je suis désolé. Donc, très clairement, Marine Le Pen l'a très bien expliqué, elle a dit, je ne crois pas… – Ce n'est pas du RN en général ? – Non, mais bon, on a quand même une responsabilité de groupe et des consignes de groupe.
Et pour ce qui est de cela, moi je ne suis pas trumpiste plus que ça. Et Marine a parfaitement raison de se méfier des effets du trumpisme. Parce que comme d'habitude, tout le monde est allé sauter comme des cabris, « Ah, Trump, Trump… » – Donald Trump nous a quand même manifesté un soutien, justement, suite à la congénation, j'entends bien. – Marine Le Pen, vous pourriez être redevable de ça ? – Oui, mais je ne suis pas dans le redevable, je ne suis pas dans la choule des laftung.
Ce que je suis en train de vous dire, c'est que je ne pense pas que le trumpisme sera aussi, comment dirais-je, couronné de succès qu'on pourrait le penser. La première des choses… – Pour la France, en tout cas, non. – Non, mais nous, on a un autre problème, c'est qu'on est un pays ruiné, qui a été très mal administré pendant 45 ans, donc nécessairement, on a un problème, d'accord ?
Ce problème est aggravé par une politique économique américaine agressive, et qui n'est plus celle du soutien qu'on avait auparavant, ce qui va peut-être justement nous permettre d'avoir un peu un sursaut, dans la mesure où ça va nous obliger à réagir, y compris au niveau européen, même si je ne suis pas aussi européiste que vous pourriez le croire. Quant à Trump, moi j'attends que ça commence à se passer mal entre lui et Musk. – Bon, parce que ça, ça ne va pas tarder. – Alors, François Assine, on a intitulé ce premier débat « Le retour du protectionnisme et de la souveraineté économique », « Trump, un modèle pour les autres, point d'interrogation ».
Est-ce qu'il est en train de réhabiliter le protectionnisme, justement, comme modèle économique sérieux, d'après vous ? – Il est en train, en tout cas, à mon avis, et on va voir la suite des événements, parce que si demain il est assassiné, ou si on ne sait pas ce qui peut arriver. Mais a priori, s'il continue sur ce thème, et puis il est entouré de gens comme son vice-président, qui est au moins aussi véhément que lui, Vance.
Il est en train, je pense, de faire quelque chose d'assez incroyable. C'est une rupture, on pourrait dire en termes précieux, épistémologique, en termes de conception de la pensée. On a été pendant des décennies, on peut dire, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, sur le thème qu'il fallait absolument baisser les droits de douane, baisser les droits de douane, arriver à une espèce de libre-échange généralisé.
C'est en fait l'objectif même de la mondialisation, au bout duquel, d'ailleurs, il n'y a plus de nation. On a un formidable retour vers le Moyen-Âge, avec des grands féodaux qui ne s'appellent plus le Duc de Bourgogne ou le Comte de Toulouse, ils s'appellent Bill et Melinda Gates, ils s'appellent BlackRock, ils s'appellent Vanguard, ce sont des fonds d'investissement. Donc c'est ça au détriment des États-nations qui disparaissent.
Avec ce qui disparaît en même temps, d'ailleurs, c'est la démocratie, c'est l'identité nationale, c'est la libre circulation non seulement des capitaux, des marchandises, mais aussi des hommes. C'est le double traité de Marrakech. Il y a le traité de Marrakech de 1994 qui a fondé l'Organisation mondiale du commerce, mondiale du commerce, alors que les États-Unis avaient empêché en 1947 que se crée l'Organisation internationale du commerce.
C'est très important, la charte de Lavanne que les Américains avaient fait capoter, alors qu'ils ont poussé pour l'Organisation mondiale du commerce, qui en fait ne reconnaît plus les nations. Et deuxième traité de Marrakech, celui de 2018, sur les migrations généralisées. Ce sont les deux pendants d'une même pensée.
Or, ce que fait Trump, avec les extravagances, avec d'un côté qui nous sidère, mais qui fait plaisir au peuple profond américain, quand il dit qu'il a des quantités de chefs d'État et de gouvernement qui sont là pour « kiss my ass », qui est d'une vulgarité que je ne traduirai pas, mais ça fait plaisir au peuple américain. Je pense que...
Je suis appelée Rosy de Bachelot, là. Ça fait plaisir au peuple américain de voir quelqu'un qui fait ça. Et il y a quelque chose, je crois, c'est vraiment une rupture, parce qu'au bout du compte, il va peut-être aboutir à un changement d'orientation, et on va peut-être aller vers, effectivement, un retour au protectionnisme, un retour du pouvoir des nations.
Et ça, le retour des nations au XXIe siècle, avec retour à l'identité nationale, retour à l'identité religieuse également, parce qu'il y a des phénomènes en cours qui sont très importants aux États-Unis, comme maintenant d'ailleurs en France et en Europe, avec une remontée en puissance très rapide du catholicisme, mais qui fait la suite à la remontée de l'orthodoxie, à la remontée de l'islam. On a donc, en fait, on constate au niveau mondial la justesse de ce proverbe africain qui dit « Si tu ne sais pas où tu vas, regarde d'où tu viens ». Et donc on a l'impression que l'ensemble des peuples veulent se réapproprier leur histoire, réapproprier leur nation.
Alors si c'est ça, je dis que Macron, il appartient vraiment à l'ancien monde, et qu'on va aller vraiment à quelque chose de tout à fait nouveau, parce qu'en réalité, il y a une espèce de convergence d'intérêts objectifs entre Trump, Poutine, Xi Jinping, Narendra Modi, qui sont en fait tous d'accord sur un retour au pouvoir des nations. – Divi Maestro, tu es d'accord avec ce que vous pensez à Simon ? – Oui, enfin, je dirais que… Bon, les États-Unis n'ont jamais été autant divisés, je parle sous le contrôle de notre ami, divisés entre les Républicains, les Démocrates, il y avait quand même une haine avant l'élection, je parle, quand même, c'était à couper… – Il y a eu une guerre civile, ça a été un peu pire. – Voilà, non, c'était au début, c'était au début, bon.
Mais disons que dans l'histoire contemporaine, c'était quand même assez prégnant. Bon, après, effectivement, c'est le retour quand même d'un certain protectionnisme, sûr de sa supériorité, de sa domination, avec l'extraterritorialité du droit, il ne faut jamais l'oublier, américain, qui considère que la planète est son terrain de jeu. le fait que Biden était un vieillard cacochime, fatigué, qui défendait la queue des pingouins en Patagonie, on ne sait pas quoi, le wokisme, il y a beaucoup de gens qui étaient lassés, et le pouvoir d'achat qui avait énormément baissé, et Trump a redéfini, en quelque sorte, la puissance américaine, « make America great again », etc.
Je suis d'accord, après, il faudra voir ce qui se passera avec Musk, parce que Musk, il reste chef d'entreprise, et il restera toujours chef d'entreprise, avant tout, tant que ça marche, ça marche. Il y a eu un coup d'accordéon, il a regagné 36 milliards, mais si son histoire… Il a plus perdu qu'il en a gagné. Voilà, si son histoire de Tesla continue à… Tu crois, toi ?
Ben, à un moment, il va reprendre les rêves. Mais de toute façon, on tremble et ça. C'est aussi un moment donné.
Il n'y a plus de revendre une Tesla qu'une Lada… Ça devient compliqué. Bon, il y a ce premier truc. Après, je dirais qu'il fait un peu la loi, sauf qu'il y a un élément nouveau, c'est que la Chine, il pensait que ça allait se passer facilement, la Chine a fait un peu un bras d'honneur.
Moi, il pensait qu'il allait négocier, tendre le bras, il n'a pas trop réussi avec la Chine. La Chine a exhorté les États-Unis à annuler complètement les droits de l'homme réciproque, à revenir sur le chemin du respect mutuel. Ce qui pose la question de l'Europe, esclave sans maître, qui se cherche un maître, « Oh, on a perdu d'autres maîtres américains, on est en déshérence. » Que va faire l'Europe ?
Est-ce qu'ils vont aller vers la Chine ? Ce qui est possible ? Possible, ça semble un peu compliqué, mais voilà.
Ou est-ce que, finalement, Trump, comme son… Il a quand même, à terme, visé en visée la Chine et pas du tout l'Europe, parce que là, ce qui se joue, c'est l'hégémonie économique sur des décennies, en fait. C'est une guerre commerciale qui ne fait que commencer. La Chine qui est quand même… Qui a le plus à perdre entre les deux pays, là, les États-Unis ?
Les deux. Mais je dirais que la Chine a complètement absorbé sa crise immobilière, a détruit tout ce qui n'allait pas, est très rapide. Elle dépose énormément de brevets.
La Chine, beaucoup plus que les États-Unis. La dynamique est de son côté. Après, il y aura un problème démographique.
Ça, c'est autre chose dans les 50 années qui viennent. C'est pour ça que c'est un combat à long terme. Mais voilà.
Et puis, je pense qu'aussi, s'en sortiront, comme toujours, dans les guerres et partant de paix, les gens qui ont gardé une industrie. On a des services. On n'a plus rien.
La Chine a encore une industrie. Je parlais de l'Italie tout à l'heure. En Europe, le pays qui s'en sort, c'est avec la petite industrie.
C'est l'Italie qui est devenue le quatrième pays exportateur du monde, avec une population active d'un tiers inférieur à la nôtre. Donc voilà, il y a tous ces… C'est multifactoriel. Personne ne peut apporter de réponse à l'instant T.
Mais il faut prendre tout ça en compte. Il est un peu trop tôt pour y répondre. Gilles Casanova, vous en pensez quoi de tout ça ?
Est-ce que c'est une réponse lucide aux excès du libre-échange mondialisé, le protectionnisme ? Les dirigeants américains se sont rangés derrière les 200 milliardaires qui, à eux seuls, possèdent la majorité absolue de la fortune sur Terre. Et ils se sont rassemblés autour des gens de Davos, si on veut aller vite.
Et ils ont pensé derrière Soros qu'en faisant une société liquide dans laquelle on abat les frontières et il n'y a plus que des individus isolés face à une quinzaine de monopoles mondiaux. On va résoudre les guerres, le problème de la domination, le problème des sociétés. Alors, ils ont lancé cette globalisation néolibérale il y a maintenant quelques décennies.
Et ce que Trump et le peuple américain ont vu, c'est que ça a eu deux vainqueurs. Un, la Chine. Deux, l'Inde.
Et deux, vaincus, les États-Unis, l'Union européenne. Ça a détruit le tissu social aux États-Unis, détruit le tissu social dans l'Union européenne, enrichit extraordinairement les milliardaires américains et ceux de l'Union européenne. Vous avez en tête que les 500 Français les plus riches ont 200 milliards en 2000. 576 milliards quand Macron est élu, 1228 milliards à la fin de l'année dernière.
Donc là, vraiment, c'est une explosion. Sauf que les sociétés, elles, se décomposent. Or, ce que Trump a compris, Trump et son entourage, c'est que ce qui fait la force d'une société, c'est sa capacité de cohésion.
Si vous avez 25 Bernard Arnault en France et une société qui a 5 morts chaque nuit par des règlements de comptes entre trafiquants de drogue qui tiennent le pavé et les rues, tandis qu'on empêche la seule personne qui pourrait l'emporter pour changer un peu les choses présentées, vous comprenez bien que votre pays peut aller nulle part, même si vous avez un guignolo qui vous dit qu'il va aller sur le front en Ukraine avec le guignolo Zelensky qui, lui, vient du monde du spectacle, au moins, c'est clair. – C'est vrai que la… – Oui, Gérald, je suis entièrement d'accord avec ce que je viens d'entendre. Mais ce qu'il faut bien prendre en compte, d'abord, est-ce que Donald Trump sera bon pour la France ?
Ce n'est pas son sujet, ce n'est pas sa question. Il est président des États-Unis et ce qu'il fait est au bénéfice des États-Unis. C'est la première chose.
Deuxième chose, vous ne pouvez pas isoler le protectionnisme parce que la politique tarifaire de Donald Trump rentre dans le cadre d'une autre politique qui est de, en effet, réindustrialiser l'économie américaine, reconstruire le tissu manufacturier et la politique tarifaire n'est qu'un pilier de cela. Il y a d'autres piliers. La première, c'est la déréglementation.
La seconde, c'est les économies fédérales et la réforme du gouvernement. La troisième, c'est la relance du marché de l'énergie. Tous ces piliers constituent le moyen pour lui de reconstruire l'économie américaine et de rendre, make America great again, de rendre sa grandeur à l'Amérique.
Le dollar demain aussi peut-être, non ? Non, le dollar, il ne veut qu'il dévalue. La question du dollar, je veux dire.
Ça, c'est le paradoxe. Parce qu'ils veulent garder leur prééminence monétaire, mais ils veulent un dollar faible. Ils veulent un dollar faible pour rendre les importations plus chères et leurs exportations plus compétitives.
Mais l'objectif des tarifs, il est double, voire triple. D'un côté, les tarifs douaniers, c'est un revenu. C'est un revenu qui va au trésor américain.
Les États-Unis gagnent 2 milliards tous les jours, rien qu'avec les tarifs. Ça fait 600 milliards par an. C'est à peu près 50% de leur déficit budgétaire.
Donc ça compte. Deuxièmement, ça embête tout le monde. Donc ça amène les gens à venir discuter.
Peut-être qu'on peut s'entendre, parce qu'une politique tarifaire, comme on le sait, ça ne bénéficie pas à l'économie et au commerce international. Trois, ça montre qui dicte les termes. Quand Trump intervient et qu'il impose des tarifs sans que personne ne lui ait rien demandé, c'est lui qui contrôle le débat.
Et à partir de là, il mène la politique comme il l'entend. Et tout le monde vient à Washington. Et ça, il adore, en effet.
Comme vous l'avez dit, je ne vais pas reprendre votre expression. Mais tout le monde l'a compris. – Ce n'est pas la même, c'est la sienne. – Non, ce n'est pas la sienne, c'est la leur.
Mais je veux dire que, oui, c'est la sienne d'une certaine façon. Mais c'est comme ça que les gens vont se comporter. Parce que les États-Unis sont malgré tout la première économie mondiale et que tout le monde a besoin d'exporter aux États-Unis.
Mais comme la France également, enfin, pas tout à fait dans le même contexte, mais les États-Unis aussi sont une puissance fragile. Ils ont une dette de 36 000 milliards de dollars, qui représente 120% de leur PIB. Ils payent tous les ans plus en intérêts sur la dette que pour se défendre eux-mêmes.
Le premier poste budgétaire aux États-Unis, c'est les intérêts sur la dette. Et ça représente pratiquement 1 000 milliards de dollars par an. Donc cette dette, elle doit baisser.
Elle doit baisser par la croissance, elle doit baisser par les économies budgétaires, elle doit baisser par les revenus. Donc la politique tarifaire, elle rentre dans ce cadre général qui est beaucoup plus vaste. – Si je peux faire juste un petit truc. – Ah, bien, alors, j'aimerais faire agir. – Peut-être une différence, c'est que la masse monétaire américaine, elle est moins contrôlée que la masse monétaire européenne. – En tout cas, elle est contrôlée à Washington. – Elle est contrôlée à Washington. – La réserve fédérale est indépendante, mais elle est américaine. – On va dire ça. – J'aimerais quand même qu'on revienne sur… – Alors, attends, juste pour finir, l'Europe, c'est quand même un marché, mais est-ce que l'Europe est capable de se défendre, parce que l'industrie en Europe, elle n'est pas très florissante ? – Il y a un dernier bastion qui est celui de l'automobile que sous l'égide, en fait, de l'Union européenne et de la Commission européenne, on est en train de massacrer au profit d'une filière électrique qui est un véritable scandale, qui va bénéficier essentiellement aux Chinois, parce que même les Gigafactory, c'est des John Venture avec les Chinois, ils sont déjà dans l'hydrogène. – Il y a le même problème aux États-Unis. – Il y a le même problème aux États-Unis.
Les droits de douane ont augmenté, même avec Reagan, ils avaient réglé le problème avec les Harley-Davidson, etc., en mettant des droits de douane, et ils avaient sauvé l'industrie moto et General Motors, etc. Donc ça, notre problème, il vient aussi de là, c'est qu'on est certes un vaste marché de 450 millions d'habitants, mais on n'a pas vraiment de levier, on n'a pas d'industrie. – Parce que encore une fois, tu pars en tant que… Moi, j'aimerais revenir à cette question qui est posée par le thème du débat, donc le retour du protectionnisme, est-ce que c'est un modèle pour les autres, Donald Trump ?
François Sineau, ça revient d'ailleurs à la discussion qu'on avait en début d'émission, est-ce que de toute façon, si aujourd'hui, on voulait donc revenir à cette souveraineté économique et à ce protectionnisme, est-ce qu'on le pourrait encore au sein de l'Europe, nous ? – Mais on peut toujours, il y a que la mort qui est irréversible, mais encore… – Il y a qu'il ne va pas être d'accord, Frédéric Carval. – Et encore.
Non, non, il y a quelque chose qui est important dans ce que j'ai fait Trump aussi, qui n'a pas été souligné, c'est qu'il est en train de dynamiter, j'insiste, également les structures qui avaient été créées. L'Organisation mondiale du commerce, elle a normalement un truc qui s'appelle elle a normalement ce qu'on appelle les droits consolidés, c'est-à-dire que les États, ils ont fait des offres tarifaires, et puis ces droits, ils sont ou non consolidés. Consolidés, ça veut dire qu'on les prend en paquets, et puis on prend un engagement, un État prend un engagement de ne pas y toucher pendant très longtemps.
En fait, Trump, il a pulvérisé tout ça. C'est-à-dire que moi, je ne sais pas ce qu'il reste de l'OMC à Genève en ce moment, mais ça ressemble un petit peu, en termes commerciaux, à la fin de la SDN, vous savez, à la fin des années 30, avec l'Allemagne qui sort de la SDN, la Hongrie qui sort de la SDN, etc. On a l'impression que là, on a vu une structure qui voulait imposer un modèle et qui n'est pas prête.
Et moi, je crois beaucoup quand même au phénomène d'entraînement, parce que là, qu'est-ce qui va se passer avec les Chinois ? Je n'en sais rien. Les Chinois sont en train...
Trump est en train peut-être de découvrir...
Remarquez, il le savait peut-être déjà, mais que la Chine, ce n'est plus du tout un pays en voie de développement. En termes d'économie, c'est la première économie du monde, devant les États-Unis, en parité de pouvoir d'achat. La Chine, c'est un pays où il y a au moins 300, 400 millions de gens qui ont le niveau de vie des Américains.
C'est plus important que le niveau de vie des Américains. En Chine, vous avez un véritable marché intérieur maintenant. La Chine, elle a également des liens qu'elle peut développer avec la Russie, avec l'Asie du Sud-Est.
Donc les Chinois, ils ont des moyens de rétorsion. Et moi, personnellement, je pense qu'on est...
On va voir ce que ça va donner. Mais je pense qu'on est plutôt vers l'entrée dans une phase de délitement et donc de remontée progressive des taux d'intérêt, des taux de douane un peu partout. – Alors, J.
Casanova, et ensuite... – Mais Trump est un modèle formidable, car il dit qu'on peut être dirigeant d'un pays et aimer son pays, aimer son peuple et le défendre. – Ah, ça, c'est quelque chose de nouveau.
Excusez-moi. En France, c'est un produit qu'on n'a pas. – Ben, le RN, c'était un peu les Français d'abord, quand même. – Comment ? – C'est un produit qu'on n'a pas en tant que chef d'État.
Je ne parle pas des oppositions. Mais il montre que le retour, c'est le retour des peuples. car si Trump a été élu, c'est parce que le peuple américain a voulu élire Trump.
Alors maintenant, sa façon d'être, etc., tout ça, on peut juger que c'est un peu vulgaire vu d'ici. Ça plaît aux Américains.
Ils l'ont élu. Sinon, ils auraient élu cette dame tellement bien dont le monde vous disait qu'il était certain qu'elle serait élue puisqu'elle cassait un œuf d'une seule main. Et regardez, regardez ceux qui avancent dans le monde.
Le chinois Jinping, le russe Poutine, Trump sont des gens qui défendent leur pays parce que l'histoire du monde, c'est l'histoire de nations qui se donnent des dirigeants pour se défendre et pas des dirigeants pour les détester et leur dire qu'elles sont quatre fois criminelles contre l'humanité. – Alors, vous êtes au port du pouvoir, donc on aimerait bien être assuré. – Je ne suis pas un polémiste. – Vous êtes dans un parti qui est au port du pouvoir. – Dans les exemples que vous donnez, il y a deux dictateurs et un président dans un système… – Mais quel ? – Bah, Poutine et Xi Jinping, si ça vous a échappé.
Et Trump est un président dans un système présidentialiste qui n'est pas ce que nous, nous avons. C'est un régime parlementaire rationalisé. – Alors, pour répondre à la première question qui a été lancée sur la souveraineté, il n'y aura pas de souveraineté tant qu'on n'aura pas récupéré une souveraineté énergétique.
Ça, c'est le fondamental, parce que vous ne pouvez pas réindustrialiser le pays si vous n'êtes pas capable de fournir à vos industriels et à vos services une énergie à bon marché. Alors, on a aujourd'hui, nous, un énorme problème qui est né de l'affaire du Nord Stream, dont on sait que plus ou moins les Américains et les Anglais ne sont pas loin de ce qui s'est passé, en tout cas, dans le niveau de renseignement. Alors, que ce soit ou pas, les services ukrainiens, je ne le sais pas.
Mais en tout cas, les Américains, aujourd'hui, ont réussi, avec cette opération, à nous vassaliser de manière énergétique, puisque, au lieu d'acheter le fameux gaz russe, ils nous vendent leur gaz fractionné, alors qu'ils nous vendent très cher, de surcroît, qui est un désastre écologique, on le sait, mais on est sous perfusion. Et cette perfusion, on continue, donc, en plus de l'aggraver, dans la mesure où la France, qui était le seul pays qui était encore un peu un potentat énergétique, s'est complètement désolidarisée de son aventure nucléaire avec des gens, enfin, qui sont des traîtres à la patrie, Mme Voinet en tête, Barbara Pompili et compagnie, qui sont des gens qui mériteraient, eux aussi, d'avoir un procès sur la façon dont… – Mme Boinet et M. Macron aussi. – Non, mais, eux, ce sont les exécuteurs testamentaires.
Eux, ce sont les exécuteurs testamentaires. Ce ne sont pas ceux qui sont les pistolets. – Juste si je me permettez une incise… – Parce que, rappelez-vous que Hollande… – Non, attendez, je finis. – Rappelez-vous que Hollande opère son revirement sur Flamanville uniquement pour faire plaisir aux écologistes, sans aucune étude d'impact, sans rien, etc.
Il venait de faire, je crois, 750 millions de travaux, ça n'a servi à rien, et après ça a coûté je ne sais combien de milliards pour justement fermer le centre qu'on est en train d'essayer de rouvrir. Enfin bon, c'est… – Parce qu'est-ce qu'il faut voir, effectivement, l'énergie, c'est capital, parce que le retard qu'on a pris, et M. Macron, qui a été effectivement l'exécuteur testamentaire, il va être difficilement rattrapable, parce qu'il faut 10 ans pour rattraper, il faut 5 ans pour former un soudeur, alors je vais au bout de l'idée. – J'aurais voulu finir ce que moi j'avais pensé. – Alors non, je croyais que vous aviez fini. – Après vous pourrez réagir si vous voulez. – Il est bon parce que chaque fois il ouvre un tiroir. – C'est la vraie politique, je n'ai pas fini. – Non, non, non, je suis l'avocat, je raisonne en avocat. – Je connais, je connais le truc, à un moment je vais dire stop, je vais prendre la parole, je ne peux pas le faire. – Allez, Frédéric Thierry, vous terminez, après vous revenez sur l'Europe d'abord. – Ne me donnez pas la parole pour me la retirer.
Ça c'est terrible. – Mais ne la prenez pas 3 heures. – Non, non, mais je ne la prends pas 3 heures, par contre je vais avoir beaucoup de mal à aller jusqu'au bout. – Je suis président du tribunal, là. – Alors, on continue, exactement. – 3 minutes max. – Plaidez par observation.
Alors, on n'aura pas de souveraineté sans le retour à la souveraineté énergétique, c'est obligatoire. Donc on a, parce qu'on a les cerveaux, on a encore la matière grise, et on a les gens qui ont l'expérience. – Difficilement, hein. – Oui, mais enfin, on l'a encore, on n'a quand même pas revenu à l'âge de pierre. – Le nucléaire, quand vous avez vu le dernier réacteur, on a pris du retard, parce qu'on n'avait plus le savoir-faire. – Si, mais si, il faut le dire. – Non, on l'a encore.
J'ai eu une discussion avec le secrétaire général du CEA il n'y a pas longtemps, je finis. – Il n'est pas fini, attends. – Non, mais bon, alors, je prends plus de temps à me justifier que… – Et donc, il faut aller jusqu'au bout de la souveraineté énergétique.
Dans l'intervalle, il y a une énorme réforme à faire sur le millefeuille administratif. Parce que tous les comités théodules, qui au nom de je ne sais quelle consécration administrative, viennent justement être des empêcheurs de tourner en rond, l'affaire de l'A69 est quelque chose d'exceptionnel là-dessus, où on a une déclaration d'utilité publique pour faire l'autoroute. Dans l'intervalle, les socialistes et les écologistes arrivent à faire passer une nouvelle loi sur l'étude environnementale, qui vient se surajouter à une DUP déjà examinée par le Conseil d'État, qui l'avait validée. – Non, mais attendez, voilà.
Et le tribunal administratif de Toulouse, c'est-à-dire le truc qui est juste en bas, vient vous dire, ah ben non, elle n'est pas bonne. – Alors, si je peux répondre, allez, très rapidement, allez. – Non, mais fini, c'est juste la preuve que vous n'aurez pas de retour, vous n'aurez pas de retour, tant que vous n'aurez pas géré, ces deux mots français, qui sont donc le retour à la souveraineté énergétique et la fin du millefeuille administratif. – Allez, la parole est à la Défense, c'est ensuite à Français. – Alors, très rapidement, sur la souveraineté énergétique, je vous rejoins complètement, de toute façon, les différents gouvernements qui se sont succédés ont bousillé notre souveraineté énergétique, on était décarbonés, on avait une industrie nucléaire, on vendait à nos voisins, c'était pas cher, c'était génial, et ça pouvait rapporter gros, ils ont tout massacré. – Ok, sur le millefeuille administratif, je suis né, avec l'antienne que j'entendais tout le temps, il faut supprimer un échelon dans le millefeuille administratif.
Et les différents exécutifs n'ont eu de cesse que de rajouter les communautés de communes, les métropoles… – Pour trouver du boulot aux copains. – Voilà, non mais ça ne sert à rien tout ça. – Ah mais si, si, ça sert à trouver du boulot aux copains. – Ah oui, ah oui, ah oui, voilà. – Nous sommes d'accord, on n'a pas besoin de… – Et la loi Chevènement, qui a été le double poison qui a été mis en place par les socialistes et Jospin, après la loi SRU.
La loi SRU, c'est la méthodologie pour faire basculer les bureaux de vote. À partir du moment où vous imposez à des communes de droite d'avoir des logements sociaux à 20, 25%, etc., vous faites basculer les bureaux de vote.
Le droit de voter, c'est le droit d'habiter, pas le droit d'habiter, le droit de voter. – Il y a des grands spécialistes. – Et donc, ça fait basculer, ça fait basculer les bureaux de vote.
Et ça a été perçu comme ça. Et je rappelle que Jospin est trotskiste, que ça a été mis en place par Guesso, dont le directeur de cabinet était lui-même trotskiste. Alors je peux vous dire, je connais bien l'histoire. – Allez, vous avez coulé votre temps.
Maintenant, j'aimerais faire agir pour soi. – Non, non, non, non, moi, je voudrais quand même dire un truc, parce que les LRN, ils sont spécialistes pour faire des dénonciations, et puis c'est tout. – Mais non, mais monsieur, mais j'ai une loi programmation pour ça. – Est-ce que dans le programme de Mme Le Pen, il y a comme dans le nôtre la suppression des régions ? – Oui, non, si, si, c'est prévu. – Est-ce qu'il y a la sortie de l'Union Européenne ? – Mais pas tout de suite. – C'est pas ce qu'on est en train de vous dire. – Mais c'est pas parce que vous, vous l'avez décidé, ça doit arriver. – Non, mais laissez-moi parler. – Vous êtes dans l'auto-application. – Laissez-le finir et vous agissez après. – Le problème, c'est que le LRN, comme les autres, ils ont des copains.
Ils ont des gens qui sont dans toutes ces institutions. – Ils ont tout ça dans ces institutions. Nous, on te propose de diviser par deux les conseillers généraux puisque ce sont des couples, ça ne sert à rien, donc on divise par deux. – Je suis d'accord. – Oui, mais tout ça, ce n'est pas dans votre programme.
Vous êtes extraordinaire. Vous dites aussi récupérer la souveraineté énergétique. Très bien, mais il n'y a pas que Mme Voinet.
Pourquoi est-ce qu'on a le marché européen de l'énergie ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Il s'est passé qu'on a été minorisé et qu'on a été obligé… – C'est le même constat, on n'est pas d'accord sur les solutions. – Mais parce que vous restez dans ce système. – Mais pas du tout. – Vous restez dans ce système et vous dites… – Je préfère le combattre de l'intérieur plutôt que de l'extérieur. – Oui, mais c'est ça.
Je connais beaucoup de tout. Vous savez ça, c'est toujours l'argument de ceux qui veulent aller à la soupe. – Mais je n'ai pas besoin d'aller à la soupe. – Je préfère être à l'intérieur parce que j'ai la soupe, je combattre l'intérieur plutôt que les extérieurs parce qu'au moins, eux, ce sont des chiens galeux.
Ils n'ont rien à manger. – Non, mais ça, ce n'est pas un argument, ça. – Ça, ce n'est pas un argument. – Ce n'est pas avec ça que vous pourrez convaincre. – On ne change pas. – Non, non, vous savez, je pourrais très bien… – Non, non, pour vous, 1200 personnes, non, excusez-moi. – Ça en va, non, 300, j'ai eu plus de 300 000 électeurs. – C'est-à-dire le même nombre que ceux qui ont voté pour moi. – Le débat se dégrade, là. – Mais donnez-moi, donnez-moi le temps de parole que vous donnez à Mme Le Pen et à M.
Bardella pendant trois mois et donnez à Mme Le Pen et à M. Bardella le temps de parole dont je bénéficie sur les grands médias pendant trois mois et on en repart dans trois mois. – Non, mais la loi ne le permet pas. – Voilà. – La loi ne le permet pas, ce n'est pas moi qui vous l'interdire. – Ce n'est pas moi qui vous l'interdire. – La loi, il n'y a pas de loi qui dit que Mme Le Pen doit avoir 25% du temps de parole et que les représentants du Frexit en ont 0,0.
Voilà, il n'y a pas de loi. – S'il y a une loi… – Non, non, non, il n'y a pas de loi qui dit ça. – Bon, finalement, le protectionnisme, j'essaie de revenir au sujet de départ, est-ce qu'il serait réalisable aujourd'hui en l'état actuel des choses ? – Il y a quelque chose que vraiment, j'insiste, oui, bien sûr que de toute façon, on va y aller.
Parce que de toute façon, on est en train d'assister à la nécrose de quelque chose. Et j'ai dit que… – Sur le constat, vous partagez le même constat. – Oui, oui, oui, de toute façon, alors à moins qu'à moins que ça… Mais ce que fait Trump, il ne va pas faire machine arrière.
Il a d'ailleurs imposé, il a fait un volte-face, mais il a quand même maintenu les 10% flat déjà sur tous les pays. Il a agi, je suis tout à fait d'accord avec ce que disait Gilles, qui d'ailleurs reconnaît ce que je disais sur la défense des nations, le retour des nations. Il se bat pour sa nation.
Il y a quelque chose, il y a vraiment un combat supplémentaire que je crois que les auditeurs doivent bien comprendre, qui vont bien au-delà du coup de commerce. C'est ce que je disais, j'ai esquissé tout à l'heure quand je parlais des questions religieuses. Je pense qu'il y a des projets de civilisation qui sont derrière.
Il y a un projet civilisationnel avec Poutine. Poutine, c'est la Sainte-Russie, c'est le retour de l'orthodoxie, c'est la défense de la Russie. Que ce soit un dictateur ou pas, moi, le coup des dictateurs, personnellement, je considère que Macron est un dictateur et de la pire espèce.
Oui, oui, oui, parce que les médias… Sur Macron, vous n'êtes pas d'accord ? – Ce n'est pas le sujet. – Si, si, si, c'est pas le sujet, c'est la souveraineté. – Il est vrai que vous ne voulez pas le destituer, c'est exact.
Donc je le comprends. Alors, Xi Jinping… – Il a fait éborner les Français quand même. – Xi Jinping, il revient aux valeurs confucéennes.
Les valeurs asiatiques, les valeurs confucéennes, celles qui lui avaient été souffrées d'ailleurs… – C'est la chambre du Parti communiste. – Non, mais le Parti communiste, c'est pas… – Ça n'existe plus. – Non, c'est une nouvelle dynastie.
Voilà, c'est une nouvelle dynastie qui s'est parée… Ça n'a plus rien de communiste, le régime chinois. Avec des bourses des valeurs, avec des hypercapitalistes, ça n'a rien de communiste. En revanche, ça a tout à voir avec une nouvelle dynastie comme la Chine en a connue tout au long de son histoire.
Bon, troisièmement, l'Inde. L'Inde veut promouvoir, veut être la grande puissance spirituelle du XXIe siècle, avec l'indianité. Indutva, Indutva dit en permanence, Narendra Modi.
Nous, qu'est-ce qu'on a en Europe ? – François Béroux. – Que vous refusez d'ailleurs de censurer. – Mais je ne peux pas le censurer, vous savez très bien. – Mais si. – Mais je ne peux pas, à partir du moment où les socialistes sont dans le socle commun, aller voter la motion de censure ne sert à rien. – Mais vous l'avez fait avec Barnier. – Mais on avait les socialistes qui étaient avec nous. – Mais là… – Enfin, comment, si vous n'êtes pas capable de comprendre le parlementarisme, ça ne sert à rien.
Mais ça ne sert strictement à rien. – Non, non, non, non, non, non, attendez. – Non, non, vous ne votez pas en fonction de vos convictions, mais en fonction des avis des autres. – Mais ce n'est pas ça, c'est que ça ne sert à rien parfois. – Vous deviez censurer Barnier, voilà. – Mais il n'y a pas eu de motion de censure, je vous rappelle. – Non, non, non, c'est. – Allez, Gilles Casanova, qui reste bien patient. – On ne peut pas comprendre le monde avec les mots de l'adversaire.
Avec les mots de l'adversaire, on ne peut comprendre que ce que veut l'adversaire. Quand vous parlez de protectionnisme, c'est le diable présenté par les libres-échangistes, par les néolibéraux. Le protectionnisme, c'est une condamnation par nature.
Il n'y a pas de protectionnisme. La question est, est-ce qu'il y a, entre les nations, entre les grands groupes économiques qui ont des niveaux commerciaux, économiques, comparables, des écluses à installer pour que les riches des pays pauvres ne deviennent pas plus riches et les pauvres des pays riches ne deviennent pas plus pauvres ? Sans écluses, c'est ce qui se passe.
Donc il ne s'agit pas de protectionnisme. Il s'agit de revenir à un esprit du commerce entre les nations et entre des groupes de nations qui ont le même niveau économique et social. C'est cela qui est nécessaire.
Si vous mettez au même niveau ceux qui sont payés un bol de riz et trois coups de bâton et ceux qui ici ont la sécurité sociale, vous aurez ici un chômage de masse. L'affaire est écrite. Alors le protectionnisme, c'est le mot vilain pour dire, voilà, c'est vilain, c'est le protectionnisme.
Non, ce n'est pas le protectionnisme. C'est une manière raisonnée de commerce international. Un autre mot, c'est le mot dictature.
Alors je vous mets au défi de me dire...
Ah ben là, c'est bon, c'est bon, c'est clair. Je vous mets au défi de me donner un moment dans l'histoire russe qui ait été plus démocratique qu'aujourd'hui. Y a-t-il un moment dans l'histoire russe où les Russes aient eu plus de démocratie ?
Y a-t-il un moment dans l'histoire chinoise où les Chinois aient eu plus de démocratie ? Il y a des civilisations qui produisent des manières de diriger qui ne sont pas les nôtres et qu'on ne considère pas à juste titre comme une démocratie. J'en suis d'accord.
Mais dire que les dirigeants ne sont pas l'expression de leur peuple, allez regarder en Russie si Poutine est minoritaire, en Chine si Xi Jinping est minoritaire, en France si Macron est minoritaire. C'est vrai que Frédéric Kervos s'est devenu un gros mot aussi. Alors, le mot « nationalisme », c'est un très gros mot, mais de défendre son peuple, ses nations, on a l'impression que ça devient quelque chose de très, très… Mais pas pour nous.
On passe notre temps à ça ? Ben là, on a l'impression que… Tu parles… Venez à la chambre avec moi, vous allez voir ce que c'est de défendre le pays. Moi, j'ai renoncé à mon salaire, je gagne aujourd'hui, 7 fois moins que ce que je gagnais comme avocat.
D'accord ? Alors, je ne vous permets pas de le dire, si vous voulez. Moi, je me bats pour le pays, je me bats pour mes électeurs et je me bats pour mes compatriotes.
Vous vous battez, mais ça ne marche pas, parce que vous vous battez pour rester dans un système qui est en train de nous détruire. Voilà. Donc, effectivement, ce que vous avez comme solution ?
Eh bien, écoutez, nous avons un programme… Le Frexit, le Frexit, le Frexit, et accessoirement, le Frexit. Est-ce que vous avez regardé notre programme, monsieur ? Non.
Ben non, mais pourquoi le regarderais-je ? Ah, ben bien sûr. Nous avons un programme qui est non seulement le plus détaillé de tous les partis politiques français, mais le seul qui peut être mis en œuvre.
Parce que lorsque je vois le programme d'URN, ou de Zemmour, ou de Mme Knafou, de Mme Maréchal, ou de M. Dupont-Aignan, ou de M. Mélenchon, ou de le Parti Socialiste, ou de M.… Ce sont tous des programmes qui sont faits pour enfumer les électeurs parce qu'ils n'ont pas la capacité de les mettre en place une fois qu'ils sont élus, parce que c'est incompatible avec nos engagements internationaux et notamment nos engagements vis-à-vis de l'UE, de l'euro et de l'OTAN.
Point barre. Donc, tout le reste est littérature. Il y a des Français qui, malheureusement, parce qu'ils n'ont pas accès, parce qu'on leur cache l'existence de notre mouvement politique, on leur cache… Vous voyez, vous ne connaissez même pas le programme de 27 chapitres que nous avons publié depuis des années.
Les médias ont fait le silence total là-dessus. – Vous connaissez tout le programme du RN, vous ? – Oh, je l'ai regardé.
De toute façon, je sais qu'il n'est pas applicable puisqu'ils veulent rester dans l'UE, dans l'euro et dans l'OTAN. Donc, c'est terminé, pas plus d'ailleurs que M. Zemmour.
Regardez les Italiens qui ont voté pour Mme Méloni. J'ai vu d'ailleurs des gens au RN, des gens chez Zemmour, des gens chez Mme Maréchal. Je ne sais plus si Mme Maréchal est avec Zemmour ou est avec le RN.
Je ne comprends plus rien. – Elle est avec elle-même. – Bon, elle est avec elle-même. – Mais enfin, ce que je sais, c'est qu'ils se sont extasiés devant les résultats de Mme Méloni en matière d'immigration.
Mais encore une fois, c'est une arnaque. Le nombre d'immigrés a augmenté en Italie. Parce que Mme Méloni, elle a diminué le nombre d'immigrants illégaux.
Elle a augmenté davantage le nombre de migrants légaux. Et elle a appliqué les directives de l'UE. Parce qu'il y a un grand secret que ne dit pas, bien entendu, le RN.
C'est que la politique officielle de l'UE, c'est d'augmenter de 4,5 millions de migrants par an dans la zone de l'espace Schengen. Et ça, vous pourrez dire ce que vous voulez à la Chambre, à l'Assemblée nationale. – Mais on n'en est pas responsable.
Et on n'en est pas les auteurs. – Mais vous voulez rester dans ce système. Un système ne marche pas. – C'est là où vous ne comprenez pas.
Vous faites mine de ne pas comprendre. – Non, non, non, pas du tout. Je comprends très bien. – Vous faites mine de ne pas comprendre. – De Gaulle, dans le CD Perfit, dit à un moment à Perfit, quand on est couillonné, on dit « je suis couillonné, je m'en vais ».
Voilà. – Allez, Gérald Olivier, au milieu de ce débat entre nationaux, on va dire… – Non, non, mais il y a une situation dramatique, enfin en Europe et en France, en France, l'Europe, mais qui ne se présentait pas aux États-Unis. C'est-à-dire que les Américains ont été divisés, c'est vrai, et on a vu une montée des extrêmes.
Mais ce que Trump a été capable de personnifier, c'est cet élan national, c'est cette flamme qui est toujours vivante, c'est cette capacité du peuple à se réunir et à voter pour la personne qui est en mesure de relancer le pays et de remettre les choses en place. Mais les États-Unis, vous parliez de souveraineté et on a parlé de protectionnisme pour rétablir une certaine souveraineté commerciale. C'est vrai qu'il y a une souveraineté de population à la base.
Et en même temps que Donald Trump rétablit les frontières sur un certain nombre d'échanges commerciaux, il a fermé la frontière avec le Mexique. L'immigration clandestine aux États-Unis, elle a été réduite à zéro. Elle a été réduite à zéro en l'espace de quelques jours.
C'est un problème que les démocrates vous disaient ingérable et lui, même pas 100 jours, les 100 jours ne sont pas encore terminés, il n'y a plus d'immigration clandestine et il a commencé une politique d'expulsion et de retour au pays d'origine qui renvoie entre 1000 et 1500 personnes tous les jours chez elles qui sont présentes illégalement sur les territoires américains et dont pour l'essentiel ont un comportement de criminel sur place ou avaient déjà un comportement de criminel avant. Donc la souveraineté nationale fait partie de la souveraineté commerciale. Mais le problème de la France et de l'Europe, c'est que quand on ne fait plus d'enfants, qu'est-ce qui vient après vous ?
Qu'est-ce qui vient ? Là vous, David, on est en train de détruire l'Europe ? Non, pas besoin, elle se suicide toute seule et ça fait longtemps.
Donc le temps qu'il n'y aura pas ça, c'est pas la peine de discuter. Allez, Didier Maestro, on clôt le premier débat. Il y a une dichotomie que fait Emmanuel Todd que je trouve très juste sur le sujet. il parle des démocraties autoritaires contre les oligarchies libérales.
Et démocratie autoritaire, il y a les Etats-Unis, il y a la Russie typiquement, qui ont une base électorale très forte en fait. On peut dire que c'est des dictateurs, c'est des...
Non mais ils sont quand même élus au suffrage universel et ils ont en gros, en Russie, deux tiers des citoyens qui soutiennent Poutine. Et aux Etats-Unis, il a gagné haut la main. On avait fait une émission spéciale, on l'avait prédit chez toi d'ailleurs.
Tu te rappelles, je t'avais dit, il va gagner tous les Etats et il va gagner en voix. Au moment où tous les sondeurs nous disaient Kamala Harris, effectivement, elle casse-le d'une main. Regardez comme elle est belle, elle va tout...
Bon. Et donc, et de l'autre côté, il y a les oligarchies libérales, typiquement la France, avec M. Macron, qui péniblement réunit...
Mais c'est pas propre à lui. Sarkozy, c'était pareil. C'était pareil.
Allez, 16 à 18% du corps électoral au premier tour. C'est-à-dire que tu prends 100 mecs dans un stade, il y en a 84 qui n'ont pas voté pour le président actuel. C'est un vrai problème démocratique.
Donc la démocratie représentative est morte. Elle est finie. Il faudrait introduire plus de participation.
Le RIC, par exemple, c'est dans tous les programmes, mais personne ne l'a jamais fait. Non, ce n'est pas ORN. ORN depuis 30 ans, le RIC.
Comme à gauche, comme dans tous les programmes. Sauf que quand les gens arrivent au pouvoir, c'est comme la VIème République ou la Constituante. On reste bien tranquille dans la Vème République.
Parce qu'elle est...
Après l'élection présidentielle. Non, mais c'est pour dire quand même. C'est dans le programme.
Les sujets, ce soir ? Sur l'immigration, le droit du sol, sur la sortie de la CEDH. Et le troisième, je ne m'en rappelle plus, mais voilà.
Donc c'est...
Le truc le plus démocratique, c'est le référendum. pour pouvoir récupérer notre souveraineté juridique, qui est la première étape à la reconquête de la souveraineté française. Voilà.
On peut combattre de l'intérieur, et pas en restant à l'extérieur, en jetant des figues, en espérant que ça fera effondrer les joueurs. C'est l'initiative. Je ne comprends pas, je ne comprends pas.
Pourquoi vous ne restez pas dans la CEDH pour l'influx de l'intérieur ? Allez, on close sur cette...
Vous savez pourquoi on ne peut pas le faire ? Puisque les juges sont cooptés. Je pensais que votre compréhension des traités était plus affinée en matière juridique.
Les commissaires européens aussi, d'ailleurs, je vous signale. Non, non, non, c'est comme ça qu'on parle. Allez, les amis...
C'est quoi la démocratie française ? On laisse...
Une cooptation ratifiée par un vote dont le résultat importe peu. Allez, on laisse les auditeurs se faire leur opinion. En tout cas, on close ce premier débat avec les dessins d'Ignace, que je vous demande d'applaudir à chaque dessin bien fort.
Alors, Trump...
Toi, tu veux me faire avoir un procès avec Trump. Trump cocaïnoman, j'assume avec une bouteille de Coca-Cola à la main. Enfin, la symphonie boursière par Trump.
Et on voit un chef d'orchestre, évidemment. En ce moment, il se régale. L'UE condamne les populismes du RN et de Georgescou.
Le peuple, c'est moi, évidemment. Voilà. Et enfin, et là, je devine que c'est François Asselineau, Frexit ou la France, out.
Voilà, on applaudit bien fort. On se retrouve tout de suite pour le dernier débat de la soirée. Trump, fauteur de chaos ou stratège du Nouveau Monde ?
Quels sont les contours du nouvel ordre mondial voulu par Trump ? L'Amérique de Trump, une renaissance ou le dernier sursaut avant la décadence ? Le second débat de cette soirée.
Donc, c'est une spéciale consacrée, évidemment, à Donald Trump et à son impact, évidemment, sur le monde. Alors, on a voulu, évidemment, dans cette émission, donner la parole comme ça à des profils un petit peu différents pour nous faire part de leurs impressions. François Asselineau revient et ça fait la transition avec cette joute un peu sportive, virile, avec Frédéric Pierre-Vos.
Est-ce qu'on parlait de religion, vous ? Je crois que, dans vos programmes, vous parlez d'un retour dans la Constitution. Je pense, d'ailleurs, puisqu'on parle de Trump.
Bah oui, qui est très religieux. Trump, il a créé, je parle sous votre contrôle, et on a des prières au début, des prières au début de la réunion. Il les a rétablis.
Il les a rétablis avant le Conseil des ministres, quand même. Il a une conseillère religieuse qui est une pasteure, n'est-ce pas ? Donc, c'est des choses qui nous paraissent tout à fait surprenantes.
Bien. Et comme je le disais tout à l'heure avant la pause, ce que je pense, c'est qu'on va vers un grand problème, c'est d'établir, finalement, c'est quoi le but, quoi ? C'est quoi le projet de la France ?
C'est quoi ce qu'on veut, à part parler toujours d'augmenter le PIB, d'avoir plus de richesses, de parler des problèmes posés par l'IA, la modernité, etc. Mais c'est quoi le but ? Voilà.
Alors ça, c'est, je crois, le grand sujet du XXIe siècle. Que Poutine, comme je le disais tout à l'heure, que Xi Jinping, que Narendra Modi ont tous à l'esprit. Et même maintenant, Poutine, je rappelle que Vance a dit qu'on ne pouvait pas comprendre la politique de Poutine si on ne comprenait pas que ça s'inscrivait dans les enseignements du Christ.
Excusez du peuple. Alors moi, ce que je propose, enfin, ce que nous, on propose dans notre parti, mais ce n'est pas nouveau, ça fait plusieurs années qu'on l'a mis, dans un silence de cathédrale, nous, on propose de régler la question, parce qu'il y a un problème qui taraude les Français en ce moment. Les Français, ils veulent à la fois rester dans un pays laïque, parce que ça, c'est vraiment, ça fait partie de nos institutions.
Les Français sont tolérants, ils acceptent que les gens soient cathos, protestants, évangélistes, juifs, musulmans, sunnites, chiites, hindous, etc., athées, agnostiques, et qu'ils aient l'orientation sexuelle de leur choix, tout ça. Mais à condition que ça reste dans une certaine discrétion, que ça reste, c'est un problème, en fait, de savoir vivre en commun.
Il y a, chacun doit conserver ça, puis tout le monde fait...
Donc vous, concrètement, vous êtes pour un retour à la Constitution. Non, non, non, ce que nous, nous disons, c'est que par ailleurs, les Français sont inquiets des évolutions de la France, où il y avait, en 1975, il y avait, je crois, quelque chose comme une dizaine, de mosquées en France, maintenant, il y en a 2800. Voilà.
Donc les Français, je le dis de façon...
C'est un fait. Et donc je pense qu'il faut essayer de trouver une solution. Ce que nous, on propose, c'est d'inscrire dans la Constitution, d'ajouter un mot, trois mots.
La France est une république laïque de tradition chrétienne. Ça veut dire quoi, ça, Marie ? Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que si demain, vous avez, dans une ville de France, où il y aurait une municipalité qui serait infiltrée par les frères musulmans. Et que cette municipalité veut créer d'un seul coup une mosquée avec des minarets géants, avec l'appel du Mouedzin cinq fois par jour. Actuellement, si vous avez une association de riverains qui s'y opposent, ils vont devant le tribunal administratif.
Quel est le motif du tribunal administratif pour casser ce permis de construire ? Aucun. Si, le nombre de places de stationnement.
Oui, vous parlez à celui qui a annulé la mosquée de Fréjus, qui a plaidé à peu près une quinzaine de fois devant les tribunaux administratifs de France, y compris devant le Conseil d'État de manière exceptionnelle, pour justement faire annuler des mosquées et des salles de prière à droite et à gauche. Non, mais attendez. Alors, pour le coup, je ne connais pas forcément tous les détails du traité de Maastricht, comme vous le connaissez, mais en matière de droit administratif, et de permis de construire, croyez-moi, j'en connais un registre, ça fait 40 ans que je fais ça.
Laissez-moi parler, il suffira pour contourner votre objection, de trouver un grand parking plus vaste et on tournera sur le même problème. Mais non, justement, vous avez une méconnaissance totale du droit administratif, puisque, ben oui, si, écoutez, excusez-moi, puisque vous pouvez justement compenser dans un rayon de 200 mètres le fait de ne pas avoir de place de stationnement directement rattachée sur le terrain. C'est comme ça toujours qu'ils s'en sortent.
Ou ils viennent vous dire qu'ils vont à la mosquée à pied. – Attendez, c'est comme ça que les mères délivrent les permis. Les permis sont délivrés sur cette base, en objectant le problème des automobiles. – On laisse finir en colère.
Je ne me mets pas en colère, je l'explique. – Ah non, je tiens, je tiens, je tiens, je tiens. – J'explique. – Ce que je dis, moi, c'est qu'il faut voir loin, il ne faut pas voir, il faut avoir un horizon qui va un peu plus loin que le parking de Fréjus. – C'est François Asselineau qui s'énerve. – Non, mais enfin, je n'en prends plus rien. – Non, mais je vous en fous de votre argument.
C'est vous qui l'avez exploité. Je suis désolé. – Non, non, pas du tout. – Mais comment, très mauvaise défense, pardonnez-moi de vous le dire.
Si, si, très mauvaise défense. – Laissez-moi parler. Les auditeurs jugeront.
Avec notre système... – Moi, c'est les juges qui me jugent. – Avec notre système, s'il y a quelque chose qui dépasse la décence, qui dépasse la tradition chrétienne de la France, c'est-à-dire en fait notre identité nationale, à ce moment-là, le juge administratif, qui est parking ou pas parking, on s'en contrefiche, le juge administratif dira non, parce que là, ça porte atteinte à la tradition chrétienne de la France.
C'est-à-dire qu'avec ce système, ça permettrait... – C'est assez subjectif, ça, non ? – Oui, bien sûr, mais attendez, il faut essayer de faire des choses qui règlent deux problèmes en même temps.
Ça veut dire que nous avons, nous nous proposons, qu'on garde la laïcité de la France, mais on met... – Du coup, comme il est resté dans la CEDH, vous allez vous retrouver avec une inflexion. – Non, mais même si on vous propose de sortir de la CEDH. – Ah ben alors, vous sortez, vous réinventez Thibault et les croisades, ça va être beaucoup plus rapide. – Non, non, mais pourquoi vous vous mettez en colère ? – Je ne veux pas en colère, vous expliquez. – Mais si, vous vous mettez en colère. – Donc moi, ce que j'apporte au débat, ce que nous apportons au débat, c'est qu'on dit la France est une république laïque de tradition chrétienne et tout le monde est content. – Ça veut dire que tout le monde peut faire sa religion.
Vous pouvez avoir des musulmans qui vont dans des salles de prière, etc. Mais vous ne pouvez pas avoir une mosquée comme à la Mecque ou comme à la Mecque. – L'intention est lois, mais vous ne pouvez pas être d'accord. – Non, mais ça ne me dérange pas. – Non, mais vous ne pouvez pas être d'accord. – Non, non, monsieur, le représentant du RN est fou de rage parce que je veux mettre la tradition chrétienne. – Je ne suis pas fou de rage, absolument pas. – C'est ça quand même. – Non, Sarkozy, parce que si je ne dis pas de bêtises, c'est au moment de la présidence Sarkozy que la question s'était posée.
Et Sarkozy, alors pour le coup, avait complètement déshonoré sa fonction en justement faisant éjecter le problème de la tradition chrétienne. Je n'ai pas de problème avec ça. Même si je ne vais plus à la messe, ce n'est pas un sujet.
Simplement, je pense que juridiquement, ce n'est pas forcément le meilleur moyen d'y arriver. – Je ne comprends pas rien à ce que vous dites parce que Sarkozy n'avait jamais prévu de mettre la tradition chrétienne dans la Constitution française. – Mais il y a eu un moment où la question s'est posée.
Je crois que c'était dans le traité, le projet de traité de l'Union, – Dans le traité de l'Union européenne, oui. – Où s'était posé le truc. Et que Sarkozy avait fait toute une incise à ce sujet-là. – Non, mais ça, c'était au niveau des traités européens. – Oui, d'accord. – Mais si c'était marqué dans les traités européens, justement, moi, ça s'appliquerait de plein droit.
Puisque vous savez très bien que ça s'applique de plein droit. Ce n'est pas vous qui allez me dire au contraire. – Non, mais on veut sortir des traités européens. – À un moment, il faut en sortir. – Alors, j'aimerais revenir aussi au sujet de ce second débat.
J'aimerais, par exemple, tout à l'heure, Gilles Casanova a parlé de Zelensky. Zelensky semble craindre un désengagement occidental. Mais Trump ne se pose-t-il pas, finalement, la vraie question ?
Combien de temps est-ce qu'on peut continuer une guerre sans solution de paix ? Je veux bien sûr parler de la guerre en Ukraine. Zelensky qui a accusé Trump de faire le jeu de Moscou.
Est-ce qu'on peut véritablement reprocher à Trump de vouloir éviter cette guerre qui s'enlise quand d'autres semblent s'en accommoder ? – Trump est un Américain. Les Américains aiment bien le jeu.
Et les Américains, ils savent gagner, ils savent perdre. Trump, il prend sa perte. Il se rend compte qu'ils ont perdu en Afghanistan, qu'ils ont perdu dans l'idée du « roll and back » contre la Russie, en avançant leur base militaire de 5, 10 kilomètres tous les ans, puis de 50 kilomètres tous les ans.
Ils arrivent à un moment où la Russie dit « maintenant ma vie est en jeu, alors je bouge ». Et vous voyez que les Américains, même avec leurs amis européens qui sont si forts, n'arrivent pas à tenir le choc. Et la Russie est en train de gagner complètement sur le terrain.
Donc Trump, il dit « si je ne prends pas ma perte, je ne peux pas revenir, je ne peux pas regagner. L'Amérique ne sera jamais grande si elle ne reconnaît pas qu'elle perd quand elle perd. » C'est tout à fait logique.
Maintenant, est-ce que c'est notre intérêt à nous ? Ce n'est pas son problème. Il défend son peuple et son pays.
Si nous, on avait quelqu'un qui défendait le peuple et le pays, on pourrait discuter, dialoguer et voir comment, entre ces intérêts et nos intérêts, il y a moyen d'aller ensemble. La diplomatie, c'est l'histoire, dans l'histoire du monde, c'est des grandes nations, et des plus petites, mais qui agissent selon leurs intérêts. Et on a créé une innovation avec l'Union européenne.
C'est une grande entité qui agit contre l'intérêt des peuples qui la composent. Alors, ça déstabilise complètement le jeu international. Mais à un moment donné, on arrive au fait que les Russes et les Américains sont pour la paix, et au milieu, vous avez les toutous habituels qui, là, d'un coup, disent « Non, non, non, on est des grizzlies, c'est la guerre, c'est la guerre, c'est la guerre. » Mais évidemment, ça ne va nulle part, et ça ne donne aucun sens. – Alors, Trump est pour la paix. – Plus qu'aucun à un autre. – Oui, mais pas forcément pour les raisons que vous venez de donner, je ne serais pas totalement d'accord.
D'ailleurs, Trump ne perd jamais. Il faut déjà voir ce qu'il s'en est en tête, il ne perd pas. Quand quelqu'un d'autre gagne, c'est parce qu'il a triché.
On a vu ça en 2020, c'était très clair, au moins dans sa tête. Donc, la guerre en Ukraine, la question de la guerre en Ukraine, d'abord, ce n'est pas sa guerre. Et il n'arrête pas de répéter que ce n'est pas lui qui l'a commencé, et que s'il avait été élu en 2020, elle n'aurait jamais eu lieu.
Donc, ça, c'est la première chose qu'il dit. Le retrait d'Afghanistan, le retrait d'Irak et ces choses-là, proviennent de deux choses. D'abord, il y a un essoufflement américain, économique, pas militaire, mais économique, parce que ces guerres coûtent cher.
La seconde, il faut quand même rappeler que Trump a toujours été contre ces guerres. Il était contre la première guerre du Golfe, celle de 1991. Il était contre la guerre en Irak de 2003.
Et il était contre l'extension de cette guerre en Afghanistan. Enfin, pas la guerre en Afghanistan après le 9 septembre, mais le prolongement de la guerre après décembre 2001, une fois qu'elle avait déjà été gagnée. Il a toujours été contre.
On dit qu'il n'arrête pas de changer d'avis. C'est faux. Sur ce point-là, il n'a jamais changé d'avis.
Il ne veut pas être le gendarme du monde, parce qu'il estime que les États-Unis, aujourd'hui, en termes de rapports de force, ne sont plus dans la situation où ils étaient en 1945, où ils représentaient 60% du PIB mondial, où ils avaient une machine militaire que personne n'était capable de contrer, et où ils avaient besoin de se créer un client européen pour entretenir leur propre économie. Ce n'est pas du tout la situation du monde aujourd'hui. Donc, sur ce plan-là, Donald Trump est un homme de paix, et il a surtout compris quelque chose de fondamental, c'est que cette guerre en Ukraine, un, elle est inutile, deux, elle est fratricide, trois, elle nuit à tout le monde.
Et donc, la meilleure solution, c'est qu'elle cesse au plus vite. Il n'est absolument pas là où Zelensky se trompe. Il n'a pas tourné le dos à l'Ukraine.
Il n'avait jamais été, lui, avec l'Ukraine. C'était Biden qui l'était. Et Zelensky ne s'est pas rendu compte qu'il y a eu une élection présidentielle en novembre aux États-Unis, que l'administration a changé, et que du coup, il n'avait plus le soutien aveugle que les démocrates étaient capables de lui donner.
Donc, Donald Trump est favorable à la paix, parce que pour lui, c'est la chose la plus, je dirais, humaine ou fondamentalement utile à faire, d'autant que derrière la paix, il y a une reconstruction et il y a un rétablissement de liens, entre autres, avec la Russie. – En tout cas, tous les partis français semblent être derrière l'Ukraine. – Nous, non, on fait partie des rarissimes partis. – Mais tous les autres, d'après vous, le sont. – Le Rassemblement national s'est complètement couché, comme d'ailleurs M.
Zemmour. Non, mais ils sont tous à entonner le chant de Zelensky, quand même. Ça, c'est quelque chose qui est très extraordinaire. – Vous allez me réveiller, mon Frédéric Carval. – Non, mais pourquoi je réveillerais ?
Il le sait, je ne lui apprends pas. Il ne lui apprend pas que M. Bardella est allé banqueter avec Zelensky sous l'œil. – M.
Bardella n'est pas chef d'État européen. – Non, non, non, il est président d'une délégation. – D'accord, mais il est allé banqueter avec Mme Valérie Ayer.
Et puis de toute façon, le RN, maintenant, soutient le narratif de l'État profond américain. Il y a un truc que je voudrais dire, si vous me le permettez. Et quand on parle de...
Le mot américain, maintenant, est devenu polysémique. C'est-à-dire qu'il y a...
C'est un truc polycentrique. Il y a l'administration Trump avec les ministères, le secrétariat d'État, avec M. Marco Rubio, qui, au passage, vous savez, qui s'est fait une croix de cendres le jour du mercredi décembre, parce que je reviens à ma conversation tout à l'heure, avec les différents ministères qui sont dans la main de Trump.
Mais il y a d'autres centres de pouvoir qui restent dans la main des néo-cons, des néo-conservateurs, des démocrates. La National Endowment for Democracy, c'est la directrice, c'est Mme Victoria Nelande, qui était sous-secrétaire d'État du temps d'Obama, qui est à l'origine du Maïdan. Et maintenant, elle est à la tête de la NED.
Donc il y a, dans les services de renseignement, dans les services secrets, dans les services d'influence, dans la communauté du renseignement, où il y a des milliards, des centaines de milliards de dollars de dépensés, ces gens-là, ils ont perdu une guerre, mais dans leur esprit, ils n'ont peut-être pas perdu la guerre. Ils ont perdu une bataille, ils n'ont peut-être pas perdu la guerre. Et donc tout donne à penser qu'ils se sont recentrés sur des dirigeants européens qu'ils ont contribué à faire élire.
Macron n'a pas été élu par le peuple français en 2017. Factuellement, oui, mais en réalité, il a fait l'objet d'une telle promotion. Il avait eu 183 couvertures de magazines, lui et Mme Macron.
Je vous rappelle quand même, il a eu 25% du temps de parole. Et moi, je le sais quelque chose, j'étais candidat, j'ai eu zéro. Et mon nom n'était même pas prononcé dans les 183 magazines.
Et j'ai eu 0,8% du temps de parole. Et après, il y a des gens qui viennent me dire, mais les Français ne sont pas d'accord avec le Frexit que vous représentez. Évidemment, ils n'ont jamais entendu parler, ils n'ont jamais entendu nos arguments.
Or, maintenant, le problème de Macron, comme d'ailleurs de Starmer, c'est la même chose, comme d'ailleurs de Mertz, ce sont des gens qui ne doivent rien à leur peuple, qui doivent tout à ceux qui les ont catapultés médiatiquement et sondagèrement. Il est là, le truc. C'est-à-dire que Macron ne se sent pas redevable vis-à-vis des Français, il se sent redevable vis-à-vis de cette oligarchie qui tient l'État profond américain et qui donne la pensée qu'ils se sont retirés provisoirement des États-Unis d'Amérique pour faire une espèce de pôle de résistance en Europe contre la politique de Trump.
C'est comme ça que je vous vois les choses. Frédéric Gervoz, je suis assez d'accord sur le constat. J'essaye d'aller un peu au-delà.
Notre problème actuel, c'est qu'on est en voie de disparition. Alors d'abord démographiquement. Et la deuxième chose, c'est qu'à partir du moment où on n'aura justement pas réindustrialisé, pas repris le fer en main, on va être latéralisé.
Bon, de toute évidence, je pense que tout le monde l'a compris, ce que cherchent les Américains, c'est une confrontation avec la Chine, sans avoir la Russie dans les pattes. Parce que le problème de la guerre ukrainienne a été finalement de remettre une sorte de guerre froide qui était sortie de nulle part parce que tout le monde l'avait oubliée. Et de fabriquer une sorte de golem qui était donc le retour de l'Union soviétique avec le faciès de Poutine.
Mais ça a tellement pris à la fois dans le narratif occidental et en même temps ça a coûté tellement de milliards de dollars qu'une fois de plus les Américains préfèrent se dédouaner en se retirant du conflit. Parce que le vrai sujet, il est dans l'Indo-Pacifique. Et le vrai sujet, au-delà de Taïwan, c'est la maîtrise de l'Indo-Pacifique qui est aujourd'hui le marché mondial de demain.
Et donc nous là-dedans, on va être les orphelins du trumpisme, du bidénisme, de l'obamisme avec des institutions qui seront celles de l'Union européenne si on n'arrive pas à en sortir ou les combattre de l'intérieur. Puisque pour le coup, on recherche le même objectif, on n'y va pas par les mêmes solutions. Et on sera dans une paupérisation qui ira de plus en plus rapide à mesure que l'injection du flux migratoire continuera d'être de plus en plus forte.
C'est-à-dire qu'on a la malchance du malade dont l'électricité vient d'être coupée et que le peacemaker n'est pas en bon état. Et qu'en plus de ça, on n'a plus de vitamines à donner par le biais du sanguin. Sur l'immigration, en tout cas, là-dessus, vous êtes tous les deux d'accord par rapport à ce que fait Trump dans son pays.
En tout cas, c'est radical. – Mais lui, il a les moyens de le faire, juridique. Nous, on ne l'a pas.
Vous le voyez bien, monsieur Retailleau, qui fait tout ce qu'il peut et qui s'agit comme une mouche dans un bocal, n'a toujours pas réussi à faire sortir un seul OQTF. – Je pense que ce n'est pas une question de volonté, c'est une question politique, ce n'est pas une question d'administratif. – Il y a un tas de juges à chaque fois. – Non, mais justement, c'est ce que je vous dis. – Au premier mandat de Trump, lorsqu'il a interdit l'immigration musulmane, on lui a tapé dans les doigts. – Voilà, si on veut s'en sortir, faire le même travail que celui que Philippe Lebel a fait, c'est-à-dire reconquérir le droit français en tant que norme supérieure au droit international européen.
C'est tout, c'est la première étape. – Philippe Lebel, il était arrivé à l'assassiner Boniface VIII à l'analyse. Donc il savait ce qu'il fallait faire avec les pouvoirs supranationaux qui voulaient s'imposer à la France.
Voilà. – Pour revenir donc à Donald Trump, est-ce que finalement, il fait du chaos, comme certains le suggèrent, Donald Trump, ou est-ce qu'il ne révèle pas que le soi-disant ordre mondial n'est qu'une façade ? – Alors, le chaos, c'est la surface.
Mais derrière, il y a quelque chose. C'est-à-dire qu'en effet, il veut réorganiser le monde dans un intérêt américain. Et de ce point de vue-là, le débat stratégique et le débat commercial se rejoignent.
C'est-à-dire qu'il impose des tarifs à ses adversaires, ou même à ses rivaux, voire ses ennemis, la Chine. Et là, vous avez raison, l'objectif, c'est la Chine. Et l'idée, c'est de découpler la Chine et la Russie, et de mettre la Chine du côté américain, et au besoin, l'Europe du côté américain, contre la Chine.
Parce que pour lui, l'adversaire, il est là. Et donc, on a une rivalité qui est stratégique et qui est militaire, une rivalité qui est économique et qui passe par des accords commerciaux. Si l'Europe a envie de faire du commerce avec les États-Unis, c'est le moment de le dire.
Maintenant, les Européens ont ce défaut d'être des anti-américains primaires. Pour tout un tas de raisons, ce n'est pas le débat. On pourra revenir une autre fois pour en parler.
Donc, ils ne vont pas le faire. Mais ils auront tort. Parce qu'ils vont se retrouver tout seuls. – Non, mais c'est pas… Excusez-moi, mais le problème n'est pas là.
Le problème, c'est qu'il n'y a aucun intérêt commun, il n'y a aucune affectio-societatis entre les pays d'Europe. Sur la défense, par exemple, on n'a pas du tout, du tout, du tout les mêmes intérêts entre les pays baltes et puis la France. La France, elle a un intérêt vital à maintenir une industrie, elle a un intérêt vital à maintenir une industrie de la défense nationale, indépendante et souveraine.
On a encore quelques joyaux que Macron n'a pas encore eu le temps de détruire. Mais il y a d'autres pays, tous les pays de l'Est, ils ont au moins 70 ou 80%, pour ne pas dire 90% de leur matériel, qui sont américains. Et puis tout est à l'avenant.
On est dépendant des GAFAM, on est dépendant des… Donc il y a des intérêts totalement différents entre les États de l'Union européenne. Tout le mal, il vient de là. C'est-à-dire que le concept d'Europe est faux ab initio.
Voilà. C'est un truc qu'on a mis, 27 États, parce qu'ils étaient contigus de ne pas avoir, qui n'ont rien à voir, et on leur dit, allez, mettez-vous d'accord. On repasse 50 ans après, ils ne sont toujours pas d'accord, parce qu'ils n'ont pas les mêmes traditions politiques, syndicales, ils n'ont pas les mêmes appareils industriels, ils n'ont pas la même agriculture, ils n'ont pas la même histoire, ils n'ont pas les mêmes voisins, ils n'ont pas les mêmes langues, ils n'ont pas les mêmes religions, etc.
C'est le continent où il y a justement le plus de diversité, avec le seul truc qui est un peu comparable, c'est l'Asie du Sud-Est, mais l'Asie du Sud-Est, l'ASEAN, ce n'est pas du tout la construction européenne, ça n'a rien à voir. Vous n'avez jamais, nulle part ailleurs au monde, d'ailleurs c'est imité, vous n'avez nulle part ailleurs au monde, par exemple en Asie du Sud-Est, où la Thaïlande obéirait à une commission située à Bandar-Sérib-Aga-Wan, je vous rappelle que c'est la capitale du sultanat de Brunei. Bien entendu.
C'est pareil, ça n'existe pas, ça n'existe pas. Donc nous on est dans une construction qui est fausse, et qui nous mène à la ruine, et qui a été conçue comme telle. J'ai eu l'occasion, ça fait 18 ans que j'ai expliqué, ça s'appelle le stratagème des chaînes, c'est l'un des 36 stratagèmes chinois.
Didier Maisto ? Oui, alors je souscris globalement tout ce qui vient d'être dit. Le stratagème des chaînes.
Oui, et j'y ajouterai peut-être qu'il y a aussi la question des BRICS. Alors il faut faire un peu d'histoire, après la chute du mur de Berlin en 1989, la Russie a tendu la main d'une certaine manière à l'Occident. On lui a dit dégage, etc., c'est pas possible, et tout.
Et donc le tropisme naturel, j'ai quand même une info, c'est que le premier pays européen, c'est la Russie. C'est un pays européen, la Russie, il ne faut pas l'oublier. Complètement européen.
Et donc on lui a dit, ben non, non, non. Tu veux dire au sens...
Ben au sens culturel, c'est l'Europe, quoi, je veux dire. Pas partout. Pas partout.
Les Kyrgyz, ce n'est pas forcément des Européens. D'accord, mais globalement, le tropisme russe, c'est...
C'est leur problème. Ils ne savent pas s'ils sont Européens ou s'ils sont Européens. Non, mais je parlais...
C'est leur problème. Je parlais...
La Russie, c'est la Russie. C'est quelque chose de particulier. Je parlais à la fin des années 80.
Il y avait cette main tendue. Les gens voulaient sortir du communisme, etc. Et il y a eu un mépris, quand même, il faut le dire, à la fois de l'Europe et des États-Unis.
Mais ça a été organisé, ce mépris. Oui, oui. À juste titre.
Pour justement aboutir au paradoxe actuel. Absolument. Mais ça, je ne le conteste pas du tout.
Je dis simplement qu'après, on peut dire ce qu'on veut des BRICS, que c'est brinque-ballant, etc. Tout le monde a regardé ça un peu. Ça commence à être intéressant.
C'est-à-dire, c'est globalement 75% de la population mondiale. Excusez du peu. Alors, je veux bien qu'on ait des déficits démographiques.
Il y a des pays pauvres et tout ce qu'on veut. C'est environ la moitié du PIB aujourd'hui. Beaucoup de gens qui frappent à la porte.
Notamment toute l'Afrique. Parce que la Russie...
La Russie qui s'est passée au Kenya. Oui, d'accord. Mais la Russie, c'est quand même parler.
Et c'est soufflé où ça fait mal. De tout ce qu'on a fait. On a un passé colonial aussi, etc.
Je ne le nie pas. Je dis simplement que les BRICS, c'est quelque chose qui prend de l'importance. Et effectivement, le but de Trump, c'est de mettre la Chine sous sa coupe.
Pour ne pas qu'elle s'arrime trop fortement avec la Russie. Et que ça fasse un nouveau bloc dont seraient exclus de fait les Etats-Unis. Et l'Europe sous fond de dédollarisation de l'économie.
Mais les Américains ne veulent pas que l'Europe se russifie. C'est-à-dire que justement, l'équivalent de l'entente cordiale puisse se refaire. Se refaire, parce que ce serait une catastrophe pour eux.
Voilà, exactement. Parce que là, c'est justement le mauvais plan. Jules Casanova.
Si on veut comprendre la politique quotidienne, il faut parfois essayer de prendre de la hauteur et de regarder les civilisations. Dans l'histoire du monde, c'est l'Europe qui écrivait l'histoire du monde. On découvre l'Amérique.
On ne découvre pas l'Amérique. Il y a des gens qui vivent là-bas. Ils sont des centaines de milliers.
Ils sont des Incas. Ils sont des Indiens du nord de l'Amérique. On ne découvre pas.
Si. L'histoire du monde découvre l'Amérique quand Christophe Colomb, européen, découvre l'Amérique. L'Europe écrit l'histoire du monde.
Et puis, basculement, dans les 50 dernières années, l'Europe a cessé d'écrire l'histoire du monde. L'histoire des technologies, elle se fait outre-Atlantique, elle se fait en Chine, elle se fait au Japon. L'histoire des populations, elle se fait en Inde, elle se fait en Afrique.
L'Europe qui avait en commun, des gens comme Erasme et quelques autres ont beaucoup circulé en Europe, elle avait en commun la puissance d'écrire l'histoire du monde. Ils étaient très différents les uns des autres, mais ils avaient ça en commun. Quand ils ont perdu cela, il ne leur reste rien.
Et alors, ce que décrit François Asselineau sur toutes les différences, ça éclate évidemment de tous les côtés. À partir du moment où on n'est plus le cœur battant de la civilisation, toutes les spécificités sont ceux à quoi on va se raccrocher. Et donc, quel est notre problème ?
Les gens ne font plus d'enfants parce qu'ils ne voient plus d'avenir. En termes de civilisation, c'est pour ça qu'ils ne font plus d'enfants. – Alors, pour y vivre la vie avec le réchauffement climatique, etc. – Parce qu'on leur fait peur toute la journée, on leur dit qu'ils vont mourir par le réchauffement climatique, on leur dit qu'ils laissent allumer le bouton rouge de leur télé, c'est la preuve que leur égoïsme va tuer le monde.
Que Vénus et Mars se réchauffent aussi, c'est bien la preuve que ces gens-là rougent, que les Martiens et les Vénusiens roulent au gazole, ça c'est sûr. – Et on leur fait peur avec les virus, ils allaient mourir tous du Covid, et ils vont mourir demain de la grippe de la tomate et de la variole du singe. Il ne reste plus aux gouvernants pour gouverner que la peur et la terreur.
Le seul problème, c'est que la peur et la terreur, ça fait baisser drastiquement le nombre d'enfants. Interrogez, regardez, faites des études psychosociologiques, c'est très net. Quand vous avez en plus des lois, comme en France, qui aident vraiment pour faire des enfants à partir du quatrième et du cinquième, c'est-à-dire pour des populations qui en général viennent de hors de l'Europe, vous avez le cocktail dans lequel on est et où on nous dit, si on n'a pas l'immigration, comme on ne fait pas d'enfants, on est cuit. – Allez, Didier Maestro et ensuite François. – Oui, juste, ça m'y fait penser, tout ce qui vient d'être dit, sur les différences entre des nations qui se voient, qui se comportent comme des nations puissances et qui ont un projet… – En tout cas, Trump, il privilégie le discours de nation à nation. – Oui, c'est-à-dire, c'est des gens qui ont un projet et qui se considèrent comme un peuple.
Et donc, il défend les intérêts de son peuple. Et nous, moi, je date ça du début des années 80 avec « Touche pas à mon pote ». C'est le fameux SOS racisme qui a mis l'accent, on est passé du droit à l'indifférence, le grand creuset français, où on était français, parce que c'était notre constitution, liberté, égalité, fraternité.
On appuyait sur ce qui nous rassemblait, on avait la conscience d'être une nation, d'être un peuple. On a commencé à regarder nos différences. Et on a dit, finalement, on passe au droit à la différence. et du droit à la différence, on a fini dans le wokisme, la licorne bleue dans la forêt qui boite sur une jambe qui a un troisième sexe.
Je me sens comme ça, j'ai le droit. Et donc, ça, c'est la mort d'un peuple. C'est la mort… – On enlève de la cicatrice. – Mais oui, mais ça, on en a fait une politique. – Sur le wokisme, François, sinon on vous entend un peu moins là-dessus. – Ah non, pas du tout. – Qui wok, c'est pour ça, François. – Sans voter le corps. – Non, non, non, pas du tout.
Sur le wokisme, on a dit ce qu'on avait à dire. Je voudrais revenir quand même sur un point qui est important. C'est que pourquoi est-ce qu'il en est ainsi ?
Je partage le fait que l'Europe, qui était le sujet de l'histoire, est devenue un objet maintenant. C'est-à-dire que les peuples d'Europe… Parce que le drame ne concerne pas que la France. La France, c'est une allégorise.
Parce que la France était quand même un point focal pour tous ceux qui regardaient l'Occident et qui voulaient un Occident non anglo-saxon. Donc la France, elle pâtit pas beaucoup. Mais on peut dire que l'ensemble des pays d'Europe sont en ce moment entraînés vers l'anéantissement, en fait, de leur civilisation.
Et donc la question, c'est pourquoi… Et donc il y a quand même un moment, il va falloir se poser la question, est-ce que c'est pas par hasard la construction européenne qui fait ça ? De même que la construction du socialisme a entraîné la destruction de l'Empire des Tsars. Parce qu'il y avait un philosophe britannique, assez célèbre, qui s'appelait David Hume.
Au XVIIIe siècle, il avait planché… Frédéric a bien connu, hein, Frédéric Pierre. Il avait planché sur un sujet. Pourquoi est-ce que l'Europe domine le monde, justement ?
C'est un beau sujet. Au XVIIIe siècle, pourquoi est-ce que l'Europe, c'était elle qui dominait la planète ? Il était arrivé à cette conclusion assez extraordinaire que s'il en était ainsi, c'est parce qu'il y avait une division de l'Europe en États stables qui se faisait concurrence.
C'était donc la concurrence entre les États comme entre les entreprises qui mènent le progrès et qui mènent l'inventivité, le progrès, le fait que les gens travaillent pour leur nation, etc. C'était ça, justement, qui avait fait le projet, la prééminence de l'Europe. Or, la construction européenne, elle est fondée sur un paradoxe absolument ridicule, en fait.
C'est qu'elle a la bouche tout le temps de favoriser la concurrence libre et non faussée, mais dans le même temps, elle veut imposer à 27 États des réglementations identiques dans absolument tous les domaines. Donc elle cache la concurrence, en fait. La construction européenne, tout ce qui a fait les progrès de l'Europe, par exemple, à partir de la Renaissance, à partir de la conquête espagnole, on a vu l'Italie qui a inventé l'art de la Renaissance, on a vu ensuite l'Espagne qui a colonisé le Nouveau Monde et qui a inventé, comment dirais-je, le siècle d'or de Philippe II après ça, et puis après le Portugal et puis l'Espagne.
Et puis après ça, on a eu la France qui a inventé l'État industriel avec Colbert et Louis XIV. Après ça, on a eu les Pays-Bancs qui ont inventé l'aménagement du territoire. Après ça, on a eu le Royaume-Uni qui a inventé le capitalisme et les trade unions, etc.
Et à chaque fois, vous aviez un État qui tentait quelque chose et si ça marchait, les autres le limitaient. Alors que nous, là, on devient un empire, mais un empire version Manchou, avec, par exemple, lorsque l'empereur de Chine, en fait, ça remonte à la dynastie Song, vous savez, il fallait que les femmes aient les pieds les plus petits possibles. Parce qu'il y avait une favorite de l'empereur qui avait des tout petits pieds.
Donc, pendant des siècles, toutes les Chinoises ont dû avoir des petits pieds. Ça commence à bien faire. Donc, ça veut dire que nous, on est dans le système des Chinoises à petits pieds.
Si normalement, on était des États indépendants, il y en aurait peut-être qui décideraient de faire des DPE, par exemple, sur les immeubles, qui est une catastrophe qui est en train de bloquer le marché de l'immobilier en France. Il y en aurait peut-être d'autres qui imposerait la voiture électrique, mais il y en aurait d'autres en Europe qui feraient le contraire. Et on verrait au bout de 20 ans, 30 ans, qui est-ce qui aurait gagné.
Alors que là, tout dépend du discernement de Mme von der Leyen et plus exactement des gens qui la payent. – Donc, la préférence nationale, de manière générale, vous n'y croyez pas, contrairement à… – Mais non, mais il faut tout simplement faire… Vous savez, c'est très simple, en fait, ce que je dis. Il faut faire ce que font 150 États du monde sur 193, du tout.
C'est-à-dire redevenir un pays souverain, indépendant, ayant des liens commerciaux… – Oui, mais Frédéric Piavost, il vous dit que ce n'est pas possible. – Mais bien sûr que si. – C'est son problème. – Ne dites pas ça, Éric. – Bien sûr, il faut rester en vieux. – C'est possible. – Pour être sérieux, juste sur ce point, pour une fois, juste, si vous me permettez, juste, très rapidement, pour une fois, je vais être européen.
On a une industrie, j'en parlais tout à l'heure, qui fonctionne à peu près, c'est l'industrie automobile. On a des géants, on a le groupe Volkswagen, et on a Stellantis. – On a Airbus. – Et on a Airbus. – Non, mais parlons de l'automobile, parce que c'est un bon exemple de ce qu'il ne faut pas faire.
Donc, on a des champions, on a fait du diesel, parce que c'était favorable pendant 40 ans, on a fait une fiscalité, on a dit à tout le monde d'acheter du diesel, et on est en train de tuer le marché de l'automobile. Total, dans 10 ans, il n'y aura plus de constructeurs européens, il n'y aura plus d'équipementiers, Valeo, tout ça, ça va disparaître. L'électrique, c'est 50% de personnel en moins, et il faut faire 50 à 60 000 kilomètres pour arriver au taux de carbone et de pollution d'un véhicule thermique. – 80 000 euros pour arriver à l'extinction de l'espace. – C'est complètement dingue, donc si tu veux, c'est qu'on connaît exactement, on a toutes les données qui sont disponibles, toutes les datas, on sait exactement ce que ça va donner, ce que ça va produire, et on continue à aller dans ce sens.
Donc, on est en train de détruire, il reste encore effectivement l'industrie aéronautique, un peu l'industrie de défense qui est française. – Alors, pourquoi vous êtes européen, là ? – Non, parce que je parlais… – Vous êtes maso, alors ? – Non, non, mais je parlais de Stellantis, parce qu'il y a eu beaucoup de groupes, il y a eu une concentration dans l'automobile, et de 100 marques, on est passé à 10 marques aujourd'hui, et donc tout le monde nous a dit la nécessité de faire des géants.
Mais on voit bien que ça aussi, c'est ce que je voulais finir par ça, en disant, même quand on fait des groupes européens et qu'on va dans la doxa européenne, l'Europe actuelle détruit notre industrie, c'est complètement fou, quoi. – Parce qu'il faut bien faire la différence entre deux concepts très différents et que souvent les gens mélangent. Il y a la coopération internationale et il y a l'intégration supranationale.
La coopération internationale, c'est ce qui marche, parce qu'on est sur un projet en particulier, que ce soit avec des pays européens, par exemple, on a fait l'Airbus avec des pays européens, heureusement, la Commission européenne n'a rien eu à faire là-dedans. – Il l'aurait interdit avec les règles actuelles. – Il l'aurait interdit.
On a fait le tunnel sous la Manche, mais on peut faire ça aussi avec des pays non européens. La coopération franco-chinoise en matière nucléaire, par exemple. Et on a eu des quantités de coopération internationale.
Même Airbus, d'ailleurs. Vous savez que sur Airbus, dans les avions Airbus, il y a 13 des 27 États de l'Union européenne qui ne mettent pas un rivet, alors que vous avez la Russie, les États-Unis, le Japon, la Malaisie, la Chine, Singapour qui interviennent dans l'Airbus A340. Donc ce sont des coopérations internationales.
D'ailleurs, dans Boeing, vous avez des entreprises françaises qui travaillent pour Boeing, de la même façon que vous avez des entreprises américaines qui travaillent pour BRBus. Nous, à l'UPR, on est favorable à ça. On n'a jamais dit qu'on allait refermer la France sur elle-même.
Jamais. Ça n'a jamais existé dans l'histoire. C'est tout autre chose que de dire qu'à partir du moment où le Portugal est frontalier de l'Espagne, qui est frontalier de la France, qui est frontalier de l'Allemagne, qui est frontalier de la Pologne, frontalier de la Lituanie, frontalier de la Lettonie, frontalier de l'Estonie, frontalier de la Finlande, on doit avoir sur absolument tous les sujets de la vie la même politique entre les habitants de l'Algarve et ceux de la Laponie finlandaise.
Ça n'a aucun sens. C'est ça le problème. Dans l'intérieur, il y a par exemple une Toyota qui est une voiture beaucoup plus française qu'une Renault qui est fabriquée au Portugal, aux Pays-Bas ou ailleurs, au Brésil par exemple.
Donc là, il y a aussi ces logiques internes à l'Europe qui aboutissent à la... – Frédéric Pierre. – Sans compter les malus, parce qu'aujourd'hui, on est en train de tuer l'industrie, ce n'est pas neutre, sans compter les ZFE, c'est-à-dire que finalement, ça va bénéficier à 0,1% de la population, les riches qui habitent les centres-villes et qui sont oisifs parce qu'ils sont rentiers, les électeurs de la manière d'Hidalgo. – Frédéric Pierre et nous, François. – Je suis d'accord, mais je pense que vous confondez les effets et les causes.
En réalité, on vit une page d'histoire. En gros, dans la crise du IIIe siècle, avec un phénomène d'oligantropie, c'est-à-dire donc baisse de la démographie, un problème de suradministration de l'Empire, c'est exactement ce qu'ont connu les Romains, et en même temps, une perte totale du sens civique, c'est-à-dire que le moment où on a détruit le Limes pour construire des théâtres. On est à peu près dans quelque chose de similaire.
Alors pour le transposer dans une vie… – C'est pas contradictoire avec ce que je dis. – Pas du tout. – Non, mais vous allez voir, je redresse le décor.
Et donc, je pense que je vais faire plaisir à M. Asselineau. L'Union européenne, elle a été édifiée au sortir de la Deuxième Guerre mondiale.
Alors dans un premier but qui était donc de neutraliser un peu l'Allemagne, au lieu de la pastoraliser, on allait la faire devenir la meilleure amie de la France, etc., etc. – Ça a marché. – Ça a marché.
Et on se retrouve avec une Europe des six, qui est en gros celle de l'Eurovision de l'époque. Le truc fonctionne. – Les cercles concentriques du Mitterrand. – Oui, oui, ça va bien.
Ça devient de plus en plus compliqué à partir du moment… Alors arrêtez-moi si je dis une bêtise, c'est en 78 la première élection du Parlement européen ? – 79. – 79. où justement, on commence à avoir des composantes nationales qui viennent grossir à l'intérieur et qui sont justement l'émanation de ce que représentent les différentes populations.
Alors, pour aller de plus en plus vite par rapport à ce que vous dites, il y a un moment qui nous échappe. D'accord ? – Le premier moment, c'est que, bon, on sait pertinemment que les lobbys américains avaient la main sur l'Europe du départ, etc., et que Jean Monnet, c'est un secret pour personne, est un agent de la CIA, etc., etc.
Non mais bon, vous savez, même nous, on est au courant, on a envie de dire. – Bon, alors, je me suis fait traiter de complotiste sur TF1. – C'est mon livre d'Éric Branca, L'ami américain, magnifique. – Je connais bien, bonjour Éric, si tu nous regardes.
Et donc, l'Union européenne du départ a ce vice de départ avec les lobbys américains. Mais l'élection du Parlement européen va accroître le vice, mais cette fois-ci à l'intérieur, c'est-à-dire qu'on a un problème centrifuge, on a un problème centripète. Pourquoi ?
Parce que dans l'Union européenne, qui va en plus de ça, en s'agrandissant, arrivent des forces politiques qui ne sont plus du tout celles qui sont issues de la Seconde Guerre mondiale, c'est-à-dire en gros, le Parti conservateur et puis les chrétiens démocrates. L'émergence des écologistes va avoir une influence énorme sur justement les modes de raisonnement des politiques européennes. Alors, quand vous dénoncez les ZFE, je suis entièrement d'accord avec vous, mais ce n'est pas forcément les Américains qui ont eu cette idée. – On rappelle que ce sont les ZFE. – La zone à faible émission. – La zone à faible émission, DPE, c'est pour l'immobilier. – Je n'ai pas dit que c'est les Américains, mais je vous rejoins. – Non, non, mais justement, c'est ce que je suis en train de vous dire.
C'est sur la confusion, centrifuge, centripète. Et donc, la pensée absolument destructrice des écolos, parce que c'est eux, nos premiers ennemis, ils sont là. – Je ne sais pas, ils ne sont pas en retard. – Je suis d'accord avec cette idée. – Alors, quand vous dénoncez justement… – C'est pire que les socialistes, les écolos. – Que les scostelantis ou ceci ou cela sont des crépitudes. – C'est pas peu dire. – C'est justement parce qu'on a un problème en interne, qui est justement d'avoir donné une voix à ces gens-là.
Alors, il ne faut pas les museler pour autant. mais l'accès aux prétoires leur donne un pouvoir extrêmement toxique et ils ont pris le contrôle d'une partie des institutions, y compris au travers de leurs dirigeants, qui étaient complètement voués et consacrés à ce genre de choses. Alors, Justin Trudeau pour le Canada en était le meilleur des épigones, mais nous, on a aussi ce qu'il faut de ce côté-là.
Donc, c'est ça qu'il faut combattre aussi. Si on n'a pas compris que la déconstruction européenne passait par la radicalisation, justement, de l'écologie, et bien dans ces cas-là, on n'aura rien. – Je ne dirais pas qu'il faut que je réponde très rapidement.
Je ne pense pas qu'il soit une confusion des causes et des conséquences. Je pense qu'il y a une addition de causes qui conduisent au même...
Et deux forces, une force centrifuge, une force centrifuge, je suis d'accord. Mais globalement, finalement, avec du greenwashing, on vend ça parce que c'est sexy, etc. Voilà, là, j'ai mal à ma planète.
Et ça fait énormément de mal à la population. – Je vous laisse à vos forces en tripette, le mot de la fin revient. – On n'est pas sur BFM, on a le temps. – Oui, mais paradoxalement, c'est vrai, il n'arrête pas de dire ça, d'ailleurs, TVN.
Mais il ne nous reste pas longtemps, parce que c'est vrai que deux heures, c'est quand même long. C'est François Assinovou qui allait avoir le mot de la fin. Il y a quelques semaines, je crois que c'était le ministre russe des Affaires étrangères, Sergei Lavrov, qui affirmait, je cite, « que la création d'un monde multipolaire plus juste et équilibré était en cours ». – Vous partagez son point de vue ? – Oui, je pense, je pense.
Je pense que les BRICS, avec tous leurs défauts, ils sont en train d'essayer de reconstituer ce qui devait être l'ONU et qui a été perverti. Parce que quand vous relisez la Charte des Nations Unies, c'était parfait. C'était le droit de chaque peuple à défendre sa voie vers le développement, le non-ingérence dans les affaires intérieures des autres États, etc.
Donc je pense que c'est assez prometteur. Moi, si j'avais un mot de la fin, il y a quelque chose dont on n'a pas parlé au cours de ce riche débat, il faut le dire. C'est que Macron est en train de montrer la vacuité même du concept d'Union européenne avec sa fameuse défense européenne.
Parce que quand il a fait sa réunion de la Légion des volontaires français, de la LVF de 1945... – La France, la Grande-Bretagne et les Pays-Baltes, si j'ai bien compris. – Et puis le soutien du Canada et de la Turquie.
C'est-à-dire que sur les 27 États membres de l'Union européenne, il a fait chou blanc, en fait. Et vous avez des pays comme la Hongrie, comme la Slovaquie, même comme l'Espagne et le Portugal, qui sont tout à fait contre Mme Kadjakalas, qui est cette folle furieuse qui est ministre des Affaires étrangères de l'Union européenne. Elle émane d'un pays de 1,5 million d'habitants.
Elle est d'une famille qui déteste les Russes depuis 10 générations. Et donc elle veut nous pousser à la guerre contre la Russie. En fait, Macron, il montre la vanité et la vacuité du concept même de construction européenne.
Voilà. – Et bien ce sera le mot de la fin, en tout cas. Merci beaucoup.
On va terminer avec les dessins de notre Ignace nationale. Là, je devine que c'est Gilles Casanova qui a été caricaturé. Comment sauver l'économie ?
Faites des enfants. On applaudit bien fort Ignace. L'économie mondiale devient imbuvable.
Coca-Cola a pris le pas sur nos vins. Eh oui, mais les vins, que Didier Camboise soit. Trump n'est pas pour Poutine ni pour Zelensky.
Il est pour la paix, joli. Et enfin, je pense que c'est François Asselineau. Oui, à la laïcité, non au laïcisme.
L'occasion par avance de souhaiter à tous de saintes fêtes de Pâques. Joli avant ce week-end de Pâques. Alors d'ailleurs, j'en profite si vous aussi vous souhaitez apporter une caricature.
C'est bien simple. Vous allez sur dessignasse.com.
On termine aussi avec de très beaux dessins qu'il vous a préparés juste pour vous. Notre invité d'honneur, François Asselineau. Voilà.
Le premier. Donc, j'aime De Gaulle. On peut le voir, je ne sais pas si on le voit à côté, voilà, à côté de François Asselineau.
La caricature, on peut l'applaudir bien fort Ignace. Et enfin, celui-là va vous faire plaisir. C'est François Asselineau comme le général De Gaulle, voilà, en mode président.
Voilà. Magnifique. On applaudit bien fort Ignace.
Juste, avant de terminer, juste, Frédéric Pérabos, vous êtes optimiste quand même pour Marine Le Pen avant 2027. Si elle est en appel condamnée à jusqu'à deux ans, finalement, elle peut se présenter. Il y a aussi un pourvent en cassation qui pourrait se passer.
C'est compliqué dans la mesure où il y a pas mal de choses qui peuvent arriver d'ici là, à commencer par une nouvelle dissolution. Ce en quoi je crois. Je pense qu'il y aura une dissolution.
Oui, mais il ne faudra pas se présenter. Justement, c'est là où il va y avoir peut-être tout un tas de choses à dire. Non, mais attendez.
À partir du moment où il y aura une impossibilité de se présenter avec législative, ça lui donnera l'occasion de déposer une QPC. D'accord. Voilà, parce que ça aussi, c'est toujours pareil, le ressort juridique qu'on oublie tout le temps, il y a un moment donné où il faut savoir lancer les cordages.
Ok, bah c'est noté. Gérald Olivier, vous êtes partagé, vous êtes franco-américain. Alors, comment vous faites là ?
Ah non, moi j'ai voté Trump et je suis très content du résultat. Et en plus, ce n'est pas un politicien dont il fait ce qu'il dit et il dit ce qu'il pense. Non, mais pour la France, parce que vous êtes quel côté ?
Du côté des États-Unis ou de la France ? Je ne veux pas casser votre baraque, mais...
Ah là là. 2017, 2027, je ne suis pas très optimiste. Ah là là là.
Non, mais je ne veux pas ruiner l'avis de tout le monde de la soirée. En tout cas, François Assino, vous nous confirmez que vous êtes candidat en 2027 ? Ben, on va tout faire pour.
Ouais, parce qu'il faut les signatures. Il faut les parrainages. Encore, c'est compliqué.
Mais après ça, il faudra aussi avoir accès aux médias. Eh ben écoutez, en tout cas, vous savez que vous êtes toujours invité sur TVL, bien que ce soit animé, vous voyez. Comme à chaque fois, en tout cas, c'était un plaisir de vous recevoir.
On vous remercie beaucoup. Gilles Casanova, vous revenez, j'espère nous voir une prochaine fois. C'est une première qui s'est bien passée.
Remontier si on m'invite. Et puis Didier Maestro, lui, il est venu, il est monté à la capitale que pour M. Assinova.
Parce que maintenant, je vis à la campagne. Et puis j'ai remarqué quand même que dans le dessin, il y a des livres de Gide. Donc il y a quand même un peu de macronisme chez cet homme.
Méfiez-vous. Allez, on remercie toute l'équipe. C'est faux, c'est une fake news.
On remercie toute l'équipe de Vistre Liberté à commencer à la réalisation par Raphaël. On applaudit bien fort Raphaël. Au son ce soir, il y avait Pierre.
On applaudit bien fort Pierre. Au cadre, derrière les caméras, il y avait ce soir, production bien sûr Martial, Arnaud et l'irréplaçable Marine. Et enfin, on remercie bien sûr Charles Mathieu à l'ouverture des bouteilles.
Et surtout...
François Asselineau