Le 22h Haddad du dimanche 26 juillet 2026 - Édition spéciale : Bordeaux, le feu à quinze kilomètr...
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 23 %Attaque 22 %Défensif 55 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Qu'avez-vous envie de dire aux civils qui aident les pompiers ?
- 6:00RelanceRéponse partielle
Les pompiers ne peuvent pas être partout. Comment gérez-vous les demandes d'aide ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Quel est le problème s'il n'y a pas de coordination avec les civils ?
- 12:00OuverteRéponse directe
La stratégie change-t-elle près des zones urbanisées ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Nos territoires sont-ils aménagés pour ces incendies ?
- 18:00OuverteRéponse directe
Le débroussaillage est-il obligatoire en France ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Chiffre
« Plus de 42000 hectares ont brûlé. 220000 personnes ont été évacuées. »
- 9:00Fait
« Les Canadaires de cette génération ne sont pas capables de voler la nuit. »
- 20:00Loï BalongFait
« on a eu un petit épisode de pluie, euh une bonne pluie. Donc c'est un peu calmé l'ardeur du feu »
- 30:00Ange NoirFait
« le vent va changer de secteur, il va passer secteur nord et donc il va falloir réadapter l'ensemble du dispositif des pompiers »
- 40:00TitlemanFait
« les nouvelles générations qui sont en train d'être développées, ils ont plusieurs spécificités. Effectivement, la vision nocturne, c'est une des particularités »
- 45:00TitlemanFait
« les drones qu'on envoie pour faire du renseignement là, ils ont été déployés dans la zone »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Rejoignez ce soir sur LCI. Le feu menace désormais aux portes de Bordeaux. Regardez ces images à Marchep.
Les pompiers jouent une course contre la montre en déclenchant un contrefeu pour tenter de stopper les flammes à Cesta. Tous redoutent désormais leur arrivée puisque les flammes sont aux abords de la ville. L'incendie a déjà atteint Saint-Jean d'il y a plus de 42000 hectares ont brûlé. 220000 personnes ont été évacuées.
Le retour de la chaleur fait craindre le pire. On a vu tout à l'heure David Ma que réellement les pompiers arrivaient plus ou moins à maîtriser le feu du côté de Marche Prime. Alors maîtriser de feu, je sais pas.
Maîtriser le le départ de feu qu'on a vu à l'antenne. Oui. Après ici, quand on parle de contrefeu ou de feu maîtrisé, c'est-à-dire que on va euh faire en sorte que le feu vienne, on va dire, manger la végétation pour que quand le suivant arrive, bah il s'arrête tout simplement parce qu'il y a plus de combustible.
Donc c'est ça l'objectif d'un d'un contrefeu, mais c'est très dirigé. C'est-à-dire que on a des gens qui sont là sur le terrain qui mettent le feu, mais on a aussi des équipes de pompiers qui sont derrière pour noyer absolument le le champ pour que quand le feu arrive, il a vraiment plus de combustible à prendre et donc du coup de de fait, il s'arrête. On a vu des civils notamment essayer d'aider.
Est-ce que c'est un réel rôle ? Qu'avez-vous envie de leur dire en tant que en tant que pompier ? Alors déjà, j'ai envie de leur dire qu'en tant que civil, je ferai comme eux. potentiellement je serai comme eux parce que je je serais impacté dans ma dans dans sur mon territoire, dans ma chair, dans dans ce qui m'appartient, dans ce qui nous appartient collectivement.
En tant que pompier, ben là, c'est plutôt le pompier qui parle. Et je dis attention, faites attention puisque de toute façon ne serait-ce que vous savez qu'on dit dans ce qui tue sur dans le feu, c'est les fumées. Donc déjà ben ils je les vois un peu désarmé en basket.
Euh le feu, il peut passer par-dessous surtout sur des végétations comme celle-ci. Euh donc je leur dis "Ouais, faites faites très attention, soyez vigilants puisque le risque c'est que s'il vous arrive quelque chose et ben derrière il va falloir envoyer des secours à leur euh vers eux et potentiellement on en a besoin ailleurs et on on fera tout dans tous les cas pour pour aller les sauver. Mais encore une fois, si la si la zone elle est délaissée, c'est une stratégie.
C'est-à-dire qu'on a fait ce qu'on appelle chez les pompiers la part du feu. On va prendre la direction de Blagon pour retrouver nos équipes sur le terrain. Brandon Noirette et Titoin Boiteteux, vous êtes toujours du côté de Blagon.
Quel est le point sur la situation ce soir ? Vous avez toujours Margaot ce véhicule des pompiers CCFM camion citer de feu moyen qui reste le long de cette départementale. Tout à l'heure, nous étions à l'intérieur de la forêt à droite de l'image, c'est à environ 150 m et c'est là que depuis ce matin et même hier que les habitants, les agriculteurs du coin sont mobilisés pour faire face à ces nouveaux départs de feu.
Et là, les pompiers sont intervenus rapidement. Pourquoi ? parce que on le faisait avec les moyens du bord il y a encore quelques instants.
Les pompiers sont passés ici pour rejoindre Cesace où il ils essaient de faire un parfeu pour éviter tout arriver et embraser l'ensemble de la végétation. Ils sont passés ici parce que c'est là qu'il se ravitaille à vrai dire dans dans cette commune à la sortie de de Cestas. Euh et là, les habitants sont allés voir directement les pompiers en disant "Malheureusement, c'est en forte progression, il faut nous aider parce que avec nos rateaux, nos nos pes, avec nos sauts et puis là le véhicule que vous voyez à gauche, il y a 1000 L à l'intérieur de contenance.
C'est évidemment trop peu. Donc les pompiers sont venus, se sont arrêtés quelques instants seulement hein et là ils vont repartir se ravitailler et rejoindre ces tass là où il y a une colonne euh de pompiers mobilisés pour faire face à une potentielle arrivée dans les prochaines heures. Restez avec nous.
Brandon Waret et Tito boîteux euh David Ma il y a une réalité c'est-à-dire que les pompiers ne peuvent pas être partout en même temps. Ils doivent choisir secteur par secteur. Exactement.
Et là le choix c'est que bah effectivement donc d'après d'après ce que ce que décrit votre envoyé spécial que les camions sont passés devant les les gens ont demandé de l'aide ils l'ont fait. Cependant bah du coup là il faut falloir qu'il retourne faire le plein d'eau pour rejoindre la colonne pour faire cette fameuse ligne d'appui. Alors encore une fois c'est pas c'est c'est pas très grave.
Euh cependant voilà, il faut il faut encore une fois c'est c'est éviter en plus la nuit tombe. J'ai vraiment envie de dire aux gens, soyez vraiment très prudents et et laisser faire vraiment les secours puisque dans on on parlait tout à l'heure que les avions peuvent pas voler parce qu'il y a pas la visibilité la nuit et les fumées. Je peux vous dire que quand vous conduisez un camion et que vous êtes certain que normalement en face de vous, il y a personne et que vous conduisez la nuit et dans des fumées, il se peut que le camion il est pas il est il est pas censé croiser quelqu'un quoi.
Hm hm. Et donc ça aussi ça fait partie des des des consignes de sécurité d'être très prudent quand on a peu de visibilité euh la nuit quand on conduit un camion. Donc ça aussi il faut que les gens le comprennent.
C'est-à-dire que s'il y a de la fumée, soyez très vigilants, soyez visibl puisque ça peut ça peut nous poser problème. Ça peut poser problème notamment sur le terrain. Brandon Warret, vous avez entendu les propos de David Macri, il y a une réalité.
Que vous disent les pompiers puisqueon arrive à une opération de nuit désormais. Les pompiers malheureusement travaillent avec et bien les minutes et et les heures qui passent. On attend surveillance, vigilance.
Tout à l'heure, on avait des pompiers du Vaclus qui nous disaient euh "Là, on fait une longue ligne d'appui euh mais on a envie aussi de de s'approcher aller chercher le feu." C'est ce qu'il nous disait hein, parce que il voyait la situation se dégrader dans d'autres endroits euh des communes environnantes. Mais il faut être présent notamment pour se mobiliser parce que ce vent ce vent qui n'arrête pas de changer de direction, qui joue un peu avec les soldats du feu sur le terrain.
Et là, en l'occurrence, lorsque les habitants sont venus interpeller les les sapeurs pompiers qui sont partis se ravitailler à la sortie de la ville, il n'avait pas le temps parce que à vrai dire des départs de feu, malheureusement, on en voit un peu partout depuis hier. Aujourd'hui, c'est à répétition, ils ne peuvent pas se concentrer, vous les voyez, ils sont làin. La lance qui va être rentrée dans le véhicule, ils vont repartir dans d'autres situations plus aggravantes.
Le problème, c'est qu' font comme les habitants, comme les civils, hein, votre invité le disait en plateau à l'instant, ils attendent et ils font face aussi en fonction de l'évolution de de la situation. Là, vous vous le constatez, la pluie a fait son retour. C'est la première fois en 48 he qu'elle est aussi intensive.
Est-ce que ça va aider euh les pompiers sur le terrain aujourd'hui ? On l'espère. En tout cas, elle s'annonce encore intensif tout au long de la soirée et vous les voyez hein là toujours ce ce véhicule et regardez cette autre image juste à côté.
Euh les civils qui entourent les pompiers. Euh situation difficile. Regardez juste une chose, Margot à droite euh ce contenant ici c'est euh 1000 L à l'intérieur.
Et bien les les euh les habitants euh remplissent euh les uns après les autres pour justement éteindre tous les feux eux aussi courts euh et font des allers-retours pour travailler et aider comme ils le peuvent les soldats du feu sur le terrain. Merci Brandon Noirette et à Titan Boiteteux qui vous accompagne. On va garder vos images du côté de la sécurité en incendie.
Charles Groot, bonsoir. Vous êtes en direct avec nous. Vous avez vu ces civils qui se joignent au pompiers.
Quel est le problème s'il n'y a pas de coordination ? Euh alors il les civils euh eux se se coordonnent entre eux et c'est c'est tout à leur euh tout à leur honneur. Comme le disait euh le le l'officier de sa pompier qui parlait à l'instant, il faut faire très très attention euh à ce genre de situation.
On les on les a vu dans il y a quelques heures dans vos images en pénétré dans la forêt avec des engins. Euh ils peuvent être pris sous un effet de focalisation. Donc comme un tunnel, il se focalise sur le feu et avec ses vents tourbillonnants, il pourrait se prendre se faire prendre à parti dans dans le dans le feu et se retrouver bloqué soit par les flammes, soit par les fumées.
Donc c'est c'est vrai qu'il faut ils sont c'est bien qu'ils soient là, mais attention dans une certaine limite et pas se mettre en danger, on on veut pas un suraccident. Qu'est-ce qui rend qu'est-ce qui rend cet incendie si difficile à maîtriser Charles Gro ? Ce qui rend cet incendie difficile à maîtriser, c'est son ampleur.
Et effectivement là, comme l'a annoncé le le premier ministre, on parle d'un d'un incendie d'un méga d'un méga feu. Et les méga feux, c'est des feux qu'on trouve plutôt en Australie, au Canada, aux États-Unis. Et euh à la différence de la France où on connaissait pas ce type de feu, en Australie, au et au Canada, ils combattent pas euh nous on fait un combat contre le feu.
Donc c'estàdire qu'on cherche immédiatement à éteindre le feu. Eux, ils font un combat contre les conséquences du feu. C'est-à-dire qu'ils vont laisser brûler à certains endroits et aller combattre pour défendre.
Bah alors dans avant protéger la population, ça c'est fait et on l'a fait. Et ensuite là bah c'est euh défendre tout ce qui est point sensible, donc bâtiment, habitation, euh zone industrielle, euh site à risque. Tout à l'heure, on voyait un champ de panneau photovoltaïque qui fallait protéger.
Donc c'est c'est une politique qui est complètement différente parce que on est face à un mégafeu et effectivement bah quand le feu on aura protéger et épargner l'embrasement de tous ces points sensibles, on pourra continuer à se focaliser et à faire baisser l'intensité du feu avec les moyens aériens comme vous les disiez et aussi les moyens au sol qui sont indispensables. Merci Charl Gro pour toutes ces précisions. David Macri, il y a une réalité, c'est que on se rapproche de zones très urbanisées.
Est-ce que ça change votre stratégie sur le terrain ? Carrément. Carrément puisque c'est ce qu'on c'est ce qu'on dit depuis 4 5 jours.
C'estàd que le le la première chose, c'est on s'occupe de la population. Donc c'est pour ça qu'un village bah il va être évacué. Pourquoi ?
Parce que à un moment donné le chef des opérations de secours, le commandant des opérations de secours a vu que on avait un risque sur ce village peut-être 2 3h avant 4h avant donc ouou voir même une demi-journée et donc les gens bah doivent évacuer. Une fois que ces gens sont évacués et ben nous on va commencer à faire la protection des biens et là on y est. Et là on y est très concrètement par rapport à la ligne d'appui qui est mise en place puisque l'objectif c'est de protéger ces fameux ces biens.
Ouais. Donc oui, c'est important. Boris Vchev, bonsoir.
Vous êtes architecte et ingénieur expert en en risque majeur. Est-ce que réellement nos territoires sont aujourd'hui aménagés pour faire face à ce type d'incendie ? On est très loin d'être aménagé.
Il y a des il y a des pays qui ont pris les devants par rapport à nous. On voit au Portugal par exemple. Au Portugal, ils ont eu en 2017 des incendies meurtriers et des énormes incendies en fait de de feu de forêt.
C'était lié en fait à des choix économique puisqu'ils avaient fait des monocultures de d'ealyptus pour remplacer leur chaînes endémiques, leur chaînes li principalement qui étaient des arbes qui résistaient très bien d'ailleurs et ça a cru considérablement le risque incendie. Donc ils ont vécu des périodes assez attroches jusqu'au grand au grands incendies 2017 et ils ont complètement revu leur copies. Depuis, ils ont mené des véritables plans de réadaptation en fait de leur espaces forestiers de puis bon, il y a toute une éducation de la population.
Il y a eu plein de mesures qui ont été prises en comment en par comment en parallèle de ces de ces de ces adaptations territorial et ce qui fait qu'ils ont réussi à réduire le risque de deux trois fois euh ce qu'il était avant. Et donc c'est efficace et c'est pas si long que ça puisque ça date de 2017 quelque part. En Corse aussi ils se sont assez bien préparés.
C'était un c'était un territoire en France, un département qui était très sujet aux incendies de forêt on le sait. Et à présent, bon tout ce qui est par exemple des broussaillages autour des maisons, c'est très strict encore ça tous les puis même les voisins se surveillent entre eux et cetera et ce qui fait que ça a l'air de rien, c'est un détail parmi d'autres mais à partir du moment où il y a où les gens appliquent certaines règles ou aménagent correctement le territoire et cetera, on arrive à réduire le risque. Et c'est la seule façon qu'on arrivera quelque part à faire face à ces problèmes parce que ce qu'on vit aujourd'hui c'est inédit mais je veux pas dire que ce soit exceptionnel parce que c'est devenu la norme et on va le vivre de plus en plus à l'avenir.
Donc le seul moyen qu'on est de lutter contre ça, c'est de réduire le risque parce que les comment les forces d'intervention sur ce genre de de phénomène, on va en avoir de plus en plus de de plus en plus on arrive à une limite où on ne pourra plus gérer ce genre de crise que ce soit d'ailleurs au niveau de la sécurité civile comme au niveau des assurances et cetera, on arrive à nos limites et donc il est indispensable de d'anticiper ce genre de phénomène et de complètement repenser la phase prévention. Exactement la prévention et en en plus on sait que 9 feux sur 10 bien sûr c'est de d'origine humaine. Donc effectivement c'est de se dire et encore sur ces et sur ces 9 9 cas sur 10 70% c'est accidentel.
Donc effectivement je suis assez d'accord avec vous sur le fait de dire la prévention c'est c'est le premier pompier hein. C'estàd que on sous-estime énormément le risque incendie en France. On ne on ne on ne mesure pas à quel point la prévention est importante.
La prévention coûte moins cher que la réparation. Sauf que comme de partout, on est toujours en train de dire "Ouais, mais ça va coûter combien ça Mais c'est primordial et surtout quand on quand on a ce chiffre que 9 fois sur 10 c'est d'origine humaine. Donc effectivement le le débroussaillement et puis ben de dire aussi bah faites attention quand on on dit encore aujourd'hui c'est comme quand il y a eu le Covid qu'on a dit lavez-vous les mains après d'aller aux toilettes.
Enfin pour moi ça me paraît un truc de fou de dire aux gens jetez pas vos cigarettes par la fenêtre voyez mais déjà même sur un acte de civisme je vais pas jeter un mégût par la fenêtre. Rappeler que les les pompiers donnent des cendriers portatifs don sur le tour sur le Tour de France par exemple effectivement sur le Tour de France la Fédération nationale c'est pas pompiers ben d'une donne des petits cendriers de poche mais aussi milite auprès de certains constructeurs de dire à un moment donné il faut il faut remettre le cendrier dans la voiture puisque de toute façon s'il est pas dans la voiture le cendrier il est dehors. Guillaume Roquette.
Oui, il y a effectivement euh une une habitude à prendre euh et des une discipline collective à à respecter. L'Office national des forêts euh qui fait des contrôles des des du débroussaillement par les propriétaires dit que euh il n'y a que 30 % des des contrôles qui montrent que les débroussaillement est fait de façon complètement complètement satisfaisante et dans 50 % des cas c'est à peu près satisfaisant. Ça veut dire que la moitié des des propriétaires ne débroussaillent pas convenablement parce que c'est vrai, c'est cher parce qu'en plus il faut s'y prendre très longtemps à l'avance parce qu'il y a pas forcément les équipements disponibles pour ça mais ça va devenir indispensable parce que il y a le le l'INRAE qui est un organisme officiel a fait un une projection de la France des feux en 2050 et il explique que dans les deux zones déjà connues, c'està-dire le Sud-Ouest et le Sud-Est, le l'espace qui est susceptible de brûler est de plus en plus grand et et l'amplitude de plus en plus longue.
C'està-dire que jusqu'à présent les feux c'était juilleto août. Maintenant ça va être de plus en plus avec le réchauffement de juin à septembre. Et enfin, il y aura une troisème zone centre-Ouest, c'est-à-dire les les régions pays de la Loire, centre Valle- de Loire jusqu'à la Bretagne qui vont être sujets à des incendies de forêt massif, ce qui paraît aujourd'hui encore relativement exceptionnel, voir difficile à croire.
Il fall voir aussi l'urbanisme hein, l'urbanisation bien sûr puisqu'on a un myge de ces forêts euh qui sont à haut risque d'incendie, un mietage pavillonnaire en fait qui qui représente un danger lui aussi. Donc c'est vraiment à tous les niveaux en fait he qu'il va falloir ça et c'est simple. 1 € investi dans ce genre de de prévention enfin de système sur le long terme, c'est 7 € de sauver à l'avenir.
Donc il faut bien se le dire. Moi j'ai une question si c'est possible. C'est juste une courte question.
Euh euh ça a été planté, les plétai plantés sous Napoléon 3 parce qu'il y avait des marécages, ça a séché tout, tout le monde était content. Bon là ça ça flambe beaucoup. Qu'est-ce que quel vég quels arbres il faudrait euh sur ce genre de terrain pour euh pour euh résoudre le problème ?
À l'origine, d'ailleurs, c'était des marécages et il y avait des il y avait des chaînes, il y avait différentes différents types de chaînes là-dessus qui sont des arbres qui sont assez résistants. Alors, c'est vrai que le pain le pain maritime est très particulier parce que lui, il a c'était fait pour assécher les marécages pour euh pour produire de l'huile de de l'essence de thérébantine. Donc, c'est c'est vraiment un arbre très inflammable, hein.
Après, on en a fait du papier. Enfin, c'est ce sont des choix économiques he quelque part. Cette monoculture, elle a une biodiversité assez faible par rapport à d'autres forêts primaires enfin naturelles comme Fontaineble ou d'autres.
Euh celle-ci, elle a une biodiffaire assez parce qu'on voit que c'est une forêt complètement artificielle, même si elle date du 19e siècle. Donc il va falloir varier les essences d'arbres. Euh donc il y a des il y a des feuilles, il y a beaucoup d'arbres qui résistent beaucoup mieux au feu et qui créent un microclimat en plus et un microcosme qui qui est moins susceptible de prendre feu.
Bon mais de toute façon, le risque zéro n'existe pas. Donc le seul moyen d'arriver à pas lier le problème en fait à l'avenir, ce sera de d'essayer de le réduire autant que autant que faire se peut. Donc il va falloir adapter ces territoires, créer des zones où le le on va on va en fait on va créer des compartiments, faut rompre le combustible parce que là on a on a une zone de combustible mais qui est à perte de vue quoi.
Ça va sur des sur des kilomètres et des kilomètres à la rondre. Donc si le feu se propage, ça s'arrête pas. En plus hein.
Si vous nous rejoignez sur LCI, il est un peu plus de 22h30 et le feu menace désormais aux portes de Bordeaux. Vous le voyez sur nos images du côté de MarchE et de Blagon, les pompiers jouent une course contre la montre en déclenchant un contrefeu pour tenter de stopper les flammes. À ces tous redoutent désormais leur arrivée.
Plus de 42000 hectares on ont brûlé. 220000 personnes sont actuellement évacuées et nous allons versus de chaleur dès mardi, ce qui va compliquer la situation. Guillaume Roquet.
Oui, effectivement, la situation, elle est très préoccupante parce que les les images qu'on voit à l'antenne là, je je regardais Blagon, c'est à 35 km à V d'Oiseau, du périphérique de Bordeaux, marche prime à 27 km. Donc c'est c'est ça veut dire que le feu a a beaucoup progressé. On est en gros à la moitié à égale distance entre Lège, Cape Ferré et et Bordeaux.
C'estàd que l'incendie a déjà fait la moitié du chemin si on peut dire en en espérant que le le vent puisse tourner. Mais c'est c'est des des considérations qui sont complètement différentes parce que Bordeaux Bordeaux seul c'est 270000 habitants et ce que les technocrates de l'INC appellent l'airire d'attraction de Bordeaux, c'est 1 million et demi de personnes. Donc donc évidemment plus on se rapproche de Bordeaux, plus les enjeux en terme de sécurisation de la population, d'évacuation nécessaire deviennent compliqués parce que là on est dans des dans des communes qui sont entourées par des millions d'hectares de forêts qui sont effectivement des pains parce que c'est presque une industrie la la forêt là-bas.
Vous avez c'est les les sont complètement alignés. Ils sont il y a il y a des engins absolument énormes pour pour le le gérer. Et donc c'est une la forêt elle a été encouragée et elle a été encouragée à faire de la forêt de pain parce que c'était ça c'est comme ça que le l'écosystème a été bâti.
Justement, on a Xavier Tittlemman qui est en direct avec nous. Bonsoir Xavier. Euh il y a une question primordiale sur les moyens aéronautiques.
Est-ce que à un moment donné les moyens aériens ont une limite dans ce type d'incendie ? Alors bien sûr déjà il y a la quantité euh qui est disponible. On n' pas la totalité de déjà notre flotte n'est pas au niveau du besoin tout simplement parce qu'on ne produit plus de Canada depuis maintenant 25 ans et qu'il n'y a pas de canader disponible nulle part dans le monde.
Donc déjà on a une flotte qui était calibrée pour ce qu'on peut imaginer dans les années 2000. On a une disponibilité de cette flotte qui n'est pas complète. Il y avait un pilote de Canader qui disait il y a 3 jours qu'on avait seulement cinq de nos 12 Canadaires qui étaient capables d'écoper et de réaliser leur mission.
Donc ça c'est la première limite, c'est qu'on a pas un volume suffisant. Et ensuite là maintenant on est la nuit, les Canadaires de cette génération ne sont pas capables de voler la nuit et les futures générations qui sont en train d'arriver ou alors si on met à disposition les avions de l'armée de l'air et de l'espace pour faire de l'attaque de feu, là éventuellement on aurait une capacité attaquer jour et nuit 24h/ 24. Mais donc effectivement de toute façon, on ne gagnera pas un incendie simplement avec des moyens aériens tout comme bah un soutien aérien est très important pour les pompiers qui sont au sol.
Mais dans tous les cas, plus de moyens auraient effectivement permis de d'aider les attaques qui ont lieu maintenant depuis quelques jours. Mais Xavier, vous dites les Canadaires de cette génération, ça veut dire que quoi ? Les Canadaires de nouvelles générations sont capables d'opérer de nuit ?
Oui. Alors, il y a plusieurs projets qui qui ont lieu dans le monde. Au Canada, c'est le DHC5.
Non, je je me demandais, on dit on a pas investi là-dedans, Xavier. On a perdu Xavier Sitman Guillaume Roquette. Oui, je sais pas si la nouvelle génération de Canada peut voler la nuit, mais c'est vrai que on a on a c'est pas c'est pas à ma connaissance, non, mais on a effectivement un problème de latence parce que depuis 2015 la production de Canada s'était arrêtée parce que le le le constructeur n'avait plus suffisamment de clients et il a fallait une commande groupée de de 22 pays européens pour relancer.
Le problème, c'est que le temps qu'on relance la la chaîne de production, ils seront pas disponibles avant 2028. Et donc aujourd'hui, sachant que on en aurait besoin et que ceux qui sont actuellement sont trop vieux et donc en grande partie inopérationnel, ça nous pose un problème. Il y aura sûrement un une discussion politique une fois qu'on sera sorti de cette catastrophe pour savoir si s'il aurait été possible d'anticiper davantage les besoins en bombardier d'eau.
Sachant que il y a pas que les Canadaires, la France, elle a aussi des dashes qui sont des avions alors qu'ils sont pas capables d'amérir pour se recharger en eau sur des plans d'eau ou sur la mer mais qui doivent aller sur sur une piste pour refaire le plein le plein d'eau ou de ou de produits retardants. Alors moi ce que je veux simplement dire c'est que ça c'est le militaire qui parle. Quand on me dit ils vont voler de jour et de nuit, euh il va falloir quand même penser la relève des équipages.
Je veux dire les équipages, si vous voulez qu'il voent de nuit, il faut le double d'équipage par rapport au nombre de Canadaes. Il vous faudra euh si vous avez 12 Canadaes, il vous en rendra 24 parce que c'est pas les équipages qui vont voler 24 heures sur 24. Ça ça pose des problèmes qui sont qui faut résoudre également. hein, je veux dire c'est la panassée d'un d'un appareil qui est capable de voler 24 heures sur 24 et bien euh sera confronté aux limites aux limites de la résistance humaine.
On le voit sur ces images du côté de Blagon et du côté de Marche Prime, les flammes sont toujours bien présentes. On a appris de la part du maire de Marche Prime qu'aucune habitation n'avait été touchée. Est-ce que le débroussaillage aide dans ces circonstances là ?
Boris Vachev, est-ce que c'est obligatoire déjà en France ? Euh oui, enfin c'est normalement c'est pas tellement respecté. On le voit, c'est très mal fait.
On s'est aperçu là, vous avez cité des chiffres précédemment, c'est à peine 30 % en fait des des habitations qui sont correctement déboursaillées autour. Bon, ça après, il faut voir, il y a la responsabilité des propriétaires, il y a peut-être des actions à mener de la part des des communes aussi. Euh il y a des personnes aussi qui sont par exemple trop âgées ou c'est trop difficile pour elles de déboursailler autour.
Donc il faut il faut vraiment que ce soit ce soit pris au sérieux. Enfin c'est mais c'est un détail parmi tant d'autres hein. Euh le il y a aussi les matériaux qu'on utilise pour la construction.
Il y a les façons dont on construit. Il y a le comme je disais tout à l'heure le mitge pavillonnaire dans des forêts de ce type-là c'est pas tolérable. Ça aussi, il y a des règles d'urbanisme à respecter.
Et puis après, il y a les forêts elles-mêmes à aménager. Les les voies d'accès, c'est c'est tout un en fait, c'est tout un système territorial multicouche qu'il faut mettre en place de façon à augmenter considérablement la résilience de nos territoires face à ce à ce risque là, face à cet alléa là. Nous sommes en direct avec Quentin Bernagot, président de la protection civile de Gironde.
Bonsoir à vous Quentin. Est-ce que vous pouvez nous faire un point sur la situation ce soir ? Oui, ben écoutez, la protection civile est engagée depuis le début des incendies sur la Gironde avec l'ensemble des moyens.
On a actuellement 300 intervenants secouristes qui interviennent sur différentes missions. La protection civile est principalement engagée sur les évacuations des personnes vulnérables puisque quand la protection quand la préfecture décide d'évacuer une zone, les personnes sont bien évidemment acquitées enfin invité à quitter par elles-mêmes les domiciles, mais il reste toujours des personnes vulnérables. Et c'est là que notre mission commence, c'est-à-dire que si jamais les personnes n'ont pas la possibilité d'être évacué ou souhaitent une assistance, la protection civil intervient pour justement réaliser les évacuations et faire en sorte que toutes les personnes soient mises en sécurité.
Il y a 220000 personnes qui ont été évacuées en Gironde. Justement, quelles sont aujourd'hui vos missions prioritaires Quentin ? Alors, les missions prioritaires en outre de l'évacuation qui représente une grosse partie de nos missions, c'est également la tenue des centres d'hébergement d'urgence.
On intervient depuis le début de ces incendies sur plus de sep hébergements d'urgence. L'objectif étant d'accompagner les personnes et de pas uniquement faire office de vecteur. On va chercher les personnes, on les rassure.
Les principales concernés sont bien évidemment des personnes à mobilité réduites ou des personnes âgées qui sont très souvent déstabilisées par cette situation. Et donc notre mission principale, c'est de les accompagner, de les évacuer vers un centre qui pourra les prendre en charge en sécurité. Ça peut être un centre hospitalier, ça peut être un EPAD, ça peut être justement ces centres d'hébergement d'urgence où nous intervenons et l'objectif c'est justement de les accompagner et de faire en sorte de les rassurer pour que ça soit le moins traumatisant pour elles.
On assure également des soutiens logistiques pour les communes, donc tous les intervenants et les de sécurité civile qui nous remontent les informations et les besoins de récupération de nourriture, de récupération de repas. On intervient sur l'ensemble de ces manifestations et on participe également au réseau de secours pour le SDIS afin de leur laisser le plus d'effectifs possible pour lutter contre cet incendie et participer au réseau de secours sur la Gironde. Est-ce que à ce moment la crise dure depuis plusieurs jours désormais Quentin, est-ce que vous entrez dans une nouvelle phase où il va falloir tenir sur la durée ?
Alors, bien évidemment, la protection civile n'est pas habituée à à tenir des événements aussi longs. Habituellement, les crises se soldent en général entre de trois jours. Aujourd'hui, on est sur effectivement une nouvelle phase et une un incendie qui dure.
Tous les moyens ont été mis en place et les rotations de nos effectifs nous permettent justement de tenir en longueur. On a le renfort de la Fédération avec de nombreux départements qui sont venus en masse. On a plus de 45 ambulances, plus d'une quarantaine de véhicules de VTP et de VTU de l'ensemble de la France qui sont venus sur la G pour justement nous soutenir et ça nous permet effectivement de tenir en longueur et de faire en sorte de secourir et de d'aider la population jusqu'à la fin de ces incendies.
Quentin, restez avec nous, on va prendre la direction de de Xavier Tittelman puisque vous êtes toujours en direct. Il y a 18 aéronefs qui sont engagés sur ces incendies. Xavier, comment ont réparti les missions entre Canadir, DASH, Air Tractor, hélicoptère et A400M ?
Alors euh il y a deux avions qui vont faire du bombardier d'eau. Il y en a qui sont ce qu'on appelle les écopeurs, c'est-à-dire qu'ils vont pouvoir être amphibie, aller prendre de l'eau sur les plans d'eau, c'est les fameux canadaires. Là, théoriquement, on en a 12.
Il y en aurait a priori cin ou six qui seraient aujourd'hui disponibles opérationnel. À côté, on a les Q400 qui sont un avion civil qui a été transformé pour faire du bombardier d'eau. Lui, il doit retourner se poser sur une base, donc les bases aux aéroports, ce qu'on appelle les pénicromes et là, ils vont pouvoir être rechargés en eau ou alors en retardant.
Théoriquement, on en a huit également et là, je pense qu'il y a une disponibilité qui est un petit peu supérieure par rapport au Canadaires. Sachant que cinq Canadaires disponibles à l'époque où j'ai quitté la sécurité civile en 2017, il y avait des jours où il y avait seulement deux avions en état décopés. Donc certes, c'est un faible proportion par rapport à la totalité de la flotte, mais c'est quand même moins que par le passé.
Ensuite, vous avez des hélicoptères. Vous avez un certain nombre d'hélicoptères qui peuvent être déployés. Vous avez des super Pumas.
Il y a la des pays comme la Suisse, même la Croatie qui vont envoyer des hélicoptères qui vont pouvoir donner des coups de main. L'intérêt des hélicoptères, c'est que même s'ils peuvent transporter que une à deux tonnes d'eau, comme ils peuvent récupérer de l'eau très proche de l'incendie, par exemple, dans des piscines, et ben ils vont pouvoir faire une grande quantité d'aller-retour. et un hélicoptère, je vais regarder des statistiques tout à l'heure avec des sites qui suivent les aéronef, a pu déverser plus d'eau euh en volume, en tonne que la 400 par exemple, simplement parce qu'ils peuvent faire beaucoup d'aller-retour.
Et ensuite, vous avez d'autres aéronefs qui vont faire de la coordination. C'est des avions de commandement et d'observation. Là, on en a pas beaucoup.
On en a trois dans la dans l'armée, enfin dans la sécurité civile. Et enfin euh les différents services de département d'incendie et de secours, les S10 ont mis à disposition des Air Tractors. Donc les Air Tractors, faut imaginer, c'est des petits avions notamment qui font euh de l'épendage agricole.
Donc à la base, ils sont pas dédiés à la lutte contre les incendies. Mais étant donné la hausse des besoins, étant donné qu'il n'y a pas de solution nulle part dans le monde pour y faire face, et bien eux, ils ont été mis à disposition. Donc, il y a beaucoup de services départementaux qui en ont loué et il y a d'autres solutions à l'étranger mais qui sont pas forcément mises en œuvre encore en France.
Mais Xavier, comment on construit un un plan de de largage quand on a différents moyens aériens mais également un vent qui fait un peu sa propre météo ? Alors ça, je je vais être honnête, je suis pas spécialiste de cette questionlà, mais par contre ce qu'on voit très clairement c'est que les avions bombardiers d'eau direct, les Canadaires ont la possibilité d'attaquer directement le feu. Et donc là, on va larguer plusieurs tonnes d'eau en quelques secondes et il y a un effet de souffle.
C'est pas simplement l'eau, c'est vraiment l'effet de souffle qui va participer à éteindre le feu. Là, on voit les images très régulièrement dans lesquelles les avions arrivent les uns à côté des autres aligné pour pouvoir couper la tête du feu pour éviter qu'il puisse continuer. L'autre possibilité, c'est de poser des lignes de retardant et là, on va se mettre dans l'axe du feu, c'est-à-dire si le vent pousse le vœu dans une direction, et bien quelques centaines de mètres ou quelques kilomètres en avant de la de la ligne de feu, on va poser des retardants qui sont des produits chimiques qu'on reconnaît très facilement.
C'est toujours ces images avec ses retardants rouges que l'on voit. Et là, ça va permettre de ralentir le feu dans de telles proportions qu'à priori, on va pouvoir réussir à le bloquer un petit peu comme quand le feu arrive sur une autoroute. On espère qu'il y ait pas de saute de feu pour aller de l'autre côté.
Et ben là, c'est le but des retardants aussi. Ça va permett au populaire de se repositionner éventuellement de le bloquer et après vous avez d'autres moyens comme les hélicoptères et tout le reste. Mais il existe des euh des des entités qui sont dédiées spécialement à la coordination de ces moyens, y compris quand il y a des moyens d'autres armées qui sont utilisées.
On voit que l'armée de l'air est engagée. Moi à l'époque en 2017 il y avait des grosses inondations dans lequel vous avez des hélicoptères de la Security C, des dragons et il y avait des hélicoptères de l'armée de terre qui était venu en complémentarité pour pouvoir augmenter le nombre de personnes qu'on pouvait évacuer en les élitant et vous aviez des cellules de coordination qui organisaient ça pour coordonner les gens de la sécurité civile et les gens de l'armée de l'air et de l'armée de terre qui sont pas habitués à travailler ensemble. Là, la 400 M, il a jamais fait d'entraînement commun.
Il a jamais travaillé en coordination avec des hélicoptères ou des appareils de la sécurité civile. Et ça, c'est un challenge supplémentaire. Général Richou, c'est vrai que la coordination entre l'armée de l'air et la sécurité civile, c'est quelque chose qui est totalement inédit.
Ben, c'est ils font deux métiers différents au départ, hein. Donc ça c'est l'armée de l'air, son rôle, ça peut être de la chasse, de l'attaque au sol, de l'interception aérienne, du transport aérien stratégique sur de longues distances. ça n'a jamais été euh euh ce ce genre de travail.
Donc ensuite, les méthodes sont forcément différentes parce que le feu a des spécificités alors que l'armée a ses propres ses propres méthodes et puis ses propres ses propres règlements si vous voulez d'emploi des avions. Donc il ce sont deux métiers très différents et je pense que là effectivement il y a un très gros travail à accomplir et c'est vraisemblablement le la raison pour laquelle on a vu cette A400M faire un geste technique qui est celui de larguer du retard du retardement pour pour bien montrer qu'on était capable de le faire. Mais maintenant effectivement l'armée de l'air si ce vecteur est devient opérationnel devra apprendre à travailler selon les méthodes vraisemblablement de la sécurité civile.
Mais il faut pas oublier de non plus que lorsque les forces armées sont employées, elles sont employées sous commandement militaire. Donc c'est quand il y a une réquisition mais qui est précise mais à l'intérieur de la réquisition il reste toujours une chaîne militaire. Donc c'est on parle vraiment de coordination.
à aucun moment on ne dit tiens, on vous donne 1500 hommes, on vous donne un avion et puis débrouillez-vous avec la chaîne militaire reste complète comme on voit d'ailleurs à Sentinel dès qu'on met des troupes à la à la disposition du ministère de l'intérieur, c'est une chaîne militaire qui les commande. Donc vous voyez donc il y a il y a quand même le la coordination est pas une masse à faire. Ça serait quelque chose qu'il va falloir travailler en profondeur vraisemblablement.
Quentin Bernard, vous êtes toujours avec nous. Est-ce que les fortes chaleurs qui sont annoncées dans les prochains jours vous forcent à changer, adapter vos plans ? Alors, bien évidemment, les fortes chaleurs doivent nous faire adapter puisque notamment sur le logement des secouristes, actuellement 300 intervenants sont couristes sont prévues sur des bases de vie.
L'objectif est de faciliter leur repos parce que c'est des missions qui sont 24h sur 24, des missions particulièrement éprouvantes. On essaie de faire le maximum de rotation pour permettre aux équipes de pouvoir se reposer mais depuis 5 jours, l'ensemble des acteurs de la protection civile interviennent jour et nuit pour justement venir au secours de cette population vulnérable, tenir ces CHU, participer aux missions de secours et donc les fortes chaleurs, on les connaît, on sait quand elles arrivent. Donc ça va nous permettre d'anticiper les besoins, de climatiser les locaux et de faire en sorte que les secouristes puissent se reposer dans les meilleures conditions.
Tous les vecteurs sanitaires sont équipés de climatisation. Donc pour les victimes, on restera sur le maximum de confort et on va faire de d'autres mieux pour adapter suite aux fortes chaleurs toutes les toutes les décisions qu'on prendra. Merci Quentin Bernagot d'avoir été en direct avec nous.
On fera le point lors de cette édition spéciale Ang Noiret. Vous êtes avec nous. comment les pompiers justement peuvent anticiper ce vent qui change sur place.
On ne peut pas avec certitude dire le l'incendie va aller dans tel ou tel secteur, mais on peut établir des probabilités avec justement ce vent global. On prend du recul. D'où vient le vent ?
Ici derrière moi, vous avez Bordeaux à gauche de votre écran, vous avez le bassin d'Arcachon et puis vous avez cette zone d'incendie. Les petites particules, les petites flèches que vous voyez, c'est le vent moyen, le vent global qui souffle pour l'instant toujours d'ouest en est. Et donc le feu a de plus grandes probabilités de se diriger en direction de l'agglomération bordelaise.
Donc c'est plutôt une mauvaise nouvelle. En revanche, on a toujours des températures aux alentours des 20 21°gr. Ça c'est ce qui permet au pompiers de s'éloigner du feu et de pouvoir récupérer un petit peu.
Justement, parlez-nous de ces températures à venir Ange, parce que c'est ce que les pompiers redoutent ce soir. Oui, la situation va totalement changer à partir de demain. Déjà, le vent va changer de secteur, il va passer secteur nord et donc il va falloir réadapter l'ensemble du dispositif des pompiers pour contrer ce nouveau secteur et la température va commencer à grimper.
Je vous parlais d'une vingtaine de degrés ce soir, demain 27°. Ensuite, ce n'est pas terminé pour mardi. Nouveau secteur pour le vent.
Il va continuer sa rotation. Cette fois-ci, il va souffler d'est en ouest. Donc, il va falloir à nouveau potentiellement bouger les lignes des pompiers, se réadapter et en plus, il va faire de plus en plus chaud.
à partir de mardi, vague de chaleur caniculaire, ça fait plus que se confirmer avec 34° en prévision à l'ombre, je vous le rappelle, et pour mercredi même 40° attendus. Et donc là, ça va être très très difficile de pouvoir récupérer avec ces températures élevées. Guillaume, c'est vrai que ces températures euh c'est vra c'est la véritable inquiétude des pompiers dans les prochains jours.
Oui, parce que on le sait désormais, euh c'est la règle des 330 qui euh euh provoque les les les feux de forêt. Moins de 30 % d'humidité, + 30 % de vent, vitesse du vent en kilomè et + 30°. Et donc plus plus il fait chaud et plus le danger est important.
Donc euh effectivement, après il y a un petit répi là, hein. Il y a quelques gouttes qui tombent autour du bassin d'Arcachon euh ce soir, mais malheureusement ce sera sûrement pas suffisant pour éteindre le feu. Et effectivement, la la canicule est un facteur aggravant, un facteur d'accélération terrible pour ce genre d'incendie.
Titlemman, vous êtes toujours en direct avec nous. Est-ce qu'il y a des Canadaires de nouvelles générations qui pourraient avoir une vision nocturne ? Alors oui, les nouvelles générations qui sont en train d'être développées, ils ont plusieurs spécificités.
Effectivement, la vision nocturne, c'est une des particularités qu'on peut attendre de la nouvelle génération d'appareils qui peut arriver à partir de 2028 pour les avions, les AT72 et les avions de transport régionaux qui sont transformés. Ça c'est le Kepel 72. Il y a un autre projet français qui s'appelle Inao, en partenat avec Airbus.
Eux, ils font vraiment un avion amphibie, pas un avion basé au sol. Lui également, il sera disponible dire 20323. Encore faut-il que l'État passe à l'acte d'É pour acheter tous ces équipements.
Donc oui, ils vont voler de nuit. Il y a d'autres petites particularités, par exemple des IMC catchers, on a vu qu'il y a pas mal de civils qui venaient donner un coup de main, ils venaient aider, sauf que souvent ils le font de manière non coordonné avec les pompiers, ce qui fait que eux-mêmes se mettent en danger. Et les EMC catchers, c'est un système qui permet de savoir s'il y a des téléphones portables qui sont actifs sur une zone.
Parce que si vous avez des personnes qui sont présentes, vous pouvez pas larguer. Et dans le doute, parfois on s'interdit de larguer sur des zones sur lesquelles ce serait nécessaire parce qu'on pense qu'il y a peut-être des civils qui sont en train de filer un coup de main. Donc c'est des petites évolutions qu'on a sur une nouvelle génération euh de Canadaes qui vont arriver entre 2028 et 2032.
En espérant encore une fois qu'on passe les commandes rapidement. Et puis vous avez, on a parlé de la 400 M. Euh faut savoir que d'une manière générale, il y a beaucoup de pays dans lequels l'armée de l'air c'est sa mission.
En France, c'est la sécurité civile avec aujourd'hui un avion de l'armée de l'air qui est prêté en plus. Mais par exemple en en Espagne, c'est l'armée de l'air qui s'occupe directement de la gestion des incendies. Les canirs sont exploités par l'armée de l'air espagnole.
Euh là, je me trouve en Europe de l'Est, en Roumanie, en Bulgarie, en Grèce ou par exemple en Israël, c'est directement les Hercules C30, donc des avions de transport un petit peu comme la 400M en plus petit. Et n'importe quel appareil peut être utilisé pour faire du largage, des sortes de grosses des bonbonnes qui font une tonne d'eau ou de retardant qui font qui sont lancé depuis n'importe quel appareil qui peut ouvrir sa soute à l'arrière tous les avions de transport militaire. C'est une c'est une une un système qui s'appelle Kyim qui marche très bien, qui est très réputé.
Ça aussi c'est quelque chose qu'on pourrait faire très rapidement sans attendre la livraison de nouveaux appareils. Xavier Siteman, vous êtes spécialiste des drones. Est-ce que il y a une possibilité que ces drones aident ?
On sait qu'ils font de la surveillance, je crois, à l'heure actuelle. Est-ce qu'il y a une possibilité qu'il fasse du largage d'eau ? Alors, pour avoir des drones qui fassent du largage d'eau, euh il faut imaginer que les plus gros drones aujourd'hui, ce qu'ils peuvent transporter, c'est éventuellement des bombes ou des missiles.
Donc, imaginez que ces drones fassent de l'attaque avec euh 100 150 kg maximum de capacité d'emport. C'est trop ridicule, c'est trop faible. Les drones, ils ont un intérêt, c'est de pouvoir faire de l'observation, de pouvoir rester longtemps sur une zone, d'avoir une capacité avec des des capteurs thermiques qui voient l'apparition du feu avant que ça commence à faire de la fumée.
Donc, on peut imaginer une surveillance de la zone très efficace avec les drones. Et l'armée de l'air a déployé un de ces drones justement pour faire de l'observation. Les drones qu'on envoie pour faire du renseignement là, ils ont été déployés dans la zone.
Donc ça c'est efficace. Et puis les pompiers eux-mêmes sont équipés. Quand j'ai quitté la sécurité civile en 2017, il y en avait quasiment pas.
Aujourd'hui, vous avez énormément de drones qui sont disponibles directement chez les pompiers et je pense que on a un pompier sur le plateau et il pourra vous l'expliquer mieux que moi qui permettent de faire de l'observation et de la coordination des moyens entre les différents camions. Merci Xavier Titelman d'avoir été en direct avec nous. On a ce soir Jacques Egnal qui est restaurateur qui a dû évacuer de Biganos.
Vous êtes actuellement sain et sauf Jacques. Quand est-ce que vous avez compris qu'il fallait fermer votre restaurant et partir ? Ben écoutez, bien évidemment qu' tenu de la situation, on suivait l'évolution.
On se doutait bien qu'on allait devoir évacuer les lieux, ce qui a été fait hier soir puisqu'on a eu une une alerte sur nos téléphones nous demandant ben de préparer le au plus vite nos affaires pour quitter les lieux et partir vers le sud. Alors, vous imaginez bien que 11000 habitants à Biganos, ça s'évacut pas comme ça en 30 secondes. Euh, il y avait un monde pas possible dans les rues, même s'il y a une coordination qui était extra pour pour faire partir tout ce monde.
Donc nous, on s'est permis de rester un peu plus longtemps à la maison en essayant enfin en espérant que ça s'évacue assez vite. Et vers 3h du matin, on a vu les gendarmes arriver nous demandant effectivement de de quitter maintenant les lieux, ce qu'on a fait tout de suite et on est parti vers le sud du côté de Bayonne. Aujourd'hui, dans quel état d'esprit vous êtes ?
Est-ce que vous avez des nouvelles de votre restaurant ? Alors, aucune pour l'instant parce que comme je vous le disais, on est arrivé sur Bayon cette nuit. Ce qui est très perturbant, c'est justement de de ne pas avoir de de nouvelles, de ne pas pouvoir y retourner parce que habiter à Bicanos, c'est une chose.
Avoir un commerce en est une autre qui plus est dans le domaine de la restauration et on a des denrées alimentaires qui sont hyper sensibles et d'ici 48 72, je pense que ces denrées seront seront plus utilisables et et à un moment donné, il faudra bien que je retourne au restaurant. Et le le gros problème aujourd'hui, c'est qu'on ne sait pas du tout quand est-ce qu'on pourra y retourner et c'est vraiment très perturbant. Euh, une question de Guillaume Rocket qui est en Oui.
Est-ce que à votre connaissance, pas seulement pour votre établissement, mais de manière plus générale, il y a des risques de de de cambriolage ? Est-ce que les forces de l'ordre vous ont dit que la zone était correctement sécurisée ou bien est-ce que ça peut être une inquiétude pour vous ? Alors aujourd'hui, tout est inquiétude parce qu'effectivement même si on s'y attendait, on est parti en 4e vitesse, on a fermé le restaurant, il est sous caméra bien évidemment, mais on est complètement impuissant et et bien évidemment que tout peut arriver dans ces conditions-là.
Jacques, est-ce que vous avez eu des des annonces de vos élus de l'État notamment pour vous protéger contre les sinistres ? Alors, pour l'instant, pas d'annonce à ma connaissance de l'État. J'ai eu mon assureur ce matin euh qui rapidement nous prend en charge et va nous loger au titre de l'assurance.
Dès demain matin, euh je rappelle l'assurance en ce qui concerne le restaurant pour éventuellement être indemnisé de perte d'exploitation, perte financière, pertes liées donc à euh au aux denées alimentaires. Euh voilà, on avance petit à petit, mais je vous dis le plus le plus difficile à gérer, c'est ben de pas savoir quand est-ce qu'on pourra rentrer chez nous. Jacques, la question que j'avais envie de vous poser, c'est que la préfette réellement a dit qu'il n'y aurait pas de reprise d'activité tant que le feu ne serait pas fixé.
Qu'est-ce que ça représente pour un restaurateur en pleine saison ? Euh c'est très compliqué. la saison n'était pas n'avait pas commencé sous les meilleurs auspices euh pour toutes les raisons qu'on connaît économiqu mondiales.
Euh donc c'est euh pour nous déjà une saison qui était pas extraordinaire. Le fait aujourd'hui de de de rester dans l'inconnu et de pas savoir comment on va pouvoir avancer, c'est vraiment très compliqué. C'est ça va pas mettre en danger le la pérenité du restaurant, mais ça en rajoute un petit peu plus dans le dans l'état d'esprit dans lequel on est aujourd'hui.
Merci Jacques d'avoir été en direct avec nous. On vous souhaite beaucoup de courage dans cette épreuve. Mika Bugon Mered, bonsoir.
Vous êtes avec nous en plateau. Vous êtes chercheur senior en géopolitique de la transition énergétique, spécialiste des pôles, chargé d'enseignement pôle énergie climat à l'école de guerre. Il y a une question que j'ai envie de vous poser.
Euh quand on voit ces incendies, quand on voit ces images qu'on voit à l'écran avec notamment ses pompiers et qui essaie de maîtriser ce feu mais qui arrive difficilement, euh est-ce que notre capacité à vivre dans ces conditions climatiques est réellement remise en cause ? La réponse est oui. Et aujourd'hui, il n'y a aucune surprise en réalité par rapport à un ce qui se passe ici, même si évidemment c'est un feu exceptionnel.
Et deuxièmement, il n'y a aucune surprise non plus par rapport à la logique de soit maladaptation, appelez-la comme vous voulez, soit tout simplement de mes adaptations par rapport à ce qu'on est effectivement en train de dire dans cette région là, mais au-delà de de la région de Bordeaux bien sûr dans l'ensemble du territoire. Ce qu'il faut bien avoir en tête ici, c'est que on n pas juste un épiphénomène là. On a effectivement 42000 hactares qui sont partis en fumée.
On a des infrastructures stratégiques particulièrement significatives pour le secteur du spatial, pour le secteur de la défense, pour CEA évidemment aussi qui sont sinon menacés au moins qui sont difficiles d'accès et qui sont effectivement sous sous grande difficulté opérationnelle pour certaines. L'enjeu aujourd'hui, c'est bien de se rendre compte que ça ce n'est que le début de ce qui nous attend et que les plans d'adaptation climatique ne sont pas aujourd'hui tout simplement à la hauteur, non pas de l'enjeu, mais à la hauteur de la vitesse à laquelle ce qui est en train de nous tomber dessus effectivement est en train de se matérialiser. On va prendre la direction du terrain puisque le feu menace désormais aux portes de Bordeaux à Marchep.
Les pompiers jouent une course contre la montre et déclenche un contrefeu pour tenter de stopper les flammes. C'est là où vous êtes ce soir, Charles Charles Flagel et Alice Chai sur le terrain. Racontez-nous ce qu'il se passe derrière vous puisque la nuit est tombée.
Ça rend les opérations des pompiers très compliquées. Oui, la nuit vient de tomber comme vous venez de le dire. On est sur la route de Blagon.
Euh il y a quelques minutes, on était euh euh dans les embouteillages avec les camions de pompiers qui tentaient de se ravitailler et certains de de rentrer. Euh nous sommes avec euh le maire adjoint de la ville d'Auddange. Euh bonjour euh bonsoir.
Racontez-moi comment ça s'est passé, comment s'est passé la journée ici sur le sur le terrain ? euh bah une journée euh de plus à travailler à la protection de de nos de nos administrés euh protéger les maisons, les forêts. Faut savoir qu'on est à pied d'œuvre depuis plusieurs jours autant dans l'évacuation, l'accueil, l'orientation, la mise à disposition de besoins.
Et donc aujourd'hui avec les services de DCI sont coordonnés avec les bénévoles pour qui sont venus donc les agriculteurs et cetera filer un CP de pour contenir un feu qui commençait qui menaçait de passer la départementale et arriver de l'autre côté la Pointe000 et sur nos habitations. Le travail de Longaline qui a été mené toute la journée a permis de contenir ce feu et de le maintenir et la reprise qui était en train de de prendre est éteinte. C'est terminé.
La zone est protégée, il y a pas d'habitations qui ont été touchées et il n'y a aucun risque là pour nos nos concitoyens sur la Pointe000, l'Ubec et les villages. Ce qui nous permet de continuer un travail aussi important grâce aux entreprises qui participent activement qui ont été révisionné. Donc un parfeu est en train de se faire donc de plus de 30 m de large grâce aussi à la coopération des services forestiers de spécialistes.
Donc du coup, ils vont travailler toute la nuit et ce qui va permettre de sécuriser tout le périmètre. Comment ça va comment ça va se passer cette nuit justement ? Qu'est-ce que les pompiers vont continuer leur les pompiers vont œuvrer, continuer leur action là où ils sont commandés et là où on les attend et en ce qui nous concerne nous, on va continuer de veiller sur la ville, nos administrés, aider aussi à sécuriser avec notamment les véhicules de DFCI, les engins de chantier qui travaillent toute la nuit.
Et voilà, voilà ce que je peux vous dire. Est-ce que des habitations ont été menacées ? Est-ce qu'il y a eu il y a eu des Non, il y a pas de il y a absolument pas de de de de maison touchée, détruites, il y a rien.
Euh toute la zone a été bien protégé. Les maisons qui étaient euh vides à la pointe 1000 ont été protégées aussi par les bénévoles avec et les services de la DFCI euh encore sur les citermes donc de manière à inonder les terrains tout autour à protéger et aujourd'hui la pluie elle est là donc vient nous aider et donc ce qui permet effectivement euh de se dire que on peut être assuré ce soir et que la nuit sera un peu plus douce. Voilà.
Ils viennent d'où ces ces ces bénévoles ? Ce sont des agriculteurs, ce sont des habitants, ce sont il y a tous les services d'ci de Biganos, Marche Prime, Audange qui sont coordonnés et donc la défense forestière est très active hein. Ce sont donc des gens qui travaillent énormément à la protection des forêts.
Ce sont des très bons conseils. Ce sont des conseillers techniques qui aident les pompiers notamment aussi sur à rentrer dans les zones les zones précises et très particulières où il y a une vraie connaissance. Et du coup effectivement l'apport des bénévoles, les citer et cetera a permis effectivement de de d'aider la DFCI à travailler sur ce feu, à le contenir.
Voilà. Vous allez être mobilisé toute la nuit encore. Ben oui, tout ce que jusqu'à ce que jusqu'à ce que ça soit terminé, mais on sait qu'on a encore beaucoup beaucoup de travail et donc on a les équipes qui sont à pied d'œuvre.
Les autres min les autres élus municipaux sont toujours en train de contacter les personnes isolées, en train de travailler sur les plans de protection, d'évacuation. et des différents endroits. Voilà, on a ça soit les animaux, les centres équestes, tout ça.
Donc tout un travail de fait réalisé. Voilà. Merci.
Merci. Vous êtes encore, vous êtes fatigué. C'est quoi votre état d'esprit là ce soir ?
Euh satisfait, la fatigue, on la sent plus. Il pleut, on a réussi à maîtriser ce feu. Donc cette partie de feu déjà et et les projets qu'on avait sont en train de se dérouler comme on l'entend.
Voilà, ça a pris du retard mais ça se passe très bien et le parfeu avance et notre ville va être protégée, nos habitants vont être protégés et c'est ça le plus important. Voilà. Merci beaucoup en tout cas et je vous souhaite bon courage pour pour cette nuit.
Le feu, vous voyez, dans cette zone qui est contenue, mais le feu aux alentours de Marpring continue de progresser et les pompiers vont travailler toute la nuit pour lutter contre les flammes. Merci Charles Flagol et Alice Chemis qui vous accompagne sur le terrain. On reviendra vous voir tout au long de cette édition spéciale.
Il y a une réalité, c'est que ces feux vont nous forcer à repenser l'aménagement de nos territoires. C'est c'est une évidence même. C'est-à-dire que ici, on parle peu évidemment par rapport au sinistres que vivent effectivement les personnes des problématiques liées aux infrastructures.
Mais de fait, on a bien sûr les infrastructures ferroviaires qui sont arrêtées notamment donc entre Bordeaux et Arcachon par exemple mais il y a de nombreuses lignes régionales et T qui sont annulées et supprimées. Il y a évidemment les infrastructures électriques. Il y a beaucoup de choses dont on a déjà parlé au moment évidemment de Fontainebleau he bien sûr parce que parce que c'était significatif avec l'assise d'un côté avec la la ligne LGV Paris Lion.
Donc si vous voulez là-dessus, il y a encore une fois pas de de nouveauté. Ce qui est important, c'est que la plupart de ces infrastructures là, pour ne parler que de ça, sont soumises à des obligations légales, par exemple de débroussaillage qui ne sont pas respecté sont soumises à un certain nombre de normes qui pour des raisons diverses et variées peuvent ne pas être respectées aussi. Donc ici, il y a un enjeu qui est à la fois dans la planification, il y a un enjeu dans l'exécution, l'évaluation des normes et tout ça effectivement c'est un système qui aujourd'hui est pour certaines parties assez défaillant.
Alors, j'ai une question parce que je je n'arrive pas à avoir la réponse. Peut-être que vous l'avez. Est-ce que le débroussaillement est obligatoire partout ?
Alors, je sais pas ce que vous entendez pas partout, mais effectivement depuis 2005 et puis ça a été renforcé en fait en 2005, c'est pour ça je dis ça, l'obligation légale de débroussailler, elle est assez significative effectivement dans plort de cas en réalité, que ce soit sur des voies privées, que ce soit sur les infrastructures plutôt autour d'infrastructures vitales de communication, énergétique, autoroutière et cetera. Il y a un certain nombre donc de cas qui en fait sont assez importants et l'un des enjeux c'est comment faire respecter et s'assurer que c'est pas parce qu'on a débrouillé débroussaillé une fois une année qu'effectivement on n'a pas à refaire plusieurs fois dans l'année voire d'une année sur l'autre et c'est sûr qu' donc les règles sont floues en fait il faut l'entretien alors ça dépend des départements et ça dépend des régions s'il y a des régions qui sont extrêmement strictes je vous ai parlé de la corte tout à l'heure là c'est par contre même les voisins entre eux veillent veillent au grain quoi. Et donc par contre il y en a d'autres ou non c'est pas obligatoire partout en Corse ?
Alors, en Corse, oui, maintenant c'est je crois que c'est pas partout, je connais bien le euh la Corse du Nord, je dois avouer. Euh pour euh pour y aller de temps en temps, mais eu des incendies en haut de Corse aujourd'hui, d'ailleurs. Oui, oui, oui, il y en a quelques-uns, mais disons que ça c'est pas aussi dramatique qu'il y avait avant euh ce que ce qu'il y avait avant.
Et puis on n pas des maisons qui sont aussi euh aussi touchées que c'est que le nombre de maisons qui étaient touchées avant le nombre d'habitants. Donc on voit bien effectivement la polémique qui est en train d'émerger euh avec notamment effectivement plutôt des élus on va dire de de droite ou d'extrême droite qui sont en train de dire voilà les écolos ont interdit de débroussailler et cetera. Sauf qu'effectivement donc ces obligations légales de débroussailler elles sont elles existent elles sont concrètes, elles peuvent être renforcées localement.
Elle s'applique au voie d'accès privé, elle s'applique au terrain constructibles dans les zones à risque. Elle s'applique au camping, au villages vacances et à plein d'autres ERP, hein. Donc des établissements recevant du public euh effectivement là-dessus. les réseaux électriques, rail, routiers, les massifs forestiers bien sûr, les interfaces notamment entre les massifs forestiers et les zones urbanisées, tous ces éléments-là pour tous ces élémentsl toutes ces zonesl la loi n'est pas floue.
L'eau elle l'obligation elle est assez claire et aujourd'hui l'enjeu c'est évidemment de la faire respecter. Gu il y a aussi un un problème de de d'autorisation de construction c'estàd que pour l'instant vous avez un des plans de prévention des risques incendies de forêt qui sont qui sont gérés par le préfet et qui s'imposent à ce qu'on appelle les plans locaux d'urbanisme c'est-à-dire les les le fait qu'une commune dise là vous avez le droit de construire là vous avez pas le droit mais je pense qu'il va falloir revoir ces ces ces ces ces plans de prévention des risques parce que on s'aperçoit que il y a des habitations ation qui aujourd'hui se retrouve être dangereuse et donc et même des habitations en forêt, j'ai envie de vous dire. Exactement.
Exactement. même si c'est théoriquement relativement contrôlé, mais il va probablement se passer ce qui se passe sur un certain nombre de de côtes françaises. C'est-à-dire que il y a des endroits où on ne pourra plus construire parce que il y a des risques d'inondation en bord de mer et là il y aura des risques d'incendie très proche des forêts.
Là en il y a un enjeu en France, c'est l'adaptation à une culture de la gestion de la chaleur. C'estàd que la principale différence qu'on a nous versus nos amis espagnols, portugais, marocain ou encore de l'autre côté de la Méditerranée, c'est que on a beaucoup focalisé nos plans de prévention sur la question de la gestion du froid et ça se comprend tout à fait. Maintenant, ce qu'on est en train de vivre là et la dimension d'accélération des impacts du dérèglement climatique que j'évoquéis tout à l'heure où le dérèglement climatique va plus vite que nos capacités à mettre en place des politiques pour y remédier.
Et bien dans ce contexte-là, effectivement euh on n'est pas juste sur un enjeu d'essayer de revoir évidemment les les PLU euh ou d'autres plans de de de gestion des risques ou les plans par exemple de réduction des risques littéoraux, les PPRL aussi qui ont bien été euh qui ont bien évolué à mesure qu'on a pris la mesure du recul du trait de côte dans un certain nombre de régions ou de gestion par exemple de risque d'éboulement par exemple sur les zones de falaise. Bref, tous ces éléments là aujourd'hui font que s'il n'y a pas une planification écologique et je ne dis pas ça d'un point de vue politique, je dis ça juste d'un point de vue organisationnel et institutionnel, s'il n'y a pas une planification écologique comme ça a été mise en place avec le secrétariat, la planification écologique qui existe aujourd'hui mais qui a bataillé pour avoir des moyens, qui a été mise en avant puis qui est revenu en arrière, enfin je vous passe les détails politiques de l'affaire, il n'empêche que sans cette planification, on ne pourra effectivement pas essayer de ne serait-ce que ne pas être distancé par le réchauffement clim Mais surtout que ça devient une question économique. Guillaume Roquet, demain, on sait qu'il y a une réunion de crise notamment avec les assureurs, les énergéticiens, les télécoms, les acteurs de tourisme.
Ce n'est plus c'està-dire qu'il y a un vrai lien maintenant désormais avec la transition écologique et l'économie de notre pays. C'est ce qui effectivement, il y a il y a il y a un enjeu, il y a il y a des coûts qui sont réels. Il y a le coût économique global, c'est-à-dire que la perte de chiffre d'affaires pour dans toutes ces zones qui sont des zones ensoleillées, donc qui sont des des des lieux de vacances.
Il y a aussi l'indemnisation des gens dans la dans la maison dans les maisons brûlées à titre de comparaison les feux de 2022 mais au total je crois qu'il y avait eu 30000 hectares brûlés donc c'est déjà beaucoup moins que ce qu'on connaît à ce jour. Euh ça avait coûté 4 milliards d'euros aux assureurs et puis vous avez une conséquence indirecte, c'est que les assureurs n'étant pas des institutions de bienfaisance et bien forcément elles vont augmenter le coût des primes. Donc c'est vrai qu'il va falloir une planification écologique. il va falloir qu'elle soit quand même intelligente parce que jusqu'à présent elle concerne surtout elle consiste surtout à emmerder les gens avec des diagnostique de de de DPE qui font que vous avez plus droit de de louer votre logement, que quand vous voulez le vendre, vous avez des procédures à non plus finir.
Un autre exemple, c'est un peu anecdotique mais pas tant que ça. Les pompiers se plaignent que leur leur leur leurs véhicules sont équipés avec les nouvelles normes européennes en matière écologique. On va dire c'est formidable.
Et donc vous avez un un additif notamment euh qui s'appelle la blue et euh et euh que vous êtes obligé de mettre dans votre moteur pour polluer moins. Le résultat des courses, c'est que régulièrement, on est obligé d'enlever les camions de la zone d'incendie pour aller recharger en adéblu. Sinon, on a des problèmes de moteur.
Quand on sait le le la catastrophe écologique représente un incendie, là, il faudrait faire preuve de pragmatisme en disant un un camion de pompier, ça évolue dans des dans des circonstances particulières. Donc ça doit pas être soumis aux mêmes règles européennes pardon un peu un peu total, c'est pas le mot totalitaire, c'est excessif mais vous avez du mal à trouver votre mot là contraignant de l'Union européenne. Je pense qu'il faut il faut gagner un peu de souplesse.
Oui. Juste sur ce point sur les additifs pour ajouter un point. Alors c'est peut-être un peu technique mais ça me paraît intéressant de le mentionner.
C'est pas qu'une question effectivement de de voilà de carburant pour moins polluer. C'est aussi une question de préserver le plus longtemps possible les moteurs et donc en réalité tout simplement les machines. C'est-à-dire d'avoir moins de coûts de maintenance par machine en ayant un coût du carburant avec ses lubrifiants et ses additifs un peu supérieurs.
Mais ça génère des problématiques opérationnelles. Mais voilà la raison. C'est pas qu'une question de dépollution.
Alors moi j'ai une voiture avec Adéblous et très franchement je dois mettre 15 L tous les 15000 km donc c'est pas non plus un véritable problème. Et bien regardez regardez et bien al et bien mon général je vous je vous suggère d'aller sur internet et regarder en moins que ça n'est pas à chaque rotation ça c'est pas possible. Regardez regardez les les plaintes et je vais même vous citer ma source et je vais comme ça pouvoir vous vous la vous la vous la donner.
Ce sont ce sont les pompiers eux-mêmes qui se qui se plaignent de ce de ce problème. Et vous avez des interviews de responsables de la de le de la maintenance des services départementaux des pompiers qui disent ça nous handicape sur le terrain. Non, mais tout comme les tout comme les disent donc servic les services départementaux d'incendier de secours, donc c'estàdire les pompiers dans les départements préfèrent aujourd'hui disent très clairement on préférerait avoir des véhicules de nouvelle génération hydrogène plutôt que d'avoir des véhicules à batterie électrique pour des raisons là aussi de sécurité.
On préfère tout ça. Il y a plein d'enjeux de sécurité opérationnelle. Il y a plein d'enjeux économiques, écologiques, tout ce que vous voulez qui joue derrière.
Mais pour revenir au point ensuite de de l'assurance Margaot, vous connaissez bien évidemment les États-Unis, vous vous avez bien vu ce qui s'est passé en Californie en janvier 2025 bien sûr, donc sur Pacific Palais et toute cette zone de Los Angeles où vous aviez ces maisons de star, vous avez un foncier, un immobilier extrêmement cher, et bien de fait cette zone avait effectivement brûlé avec des incendies qui étaient qualifiés d'exceptionnel et qui l'était pas juste sur le plan évidemment écologique mais qui sur le plan économique. Et on voit bien quelle a été la réaction des assureurs, c'est-à-dire dire "Nous ne assurerons plus cette zone là, pas au même niveau de premium, pas au même niveau d'indemnisation parce que de fait on sait que ça va se reproduire et il y a une personnalité qui avait marqué si vous voulez la fin des années 2010 autour de ça, c'était l'ancien l'ancien président d'Axa, Henri de Castre qui disait très clairement et qu'il avait dit à une journée de clôture de promotion de nos étudiants de l'école de guerre, c'était je crois en 2020 si je dis pas de bêtises. un monde à + 4 degr les assureurs ne savent pas faire parce que la chaîne de assurance, les réassureurs donc la réassurance derrière et les états en dernier ressort ensuite tout simplement ne pourront pas absorber le coût répété des événements climatiques extrêmes.
Et puis on voit également tous ces restaurateurs, ces saisonniers qui vont être empêchés notamment de pouvoir faire leur saison correctement. C'est c'est tout un pont dont on parlait pas, c'est tout le plan économique et ce sont les souvent les plus vulnérables d'ailleurs parce qu'on a vu un restaurateur mais il y a aussi ses employés hein qui euh qui sont encore plus touchés que lui et eux ils seront pas indemnisés hein. Donc il y a surtout on est en période estival avec une période touristique il y a plein de de personnes qui ont qui travaillent dans la restauration, dans l'hôtellerie dans le dans le plein de choses et je pense que toutes ces personnes-là vont être extrêmement impactées par ça.
Et c'est vrai que le et ces personnes vont pas être indemnisées enfin leur leurs employeurs peut-être mais pas ell. Donc le il y a quand même une population qui était notre restaurateur tout à l' tout à l'heure avant sont souvent des gens qui ont des qui qui travaillent par exemple qui sont séisodiers ou des choses comme ça et qui sont dans des situations de vulnérabilité assez grande. Vous imaginez la la catastrophe dans le bâchin d'Arcch actuellement il est évacué complètement.
Alors dire la saison est foutue pour eux véritablement c'est une catastrophe économique. Oui oui oui. On prend la direction du terrain.
Brandon Noirette, vous êtes arrivé à Saint-Jean d'illac à l'instant avec Tristan boiteteux. Justement racontez-nous ce qu'il se passe derrière vous. On sait que l'incendie avait atteint cet après-midi Saint-Jean Dillac.
Effectivement. Alors là, c'est assez particulier parce que c'est toujours la même stratégie employée par les pompiers sur le terrain. On va créer une longue ligne d'appui.
En réalité, les pompiers changent sans arrêt de de stratégie parce que le le vent aussi change de direction. Il y a la pluie qui fait son retour depuis tout à l'heure. Et si vous voulez, là on est sur un chemin, la départementale, elle est là-bas, environ 150 m.
Les pompiers, beaucoup de véhicules sont partis de l'autre direction. D'ailleurs, on va y aller, hein. Nous sommes à environ 1 km.
Je ne sais pas si vous voyez les girophares tout au loin. C'est là-bas que se trouverait un feu très important au niveau du d'une clairrière et les pompiers sont mobilisés des deux côtés. Ils essaient d'envelopper euh ce feu, de le contenir au maximum pour éviter que les flammes gagnent l'ensemble des autres communes à côté parce que il y a beaucoup beaucoup d'habitations.
Toutes les personnes ont été évacuées et là depuis tout à l'heure, on voit des des CCFM rejoindre le chemin. On sait d'après les pompiers qu'on qu'on va être bloqué au niveau de 800 m, 1 km environ au fond. Mais il y a beaucoup beaucoup de camions, les a vu passer les uns après les autres assez rapidement parce que euh les soldats du feu nous disent depuis tout à l'heure que la situation est préoccupante tout au fond.
Tout à l'heure, c'était plutôt à leur avantage he sur le terrain parce que le vent s'était un peu arrêté, partait dans dans le bon sens pour le travailler au maximum. Là, la difficulté c'est que je ne sais pas, regardez par exemple, on a on s'approche un peu le le ciel très orangé au loin à presque 180° et c'est ça qui va être très compliqué cette nuit. C'est ça que les pompiers vont vont combattre au maximum avec notamment le vent qui sera un peu l'élément le plus important pour cette soirée.
Mais en tout cas, voilà, on constate que la stratégie des pompiers change systématiquement. Elle est adaptée en fonction de la situation. Brandon, une autre question.
Euh tout à l'heure, on a vu des civils aider les pompiers. Est-ce que c'est aussi le cas à Saint-Jean Diac ? C'est exactement le cas.
On a vu justement ce on a été claxonné il y a quelques instants par un un habitant qui est venu avec son son véhicule. Il avait toujours ce fameux réservoir que vous voyez depuis 24 heures sur LCI. 1000 L de contenance.
Il ravitaille les camions de pompiers. En réalité, si vous voulez, c'est assez difficile hein de déambuler sur ce chemin parce qu'on va arriver là-bas où la route sera euh beaucoup plus restreinte et on voit des allers-retours d'habitants avec justement toujours leur réservoir. Euh il ravitaillent au maximum les camions de pompiers parce que on on est assez loin encore du feu euh mais là-bas les pompiers font font des allers-retours.
Lorsqu'ils n'ont pas la possibilité d'avoir ces habitants qui qui sont là pour les aider et bien les pompiers sont obligés de eux-mêmes partir. Malheureusement, pendant ce temps-là, on peut pas combattre le feu. En tout cas, vous constatez encore à l'instant par rapport il y a environ 2 minutes, c'est c'est le vent qui change encore de direction, qui joue au chat et à la souris avec les pompiers et cette pluie très fine pour l'instant qui s'annonce être intensive tout au long de cette soirée et qui pourrait aider le travail des pompiers sur le terrain.
Brandon, est-ce que vous pouvez nous décrire comment les pompiers, comment les civils opèrent de nuit ? Vous étiez tout à l'heure, il y avait une sorte de pénombre mais c'était pas encore la nuit. Là, c'est la nuit totale derrière vous.
Ça va être très compliqué parce que à vrai dire les civils, vous les avez vu tout à l'heure, travaillent avec les moyens du bord. Ce sont des pelles, ce sont des rateaux, ce sont quelques réservoirs utilisés par la municipalité, utilisés pour leur leur culture. En réalité, on travaille mais effectivement avec la nuit qui qui est tombée maintenant depuis environ 1 heure, on peut plus rien faire.
C'est la raison pour laquelle tout à l'heure vous aviez des habitants qui ont arrêté des pompiers qui passaient et qui d'ailleurs regagnent l'endroit que n on voit un peu d'ailleurs. On s'approche un peu plus au niveau de cette clairrière. Il ne pouvait plus travailler seul.
Tout à l'heure, on voyait d'ailleurs la la lumière de Titon Boiteteux servait à aider d'ailleurs les habitants sur le terrain. Maintenant, la situation devient beaucoup plus difficile. Même avec les moyens du bord. forcément, ils vont laisser la place au au pompiers, même si tous nous ont dit "On restera toute la nuit, on n'a pas dormi depuis 24 heures, mais on doit protéger les habitations parce que eux les habitants ont évacué." Mais ces autres personnes, notamment ces agriculteurs qui ont aussi du mobilier pour pouvoir aider les pompiers resteront toute la nuit mobilisés.
Merci Brandon Wiret àan boiteteux qui vous accompagne sur le terrain. On reviendra vous voir tout au long de cette édition spéciale. Jérôme Stef, bonsoir.
Vous êtes le maire de Cestas. Hier, vous étiez sur notre antenne quand vous avez appris l'évacuation de votre commune. Où en êtes-vous ce soir ?
Tu peux leur signaler un petit peu ? Aujourd'hui, l'évacuation est terminée. Il reste simplement quelques personnes isolées qui ont préféré ne pas quitter leur habitation. et l'ensemble de nos établissements publics euh que ce soit nos épathes, que ce soit notre foyer de personnes en situation de handicap, on toutes ces personnes ont ont été évacuées, ont été mises en sécurité.
Et est-ce que le feu représente toujours une menace directe pour votre commune ? Depuis 5 jours, le feu représente à tout instant une menace directe. Euh aujourd'hui, notre commune est et est et j'allais dire comme depuis euh 2 jours hein sous la sous la menace du feu puisque le feu est est très proche de notre quartier de Pieroton euh et de notre centre Inrae.
Les nouvelles du front sont, je n'ose pas employer le mot, plutôt encourageante parce que de avec ce feu depuis 5 jours, à chaque fois qu'on on évoque une avancée positive, il a il a le don de ressurgir de de nulle part pour et bien éteindre notre notre enthousiasme ou notre joie. Mais euh en tout cas ce soir, on a quand même sur le côté de CTAC quelques en quelques éléments encourageants avec voilà un par feu qui semble avoir joué son rôle et puis des conditions météo avec cette brume qui se lève et un taux d'humidité assez fort qui vont permettre de de lutter de lutter efficacement et et de faire en sorte que le feu évite de de sauter notre départemental et d'aller embraser à la fois notre massif et de se rapprocher et bien de nos premiers quartiers d'habitation. Où ça en est du côté de la départementale et de l'autoroute à 63 ?
On sait que il y avait des menaces. Est-ce que c'est toujours le cas ? Et bien ces menages justement, elles étaient liées à à cette saute possible justement à cet endroit-là puisqu'il y a il y a une bagarre depuis depuis près de 48 he maintenant près de notre centrale photovoltaïque.
Et donc l'objectif c'était que le feu ne saute pas à la départementale pour ensuite et bien gagner d'autres massifs et et se diriger ensuite vers la 63. C'est un c'est un combat que n nos sapeurs pompiers mènent et j'ai toute confiance en eux. Je sais qu'en plus ce soir c'est notre capitaine Malaé avec avec plusieurs éléments de de notre caserne locale de Cestace qui est sur le terrain.
Donc j'ai j'ai pleine confiance en lui et en nos troupes cestades qui ont une parfaite connaissance du territoire et et donc j'espère que demain matin tôt quand je me lèverai et bien j'aurai j'aurai une bonne nouvelle à me mettre sous la dent pour commencer la journée. En tout cas je suis optimiste et j'y crois qu' me faire. En tout cas, on vous le souhaite.
Jérôme St. La préfet a annoncé qu'aucun habitant ne regagnerait son habitation tant que le feu ne serait pas fixé. Comment vivent-ils cette attente ?
Est-ce que vous avez des contacts avec certains de vos habitants ? Oui, on a quelques contacts. J'ai on a beaucoup de contacts avec les réseaux sociaux.
D'ailleurs, je voulais je voulais en profiter pour dire un mot à toutes mes concitoyennes et concitoyens. Les remercier pour les messages d'encouragement. Je ne peux malheureusement pas répondre à tous les messages qui sont envoyés parce que le téléphone surchauffe en permanence et vous doutez bien qu'on on gère les priorités.
Mais il y a il y a il y a énormément de d'inquiétude, de stress. Il y a des voilà, il y a des il y a des personnes qui ont été envoyées dans des maisons médicalisées. Donc on a fait un gros travail d'information.
Je remercie d'ailleurs Céline euh euh Céline Florc, notre responsable de communication euh ainsi que euh Cécile qui s'occupe de notre CCAS qui ont fait un travail formidable justement pour recenser et bien toutes les toutes les affectations de de nos personnes notamment qui étaient en ÉPAD ou en résidence pour personnes âgées afin de pouvoir rassurer les familles parce que dans ces moments-là et bien euh on a déjà de l'angoisse, donc si on rajoute de l'inquiétude à à de l'angoisse, c'est terrible. Et et donc je voulais remercier mes mes agents municipaux qui depuis le début font un travail tout simplement remarquable. Voilà.
Et et en tant que maire, bien dans ces moments-là, on on est fier de voir le mot que le sens que prend le mot service public. Justement Jérôme Stef, toute l'attention est désormais tournée vers mardi avec notamment les fortes chaleurs. Comment vous anticipez cette période là ?
Ben comme tout le monde avec beaucoup d'appréhension euh puisque qui dit forte chaleur dit forcément terrain propice et et qui dit forte chaleur dit aussi risque très très élevé en en cas de de reprise de vent. Donc moi ce que j'espère c'est que les conditions qui aujourd'hui euh surtout cette nuit euh ouvre une fenêtre favorable et bien permettent de d'avancer un maximum. Mais euh voilà, je dois rappeler que sur ce type de feu qui est un feu que qui qui est vraiment hors norm du jamais vu, euh il il faut rester extrêmement prudent et et bien évidemment euh et bien les conditions ne ne peuvent que renforcer le risque.
Voilà, donc j'appelle tout le monde à à l'extrême prudence et à suivre bien évidemment toutes les recommandations qui sont données. C'est que ce matin, j'étais encore avec des habitants qui me disaient "J'évacue pas parce que j'aurais le temps de voir arriver le feu." Voilà, on est sur un feu vraiment particulier et il faut oublier toutes les références qui sont les nôtres aujourd'hui et le prendre à la à hauteur de ce qu'il est et donc de de se fier à toutes les recommandations officielles qui sont qui sont fournies par les autorités.
Les entreprises vont rester fermées demain. Jérôme Stef, qu'est-ce que ça représente pour votre commune ? on est en pleine saison.
Est-ce que vous avez eu des contacts avec des assureurs, avec certains de vos habitants qui demandent justement ce qu'il va se passer pour leurs entreprise, leur restauration et autres ? Non, par contre, on on a eu beaucoup de contact avec nos entreprises qui au contraire sont proposées pour venir en aide en fournissant du matériel, en fournissant euh des p des des conducteurs de de poids lourds. Euh voilà, donc ça c'est les premiers types de contact que l'on a.
Et puis on a aussi bah des entreprises qui aimeraient vouloir assurer la sécurité de leur site euh ou avoir un minimum d'activité, euh pouvoir récupérer des produits et et c'est extrêmement compliqué. Mais encore une fois euh nous nous devons tous de nous nous montrer extrêmement prudents par rapport à à à un feu de d'une telle ampleur. Et voilà.
Donc j'en appelle à la responsabilité mais nous avons énormément d'entrepris sur notre territoire. Euh mais voilà, je pense que nos nos chefs d'entreprise sont aussi des gens responsables et je pense que tout le monde a bien conscience que nous sommes dans une situation extraordinaire et à situation extraordinaire et bien comportement totalement inhabituel et et qui nécessite une adaptation de tous les instants. Merci Jérôme CF d'avoir été en direct avec nous.
Si vous nous rejoignez sur LCI, il est un peu plus de 20h30, le feu menace désormais aux portes de Bordeaux à MarchEr Prime. Les pompiers jouent une course contre la montre en déclenchant un contrefeu pour tenter de stopper les flammes. On vient de l'entendre à l'instant à Cestace.
Le Parfeu a joué son rôle. Ce sont donc des nouvelles rassurantes ce soir du côté de Cestas. Mais l'incendie a déjà atteint Saint-Jean d'ill.
Plus de 42000 hactares ont brûlé en Gironde. 220000 personnes ont été évacuées. On va avoir un retour notamment des chaleurs, il faut le dire, Mikujon Mered.
Et ça c'est l'inquiétude parce que même si les nouvelles sont rassurantes du côté de ces stas ce soir, ça peut reprendre. il peut y avoir des reprises de feu dans les prochains jours parce qu'on n'est pas sur une canicule qui est anecdotique effectivement en tout cas sur une vague de chaleur nouvelle qui pourrait être on se parle effectivement d'une journée demain qui pourrait être une journée décisive parce que mardi effectivement on parle de 36°gr dans la région mercredi on parle de 40°gr dans la région donc de fait effectivement ici on est au cœur de la problématique qu'on don à laquelle on on est confronté c'est-à-dire que nous allons avoir si effectivement nous avons une une canicule la semaine prochaine la 4e canicule depuis le début non pas juste de l'été mais du l'été et du printemps puisque la première bien sûr chacun s'en souvient c'était fin mai que ça c'est absolument inédit à la fois en nombre et à la fois en magnitude en nombre de jours avec des nuits tropicales ou au-dessus de 30°gr et donc là effectivement sur ce terrainl en particulier qui est particulièrement meurtri qui était déjà sur la deuxième vague de chaleur le territoire de France où il y avait évidemment le plus de température élevée et avec une sécheresse qui est inouie et de fait une hydrométrie qui est très faible et bien dans ce contexte là on a un cocktail détonnant et si j'ajoute en plus de ça pour ce qui est du feu en Gironde donc c'estàd à côté de de Bordeaux les pyrocumulonimbus qui ont commencé à se former et bien effectivement ce feu là se retrouve dans une situation où sa propre météo va rencontrer une situation de canicule mardi et mercredi. Expliquez à nos téléspectateurs ce qui est un pyro cumulbus.
Est-ce que c'est une première en France ? Parce que j'ai vu tout et son contraire. dans la presse.
Donc expliquez-nous M. Alors n'étant pas météorologue, je me réfère à ce que je vais pouvoir converger chez les météorologues. Et donc l'enjeu ici c'est que quand vous avez un feu de cette nature là avec cette ampleur là avec surtout une capacité de de résistance aussi longue sur une superficie aussi large, vous avez effectivement des pycumulos nimbus qui vont se former.
C'est-à-dire tout simplement que vous allez avoir euh une météo propice, pardon, une météo propre au feu qui va elle-même se former. Et dans ce contexte-là, euh sans aller jusqu'à parler d'orage de feu et cetera qui sont particulièrement euh inquiétants et anxiogènes j'imagine, surtout pour les populations euh locales, fondamentalement, l'enjeu ici qu'il faut bien voir en tête, c'est que les pompiers ne peuvent pas maîtriser concrètement et complètement ce qui les attend. Ils ne peuvent être que dans la réaction.
Et cette réaction-là, même s'il y a des ob des parfeux ou d'autres choses comme cela euh qui sont mises en place, les solutions sont plus de l'ordre du génie civil, sont plus de l'ordre de comment je vais essayer de modifier le terrain euh sur place plutôt que être dans une course contre la monte sans arrêt avec du retardant ou de l'eau projetée sur le feu. Prenons la direction euh du terrain pour vous retrouver Charles Fagel et Alice Chemille puisque vous êtes désormais du côté de l'Ubec sur le dispositif de par feu qui a donc évité à CesAC de euh prendre feu ce soir. Oui, effectivement, on est à Lubec à 5 6 km de la commune de Marcheepr et vous le voyez juste derrière moi euh ces bulldozer qui sont en train de de s'activer pour euh ben créer des chemins d'accès pour faciliter l'accès des sapeurs pompiers qui vont intervenir toute la nuit.
On est justement avec un délégué à la forêt de la commune de Lubec qui va nous expliquer en quoi consiste Bonjour. En quoi consiste ce parfeu et pourquoi c'est important justement ? Alors le par feu il a pour le parfeu il a pour but de comme son l'indique de stopper le feu.
Donc on est en train de créer une bande de 500 m sans végétation pour stopper le feu et éviter les éviter les sautes de feu. Voilà donc là les buldoers travaillent 24 he/ 24. Il y a des des pteuses aussi.
On est en train de mettre le le terrain blanc pour pouvoir voilà arrêter le feu. Vous travailler toute la nuit. C'est ces bulldozer, comment ça va comment ça va se passer cette nuit là ?
Ils vont travailler toute la nuit, il progressent. Ils sont partis donc de d'une route et puis ensuite ils avancent, ils avancent, ils avance et les pelleteuses font tomber les arbres et ensuite les les buldoers ils poussent il ils poussent pour mettre pour mettre la terre à blanc. Là ça va vraiment aider les pompiers sur le terrain.
Ouais. Là, on prépare le terrain pour justement après eux les pompiers, ils peuvent venir ici en intervention pour pour attaquer le feu pour pour défendre et ils savent que derrière ça passera pas. Le feu qui est juste derrière nous, c'est ça ?
Celui qui est sur la Ouais. celui qui est sur la départementale 5 qui la départementale qui parle de marche prime. Donc là en fait le but c'est de protéger les vill les villes les villages qui a au-delà de du procuratur au-delà du parfeu Miganos Aange parce que nous on est on est des lois Audange et Lanton et cetera.
On voit enfin au-delà de ce parfeu en ce moment il pleut sur votre commune. Comment vous accueillez cette cette pluie justement là ? C'est une bonne nouvelle pour vous.
Ah ben oui oui évidemment puisque là ça nous aide à lutter contre contre l'incendie. Donc ça c'est que c'est que du bonheur. Sais que ça a duré toute la nuit.
C'est mais on espère. Plus il pleut, mieux c'est. Merci beaucoup en tout cas.
Vous le voyez encore sur ces images d'Alice Chumide et ces bulldozer qui vont continuer à travailler toute la nuit pour garantir l'accès au pompiers sur le terrain. Merci beaucoup le Charles Fagel et Alice Chomi qui vous accompagnent. On va prendre la direction du terrain pour retrouver Quentin Bernagot, président de la protection civile de Gironde.
Bonsoir à vous Quentin. Quelle est la situation prioritaire ce soir pour vous ? Ben écoutez, nous nous sommes en attente justement des consignes du COD de la préfecture pour vérifier qu'aucune ville n'a besoin d'évacuation puisque nous à chaque fois qu'une ville nécessite une évacuation et une mise en rempli de la population, l'objectif de la protection civile, c'est d'intervenir le plus rapidement possible pour mettre les populations à l'abri.
Donc actuellement, on est dans une phase plutôt calme étant donné que l'ensemble des villes qui nécessitaent une évacuation ont été réalisées avec succès. Donc maintenant, nous restons dans l'attente. Nous mettons tous les vecteurs à disposition des autorités pour euh rester en attente et faire en sorte de pouvoir réagir le plus rapidement possible.
Déjà début depuis le début de la manifestation, on est à plus de 500 personnes évacuées et vulnérables en complément des personnes valides bien évidemment qui ont pu évacuer par leurs propres moyens. Oui. Vous vouliez poser une question Guillaume Requette ?
Oui, je crois que l'essentiel des des personnels de la protection civile, ce sont des bénévoles. Est-ce que vous en avez suffisamment ? Est-ce qu'il y en a qui sont revenus de vacances pour pouvoir procéder à ces évacuations et ces à ces mises en sécurité ?
Tout à fait, vous avez raison de le signaler. L'ensemble des membres de la protection civile sont des bénévoles. Tous les acteurs sur le terrain effectivement sont bénévoles et ont des missions et ont des travails à côté.
L'objectif effectivement c'est de rassembler le maximum mais l'engagement au sein de la protection civile et les valeurs qui nous rassemblent sont bien évidemment l'aide à la population. Donc dès qu'une tragédie de ce type se produit en Gironde, tout le personnel se rend disponible. Effectivement, certains sont rentrés de vacances pour porter ma main forte et c'est avec grande satisfaction qu'effectivement on a largement beaucoup de bénévoles non seulement sur notre département mais également le renfort de l'ensemble du territoire français.
Donc euh actuellement effectivement euh nous avons largement suffisamment de bénévoles pour réaliser toutes les missions nécessaires. Richard vous allez Oui. Oui.
Bonsoir. Oui, j'ai euh j'ai une question à vous poser. Alors, bravo pour le le travail extraordinaire que vous faites.
C'est une question que euh qui a rapport à un sujet assez peu évoqué, c'est le bétail et les animaux. Euh comment gère-ton l'évacuation du bétail ? Comment les animaux sont-ils nourris dans les les villages qui ont été évacués ? que y compris la traite par exemple pour les vaches.
Est-ce que ça c'est traité par vos services ? Alors nous ce qui est traité par notre service, ça va être plutôt les animaux domestiques parce que comme vous l'avez signalé, les personnes qui ont été évacuées ont amené vraisemblablement les animaux avec eux. Donc on se retrouve effectivement sur les centres d'hébergement d'urgence et forcément lors des transports avec les animaux domestiques de la population.
Ça peut être des chiens, des chats, des lapins. On a retrouvé des tortues également. L'objectif est de mettre tout le monde à l'abri et de permettre à l'ensemble de la population et des animaux d'être transférés en sécurité sur les centres d'hébergement d'urgence.
Pour la partie animaux plutôt imposants comme les vaches, les chevaux ou autres, les propriétaires font en sorte de les mettre en sécurité via des endroits sécurisés sur des zones qui ne seront pas atteints par les incendies. Mais là, on a un petit peu plus de mal à intervenir parce que les moyens ne sont pas forcément adaptés. H il y a également des personnes âgées euh que vous allez recueillir notamment Quentin.
Euh comment ça se passe ? Certains ont besoin de médicaments, certains ont besoin de soins particuliers. Comment ça s'organise ?
Alors effectivement on va dire que 70 personnes 70 % des personnes que nous prenons en charge sont des personnes vulnérables, donc des personnes soit âgées, soit PMR. Euh logiquement, tout est très bien préparé puisque les infirmiers, les agents de ville, donc les mairies font le nécessaire pour recenser cette population, leurs besoins et lorsque les missions arrivent au sein du COD de la préfecture avec les demandes d'évacuation, on est déjà en connaissance des pathologies des victimes et des traitements qu'ils ont. Donc bien évidemment, la protection civile, chaque fois qu'elle intervient sur euh une évacuation, on prend le temps avec la victime de vérifier qu'on peut récupérer l'ensemble de ces traitements et ensuite sur les centres d'hébergement d'urgence, des équipes de médecins et d'infirmiers sont présents pour justement faire un petit checkup à l'arrivée et faire en sorte que toutes les personnes puissent être pris en charge dans le meilleur dans les meilleures conditions.
Merci Quentin Bernardo d'avoir été en direct avec nous. On va retrouver nos équipes de terrain Brandon Noirette et Tito Boiteteux. Vous êtes du côté de Saint-Jean d'illac.
Dites-nous ce qu'il se passe derrière vous. Euh Brandon, regardez Margaot sur ces images de Tito en boîteux. On vous parlait tout à l'heure de de cette ligne de feu.
On la voit un peu plus hein, cette couleur orangée très imposante dans le ciel de la Gironde. Et vous voyez c'est ces flammes de de couleur grise qui qui s'élancent. Euh et là juste à côté de cette ligne de feu, vous avez la ligne d'appui de tous ces camions de pompiers rassemblés le long de ce chemin qui rejoigne la départementale.
C'est un peu comme vers on va créer une sorte de parfeu tous les véhicules rassemblés en attendant l'arrivée des flammes pour justement le combattre en profondeur. Nous l'attendons, c'est ce que nous disent les pompiers mobilisés sur le terrain. Et justement, regardez, parce qu'il se passe beaucoup de choses sur cette route à gauche de l'image.
C'est pteuses, ces abatteuses mobilisées. Là, on va retirer la végétation. ses pains notamment et puis ces chaînes imposants parce que on veut surtout pas que les flammes gagnent ces parties de végétation qui sont encore protégées.
Elle est très verte, elle est très sèche et l'objectif c'est de créer un espace assez important pour qu'il n'y ait pas de de saut de feu et surtout pas gagner ce chemin. On va justement se déplacer parce que il y a un véhicule des pompiers sur le côté et ne surtout pas gagner l'autre côté juste à côté là on voit on voit cette végétation encore plus imposante. Je vais essayer de rejoindre un monsieur là qui est qui est sur son tracteur.
Monsieur, bonjour. Messieurs, bonjour. D'ailleurs, là, on voit votre réservoir, c'est c'est 15000 L.
C'est l'équivalent de de 3 CPFM. Là, c'est important la solidarité de d'apporter de l'eau à ces camions de pompiers à côté. C'està-dire que ça leur fait gagner du temps parce que nous, on porte ouais. entre 15 m000 l pour pour nous pour la nôtre jusqu'à 20000 l certaines donc on peut ça leur évite de faire des allers-retours les ravitailles au fur et à mesure qu' qu'ils éteignent l'incendie quoi.
Les pompiers nous disent depuis 24 heures avec Titou en boiteux la solidarité est très importante. On a besoin de ces civils, on a besoin de de ces agriculteurs. Ça, il faut être présent même avec cette difficulté, même si vous avez dû évacuer.
Par contre, les agriculteurs, quand il faut aller en arrièrege, je nous tape sur la gueule. Par contre là, on sait nous appeler. En tout cas, c'est important d'être là auprès des auprès des pompiers.
Enfin, nous, on a toujours été solidaire. Le paysan du 47 quand il y a besoin de nous, on est là. On est là.
Par contre, sans votre présence, on entend votre colère, monsieur. On la comprend. Là, c'est une autre situation.
Et regardez ces images toujours très importantes. Euh les agriculteurs qui viennent là bénévolement évidemment au Margaot qui nous disent "Ils resteront toute la nuit, ils veulent retirer l'ensemble de cette végétation sur plusieurs centaines de mètres pour justement permettre aux pompiers de travailler dans les meilleures conditions. Merci Brandon Noir était à Tito Boeteux pour ces images et ses témoignages en direct de Saint-Jeanill.
Nous sommes en direct avec le maire du temple. Bonsoir monsieur le maire. Quel est le point sur la situation ce soir de votre côté ?
Super bon ça qui veut non ? Bah écoutez, une situation difficile en journée hein parce que beaucoup de reprises de feu hein comme je le dis souvent quand c'est un feu, bon on a moins de souci. Quand c'est 10 reprises, il est évident que ça fait 10 camions de pompiers qui doivent intervenir.
Donc ils ont fait un très très gros travail avec les bénévoles, la DFCI. Alors, ce soir, c'est un petit peu plus calme, c'est même très calme. Il a plu un petit peu.
Euh voilà, donc c'est une très bonne chose. Après, nous avons beaucoup d'effectifs beaucoup d'effectifs pompiers sur la commune. La gendarmerie aussi euh pour euh voilà, donc une situation calme ce soir, voilà, et qui fait plaisir à voir.
Est-ce que vous avez un un premier aperçu, monsieur le maire, des dégâts sur votre commune ou où il est encore trop tôt ? Non, un premier aperçu euh déjà, je pense à toutes les toutes les personnes qui ont été impactées euh au niveau de leur maison, hein. On a sep maisons hein qui ont été impactées.
Euh donc je pense à ces gens-là euh parce que au niveau psychologique, c'est très très difficile. Et puis après, c'est la forêt, c'est notre forêt, hein. Donc très dur.
Voilà, très dur. Euh bah la forêt a été complètement anéantie. Euh donc euh bon, c'est sûr qu'au niveau économique euh ça va poser un problème et j'espère que l'État sera là pour nous soutenir.
Est-ce que avec euh les fortes chaleurs attendues euh demain euh monsieur le maire euh vous redoutez une nouvelle aggravation du côté de votre secteur ? Bah écoutez, il est un petit peu tôt pour le dire. He c'est sûr que les reprises c'est un petit peu notre problème hein.
La météo me le disent hein. Dès l'instant où il fait très chaud, ça n'arrange rien. Le vent euh n'arrange rien non plus.
Surtout que c'est des vents changeants. C'est c'est des vents qui partent de l'est. Après ils changent, ils sont ouest.
Donc ça nous pose problème. Voilà. Donc euh restons très optimiste, restons professionnel et puis euh ça devrait le faire.
Comment justement vous coordonnez tout ce qu'il se passe avec la préfecture, avec les sapeurs pompiers, avec les habitants également qui certainement vous demandent des nouvelles de leurs habitations, de savoir quand le feu sera fixé pour voir revenir sur place ? Écoutez, tout est en en osmose hein euh avec la préfecture, un service de la préfecture, avec mes collègues de la communauté de commune et puis bien entendu les habitants qui euh qui sont qui sont qui qui sont qui sont là, qui ont été évacués, qui ont été évacués et qui évidemment euh bon sont sont traumatisés hein par cette action hein, mais enfin ils le comprennent, ils comprennent que à un moment donné, il fallait évacuer. Voilà.
Donc nous sommes à la disposition avec mes élus bien entendu. Nous sommes là H24 avec les bénévoles qui nous permettent de faire fonctionner la commune. Et voilà donc tout ça fonctionne tout ça fonctionne dans une dans une situation de crise.
Est-ce que vous avez notamment parlé du de des difficultés économiques ? Le temple est une petite commune. Il y a également la saison qui s'ouvre.
Comment vous allez résister face à ça ? Est-ce que vous avez eu des informations de l'État notamment ? Bah écoutez, l'État euh nous promet évidemment son soutien.
Bon, je n'en doute pas. Euh on va voir après euh si les actes suivent les mots. Euh voilà.
Donc la situation va être excessivement tendue parce que nous sommes déjà à la fin juillet, début août. Bon, la saison va être très très difficile hein. Je pense à mes collègues du Porsche, je pense à mes collègues de la Cano et cetera qui sont sur le littoral.
Euh voilà donc euh on fera face euh mais on fera pas face tout seul hein. Il est évident que l'État devra nous aider et voilà pour pouvoir euh rebondir et voilà ça devrait ça devrait le faire et si tout le monde joue le jeu, je pense que ça devrait le faire. Merci Olivier Hallard, maire du temple d'avoir été en direct avec nous.
On vous souhaite beaucoup de courage avec la rédaction de LCI pour ces prochains jours. On va contacter tout de suite le lieutenant Sébastien Berger puisque vous êtes référent feu de forêt pour l'une SAS 10 37. Monsoir Liutant Sébastien Berger.
On le voit sur ces images, ce sont essentiellement des feux de forêt pour l'instant la départementale et la 63 semblent être évité. Euh ces feux de forêt, ça demande, il faut le rappeler à nos téléspectateurs, euh une formation particulière pour les sapeurs pompiers. Oui, bonsoir.
Donc oui, il faut une formation spécifique. Vous avez quand tout pompier he que ce soit professionnel ou volontaire quand vous rentrez dans le dans les rangs, vous avez une formation de base. Donc c'est surtout le secours à personne, tout ce qui est formation opération diverse et après tout ce qui est incendie, mais surtout l'incendie pour le tout ce qui est feu urbain euh donc feu de maison, feu de voiture et cetera.
Euh et après et tout en travaillant en sécurité. Et après vous avez une fois que vous avez ce tron commun euh vous avez une formation spécifique pour euh avoir le FDF1 pour avoir le premier niveau. Après le FDF2 c'est pour être chef d'aigré donc c'est chef de bord cit feu de forêt.
Et après le FDF3 c'est chef de groupe pour euh qui peut commander jusqu'à 4 CCF jusqu'à 8 et après vous avez deux autres deux autres niveaux. Donc FDF4, FDF5, ça c'est pour gérer plutôt du commandement et gérer une colonne. Euh maintenant, ce qui est compliqué c'est que voilà, il faut du temps pour les pompiers volontaires pour se former et donc c'est des contraintes.
Donc on a on avait signalé déjà plusieurs reprises qu'il faudrait en fin de compte avoir du personnel formé parce que on peut plus partir dans les caillons cit feu de forêt avec des pompiers qui sont juste formés incendies. Il faut absolument qu'il soit formé feu de forêt quand le feu a été classé feu de forêt. Et là, on est que sur du feu de forêt.
Donc ça demande une spécificité et tout simplement pourquoi c'est que après derrière si vous avez malheureusement des blessés ou si vous avez un pompier qui meurt et ben on va aller chercher savoir s'il avait été formé, s'il avait pas été formé. Ben après c'est des histoires d'assurance et de remboursement tout ça. Donc aujourd'hui tout le monde joue le jeu ou qu'on demande à être formé sur ce style de feu quoi.
Mais justement lant Sébastien Verger, on va avoir des températures qui vont augmenter dans les prochains jours. Comment des équipes de terrain se préparent face à ça ? Ben, autant vous dire qu'on est assez pessimiste, c'est-à-dire qu'aujourd'hui euh donc là, ils vont peut-être profiter ce soir et demain encore de la fraîcheur matinale pour attaquer les feux, mais quand on voit l'ampleur du feu de Gironde et puis je veux dire des Landes, sans oublier le feu du Var et aujourd'hui même en Corse, aujourd'hui on les pompiers sont fatigués et puis je le rappelle aussi hein, il faut gérer le courant, c'est-à-dire que oui, il y a le feu de forêt mais derrière malheureusement on a toujours des accidents de circulation, on a toujours des personnes qui font des malaises, toujours des personnes qu'on doit transporter à l'hôpital et donc on peut pas démunir descendre de secours pour euh s'intéresser qu'au feu de forêt.
Et donc c'est ça va être compliqué et j'espère qu'il fa pas j'espère qu'on va pas cumuler le feu de forêt et la période de canicule où on a comme on a subi en début juillet où là on narrêtait pas de faire des transports de personnes isolées à domicile et malheureusement aussi beaucoup de décès. Restez avec nous lieutenant Sébastien Berger. Nous sommes également en direct avec Vincent Nicolas Delpêche directeur général du CHU de Bordeaux.
Bonsoir à vous. Merci d'être en direct avec nous. Qu'est-ce qui vous fait dire que cette crise est différente de toute celle que vous avez connue ?
Elle est différente de toutes celle que j'ai connu parce que nous sommes face à une situation qui est imprévisible. Ce feu n'est est hors de contrôle et nous ne pouvons pas anticiper. Ce qui semblait rationnel euh et c'est le propre de des crises et de pouvoir anticiper ce qui va arriver.
Là, ce n'est pas possible et nous réagissons euh au coup par coup. euh en fonction notamment des évacuations des zones euh des différentes zones depuis 3 jours. Et le CHU de Bordeaux qui est complètement mobilisé sur sur le sujet notamment des évacuations he des évacuations des épades, des évacuations des hôpitaux. euh nous réagissons et nous nous mobilisons pour réagir euh au cas par cas et quasi en direct et c'est ça qui est assez épuisant euh depuis euh depuis 3 jours.
Mais euh les professionnels du CHU sont au rendez-vous, hein, 3000 3300 volontaires suite euh à l'appel au volontariat que j'ai fait vendredi. Donc, vous voyez la mobilisation. Vous operez et vous opérez 24h sur 24.
Vincent, il est il y a une réalité. Vous vous dites, je cite dans dans le Figaro, vous dites clairement c'est une situation comparable au Covid, aux attentats pour vous. Oui, moi moi je suis un vieil hospitalier.
J'ai connu les attentats de Paris en 2015, j'ai connu le Covid et cette crise là, elle est exceptionnelle. Elle est exceptionnelle par son ampleur et elle est exceptionnelle par son imprévisibilité. l'ampleur 240000 personnes ont été évacuées en Gironde depuis 3 jours. 2400 personnes et en particulier des hôpitaux et en particulier des épades.
Donc vous imaginez le rôle d'un CHU comme le nôtre en lien avec tous les autres établissements publics et privés de santé de la Gironde pour pouvoir assurer la prise en charge de ces patients évacués. Justement, comment on réorganise Vincent Nicolas autant euh un tel flux en quelques heures dans un CHU comme celui de Bordeaux ? Alors, on crée des lits, il faut impérativement trouver des lits, créer des lits supplémentaires.
Et c'est ce que l'on a fait, on a créé 250 lits supplémentaires grâce aux renforts qui se sont manifestés. On avait des unités fermées en étant plan été, il y avait des unités dans l'hôpital qui étaient fermé pour cause de congé du personnel comme chaque année. Et bien, on les a réouvert.
On a réouvert un ÉPAD qui avait récemment fermé pour parce qu'il avait été reconstruit. Et bien, on a réouvert en 12h ce cette structure qui était fermée et on déploie aussi des médecins et des infirmiers, tout un staff euh soignant sur le hub qui est au parc des expositions et qui accueille toute la population évacuée en première intention. Et en particulier, il y a aujourd'hui à cette heure 700 résidents des pades qui sont sur le hub parc des expositions.
Donc il faut assurer le le suivi médical, la prise en charge médicale de ces de ces personnes. Vincent Nicolas Delpêche, est-ce que vous dites ce soir que vous êtes dépassé ? Est-ce que c'est une situation de crise ?
Que dites-vous aux autorités à l'État ce soir ? C'est une situation de crise, c'est une Mais nous ne sommes pas dépassés. Nous ne sommes pas dépassés parce que l'organisation et la repost hospitalière, elle se fait en lien avec tous les autres établissements de la Gironde sous les gide de la RS et de la préfecture.
Et j'ajoute que nous avons des renforts venant de la France entière notamment pour ce qui concerne les SAMU. Et quand je dis France entière, c'est Île-de-Fance, Poitier, Limoge, Toulouse, Montpellier. Euh tout la solidarité hospitalière joue à plein au niveau national.
Et donc nous ne sommes pas dépassés mais ce qui est très surprenant, c'est que nous ne nous pouvons que très difficilement anticiper ce qui va se passer. Mais pourtant, vous dites que vous n'avez jamais vu ça euh Vincent Nicolas Delpêche. Ouais, j'ai jamais vu ça à bon niveau euh euh par l'ampleur une fois de plus hein, 240000 personnes évacuées et euh l'imprévisibilité.
On a des plans et on les applique et on les déploie en ce moment même mais en ce moment il faut toujours improviser en lien et se coordonner le plus vite possible avec les autres structures hospitalières. Mais c'est ça la particularité de cette crise. Mais Vincent Nicolas Delpêche, les fumées touchent désormais plusieurs départements.
Est-ce que vous craignez une aggravation de la situation sanitaire ? Alors ça c'est un autre sujet. Les fumées de l'agglomération bordelais depuis 2 jours connaît l'arrivée des fumées depuis ce feu gigantesque.
À l'heure où je vous parle, il n'y a aucun impact sur par exemple les passages aux urgences. Nous n'avons nous n'observons aucun impact sur euh l'état de santé de la population. Euh bon, ça va peut-être venir.
On s'y prépare là encore en renforçant le la régulation du Samuel le 15 et en renforçant aussi les services à dominante pneumologique. Par ailleurs, il y aura il y a la distribution des masques FF2 pour la population et pour les soignants. En sachant que les masques FFP2 doivent être utilisés que lorsque l'on sort de chez de chez soi.
Et la population bordelaise, elle est très résiliente, hein. Vous savez, les gens se conformment aux directives qui sont données par la préfecture en ce moment. Saint-Nicolas dele, une question de Guillaume Roquet, directeur de la rédaction du Figaro Magazine.
Oui, vous avez un certain nombre de sites du du CHU qui sont à l'ouest de Bordeaux, je pense par exemple à l'hôpital Pègrin. Il y a pas de il y a pas de danger de pour vos pour votre pour les hôpitaux eux-mêmes ? Alors, il y a quatre hôpitaux qui dépendent du CHU de Bordeaux, deux dans le centre dans l'hypercentre-ville de Bordeaux et deux qui sont euh dans partie périphérique.
Euh en accord avec les pouvoirs publics, nous n'envisons pas de d'évacuer ces hôpitaux parce que évacuer un hôpital comme euh les hôpitaux dont je vous parle, c'est une opération considérable. Elle est préparée. Elle est préparée mais à ce stade nous ne l'envisageons absolument pas.
Mais tout de même, il y a les fortes chaleur dans les prochains jours. Est-ce que ça ça vous inquiète ? C'est-à-dire que il va y avoir une tension sur le milieu hospitalier.
C'est c'est assez logique. Alors bien sûr et là c'est on cumule difficultés puisqu'on on annonce des températures à la hausse pour la semaine prochaine. Donc ça aggravera certainement les conditions qui sont liées à l'incendie lui-même.
Mais par ailleurs, ça aggravera la situation générale que nous avons déjà connu sur les deux précédentes séquences caniculaires que nous avons connu à Bordeaux. Euh ce soir, il est bientôt minuit sur LCI, le feu menace toujours les portes de Bordeaux à MarchEpr. Les pompiers jouent une course contre la montre en déclenchant un contrefeu pour tenter de stopper les flammes à Cesta.
Cependant, le par feu a joué son rôle. On l'a appris de la part du maire de Sestas avec donc des nouvelles rassurantes. On va aller du côté de Saint-Jeaniliac puisque l'incendie a déjà atteint son pic.
Brandon Warrette. Brandon, que euh vous disent les pompiers ce soir ? Les pompiers Margaot viennent tout juste de changer complètement de de stratégie sur le terrain.
Jusqu'à présent, il y avait une ligne importante d'appui le long de ce chemin pour éviter que les flammes ne gagnent la départementale. Et regardez sur ces images de Titan Boiteteux, image impressionnante. Vous remarquez tous ces petits points bleus, les les les girophares qui sont partis de la gauche de l'image pour justement se rapprocher vers la droite de l'image au fond.
Je ne sais pas si vous vous en rendez compte, mais à l'œil nu, c'est assez impressionnant. Euh ces euh flammes euh très orangées là dans le dans le ciel de Gironde, les pompiers au lieu de l'attendre et de le combattre frontalement lorsqu'il arrive proche du chemin, ils ont décidé cette fois-ci de se rapprocher au plus près. Mais mais ces flammes sont assez imposantes, hein.
On est environ allz à 1 km au moins et beaucoup de de camions CCFM notamment des des CCFS camion citerne feu super qui qui sont les uns derrière les autres pour justement rejoindre ces flammes et les éteindre. On peut compter environ une trentaine de véhicules qui étaient jusque- là il y a encore 5 minutes le long de ce chemin et vous les voyez notamment là il ils font la queue avec aussi et c'est important euh de l'indiquer notamment ça va être important cette nuit c'est des agriculteurs et des civils qui sont présents pour ravitailler parce que pour se ravitailler eux-mêmes les camions de pompiers c'est assez loin on parle d'environ 2 km on a marché longtemps à pied pour rejoindre ce chemin et puis vous constatez peut-être un paramètre très important Un élément qui va jouer un rôle prédominant tout au long de cette nuit, c'est le vent. Le vent qui s'est levé, qui est beaucoup plus intensif et qui va complexifier le travail des pompiers sur le terrain tout au long de cette nuit.
Brandon, est-ce que les routes sont encore praticables ce soir ? Les rues sont praticables à cet endroit précis. On peut déambuler mais c'est assez difficile parce que en fait si vous voulez, on va essayer de marcher quelques mètres.
Euh nous étions sur une départementale euh pour euh rejoindre ce chemin, il faut marcher. On a encore une partie accessible mais lorsque vous tournez à droite et c'est là le le chemin des des véhicules, des camions qui vont justement euh rejoindre les flammes, et bien c'est un un chemin de terre, à vrai dire, hein. Donc c'est c'est assez difficile.
C'est la raison pour laquelle vous l'z constater, malgré ces imposants véhicules, on avance très doucement, on prend du temps et même d'ailleurs les les agriculteurs et les civils qui ont des plus petits véhicules vont mettre beaucoup plus de temps. Et c'est en fil indienne qu'on va essayer de rejoindre. Et tout à l'heure, j'entendais une discussion entre un civil et un pompier qui disait "Bon, pour l'instant, on attend mais le problème c'est que le vent a changé de direction.
Ça complexifie et ça change complètement euh la stratégie des pompiers sur le terrain. Merci à Brandon Noiret et à Tito Boiteteux qui vous accompagne sur le terrain. Euh il faut euh aussi euh se rendre compte que les pompiers dès qu'ils ont un peu calmé le feu doivent changer de secteur.
Sébastien Berger, vous êtes toujours en direct avec nous. Comment vous faites ces choix sur le terrain notamment ? Ben ces choix sur le terrain sont fait bah vraiment avec l'analyse du vent.
Et là, ce qui est compliqué sur ce feu actuel, c'est que il est tellement important qu'il crée sa propre météo, il crée son propre vent. Donc des fois, vous êtes positionné là, il s'apprêtait à faire ce qu'on appelle une ligne d'appui, c'est-à-dire que ils attendent le feu et de façon à ce que quand il arrive sur place, il puisse l'éteindre pour éviter de passer autre part. Et donc et là en fin de compte ils sont rendus compte le vent avait tourné et donc là ils se positionnent sur un autre secteur.
Donc si vous voulez qu'on détermine un flon un feu de forêt, on fait une analyse euh on fait un cône de propagation en fonction de la topographie, en fonction de la végétation, en fonction de plein de critères et donc ça c'est des éléments que sur lesquels on est amené à travailler quand on fait le niveau 3. Et donc on suit la règle des de l'évolution du feu. Donc c'est 3 % du de la puissance du vent.
Donc si vous avez un 50 un vent à 50 km/h, le feu va se propager à 1500 m à l'heure, donc 1,5. Et donc ça vous permet de faire des votre cône, de faire votre en compte votre analyse du feu. Mais malheureusement et donc quand on fait cette analyse, vous avez le départ du feu.
Sur les côtés, ça s'appelle les flancs. Donc flanc gauche, flanc droit et après vous avez un front. Et malheureusement bah quand le feu se met à tourner et ben au lieu d'attaquer le front, bah il faut il faut considérer que en fin de compte les flancs deviennent des fronts.
Donc bah c'est aussi compliqué donc parce qu'on a plusieurs stratégies pour éteindre des feux et donc là on est obligé sans cesse de revoir cette stratégie, cette méthode et c'est ce qui qui c'est ce qui s'est passé ces derniers jours, c'était le fait de repositionner les véhicules et les véhicules, on a on doit toujours anticiper également ce qu'on appelle un chemin de repli. pour éviter d'avoir un véhicule qui se retrouve isolé dans le feu. Et donc il faut aussi connaître le terrain, connaître les chemins, l'accessibilité des chemins parce qu'avec les dernières tempêtes des dernières années, vous pouvez très bien voir un arbre qui est tombé dans un chemin dans une piste forestière et ça peut nous bloquer en fin de compte l'évolution d'un d'une colonne.
Et donc bah ça c'est des critères à prendre en compte et c'est pour ça que je remercie aussi la DFCI qui est sur place qui la plupart du temps et les chasseurs, j'oublierai pas les chasseurs qui entretiennent tout ce qui est par feu et l'accessibilité des chemins. Mika Bugan Mered, les les pompiers parlent de feu qui créent leur propre météo. En fait, c'est ça la complication.
Oui, en fait ce qui ce qui est évoqué ici, c'est la la création de pyrocumulus. Et ça c'est assez inédit ici, mais c'est lié à la charge du du de ce feu-là. Euh là, il y a une question de superficie du feu, de violence du feu et en fait le mécanisme, il est il est assez simple, c'est-à-dire que vont être projetés en altitude euh des fumées, des cendres avec de la vapeur d'eau.
Ça va évidemment se condenser et en fait ces pyrocumimbus vont avoir deux principaux effets. Un, c'est de générer des vents violents imprévisibles. C'est pour ça que notre collègue ici nous disait que le feu va générer sa propre météo à laquelle effectivement donc les les pompiers vont devoir être en réaction.
Ils ne peuvent pas être en prévision. Exactement. euh avec un changement de direction des flammes relativement violent et et soudain.
Et puis le deuxième enjeu, le deuxième risque, c'est les brandons qui pourraient être projeté à des centaines de mètres, voire à plus d'un km et qui en retombant pourraient générer d'autres départs de feu, recréer d'autres incendies. Et ici, il y a un troisème élément mais qui est qui est rarissime. Euh ce serait que ce pyrocumunus produise de la foudre, ce que certains appellent les orages de feu euh qui là créerait encore d'autres incendies.
Mais encore une fois, la genscise sur les orages de feu qui sont très spectaculaires. On a entendu ça un peu par-ci par-là, c'est plus que rarissime. Euh donc fondamentalement voilà ce qui est en train de se constituer autour de ce feu en altitude.
Gu pour Sébastien Berger ? Non, j'avais pas une question. Je voulais ajouter quelque chose parce que Brandon Noirette le disait, il y a l'action des pompiers et l'aide des agriculteurs qui est extrêmement importante.
Et en fait euh elle est elle est coordonnée. C'est pas évident parce que les agriculteurs, ils ont pas accès au mêmes réseaux radio, réseau de coordination que les que les les les forces de l'ordre et les sapeurs pompiers. Et donc en fait la préfète de Gironde euh a demandé à la à la chambre d'agriculture de Gironde de coordonner l'action des agriculteurs.
Et concrètement, les agriculteurs font état des moyens dont ils disposent, des citernes d'eau, de leur disponibilité et ensuite comme ça leur leur action est coordonnée pour éviter que ils se mettent en danger ou qu'il gênent les pompiers. Nous sommes en direct avec Loï Balong, maire de Lenton. Bonsoir monsieur le maire.
Est-ce que vous pouvez nous faire un point sur la situation ce soir du côté de votre commune ? Oui, bonsoir. Euh ben la nuit est tombée, le vent persiste, mais on a eu un petit épisode de pluie, euh une bonne pluie.
Donc c'est un peu calmé l'ardeur du feu et j'entendais vos invités parler de l'intérêt des agriculteurs de la DSCI et aussi parfois de réserves citoyennes spontané ou pas. C'était le cas sur notre commune notamment ce matin où on a vu arriver pas mal d'agriculteurs. Alors ça semblait un petit peu désorganisé. comme ça quand je les ai vu arriver.
Mais après une journée sur site, leur rôle a été bénéfique parce qu'ils sont passés là où le feu était déjà passé, où il y avait des reprises de feu. Euh je pense notamment chez nous au quartier de Cassi euh notamment le il y a un exploitant Vim où son exploitation était menacée. Ils ont eu une une action tout à fait positive. votre commune, est-ce que vous avez des indications sur les dégâts ?
Est-ce que vous av vous vous avez pu en constater aujourd'hui ? Oui, on a fait une ronde là il y a moins d'une heure sur l'intégralité de la commune. Donc nous, on est une commune qui a été évacuée et on a eu une zone qui a été particulièrement atteinte.
C'est toute la zone qui concerne une voie rapide qui va sur Bordeaux, qui a été brûlée hier avec une dizaine d'habitations et un quartier où il y a à peu près 300 habitants qui restent relativement isolés à 10 km de la côte Blagon mais qui en fait a été préservé et ce soir il y avait une centaine de pompiers de Gérond de Médland et aussi de Charante qui étaient sur place et qui luttai contre un départ de feu. C'est une partie de notre commune qui J Saint-Jean Diac qui a été évacué ce soir. D'ailleurs, il y a notamment une hausse des températures qui est attendue.
Comment vous préparez vous vous préparez à ça du côté de votre commune ? Ben écoutez, on prépare ça, on va faire avec ce que l'on a mais je pense que la nuit va être encore un peu pluvieuse certainement. Là, il y a un redou, il fait quand même moins chaud.
Donc je pense que ça va être bénéfique. Le je pense que la remontée de température, c'est à partir de mardi. Donc j'espère qu'on va pouvoir bien travailler et éteindre l'intégralité des feux sur notre territoire.
Merci Loï Balong, maire de Lenton. On vous souhaite beaucoup de courage pour les heures et les jours à venir. On va également prendre la direction du terrain pour vous retrouver Brandon Noirette du côté de Saint-Jean d'ill.
Vous êtes avec Titoin Boiteteux sur le terrain. Il fait nuit et les opérations sont beaucoup plus difficiles à l'heure actuelle. des opérations plus difficiles Margaot effectivement et un changement de de stratégie he qui n'était pas du tout prévu au départ il y avait une ligne d'appui le long de ce chemin à l'entrée de de cette départementale.
Maintenant on a décidé de de s'approcher du feu directement d'aller le le combattre en profondeur. regarder sur ces images de Tito Boiteux, je ne sais pas si vous vous rendez compte de ces flammes imposantes dans le ciel de Saint-Jean d'illac orangé et juste à côté cette lignée de petits points bleus, ce sont des des camions de pompier, des CCFM, des camions citernes feux moyens qui sont là pour combattre les feux qui sont arrivés il y a quelques instants. D'ailleurs, on voit encore à gauche de l'image d'autres véhicules arrivés.
Euh j'en ai compté une trentaine tout à l'heure hein pour vous dire euh qu'on change de stratégie parce que le vent aussi lui change de direction et on s'adapte on s'adapte continuellement depuis déjà euh 24 he sans arrêt. On a décidé d'y aller aussi parce que vous constatez euh ce sont des images impressionnantes. Euh vous avez une forêt de pain avec notamment des des fougères, des chaînes et juste à côté de gauche à droite il y a des habitations.
Et l'objectif des sapeurs pompiers sur le terrain depuis le début de l'incendie dans les Landes et en Gironde, c'est justement de protéger au maximum ces habitations. Ces administrés qui ont été évacués ont fait le maximum. Et justement à droite de l'image, regardez, je voudrais vous montrer autre chose.
Là aussi, vous avez toujours des pompiers qui restent à une partie de de cette ligne d'appui et puis toujours les engins mobilisés derrière nous parce que on veut travailler de deux manières. D'un côté, on s'approche du feu, on le combat directement et puis on a ses agriculteurs, on a ces civils, ces habitants qui éliminent, qui annil au maximum ses pains et l'ensemble de de cette forêt, le long de ce chemin pour éviter que ça s'embrase et que ça gagne de l'autre côté. Et le paramètre et là qui change beaucoup, c'est c'est le vent.
Et puis et puis surtout euh votre invité le disait à l'instant, c'est l'augmentation des températures qui s'annoncent plus importante demain et mardi et là encore ça va donner du du fil à retordre aux pompiers sur le terrain. Merci Brandon Noirette et à Titan Boiteteux qui vous accompagne sur le terrain pour ces images et également pour ces témoignages que vous avez recueilli ce soir. Mika, vous vouliez réagir sur les agriculteurs notamment ?
Oui, le le rôle des agriculteurs dans un contexte qui est extrêmement compliqué. C'estàd que là évidemment chacun est en train de voir observer la dimension de solidarité. Faut bien se rappeler pour revenir sur le propos que Guillaume tenait à quelques instants que les agriculteurs sont une sont sous une triple pression.
Par ailleurs, il y a la pression effectivement de toute cette chaise sécheresse qui est historique. Il y a la pression du D3 d'Ormous qui effectivement pose des problématique en terme de coût des engrais et du coup ça va évidemment avoir un impact sur la la profitabilité des des exploitations sur les mois et sinon les trimestres à venir. Et le troisième élément c'est bien sûr comment on arrive évidemment à reconstituer les ressources en eau après ça.
Ang noir et vous êtes avec nous depuis plusieurs jours. Le vent change constamment de direction. Pourquoi est-il si difficile à anticiper ?
On ne peut pas avec certitude dire le l'incendie va aller dans tel ou tel secteur, mais on peut établir des probabilités avec justement ce vent global. On prend du recul. D'où vient le vent ?
Ici derrière moi, vous avez Bordeaux à gauche de votre écran, vous avez le bassin d'Arcachon et puis vous avez cette zone d'incendie. Les petites particules, les petites flèches que vous voyez, c'est le vent moyen, le vent global qui souffle pour l'instant toujours d'ouest en est. Et donc le feu a de plus grandes probabilités de se diriger en direction de l'agglomération bordelaise.
Donc c'est plutôt une mauvaise nouvelle. En revanche, on a toujours des températures aux alentours des 20 21°gr. Ça, c'est ce qui permet au pompiers de s'éloigner du feu et de pouvoir récupérer un petit peu.
Justement, parlez-nous de ces températures à venir, Ange, parce que c'est ce que les pompiers redoutent ce soir. Oui, la situation va totalement changer à partir de demain. Déjà, le vent va changer de secteur, il va passer secteur nord et donc il va falloir réadapter l'ensemble du dispositif des pompiers pour contrer ce nouveau secteur et la température va commencer à grimper.
Je vous parlais d'une vingtaine de degrés ce soir, demain 27°. Ensuite, ce n'est pas terminé pour mardi. Nouveau secteur pour le vent.
Il va continuer sa rotation. Cette fois-ci, il va souffler d'est en ouest. Donc, il va falloir à nouveau potentiellement bouger les lignes des pompiers, se réadapter et en plus, il va faire de plus en plus chaud.
à partir de mardi, vague de chaleur caniculaire, ça fait plus que se confirmer avec 34° en prévision à l'ombre, je vous le rappelle, et pour mercredi même 40° attendus. Et donc là, ça va être très très difficile de pouvoir récupérer avec ces températures élevées. Guillaume, c'est vrai que ces températures, c'est vra c'est la véritable inquiétude des pompiers dans les prochains jours.
Oui, parce que on le sait désormais, euh c'est la règle des 330 qui euh euh provoque les les les feux de forêt. Moins de 30 % d'humidité, plus 30 % de vent, vitesse du vent en kilomèh et + 30°. Et donc plus plus il fait chaud et plus le danger est important.
Donc euh effectivement, après il y a un petit répi là hein, il y a quelques gouttes qui tombent autour du bassin d'Arcachon euh ce soir, mais malheureusement ce sera sûrement pas suffisant pour éteindre le feu. Et effectivement la la canicule est un facteur aggravant, un facteur d'accélération terrible pour ce genre d'incendie. Titleman, vous êtes toujours en direct avec nous.
Est-ce qu'il y a des Canadaires de nouvelles générations qui pourraient avoir une vision nocturne ? Alors oui, les nouvelles générations qui sont en train d'être développées, ils ont plusieurs spécificités. Effectivement, la vision nocturne, c'est une des particularités qu'on peut attendre de la nouvelle génération d'appareil qui peut arriver à partir de 2028 pour les avions, les ATER72 et les avions de transport régionaux qui sont transformés.
Ça c'est le Kepel 72. Il y a un autre projet français qui s'appelle Inaero, un partenat avec Airbus. Eux, ils font vraiment un avion amphibie, pas un avion basé au sol.
Lui également, il sera disponible 20323. Encore faut-il que l'État passe à l'acte d' chat pour acheter tous ces équipements. Donc oui, ils vont voler de nuit.
Il y a d'autres petites particularités, par exemple des IMC catcher, on a vu qu'il y a pas mal de civils qui venaient donner un coup de main, ils venaient aider, sauf que souvent ils le font de manière non coordonné avec les pompiers, ce qui fait que eux-mêmes se mettent en danger. Et les AMC Catchers, c'est un système qui permet de savoir s'il y a des téléphones portables qui sont actifs sur une zone. Parce que si vous avez des personnes qui sont présentes, vous pouvez pas larguer.
Et dans le doute, parfois, on s'interdit de larguer sur des zones sur lesquelles ce serait nécessaire parce qu'on pense qu'il y a peut-être des civils qui sont en train de filer un coup de main. Donc c'est des petites évolutions qu'on a sur une nouvelle génération euh de Canada qui vont arriver entre 2028 et 2032. En espérant encore une fois qu'on passe les commandes rapidement.
Et puis vous avez on a parlé de la 400 M. Euh faut savoir que d'une manière générale, il y a beaucoup de pays dans lequel l'armée de l'air c'est sa mission. En France, c'est la sécurité civile avec aujourd'hui un avion de l'armée de l'air qui est prêté en plus.
Mais par exemple en en Espagne, c'est l'armée de l'air qui s'occupe directement de la gestion des incendies. Les Canadaires sont exploités par l'armée de l'air espagnole. Euh là, je me trouve en Europe de l'Est, en Roumanie, en Bulgarie, en Grèce ou par exemple en Israël, c'est directement les Hercules C30.
Donc des avions de transport un petit peu comme la 400M en plus petit. Et n'importe quel appareil peut être utilisé pour faire du largage, des sortes de grosses des bonbonnes qui font une tonne d'eau ou de retardant qui font qui sont lancées depuis n'importe quel appareil qui peut ouvrir sa soute à l'arrière tous les avions de transport militaire. C'est une c'est une une un système qui s'appelle KyM qui marche très bien, qui est très réputé.
Ça aussi c'est quelque chose qu'on pourrait faire très rapidement sans attendre la livraison de nouveaux appareils. Xavier Sitlemman, vous êtes spécialiste des drones. Est-ce que il y a une possibilité que ces drones aident ?
On sait qu'ils font de la surveillance, je crois, à l'heure actuelle. Est-ce qu'il y a une possibilité qu'il fasse du largage d'eau ? Alors, pour avoir des drones qui fassent du largage d'eau, euh il faut imaginer que les plus gros drones aujourd'hui, ce qu'ils peuvent transporter, c'est éventuellement des bombes ou des missiles.
Donc, imaginez que ces drones fassent de l'attaque avec euh 100 150 kg maximum de capacité d'emport, c'est trop ridicule, c'est trop faible. Les drones, ils ont un intérêt, c'est de pouvoir faire de l'observation, de pouvoir rester longtemps sur une zone, d'avoir une capacité avec des des capteurs thermiques qui voi l'apparition du feu avant que ça commence à faire de la fumée. Donc, on peut imaginer une surveillance de la zone très efficace avec les drones.
Et l'armée de l'air a déployé un de ces drones justement pour faire de l'observation. Les drones qu'on envoie pour faire du renseignement là, ils ont été déployés dans la zone. Donc ça c'est efficace.
Et puis les pompiers eux-mêmes sont équipés. Quand j'ai quitté la sécurité civile en 2017, il y en avait quasiment pas. Aujourd'hui, vous avez énormément de drones qui sont disponibles directement chez les pompiers et je pense que on a un pompier sur le plateau, il pourra vous l'expliquer mieux que moi, qui permettent de faire de l'observation et de la coordination des moyens entre les différents camions.
Merci Xavier Titelman d'avoir été en direct avec nous. On a ce soir Jacques Ejnal qui est restaurateur qui a dû évacuer de Biganos. Vous êtes actuellement sain et sauf Jacques, quand est-ce que vous avez compris qu'il fallait fermer votre restaurant et partir ?
B écoutez, bien évidemment qu' tenu de la situation, on suivait le l'évolution, on se doutait bien qu'on allait devoir évacuer les lieux, ce qui a été fait hier soir puisqu'on a eu une une alerte sur nos téléphones nous demandant ben de préparer le au plus vite nos affaires pour quitter les lieux et partir vers le sud. Alors vous imaginez bien que 11000 habitants à Biganos, ça s'évacue pas comme ça en 30 secondes. Euh il y avait un monde pas possible dans les rues, même s'il y a une coordination qui était extra pour pour faire partir tout ce monde.
Donc nous, on s'est permis de rester un peu plus longtemps à la maison en essayant enfin en espérant que ça s'évacue assez vite et vers 3h du matin, on a vu les gendarme arrivé nous demandant effectivement de de quitter maintenant les lieux, ce qu'on a fait tout de suite et on est parti vers le sud du côté de Bayonne. Aujourd'hui, dans quel état d'esprit vous êtes ? Est-ce que vous avez des nouvelles de votre restaurant ?
Alors, aucune pour l'instant parce que comme je vous le disais, on est arrivé sur Bayon cette nuit. Ce qui est très perturbant, c'est justement de de ne pas avoir de de nouvelles, de ne pas pouvoir y retourner parce que habiter à Banos, c'est une chose, avoir un commerce en est une autre qui plus est dans le domaine de la restauration et on a des denrées alimentaires qui sont hyper sensibles et euh d'ici 48 72, je pense que ces denrées seront seront plus utilisables et et à un moment donné, il faudra bien que je retourne au restaurant. Et le le gros problème aujourd'hui, c'est qu'on ne sait pas du tout quand est-ce qu'on pourrait y retourner et c'est vraiment très perturbant.
Euh, une question de Guon Roquette qui est en Oui. Est-ce que à votre connaissance, pas seulement pour votre établissement, mais de manière plus générale, il y a des risques de de du cambriolage ? Est-ce que les forces de l'ordre vous ont dit que la zone était correctement sécurisée ou bien est-ce que ça peut être une inquiétude pour vous ?
Alors aujourd'hui, tout est inquiétude parce qu'effectivement même si on s'y attendait, on est parti en 4e vitesse, on a fermé le restaurant, il est sous caméra bien évidemment, mais on est complètement impuissant et et bien évidemment que tout peut arriver dans ces conditions-là. Jacques, est-ce que vous avez eu des des annonces de vos élus de l'État notamment pour vous protéger contre les sinistres ? Alors, pour l'instant, pas d'annonce à ma connaissance de l'État.
J'ai eu mon assureur ce matin euh qui rapidement nous prend en charge et va nous loger au titre de l'assurance. Dès demain matin, je rappelle l'assurance en ce qui concerne le restaurant pour éventuellement être indemnisé de perte d'exploitation, perte financière, perte liée donc à au denréalimentaire. Euh voilà, on avance petit à petit, mais je vous dis le plus le plus difficile à gérer, c'est de pas savoir quand est-ce qu'on pourra rentrer chez nous.
Jacques, la question que j'avais envie de vous poser, c'est que la préfet réellement a dit qu'il n'y aurait pas de reprise d'activité tant que le feu ne serait pas fixé. Qu'est-ce que ça représente pour un restaurateur en pleine saison ? Euh c'est très compliqué. la saison n'était pas n'avait pas commencé sous les meilleurs auspices euh pour toutes les raisons qu'on connaît économiqu mondiales.
Euh donc c'est euh pour nous déjà une saison qui était pas extraordinaire. Le fait aujourd'hui de de de rester dans l'inconnu et de pas savoir comment on va pouvoir avancer, c'est vraiment très compliqué. C'est ça va pas mettre en danger le la pérénité du restaurant, mais ça en rajoute un petit peu plus dans le dans l'état d'esprit dans lequel on est aujourd'hui.
Merci Jacques d'avoir été en direct avec nous. On vous souhaite beaucoup de courage dans cette épreuve. Mika Bluon Mered, bonsoir.
Vous êtes avec nous en plateau. Vous êtes chercheur senior en géopolitique de la transition énergétique, spécialiste des pôles, chargé d'enseignement pôle énergie climat à l'école de guerre. Il y a une question que j'ai envie de vous poser.
Euh quand on voit ces incendies, quand on voit ces images qu'on voit à l'écran avec notamment ses pompiers et qui essaie de maîtriser ce feu mais qui arrive difficilement, euh est-ce que notre capacité à vivre dans ces conditions climatiques est réellement remise en cause ? La réponse est oui. Et aujourd'hui, il n'y a aucune surprise en réalité par rapport à un ce qui se passe ici, même si évidemment c'est un feu exceptionnel.
Et deuxièmement, il n'y a aucune surprise non plus par rapport à la logique de soit maladaptation, appelez-la comme vous voulez, soit tout simplement de mes adaptations par rapport à ce qu'on est effectivement en train de dire dans cette régionlà, mais au-delà de de la région de Bordeaux bien sûr dans l'ensemble du territoire. Ce qu'il faut bien avoir en tête ici, c'est que on n pas juste un épiphénomène là. On a effectivement 42000 hactares qui sont partis en fumée.
On a des infrastructures stratégiques particulièrement significatives pour le secteur du spatial, pour le secteur de la défense, pour CEA évidemment aussi qui sont si non menacés au moins qui sont difficiles d'accès et qui sont effectivement sous sous grande difficulté opérationnelle pour certaines. L'enjeu aujourd'hui, c'est bien de se rendre compte que ça ce n'est que le début de ce qui nous attend et que les plans d'adaptation climatique ne sont pas aujourd'hui tout simplement à la hauteur, non pas de l'enjeu, mais à la hauteur de la vitesse à laquelle ce qui est en train de nous tomber dessus effectivement est en train de se matérialiser. On va prendre la direction du terrain puisque le feu menace désormais aux portes de Bordeaux.
À marcheeprime, les pompiers jouent une course contre la montre et déclenche un contrefeu pour tenter de stopper les flammes. C'est là où vous êtes ce soir, Charles euh Charles Flagel et Alice Chaomi sur le terrain. Racontez-nous ce qu'il se passe derrière vous puisque la nuit est tombée.
Ça rend les opérations des pompiers très compliquées. Oui, la nuit vient de tomber comme vous venez de le dire. On est sur la route de Blagon.
Euh il y a quelques minutes, on était euh euh dans les embouteillages avec les camions de pompier qui tentaient euh de se ravitailler et certains de de rentrer. Euh nous sommes avec euh le maire adjoint de la ville d'Adange. Euh bonjour, euh bonsoir.
Racontez-moi comment ça s'est passé, comment s'est passé la journée ici sur le sur le terrain ? Euh bah une journée euh de plus à à travailler à la protection de de nos de nos administrés, protéger les maisons, les forêts. Faut savoir qu'on est à pied d'œuvre depuis plusieurs jours, autant dans l'évacuation, l'accueil, l'orientation, la mise à disposition des besoins.
Et donc aujourd'hui avec les services de DFCI se sont coordonnés avec les bénévoles pour qui sont venus donc les agriculteurs et cetera filer un coup de vin pour contenir un feu qui commençait qui menaçait de passer la départementale et arriver de l'autre côté à Pointe-m000 et sur nos habitations. Le travail de Longalen qui a été mené toute la journée a permis de contenir ce feu et de le maintenir et la reprise qui était en train de de prendre est éteinte. C'est terminé.
La zone est protégée, il y a pas d'habitations qui ont été touchées et il n'y a aucun risque là pour nos nos concitoyens sur la Pointém000, l'Ubec et les villages. Ce qui nous permet de continuer un travail aussi important grâce aux entreprises qui participent activement qui ont été révisionné. Donc un parfeu est en train de se faire donc de plus de 30 m de large grâce aussi à la coopération des services forestiers de spécialistes.
Donc du coup, ils vont travailler toute la nuit et ce qui va permettre de sécuriser tout le périmètre. Comment ça va comment ça va se passer cette nuit justement ? Qu'est-ce que les pompiers vont continuer leur les pompiers vont œuvrer, continuer à leur action là où ils sont commandés et là où on les attend et en ce qui nous concerne nous on va continuer de veiller sur la ville nos administrés aider aussi à sécuriser avec notamment les véhicules de DFCI les engins de chantier qui travaillent toute la nuit et voilà voilà ce que je peux vous dire.
Est-ce que habitations ont été menacées ? Parce qu'il y a eu il y a eu Non, il y a pas de il y a absolument pas de de de maison touché, détruite, il y a rien. Toute la zone a été bien protégé.
Les maisons qui étaient euh vides à la pointe 1000 ont été protégées aussi par les bénévoles avec et les services de la DFCI euh encore sur les citernes donc de manière à inonder les terrains tout autour à protéger et aujourd'hui la pluie elle est là donc vient nous aider et donc ce qui permet effectivement euh de se dire que on peut être assuré ce soir et que la nuit sera un peu plus douce. Voilà. Ils viennent d'où ces ces ces bénévoles ?
Ce sont des agriculteurs, ce sont des habitants, ce sont il y a tous les services des Biganos, Marche Prime, Audange qui sont coordonnés et donc la défense forestière est très active hein. Ce sont donc des gens qui travaillent énormément à la protection des forêts. Ce sont des très bons conseils.
Ce sont des conseillers techniques qui aident les pompiers notamment aussi sur à rentrer dans les zones les zones précises et très particulières où il y a une vraie connaissance. Et du coup effectivement l'apport des bénévoles, les citer et cetera a permis effectivement de de d'aider la DFCI à travailler sur ce feu, à le contenir. Voilà.
Vous allez être mobilisé toute la nuit encore. Ben oui, tout ce que jusqu'à ce que jusqu'à ce que ça soit terminé, mais on sait qu'on a encore beaucoup beaucoup de travail et donc on a les équipes qui sont à pied d'œuvre. Les autres min les autres élus municipaux sont toujours en train de contacter les personnes isolées, en train de travailler sur les plans de protection, d'évacuation. et des différents endroits.
Voilà, on a que ça soit les animaux, les centres équestes, tout ça. Donc tout un travail de fait réalisé. Voilà.
Merci. Merci. Vous êtes encore, vous êtes fatigué.
C'est quoi votre état d'esprit là ce soir ? Euh satisfait, la fatigue, on la sent plus. Il pleut, on a réussi à maîtriser ce feu.
Donc cette partie de feu déjà et et les projets qu'on avait sont en train de se dérouler comme on l'entend. Voilà, ça a pris du retard mais ça se passe très bien et le parfeu avance et notre ville va être protégée, nos habitants vont être protégés et c'est ça le plus important. Voilà, merci beaucoup en tout cas et je vous souhaite bon courage pour cette nuit.
Le feu, vous voyez, dans cette zone qui est contenue, mais le feu aux alentours de marche continue de progresser et les pompiers vont travailler toute la nuit pour l'été contre les flammes. Merci Charles Flagel et Alice Chemi qui vous accompagne sur le terrain. On reviendra vous voir tout au long de cette édition spéciale.
Il y a une réalité, c'est que ces feux vont nous forcer à repenser l'aménagement de nos territoires. C'est c'est une évidence même. C'est-à-dire que ici, on parle peu évidemment par rapport au sinistres que vivent effectivement les personnes des problématiques liées aux infrastructures, mais de fait on a bien sûr les infrastructures ferroviaires qui sont arrêtées notamment donc entre Bordeaux et Arcachon par exemple mais il y a de nombreuses lignes régionales et T qui sont annulées et supprimées.
Il y a évidemment les infrastructures électriques. Il y a beaucoup de choses dont on a déjà parlé au moment évidemment de Fontainebleau he bien sûr parce que parce que c'était significatif avec l'assise d'un côté avec la la ligne LGV Paris Lyon. Donc si vous voulez là-dessus, il y a encore une fois pas de de nouveauté.
Ce qui est important, c'est que la plupart de ces infrastructures là, pour ne parler que de ça, sont soumises à des obligations légales, par exemple de débroussaillage qui ne sont pas respectées, sont soumises à un certain nombre de normes qui pour des raisons diverses et variées peuvent ne pas être respectées aussi. Donc ici, il y a un enjeu qui est à la fois dans la planification, il y a un enjeu dans l'exécution, l'évaluation des normes et tout ça effectivement c'est un système qui aujourd'hui est pour certaines parties assez défaillant. Alors, j'ai une question parce que je je n'arrive pas à voir la réponse.
Peut-être que vous l'avez. Est-ce que le débrousseillement est euh obligatoire partout ? Alors, je sais pas ce que vous entendez partout, mais effectivement depuis 2005 et puis ça a été renforcé en fait en 2005 pour ça je dis ça, l'obligation légale de débroussailler, elle est assez significative effectivement dans plétor euh de cas en réalité, que ce soit sur des voies privées, que ce soit sur les infrastructures plutôt autour d'infrastructures euh vitale de communication, énergétique, autoroutière et cetera.
Il y a un certain nombre donc de cas qui en fait sont assez importants et l'un des enjeux c'est comment faire respecter et s'assurer que c'est pas parce qu'on a débrouillé débroillé une fois une année queeffectivement on n'a pas à refaire plusieurs fois dans l'année voire d'une année sur l'autre et c'est sûr qu'il donc les règles sont floues en fait il faut l'entretien al ça dépend des départements et ça dépend des régions s'il y a des régions qui sont extrêmement strictes je vous ai parlé de la Corse tout à l'heure là c'est par contre même les voisins entre eux veillent veillent au grain quoi. Donc le et donc par contre il y en a d'autres ou non c'est pas obligatoire partout en Corse ? Alors en Corse, oui, maintenant c'est je crois que c'est pas partout, je connais bien le euh la Corse du Nord, je dois avouer euh pour euh pour y aller de temps en temps, mais eu des incendies en Haut Corse aujourd'hui d'ailleurs.
Oui, oui, oui, il y en a quelques-uns, mais disons que ça c'est pas aussi dramatique qu'il y avait avant, hein, ce que ce qu'il y avait avant et puis on n' pas mais qui sont aussi euh aussi touchées que c'est que le nombre de maisons qui étaient touchées avant le nombre d'habitants. Donc on voit bien effectivement la polémique qui est en train d'émerger avec notamment effectivement plutôt des élus, on va dire de de droite ou d'extrême droite qui sont en train de dire voilà les écolos ont interdit de débroussailler et cetera. Sauf quee effectivement donc ces obligations légales de débroussailler elles sont elles existent, elles sont concrètes, elles peuvent être renforcées localement.
Elle s'applique au voie d'accès privé, elle s'applique au terrain constructible dans des zones à risque. Elle s'applique au camping, au villages vacances et à plein d'autres ERP, hein. Donc des établissements recevant du public euh effectivement là-dessus. des réseaux électriques, rail, routiers, les massifs forestiers bien sûr, les interfaces notamment entre les massifs forestiers et les zones urbanisées, tous ces éléments-là pour tous ces élémentsl toutes ces zonesl la loi n'est pas floue.
L'eau elle l'obligation, elle est assez claire et aujourd'hui l'enjeu c'est évidemment de la faire respecter. Gu ou il y a aussi un problème de de d'autorisation de construction c'estàd que pour l'instant vous avez un des plans de prévention des risques incendies de forêt qui sont qui sont gérés par le préfet et qui s'imposent à ce qu'on appelle les plans locaux d'urbanisme c'est-à-dire les les le fait qu'une commune dise "Là vous avez le droit de construire là vous avez pas le droit mais je pense qu'il va falloir revoir ces ces ces ces ces plans de prévention des risques parce que on s'aperçoit que il y a des habit habitation qui aujourd'hui se retrouve être dangereuse et donc et même des habitations en forêt, j'ai envie de vous dire. Exactement.
Exactement. même si c'est théoriquement relativement contrôlé, mais il va probablement se passer ce qui se passe sur un certain nombre de de côtes françaises. C'est-à-dire que il y a des endroits où on ne pourra plus construire parce que il y a des risques d'inondation en bord de mer et là il y aura des risques d'incendie près proche des forêts.
Là en il y a un enjeu en France, c'est l'adaptation à une culture de la gestion de la chaleur. C'estd que la principale différence qu'on a nous versus nos amis espagnols, portugais, marocain ou encore de l'autre côté de la Méditerranée, c'est que on a beaucoup focalisé nos plans de prévention sur la question de la gestion du froid et ça se comprend tout à fait. Maintenant, ce qu'on est en train de vivre là et la dimension d'accélération des impacts du dérèglement climatique que j'évoquais tout à l'heure où le dérèglement climatique va plus vite que nos capacités à mettre en place des politiques pour y remédier.
Et bien dans ce contexte-là, effectivement euh on n'est pas juste sur un enjeu d'essayer de revoir évidemment les les PLU euh ou d'autres plans de de de gestion des risques ou les plans par exemple de réduction des risques littoraux, les PPRL aussi qui ont bien été euh qui ont bien évolué à mesure qu'on a pris la mesure du recul du trait de côte dans un certain nombre de régions ou de gestion par exemple de risque d'éboulement par exemple sur les zones de falaise. Bref, tous ces éléments là aujourd'hui font que s'il n'y a pas une planification écologique et je ne dis pas ça d'un point de vue politique he je dis ça juste d'un point de vue organisationnel et institutionnel s'il n'y a pas une planification écologique comme ça a été mise en place avec le secrétariat la planification écologique qui qui existe aujourd'hui mais qui a bataillé pour avoir des moyens qui a été mise en avant puis qui est revenu en arrière enf je vous passe les détails politiques de l'affaire il n'empêche que sans cette planification on ne pourra effectivement pas essayer de ne serait-ce que ne pas être distancé par le récha climatique mais surtout que ça devient une question économique. Guillaume Roquet, demain on sait qu'il y a une réunion de crise notamment avec les assureurs, les énergéticiens, les télécoms, les acteurs de tourisme.
Ce n'est plus c'està-dire qu'il y a un vrai lien maintenant désormais avec la transition écologique et l'économie de notre pays. Oui, effectivement, il y a il y a il y a un enjeu, il y a il y a des coûts qui sont réels. Il y a le coût économique global euh c'est-à-dire que la perte de chiffre d'affaires pour dans toutes ces zones qui sont des zones ensoleillées, donc qui sont des des des lieux de vacances.
Il y a aussi euh l'indemnisation des gens dans la dans la maison euh dans les maisons brûlées à titre de comparaison les feux de 2022 mais euh au total, je crois qu'il y avait eu 30000 hectares brûlés, donc c'est déjà euh beaucoup moins que ce qu'on connaît à ce jour. Euh ça avait coûté 4 milliards d'euros aux assureurs et puis vous avez une conséquence indirecte, c'est que les assureurs n'étant pas des institutions de bienfaisance et bien forcément elles vont augmenter le coût des primes. Donc c'est vrai qu'il va falloir une planification écologique. il va falloir qu'elle soit quand même intelligente parce que jusqu'à présent elle concerne surtout elle consiste surtout à emmerder les gens avec des diagnostique de de de DPE qui font que vous avez plus le droit de de louer votre logement, que quand vous voulez le vendre, vous avez des procédures à non plus finir.
Un autre exemple, c'est un peu anecdotique mais pas tant que ça. Les pompiers se plaignent que leur leur leur leurs véhicules sont équipés avec les nouvelles normes européennes en matière écologique. On va dire c'est formidable.
Et donc vous avez un un additif notamment euh qui s'appelle la blue et et euh et euh que vous êtes obligé de mettre dans votre moteur pour polluer moins. Le résultat des courses, c'est que régulièrement, on est obligé d'enlever les camions de la zone d'incendie pour aller recharger en adéblu. Sinon, on a des problèmes de moteur.
Quand on sait le le la catastrophe écologique représente un incendie, là, il faudrait faire preuve de pragmatisme en disant un un camion de pompier, ça évolue dans des dans des circonstances particulières. Donc ça doit pas être soumis aux mêmes règles européennes. Pardon un peu un peu total, c'est pas le mot totalitaire, c'est excessif mais vous avez du mal à trouver votre mot là.
Voà contraignant de l'Union européenne, je pense qu'il faut il faut gagner un peu de souplesse. Oui, juste sur ce point sur les additifs pour ajouter un point. Alors c'est peut-être un peu technique mais ça me paraît intéressant de le mentionner.
C'est pas qu'une question effectivement euh de voilà de carburant pour moins polluer. C'est aussi une question de préserver le plus longtemps possible les moteurs et donc en réalité euh tout simplement les machines. C'est-à-dire d'avoir moins de coûts de maintenance euh par machine en ayant un coût du carburant avec ses lubrifiants et ses additifs un peu un peu supérieurs. génère mais ça génère des problématiques opérationnelles mais voilà la raison c'est pas qu'une question de dépollution moi j'ai une voiture avec des loulous et très franchement je dois mettre 15 l tous les 15000 km donc c'est pas non plus un véritable problème.
Bien regardez regardez et bien et bien mon général je vous je vous suggère d'aller sur internet et regarder ça n'est pas à chaque rotation ça c'est pas possible. Regardez regardez les les plaintes et je vais même vous citer ma source et je vais comme ça pouvoir vous vous la vous la donner. Ce sont ce sont les pompiers eux-mêmes qui se qui se plaignent de ce de ce problème.
Et vous avez des interviews de responsables de la de le de la maintenance des services départementaux des pompiers qui disent ça nous handicape sur le terrain. Non mais tout comme les tout comme les disent donc servic les services départementaux d'incendier de secours donc c'estàdire les pompiers dans les départements préfèrent aujourd'hui disent très clairement on préféré avoir des véhicules de nouvelle génération hydrogène plutôt que d'avoir des véhicules à batterie électrique pour des raisons là aussi de sécurité. On préfère tout ça.
Il y a plein d'enjeux de sécurité opérationnelle. Il y a plein d'enjeux économiqu, écologiques, tout ce que vous voulez qui joue derrière. Mais pour revenir au point ensuite de de l'assurance Margaot, vous connaissez bien évidemment les États-Unis, vous vous avez bien vu ce qui s'est passé en Californie en janvier 2025 bien sûr, donc sur Pacific Palais et toute cette zone de Los Angeles où vous aviez ces maisons de star, vous avez un foncier, un immobilier extrêmement cher, et bien de fait cette zone avait effectivement brûlé avec des incendies qui étaient qualifiés d'exceptionnel et qui l'étaient pas juste sur le plan évidemment écologique mais qui était sur le plan économique.
Et on voit bien quelle a été la réaction des assureurs, c'est-à-dire dire "Nous ne assurerons plus cette zone là, pas au même niveau de premium, pas au même niveau d'indemnisation parce que de fait on sait que ça va se reproduire et il y a une personnalité qui avait marqué si vous voulez la fin des années 2010 autour de ça, c'était l'ancien l'ancien président d'AXA Henri de CCre qui disait très clairement et qui l'avait dit à une journée de clôture de promotion de nos étudiants de l'école de guerre, c'était je crois en 2020 si je dis pas de bêtises. un monde à + 4 degr les assureurs ne savent pas faire parce que la chaîne de assurance, les réassureurs donc la réassurance derrière et les états en dernier ressort ensuite tout simplement ne pourront pas absorber le coût répété des événements climatiques extrêmes. Et puis on voit également tous ces restaurateurs, ces saisonniers qui vont être empêchés notamment de pouvoir faire leur saison correctement.
C'est tout un pan dont on parlait pas, c'est tout le plan économique et ce sont souvent les plus vulnérables d'ailleurs parce qu'on a vu un restaurateur mais il y aussi ses employés hein qui euh qui sont encore plus touchés que lui et eux ils sont pas indemnisés hein. Donc il y a surtout on est en période estival avec une période touristique, il y a plein de de personnes qui ont qui travaillent dans la restauration, dans l'hôtellerie, dans le dans le plein de choses et je pense que toutes ces personnesl vont être extrêmement impactées par ça. Et c'est vrai que le et ces personnes vont pas être indemnisées enfin le leur leurs employeurs peut-être mais pas elles.
Donc le il y a quand même qui était notre restaurateur tout à l' tout à l'heure avait un dout sont souvent des gens qui ont des qui qui travaillent par exemple qui sont saisonniers ou des choses comme ça et qui sont dans des situations de vulnérabilité assez grande. Vous imaginez la la catastrophe dans le bin d'arc actuellement il est évacué complètement la saison est foutue pour eu véritablement une catastrophe économique. Oui oui oui comprend la direction du terrain.
Brandon Noirette, vous êtes arrivé à Saint-Jean Dillac à l'instant avec Tristan boiteteux. Justement racontez-nous ce qu'il se passe derrière vous. On sait que l'incendie avait atteint cet après-midi Saint-Jean d'illac.
Effectivement. Alors là, c'est c'est assez particulier parce que c'est toujours la même stratégie employée par les les pompiers sur le terrain. On va créer une longue ligne d'appui.
En réalité, les pompiers changent sans arrêt de de stratégie parce que le vent aussi change de direction. Il y a la pluie qui fait son retour depuis tout à l'heure. Et si vous voulez, là, on est sur un chemin, la départementale, elle est là-bas, environ 150 m.
Les pompiers, beaucoup de véhicules sont partis de l'autre direction. D'ailleurs, on va y aller, hein. Nous sommes environ 1 km.
Je ne sais pas si vous voyez les girophares tout au loin. C'est là-bas que se trouverait un feu important au niveau du d'une clairrière et les pompiers sont mobilisés des deux côtés. Ils essayent d'envelopper euh ce feu, de le contenir au maximum pour éviter que les flammes gagnent l'ensemble des autres commune à côté parce queil y a beaucoup beaucoup d'habitations.
Toutes les personnes ont été évacuées et là depuis tout à l'heure, on voit des des CCFM rejoindre le chemin. On sait hein d'après les pompiers qu' qu'on va être bloqué au niveau de 800 m 1 km environ au fond mais il y a beaucoup beaucoup de camions les a vu passer les uns après les autres assez rapidement parce que les soldats du feu nous disent depuis tout à l'heure que la situation est préoccupante tout au fond. Tout à l'heure c'était plutôt à leur avantage sur le terrain parce que le vent s'était un peu arrêté partait dans dans le bon sens pour le travailler au maximum.
Là, la difficulté c'est que je ne sais pas, regardez par exemple, on a on s'approche un peu le ciel très orangé au loin à presque 180° et c'est ça qui va être très compliqué cette nuit. C'est ça que les pompiers vont vont combattre au maximum avec notamment le vent qui sera un peu l'élément le plus important pour cette soirée. Mais en tout cas, voilà, on constate que la stratégie des pompiers change systématiquement.
Elle est adaptée en fonction de la situation. Brandon, une autre question. Euh tout à l'heure, on a vu des civils aider les pompiers.
Est-ce que c'est aussi le cas à Saint-Jeanill ? C'est exactement le cas. On a vu justement, on a été klaxonné il y a quelques instants par un un habitant qui est venu avec son son véhicule.
Il avait toujours ce fameux réservoir que vous voyez depuis 24 heures sur LCI. 1000 L de contenance. Il ravitaille les camions de pompiers.
En réalité, si vous voulez, c'est assez difficile he de déambuler sur ce chemin parce qu'on va arriver là-bas où la route sera euh beaucoup plus restreinte. et on voit des allers-retours d'habitants avec justement toujours leur réservoir. Euh, ils ravitaillent au maximum les camions de pompiers parce que on on est assez loin encore du feu.
Euh, mais euh là-bas, les pompiers font font des allers-retours. Lorsqu'ils n'ont pas euh la possibilité d'avoir ces habitants euh qui sont là pour les aider, et bien les pompiers sont obligés de eux-mêmes partir. Malheureusement, pendant ce temps-là, ben on peut pas combattre le feu.
En tout cas, vous constatez encore à l'instant par rapport il y a environ 2 minutes, c'est c'est le vent qui change encore de direction, qui joue au chat et à la souris avec les pompiers et cette pluie très fine pour l'instant qui s'annonce être intensive tout au long de cette soirée et qui pourrait aider le travail des pompiers sur le terrain. Brandon, est-ce que vous pouvez nous décrire comment les pompiers, comment les civils opèrent de nuit ? Vous étiez tout à l'heure, il y avait une sorte de pénombre mais c'était pas encore la nuit.
Là, c'est la nuit totale derrière vous. Pour les Ça va être très compliqué parce que à vrai dire, les civils, vous les avez vu tout à l'heure, travaille avec les moyens du bord. Ce sont des pes, ce sont des rateaux, ce sont quelques réservoirs utilisés par la municipalité, utilisés pour leur leur culture.
En réalité, on travaille mais effectivement avec la nuit qui qui est tombée maintenant depuis environ 1 heure, on peut plus rien faire. C'est la raison pour laquelle tout à l'heure vous aviez des habitants qui ont arrêté des pompiers qui passaient et qui d'ailleurs regagnaient euh l'endroit que n on voit un peu d'ailleurs. On s'approche un peu plus au niveau de cette clairrière.
Il ne pouvait plus travailler seul. Tout à l'heure, on on voyait d'ailleurs la la lumière de Titon Boiteteux servait à aider d'ailleurs les habitants sur le terrain. Maintenant, la situation devient beaucoup plus difficile.
Même avec les moyens du bord. forcément, ils vont laisser la place au au pompiers, même si tous nous ont dit on restera toute la nuit. On n pas dormi depuis 24 heures mais on doit protéger les habitations parce que eux les habitants ont évacué.
Mais ces autres personnes notamment ces agriculteurs qui ont aussi du mobilier pour pouvoir aider les pompiers resteront toute la nuit mobilisé.