đ CLĂMENTINE AUTAIN SUR FRANCE INTER - CADMIUM ET SĂCURITĂ SOCIALE DE L'ALIMENTATION
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que le cadmium et comment se retrouve-t-il dans notre alimentation ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Quel est le niveau d'exposition de la population française au cadmium ?
- 5:00RelanceRéponse directe
Pourquoi la réglementation française est-elle plus laxiste que la réglementation européenne ?
- 7:00OuverteRéponse directe
En quoi le cadmium est-il une bombe sanitaire selon vous ?
- 9:00RelanceRéponse partielle
Pourquoi les gouvernements successifs n'ont-ils pas agi plus tĂŽt ?
- 11:00OuverteRéponse partielle
Quelles sont les solutions individuelles pour réduire son exposition ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 9:00Clémentine AutainFait
« Les gouvernements se sont succédés et l'inaction a dominé. »
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France Interre Alibadou Marion Lourd le 69 et un grand entretien ce matin consacrĂ© Ă un sujet majeur de santĂ© publique Ă une bombe sanitaire selon un collectif de mĂ©decins. J'ai nommĂ© le CADMIUM. Une proposition de loi visant Ă rĂ©duire les risques sanitaires liĂ©s aux contaminations au CADMIUM vient d'ĂȘtre adoptĂ© cette semaine Ă l'AssemblĂ©e nationale.
Pour comprendre ce dont on parle, notre surexposition du fait de sa présence dans le pain, les pùtes, les céréales et j'en passe. Question réaction amis auditeurs, au 015 247000 ou l'application Radio France et trois invités dans le studio d'Inter pour en parler. Clémentine Autin.
Bonjour. Bonjour. Bonjour.
DĂ©putĂ© de SC Saint-Denis. Vous avez portĂ© cette proposition de loi qui a Ă©tĂ© adoptĂ©e cette semaine avec le dĂ©putĂ© Ă©cologiste BenoĂźt Bitau. Mathieu SchĂŒler, directeur gĂ©nĂ©ral dĂ©lĂ©guĂ© du pĂŽle science pour l'expertise de l'ANES.
Bonjour. Bonjour. Bonjour.
Je rappelle que l'ANSES, c'est l'agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation entre autres. Pierre Souvet, médecin cardiologue. Bonjour.
Oui, bonjour. Bonsoir, vous ĂȘtes avec nous depuis Marseille, cfondateur de l'association SantĂ© Environnement France, auteur de Antxique. Le guide des polluants cachĂ©s, c'est aux Ă©ditions Albin Michel.
Partons d'abord par un exercice de pédagogie avant de parler de la proposition de loi que vous avez porté, Clémentinotin. Mathieu Schuler, qu'est-ce que le cadmium ? Alors, le cadmium c'est une substance chimique.
C'est un mĂ©tal qui va se trouver dĂ©jĂ naturellement prĂ©sent dans les sols et dont la prĂ©sence peut ĂȘtre renforcĂ© si on va rajouter des engrais, des intrans. Alors, pourquoi rajouterait-on du cadmium pour mieux faire pousser les plantes ? En fait, c'est pas le cadmium qu'on rajoute, c'est du phosphore.
Le phosphore, c'est un des trois euh aliments indispensables pour les plantes, azote, phosphore, potassium. Il se trouve qu'un certain nombre d'intrants du végétal dans lequel on qui sont qui vont pour lesquels on ajoute du phosphore vont contenir du cadmium. Et ce cadanium bah comme c'est un métal, il est trÚs stable et il va se tourner cycler dans l'environnement, passer du sol aux plantes, aux aliments, revenir à travers l'eau et donc c'est bien pour ça queon s'intéresse à la à l'imprégnation de la population.
Quel est le niveau d'exposition ? On va en parler évidemment parce que donc c'est un métal qui petit à petit contamine ainsi l'ensemble de la chaßne alimentaire. On peut le dire aussi simplement que ça.
Pierre Souv en quoi est-ce une bombe sanitaire ? Alors c'est je j'emploie plus bombe ou scandale parce qu'en fait ça dérive sur des noms le sur une formulation le problÚme qui est majeur puisque ça atteint le cerveau, ça atteint le systÚme cardiovasculaire, ça atteint les eaux, la reproduction, le rein et ça favorise de nombreux cancers entre autres. Je passe sur les problÚmes d'immunité et de foi.
Donc le problĂšme c'est que comme il est cumulatif tout au long de la vie quand nos enfants ont des taux extrĂȘmement Ă©levĂ© quatre fois supĂ©rieur au pays similair et bien ils partent avec un handicap. Donc il faut absolument c'est une prioritĂ© pour le le prĂ©sent et le futur limiter cette exposition. Alors c'est vrai que vous avez Ă©tĂ© l'un des premiers Ă alerter sur les dangers du CADMIUM.
Clémentin vous avez parlé dans votre question au gouvernement du 31 mars d'un enjeu sanitaire majeur. Vous avez ensuite porté une loi avec Benoßt Bito en ce sens. Mais enjeu sanitaire majeur, rien de moins.
Il y avait urgence ? Absolu. Absolu.
Absolu. Parce que euh d'abord le calmium, ce métal lourd qui passe comme on vient de le dire hein, des engrais à nos assiettes et donc à nos organismes reste dans notre corps de 10 à 30 ans. Et les effets, ils sont multiples.
Euh on les ce sont des problÚmes d'ostéoporose, des maladies rénales, c'est un perturbateur endocrinien. C'est un des facteurs de l'explosion du cancer, du pancréas et d'un certain nombre de de cancers avec des catégories de la population qui sont particuliÚrement explosé et vulnérable les enfants et les classes populaires et les classes popul en fait les femmes enceintes surtout les fétus en fait he qui sont contaminés et les classes populaires puisque ce calmium on le on le retrouve en particulier dans les céréales du petit déjeuner les gùteaux pour les enfants, les pommes de terre mais aussi dans le chocolat, les crustacés, il y en a partout. Faut le dire, c'est impossible d'éviter le calmium.
Et c'est un problĂšme trĂšs français parce que la France a n'a pas euh bah elle ne s'est mĂȘme pas mise en conformitĂ© avec la rĂ©glementation europĂ©enne. C'est un peu technique mais il faut dire ce chiffre. En rĂ©alitĂ© selon le rapport de l'ANCES, il faudrait 20 mg par kilo d'engrais.
D'accord. On est à 90. On est en France dans une réglementation qui permet d'aller jusqu'à 90 et la réglementation européenne c'est 60 mg.
Mais des pays euh qui ont euh dĂ©jĂ euh dit qu'il fallait 20 mg et bien sont moins contaminĂ©s que nous. Donc on est un pays oĂč la contamination de la population est explosive. Donc il y a urgence Ă agir.
Et je veux le dire assez solennellement Alibadou. Oui. Il savaient.
Ils savaient et ils n'ont rien fait. Les gouvernements se sont succédés et l'inaction a dominé. Moi, je suis trÚs en colÚre parce que c'est l'irresponsabilité aussi bien des ministre de l'agriculture Julien de Normandie, Marc Fenot, Agnies Panier Runaché avec préparé des décrets et ces décrets ne sont jamais sortis.
Donc nous avons pris nos responsai en 2038. Ăa c'est la promesse d'Annie Jeunevar parce que le dernier dĂ©cret d'Annie Espagier RunachĂ© Ă©tait mieux 10 anant par rapport Ă ce que prĂ©pare Annie Jeunevar. Et ce qu'il me met un peu en colĂšre ce matin, c'est que la reprĂ©sentation nationale a votĂ© cette loi qui est celle de la rĂ©glementation Ă 20 mg par kilo d'rĂ©is comme le suggĂšre l'ANDES pour protĂ©ger la population.
Et Annie Jeunevir, la ministre prĂ©sente nous dit au fond il est urgent d'attendre comme d'ailleurs l'extrĂȘme loi. C'est suffisamment rare d'ailleurs Ă noter qu'une proposition de loi soit adoptĂ©e aussi largement Ă 144 voix contre 22. C'est assez exceptionnel on va le dire.
Ben parce qu'il y a un enjeu de santé publique et que nous avons eu le scandale de la miante, nous avons eu le scandale du chlore décon et nous sommes en place d'avoir un scandale du camum. Je dis au gouvernement, il ne faut pas attendre. Il faut immédiatement prendre des décrets et des décrets avec une trajectoire puisque c'est le mot qui a été utilisé qui soit celle qui nous permet dÚs 2030 d'aller à ces 20 mg par kilo.
Alors Mathieu Schuler, ce qui relance, en tout cas ce qui nourrit ce débat et qui nourrit cette loi, c'est aussi votre rapport du 24 mars dernier qui est pas le premier. Il y en a eu d'autres avant et c'est vrai que ça fait 50 ans en réalité que qu'on parle du Cadmium et qui montre euh que certains seuils sont dépassés, qu'il y a un seuil d'alerte qui est dépassé. Est-ce que vous pouvez nous l'expliquer ?
Alors en fait notre premier rapport effectivement en 2019 donnait déjà cette cible à 20 mg par kilo et qui en fait n'est pas une cible spécifique uniquement pour les engrais. On s'intéresse pas uniquement aux engrais, on s'intéresse à tout ce qui apporte du cadmium sur le sol. Donc c'est une cible pour la santé.
C'est ça c'est une cible pour la santé et il faut pas trop nuisible pour la santé. Il faut pas dépasser de 2 g de 2 mg par kilo par hectare et par an pour tout tout parce que les engrais peuvent apporter euh les [raclement de gorge] effluents d'élevage peuvent également apporter du cmium. Pourquoi on on a remis sur le métier un rapport en en 2020 en 2025 et donc on a sorti au début de cette année.
C'est tout simplement parce qu'on a on a eu cette observation. Nos collÚgues de santé publique France font tous les périodiquement une mesure de l'imprégnation. C'est-à -dire finalement qu'est-ce qui résulte dans les organismes de la population en matiÚre de niveau d'exposition au calmium ?
Et ce qu'on a constaté qu'entre notre rapport de 2019 et le nouveau rapport de santé, la nouvelle étude de santé publique France, ce niveau avait encore augmenté et là on s'est trÚs fort significativement et là on s'est dit en tant qu'agence, on ne va pas attendre la prochaine étude de santé de France pour dire zut, ça a encore augmenté donc on a analysé les leviers pour agir et l'alimentation en fait partie. Mais alors c'est si dérange justement parce que c'est présent dans le pain, les pùtes, on a découvert que c'était dans les pommes de terre, les céréales du petit déj, les viennoiseries, le chocolat. On connaßt le marquage sans résidus de pesticides sur certains aliments qu'on trouve en grande surface mais pour le cadmium la présence est pas indiquée.
On en ingĂšre sans le savoir. C'est pour ça que je redis, il savait, c'est quand mĂȘme trĂšs important, le calmium est cancĂ©rogĂšne avĂ©rĂ© depuis 1993. Euh les les premiers les premiers reportages, je vous le dis, je suis allĂ©e regarder sur LINA, les premiers reportages sur le CIUM qui nous alertent, c'est dans les annĂ©es 80.
Le rapport de l'Ones, le premier qui alerte, c'est en 2011. Mais d'aprĂšs vous, pourquoi il se passe rien avant dans ce cas ? Mais parce que nous avons des politiques qui cĂšdent Ă des lobby euh Ă des intĂ©rĂȘts privĂ©s qui finissent par primer sur l'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, sur la santĂ© publique.
Ben écoutez, euh en tout cas je constate que il n'y a pas euh de politiques publiques qui prennent la mesure des risques, des dangers et qui agissent parce que quelle est la solution ? Soit on renvoie chacun. Alors avec le camium, c'est trÚs compliqué parce qu'il y en a partout à des comportements individuels.
On vous dit bah faites attention, diversifiez votre alimentation mais en fait il y a pas il y a pas de solution. La solution, elle est la rĂ©glementation. L'extrĂȘme droite, le Rassemblement national a votĂ© contre notre proposition, hein, il faut le savoir parce que ils n'ont que le mot sĂ©curitĂ© Ă la bouche comme les les dĂ©putĂ©s LR du matin au soir.
Mais quand il s'agit de protéger notre santé, de sécuriser nos vies avec ce qu'il y a dans nos assiettes, il y a plus personne. Et on nous dit votre proposition, elle est une punition. Vous savez, c'est ce fameux débat sur l'écologie punitive.
Mais la punition ultime, c'est Ă©videmment d'avoir un cancer du pancĂ©as dont on meurt dans 90 % des cas. c'est d'avoir des maladies chroniques qui explosent parce que le calmium, c'est aussi un cocktail euh qui euh euh en fait se ce se se produit parce que vous prenez du calmium mais vous prenez des pesticides, vous prenez euh toute une sĂ©rie euh d'additifs et et en fait euh le poison, il est euh fait de diffĂ©rents de diffĂ©rentes choses. Il y a besoin d'agir et d'agir vite ce que ne font pas les gouvernements parce qu'ils sont acquis Ă l'agrobiness, Ă la logique de la compĂ©titivitĂ© qui serait supĂ©rieure Ă l'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral et Ă la santĂ© publique.
Et c'est ça qu'il faut inverser. Ce qu'il faut, c'est que notre santé soit prioritaire et que l'économie soit au service du bien commun et donc de notre de notre santé. Pierre Souv euh c'est euh impossible de de l'éviter.
C'est assez impressionnant la liste que je viens de dresser de ces euh marquages sans résidus de pesticides, mais on en trouve partout et donc on en ingÚre sans le savoir constamment. Comment l'éviter ? Puisque Clémentinottin disait que la démarche individuelle ne suffisait pas.
Alors la la démarche réglementaire est indispensable. Donc bien sûr, il faut suivre les recommandations le plus rapidement possible de l'anesse, mais euh le temps que ça se mette en place, il faut agir. Il y a des bonnes nouvelles, figurez-vous.
Dans les lĂ©gumineuses, il y en a quasiment pas. Dans les laitages et le fromage non plus. Dans les Ćufs non plus.
Dans les fruits, non plus. Ăa fait pas tant que ça de choses qu'on peut manger quand mĂȘme. VoilĂ .
Mais il faut quand mĂȘme basculer. Il faut quand mĂȘme faire ces cette sensibiliser la population pour basculer. Ben, c'est pas systĂ©matiquement la patate tous les jours, c'est pas les cĂ©rĂ©al au chocolat tous les jours et il y a des alternatives que nous proposons avec les mĂ©decins libĂ©raux sur le le site de la CF oĂč il y a justement cette alternative.
Et le troisĂšme Ă©lĂ©ment, il faut que les professionnels de santĂ© connaissent ce sujet, il le connaissent encore mal. Et donc il doit d'ailleurs des grandes sociĂ©tĂ©s de cardiologie disent que les mĂ©decins doivent connaĂźtre ces facteurs de stress environnementaux comme le candium qui est avĂ©rĂ© sur le plan cardio-vasculaire lĂ aussi par les sociĂ©tĂ©s mondiales euh doivent connaĂźtre ces ces facteurs de risque au mĂȘme niveau que le tabac l'alcool. Au mĂȘme niveau.
Au mĂȘme niveau. Charles, bonjour et merci d'ĂȘtre avec nous ce matin sur France Interre. Votre tĂ©moignage est important.
Bonjour. Euh je tĂ©moigne parce que je suis moi-mĂȘme malade des pesticides reconnus. Donc c'est pas une vue de l'esprit.
Et je voudrais savoir quand est-ce qu'on s'occupera sĂ©rieusement, quand est-ce que la l'Ătat et tout le monde s'occuperont sĂ©rieusement de toutes ces de tous ces malades et de tous ces ces produits qui rendent malad que les agriculteurs parce que il y en a un peu un peu on est on est sous la coupe des de l'agroindustrie. Exactement. Mais sans indiscrĂ©tion Charles, quand vous dites que vous ĂȘtes malade de pesticides reconnus, euh qu'entendez-vous par la dĂ©crivez-nous euh votre votre situation.
Mais j'ai une maladie neurologique depuis 20 ans qui m'a cloué sur un fauteuil roulant pour avoir été j'étais viticulteur et j'ai utilisé des produits qui qui étaient qui étaient autorisés. Celui qui a été mise en cause a été interdit mais il y en a beaucoup d'autres. Et si vous saviez le nombre de Parkinson, de cancer dans la prostate, de leucémie en tout genre qui sont non non non déclaré parce que parce qu'il y a une omerte là -dessus, c'est édifiant.
Merci infiniment pour je parle pas du clore desc dans Martinique et Guadeloupe ou là c'est [raclement de gorge] bien sûr carnage. Merci infiniment pour votre témoignage. Charles qui veut y réagir il faut transformer notre systÚme alimentaire. h il [raclement de gorge] faut le transformer, c'est-à -dire qu'il faut que le plus sain soit le plus accessible, mais aussi que les politiques publiques encouragent la production de produits sains.
On nous dit il faut manger cinq fruits et lĂ©gumes par jour, mais quand vous voyez les marges de la grande distribution sur les fruits et lĂ©gumes, faut pas s'Ă©tonner que les gens mangent plutĂŽt des chips et des gĂąteaux dans le qui sont bourrĂ©s de sucre, bourrĂ© de gras, avec plein d'additifs parce qu'ils sont moins chers. Donc c'est l'inverse qu'il faut rĂ©ussir Ă faire. Et c'est pour ça que je porte cette proposition de sĂ©curitĂ© sociale de l'alimentation qui permettrait de d'avoir un systĂšme vertueux oĂč avec une carte vitale, vous allez dĂ©penser sur le mĂȘme systĂšme que la SQ.
Exactement. C'est-à -dire que vous iriez dans des établissements fléchés acheter des produits sains avec une enveloppe d'argent qui serait socialisée et ce fléchage permettrait d'encourager une agriculture vertureuse à la fois pour l'environnement et pour notre santé. Mathieu le témoignage de Charles est bouleversant.
Tout à fait. Et donc effectivement ce que je voulais apporter comme partage d'expérience autour de ça, c'est que l'ANCS dans le cadre des évaluations des produits phytosanitaires prend en compte et c'est aujourd'hui le cas lorsqu'il y a les produits sont réévalués bah les connaissances médicales, les connaissances scientifiques pour ensuite écarter du marché les produits qui ne sont qui ne sont pas suffisamment sûrs. Ce que je voulais aussi ajouter dans ce contexte spécifique du calmium, c'est que la le un des points de vu l'an c'est de dire il faut à la fois protéger bien sûr la population qui mange, mais aussi les professionnels.
Et de ce point de vue agir et de ce point de vue là avant tout à la source, il faut agir à la source et notamment un point c'est la moi je nous on n oppose pas c'està dire au niveau des solds agricoles des fertilisants. Exactement. Et une maniÚre de le faire, c'est aussi de permettre à ceux qui épendent les produits de savoir quelle est la teneur de leurs produits.
Aujourd'hui, il y a pas d'Ă©tiquetage. LĂ , je parle des agriculteurs, ils ne savent pas quelle est la teneur en casum des produits qu'ils utilisent. Je pense que c'est une information qui serait utile et qui permettrait d'ĂȘtre gagnant gagnant eux Ă la fois pour eux et pour le consommateur.
Mais aujourd'hui, ce n'est pas cette agriculture qui est encouragée. Et justement Clémentine Notin, ce qu'il faut expliquer et là on a plusieurs auditeurs qui posent des questions en ce sens, c'est que en fait le Cadmium, il se trouve dans des engrais qui sont majoritairement achetés au Maroc parce queil y a un phosphore là -bas qui est trÚs riche en cadmium. Donc on a Martine qui dit qu'elle voudrait qu'on parle de ses accords commerciaux avec le Maroc pour acheter des engrais.
Qu'est-ce qu'on peut faire face à ça trÚs simple et c'est et c'est d'ailleurs incroyable parce que le calmium c'est un des sujets les plus simples à régler. Parfois vous avez des vraies contradictions avec les enjeux économiques ou des usines qui vont fermer ou là c'est pas du tout le cas. On sait des camiers ça coûte 2 ⏠par hectare et par an.
C'est c'est c'est on sait le faire. D'ailleurs, le Maroc s'y est prĂ©parĂ© et comme on a trouvĂ© des gisements dans le nord de l'Europe euh qui sont des gisements euh sans camion, et bien euh vous allez voir que la logique euh va ĂȘtre pour le Maroc de de s'adapter et et le la Tunisie pareil. Donc on sait le faire.
Euh il suffit de prendre ses décrets de réglementation voir éventuellement d'accompagner la puissance publique à les moyens de le faire. pour cette transformation. J'insiste sur un point.
Le coût en terme de santé publique, il est énorme. Il a été évalué juste sur la question de l'ostéoporose. En France, euh l'effet du calmium en terme d'ostéoporose, c'est à peu prÚs 23 % ce sont des évaluations euh de euh de l'impact, hein, euh le camum sur l'ostéoporose.
Et donc, ce sont 2,6 milliards d'euros par an que cela coĂ»te en terme de santĂ© publique. Donc prendre ses rĂ©glementations, investir Ă©ventuellement pour aider Ă dĂ©camier, c'est beaucoup moins cher, pas simplement d'un point de vue de bien-ĂȘtre humain. MĂȘme si j'aimerais mĂȘme si j'aimerais que cette question et on a entendu le tĂ©moignage poignant de Charles tout Ă l'heure, je veux dire, on on l'entend, on le ressent, c'est insupportable et c'est insupportable quand on est parent aussi de de se dire que quand on donne des des cĂ©rĂ©ales au petit-dĂ©jeuner, on peut empoiser empoisonner son enfant.
Enfin, je je le dis, excusez-moi, je suis Ă©mu, mais c'est insupportable en vĂ©ritĂ©. Et donc pour moi des politiques publiques doivent agir Ă la source, penser la santĂ© pas simplement du cĂŽtĂ© du curatif oĂč d'ailleurs on n'est pas trĂšs bon non plus parce que on est dans des logiques d'austĂ©ritĂ© publique oĂč il faudrait investir dans l'hĂŽpital public mais en prĂ©vention parce que c'est aussi des Ă©conomies qui vont ĂȘtre faites et du bien-ĂȘtre dans sĂ©curiser nos vies. VoilĂ ce qu'il faut faire.
Je l'indique à nos auditeurs, le dépistage de l'exposition au Cadmium, c'est l'analyse des données des urines, sera remboursé pour les patients à risque. Qui doit aller faire ce test ? Et et que fait-on si c'est si les résultats sont élevés ?
Pierre Souvet, euh dĂ©jĂ le gouvernement veut le limiter au site polluĂ©s comme si un enfant marseillais mangait des cĂ©rĂ©ales qui ont Ă©tĂ© ou des pommes de terre qui ont Ă©tĂ© cultivĂ©es Ă Marseille oĂč il n'y a pas de calmium. Donc bien sĂ»r, c'est toute la population qui doit y avoir accĂšs. Et ensuite le Ă la direction de la santĂ©, on nous a dit "Oui, mais ça va rendre les Français anxieux, ils vont plus savoir quoi manger." Ben nous, nous on dit faut pas infantiliser les Français.
Et quand vous savez, quand vous avez des donnĂ©es et bien vous ĂȘtes plus apte Ă agir vous-mĂȘme et votre mĂ©decin est plus apte Ă prendre mieux soin de vous en justement adoptant des stratĂ©gies de dĂ©pistage pour telle ou telle pathologie en vous donnant les bons conseils. Donc il faut vraiment que les Français soient sensibilisĂ©s et que les professionnels les accompagnent et que ben tout le monde puisse avoir accĂšs. Ăvidemment, on fera pas Ă tout le monde mais on a prĂ©parĂ© un questionnaire justement de repĂ©rage des des personnes les plus potentiellement exposĂ©es.
Mais le pire c'est quand mĂȘme le tabac. La moyenne la moyenne des Français tabagiques, c'est 0,65 et des non tabagiques c'est 0,50 % de la contamination est liĂ©e Ă l'alimentation hein. Faut le savoir.
Donc le effectivement le tabac mauvais, il y a du calmium dedans, mais il faut savoir que la contamination c'est vraiment l'alimentation. Donc le plus simple, c'est que le gouvernement prenne ses responsabilités avec un décret qui au plus vite met la barre à 20 mg parce que les 20 mg par kilo d'engrais qu'on demande qui est dans la loi qui a été voté par la représentation nationale c'est ça qui va nous protéger par appliqué par l'office chérifien des phosphates marocains depuis 2025 voilà mais il faut que ça continue. Faut que ça continue et il faut que nous on se protÚge de partout et le mieux [raclement de gorge] c'est de réglementer.
Mais Mathieu Schuler, est-ce que une des solutions ça peut pas ĂȘtre de manger bio aussi ? Parce que quand on mange bio, en principe, il y a pas d'engrais. Donc il y a pas de pas de cadmum non plus.
Si. Alors peut-ĂȘtre pour commencer un le tabac. Oui.
Contributeur majeur et Ă©videmment arrĂȘter le tabac c'est c'est salutaire de ce point de vue-lĂ . ou deĂš point par rapport que faire avec un mĂ©canisme oĂč les gens vont commencer Ă mesurer leur niveau de cadum dans le sang et et donc de se poser la question agir comment agir par rapport à ça premier premier message et pour ne pas virer dans une anxiĂ©tĂ© c'est total de toute façon contenu de ce que j'ai dit tout Ă l'heure le calmium est ubiquitaire lorsque des mesures vont ĂȘtre faites on va trouver un niveau de calmium la question c'est Ă partir de quel moment faut-il agir et dans quel sens rééquilibrage du rééquilibrage de la de l'alimentation on l'a dit de toute façon sont des gens qui suivent les recommandations nutritionnelles avec un grand un bon Ă©quilibre, ils ont des bonnes ils ont des bonnes raisons de de redescendre. Votre propos est plutĂŽt rassurant et complĂštement contradictoire avec ce que disait ClĂ©mentine non ?
Sur le fait de savoir comment bien s'alimenter de il y a deux choses s'orienter dans un supermarché. Il y a deux choses différentes qui sont agir au niveau de la population. Et ça pour agir au niveau de la population, le seul levier, il est qualifié par le rapport de l'an c'est agir sur les intrants aussi bien engrais euh engrais euh effluent d'élevage tout tout ce qui rentre dans le sol.
Et donc c'est c'est ça c'est super important. DeuxiÚme point c'est ensuite au niveau individuel lorsque je suis confronté à ma propre mesure qu'est-ce que je peux faire en plus pour pour comme trajectoire sur le bio. Vous m'avez posé la question.
Aujourd'hui, ce n'Ă©tait pas le cĆur du rapport de l'ancess. Si il y a un certain nombre de d'acteurs du bio qui font attention et c'est trĂšs bien, tant mieux. Et donc euh mais ensuite nous n'avons pas Ă ce stade de de dĂ©montrer de maniĂšre complĂštement suffisante pour le pour le recommander de dire bio euh ça vous ça vous garantit contre le cum. pas le revendication pour le direement dans le bio il y a du cum mais beaucoup moins qu'ailleurs.
Donc c'est mieux de manger bio mais le problÚme c'est de rendre accessible le bio et donc il faut des politiques publiques qui permettent je le redis que le plus sain soit accessible aux grandes parce que en réalité les inégalités sociales elles sont dans l'assiette et donc la justice sociale elle passe par la sécurité de notre alimentation. Merci en tout cas à tous les trois d'avoir été nos invités et d'avoir fait le point sur ce dossier important. à Clémentin Mathieu Schule, Pierre Souv.
Bonne journée. Merci.
Clémentine Autain